Tag: Marseille

  • L’art contemporain s’expose à Chanot

    L’art contemporain s’expose à Chanot

    Un art compréhensible et accessible à tous les budgets, mettant en lumière des artistes professionnels qui exposent en direct. Tels sont les fondamentaux du Salon international de l’art contemporain (Siac) qui font son succès depuis 25 ans.

    25 bougies, ça se fête

    Peintres, sculpteurs, plasticiens, aquarellistes ou encore mosaïstes et photographes ce n’est pas moins de 140 exposants et 10 nationalités qui vous donnent rendez-vous jusqu’à lundi au sein du Palais de l’Europe du parc Chanot à Marseille. Sur plus de 3 000 m² le parcours se veut agréable et propice à la découverte, invitant le public à se laisser porter au fil des stands faisant du Salon un lieu de rencontres, d’échanges, de partage et de discussion avec les artistes présents pour l’événement.

    Et qui dit 25e anniversaire dit édition particulière. Dès l’entrée un immense gâteau d’anniversaire « instagrammable » a été installé pour réaliser à votre guise des photos souvenirs de ce rendez-vous annuel incontournable. Vous pourrez également pour l’occasion laisser une trace de votre passage au Siac sur un « livre d’or XXL » que vous trouverez à la sortie sur près de 10 mètres linéaires.

    Prix du public
    et rencontres

    Lundi pour clôturer ce rendez-vous des amateurs et curieux, les lauréats des prix du public 2026 seront révélés à savoir un artiste peintre ou photographe ou créateur de pièces murales et un sculpteur.

    Tout au long du salon, la lauréate du Prix du public de l’an dernier, Julie Gazounaud primée dans la catégorie « créations murales » est présente pour exposer et rencontrer les visiteurs. Cette jeune femme de 30 ans se consacre à l’art depuis 2022 et peint principalement l’océan, cet élément qui autrefois fut son refuge. En jouant sur la lumière et le scintillement, son océan change de couleur bouge et dévoile sa force. lui qui l’apaise et en qui elle voit son compagnon de toujours.

    Samedi, dimanche et lundi de 10h à 19h. 10 euros l’entrée en plein tarif et gratuit pour les enfants de -12 ans.

  • La chirurgie mini-invasive, moins de douleurs et une meilleure récup’

    La chirurgie mini-invasive, moins de douleurs et une meilleure récup’

    Praticien hospitalier au sein du centre expert contre le cancer depuis 16 ans et cheffe du service de chirurgie digestive de l’Institut Paoli-Calmettes

  • Le ciel célèbre le retour du printemps avec l’équinoxe

    Le ciel célèbre le retour du printemps avec l’équinoxe

    C’est quoi, l’équinoxe ?

    L’équinoxe est connu pour marquer le retour du printemps, mais pour les astronomes, c’est aussi le moment où le Soleil se trouve directement au-dessus de l’équateur. Les hémisphères Nord et Sud sont alors éclairés de la même façon et les durées du jour et de la nuit sont égales.

    Cet événement naturel, qui se produit chaque année à la même période, offre aux curieux comme aux passionnés l’occasion d’observer le ciel et les étoiles pour remonter le fil de l’Histoire, de l’apparition du genre humain jusqu’à nos jours, thématique de cette nouvelle édition.

    Le tout en gardant à l’esprit que la lumière voyage à une vitesse finie : elle met du temps à parcourir les distances immenses qui nous séparent des astres. De ce fait, nous voyons les objets célestes aujourd’hui tels qu’ils étaient, pour la plupart, il y a plusieurs années.

    Divers temps forts

    Dès le crépuscule, la Lune en croissant, ainsi que Vénus et Jupiter, ouvriront le bal, suivies de près par les merveilles du ciel : amas, nébuleuses ou encore galaxies, visibles à l’œil nu, aux jumelles ou au télescope.

    Ainsi les rendez-vous sont donnés à L’Isle-sur-la-Sorgue samedi à partir de 19h au stade Saint-Jean, à Martigues le même jour au niveau du Phare de la Couronne, parking de la Maison médicale à Velaux, dès 19h. Et le dimanche, l’événement se déroule à la Base nature de Fréjus, dès 17h.

  • Le Vitello tonnato de chez Yaya

    Le Vitello tonnato de chez Yaya

    Recette anti-gaspi par excellence à réaliser à la maison quand il vous reste un peu de rôti de veau de la veille, le Vitello tonnato est une entrée très appréciée de la cheffe Léa et à la carte de son restaurant Yaya.

    Une sauce onctueuse

    Pour commencer, dans un contenant assez haut et exigu type verre doseur, déposez la cuillère de moutarde, de thon, de câpres au vinaigre, le vinaigre des câpres (soit l’eau du bocal des câpres) et le jaune d’œuf. Mélangez avec le mixeur plongeant jusqu’à ce que les ingrédients soient assez bien crémeux. Montez ensuite à l’huile de tournesol de façon assez délicate sans interruption et en n’arrêtant pas de mixer comme pour monter une mayonnaise. Attention, la cheffe vous conseille d’aller doucement pour ne pas que celle-ci tranche. Quand le mélange s’épaissit et qu’il blanchit, n’hésitez pas à goûter pour, si besoin, rectifier l’assaisonnement. Une fois que la sauce est prête réservez.

    Avec un bon couteau, faites des tranches très fines de rôti qu’il soit de porc ou de veau. Comme si vous faisiez des pétales. Déposez les tranches avec un peu de volume dans l’assiette et déposez par-dessus des cuillères généreuses de sauce sans pour autant noyer la viande. Ensuite, un filet d’huile d’olive pour hydrater le tout. Enfin, pour la décoration, pour relever le plat mais aussi faire un rappel de la sauce déposez sur le tout la cébette, les pickles d’oignon rouge, des tomates cerises confites que vous pouvez faire à la maison, de préférence l’été en pleine saison en les faisant fondre tout doucement au four avec de l’huile d’olive. Vous pouvez ensuite les conserver dans l’huile et dans un bocal. Enfin quelques câpres à queue cette fois, coupés en deux. Un peu de persil ciselé, un pompon de roquette et de nouveau un filet d’huile d’olive. Bon appétit.

    Il vous faudra :

    – Un reste (de préférence) de rôti de veau ou de porc froid et déjà cuit

    – Une poignée de câpres au vinaigre

    – Une càs de moutarde, une de thon naturel émietté, une du vinaigre
    des câpres

    – Un jaune d’œuf,
    de l’huile de tournesol et de l’huile d’olive

    – Des câpres à queue, des pickles d’oignon rouge, quelques tomates cerises confites

    – Du poivre, de la cébette et du persil frais hâchés et une poignée de roquette.

  • Ces commerçants marseillais disent « non à l’extrémisme »

    Ces commerçants marseillais disent « non à l’extrémisme »

    Une soixantaine de commerçants marseillais ont signé une tribune contre l’arrivée potentielle de l’extrémisme à la tête de la cité phocéenne, en annonçant choisir la liste du Printemps Marseillais, « la seule en mesure de s’imposer dans cette élection décisive pour l’avenir de notre ville ». Parmi ces commerçants, on retrouve par exemple Amaury Lapinte et Pierre Da Silva (Marché des argonautes), Aurélien Lecour et Tony Van Hua (Ginger phœnix), Hazem El moukaddem, président des commerçants de la Plaine, Dorian de Blasis (Optique République), Mohamed Bouslama (Potager de Saint-Barnabé) ou encore Lena Cardo (Le réfectoire – 13 solidaire).

    La tribune débute ainsi : « Marseille doit demeurer attractive et rayonnante, ouverte à toutes et à tous, accueillante et généreuse. Nous, commerçants de Marseille, sommes attachés à l’image de notre ville. Nous ne voulons pas qu’elle soit marquée, pour les années qui viennent, par le stigmate de l’extrémisme, de la division, de l’exclusion ».

    Avant un scrutin décisif, les 35,02% de suffrages obtenus par le candidat d’extrême droite, Franck Allisio, inquiètent. Ce score, inattendu pour beaucoup, a agi comme un signal d’alarme. Les commerçants signataires soulignent : « Dans les rues du centre-ville, dans nos quartiers, dans nos noyaux villageois comme sur les plages, nous ne voulons pas d’un tri entre les uns et les autres, entre les couleurs de peau, les origines, les religions. »

    Autre inquiétude évoquée : les conséquences d’une prise du pouvoir du RN sur le tourisme. « Nous connaissons l’effet délétère de l’extrémisme sur l’attractivité d’un territoire », écrivent-ils. Pour appuyer leur propos, le texte met en avant l’exemple de Donald Trump : « Depuis son élection, les États-Unis anticipent une baisse de 25% du tourisme et des pertes allant jusqu’à 15 milliards de dollars ». Ces commerçants marseillais se positionnent clairement : « La vitalité de nos commerces doit prendre appui sur le rayonnement de notre ville en France, en Europe et dans le Monde. Cela passe par des grands événements populaires, par des services publics efficaces et solidaires, par une politique municipale apaisée ». « En conscience, fidèles à nos valeurs et soucieux de l’image de Marseille, dimanche, nous ferons donc barrage à l’extrémisme en choisissant la liste du Printemps marseillais, qui est aujourd’hui la seule en mesure de s’imposer dans cette élection décisive pour l’avenir de notre ville », conclut le communiqué.

    Célia Sennegon
  • Le nouvel ambassadeur du Vietnam rend visite à « La Marseillaise »

    Le nouvel ambassadeur du Vietnam rend visite à « La Marseillaise »

    Chaleureuse rencontre ce vendredi entre le nouvel ambassadeur du Vietnam en France et Léo Purguette, président et directeur éditorial du groupe La Marseillaise.

    Le diplomate a tenu à se rendre au siège de notre journal sur la façade duquel une plaque commémore l’arrivée en France de Nguyen Ai Quoc, futur Ho Chi Minh, par le port de Marseille.

    « En venant ici pour mon premier déplacement officiel, je veux rendre hommage à cette histoire et dire que mon mandat commence sous le signe de cette fidélité indéfectible. Je tiens à vous dire un immense merci. Le Vietnam n’oubliera jamais l’affection que votre journal porte à notre pays », a indiqué l’ambassadeur rappelant « idéaux de liberté et de paix que nous partageons ».

    « Je souhaite que La Marseillaise continue d’être ce pont indispensable qui permet aux Marseillais et aux habitants de cette région de découvrir le Vietnam moderne. Nous avons tant de projets à porter ensemble, que ce soit dans l’économie maritime, la santé ou la culture », a-t-il poursuivi.

    Un jumelage en perspective

    Léo Purguette, a quant à lui souligné l’engagement internationaliste de La Marseillaise contre le colonialisme, pour la paix et l’indépendance du Vietnam. Il a appelé à « faire vivre l’amitié entre les peuples, notamment entre les jeunes générations comme une source d’espoir dans un monde qui se déchire » et soutenu l’idée d’un jumelage entre Marseille et une ville Vietnamienne pour y contribuer.

  • Les Marseillaises au Havre pour un nouveau pas vers le maintien

    Les Marseillaises au Havre pour un nouveau pas vers le maintien

    Match plus que crucial à venir pour les Marseillaises, ce dimanche (15h). C’est un déplacement au Havre qu’attendent les joueuses de Corinne Diacre durant le week-end. Une rencontre clé pour la suite de la saison puisqu’un seul point sépare les deux équipes. Le vainqueur s’éloignera inexorablement de la zone rouge, peut-être pour de bon, dans ce sprint final d’Arkema Première Ligue.

    Surtout que l’OM a amélioré son jeu ces dernières semaines. Le match sur le terrain du Paris Saint-Germain n’a pas tourné en leur faveur (2-1), mais le pressing, les sorties de balles, l’alignement défensif sont tant de points positifs qu’il faut cultiver pour la fin de saison. « Je suis très fière des filles et déçue pour elles, car elles ne sont pas récompensées. Mais la marche se réduit », décrivait la coach olympienne, à l’issue de la rencontre.

    Les Havraises doivent aussi être heureuses d’affronter une formation plus à leur portée. Après OL Lyonnes (3-0 et 7-0) puis le Paris FC (4-0), faire face aux Marseillaises peut leur permettre de prendre au moins un point. Mais le jeu de l’OM est en pleine évolution et contre une équipe rivale en championnat, l’envie de succès est débordante. Une victoire approcherait les Phocéennes d’un maintien, mission prioritaire pour stabiliser et développer le club. 9 points d’avance serait une avancée considérable. Valider cet objectif passe donc par un voyage en Normandie.

    18e journée de Première Ligue

    Stade Océane (dimanche, 15h)

    Le Havre : Philippe – Boisard, Nankya, Baron, Kouache – Kassi, Enguehard – Rossi, Gavory, Roth – Mbakem-Niaro

    OM : Shore – Carro, Blanchard, Laplacette – Kbida, Bourgoin, Bamenga, Elisor – Cabezas, Perret, Bourdieu

  • Lucien Molino. Été 47 et le 27e congrès de l’UD

    Lucien Molino. Été 47 et le 27e congrès de l’UD

    Marseille se trouvait, après la Libération, dans une situation difficile résultant des bombardements et des destructions de la guerre. C’est dans ces conditions que, par l’intermédiaire de Cristofol, Pierre Doize et de la CGT, les comités de quartiers organisèrent des équipes de choc volontaires travaillant le soir, les samedis, les dimanches et jours de fête : goudronnage de cours d’écoles, aménagement d’écoles maternelles et de jardins d’enfants, réfection des rues et des trottoirs, construction d’escaliers, pose de bancs sur les places publiques, élargissement d’un pont, mise en état d’un vieux lotissement. Les travailleurs bénévoles, aidés par la population, apprirent beaucoup de choses, y compris des faits scandaleux : le ministre socialiste Philipp obligeait la mairie à se procurer du ciment dans le Nord ou à l’Est pendant que notre ciment de Marseille et de ses localités allait à Bordeaux ou à Toulouse. La pénurie de ciment était énorme et, si nous en voulions, il fallait le payer mille deux cents francs de plus la tonne. C’est pour cela que nous avions décidé de la remise en activité d’une troisième usine à ciment moderne.

    S’organiser, produire et revendiquer

    Mais il fallut attendre octobre 1947. Les freins et les difficultés se multipliaient. Les services de production industrielle, encore dirigés par un socialiste, Lacoste, nous refusaient des bons pour le goudron alors que les raffineries de Berre en regorgeaient. Nous pourrions citer et multiplier les exemples qui permettaient ainsi aux travailleurs de voir ce qui se passait dans leurs propres usines ou ateliers.

    Le gouvernement Ramadier, un autre socialiste, sabotait, par tous les moyens, l’élan de production et de renaissance du pays inscrit dans le programme du CNT dont on ne parlait plus.

    Du 4 au 6 juillet 1947, le 27e congrès de l’Union départementale se déroula au centre Charles-Nédelec des Aciéries du Nord où 800 délégués participèrent pendant trois jours aux travaux.

    Ce congrès nous donnait comme mandat de défendre non seulement le pouvoir d’achat des travailleurs, mais aussi l’indépendance et la paix. Les événements avaient modifié les problèmes politiques, économiques et sociaux. Pourtant, nous maintenions notre mot d’ordre de bataille de la production, alors que les minoritaires essayaient de déclencher des grèves en entraînant des jeunes.

    De fait, la référence de l’action passée, à la grève générale insurrectionnelle confortait le courant majoritaire de la CGT dans sa condamnation de la grève des PTT ou autres. Les rapports préparatoires au congrès célébraient les exploits accomplis par les travailleurs des entreprises réquisitionnées, les mineurs, les équipes du gaz et de l’électricité, les métallurgistes, le bâtiment.

    à suivre la semaine prochaine…

  • [Tribune] Pour que Marseille rayonne : non à l’extrémisme

    [Tribune] Pour que Marseille rayonne : non à l’extrémisme

    Nous ne voulons pas qu’elle soit marquée, pour les années qui viennent, par le stigmate de l’extrémisme, de la division, de l’exclusion. Dans les rues du centre-ville, dans nos quartiers, dans nos noyaux villageois comme sur les plages, nous ne voulons pas d’un tri entre les uns et les autres, entre les couleurs de peau, les origines, les religions.

    Nous connaissons l’effet délétère de l’extrémisme sur l’attractivité d’un territoire : depuis l’élection de Donald Trump, les États-Unis anticipent une chute de 25% du tourisme et des pertes allant jusqu’à 15 milliards de dollars.

    À Marseille, la vitalité de nos commerces doit prendre appui sur le rayonnement de notre ville en France, en Europe et dans le Monde. Cela passe par de grands événements populaires, par des services publics efficaces et solidaires, par une politique municipale apaisée.

    En conscience, fidèles à nos valeurs et soucieux de l’image de Marseille, dimanche, nous ferons donc barrage à l’extrémisme en choisissant la liste du Printemps marseillais, qui est aujourd’hui la seule en mesure de s’imposer dans cette élection décisive pour l’avenir de notre ville.

    Signataires :

    1 Amaury Lapinte / Marché des argonautes

    2 Pierre Da Silva / Marché des argonautes

    3 Aurélien Lecour / Ginger phœnix

    4 Tony van hua / Ginger phœnix

    5 Hugues M benda

    6 Mathilde Godart

    7 Hazem El moukaddem / Président des commerçants de la Plaine

    8 Sandra Hassaine / Marché noir

    9 Fred Dravet / Coutellerie Dravet

    10 Michel Zerabi / Le Square

    11 Charlotte Crousillat / Carlotta with, Pompe

    12 Aude Emery / La laiterie marseillaise

    13 Cédric Rubini / Casa Rubini focacceria

    14 Pierre Breuvart / Brasserie sociale la Camaraderie

    15 Boris / Brasserie sociale la Camaraderie

    16 Dorian de Blasis / Optique République

    17 Alice Rafa / Dunes concept store

    18 Laurence Mallaret / artisane

    19 Alexandre Puig / PampaCruz

    20 Anaïs Labate / Absolupro

    21 Sébastien Jaudeau / Tripletta

    22 Dienaba Ba / Tripletta

    23 Marion Penicaud / Eclectic wines

    24 Samantha Grenouiller / Alma Réal

    25 François Ghirardi / Franklin

    26 Maxime Agostini / Cave Agostini

    27 Hedi Hassaine / Bamboche

    28 Thomas Tarek / Mina

    29 William Gebara / Fofoca

    30 Cathy di Meglio / Freedom

    31 Mathieu Bovis / Francette

    32 Maeva Hocini / Bistrot Baya

    33 Laura Nicol / Michou Marseille

    34 Isabelle Valero / oZ le salon

    35 Lilie Ribeiro / Lily dry cut

    36 Éloïse Bridge / Joy coiffure

    37 Mohamed Bouslama / Potager de Saint-Barnabé

    38 Marine Crousnillon / La Fabriquerie

    39 Géraldine Cabarrot / L’ébénisterie

    40 Jean-Claude Hermitte / commerçant 13009

    41 Michel Lecour / Librairie, édition et production coopérative Ubik

    42 Rémi Lonclas / gérant de bar

    43 Jean Hoang / Nguyen hoang

    44 Claire Guerin / Boisson soif

    45 Anne-Sophie Baudouin / Zinzin épicerie café cantine

    46 Serje Banna / Mouné

    47 Yamina Lassal / Baguelerie marseillaise

    48 Nacera Legarrec / Centre formation couture

    49 Raouf Marref / La rose de Tunis

    50 Yassine Guedadi / Chez Yassine

    51 Guillaume Miard / Pas vu pas pris tatoo shop

    52 Odile Lecour / Archipel 49

    53 Johakim Chiarenza / Mio Panino

    54 Lena Cardo / Le réfectoire – 13 solidaire

    55 Stéphanie Borelli / chef de cuisine

    56 Yann Djeddou / Café de la muse

    57 Lenny Dos Santos / Cave Fondère

    58 Louella Coll et Yohan / Bol

    59 Emmanuel Jean / Natto du Dragon

    60 Sandra Malka / Grande pharmacie Saint-Barnabé

  • [Tribune] Un Juif avec Benoît Payan

    [Tribune] Un Juif avec Benoît Payan

    Marseille n’est pas une ville comme une autre. Son histoire, depuis plus de 2600 ans, est basée sur l’immigration et la vie en société de femmes et d’hommes venant d’abord du bassin méditerranéen puis de contrées plus lointaines.

    Le vivre ensemble est un fait qui définit Marseille. Cette ville fait du bruit, crie, s’engueule, mais a une unité qui en fait sa spécificité mais aussi son attractivité. Et elle a l’OM qui fédère toutes et tous, marseillaises et marseillais d’ici et d’ailleurs. Outre toutes les « communautés » issues du monde entier, il y a la deuxième « communauté » Juive de France. Aujourd’hui, sur la liste du candidat d’extrême droite, se trouve un avocat qui se revendique comme juif.

    De nombreux juifs font campagne en sous-main ou ouvertement pour cette liste, notamment soi-disant car seul, en France, le parti d’extrême droite RN aurait soutenu l’état d’Israël après le 7 octobre.

    Cependant, ils ont probablement oublié, au mieux, que le RN est le successeur légal, juridique et en pensée du FN qui fut fondé avec Le Pen père par les Waffen-SS Léon Gaultier et Pierre Bousquet membres de la division Charlemagne de la Waffen-SS ainsi que par François Brigneau (de son vrai nom Emmanuel Allot) membre de la Milice française et Roland Gaucher vichyssois et militant d’extrême droite.

    Ces personnes du siècle passé ont sur les mains au moins symboliquement par leurs actions, en ces temps sombres, le sang d’un nombre incalculable de juifs déportés pendant la deuxième guerre mondiale. Le RN porte ce fardeau d’avoir été soutenu et d’être encore soutenu par des personnes aux idées similaires et il en reste le porte drapeau. Ce n’est pas parce que son président, avec la petite fille de Le Pen, est allé à Yad Vashem qu’il se serait repenti comme le laissent entendre de nombreux juifs à Marseille.

    Le repentir ou retour en hébreu se dit Techouva : la Techouva ne peut être réalisée que si 6 actions sont faites : Reconnaître ses fautes, Regretter ses fautes, Abandonner ses fautes, Se confesser verbalement, Promettre de ne pas recommencer, Réparer. Ce ne sont pas des larmes de crocodile coulées à Jérusalem qui suffiront à faire ce repentir.

    En tant que Juif, membre de la liste de Benoît Payan, je ne peux imaginer que la mémoire de la Shoah ait été mise au rebut et remplacée par les horreurs des massacres du 7/10 par ceux des Juifs qui ont et vont voter pour l’extrême droite.

    L’extrême droite qui exclut, qui divise, qui attise la haine entre les personnes, n’a rien à voir avec le judaïsme. « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » est-il écrit dans la Torah. Seule aujourd’hui la liste de Benoît Payan peut permettre d’apaiser la plus belle ville de France.