Tag: Marseille

  • Bastien Grasshoff est passé pro au Mans

    Bastien Grasshoff est passé pro au Mans

    Dans la lignée des Kylian Michée, Maxime Galin, Ladji Kanté ou encore Ilias Kamardine, pour ne citer qu’eux, Bastien Grasshoff fait à son tour le saut dans la cour des grands. L’arrière marseillais de 18 ans, formé au Smuc Basket en compagnie de son grand frère Loïs, champion du monde U18 de basket 3×3 en 2022, a signé au début du mois d’avril son premier contrat professionnel avec Le Mans Sarthe Basket, club de Betclic Elite qu’il a rejoint en 2022.

    « Il a prouvé qu’il était quelqu’un de professionnel dans le comportement, dans le quotidien de l’entraînement, dans les habitudes de travail, dans le travail individuel et dans sa concentration à l’entraînement. Petit à petit, il a su montrer qu’il avait les capacités pour jouer avec nous », développe Guillaume Vizade, entraîneur principal du Mans, en décrivant le benjamin de la famille Grasshoff comme « un garçon intelligent, mature et doté d’une palette offensive assez large ». Ce qui lui a permis de rapidement gravir les échelons au sein du club sarthois. Jusqu’à même gagner sa place dans le cinq majeur durant l’hiver.

    Pépite de la génération dorée

    Né en 2007, comme Dylan Hernandez et Loric Imbert, Bastien Grasshoff fait partie de la génération dorée du Smuc Basket. « C’est quelqu’un qui n’a jamais eu peur de rien », lance Carlos Cardoso, co-président du club universitaire, en se souvenant du jeune arrière comme un « casse-cou dans le bon sens du terme ». « Le Mans a réalisé un vrai projet autour de lui et il s’est donné les moyens de réussir », souligne le dirigeant marseillais.

  • La mémoire en photographies de Mauthausen aux Rotatives

    La mémoire en photographies de Mauthausen aux Rotatives

    Présenter, à l’appui des images, la mémoire de l’horreur. C’est ce que propose l’exposition « La part visible des camps », composée de photographies du camp de concentration nazi de Mauthausen (1938-1945) et installée du 4 au 8 mai dans la salle des Rotatives de La Marseillaise (2e). L’exposition présente « l’ensemble des fonds d’images existants » sur Mauthausen, où furent conduits plus de 200 000 hommes, et quelques milliers de femmes. On y retrouve : des clichés SS, des photos prises, sur les mêmes appareils, par des détenus libérés et enfin celles prises par des libérateurs américains. L’exposition, portée par les Amicales française et espagnole d’anciens déportés de Mauthausen, auxquelles se sont associées les autorités fédérales autrichiennes, compte quelque 500 clichés et circule en Europe depuis 2005. Entrée libre de 10h à 18h.

  • Du brouillard des Flandres à la côte de Provence

    Du brouillard des Flandres à la côte de Provence

    Une ronde endiablée fait tourner, sur un fond bleu des mouvements roses. À gauche une grande figure entraîne toute la chaîne ! Quelle ivresse ! Quelle bacchante ! Cette arabesque souveraine, cette courbe empoignante qui va de la tête tournée jusqu’à la hanche saillante descend le long de la jambe tendue » Cette description de La Danse, l’un des tableaux les plus connus de Henri Matisse, nous la devons à son ami Marcel Sembat, époux de Georgette Agutte, femme peintre pour laquelle nous marquons de la prédilection. Matisse, dont le critique d’art, Roger Marx, mort en 1913, a écrit qu’il préférait les épreuves de la lutte aux succès de la vogue, qu’il était toujours présent aux fêtes de la lumière et de la couleur, qu’il avait réussi à exprimer les accords du monde extérieur avec sa nature, passionnée et tendre.

    Une icône du fauvisme

    C’est cet artiste qu’Éric Sarner, écrivain qui aime à se définir comme un « voyageur-chroniqueur », nous présente dans ses sympathies affectives, son art, sa complicité avec sa mère et sa fille, ses débuts, ses voyages, son esthétique du bonheur, ses influences, ses émotions propres, sa rencontre avec Isidora Duncan, pionnière de la danse moderne. Mais surtout sa Danse, devenue une icône du fauvisme, et en laquelle Matisse (choyé à Moscou et encensé par la presse russe) voyait un sujet décoratif et musical, une danse plus vivante et moins formelle qu’un ballet classique, ainsi que le rappelle Sarner. Sa dernière grande réalisation fut la décoration de la chapelle du Rosaire à Vence. Un récit-enquête, parfaitement mené et fort bien écrit, qui fait honneur à la collection « Le roman d’un chef-d’œuvre ».

    HD, 14,90 euros

  • Du brouillard des Flandres à la côte de Provence

    Du brouillard des Flandres à la côte de Provence

    Une ronde endiablée fait tourner, sur un fond bleu des mouvements roses. À gauche une grande figure entraîne toute la chaîne ! Quelle ivresse ! Quelle bacchante ! Cette arabesque souveraine, cette courbe empoignante qui va de la tête tournée jusqu’à la hanche saillante descend le long de la jambe tendue » Cette description de La Danse, l’un des tableaux les plus connus de Henri Matisse, nous la devons à son ami Marcel Sembat, époux de Georgette Agutte, femme peintre pour laquelle nous marquons de la prédilection. Matisse, dont le critique d’art, Roger Marx, mort en 1913, a écrit qu’il préférait les épreuves de la lutte aux succès de la vogue, qu’il était toujours présent aux fêtes de la lumière et de la couleur, qu’il avait réussi à exprimer les accords du monde extérieur avec sa nature, passionnée et tendre.

    Une icône du fauvisme

    C’est cet artiste qu’Éric Sarner, écrivain qui aime à se définir comme un « voyageur-chroniqueur », nous présente dans ses sympathies affectives, son art, sa complicité avec sa mère et sa fille, ses débuts, ses voyages, son esthétique du bonheur, ses influences, ses émotions propres, sa rencontre avec Isidora Duncan, pionnière de la danse moderne. Mais surtout sa Danse, devenue une icône du fauvisme, et en laquelle Matisse (choyé à Moscou et encensé par la presse russe) voyait un sujet décoratif et musical, une danse plus vivante et moins formelle qu’un ballet classique, ainsi que le rappelle Sarner. Sa dernière grande réalisation fut la décoration de la chapelle du Rosaire à Vence. Un récit-enquête, parfaitement mené et fort bien écrit, qui fait honneur à la collection « Le roman d’un chef-d’œuvre ».

    HD, 14,90 euros

  • Lucien Molino. Le rôle décisif des travailleurs

    Lucien Molino. Le rôle décisif des travailleurs

    Je dois regretter que le groupe communiste, à part Raymonde Nédelec, ne se soit pas battu contre la loi du 11 août 1947, présentée par Germaine Poinsot-Chapuis, qui permettait aux patrons de toucher des indemnisations sur les bénéfices réalisés, ce qui était scandaleux : nous voulions qu’ils soient en totalité versés à l’État.

    Au cours des mois suivants prirent fin ces importantes expériences de gestion ouvrière. Aux ADN, la réquisition se termina par un accord, le 27 janvier 1948, entre le comité de gestion et les actionnaires. L’Union départementale était écartée par ces annulations du contrôle des entreprises régionales qui avaient été un exemple pour le relèvement de notre économie. Cette remise en cause laissait chez les travailleurs une colère et une profonde amertume, en particulier chez le directeur des ADN, Monsieur Comin qui avait tant travaillé pour la réussite de la gestion ouvrière.

    Les enseignements de trois années de gestion ouvrière

    Ce fut une expérience concluante. La production fut relancée et les entreprises réquisitionnées ont largement apporté leur contribution à l’effort de guerre, puis au redressement de l’économie nationale, justifiant les décisions qu’avait prises, sur notre demande Raymond Aubrac.

    Ces réquisitions ont bouleversé les normes du droit de propriété. Elles étaient pour nous I’annonce d’expropriations, de nationalisations, à terme d importants changements sociaux, c’était une révolution. Pour la première fois, les salariés accédaient à la gestion économique, c’était pour l’Union départementale des problèmes nouveaux auxquels nous avons fait face sans y être préparés et les résultats montrent que nous avons fait face aux difficultés, nous avons improvisé des solutions qui par la suite ont fait l’admiration du peuple marseillais.

    Mon grand regret, c’est que le contexte politique d’alors ne nous ait pas permis de tirer les leçons exemplaires d’une expérience unique qui certes au début, fut critiquée aussi bien par la Confédération générale du travail que par le Parti communiste. Je fus accusé de vouloir créer des soviets dans les entreprises à Marseille, ce qui n’était pas le cas.

    De fait, et c’est très important, les réquisitions ont permis le bon fonctionnement de la base alliée américaine qui avait besoin des services du Port et des moyens de communication. Je voudrais rappeler que ce qui pesait sur la France, c’était la main mise américaine.

    Nous avons évité que l’armée américaine prenne en main la gestion des affaires civile (AMGOT).

    Comme l’a écrit Raymond Aubrac, commissaire de la République, je crois sincèrement que cet épisode imprévu et imprévisible a joué un rôle positif dans la reprise de la vie de Marseille, dans l’effort de guerre français et dans la conscience collective des travailleurs marseillais. Ils peuvent être fiers de cette expérience, hélas oubliée.

    à suivre la semaine prochaine…

  • À l’ordre du jour

    À l’ordre du jour

    Quatre-vingt-trois ans après l’horreur, les descendants de déportés marseillais, raflés le 24 janvier 1943 dans le quartier Saint-Jean, font un voyage essentiel en Allemagne, au camp de Sachsenhausen où ce dimanche une plaque commémorative sera dévoilée. Des mots gravés, en français et en allemand pour révéler ce qui fut la plus grande rafle jamais perpétrée par les nazis main dans la main avec l’État français collaborationniste, quelques mois seulement après la rafle du Vélodrome d’Hiver à Paris. Sur les 250 Marseillais déportés, une centaine ne reviendra pas.

    Ce crime contre l’humanité perpétrée à Marseille fut longtemps occulté. Le travail de mémoire et historique est désormais à l’œuvre. Ce voyage des descendants, en est une étape majeure.

    Mise en lumière

    Cette mise en lumière de l’inimaginable – la rafle de 20 000 habitants – et la destruction de tout un quartier, dynamité par l’armée allemande, est nécessaire car en 2026, l’extrême droite progresse et mise sur l’amnésie. Or ceux qui ont perpétré ces crimes n’étaient pas des fous : leur idéologie, raciste et antisémite, comportait le goût du pouvoir et de la prédation. Les nazis se sont joués des conservateurs dans les années 1930. Le patronat allemand, comme le révèle l’écrivain Édouard Vuillard dans son texte aussi fulgurant que fondamental, L’ordre du jour, a choisi Hitler y voyant une source de profits y compris en utilisant les déportés comme esclaves, jusqu’à la mort. Cette collusion droite-extrême droite-patronat n’est pas derrière nous. Pour prévenir le pire, sachons lire notre Histoire, les yeux grands ouverts.

  • [Entretien] Isabelle Régner : « Les femmes sous-représentées à haut niveau »

    [Entretien] Isabelle Régner : « Les femmes sous-représentées à haut niveau »

    L’Algérie, la Tunisie, le Liban, l’Espagne, l’Italie et la France se sont réunis pendant ces trois dernières années au service d’un même objectif : augmenter le nombre de femmes à hauts postes dans les universités. Au cours de cette conférence de clôture, Isabelle Régner a présenté le protocole ainsi que les résultats obtenus.

    En quoi consiste ce projet ?

    Isabelle Régner : Aujourd’hui, presque tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut former sur les biais implicites de genre. Et ensuite ? Comment faire ? Avec We4lead, nous avons étudié le problème pendant trois ans et proposé, notamment, un protocole basé sur les résultats de la recherche, pour contrer les automatismes stéréotypés dans les jurys de recrutement. La première étape permet de prendre conscience que nous sommes tous et toutes porteurs de biais stéréotypés. Ensuite, il reste à comprendre comment ces biais sont stockés en mémoire à long terme et influent nos jugements. Enfin, il est nécessaire d’apprendre à maîtriser ces idées bien souvent indépendantes de nos convictions.

    Qu’est-ce qui vous a motivé à mettre en place ce projet ?

    I.R. : L’université de Marseille rassemble plus de 52% de femmes. Si on s’arrête là, il n’y a pas de problème. Mais lorsque l’on se concentre sur les postes de rang A, les femmes sont sous-représentées. Dans les secteurs scientifiques, cette faible présence féminine est massive à tous les niveaux, sauf dans quelques pays du Maghreb comme la Tunisie mais qui concentre malgré tout plus d’hommes sur les plus hauts postes. Et ces inégalités, on les retrouve aussi dans les disciplines réputées féminines comme les lettres, les langues, ainsi que les sciences humaines et sociales. Dans tous les corps de métier, lorsque l’on monte en grade, vers des postes à salaires plus élevés, on perd les femmes. Pourtant, les compétences sont là. Donc le problème existe. Encore faut-il le montrer pour légitimer les actions que l’on met en place.

    Quels résultats avez-vous obtenus à ce jour ?

    I.R. : À Marseille, le nombre de femmes recrutées professeurs des universités au sein de la faculté des sciences a augmenté de manière significative. Nous sommes passés de 14 à 50% en cinq ans. Donc tout est possible. À condition de mettre en place des actions adaptées. Connaître les systèmes d’efficacité à travers des recherches scientifiques. Il ne suffit pas d’être militant et engagé pour mettre en place les bonnes actions. Nous avons besoin de recherches scientifiques. Se reposer sur des données factuelles, validées.

  • Vingt ambassadeurs invités à découvrir le Grand Port

    Vingt ambassadeurs invités à découvrir le Grand Port

    Une vingtaine d’ambassadeurs étrangers établis en France sont, jeudi et vendredi, de visite à Marseille. Invités dans le cadre du programme AMB-EC0, imaginé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) pour présenter aux représentants diplomatiques l’attractivité des territoires français, ils sont venus découvrir l’écosystème du Grand Port maritime de Marseille (GPMM). « Lidée est de leur montrer, à travers des immersions dans les territoires, qu’il y a de l’excellence française un peu partout, dans différents domaines, fait valoir Damien Loras, directeur de la diplomatie économique du MEAE. On a choisi Marseille pour son économie maritime et portuaire, car la ville est vraiment un centre névralgique dans ce domaine. »

    Au programme de ces deux jours en terres provençales : rencontre avec les acteurs économiques et institutionnels en lien avec le GPMM. « Il est important de retenir que notre ambition n’est pas seulement de montrer, poursuit Damien Loras. Nous voulons que ces gens-là, qui sont le relais de leur pays en France, se fassent un peu le relais de notre pays dans le leur, qu’ils puissent vendre la France à l’étranger. » L’occasion de témoigner d’une France « innovante », pour attirer « des investissements étrangers producteurs d’emplois ». La délégation d’ambassadeur sera accueillie vendredi par Christophe Castaner, président du conseil de surveillance du GPMM et rencontrera dans la foulée ses représentants et des opérateurs portuaires.

  • [Entretien] He Youlin : « S’offrir un voyage en Chine “sur un coup de tête” est à portée de main »

    [Entretien] He Youlin : « S’offrir un voyage en Chine “sur un coup de tête” est à portée de main »

    La Marseillaise : La Chine a annoncé la prolongation de la politique chinoise d’exemption de visa unilatérale pour les Français. Quel en est le but ?

    He Youlin : En 2024, la Chine a mis en œuvre une politique d’exemption de visa pour plusieurs pays européens, dont la France, attirant ainsi plus de 2 millions de touristes européens. Afin de faciliter davantage les échanges humains et de renforcer l’amitié sino-française, la partie chinoise a décidé de prolonger cette mesure jusqu’au 31 décembre 2026. Cette initiative offre une facilité sans précédent aux amis français souhaitant découvrir la Chine par eux-mêmes. Tout citoyen français titulaire d’un passeport ordinaire peut se rendre en Chine sans visa pour un séjour n’excédant pas 30 jours, que ce soit pour affaires, tourisme, visites familiales, échanges ou transit. Cette mesure réduit considérablement le temps de préparation et le coût du voyage. De plus, sous l’impulsion de notre consulat général, une ligne aérienne directe entre la Chine et Marseille a été ouverte. Avec trois vols hebdomadaires à des tarifs très compétitifs, il est désormais envisagé d’augmenter la fréquence des vols et d’ouvrir d’autres lignes. Pour les habitants du sud de la France, s’offrir un voyage en Chine « sur un coup de tête » est devenu aujourd’hui à portée de main.

    Pourquoi aller si loin alors qu’Internet nous permet de tout découvrir depuis chez soi ?

    H.Y. : À Beijing, une Marseillaise nommée Marie Derien (connue sous le nom chinois de Dai Mingxin) illustre parfaitement cette dynamique : ses partages sur les réseaux sociaux chinois ont déjà séduit plus d’un million d’abonnés. Mais la véritable Chine dépasse largement les images fragmentaires que l’on voit sur les réseaux sociaux. Rien ne remplace l’expérience directe. Il y a tant à découvrir : la profondeur de l’histoire, le dynamisme de la modernité, l’authenticité de la gastronomie…

    Récemment le hashtag #BecomingChinese, c’est-à-dire #DevenirChinois a fleuri sur les réseaux. Que signifie-t-il pour vous ?

    H.Y. : Le hashtag que vous évoquez, #DevenirChinois, ne doit pas être pris au sens littéral : il ne s’agit évidemment pas de changer de nationalité. Je crois qu’il reflète plutôt l’intérêt des internautes du monde entier pour le mode de vie des Chinois et les détails du quotidien que les Chinois considèrent comme naturels. Je pense que ce phénomène reflète l’attractivité croissante de la culture chinoise et est une illustration concrète des fruits de la modernisation chinoise. Il offre au monde une nouvelle fenêtre pour mieux comprendre la Chine.

    Quels aspects de la Chine suscitent l’intérêt dans le reste du monde d’après vous ?

    H.Y. : Ces dernières années, l’économie chinoise a su continuer à avancer malgré diverses pressions extérieures, démontrant une forte résilience. En 2025, le produit intérieur brut a progressé de 5%, atteignant plus de 17 530 milliards d’euros, ce qui renforce la place de la Chine en tant que deuxième puissance mondiale. Sa contribution à la croissance mondiale dépasse 30%, et fait l’objet de l’appréciation par de nombreux pays. Aujourd’hui, on n’oublie jamais la Chine quand on parle de l’économie : la Chine est devenue un acteur incontournable de l’économie mondiale. Dans le domaine de l’innovation scientifique et technologique, de l’envol du grand avion de ligne chinois C919 à l’achèvement complet de la station spatiale chinoise, en passant par des percées dans des domaines de pointe tels que l’intelligence artificielle, l’intelligence incarnée, les technologies quantiques et les communications 6G, la Chine voit sa capacité scientifique et technologique évoluer d’une position de « suiveur » vers celle de « co-acteur », voire de « leader ». Ces accomplissements ont non seulement renforcé la force nationale globale de la Chine, mais ont également apporté l’intelligence chinoise au progrès technologique mondial. La Chine est aujourd’hui un leader mondial des technologies d’énergie propre : en 2025, la part de l’électricité propre a atteint 42%, et le pays reste le premier producteur et marché mondial de véhicules électriques. En matière d’amélioration du bien-être de la population, la Chine a achevé en 2020 l’édification d’une société de moyenne aisance, avec un PIB par habitant dépassant les 10 000 dollars. Elle a ainsi éradiqué la pauvreté absolue et mis en place les plus grands réseaux d’éducation, de santé et de protection sociale dans le monde entier, qui bénéficient à plus de 1,4 milliard de personnes. À l’ère du numérique, de l’information toujours plus rapide, galopante, je crois que ces transformations gigantesques de la Chine interpellent les internautes du monde entier.

  • « Il faut des campagnes de sensibilisation grand public »

    « Il faut des campagnes de sensibilisation grand public »

    « Le climat est hostile en ce moment. Quelles que soient les discriminations, la montée des courants conservateurs et de l’extrême droite favorisent la libération de la parole », dénonce Stéphane Bernard, le coprésident de l’association organisatrice de la Pride à Marseille. Ce dernier fait le lien, comme l’adjointe à la Ville de Marseille déléguée aux luttes contre les discriminations, Marie Batoux, entre la libération de la parole et la hausse des violences : « Que ça soit de manière anonyme sur les réseaux sociaux avec une violence verbale ou des violences physiques comme on peut le voir, c’est en augmentation. »

    Côté terrain, il insiste sur un grand « manque de prévention » qui pourrait réduire ces violences. « Le gouvernement, via la Dilcrah [Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT Ndlr], a mis une certaine pression sur les différentes plateformes et sites de rencontre pour mieux protéger de ces actes. Mais il faudrait des campagnes qui s’adressent à un plus grand public, pour expliquer que les guets-apens dont on parle peuvent s’étendre à tout le monde », développe-t-il.

    Celui qui « intervient en milieu scolaire » insiste sur la nécessité d’une « sensibilisation » aux questions de harcèlement ou de consentement, par exemple via le programme Evars (Éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité). « Il n’y a pas assez de volonté politique », martèle-t-il, visant « le rôle de l’État ».