Tag: Marseille

  • Le Mondial La Marseillaise entre en scène

    Le Mondial La Marseillaise entre en scène

    N’ayons pas peur des mots. Le Mondial La Marseillaise à pétanque, plus grand concours de la discipline au monde, fait son grand retour du 3 au 8 juillet dans les mythiques allées du Parc Borély.

    « C’est un honneur de me retrouver devant vous pour présenter cette 65e édition de La Marseillaise, une compétition que je connais bien. J’ai perdu en finale en 1988, j’ai passé huit ans perché en haut d’une tribune à commenter en moyenne 17 parties par édition. Je l’ai vue évoluer, grandir, de loin comme de près. J’ai touché le Graal sans jamais l’atteindre. En tout cas, je lui dois beaucoup », reconnaît Maryan Barthélémy, nouveau directeur des événements du journal La Marseillaise.

    Organisateur reconnu dans le monde de la pétanque, il a la lourde responsabilité de piloter, depuis plusieurs mois, la préparation de cette nouvelle édition. « Je n’ai qu’une seule envie : faire grandir l’événement, le moderniser tout en préservant ses valeurs, son ADN et en restant fidèle à son histoire populaire », poursuit le successeur de Pierre Guille. Ce dernier laisse derrière lui une édition 2025 qualifiée de « stratosphérique », marquée par tous les records : 4 784 équipes engagées, près de 16 000 joueurs répartis sur l’ensemble des concours et, fait historique, la victoire inédite d’une équipe étrangère sous les couleurs malgaches.

    Un Mondial populaire

    Avec plus de 3 675 équipes déjà inscrites à dix jours du coup d’envoi, soit 250 triplettes de plus qu’à la même période l’an dernier, tous les indicateurs sont au vert. « Tout laisse à penser que l’édition 2026 devrait battre un nouveau record de participation », glisse Léo Purguette, président du groupe La Marseillaise.

    Fier du pouvoir d’attraction d’un événement qu’il considère comme « le plus beau moment de l’année », il rappelle ce qui fait, selon lui, l’essence même du Mondial : son caractère profondément populaire et républicain. « La Marseillaise, c’est aussi une attention particulière portée à la culture et à la création », ajoute le directeur éditorial du journal La Marseillaise, en saluant l’artiste Claude Luca, auteur de l’affiche de cette 65e édition.

    « C’est une tradition populaire qui perdure : celle d’un artiste qui, avec son pinceau, donne une identité visuelle au tournoi. Tu es apprécié de tous les boulistes, qui te croisent sur les terrains en train de croquer leurs moments de victoire, parfois de défaite, et aussi de rigolade. Ton talent est proportionnel à ta modestie, c’est-à-dire très grand », souligne Léo Purguette. Une exposition des œuvres de Claude Luca, et de son fils Pierre-Marie, sera présentée dans l’espace VIP.

    Les célébrités également au rendez-vous

    Les célébrités auront aussi le droit à leur épreuve. Samedi 4 juillet, sur les coups de 20h30, quatre triplettes de stars se feront face lors d’un mini tournoi baptisé Mondial des célébrités, au Parc Borély. Elles seront accompagnées d’un entraîneur/champion qui tentera de les guider vers la victoire finale. Parmi les invités de cette première édition, nous retrouvons le nageur Florent Manaudou, Patrick Bosso, l’humoriste Julien Vinh, Bengous ou encore Paga et Cédric des « Marseillais ». Des footballeurs pourraient faire la surprise d’y participer aussi. Cet événement remet au goût du jour l’emblématique Trophée des artistes, habituel rendez-vous d’ouverture du Mondial La Marseillaise, qui avait été arrêté en 2020. Sous un nouveau format, cette compétition entre people se veut plus spectaculaire. Les 12 invités seront équipés de micros pour que chaque spectateur puisse se mettre dans l’ambiance du tournoi et entendre chaque parole des principaux intéressés. Ils seront coachés par un champion de la discipline. Un rendez-vous qui se veut remplit de bonne humeur, à quelques heures de lancer officiellement la 65e édition. Les différentes parties durant la soirée seront commentées par Guillaume Claret, accompagné du tennisman Benoît Paire, originaire du Vaucluse et grand fan de pétanque.

    P.G

    ILS ONT DIT

    Gilles Picard, Président délégué du groupe La Marseillaise

    « J’ai pu participer à de grands événements sportifs mais celui-ci, la Marseillaise, il est extraordinaire. Par l’adhésion qu’il suscite auprès du public, par son caractère mondial, festif et rassembleur. De ce point de vue, Marseille est bien la capitale mondiale de la pétanque. »

    Patrick Fara, Président du comité bouliste 13

    « Je pense que ça va être une édition exceptionnelle. Avec Maryan Barthélémy aux manettes, je pense que ce sera une belle année. Il a exprimé le besoin d’apporter des nouveautés et nous sommes là pour l’accompagner, au comité bouliste. On a tout mis en place pour que ce soit une belle réussite. »

    Romain Pastor, Conseiller municipal aux traditions et à la culture

    « La Marseillaise est une compétition qui dure car elle a conservé les traditions de ses pères fondateurs. Elle a su évoluer avec le temps en s’ouvrant aux féminines, aux jeunes, aux personnes handicapées. La Marseillaise continue également de lier le monde amateur et le professionnel avec brio. »

    Maryan Barthélémy, Président des événements du groupe La Marseillaise

    « Le Mondial La Marseillaise est accessible à tous, mais en même temps, elle reste un rêve inaccessible pour la majorité des gens. C’est un Himalaya car tout le monde peut y participer, mais il faut se rendre à l’évidence que peu atteindront le sommet. »

    David Galtier, Conseiller régional

    « La Région est fière d’être partenaire de ce Mondial, sous l’impulsion du président Renaud Muselier. Nous l’accompagnons car il porte véritablement des valeurs auxquels nous croyons. Nous félicitons aussi les 350 bénévoles, tous ceux qui rendent cette aventure possible. »

    Recueilli par Pierre Gorge

  • Un nouveau Samu pour plus de réactivité

    Un nouveau Samu pour plus de réactivité

    Derrière les grues et les camions qui s’activent à l’arrière du centre hospitalier de La Timone, à Marseille (5e), un nouveau bâtiment se détache. C’est ici que les équipes du service d’aide médicale d’urgence (Samu) 13 ont déménagé à la fin du mois de mai.

    Inaugurés ce mardi par le préfet de région, le directeur de l’assistance publique hôpitaux de Marseille (AP-HM), le directeur de l’agence régionale de santé et celui de la région Sud, ces locaux flambant neufs s’inscrivent dans le projet de modernisation de l’AP-HM, porté notamment par l’Etat dans le cadre de Marseille en Grand. Un nouvel espace qui permettra au Samu de répondre aux crises au niveau départemental, régional et zonal, incluant aussi l’Occitanie et la Corse.

    « Faciliter les choses »

    Le Samu est un service qui permet d’orienter au mieux les patients par téléphone vers les urgences ou la médecine de ville suivant l’urgence, et peut également déployer un transport médicalisé. Ce nouvel espace marseillais permettra notamment d’élargir son champ d’expertise, avec en plus d’un centre de régulation, un centre anti poison et des dispositifs de prévention contre le risque suicidaire.

    « Cet endroit change beaucoup de choses, c’est vraiment plus agréable d’y travailler », affirme Marine Jarzembowski, médecin au Samu depuis 2021. Le nouveau bâtiment de trois étages permet notamment le stationnement de tous les véhicules du Samu au même endroit, alors qu’ils étaient avant éparpillés sur le parking de l’hôpital « ce qui facilite les choses », souligne la médecin.

    La salle de régulation, où le personnel répond et régule les appels, est pourvue d’écrans supplémentaires « pour voir en temps réel les entrées aux urgences et donc diriger au mieux les patients qui nous appellent », explique Marine Jarzembowski. Ce qui permet d’éviter au mieux l’engorgement des urgences. De nouveaux outils informatiques et téléphoniques permettent également une « réponse en 45 secondes en moyenne », indique le Dr Faouzia Heireche, directrice médicale du Samu 13.

    Ces nouveaux locaux ont également été pensés pour pouvoir s’adapter à des situations de crise. Des postes supplémentaires dans la salle de régulation sont par exemple prévus pour permettre des renforts. Par ailleurs, trois salles de crises modulables permettent au Samu de réagir rapidement et gérer « des épisodes majeurs comme les JO, des coupes du monde, des épidémies comme l’hantavirus ou des crises climatiques comme aujourd’hui », explique François Crémieux, le directeur général de l’AP-HM. Le nouvel épisode caniculaire que connait la région entrainant une augmentation des appels montre la nécessité de ce lieu qui permet une meilleure prise en charge de ce flux.

    Un argument pour les JO

    Le bâtiment est également certifié « bioclimatique » afin de mieux s’adapter à l’augmentation des températures. Un isolement extérieur, des brise-soleil ainsi que des brasseurs d’air permettent d’utiliser le moins possible la climatisation dont le bâtiment est doté, et de l’utiliser peu quand elle est nécessaire.

    Un projet sorti de terre en deux ans que la région Sud a également soutenu, y voyant une réponse adéquate aux crises à venir et essentiel au rayonnement régional. « Cette excellence logistique a été un des arguments décisifs lors de notre candidature pour l’obtention des Jeux olympiques d’hiver et paralympiques de 2030 », affirme Renaud Muselier, le président (Ren.) de la Région sud.

    ET AUSSI

    Le Département mobilisé pour aider les personnes fragiles

    Le Département des Bouches-du-Rhône s’appuie notamment sur les 50 Maisons du Bel Age, pour aider les personnes âgées face à la canicule. Une veille sanitaire est également assurée, avec des appels téléphoniques réguliers aux 7 000 personnes isolées de plus de 85 ans recensées. Les travailleurs sociaux du Département sont aussi sensibilisés pour accompagner les bénéficiaires de l’Allocation personnalisée d’autonomie.

    FO rappelle leurs droits aux salariés

    Face à ces fortes chaleurs, de nombreux métiers peuvent devenir dangereux. Lorsque les mesures de prévention mises en place par l’employeur ne suffisent pas à assurer la sécurité, les salariés peuvent faire valoir leur droit d’alerte et de retrait, indique l’union départementale de Force ouvrière. L’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles recommande de prendre des mesures de prévention à partir de 28°C pour les activités physiques, et 30°C pour les activités sédentaires, rappelle-t-elle.

    Un dispositif de prévention à Martigues

    La municipalité de Martigues entend porter une attention particulière aux enfants accueillis dans les crèches et les écoles, qui sont d’ores et déjà dotées d’équipements de rafraîchissement ou climatiseurs. Les personnes vulnérables peuvent s’inscrire sur un registre communal.

    Des écoles climatisées à Port-de-Bouc

    La Ville de Port-de-Bouc a décidé de lancer une commande exceptionnelle de climatiseurs, face aux fortes chaleurs annoncées pour la semaine prochaine, « afin de garantir des conditions d’apprentissage et d’enseignement plus supportables dans les écoles de la commune » jusqu’aux vacances d’été. La commande comprend l’acquisition de 24 climatiseurs et 24 ventilateurs, répartis en fonction des besoins identifiés dans les établissements.

  • Investir aussi dans l’humain

    Investir aussi dans l’humain

    Le nouveau Samu zonal inauguré ce mardi à Marseille est une excellente nouvelle. Ces locaux sont enfin au niveau du deuxième Samu de France et de son activité impressionnante : 1 000 000 d’appels et 40 000 départs en intervention sont recensés chaque année. Des chiffres en constante augmentation.

    L’opération a été réalisée grâce à l’État qui a mis 17 millions d’euros sur la table dans le cadre du plan Marseille en grand mais aussi grâce au soutien de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur à hauteur de 6 millions d’euros même si les infrastructures de santé ne relèvent pas directement de ses compétences.

    Le résultat est un véritable coup de jeune pour le service public de santé.

    Guérir de l’austérité

    C’est un outil d’intérêt général qui couvre l’ensemble du territoire régional, en première ligne dans les situations d’urgence médicale comme nous pouvons en connaître notamment avec les fortes chaleurs qui pèsent durement sur les personnes les plus fragiles.

    Cette réalisation, aussi utile qu’elle puisse être, ne doit pas pour autant faire oublier l’importance d’investir avant tout sur l’humain.

    L’hôpital public est dans une situation d’extrême urgence de ce point de vue, et ce ne sont pas les inflexions données depuis la crise covid avec le Ségur de la Santé, qui permettront de le remettre sur pied.

    De nombreux recrutements, des hausses de rémunération demeurent prioritaires pour redresser notre système de soin. Et pour cela, l’État ne pourra pas compter sur l’appui de collectivités qu’il ponctionne d’ailleurs abondamment.

    C’est de l’austérité qu’il faut guérir.

  • Le Petit Pavillon et son festival d’infractions en site classé

    Le Petit Pavillon et son festival d’infractions en site classé

    Le patron du « Petit Pavillon », un bar-restaurant situé 54, corniche Kennedy, 7e, a comparu mardi en correctionnelle pour une série de travaux non autorisés sur le domaine public maritime et de surcroit en site classé. Entre juillet 2020 et novembre 2023, l’exploitant a créé un escalier en béton alors qu’il était prévu dans sa déclaration préalable en bois brut et plus petit, il a démonté l’ancienne terrasse de 308m2 qui n’était plus conforme aux règles de sécurité et créé sans autorisation une nouvelle avec percement des fondations dans les rochers, il a créé une véranda, ajouté des baies vitrées, fait un ravalement de façade, bouché au béton l’appareillage du mur côtier, etc,. tout cela en infraction.

    « Qui êtes vous pour vous permettre cela ?! »

    « Les plans, c’est pas moi qui les fait. Je suis restaurateur, pas maçon, pas charpentier. Il y avait plein d’anomalies, alors j’ai changé d’architecte », se retranche Georges Jacomino, 66 ans, gérant de la SAS les Bains de Mer à qui la Ville loue depuis 2017 la parcelle principale, une autre partie étant sous autorisation d’occupation temporaire de l’Etat.

    « C’est vous le donneur d’ordre », lui rappelle vertement la présidente Margaux Kennedy. « Cela fait six ans que vous devez régulariser. Vous êtes sur un lieu d’exception, un site emblématique en zone naturelle stricte, en site classé qui requiert une protection forte du fait des enjeux écologiques, paysagers sur le trait de côte. C’est une zone inconstructible », lui détaille la magistrate. « Ça va être régularisé bientôt. On va tout remettre aux normes… », répond mollement le prévenu. « La terrasse, elle m’a coûté 700 000 euros.» D’expliquer qu’avant son chiffre d’affaire était de 1,2 million d’euros et qu’avec la terrasse exploitée depuis septembre dernier il fait 1 million d‘euros de plus.

    « C’est une personne qui ne s’arrête jamais. Il n’est pas chez lui », intervient la directrice du service de l’urbanisme de Marseille qui rappelle qu’il a crée 106 m2 de surface, ce qui agrandit considérablement son restaurant. « Il ne peut pas dire qu’il ne savait pas. On lui a tout expliqué à quatre reprises et durant des heures que tous ces travaux étaient soumis à autorisation. Il nous répond qu’il n’a pas que ça à faire.» Une astreinte de 50 euros par jour ordonnée en janvier 2025 pour avoir bétonné le mur côtier, doit bientôt être liquidée.

    « Il fait celui qui ne comprend pas. Il se maintient sciemment et de mauvaise foi en infraction sur cet endroit stratégique et lucratif en se retranchant derrière une pseudo ignorance. Qui êtes vous pour vous permettre cela ?! », lui lance la procureure Marion Chabot. Elle requiert 20 000 euros d’amende contre lui, 75 000 euros pour sa société et la remise en état des lieux dans un délai d’un an, conformément au permis de construire du 2 août 2023 qui neutralise les constructions illicites, le tout sous astreinte de 150 euros par jour de retard.

    « Les entreprises sont entravées dans des imbroglios administratifs avec des régimes complexes d’autorisations, des règles qui se chevauchent. C’est l’enfer et il a été entièrement débordé ! », plaide Me Olivier Burthez-Doucede. Délibéré le 4 septembre.

    Avis défavorable de la commission de sécurité

    Interrogée, la Ville de Marseille indique à La Marseillaise, qu’à la suite d’un contrôle inopiné de l’établissement, jeudi 18 juin, la commission communale de sécurité a émis « un avis défavorable pour des problématiques de carence en dégagement ». « Le jour du contrôle, le second escalier de dégagement ne permettait pas d’accéder à l’espace public. Un courrier de mise en demeure va être transmis à l’exploitant pour lui rappeler la nécessité de se mettre en conformité. » La dernière jauge autorisée en 2022 est de 50 personnes. Bien loin des centaines de clients que l’ont peut voir agglutinés les soirs sur cette terrasse illicite. La préfecture de police est d’ailleurs saisie de nombreuses plaintes sur les nuisances sonores certains soirs.

  • La Région Sud lance son plan canicule dans les gares

    La Région Sud lance son plan canicule dans les gares

    «Madame, un chapeau ou un éventail ? C’est la Région qui vous l’offre », demande éric, responsable satisfaction client, occupé à distribuer des équipements aux voyageurs sur le quai de la gare Saint-Charles. Ce lundi 22 juin, alors que Météo France a placé une large partie territoire en alerte orange canicule, la Région Sud a déclenché son plan canicule dans les trains régionaux pour informer et accompagner les usagers confrontés aux fortes chaleurs.

    Jean-Pierre Serrus, vice-président de la Région Sud en charge des transports et de la mobilité durable, est venu présenter le dispositif. « Ce plan canicule, comme son nom l’indique, est activé chaque fois qu’on est dans des conditions de canicule, explique-t-il. Nous adaptons nos dispositions selon les alertes Météo France. »

    Pour l’occasion, les agents de gare distribuent des chapeaux, des gourdes et des éventails sur les quais des trains régionaux. Des bouteilles d’eau sont également mises à disposition à bord des trains. « On a reçu tout le matériel avant même qu’on sache qu’il y avait une canicule. Dès qu’il y a de fortes chaleurs et que la Région donne son feu vert, on vient distribuer des éventails, des chapeaux et des gourdes. Des réassorts sont prévus pour avoir de quoi faire pendant la canicule », précise Éric.

    Des messages de prévention sont également diffusés sur les écrans de la gare pour rappeler les bons comportements à adopter, indique la Région. Toujours selon elle, des brumisateurs sont installés sur certains sites et huit gares régionales disposent désormais de fontaines à eau.

    Le dispositif semble bien accueilli par les voyageurs, selon Gaëlle, venue en renfort pour la distribution : « Ils ont tous le sourire, ça se voit que le dispositif est apprécié. » Jean-Louis, voyageur, confirme ce constat : « On vient d’arriver en train et on reste 48h à Marseille. Je trouve que c’est une bonne initiative de faire ça. Avec ma compagne, on n’avait qu’une gourde pour deux et maintenant, on en a une chacun ! »

    Des réponses aux fortes chaleurs

    Pour Jean-Pierre Serrus, ces mesures s’inscrivent dans une stratégie plus large d’adaptation de la Région au changement climatique : « Nous sommes ce lundi matin aux côtés des usagers, mais cela fait dix ans que nous travaillons sur cette transition. Le plan climat repose sur deux temps d’action : d’abord l’adaptation des gares et du réseau aux températures, puis l’atténuation afin de réduire l’impact de notre activité sur le climat. »

    L’élu insiste également sur les investissements nécessaires pour améliorer le confort en cas de fortes chaleurs. « Aujourd’hui, il faut que les trains soient climatisés, que les gares soient aménagées avec des ombrières et des salons où l’on peut se rafraîchir. Évidemment, il faut que les rails et les infrastructures soient les plus résilients possibles en cas d’augmentation anormale de la température. »

    La Région poursuit le déploiement de son plan canicule en gare d’Avignon Centre, ce mardi matin.

    EN BREF

    Aubagne

    La Ville prend des mesures exceptionnelles « jusqu’au vendredi 26 juin inclus ». Si l’école est maintenue, la municipalité recommande aux parents « de récupérer leurs enfants l’après-midi ».

    Des lieux sont mobilisés pour permettre aux habitants de se rafraîchir, comme la Maison du Partage, ouverte et climatisée de 14 à 18h, et le parc Jean-Moulin, accessible jusqu’à 23h. Pour les agents, la Ville annonce le « décalage des horaires de travail et une limitation des tâches physiques ». La question du maintien de la grande braderie, le 28 juin, reste en suspens.

    Avignon

    La Ville ouvre exceptionnellement ses parcs et jardins jour et nuit jusqu’au 31 août pour offrir des espaces de fraîcheur. Les parcs de la Croix de Noves, de la Cantone et le jardin des Doms ne sont pas concernés et restent ouverts jusqu’à 22h.

    Toutes les déchetteries du Grand Avignon passent en horaires « canicule ». Celles de Caumont, de Sauveterre, de Vedène et de Velleron sont accessibles de 7h à 12h30 sur leurs jours d’ouverture. Les déchetteries de Courtine, d’Entraigues et de Montfavet ferment leurs portes à 14h.

    Bollène

    À compter de ce mardi, la Ville indique que les écoles sont ouvertes uniquement le matin, la piscine gratuite l’après-midi et la veille sanitaire auprès des publics fragiles activée.

    Les activités sportives et extrascolaires sont suspendues durant l’alerte.

    Toulon

    La Ville et le CCAS ont lancé leur dispositif de veille saisonnière le 2 juin, pour accompagner les personnes vulnérables et isolées face à la chaleur. Celui-ci prévoit des appels, SMS et interventions à domicile pour les personnes dites à risque, en cas de canicule. La démarche d’inscription s’effectue par téléphone auprès du CCAS (04.94.24.65.25), et peut être réalisée par les proches des personnes concernées.

    Draguignan

    La mairie met à disposition des habitants une salle climatisée à la Résidence autonomie de l’Îlot de l’Horloge, un établissement d’hébergement pour les personnes âgées autonomes. Elle est accessible de 12h à 21h, au 130 rue de la Juiverie.

  • Les époux Vidal-Naquet honorés à Marseille

    Les époux Vidal-Naquet honorés à Marseille

    « Il y a quand même, dans les écrits de Marc Bloch et de Lucien Vidal-Naquet, une certaine proximité », souligne Nicolas Vidal-Naquet, petit-fils du juriste du même nom. « C’étaient des bourgeois juifs déjudaisés, comme le disait Raymond Aron. C’est-à-dire que la religion n’avait pas de prise sur eux. Mais, par contre, ils revendiquaient quand même leur identité juive (…). Ce sont des gens qui ont ancré en eux les valeurs de la République », pousse-t-il.

    Mercredi, au square Monticelli (8e), une plaque sera dévoilée en mémoire de Margot et de Lucien Vidal-Naquet. C’est dans ce lieu symbolique que les époux, réfugiés durant la guerre, ont été arrêtés le 15 mai 1944 par la Gestapo, puis déportés et assassinés à Auschwitz-Birkenau. « Symboliquement, c’est un hommage à tous les Juifs qui ont été déportés. C’est aussi rappeler qu’il y avait des familles, dans tous les coins de Marseille, qui ont subi le racisme, l’antisémitisme. C’est une leçon pour aujourd’hui », note Nicolas Vidal-Naquet.

  • Les entrepreneurs en difficulté peuvent aussi compter sur « ma tante »

    Les entrepreneurs en difficulté peuvent aussi compter sur « ma tante »

    Problèmes de trésorerie, besoin de financement, liquidation judiciaire : le premier « petit-déjeuner anti-crise » du Crédit municipal de Marseille a réuni, jeudi, plusieurs acteurs de l’accompagnement des entrepreneurs. L’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique), la CCI Aix-Marseille-Provence et l’association 60 000 Rebonds ont présenté les dispositifs mobilisables à chaque étape de la vie d’une entreprise.

    À la naissance d’un projet, l’ADIE propose un microcrédit professionnel aux créateurs qui n’ont pas encore accès au financement bancaire. Ensuite, la CCI accompagne le développement de l’entreprise. « On est souvent déclenché trop tard, dans la difficulté », note Nathalie Prenat, chef de projet entreprises en difficulté. Pour répondre à un besoin immédiat de trésorerie, le Crédit municipal met en avant le prêt sur gage. « Si vous disposez chez vous d’un bien de valeur (…), on l’estime et on vous prête immédiatement la somme d’argent proposée », explique son directeur général, Benoît de Rosamel.

    Accompagner le dirigeant

    Lorsque l’activité cesse, après une liquidation judiciaire, l’association 60 000 Rebonds prend le relais. « On accompagne le dirigeant, l’entreprise est terminée, mais le dirigeant est au milieu de son parcours », souligne le directeur Valentin Depledt. L’association propose un accompagnement gratuit par des experts et indique que 84% des entrepreneurs accompagnés rebondissent vers un nouveau projet.

  • Circulation différenciée et piscines gratuites à Marseille

    Circulation différenciée et piscines gratuites à Marseille

    Face aux fortes chaleurs, la Ville de Marseille annonce déployer un dispositif qui restera actif « jusqu’à la fin de l’épisode caniculaire ». Les douze piscines municipales sont ainsi gratuites et accessibles dès 10h. La plage des Catalans reste, elle, ouverte 24 heures sur 24, tout comme certains parcs municipaux, accessibles jusqu’à 21h chaque jour. De nombreux établissements publics – musées, bibliothèques ou maisons de quartier – sont climatisés et prêts à accueillir le public.

    Le Samu social distribue de l’eau et des « kits canicule » aux personnes sans-abri lors de ses maraudes, tandis que le Centre communal d’action sociale (CCAS) « doublera les quantités d’eau livrées au domicile des personnes âgées », indique la Ville.

    Préfecture et Département mobilisés

    Avec la pollution de l’air à l’ozone, la préfecture applique la circulation différenciée à Marseille à compter de ce mardi, de 6h à 23h59. Seuls les véhicules équipés d’une vignette Crit’Air verte, Crit’Air 1 ou 2 sont autorisés à circuler dans la Zone à faibles émissions. Les autres véhicules, ainsi que ceux dépourvus de vignette, ne pourront pas accéder à cette Zone. Par ailleurs, les utilisateurs du système « Levélo » bénéficient de « la gratuité des 30 premières minutes de chaque trajet ». Le Département des Bouches-du-Rhône active aussi un plan : lieux climatisés ouverts, suivi des personnes âgées isolées, adaptation des activités, mobilisation des Maisons du Bel Âge et renforcement des mesures dans les Ehpad et structures médico-sociales.

  • « Au large », des phares des musiques actuelles à Marseille

    « Au large », des phares des musiques actuelles à Marseille

    « Au large cultive un format à taille humaine, fidèle à son esprit convivial, chaleureux et proche du public avec une programmation d’artistes phares. Au large est une programmation construite au coup de cœur, sans frontière de styles, mêlant artistes locaux et internationaux », résument les organisateurs de ce festival porté par la salle de concert marseillaise de La Meson et dont la 6e édition se déploie à partir du jeudi 25 juin, au Théâtre Silvain.

    Charge à la chanteuse pop Pomme d’ouvrir les festivités, elle dont le dernier album en date, Saisons, augure le printemps des musiques folk et classique. Une soirée lors de laquelle se produiront également la chanteuse lilloise Zélie et le duo marseillais Tessina.

    « Les cœurs et les corps »

    Le lendemain, honneur à NTO, fer de lance de la techno mélodique, de lancer le bal. « Je suis très heureux de me produire au Théâtre Silvain », faisait part, il y a quelques mois, à La Marseillaise, cet artiste phocéen qui prépare « un nouvel album qui sortira en octobre ». Trio rock qui « frappe autant les cœurs que les corps », Ditter sera également de la partie, tout comme le duo électro New Wave.

    Clap de fin d’Au large prévu en beauté samedi, avec le rappeur et chanteur franco-rwandais à la plume profonde, Gaël Faye, mais aussi le musicien voyageur marseillais David Walters, adepte d’une Soul tropical chaloupée, ainsi que le trio bigrement caribéen Tifol.

    aulargefestival.com

  • Face à l’urgence sociale, la CGT 13 passe à l’offensive

    Face à l’urgence sociale, la CGT 13 passe à l’offensive

    « On a l’obligation d’élever le niveau : le 25, il y aura des actions de grève partout dans le département. » Ce lundi, à la Bourse du travail de Marseille, Marc Pietrosino, secrétaire général de l’Union départementale CGT 13, tape du poing sur la table. « Il y a 30 000 emplois qui sont menacés dans les Bouches-du-Rhône, des services publics qui se dégradent, des camarades criminalisés », tonne-t-il, le ton grave. Une référence aux multiples entreprises et industries menacées à plus ou moins court terme, à la multiplication des plans sociaux et à l’austérité qui fait tant de dégâts dans la fonction publique : « Il y a une urgence sociale. »

    Autour de lui, on retrouve des représentants de plusieurs secteurs : énergéticiens, finances publiques, agents portuaires, hospitaliers ou encore postiers… Tous sont réunis pour annoncer « une journée d’actions et de grève » qu’ils espèrent d’ampleur pour jeudi prochain.

    Concrètement, l’organisation table sur « des préavis dans plusieurs entreprises du privé », différentes actions, mais aussi un « arrêt de travail sur le Grand Port Maritime de Marseille [GPMM, Ndlr.] qui est prévu, de 9h à 15h ». Car c’est à la porte 2C qu’un « meeting » est prévu à 11h30 comme « point d’orgue » de cette journée de mobilisation.

    Tout un symbole dans la période. « La criminalisation de l’action syndicale s’intensifie. Pendant les retraites, c’était les camarades de l’énergie. Aujourd’hui, ce sont les camarades du GPMM qui sont attaqués », tempête le secrétaire général de l’UD CGT. Pascal Galéoté, secrétaire général de la CGT GPMM, justement concerné directement puisque visé par une procédure en justice, abonde : « Au port, on est à la croisée des chemins. Il y a des sites industriels historiques menacés par un manque d’investissement du patronat. Ce dernier n’a de cesse de s’alimenter des fonds publics : ArcelorMittal, Kem One… » Condamné en première instance dans l’affaire de la gestion des comptes du Comité d’entreprise du port, il rappelle : « On a fait appel, il est suspensif. On va continuer le combat : ceux qui pensaient qu’on allait être diminué, c’est le contraire. Et c’est pour cela qu’on fait ce rassemblement sur le port, un lieu symbolique. »

    Plus globalement, ce sont les militants de tous le département qui seront dans l’action. « On a une journée de mobilisation régionale sur la question des salaires. On veut vivre dignement de nos salaires et lutter contre la précarisation de nos emplois », explique Renaud Henri, secrétaire général de la CGT Énergie Marseille, évoquant une action « choc sur un poste de transport gaz qui alimente Marseille », ce jour-là. Les agents de différents services publics seront aussi dans l’action. « La fédération des services publics organise une semaine d’action sur les salaires, avec un appel à la grève le 25 justement », explique Johnny Benoit, pour la Coordination syndicale départementale des agents territoriaux, aux côtés de Frédéric Larrivée, pour la CGT Finances Publiques 13, et de Greg Fontaine pour la CGT AP-HM ou encore de Sabrina Manca pour la CGT Activités Postales. C’est d’ailleurs Baptiste Talbot, ancien secrétaire général de la fédération des Services publiques, qui va prendre la parole pour la CGT, au niveau confédéral, lors du meeting.

    Même principe à l’autre bout du département : « La CGT est menacée d’expulsion de la Bourse du travail d’Arles par le maire. Le tribunal administratif va juger l’affaire justement ce 25 juin. C’est une atteinte grave aux libertés syndicales et c’est en lien avec les discriminations dont sont victimes les camarades du GPMM », conclut Claude Mas, pour la CGT arlésienne. De quoi boucler la boucle.