Tag: Marseille

  • Marseille-Cassis : un nouveau partenaire entre dans la course

    Marseille-Cassis : un nouveau partenaire entre dans la course

    Ils se lanceront en direction de Cassis, après avoir emprunté la célèbre route de La Gineste.

    À l’aube du lancement de cette nouvelle édition et de l’ouverture prochaine des inscriptions en mars, Marseille-Cassis « est fier » d’annoncer un partenariat inédit avec le groupe de protection sociale et patrimoniale, AG2R La Mondiale.

    Pour une durée de 3 ans, l’événement portera le nom officiel de Marseille-Cassis – AG2R La Mondiale.

  • Football : Stan Karwat détaille l’art délicat de gérer le gardien

    Football : Stan Karwat détaille l’art délicat de gérer le gardien

    Quand on demande à Stan Karwat ce qui caractérise le gardien de but, sa réponse est simple. « C’est le seul joueur dans une équipe qui n’a pas le droit à l’erreur ».

    Celui qui a gardé la cage de Nîmes et Martigues, entre autres, dans sa longue carrière, connaît le rôle sur le bout des doigts. Des terrains de Tomaszow, sa ville natale en Pologne, jusqu’à Beauvais, il a croisé Fabien Barthez, « c’était un de ses tout premiers matches avec Toulouse, j’ai deviné qu’il ferait une belle carrière », ou encore Grégory Coupet, « avec qui nous échangeons souvent sur le métier ».

    Pour lui, la clé numéro 1 que doit avoir un gardien de but pour réussir, « c’est sa capacité à faire le minimum de boulettes. Et, surtout, d’être en mesure de gérer en un laps de temps le plus court possible une qualité de données avant de prendre sa décision ».

    Lorsqu’il a vu Geronimo Rulli dans le but marseillais, « j’ai tout de suite senti le joueur fait pour l’OM, comme l’a été avant lui Steve Mandanda. Il ne commet pas, ou très peu, de faute, il accélère le jeu et fait vivre le ballon ». Et le fait qu’il ait arrêté cinq penalties consécutivement la saison dernière ? « C’est un bonus ».

    Derrière le champion du Monde argentin, le Néerlandais Jeffrey de Lange attend. « C’est une excellente doublure. Mais son style n’est pas comparable. Il est dans le rôle du second. Celui qui doit attendre son tour en étant toujours très fort. Mais pour le poste de gardien, le titulaire doit être sûr d’avoir la confiance absolue de son entraîneur, de ses coéquipiers et, surtout à Marseille, des supporters ! »

    Mauvais timing

    Or, depuis l’échec en Trophée des Champions, Geronimo Rulli connaît un passage à vide. « Il a fait quelques erreurs de main qui ont coûté des points. Personnellement, si j’avais dû le diriger, je ne serai pas revenu sur ça. Il sait très bien ce qu’il n’a pas réussi. Ressasser les erreurs, ce n’est pas bon pour la confiance », insiste Stan Karwat.

    Quant au fait de donner des rôles, le Fosséen d’adoption n’est pas trop fan. « Quand un gardien est titulaire, il doit jouer tout le temps ! La doublure connaît son rôle. Elle est là en cas de blessure ou de suspension. C’est pourquoi j’estime que c’est une erreur que Geronimo Rulli ne soit pas dans le but en Coupe de France. »

    Il sait bien que ce n’est pas facile à vivre. Aussi bien pour l’entraîneur, qui doit gérer les espoirs du numéro 2 et faire en sorte que son numéro 1 soit toujours au top niveau de sa confiance, que pour les deux joueurs concernés. « Le numéro 2 reste dans son rôle. Montre ses qualités à l’entraînement. Sachant que son statut reste le même. Aussi longtemps que le numéro 1 est irréprochable. »

    L’entraîneur se base sur ce qui se passe en sélection nationale. « J’ai beaucoup discuté avec Grégory Coupet, qui a longtemps vécu dans l’ombre de Fabien Barthez en équipe de France. Avant d’avoir enfin sa chance. Nous avons la même philosophie à ce sujet », souligne-t-il.

    Quand la saison débute, surtout avec deux nouveaux joueurs au poste, comme ce fut le cas à l’arrivée de Roberto De Zerbi, « l’entraîneur doit être clair et fixer les rôles de chacun. à ce poste, c’est dangereux de mettre de la concurrence. Car cela amène le doute. Et le doute provoque la perte de confiance. L’entraîneur doit donc se montrer ferme et s’interdire de modifier la hiérarchie, si la situation ne le justifie pas. »

    Ainsi, quand Geronimo s’est mis à douter, l’erreur de Roberto De Zerbi a été de ne pas le protéger. « Il aurait dû jouer les deux tours de Coupe de France, cela l’aurait aidé à retrouver une certaine confiance. » Par ailleurs, ne pas le titulariser au Parc des Princes face au PSG, parce que Jeffrey de Lange avait réussi deux matches sans erreurs contre Bayeux et Rennes, a eu un double effet pervers. Il a fait perdre sa confiance au Néerlandais, qui a encaissé cinq buts, et fait un peu plus gamberger celui qui aurait dû rester le numéro 1 indiscutable.

    « Un gardien de but, c’est un peu comme un super ordinateur qui doit analyser en une fraction de seconde un maximum d’éléments. Prendre les informations sur le placement des attaquants adverses. Savoir où sont ses défenseurs. Où il se situe par rapport au but. Choisir une réponse ciblée et être capable d’anticiper ce que va faire le porteur du ballon », détaille Stan Karwat. Selon lui, « Geronimo Rulli a toujours ces capacités en lui. Il a juste besoin d’un signal de la part de son entraîneur qui lui montre qu’il a toujours confiance en lui. C’est comme cela qu’il réveillera ses qualités ».

    Et s’il a un conseil à donner à Habib Beye ? « Qu’il soit ferme dans son choix et clair dans son soutien au gardien titulaire. C’est comme cela qu’il en obtiendra le meilleur.  »

  • Dire la mémoire algérienne

    Dire la mémoire algérienne

    Depuis près de cinq ans, Nadège de Vaulx présente sur les planches sa conférence « J’aurai dû m’appeler Aïcha ». Trois quarts Algérienne et un quart Française, la militante, qui a grandi dans la banlieue lyonnaise, explicite le doute de l’identité : elle n’est « pas tout à fait Française, pas vraiment Algérienne ».

    Née d’une réflexion sur l’histoire coloniale et les non-dits familiaux, cette conférence gesticulée mêle intimité et politique, étant « le récit d’un parcours personnel, de ses prises de conscience, agrémenté d’anecdotes, de moments d’émotion et d’humour ». En partant de son histoire familiale, elle cherche à recomposer une mémoire commune, celle des descendants d’Algériens, souvent oubliée du « roman national » français et de ses livres d’histoire. Nadège de Vaulx souhaite « faire émerger une mémoire à la hauteur de nos héritages. Une mémoire vivante. Politique. Décoloniale ».

    Un biais d’éducation

    La conférence, suivie d’un échange, à l’école de la deuxième chance a été organisée par Coudes à Coudes. L’association défend un « partage des savoirs contre les dominations », à la manière de Nadège de Vaulx qui définit la conférence gesticulée comme « un outil d’éducation populaire ». Elle réaffirme l’utilité de cette forme, affirmant croire « qu’il n’y a pas de meilleure façon de transmettre la connaissance que le partage de l’expérience ».

    La conférence est présentée le vendredi 27 février, à 19h, à la salle Massilia Vox. Libre participation aux frais, 50 places.

  • Le portail des Chutes-Lavie vire au contentieux judiciaire

    Le portail des Chutes-Lavie vire au contentieux judiciaire

    D’un côté du terrain, des copropriétaires et un bailleur social revendiquent et verrouillent une rue privée, soutenus par Bruno Gilles (Horizons), l’ancien maire du secteur, et la présidente du bailleur social métropolitain PML, Solange Biaggi (LR). De l’autre, un collectif de riverains, empêchés de circuler à pied et d’accéder aux équipements publics, défendu par la Ville. Après plusieurs actions et quelques coups pas très francs, balle au centre : la justice tranchera.

    Au-delà de la discorde autour d’un portail et d’une affaire qui concerne quelques centaines d’habitants, « ce sont deux visions de la ville qui s’opposent, analyse Didier Jau. Une ville ouverte, piétonnisée et pacifiée, ou une ville bunkurisée ». Récupération politique ou non, les positions sont d’autant plus défendues et assumées en période éléctorale. La Ville de Marseille avait tenté une médiation, invitant les copropriétaires des Chutes Lavie à accepter une ouverture de jour sur cet accès piétonnier dont le portail a été soudé. Il s’agit de permettre l’accès aux équipements publics, à la crèche, aux riverains d’emmener leurs enfants à l’école, de se rendre dans les commerces du quartier sans se risquer à faire un détour par le dangereux et très pentu boulevard Guigou.

    Tentative d’apaisement vaine, qui a conduit la Ville à mettre en demeure l’association de copropriétaires afin qu’ils rouvrent le portail. Le délai, arrivé à échéance le 26 février, est resté sans effet. La mairie engagera donc une action en justice « pour exiger la réouverture de la rue de la Pépinière et condamner le non-respect du droit de servitude ».

    Menaces et bris de glaces

    Dénonçant des « menaces de mort », Bruno Gilles a porté plainte contre la porte-parole du collectif, qui a été convoquée au commissariat. De leur côté, les membres du collectif ont eu à déplorer des bris de glace sur leurs voitures. « On ne peut accuser personne, mais à chaque veille d’action, des pare-brise éclatent. La première vague lors de la première mobilisation médiatisée, mi-octobre 2025 », témoigne Nathalie Prost. La dernière série de dégradations a été relayée sur les réseaux sociaux, photos à l’appui, par le maire des 4-5, ce 24 février. Immédiatement commenté par Bruno Gilles sur son fil : « La campagne électorale ne permet pas tout ! Tout ça se réglera dans les urnes les 15 et 22 mars ! »

    C’est dans ce contexte épineux que le maire des 4-5 a lancé une invitation à un petit-déjeuner, le samedi 28 février à 10h, devant le portail. « C’est un tournant concret qui marque l’ouverture d’une procédure juridique », précise Didier Jau. Elle peut être longue. Et à la vitesse à laquelle les choses s’enveniment, chacun devra garder son sang-froid, au gré des surprises.

  • Les travailleurs de la culture mettent la pression au Medef

    Les travailleurs de la culture mettent la pression au Medef

    La banderole qui trône habituellement devant les locaux de l’Union pour les entreprises 13 (UPE13), déclinaison locale du Medef, « Plus que jamais les entreprises ont besoin de nous » a été remplacée par « le Medef tue la culture » lors d’une action coup de poing, ce mercredi matin à Marseille.

    Cette dernière a été menée par plusieurs syndicats et collectifs de travailleurs du monde de la culture et intermittents du spectacle, réunis sous la bannière de « l’assemblée générale culture 13 », qui ont momentanément occupé « la place des entreprises ». Une manière de mettre la pression sur les organisations patronales pour le dernier round de négociations autour de l’assurance chômage qui se déroulait au même moment à Paris au siège de l’Unédic, l’organisme en charge de ladite assurance. Des négociations durant lesquelles Medef, CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) et U2P (Union des entreprises de proximité) ont fait une proposition qui ne passe vraiment pas pour les petites mains de la culture : « L’augmentation de 50 heures par an du nombre d’heures minimum pour ouvrir le droit à l’indemnisation au titre de l’intermittence », comme le résume Maria, comédienne de théâtre à Marseille. Concrètement, ils devront travailler plus pour une indemnisation similaire : « C’est déjà compliqué d’en faire 507, alors 557 n’en parlons pas… »

    Débrayage à Plus belle la vie

    Si d’autres mesures de durcissement de l’assurance chômage pour l’ensemble des salariés sont discutées ce jour, la proposition patronale a des conséquences concrètes pour le monde de la culture : « On parle de 10 000 à 30 000 intermittents sur le carreau. En rehaussant ce seuil, de facto cela va exclure des personnes. D’autant qu’on fait déjà face à une baisse des subventions du ministère de la culture, des collectivités territoriales et donc du volume de l’emploi », explique Léo, pour le syndicat français des artistes CGT. Plus qu’un symbole, « l’ensemble de l’équipe technique, des figurants et quelques comédiens » du tournage de la série Plus belle la vie étaient aussi présents et « ont débrayé une heure ».

  • Handicap : un stationnement squatté par les valides à Marseille

    Handicap : un stationnement squatté par les valides à Marseille

    Pas moins de 9 dépanneuses et 20 agents de la police municipale ont été déployés ce mercredi 25 février pour un contrôle des places réservées aux personnes à mobilité réduite dans le centre-ville. Au nombre de 742 recensées à ce jour dans la ville, elles sont bien souvent occupées illégalement déplore Isabelle Laussine (Mad Mars), adjointe au maire en charge des personnes en situation de handicap, à l’inclusion et à l’accessibilité. Plus de la moitié ne sont plus conformes. « Cela peut être simplement un panneau mais c’est à la métropole de le faire et cela dépend de son calendrier », explique l’élue, consciente de l’ampleur du chantier à poursuivre.

    « On se bat au quotidien »

    Sur le trottoir, Ouahid Boustila, fondateur du Handisud Basket et président du collectif du collectif « plus jamais sans nous » assiste à l’opération. Il se déplace en ville « avec ses bras », souvent après s’être garé à la Joliette. Un stationnement prévu pour deux voitures, « où on en retrouve 5 », témoigne-t-il. Résultat, sortir ou rentrer dans son véhicule est impossible. Altercations, pneus crevés, portières abimées, Ouaid ne compte plus les accrochages pour faire respecter la loi. « On se bat au quotidien ! », s’indigne-t-il, dénonçant au passage l’inaccessibilité des transports en commun. « C’est rageant de ne pas avoir le droit d’accéder au métro sans être accompagné, de ne pas avoir accès au nouveau tram parce qu’il y a une barre au milieu, de ne pas pouvoir prendre le bus car la rampe est en panne », raconte-t-il.

    Depuis 2024 le nombre de PV a doublé (de 2 344 à 4 282), les effectifs aussi, explique Céline Lefléfian, directrice de la police municipale qui entend « déclencher une prise de conscience ».

  • Les candidats interpellés sur la prostitution à Marseille

    Les candidats interpellés sur la prostitution à Marseille

    « On veut interpeller les têtes de listes pour connaître leur position et pour qu’elles sachent la nôtre : on ne se taira pas. » Geneviève Couraud est administratrice à l’amicale du nid et membre du collectif « abolition-Marseille et 13 ». Il rassemble des associations impliquées dans l’accompagnement des personnes en situation de prostitution. Ces structures ont paraphé, il y a une dizaine de jours, une lettre envoyée aux candidats aux élections municipales. Pour l’instant, pas de réponse. « On en enverra une deuxième », prévient déjà la bénévole.

    Le collectif s’est formé en février 2024 pour « se serrer les coudes » et organiser des actions en commun. « À l’occasion des municipales, on s’est dit que nous devions prendre la parole. Il existe un vocabulaire lié à une idéologie libérale hostile à la cause. Celui du consentement dans la prostitution. Quand les personnes sont mineures ou motivées par l’argent, on ne peut pas parler de consentement. »

    « De plus en plus de mineurs dans des réseaux »

    Les membres du collectif, présents sur le terrain, sont constamment en contact avec des personnes en situation de prostitution. « À l’amicale du nid, on les rencontre, on met à l’abri ceux qui demandent de l’aide, on les accompagne pour trouver un travail. » Les associations observent un nouveau profil de victime se dessiner. « À Marseille, la prostitution est en train de changer. On fait le constat que de plus en plus de mineurs tombent dans des réseaux prostitueurs et sont souvent liés au narcotrafic. »

    Alors que la sécurité de nombreux enfants est mise en péril, le collectif veut attirer l’attention des candidats à la mairie. « On veut que la question de la prostitution soit prise en compte d’une manière saine. C’est un fléau, pas un fait qu’on cautionne ou qu’on ne cautionne pas ! Même si ce n’est pas une compétence de la Ville, nous pensons que c’est le bon niveau pour que le sujet soit traité, car les élus le connaissent bien. »

  • Le Printemps marseillais affiche un nouveau visage

    Le Printemps marseillais affiche un nouveau visage

    C’est avec un visage changé que s’affiche le nouveau Printemps marseillais, édition 2026. La liste des candidats déposée par Benoît Payan et son entourage en préfecture ce mercredi matin, à la veille de l’échéance, mise en effet très largement sur le renouvellement : parmi les 64 premiers noms de la liste, éligibles en cas de triangulaire selon notre projection (notre édition du 20 février), 35 ne siégeaient pas au conseil municipal.

    Symbole important, alors que l’édile marseillais est cette fois candidat sur son nom, sa première adjointe Michèle Rubirola (EELV), tête de liste en 2020, figure à ses côtés en deuxième position. « Ce n’est pas parce que je ne vais pas m’afficher partout que je ne suis pas là, sourit-elle. Depuis 2015, nous fonctionnons en binôme ! »

    Devenu un étendard de la lutte contre le narcotrafic qui a emporté ses deux frères, Amine Kessaci (EELV), aujourd’hui sous protection policière, se situe en troisième place. Tête de liste dans les 15-16, ralliée à l’union de la gauche marseillais à l’issue des élections municipales en 2020, la maire adjointe (DVG) sortante, Samia Ghali, complète le quator de tête.

    Rééquilibrage politique

    Figurent également ceux qui ont rallié le Printemps marseillais face à la menace de l’extrême droite. C’est le cas de l’ancienne candidate insoumise Hanifa Taguelmint, militante historique de l’organisation de la marche pour l’égalité de 1983, en 8e position. Engagée dans les quartiers populaires, l’ancienne responsable de LFI Katia Yakoubi obtient la 26e place. Martin Grand-Dufay, qui avait pris la tête des jeunes soutiens du chirurgien Frédéric Collart (DVC) pour les municipales, avant que celui-ci ne jette l’éponge, est lui au 53e rang.

    Alors que de nombreux membres du cabinet sont cette fois sur les rangs, « il y a plus de 50% de personnes issues de la société civile », met aussi en avant le directeur de campagne du Printemps marseillais, Arnaud Drouot. Ainsi, Julien Harounyan, co-président du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France Sud (CCAF), 7e sur la liste, ou encore le directeur général de la Ligue de l’enseignement dans les Bouches-du-Rhône, Karim Touche, 23e.

    Les équilibres politiques ont aussi été revus. Certains ont noté le recul des écologistes. « Ils sont la première force », répond Arnaud Drouot, quand Michèle Rubirola regrette « un recul de cette prise de conscience écologique au niveau national ». Ils peuvent néanmoins compter sur treize candidats éligibles, contre dix pour le Parti socialiste, huit pour le Parti communiste. « C’est une liste de rassemblement qui respecte la diversité et la pluralité de la gauche, qui reconnaît la place des communistes dans le combat », apprécie leur chef de file Anthony Gonçalvès, qui se place en 13e position. Avec lui figurent l’adjointe aux solidarités Audrey Garino (10e), Mohamed Itrisso (27e), Nathalie Tessier (34e), Jean-Marc Coppola (37e), Ibrahim M’zé (55e), Laure Rovera (58e), Hassan Guenfici (65e). « Les équilibres sont construits pour avoir une liste qui ressemble à Marseille et rassemble tout Marseille, qui représente tous les quartiers de la ville, toutes les sensibilités politiques », défend Arnaud Drouot.

    Restent les absents, avec des adjoints comme Christine Juste (EELV), Isabelle Laussine (MadMars), Sophie Roques (PS). Certains ont voulu s’arrêter comme Théo Challande-Névoret (EELV) ou Aïcha Sif, d’autres se trouvent à la charnière comme Patrick Amico (GRS). « Il y a des questions d’équilibre, de renouvellement pour ouvrir de nouvelles perspectives », défend Arnaud Drouot. «Il y a un beau programme à mettre en place. Maintenant, il faut qu’on gagne », appuie Michèle Rubirola.

    La liste complète est à retrouver sur le site lamarseillaise.fr

  • Débat sur les dangers de l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir à Marseille

    Débat sur les dangers de l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir à Marseille

    C’était mercredi à la une de La Marseillaise : pour la première fois, un sondage, commandé par les médias de la sphère Bolloré (CNews, Europe 1 et Le Journal dimanche), donne le candidat Franck Allisio (RN) vainqueur au second tour des municipales à Marseille, dans l’hypothèse d’une quadrangulaire.

    C’est dans ce contexte que le Printemps des jeunes, qui regroupe les jeunes soutiens de la liste d’union des gauches (hors LFI) de Benoît Payan (DVG), a organisé, mercredi, un débat centré sur les dangers qu’impliquerait l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir.

    Rejet des étrangers…

    « Aujourd’hui, le vrai danger, c’est la banalisation. C’est quand l’extrême droite devient une opinion comme une autre. C’est quand on relativise l’exclusion au nom du ras-le-bol. Un projet qui hiérarchise les citoyens, que ce soit par leur religion ou par leur origine, ça n’est pas un projet comme les autres », se sont indignés les jeunes militants en ouverture de soirée. Et quoi de mieux, pour rappeler les fondements haineux de l’idéologie du Rassemblement national, que le témoignage Fatima Maoulia, cousine d’Ibrahim Ali, assassiné à 17 ans en 1995 par un militant du Front national : « Le RN n’est pas qu’un parti politique. Il incarne la haine, le racisme, la discrimination et c’est là que je l’ai compris [au moment la mort d’Ibrahim Ali, Ndlr] ». C’est aussi ce qu’est venu rappeler Hanifa Taguelmint, militante antiraciste et membre du collectif Mémoire en marche. « Ce qui m’interpelle, c’est qu’après tant d’histoires qui nous ont portées, tant de livres qui ont été faits sur ce sujet, tant de films qui nous ont montré l’horreur, nous en soyons encore là », s’est-elle alarmée.

    …et tant d’autres

    Et d’ajouter : « Les noirs et les arabes seraient les premiers à avoir une cible dans le dos. Mais il y en aura beaucoup d’autres : les femmes, les personnes LGBT, les pauvres… ».

    Yves Souben, journaliste de La Marseillaise invité au débat, souligne l’existence d’une autre cible : celle du monde associatif. Co-auteur, avec le collectif de journalistes indépendants, le collectif Presse Papiers, le Poing, Street Press et l’Arlésienne d’une enquête sur la gestion des subventions associatives dans les municipalités qui ont basculé à l’extrême droite, note que l’on constate « une baisse des subventions dans 9 des 10 communes étudiées ». Pourtant, la réalité et l’accompagnement de certains profils est intrinsèquement lié au bon fonctionnement du monde associatif. « Que se passe-t-il est quand on passe d’une ville de gauche à une ville de droite ou d’extrême droite ? Je pense à des lieux comme le centre LGBT, qu’est-ce qu’il en sera ?, s’est à son tour inquiétée Célia Raspati, militante féministe. Quels seront les budgets alloués à la lutte contre la discrimination, quelles seront les formations proposées aux agents de la ville ? ». Et de reprendre : « Je pense aussi aux associations qui accompagnent les femmes étrangères. Qu’est-ce qu’il en serait si, pour pouvoir être en centre d’hébergement, on avait des critères ou des quotas de personnes irrégulières ? ».

    C’est à Moussa Camara, président de Guinée à Marseille, association de lutte pour l’insertion des personnes étrangères dans la ville et lui-même secouru par SOS Méditerranée pendant son immigration, que sera donné le dernier mot : « C’est grâce à SOS Méditerranée et aux financements de la Ville que je suis ici aujourd’hui. Avec toutes les personnes que l’ONG secoure chaque, je vous laisse imaginer les conséquences si elle n’avait plus de moyen. Je veux que Marseille la solidarité qu’elle avait quand je suis arrivé, et rappeler que l’humain passe avant tout ».

  • Marseille, collectivité la plus engagée pour l’ONG SOS Méditerranée

    Marseille, collectivité la plus engagée pour l’ONG SOS Méditerranée

    À jamais la première : avec 130 000 euros de subventions, Marseille est la collectivité qui soutient le plus SOS Méditerranée. C’est dans la cité phocéenne que se trouve son siège et que l’Ocean Viking effectue ses départs en mer. La Ville signait, dès 2021 une tribune réunissant 28 collectivités, appelant à soutenir l’association. « Tant que les États européens se soustrairont à leurs devoirs, nous serons là pour nous mobiliser et les rappeler à leurs responsabilités, nous serons aux côtés des citoyennes et des citoyens de SOS Méditerranée pour faire vivre sa mission vitale de sauvetage en mer », écrivaient-ils alors. Cette plateforme rassemble désormais 143 collectivités qui contribuent à financer 9% des missions de l’ONG, le reste étant issu de dons privés.

    C’est ainsi que le Département d’Ille-et-Vilaine a réaffirmé son engagement en votant, le 14 février dernier, une subvention annuelle de 50 000 euros pour l’association, adoptée de façon transpartisane, par 40 des 54 conseillers départementaux. Une subvention de 10 000 euros est également octroyée chaque année, depuis 2021, par le Département de Meurthe-et-Moselle.

    La Région Occitanie, la première et l’une des seules à être mobilisée, avait accueilli à l’automne 2024 les premières assises du droit de la mer et des solidarités maritimes, en partenariat avec le Département de l’Hérault et la Métropole de Montpellier. L’objectif était alors d’« envoyer un message politique fort aux nouveaux élus de la Commission européenne et rappeler qu’il est de notre responsabilité collective de sauver les vies humaines en Méditerranée. Parce qu’il ne saurait y avoir de délit de solidarité », martelait sa présidente, la socialiste Carole Delga.

    Pendant ce temps, le navire poursuit sa mission en Méditerranée. L’Ocean Viking est actuellement en route vers le port de Livourne, dans le nord de l’Italie. À bord, 147 rescapés mis en sécurité à l’issue de deux sauvetages. Autant d’enfants, de femmes et d’hommes qui auraient pu mourir noyés s’ils n’avaient pas été sauvés.