Tag: Marseille

  • Benjamin Pavard a trois mois pour rebondir à l’OM

    Benjamin Pavard a trois mois pour rebondir à l’OM

    Quand il a débarqué à la Commanderie, quelques heures avant la fin du mercato d’été, Benjamin Pavard a immédiatement suscité des commentaires élogieux du côté des supporters.

    Tous avaient encore en mémoire son but exceptionnel, contre l’Argentine, en huitième de finale de la Coupe du Monde 2018, prémices d’un second sacre mondial pour l’équipe de France. Néanmoins, sept années se sont écoulées depuis son exploit. Et le Benjamin Pavard prêté par l’Inter n’était, déjà plus, celui qui rayonnait dans la défense du Bayern.

    C’est à la demande de Cristian Chivu que le Chti a débarqué à l’OM. L’entraîneur des rossoneri ne comptait pas sur lui pour la saison à venir. Alors que l’OM avait besoin d’un nom pour combler le départ précipité d’Adrien Rabiot.

    Spirale négative

    Néanmoins, il n’est pas possible de comparer les deux joueurs. Car, même s’ils portent régulièrement le maillot de l’équipe de France, celui qui a retrouvé le championnat italien en endossant la tunique du Milan AC a définitivement marqué de son empreinte l’an I de Roberto De Zerbi sur le banc olympien.

    Avec dix buts à son compteur, il a été le patron du jeu marseillais et a joué un rôle prépondérant dans la réussite sportive de la saison dernière. Son départ a laissé un vide dans le vestiaire, que Benjamin Pavard n’a pas pu combler.

    Les deux hommes n’ont pas le même caractère. Et si le défenseur a marqué un but dès son premier match avec l’OM, lors du succès 4 – 0 face à Lorient, Benjamin Pavard n’a pas tenu la distance. Il s’est petit à petit éteint, jusqu’à perdre la confiance de Roberto De Zerbi.

    Sa dernière sortie réussie, c’était à Koweit city, dans le trophée de Champions, perdu aux tirs au but face au PSG. Depuis, l’international a suivi le mouvement de son équipe, emporté dans une spirale négative.

    Ses dernières apparitions ont toutes été marquées du sceau du doute. Comme s’il avait perdu ses repères. Jouant soit en latéral droit, soit en axial droit, Benjamin Pavard semble perdu, dans des systèmes qu’il devrait pourtant pouvoir assimiler, du fait de son expérience.

    Pour sa première sur le banc marseillais, Habib Beye lui a fait confiance. Mais, à l’image de la défense olympienne, le voyage à Brest ne l’a pas aidé à sortir la tête de l’eau.

    Désormais, le compte à rebours est enclenché pour lui. Arrivé sous forme d’un prêt avec option d’achat, Benjamin Pavard dispose de trois mois pour renverser la tendance et convaincre l’OM de miser sur lui la saison prochaine. En apprenant que l’Inter ne souhaite pas le conserver, il sait ce qu’il lui reste à faire.

    D’autant plus qu’une autre échéance se précise. Didier Deschamps doit faire ses choix pour les 23 joueurs qu’il amènera au Mondial. Benjamin Pavard en est loin. Mais il peut, encore, en être. Et l’OM peut profiter de cet objectif.

    Pas de supporters lyonnais au Vélodrome dimanche

    C’était malheureusement prévisible, les supporters de Lyon ne sont pas autorisés à se rendre à Marseille dimanche.

    C’est le ministère de l’Intérieur qui a signifié la décision, publiée au Journal officiel jeudi. Ces interdictions sont désormais systématiques à l’occasion des duels impliquant l’OM, Lyon ou encore le PSG.

    C’est aussi un aveu d’impuissance de la part des autorités. Au lieu de chercher des solutions, en concertation avec les intéressés, ces dernières préfèrent cacher la poussière sous le tapis. Ce qui alimente les rancœurs du côté des supporters des clubs concernés par ces interdictions systématiques.

  • Un requiem luthérien à l’Opéra de Marseille

    Un requiem luthérien à l’Opéra de Marseille

    Si différent de celui de Verdi, mais tout aussi incontournable, le Ein deutsches Requiem de Johannes Brahms est l’une des œuvres mémorables du prolifique compositeur allemand. Un requiem qu’il mit du temps à accoucher, amorcé en 1854 après la mort tragique de son ami Schuman, et achevé seulement en quatre an plus tard. Et « lorsqu’il a perdu sa mère, cette cantate funèbre lui est devenue encore plus nécessaire », indique le programme. Cette pièce majeure, qui connaît toujours un grand succès auprès du public, sera dirigée vendredi 27 février à l’Opéra de Marseille par son sensible et dynamique directeur musical, Michele Spotti. Avec un plateau réunissant le Chœur et l’Orchestre de l’Opéra de Marseille, la soprano Camille Schnoor ainsi que le baryton Philippe-Nicolas Martin, ces deux derniers affichant un large répertoire.

    « Enfer où est ta victoire »

    Si l’on a pu dire de Brahms qu’il fut « un homme qui n’avait jamais été jeune », ce Requiem est basé sur des textes de l’Ancien et du Nouveau Testament avec cette conception luthérienne d’une mort redoutée mais acceptée avec humilité et confiance. Du texte de la Bible, Brahms retenu l’aspect poétique et l’œuvre même est romantique dans la composition et l’expression. Le dernier des sept mouvements est une marche vers la paix, la vie qui dit : « Enfer où est ta victoire. » Comme le qualifiait Brahms, un « requiem avant tout humain ».

    Le 27 février à 20h à l’Opéra de Marseille. Entre 10 et 25 euros au 04.91.55.11.10 ou sur www.opera-odeon.marseille.fr

  • Le BUS, projet qui mène en balade à Marseille

    Le BUS, projet qui mène en balade à Marseille

    Le groupe de randonneurs du MNLE 13 prendra dimanche 1er mars le départ à 9h30 au rond-point Anse de la Vieille Chapelle, dans le 9e arrondissement, pour un parcours de 2,7km sur le tracé du projet encore très controversé.

    « Sur les traces du boulevard Urbain Sud dont le tracé devrait détruire 10 ha de nature en ville est la deuxième partie d’exploration proposée par l’association pour se rendre compte sur le terrain des dégâts envisagés », résume Jean-François Gast, président du MNLE 13. Ce projet d’aménagement d’un autre temps de la droite marseillaise est censé fluidifier la circulation entre l’autoroute A50 et le quartier de la Pointe Rouge. Pensé il y a plusieurs dizaines d’années, il se heurte aujourd’hui à l’urbanisation des quartiers Sud qu’il doit traverser ainsi qu’il menace les espaces verts : la pinède du Roy d’Espagne, les jardins familiaux centenaires Joseph-Aiguier et leurs grands arbres, ou le parc de la Mathilde. « Une véritable tranchée sans considération pour les immeubles que le BUS va frôler, sans respect pour les espaces verts traversés », dénoncent les associations environnementales et les collectifs d’habitants, soutenus par la Mairie de Marseille.

    Inscriptions par mail au : comite.mnle13@gmail.com.

  • La Ville de Marseille aide 1 000 jeunes à passer le code

    La Ville de Marseille aide 1 000 jeunes à passer le code

    Aya et Youcef, 16 ans, écoutent attentivement le moniteur d’auto-école. Comme une centaine d’autres jeunes Marseillais pendant ces deux dernières semaines de vacances d’hiver, les deux lycéens ont décidé d’employer leurs matinées à préparer le code de la route. Et ce, gratuitement. Depuis plusieurs années maintenant, la Ville de Marseille offre aux Phocéens de 16 à 30 ans le code dans le but de franchir un pas de plus vers l’obtention de leur permis de conduire. « Ça va, c’est facile, commente Youcef. À la fin de la formation, on peut continuer à nous entraîner sur une application. Quand les moniteurs pensent qu’on est prêts, ils nous proposent de nous inscrire à l’examen du code. »

    En 2024, 500 jeunes ont bénéficié de ce coup de pouce. Le budget de 80 000 euros initialement accordé par la municipalité a été doublé l’année suivante. En 2025, 1 000 jeunes ont préparé l’examen gratuitement. Le même nombre de places sera disponible en 2026.

    Ce dispositif est destiné, en priorité, aux jeunes éloignés des transports. « À Marseille, nous savons que nos transports sont défaillants, déclare Hedi Ramdane, adjoint au maire chargé de la jeunesse. Quand j’étais jeune, je vivais dans le 15e arrondissement et le bus ne passait jamais… C’est toujours le cas. Beaucoup de jeunes n’habitent pas à proximité des trams et des métros. Par exemple, le trajet entre les quartiers nord et le campus de Luminy est aussi long que pour faire Paris-Marseille ! C’est primordial qu’ils puissent se déplacer pour aller étudier et travailler. »

    D’autres critères priorisent l’inscription des jeunes, comme des revenus faibles ou une situation professionnelle qui motive le besoin du permis. « Mais nous ne refusons personne, souligne l’élu. Il y a une liste d’attente et tous les demandeurs seront tôt ou tard répartis sur les différents créneaux. » À noter que les sessions se déroulent pendant les vacances scolaires.

    Habitants du 3e arrondissement, Aya et Youcef vivent proches d’une station de métro, mais ça ne les a pas empêchés d’emprunter ce raccourci vers le graal de la mobilité. « Le permis peut toujours être utile, se projette la lycéenne, pour aller à l’université. » Quant à Youcef, il se voit déjà au volant de sa voiture parcourir les routes de « toute la France ».

    Renseignements et inscription sur le site https://www.marseille.fr/mairie/actualites/code-de-la-route-offert-aux-jeunes

  • Le surendettement grimpe dans le département des Bouches-du-Rhône

    Le surendettement grimpe dans le département des Bouches-du-Rhône

    Sous l’effet combiné de l’inflation et de la montée du chômage, le nombre de dossiers de surendettement, dans les Bouches-du-Rhône, est en hausse de 12%, passant de 4 427 en 2024 à 4 959 en 2025, note la Banque de France dans son bilan, présenté ce jeudi 26 février. Un chiffre supérieur à la tendance nationale (9,8%), mais inférieure au régional (13,6%). Même si, sur dix ans, le phénomène est en baisse d’environ 30%. Une tendance liée aux effets de « la loi Borloo de 2003, qui permet d’effacer la dette, puis de la loi Lagarde en 2010, qui est venue mieux prévenir le demandeur, notamment de crédit revolving », explique Patricia Roche-Ramondy, responsable du service de l’inclusion financière au siège marseillais de la Banque de France.

    Une femme seule, entre 35 et 54 ans, sans personne à charge, locataire ou hébergée à titre gratuit, au chômage ou sans emploi : voilà pour le profil type des personnes, « vulnérables ou touchées par un accident de la vie », qui font appel à l’établissement, dans le département. La part des jeunes, 18-34 ans, qui dépose un dossier, a également augmenté, « plus significativement dans notre département, de 4,6 points », souligne Patricia Roche-Ramondy, passant de 17,5% en 2022 à 22,1% en 2025. À comparer aux +3 points enregistrés au régional et national. « Beaucoup sont arrivés sur le marché de l’emploi sans en trouver et ils ont aussi des habitudes de consommation où ils recourent au crédit fractionné », analyse Denis Lauretou, directeur régional Provence-Alpes-Côte d’Azur de la Banque de France. En clair, la paire de basket payable en trois fois…

    Des « déposants » sous le seuil de pauvreté

    À noter que 42% des demandeurs gagnent moins de 1 122 euros par mois. Pire, « 60,9% des déposants dans le département se situent sous le seuil de pauvreté », détaille Patricia Roche-Ramondy, contre 58,6% en région.

    En regardant de plus près la composition de la dette des ménages qui font appel à ses services, 167 millions d’euros en 2025 (-7% par rapport à 2024), la direction de l’établissement a établi qu’il s’agissait pour 46% de dettes à la consommation, 21% l’immobilier, 31% liées aux charges courantes et autres.

    La solution, c’est l’effacement pur et simple, pour 36% des dossiers. Les personnes en bénéficiant sont « néanmoins inscrites au fichier des incidents de crédits aux particuliers » précise Patricia Roche-Ramondy, et ne peuvent plus bénéficier de prêts pendant 5 ans. En moyenne, 22 481 euros de dette sont effacés par dossier en 2025, exactement comme en 2024. Pour 42% des dossiers, un plan de remboursement est bâti sur une durée maximale de 7 ans, doublé si nécessaire d’un effacement partiel de la dette.

    Ouverte à « toutes les personnes de bonne foi qui se trouvent dans l’incapacité de payer l’ensemble de leurs dettes, charges ou crédit, sans montant minimum, la procédure peut encore faire peur », convient Patricia Roche-Ramondy. Quand « plus de 50% des personnes qui déposent un dossier nous disent qu’elles sont en difficulté financières depuis deux ans, elles essaient de s’en sortir, attendent, parfois se font aider », ajoute-t-elle.

    Pourtant, « recourir au surendettement c’est se protéger », estime Denis Lauretou, l’attestation de dépôt permettant de geler les sommes dues aux créanciers. Et de conseiller de faire appel aux travailleurs sociaux, « nous en avons formé 1 000 en 2025 ». À raison d’une réunion un jeudi sur deux de la commission départementale, le délai pour statuer est d’un mois, quatre pour que le dossier soit traité. On peut venir le chercher au guichet, le déposer, l’envoyer par courrier ou en ligne. Un numéro de téléphone, le 3414, a également été mis en place.

  • Plus de 2 600 candidats sur les listes des municipales à Marseille

    Plus de 2 600 candidats sur les listes des municipales à Marseille

    À dix-sept jours du premier tour des municipales, toutes les cartes sont enfin sur la table. La préfecture a officialisé, ce jeudi soir, les candidatures en lice à Marseille, après la clôture du dépôt des listes à 18h. Dans ce scrutin pour la première fois unifié au niveau de la ville avec la réforme de la loi PLM (pour Paris, Lyon et Marseille) qui met en place un double vote, pour le conseil municipal et les conseils d’arrondissements, ils seront donc huit candidats en lice pour la mairie centrale.

    Parmi les principaux, le député RN de Marignane Franck Allisio s’était déclaré le premier, au mois de juin, suivi en septembre par la présidente (DVD) de la Métropole et du Département Martine Vassal, par le parlementaire LFI Sébastien Delogu au mois de novembre et enfin, en janvier, par le maire (DVG) sortant, Benoît Payan. S’ajoutent l’ancien directeur des relations internationales au Département Erwan Davoux (DVC), le syndicaliste de l’aéronautique Rémy Bazali (LO). Et les deux surprises du jour : la candidature in extremis de l’adjointe écologiste Christine Juste, évincée du Printemps marseillais, et celle du Parti des travailleurs (ex-POID) avec l’enseignante Coralie Raynaud, ancienne candidate aux législatives en 2022 dans la 9e circonscription.

    Pour les huit mairies de secteur, quelque 46 listes ont été déposées, soit au moins 2 622 candidats dans toute la ville. Un nombre qui a chuté par rapport aux 67 listes déposées en 2020. Les 2e et 3e arrondissements en comptent aujourd’hui le nombre le plus élevé avec huit concurrents, tandis que les 11-12 ne comptent que les quatre listes principales.

    414 élus au soir du 2d tour

    Erwan Davoux, qui comptait déposer une liste dans chaque secteur, perd son pari : il ne sera pas présent dans les 4-5, ni dans les 11-12. La diversité des organisations issues des courants trotskystes se ventile sur la ville : Lutte ouvrière est représentée dans les 2-3, les 13-14 et les 15-16, le NPA-Révolutionnaires dans les 2-3, Révolution permanente dans les 4-5. Il faut aussi compter sur la liste menée par Christine Juste dans les 6-8, par Sami Benfers (GRS) dans les 13-14 et une liste Marseille citoyenne menée par le responsable du Rassemblement démocratique du peuple camerounais Hyacinthe Etoundi. Pour qu’il ne reste plus que les 414 élus au soir du second tour, le 22 mars.

    Et aussi

    Trois listes à Septèmes

    L’extrême droite et la France insoumise ont bien réussi à constituer leurs listes à Septèmes-les-Vallons. Smahane Mebarki mènera sa liste « Le Choix de Septèmes » pour LFI, Adrien Duché (UDR) sa liste « Septèmes autrement », face au maire communiste sortant André Molino.

    Le RN a réussi à déposer sa liste au Rove

    Face au maire sortant Paul Sabatino (PCF) et sa liste « Continuons ! », la candidate du RN Laetitia Cangelosi a bien réussi à déposer une liste « Unis pour notre commune ».

    22 communes sans concurrence

    Dans 22 communes sur les 119 que comptent les Bouches-du-Rhône, il n’y aura qu’un seul candidat en lice. Qui n’aura donc pour adversaire que l’abstention, alors que pour la première fois, les communes de moins de 1 000 habitants doivent appliquer la parité.

  • Debout face au péril RN : à Marseille, les retraités CGT réclament du progrès social

    Debout face au péril RN : à Marseille, les retraités CGT réclament du progrès social

    « Les retraités sont porteurs d’une mémoire des luttes sociales. Ils connaissent le recul des libertés que pourrait amener la montée de l’extrême droite au pouvoir. » Sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Marseille, Jean Pugens, membre du bureau de l’Union syndicale des retraités CGT des Bouches-du-Rhône (USR CGT 13), martèle que « les prochaines échéances électorales doivent s’inscrire dans le progrès social ». Et pour cela, l’organisation, « forte de ses 4 600 syndiqués retraités dans le département », mène une opération coordonnée avec des points presse dans toute la région. « Nous tenons à informer la population sur ce que vote l’extrême droite en France. Elle semble vouloir faire le bonheur du peuple, on sait que c’est faux », développe le syndicaliste retraité. Patrice Kantarjian, secrétaire du comité régional CGT Paca, appuie la démarche : « L’extrême droite cible la région pour se développer, avec cette action coordonnée de l’USR, cela montre que la CGT intervient dans le débat public. »

    En clair, le syndicat espère « convaincre le maximum de retraités de ne pas basculer à l’extrême droite », comme le résume Claude Mas, secrétaire générale de l’USR CGT 13. « Les retraités prennent leurs responsabilités comme citoyens, au-delà d’appeler à voter pour les forces progressistes, on a aussi des retraités qui s’engagent dans des listes », développe-t-elle. De quoi faire le lien avec la position de l’Union départementale CGT 13 (UD CGT13) rappelée par le secrétaire de l’organisation, François Canu : « La CGT est indépendante des partis politiques, mais n’est pas neutre, elle a toujours pris ses responsabilités. »

    La marina d’Allisio ne passe pas

    Les syndicalistes prennent des exemples concrets de « l’imposture sociale du RN ». « L’extrême droite vote contre la hausse du Smic à l’Assemblée, elle vote la réduction de 4,9 milliards les dotations pour les collectivités », explique François Canu. Et de prendre un exemple local : « Quand Franck Allisio [candidat RN à la mairie de Marseille, Ndlr.] propose de faire une marina sur le port de Marseille, alors que l’industrie dans le département est déjà en difficulté. C’est la preuve qu’ils ne sont pas dans le camp des travailleurs. » L’UD CGT 13 a justement développé cette position dans un communiqué de presse dans la journée et dénonce : « La transformation des Bassins portuaires de Marseille en marina de la Joliette à la tour CMA révèle une vision fondée sur la spéculation immobilière et des marinas de prestige. » Et pointe une « menace directe sur l’équilibre industrialo-portuaire de la ville et les 17 000 familles qui vivent de cette activité ». Claude Mas conclut : « ça aura un impact négatif sur l’emploi industriel et donc sur les pensions de retraite. L’économie du tout-tourisme ne fait pas vivre. »

  • À Marseille, la liste de droite mise sur les fonds européens

    À Marseille, la liste de droite mise sur les fonds européens

    Jusqu’à 7 milliards d’euros. C’est la somme que Marseille et ses acteurs locaux seraient en mesure d’obtenir grâce à une « captation systématique des fonds européens », selon Romain Simmarano, porte-parole de la candidate Martine Vassal (DVD). « Marseille n’a jamais réussi à véritablement se servir de l’Europe comme elle aurait pu, assure-t-il. Nous avons une situation dans laquelle, de façon chronique, la Ville se passe de gisements de crédits qui permettraient de financer la totalité ou presque des projets municipaux. »

    L’idée est donc d’aller chercher, dans tous les domaines d’action de la municipalité, les financements européens. Ceux-ci peuvent être obtenus soit directement par la Ville, soit par les acteurs locaux en capacité de répondre aux appels à projets lancés par l’institution bruxelloise. « Nous évaluons à 20 millions d’euros par an le montant que la mairie de Marseille peut obtenir dans ses propres caisses, pour ses propres projets, détaille le porte-parole. On estime que 7 milliards d’euros, sur l’ensemble de la prochaine mandature, sont récupérables pour l’ensemble des acteurs du territoire. »

    Trois piliers

    Romain Simmanaro promet qu’il s’agit là d’un objectif rationnel, prenant en compte la possibilité d’échouer face à d’autres villes dans la tentative d’obtention de certains financements. « On ne commencera pas à financer un seul dossier tant qu’on n’aura pas cherché à le financer par des fonds européens. » C’est là l’un des trois piliers de la stratégie de captation de fonds que souhaitent mettre en place les alliés de Martine Vassal, selon Sandra Blanchard, colistière de l’actuelle présidente de la Métropole. Figure aussi : la création d’une mission locale pour encourager « les acteurs associatifs, les entreprises, les opérateurs de ce territoire institutionnel, à déposer des dossiers ». De quoi favoriser un « service d’intérêt général d’initiative privée », s’enorgueillit Sandra Blanchard. La mission locale aura aussi son pendant à Bruxelles, promet-elle. « Deux permanents qu’on recrutera seront placés à Bruxelles pour représenter Marseille au niveau de la scène européenne, se projette Romain Simmarano. L’idée est de permettre d’identifier tous les appels à projets, mais aussi de défendre notre territoire. »

    Les fonds européens sont aussi envisagés comme une ressource financière capable de compenser le « choc fiscal » que Martine Vassal s’est engagé à mettre en place.

  • Evincée du Printemps marseillais, Christine Juste dépose sa liste

    Evincée du Printemps marseillais, Christine Juste dépose sa liste

    Le travail s’est poursuivi jusqu’à 3h du matin pour compiler tous les formulaires. Mais, ce jeudi après-midi, après d’ultimes corrections, l’adjointe sortante Christine Juste, suspendue des écologistes, a bien déposé une liste de 111 noms, étiquetée divers écologistes, pour la mairie de Marseille, après avoir déposé celle pour la mairie des 6e et 8e arrondissements, dans la matinée.

    Deux jours plus tôt, elle avait découvert son éviction du Printemps marseillais. « J’ai eu quelques heures de stupéfaction, reconnaît-elle. J’avais le choix soit de reprendre, soit d’arrêter. Mais on ne peut pas passer d’un engagement 24h sur 24 à du jardinage. » Elle estime avoir payé pour la lettre adressée par des élus écologistes marseillais à la direction de son parti, qui accusait Benoît Payan d’avoir « volé la victoire » de Michèle Rubirola. « Juin 2025 se paye en mars 2026 », souffle-t-elle. Mais il lui est aussi reproché d’avoir apostrophé le directeur de cabinet en maire des 6-8, Gwenaël Richerolle, en disant que « s’il avait été là pendant la guerre, il aurait vendu des juifs aux Allemands ». « Je regrette ces propos, mais il faut avoir l’historique », se défend-elle.

    La constitution express de la liste a été rendue possible par un rapprochement avec le conseiller métropolitain délégué à la propreté (DVD) Jean-Yves Sayag (4e sur la liste), qui n’avait pas été retenu sur la liste de Martine Vassal, et surtout l’adjoint (GRS) aux taxis Sami Benfers (110e), qui s’est lancé depuis septembre dans les 13-14 avec sa propre liste et a apporté le gros des troupes grâce à son collectif Ambition citoyennes. S’ajoute aussi l’élue écologiste Zoubida Meguenni (3e). « Nous avons une vision en symbiose pour Marseille, nous irons jusqu’au bout », promet Jean-Yves Sayag, après les nombreuses pressions pour empêcher la création de la liste. « Étant donné les coups de fil que nous recevons, nous devons inquiéter un peu », rit Christine Juste.

    « Soviet suprême »

    « Nous sommes des gens de rassemblement, pas des gens de l’entre-soi », affirme pour sa part Sami Benfers, qui estime que « le Printemps marseillais gagnerait à s’élargir beaucoup plus ». Si certains ont cet esprit d’union, « il y en a d’autres qui fonctionnent comme au Soviet suprême », attaque-t-il. « Face au risque de voir gagner le RN dans la 2e ville de France, cette initiative solitaire de division est irresponsable, réagissent les écologistes. Nous appelons au rassemblement derrière le Printemps marseillais. Aucune voix ne doit manquer. » Christine Juste, elle, promet : « Peut-être on fera le castor » pour faire barrage au second tour.

  • À Marseille, la liste Delogu dévoilée

    À Marseille, la liste Delogu dévoilée

    Dans la liste « Marseille fière et populaire » dévoilée ce jeudi, conduite par le député Sébastien Delogu, on retrouve de nombreux fidèles de La France insoumise et les principales figures déjà choisies par le mouvement mélenchoniste pour mener bataille dans les secteurs municipaux.

    On y retrouve aussi, en 3e position, Sébastien Barles, adjoint écologiste au maire de Marseille, exclu de son parti pour avoir fait le choix de monter le collectif Vaï, insoumis-compatible, et sa compagne, la conseillère départementale Nouriati Djambaé, en 8e position. Le militant LGBTQIA+ Alexandre Rupnik, élu écologiste de secteur et ex-candidat de la Nupes, apparaît en 27e position, tandis que la militante de la cause palestinienne Régine Fiorani est en 50e position.

    Annoncé en « position éligible » par l’équipe de campagne, le coordinateur national de la France insoumise, Manuel Bompard, est également candidat au 29e rang.

    La liste complète :

    1. DELOGU Sébastien

    2. HARTPENCE Paola

    3. BARLES Sébastien

    4. BIJAOUI Léa

    5. BENSAADA Mohamed

    6. DIETHELM Victoire

    7. TROCMÉ Imrane

    8. DJAMBAE Nouriati

    9. BRUNEAU Axel

    10. IROUCHE Sihem

    11. CORONADO Sergio

    12. DEWEERDT Charlotte

    13. MANSRI El Hocine

    14. SEVIN Kalila

    15. CHAMPION Maxime

    16. GAUDIN Anne-Laure

    17. BOURNEUF Aurélien

    18. IEHL Corinne

    19. BENNAHMIAS Antoine

    20. MEGHRAOUI Myriam

    21. ABDALLAH SALIM Alladine

    22. BENDAOUADJI Inès

    23. FEIX Alexis

    24. ESTEVENS Mouriès Maria

    25. OUACHANI Radhouane

    26. BOINAHERI Rabyata

    27. RUPNIK Alexandre

    28. HESKIA Florence

    29. BOMPARD Manuel

    30. MÉOUCHY Elise

    31. ALI SAID Hassan

    32. DELAUBIER Anne-Marie

    33. DIAS-LACHÈSE Dominique

    34. DUPUY Julie

    35. PRUVOST Bernard

    36. BAKRI Katia

    37. ESPI Frédéric

    38. SONCIN Lisa

    39. TRACOL Samuel

    40. RIPOSATI Daisy

    41. GEISSER Vincent

    42. VOYER Valerie

    43. BENHADDI Salim

    44. BROCHART Eve

    45. MOIROUX Xavier

    46. ESCOT Magalie

    47. LAHMER Samy

    48. MURAGLIA Magali

    49. PEPE-CAHUAC Lucas

    50. FIORANI Régine

    51. AGULLO Olivier

    52. MARTIN Laure

    53. ILLOUL Dorian

    54. MAZMOUR Rhizlane

    55. PINEAU Blaise

    56. SAI Ratiba

    57. AÏN-ESTABLET Vincent

    58. BURO Chantal

    59. SIMON David

    60. HEBBACHE Yasmina

    61. HAJJAJ Alain

    62. HAKIMIAN-PEREZ Lola

    63. BELAROUSSI Mohamed

    64. DALLIER Djamilla

    65. IMBERT Paul

    66. BERRICHE Karima

    67. BRECHET Pierre

    68. HRAGUA Donia

    69. MAROUANE Abderrahmane

    70. NAUROY Manon

    71. BLACHE Philippe

    72. YACOUB Nadine

    73. BELHADJ Benjamin

    74. MAZRHI Fayrouz

    75. AGEORGES Guillaume

    76. GIALLO Jacqueline

    77. BAREK Foukad

    78. MARCHAL Lucie

    79. YOUNÈS Amine

    80. COSMA Marie

    81. JOURDAN David

    82. AOUNALLAH Habiba

    83. RIGAULT Nicolas

    84. CHEVALLIER Sylvie

    85. TOSOLINI Matthias

    86. PREYNAT Leslie

    87. BA Cheikh-Oumar

    88. AMAMI Sihem

    89. FINETTE Charly

    90. BORDIER Gabrielle

    91. BOLZER Nicolas

    92. SIRE Floriane

    93. FALEK Khaled

    94. VALADEAU Hélène

    95. CHERBERO Pierre

    96. Dreyfus Valérie-Elvina

    97. CLAUSSE Quentin

    98. RABINE Alice

    99. AZIZ Otmane

    100. OLLIER Claire

    101. BILLOIS Julian

    102. VEINBERG Véronique

    103. DESCAMPS Lionel

    104. HUILLE Aminda

    105. CHEMINAL Luc

    106. KHELIFI Heinda

    107. GARIN Michel

    108. DIAZ Estelle

    109. TIMRICHT Rabah

    110. MARX Laura

    111. ESCOBAR Rolland