Tag: Marseille

  • Contrer l’extrême droite au menu de l’assemblée de Solimut

    Contrer l’extrême droite au menu de l’assemblée de Solimut

    Autour de la table, ce mardi matin, trois personnalités étaient réunies pour échanger au sujet de la montée de l’extrême droite : Fatima Mostefaoui, conseillère municipale déléguée à la délinquance et conseillère d’arrondissement des 13-14 à Marseille, Cole Stangler, journaliste franco-américain spécialiste de la politique américaine et Carole Hazé, présidente de la Fédération des mutuelles de France.

    La table ronde était organisée dans le cadre de l’assemblée générale de la mutuelle Solimut, dont le siège est basé à Marseille. Le matin même, les délégués venus de toute la France mettaient à jour la « charte morale » de cette mutuelle présentée par Carole Hazé, son ancienne présidente, comme « féministe et antiraciste ». Cette table ronde, dans la continuité des échanges, était animée par Léo Purguette, président et directeur éditorial du journal La Marseillaise. Le public, constitué uniquement de salariés ou élus de Solimut, est « déjà convaincu. Ce n’est pas un public qui va voter pour le RN à la prochaine élection », confie un employé de la mutuelle. Néanmoins, les sujets abordés représentent des piqûres de rappel nécessaires quant au risque de l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir.

    Quelles solutions

    face au RN ?

    La table ronde mêlait donc trois voix. L’élue municipale Fatima Mostefaoui, d’origine algérienne, qui a grandi dans le 15e puis le 14e arrondissement de Marseille, raconte son expérience face au racisme : « J’ai appris jeune qu’il faut tenir tête. », L’élue rappelle également que « les premières victimes du RN, c’est nous ».

    Carole Hazé souligne ensuite les enjeux politiques que constitue l’élection de 2027 : « On constate une inversion du barrage républicain. L’extrême droite, c’est un marché de dupes. La société s’est individualisée, les gens manquent de lien social. Le RN, lui, veut augmenter les inégalités et favoriser le patronat. » Pour elle, il faut recréer des espaces de rencontres « entre toutes les strates sociales, pour endiguer la recrudescence du racisme ».

    Le journaliste américain Cole Stangler, auteur de l’enquête Le miroir américain, offre quant à lui une approche parallèle entre la politique en France et aux États-Unis. « Le recul du syndicalisme a fait progresser l’extrême droite américaine. Les syndicats sont des instances aux valeurs antiracistes, un vrai rempart à l’extrême droite. »

    La mise en commun, l’échange direct – et non à travers la seule parole politique ou les médias – sont autant de leviers qui, aux yeux des trois invités, permettraient d’inverser la tendance de la montée du Rassemblement national.

  • [Procès Félix Bingui] Mohamed H. , un « Pirate » qui la joue profil bas

    [Procès Félix Bingui] Mohamed H. , un « Pirate » qui la joue profil bas

    Casier, parcours professionnel, personnel… À la barre de la 7e chambre du tribunal correctionnel de Marseille, ce mardi 19 mai, deuxième jour de procès du clan Yoda, les co-prévenus défilent, sous le feu des questions de la présidente qui tente d’en savoir plus sur leur profil. Après Félix Bingui, présenté par les enquêteurs comme le chef de la bande la veille, et qui a consciencieusement nié en bloc toute implication dans le narcotrafic, est venu le tour de Mohamed H., dit le « Pirate » présumé bras droit du « Chat », qui aurait été en charge du ravitaillement en cannabis du réseau.

    Il fait plus que profil bas, rendant ses réponses inaudibles malgré les demandes réitérées de la présidente de hausser le ton et de parler dans le micro. À 33 ans, mis en examen pour trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs et blanchiment d’un délit de trafic de stupéfiant, il comptabilise neuf mentions à un casier judiciaire démarré en 2012, avant de passer en cours d’assises trois ans plus tard. Aujourd’hui au RSA, papa d’un petit de 3 ans qu’il n’a pu reconnaître, il tente de justifier ses allers-retours en Algérie, à Dubaï, en Thaïlande durant le temps de l’enquête, menée de 2021 à 2023.

    Un discours

    de circonstance ?

    S’il a traversé la Méditerranée, c’est en raison de sa séparation avec sa compagne et pour suivre une formation « sur la promotion immobilière. » Mais « cela n’existe pas en France ? Vous vivez de quoi à Oran ? », questionne la présidente, qui s’inquiète de savoir comment il se logeait sur place. « J’avais peu de moyens, mais des économies et puis aussi [le gain de] paris sportifs », lui lance-t-il. De quoi financer aussi des séjours au ski. « Il y a beaucoup de gens qui ont des économies monsieur dans ce dossier, vous avez les justificatifs de ces gains ? » rétorque la présidente, face à un prévenu bien en peine de lui répondre.

    Dubaï, où il a pourtant le titre de résident confirme-t-il, c’était au départ pour un mois de vacances. Avant de trouver un emploi de serveur par le biais d’un ami. Où alors c’est pour y faire des escales, dans le cadre de vacances en Thaïlande. Mais il en est revenu après avoir « réfléchi 6 mois », déplorant le niveau du loyer.

    Confus, dans un chuchotement, il évoque la gestion de magasins, la vente de cigarettes, des activités de taxi, dit miser sur son BEP carrosserie obtenu à l’âge de 18 ans, qu’il n’a pas terminé faute de stage pratique pour l’avenir.

    « En France, je souhaite assumer pleinement mon rôle de père », balance-t-il devant une présidente dubitative. Ses demandes de levée des obligations de contrôle judiciaire, refusées, et de pouvoir retourner dans les Bouches-du-Rhône, c’est pour « mon fils », insiste-t-il. « Ce n’est pas de circonstance ce discours-là ? Cela a beaucoup évolué dans le temps », constate-la présidente. Sur son parcours judiciaire, il se dit influencé. « J’étais mineur, j’ai eu de mauvaises fréquentations, mais j’ai essayé de trouver du travail », avance-t-il.

    Quand le procureur lui demande des précisions sur son rôle éventuel dans une affaire en date de 2010, dans laquelle Félix Bingui a été désigné notamment comme numéro 2 de la bande des Carmes, il réfute avoir été ravitailleur, assurant que ce dernier était son ami du point de vente. Son avocat, Gaëtan Poitevin, en rajoute une couche : « On essaie de vous associer à ce dossier où cette affaire ne serait que la continuité de la bande des Carmes et un trafic généralisé. »

    Et d’insister sur la bonne volonté de son client qui, après une consommation de cannabis importante, ne fume plus. Il faudra attendre les débats sur le fond de l’affaire, prévus pour la fin de semaine prochaine le concernant, pour rentrer dans le vif du sujet…

  • Amine Kessaci élu à la tête de Marseille Habitat

    Amine Kessaci élu à la tête de Marseille Habitat

    « Sil a 22 ans et est très certainement le plus jeune président des bailleurs sociaux du pays, il a beaucoup d’ambition pour les habitants », promettait le maire (DVG) Benoît Payan. Ce mardi matin, sans surprise, c’est le 4e adjoint (EELV) au maire de Marseille, Amine Kessaci, qui a été élu à la tête de Marseille Habitat, le bailleur social de la municipalité, prenant la succession de l’ancienne adjointe (PS) à la politique de la ville, aujourd’hui chargée de l’urbanisme, Audrey Gatian.

    « J’ai conscience de toutes ces problématiques, conscience de tout ce que cela implique pour notre ville », assurait le jeune militant écologiste face au conseil d’administration largement renouvelé. En rappelant son enfance dans les logements sociaux de Frais Vallon (13e). « Toute ma vie, j’ai aidé mes parents, mes voisins, à écrire des courriers l’hiver pour dire qu’on avait froid, que l’eau chaude ne fonctionnait pas, que les ascenseurs étaient en panne », témoignait-il, en promettant qu’il saura « répondre au téléphone, me déplacer, aller rencontrer et aussi trouver les solutions lorsque cela sera nécessaire, aller chercher des moyens ».

    Rénovations urbaines

    Au moment de présenter sa candidature, le maire Benoît Payan prend le temps aussi de saluer le travail déjà réalisé lors de la précédente mandature, « un premier mandat de consolidation », avant de promettre de faire de la société d’économie mixte « un exemple en France ». Certes, le passé n’est jamais loin : le procès en appel des effondrements de la rue d’Aubagne se tiendra à partir du 2 novembre, avant l’audience en septembre 2027 sur les intérêts civils.

    Mais d’autres chantiers majeurs ont déjà été engagés. « Marseille Habitat est un bailleur qui répare, engage de nouveaux chantiers, des démolitions d’immeubles », brosse rapidement Amine Kessaci, évoquant la cité Kallisté, ancienne copropriété reprise par la société d’économie mixte où a été engagée la démolition, en février, du bâtiment G (notre édition du 18/02), ainsi que Félix-Pyat où doit être démolie la tour B. Autre chantier en coulisse, la recapitalisation du bailleur social, dont le conseil municipal avait déjà approuvé le principe, en décembre dernier, à hauteur de 22,5 millions d’euros afin de mener à bien son plan stratégique patrimonial pour notamment rénover 59 immeubles. La Ville doit apporter la moitié des fonds, reste aux actionnaires minoritaires 
    -Caisse d’Épargne, Action logement et la Caisse des dépôts- à se prononcer.

    Surtout, le jeune militant contre le narcotrafic espère faire de Marseille habitat le fer de lance pour reloger les familles de victimes. « Nous allons mettre tous les acteurs autour de la table pour expliquer l’urgence de reloger ces familles et donc de créer un contingent spécifique dédié à leur relogement », explique-t-il, en précisant que le bailleur marseillais ne portera pas seul cette responsabilité.

  • Fraude sociale : un patron ne déclarait rien ni personne

    Fraude sociale : un patron ne déclarait rien ni personne

    Un entrepreneur du bâtiment a été condamné, lundi à Marseille, pour avoir dissimulé l’emploi de trois salariés entre juillet 2020 et décembre 2022 sur ses chantiers de maçonnerie générale et de gros œuvre. « C’est un tropisme des procédures de travail dissimulé avec des prévenus absents qui continuent encore et toujours à faire pousser des sociétés ! », a déploré la procureure de la République, Anne-Sophie Larrouy.

    Gravité particulière dans un secteur accidentogène

    Erhan F., patron turc de 34 ans, qui ne s’est pas présenté à l’audience, a écopé lundi de 8 mois d’emprisonnement avec sursis et de 10 ans d’interdiction de gérer, conformément aux réquisitions du parquet. La présidente a qualifié les faits d’une « gravité particulière eu égard à l’activité accidentogène du secteur du bâtiment » et a ordonné la diffusion de la condamnation pendant un an sur le site du ministère du Travail.

    « Pas de déclaration à l’Urssaf. Aucune déclaration salariale. Aucune comptabilité déposée car il n’a aucun document comptable. Il s’est versé 21 510 euros, mais n’a déclaré que 2 000 euros de revenus par an. Convoqué, il a quand même reconnu avoir payé ses salariés en espèces. C’est tellement facile de créer des sociétés sans en avoir les compétences », a observé la présidente de la 6e chambre correctionnelle de Marseille, Stéphanie Donjon.

    « Sa fibre entrepreneuriale est dangereuse »

    La plainte de l’Urssaf déposée en novembre 2023 fait suite l’indifférence du prévenu au contrôle diligenté au vu de la distorsion entre ses revenus déclarés infiniment modestes – 2 000 euros par an – et son chiffre d’affaires que trois agents de l’Urssaf ont dû reconstituer à partir des données bancaires et des versements à des sous-traitants. Il en ressort une masse salariale de 42 000 euros sans déclaration sociale correspondante.

    Atteinte à la solidarité nationale

    « En deux ans, il n’a déclaré que 4 118 euros de salaire. Il s’en moque que tout le monde cotise pour tout le monde. Sa fibre entrepreneuriale est dangereuse », a dit la procureure. Si la société Provence Avenir Étanchéité a été radiée, le prévenu demeure gérant de Sud Sol Chape et apparaît en filigrane de la société Firtina Concept Bâtiment en redressement judiciaire. « Il continue encore et toujours et une situation d’inéquité pour les employeurs qui déclarent. »

    Partie civile, Me Luna Bayoumi rappelle que l’Urssaf défend ici « l’intérêt général en ce qu’elle collecte les ressources de la majorité des organismes de protection sociale qui financent nos prestations de santé, nos retraites ».

    Il ajoute : « Je souligne la gravité des faits qui portent atteinte à l’entièreté du système de solidarité nationale. Pour le prévenu, ce n’est pas grave, d’ailleurs, il n’est pas là aujourd’hui. Il n’a jamais retiré la mise en demeure que nous lui avons adressée, ce qui augmente l’impression qu’il n’a que faire de la Justice. Et en plus, il y a une autre procédure incidente ouverte sur une autre société contrôlée. »

  • Emplois, salaires : la CGT Orange voit rouge

    Emplois, salaires : la CGT Orange voit rouge

    Beaucoup de signaux négatifs et peu d’avancées sociales positives pour les salariés du premier opérateur télécom français.

    Ce mardi, plusieurs dizaines de travailleurs d’Orange se réunissaient sur la place de la Joliette, à Marseille. « En parallèle d’une assemblée générale des actionnaires à Paris, on a décidé de faire un mouvement de grève et d’actions avec des rassemblements partout sur le territoire », campe Olivier Néri, secrétaire général de la CGT FAPT Télécoms 13. L’objectif de la mobilisation est limpide : « On veut mettre la pression sur la direction et les actionnaires sur plusieurs sujets. »

    Guillaume Lamourette, secrétaire départemental de l’organisation, précise : « On veut demander des comptes : encore une fois, on a une année record de bénéfices et des NAO (négociations annuelles obligatoires) qui ne sont pas à la hauteur. On nous a baissé l’intéressement et la participation, par contre, ils augmentent les dividendes aux actionnaires ! » Les syndicalistes ont un exemple parlant : « On est la seule entreprise des télécoms à ne pas avoir de 13e mois alors que ça fait 20 ans qu’on réalise plusieurs milliards de bénéfices chaque année ! » Forcément, ça ne passe pas vraiment quand l’entreprise engrange plus de 3 milliards en 2025 : « Mettre en place un 13e mois couterait 300 millions d’euros pour l’ensemble des salariés du groupe ! »

    D’autant que cette colère sur les salaires s’accompagne d’inquiétudes de plus en plus grandissantes sur la question de l’emploi. Surtout lorsque la vente de SFR, l’un des quatre acteurs des télécoms en France, se profile. « Orange, Free et Bouygues vont mettre plus de 20 milliards sur la table pour racheter SFR. Ils veulent se partager le gâteau : le réseau, les clients, les infrastructures… », explique Guillaume Lamourette. Avant de tonner : « Mais aucun des opérateurs ne parle des salariés de SFR. On revendique que les personnels fassent partie de la reprise par le consortium : il ne faut pas les laisser à la rue ! »

    Un datacenter à Saint-Mauront ?

    Et le deal à venir, ou pas, pour SFR, n’est que la partie émergée de l’iceberg. « Solution 30, une entreprise qui faisait le déploiement de fibre comme sous-traitant, est en redressement judiciaire. On revendique aussi l’intégration de leurs personnels », poursuit Guillaume Lamourette. Il pointe également certaines orientations d’Orange jugées préoccupantes. « Orange, via le nouveau dispositif “Orange Drone Guardian”, se positionne sur les drones de surveillance pour sécuriser des sites ou même des territoires. La cyberdéfense prend une place de plus en plus importante dans l’entreprise. » Et Olivier Neri s’inquiète aussi de la présence accrue de l’intelligence artificielle (IA) dans leur quotidien : « Ils mettent en place une IA pour organiser le planning des techniciens et une autre pour remplacer les téléconseillers des plateformes téléphoniques. » De quoi questionner alors qu’un vaste projet de réorganisation de l’entreprise, nommé « regain », est en cours d’élaboration du côté de leur direction depuis plusieurs mois.

    Une fois que la CGT met tous les éléments bout à bout, le constat est sans appel : « Notre directrice générale [Christel Heydemann, Ndlr.] a dit en commission parlementaire que l’objectif est de passer à 35 000 salariés d’ici 2030, alors qu’on est 68 000 aujourd’hui », assure Guillaume Lamourette.

    Localement, la CGT tient à alerter particulièrement sur la situation du site de Saint-Mauront, dans le 3e arrondissement. « On aimerait avoir la vérité sur ce que veut faire l’entreprise du site de Saint-Mauront », martèle Guillaume Lamourette. Quand Olivier Neri s’inquiète de l’avenir concret du site : « Le directeur, la semaine dernière, nous annonçait que le site est bien toujours à nous et qu’ils vont y faire un datacenter. » Si le conditionnel est de mise, pas de quoi satisfaire le syndicat, qui réclame un retour des salariés sur place et s’oppose à sa fermeture en tant que site majeur d’Orange dans la région.

  • Bruno Schiavo désigné titulaire pour le bus d’Or

    Bruno Schiavo désigné titulaire pour le bus d’Or

    C’était l’heure de l’affrontement au Centre bus de La Rose. Ce mardi se disputait la finale interne à la RTM afin de désigner le titulaire pour le challenge « bus d’Or » à Paris. Un duel disputé entre la jeunesse d’Aymen Allouache ( 20 ans ) du centre bus d’Arenc, lauréat du concours du meilleur jeune conducteur de France lors des Worldskills 2025, et l’expérience de Bruno Schiavo (49 ans), du centre bus La Rose, vainqueur de la première phase de sélection. Ils ont d’abord passé un exercice de conduite dans la matinée avant d’effectuer une épreuve dite en ligne, sur le terrain, dans l’après-midi. C’est Bruno Schiavo qui a été désigné titulaire pour le bus d’Or.

    Des ambitions de victoire à Paris

    Les deux conducteurs sont donc directement qualifiés pour la finale nationale à Paris. « On a deux très bons candidats avec le meilleur jeune conducteur de France (Aymen Allouache) et Bruno Schiavo qui est très expérimenté avec la double casquette de formateur. On essaye de mettre toutes les chances de notre côté et on ne monte pas à Paris pour être figurant », annonce Nicolas Covarel, directeur d’exploitation de la RTM, en charge d’organiser l’épreuve du jour.

    La finale se déroulera du 9 au 11 juin, à Paris. « Si je peux conduire à Marseille, je pense pouvoir conduire de partout. On n’a pas à rougir, on va monter sans pression dans la capitale », déclare Aymene Allouache. Bruno Schiavo complète : « On va à Paris avec détermination, on veut faire quelque chose de bien. On a une bonne équipe, de bons coaches. »

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Anthony Goncalves

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Anthony Goncalves

    Santé, prévention, inégalités, actualité marseillaise, nouveau fonctionnement de la Métropole…

    À vous la parole ⬇️

  • Marseille : la RTM en route pour le « bus d’Or »

    Marseille : la RTM en route pour le « bus d’Or »

    La Régie des Transports Métropolitains (RTM) a organisé, ce mardi 5 mai, sur le site du dépôt de la Rose à Marseille, un challenge interne pour désigner le conducteur qui représentera l’entreprise lors de la prestigieuse compétition nationale du « Bus d’Or 2026 », du 9 au 11 juin à Paris. Une sélection qui a eu lieu en présence de la nouvelle présidente de la RTM, Samia Ghali et du directeur Hervé Beccaria. La première place est revenue à Bruno Schiavo du Centre bus la Rose. Il rencontrera désormais Aymene Allouache, du Centre d’Arenc qui a remporté le concours du meilleur jeune conducteur de France lors des WorldSkills 2025, pour une finale décisive qui désignera le représentant RTM au Bus d’or.

  • Les lycéens de la région restituent leurs travaux sur la Shoah

    Les lycéens de la région restituent leurs travaux sur la Shoah

    Au lycée Adam-de-Craponne, à Salon-de-Provence, le projet pédagogique retenu a été celui d’un format du type « C’est pas sorcier » au sujet des femmes des Sonderkommando, ces déportées chargées de faire fonctionner les fours crématoires des camps de concentration durant la Seconde Guerre mondiale. « Nous avons travaillé, sur l’année, à partir des cahiers nouvellement édités d’Alter Fajnzylberg, militant juif communiste interné à Auschwitz, rescapé des Sonderkommando », rapporte Nathalie Dupont, professeur de lettres de terminale.

    Depuis 2015, 47 000 lycéens ont bénéficié du dispositif « Mémoire et citoyenneté », financé par la Région Sud. Ce travail de mémoire sur l’univers concentrationnaire est mené sur l’année scolaire par les enseignants avec les élèves, en lien avec des historiens et des auteurs.

    Un voyage d’étude « vraiment marquant »

    Le parcours « hors les murs » débute au camp des Milles, ancien camp d’internement et de déportation, situé à Aix. Les lycéens se rendent ensuite au Mémorial de la Shoah et au Panthéon à Paris, avant de se déplacer en Pologne, au camp d’Auschwitz-Birkenau, pour un « voyage d’étude ».

    « Ça a créé une dynamique de classe forte, c’était touchant », confie Margaux, en classe de terminale générale au lycée Adam de Craponne. « Nous étions au camp d’Auschwitz en janvier, ce qui nous a permis de voir à quel point les conditions étaient terribles. C’était vraiment marquant », conclut-elle.