Tag: Marseille

  • Des balades poétiques et littéraires dans la ville

    Des balades poétiques et littéraires dans la ville

    Ainsi, au gré de textes d’auteurs plus ou moins connus, mais aussi de musiques et d’images d’archives en lien avec le quartier mis à l’honneur, vous cheminerez entre le XIXe et le XXe siècle. L’occasion de découvrir les dancings du début du XIXe siècle, des récits de Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, ou encore ces témoignages oscillant entre joies et misères, des punaises de lit aux nuits à la belle étoile.

    Juliette effectue un long travail de recherche pour construire chacune de ses balades. « Il me faut plusieurs mois pour construire une balade.Elle se met en place au fil de mes lectures ou de mes trouvailles, avec toujours l’objectif et l’envie de faire participer le public », continue la guide.

    Une balade le 22 mars

    Elle ajoute : « Certains textes ou parties historiques font appel aux souvenirs des participants ou à des histoires que leur a racontées leur famille. La visite se transforme alors en moment de partage. C’est aussi ça l’intérêt. »

    La prochaine balade, consacrée elle à la Plaine, en passant par le Camas pour se terminer à la Conception, est prévue le dimanche 22 mars, à la même heure. Là encore, il s’agira de découvrir l’histoire des quartiers à travers des textes d’auteurs tels qu’Alexandre Dumas, Jean Giono ou encore Arthur Rimbaud.

    Pour réserver votre balade envoyer un mail à lesbaladesdejuliette@gmail.com

    Entre 13 et 16 euros la place.

  • [Marseille] Tour d’horizon des enjeux secteur par secteur

    [Marseille] Tour d’horizon des enjeux secteur par secteur

    1er secteur (1er et 7e arrdts.)

    La maire (GRS) sortante Sophie Camard qui conduit la liste du Printemps marseillais retrouve face à elle que des grosses têtes : Romain Simmarano le porte-parole (Ren) de Martine Vassal pour la droite, l’écologiste Sébastien Barles (LFI), Clémence Parodi (RN), et Erwan Davoux (SE).

    2e secteur (2e et 3e arrdts.)

    Avec huit listes, ce fief de la gauche, où Benoît Payan a été élu en 2020, est le plus fourni de la ville. La plus grosse opposition pour le maire sortant (PS), Anthony Krehmeier, devrait venir de la France insoumise (Abdallah Salim Alladine). À droite la vétéran, Solange Biaggi peut tirer son épingle du jeu. Le RN sera représenté par Marie Bermejo (RN/Allisio). Isabelle Bonnet (Lutte ouvrière), Juliette Coleou (NPA), Hyacinthe Etoundi (Marseille citoyenne) et Elisabeth Said (Marseille pour tous) complètent le tableau.

    3e secteur (4e et 5e arrdts.)

    Dans les 4-5, un secteur qui a basculé à gauche depuis 2020, le maire (EELV) sortant Didier Jau trouve face à lui Bruno Gilles, l’ex-député-maire (Hor). L’Insoumise Léa Bijaoui et Mathilde Lanté (RP), dont la liste « Reprendre Marseille aux riches » a mené une dynamique campagne, joueront les arbitres. Le RN (Battesti) ne devrait pas exister.

    4e secteur (6e et 8e arrdts.)

    Depuis l’élection du Printemps marseillais en 2020, ce fief historique de la droite, terre d’élection de Jean-Claude Gaudin, a confirmé son basculement à gauche en élisant un député socialiste en 2024. La maire sortante Olivia Fortin (Mad Mars) aura face à elle Catherine Pila (LR) et une figure de l’extrême droite, Jean-Baptiste Rivoallan (RN, ex-LR). Christine Juste (ex-EELV) pourrait coûter des voix au PM, plus que Victoire Diethelm (LFI). Maximilien Touat (DVC) est aussi sur la ligne de départ.

    5e secteur (9e et 10e arrdts.)

    En l’absence de Lionel Royer-Perreaut, élu en 2020, les cartes sont rebattues dans ce secteur où la crainte d’une victoire de l’extrême droite (Eléonore Bez) est forte. La droite a envoyé Laure-Agnès Caradec, la présidente des LR 13, et Benoît Payan a investi Pierre Huguet (G.s). Chez LFI, Myriam Meghraoui espère mobiliser les quartiers populaires. Stéphanie Brun est la candidate de Davoux.

    6e secteur (11e et 12e arrdts.)

    Gros risque d’extrême droite sur ce secteur qui a élu en 2024 une députée RN inconnue. Ce n’est pas pour rien si Olivier Rioult (ex-LR), porte-parole de Franck Allisio, s’y présente. L’équation dépendra du niveau du maire sortant (LR), Sylvain Souvestre. Si la chute de la droite lui est fatale, Yannick Ohanessian (PS) pour le Printemps marseillais pourrait espérer un second tour. Là encore, la mobilisation derrière Radhouane Ouachani (LFI) est l’inconnue.

    7e secteur (13e et 14e arrdts.)

    Sept listes sont en course sur cet ancien bastion de la gauche, et Marion Bareille, la maire (DVD) sortante aura fort à faire. Face à elle, à sa droite, Nora Preziosi (DVD), et sa prédécesseure, Sandrine D’Angio (RN). à sa gauche, la populaire Tina Biard-Sansonetti (PS) pour le Printemps marseillais, Sami Benfers (SE), élu à droite en 2020 avant de rejoindre les bancs de gauche, Mohamed Bensaada (LFI) qui retente sa chance après plusieurs échecs, et le trotskiste Frédéric Gourc (LO).

    8e secteur (15e et 16e arrdts.)

    À l’extrême nord, le combat s’annonce épique à gauche, dans le fief de Samia Ghali (DVG) où Sébastien Delogu est élu député depuis 2022. C’est Rabyata Boinaheri qui représentera LFI. La droite (Gérard Blanc) ne devrait pas trop exister mais le Rassemblement national (Charpentier) est en embuscade.

  • [Marseille] Les blocus lycéens se poursuivent contre la baisse des dotations horaires

    [Marseille] Les blocus lycéens se poursuivent contre la baisse des dotations horaires

    Ce vendredi au matin, le lycée Montgrand n’a pas ouvert ses portes. Déjà bloqué le 11 mars par les lycéens, après un mouvement de grève massif des enseignants le 10 mars, les élèves ont remis le couvert. Cette fois-ci, « les lycéens, rassemblés en assemblée générale, ont voté démocratiquement la poursuite du blocage », raconte Angèle, élève de première et militante au syndicat Mouvement national lycéen (MNL). « Nous soutenons leur initiative », indiquent Caroline Roux, Violaine Vandepoorter et Sophia Banoudi, professeures d’histoire-géographie et de français. « Il faut que nos mobilisations convergent, continuent-elles, car avec la perte de 100 heures de notre dotation les conditions d’enseignement, pour nous, et d’apprentissage, pour eux, ne seront plus les mêmes. » Les trois enseignantes craignent par exemple « la suppression des groupes de langues et d’accompagnement personnalisé » et anticipent « qu’il sera compliqué de repérer les difficultés des élèves dans des classes de 32 ».

    Des heurts avec la police

    Au lycée Artaud, les lycéens ont aussi enchaîné un blocus les 12 et 13 mars, avec près de 200 élèves mobilisés selon la préfecture de police. Alors que l’action de la veille s’était déroulée pacifiquement, les forces de l’ordre rapportent vendredi avoir essuyé de la part de certains élèves des jets de projectiles et un départ de feu aurait été déclenché sur un local poubelles dans une résidence en face du lycée. Selon la préfecture, deux lycéens ont été interpellés avant que la situation ne revienne au calme.

    Il s’agit de la septième journée de mobilisation dans les lycées marseillais. Depuis le 5 mars, des élèves et des enseignants des lycées Saint-Charles (1er), Victor-Hugo (3e), Diderot (13e) ou encore Mandela (14e), se relaient pour faire entendre leur colère, entre blocus et piquets de grève. Ils protestent contre la suppression des heures d’enseignement prévue dans les dotations horaires globales (DHG), distribuées par l’académie d’Aix-Marseille pour la rentrée 2026.

    Les organisations syndicales (CGT Éduc et SUD Éduc) appellent à une mobilisation générale et une journée de grève mardi 17 mars, avec un rassemblement à 11h aux Réformés.

  • [Week-end] Pourquoi manger n’est pas un acte anodin

    [Week-end] Pourquoi manger n’est pas un acte anodin

    Classé parmi les besoins physiologiques, cet acte essentiel est effectué plusieurs fois par jour. Mais lequel d’entre nous s’est-il demandé la différence entre s’alimenter ou se nourrir ? Joëlle Zask nous propose d’en discuter ensemble samedi à 17h30. « La question du partage de la nourriture, de l’hospitalité, de la gastronomie est devenue très présente dans le débat sociétal, mais qui y a vraiment accès ? », se demande l’autrice.

    Dépendance alimentaire

    Pour Joëlle Zask « l’alimentation crée de la dépendance au sucre, au gras, aux traitements… En transformant la nourriture en alimentation, on découvre toutes sortes de mécanismes d’asservissement, via l’empoisonnement, le développement d’addiction ou encore la difficulté d’accès aux circuits courts. » Pourtant le développement de l’agro-industrie depuis la révolution verte des années 1960 prétendait être « la seule solution pour nourrir 9 milliards d’êtres humains ». En 2026, le constat est tout autre. Depuis 6 ans, la population mondiale souffre à nouveau d’insécurité alimentaire. « L’obésité tue 3 fois plus que la faim », souligne l’autrice dans ses recherches.

    Sur le simple constat que l’autosuffisance alimentaire n’est pas innée mais acquise, la question du comment donner à manger sans plonger l’enfant dans la vulnérabilité devient essentielle. La grande distribution et ses propositions ultratransformées persuadent d’être la seule alternative. « Ce n’est pas faux, c’est très compliqué de revitaliser les circuits courts, de les reconstruire à partir du moment où on a supprimé toute l’ancienne infrastructure », déplore-t-elle.

    Des plus jeunes aux plus âgés en Ehpad, à travers l’Histoire, les civilisations, les courants économiques, ou simplement les traditions, Joëlle Zask brosse un portrait très réaliste d’une société malade. Et questionne : « Si une société dite démocratique doit permettre à chacun de manger à sa faim, comment sortir de cette spirale ? »

    Conférence samedi à partir
    de 17h30 à la librairie de la Friche (3
    e). Gratuit sans réservation.

    « Donner à manger », éditions Premier parallèle, 201 pages, 17 euros,

  • Un premier tour décisif et indécis pour la bataille de Marseille

    Un premier tour décisif et indécis pour la bataille de Marseille

    Porté au pouvoir en 2020, pour mettre un terme à 25 ans de règne de Jean-Claude Gaudin, le Printemps marseillais (PM) transformera-t-il l’essai ? La question reste entière. Benoît Payan (DVG), installé dans le fauteuil de Michèle Rubirola (EELV) cinq mois après l’élection et un « switch » décrié, mène sa première campagne municipale en son nom. Malgré un mandat sérieux, amputé par le Covid et marqué par la prise en main d’une administration sclérosée, l’ancien socialiste défend un bilan. Imparfait et incomplet sans doute, au regard de l’attente née du drame de la rue d’Aubagne, de la situation des écoles et des problématiques de transports et de propreté inhérentes à la Métropole, mais largement défendable.

    Au fil des semaines, d’ailleurs, les sondages ont laissé un scénario se dessiner. Celui d’un maire sortant, devançant d’une courte tête au 1er tour du scrutin, le candidat d’extrême droite, député de Marignane, Franck Allisio (RN). Tous deux ont été régulièrement jaugés au-dessus des 30%.

    Malgré son absence du terrain et des prises de position à l’emporte-pièce, le candidat du Rassemblement national a capitalisé sur l’étiquette RN et une campagne qui a pris dans les grandes villes une tournure nationale à un an de la présidentielle. Résultat, l’extrême droite n’a jamais semblé aussi haute à Marseille et le risque de voir la deuxième ville de France tomber entre ses mains est réel. Et les conséquences se sont déjà fait sentir sur cette campagne privée d’un véritable débat de fond au nom du vote utile.

    Plusieurs inconnues

    Derrière ce duo, Martine Vassal, présidente de la Métropole et du Département, candidate (DVD) de la droite républicaine largement rassemblée, partie en campagne dès septembre, a, petit à petit, décroché. À force de ne courir que derrière les obsessions sécuritaires de l’extrême droite, elle semble s’être fait avaler. Le débat où Martine Vassal reprend le triptyque pétainiste, « travail, famille patrie » et assume, semble l’avoir définitivement enterré. Juste derrière, le député insoumis, Sébastien Delogu, lui, n’a jamais décollé. Tourné vers les quartiers populaires et chantre du « tous pourris », il semble peiner à convaincre dans une ville qui avait pourtant voté à 31% pour Jean-Luc Mélenchon lors de la présidentielle de 2022.

    Tous les quatre en revanche ont toujours été donnés au-delà des 10% et en capacité de se maintenir au second tour. À ce titre, l’ordre d’arrivée, dimanche, sera évidemment déterminant pour se projeter sur le second tour même si le scénario le plus probable semble celui d’une quadrangulaire.

    Plusieurs inconnues concourent à ce flou dans ce scrutin impossible à comparer avec le vote sous covid de 2020 marqué par une abstention record. Le taux de participation d’abord qui pourrait niveler le niveau de la vague brune qui a déferlé aux législatives, au même titre que celui de la droite. Les modalités du scrutin ensuite. Revues dans le cadre de la réforme de la loi PLM, elles n’offrent pas de recul. Reste enfin les autres listes engagées. Elles sont quatre.

    On retrouve deux listes d’extrême gauche Rémy Bazzali (LO) et Coralie Raynaud (POI). à leur côté figure aussi Erwan Davoux (Divers centre). L’ancien collaborateur de Martine Vassal au Département, parti en guerre contre cette dernière, s’est trouvé une alliée de choix avec Nora Preziosi, l’ex-présidente (DVD) de 13 Habitat. Mais l’interrogation la plus forte concerne la candidature de dernière minute de Christine Juste.

    Adjointe chargée de l’environnement du PM, suspendue du parti Les Écologistes et de facto écartée des listes de l’union de la gauche, elle a monté en réaction, une liste attrape-tout dont la propagande n’a même pas pu être livrée à temps. Mais qu’importe, ses bulletins seront dans les bureaux de vote. Et leur couleur verte, la seule des listes inscrites, pourrait convaincre les indécis et hésitants, pensant bien faire en choisissant un bulletin écologiste. Or cette fois, chaque voix comptera.

  • Le président lillois demande à nouveau un report d’OM – Lille

    Le président lillois demande à nouveau un report d’OM – Lille

    Côté lillois, la faveur accordée au PSG, dont la rencontre de la 26e journée face à Nantes a été reportée au 22 avril pour cause de préparation de 8e de finale de Ligue des Champions ne passe toujours pas. Car Lille, adversaire de l’OM le 22 mars, est également encore engagé en Ligue Europe. Et si les choses en restent là, le club devra se rendre à Marseille trois jours après son déplacement à Londres.

    « La Ligue nous avait dit que reporter le match serait difficile à cause du calendrier. Encore une fois, il faut être rationnel. Si on ne peut pas jouer à 20h45 parce que c’est trop dangereux, pourquoi jouer à 17h15 et nous faire sortir au moment où ça va être plus chaud ? » s’interroge Olivier Létang chez nos confrères de L’Equipe. Le président du Losc estime comprendre une partie de la décision. « Le match contre Marseille n’a pas pu être fixé à 20h45 malgré le souhait du diffuseur, Ligue 1+, et de la Ligue de football professionnel, car les autorités compétentes ont considéré qu’il y avait des risques trop importants en termes de sécurité. OK, c’est la position des services de l’État. Ma position à moi est de dire qu’en jouant à 17h15, notre délégation va sortir du stade entre 20h30 et 21 heures. Les premières estimations (des élections municipales, ndlr) sont communiquées vers 18h ou 19h. À 20h30, tout le monde saura quel est le résultat. Donc, si ce n’est pas moi, si ce n’est pas vous, mais la Préfecture de police qui dit qu’il est trop dangereux de jouer à 20h45, pourquoi notre délégation serait plus en sécurité en sortant à ce moment-là ? C’est pour cette raison que j’ai fait une demande de report de ce match, en amont, au conseil d’administration de la LFP qui l’a refusée. » Néanmoins, Olivier Létang espère encore un changement de la part de la LFP. «L’élimination de Marseille fait qu’il y a des dates disponibles» suggère-t-il.

  • Les insoumis défendent un vote de conviction et un front antifasciste

    Les insoumis défendent un vote de conviction et un front antifasciste

    Finalement la tête de liste LFI, Sébastien Delogu, ne s’est pas montré ce jeudi 12 mars pour le dernier point presse avant le premier tour mais ces colistiers ont largement martelé le message : dans cette campagne de niveau « caniveau », « le vote utile, c’est un vote de conviction » et qu’importe les sondages, ce qui compte, c’est le programme.

    « On a tenu tant bien que mal la barre avec nos 380 mesures » estime Hedi Bounouar, son directeur de campagne, dénonçant entre autres le dénigrement envers son candidat, « comparé à un narcotrafiquant », « les diffamations permanentes », une « campagne d’ingérence numérique de l’étranger par un lobby israélien d’extrême droite selon vos confrères du Monde », s’inquiète d’une potentielle triche électorale. Autant de raisons selon lui pour voter « Marseille fière et populaire » car si le RN progresse, « c’est qu’on ne s’attaque pas aux raisons de fond du fascisme, la crise politique, économique et sociale », complète Paola Hartpence, en lice dans les 2-3.

    Et à l’issue du second tour, la stratégie est claire : « Mettre en place les conditions d’un rassemblement » pour bâtir « un front antifasciste » précise Léa Bijaoui, candidate dans les 4-5, où la démocratie « fera le travail », chacun avec ses convictions mais agissant pour l’intérêt commun. « Si nous sommes qualifiés pour le second tour, nous y participerons d’une manière ou d’une autre, soit on se maintient, soit on participe à ce front », détaille Hedi Bounouar.

  • À Marseille, mémoire des récits, intimes et politiques, contre l’oubli

    À Marseille, mémoire des récits, intimes et politiques, contre l’oubli

    Mise en scène par Michel André, fondateur du Théâtre de la Cité, espace théâtral situé sur la rue Edmond-Rostand qui porte la Biennale des écritures du réel, la lecture performée Les nouveaux anciens ouvre cette manifestation mercredi 18 mars. Guidée par Tiodhilde Fernagu, autour d’un texte de Kae Tempest, une balade enivrée de poésie qui appelle à « trouver les héros de notre quotidien », résume Magda Bacha.

    L’augure de ce festival de 75 propositions en tous genres qui, comme le souligne sa directrice adjointe, explore pour sa 8e édition « la thématique de l’oubli. En faisant ce choix, on part de nos histoires intimes, de nos creux, manques et pertes pour essayer de réinventer le réel ». De petites histoires qui s’inscrivent dans la grande, il sera beaucoup question au cours de la programmation. « Pour dépasser un état de sidération. » Un credo trouvant ses premières illustrations avec Minga de una casa en ruinas du colectivo Cuerpo Sur au Théâtre Joliette, « qui fait écho au retour au pouvoir de l’extrême droite et de José Antonio Kast au Chili », contextualise-t-elle. La dramaturge Ebana Garin Coronel y « raconte l’exil de sa mère qui avait dû fuir la dictature de Pinochet et montre comment se reconstruire quand on est obligé de tout quitter ».

    Liban, Rwanda, Arménie…

    La guerre civile au Liban (1975-90) occupera aussi l’esprit de plusieurs spectacles, parmi lesquels Silence, ça tourne, autour du massacre du camp palestinien de Tel al-Zaatar, « commis par des milices phalangistes chrétiennes ». Chrystèle Khodr et Nadim Deaibes « entrelacent les voix » d’une infirmière suédoise rescapée de ce charnier, « d’un médecin palestinien dont elle tombe amoureuse et d’un journaliste qui veut raconter son histoire », précise Magda Bacha. Alors que les crimes de guerre et génocides ne cessent pas de nos jours, la Biennale réparera également l’oubli de deux autres crimes contre l’humanité : le génocide rwandais, à travers Hewa Rwanda, lettre aux absents, à la Friche Belle de Mai, d’après un récit écrit et incarné par Dorcy Rugamba qui « pose la question de la résilience et de la foi quand l’irréparable a été commis ». Mais aussi le génocide arménien, encore et toujours nié par le pouvoir fasciste en Turquie, dont les atrocités trouveront une résonance avec les lectures performées de Pieds nus et Au bord de l’effacement, sur les pas d’exilés arméniens dans l’entre-deux-guerres, lors d’une soirée aux Archives départementales.

    Réel ancré dans la ville

    « La Biennale veut redonner de la visibilité à des choses qui ont moins de place et enrayer le spectacle de la cruauté, comme l’écrit l’anthropologue Chowra Makaremi », situe Magda Bacha, qui pointe également des journées de « créations partagées et journées festives, le 25 avril dans les centres sociaux Del Rio et des Musardises », à la Viste et Consolat, puis le 3 mai à la Maison des arts de Marseille, sur les lieux de l’ancien Théâtre Toursky.

    Outre sa vitrine festivalière, la Biennale des écritures du réel participe tout au long de l’année à la formation de troupes de jeunes et d’adultes « n’ayant jamais fait de pratiques artistiques. Le thème de l’oubli est venu de nos discussions avec elles. Les écritures du réel ont une utilité sociale », affirme la directrice adjointe de la manifestation. Parmi les nombreuses propositions de la Biennale, le centre social Saint-Mauront accueillera aussi le spectacle de Julien Gallix, J’oublie tout, référence au titre emblématique du rappeur Jul, pour parler des identités actuelles de la jeunesse.

  • L’OM attendu aux virages

    L’OM attendu aux virages

    En allant s’imposer à Toulouse, l’OM a effacé une partie de l’ardoise. Certes, il reste encore quelques bavures qui entretiennent une certaine défiance de la part des supporters, échaudés par la sortie de route au Vélodrome face à ces mêmes Toulousains, en quart de finale de Coupe de France. Mais avec la confiance engrangée grâce au succès en Haute-Garonne, les Olympiens se sentent prêts à relever le dernier défi qu’il leur reste : terminer sur le podium.

    Pour le moment, ils y sont. En enchaînant des victoires contre Lyon et le TéFéCé, les hommes de Habib Beye ont pu recoller, puis dépasser les Lyonnais grâce à une meilleure différence de buts. « Il nous reste maintenant neuf matches pour finir sur le podium », indique Gerónimo Rulli.

    Le gardien olympien, qui a rendu son premier clean shit de la nouvelle année, a conscience que cette quête, si elle est réussie, sera le minimum acceptable pour les supporters : « Nous avons raté beaucoup de choses, vécu beaucoup de désillusions dans les dernières secondes. Mais pour moi, dans cette série, il n’y a qu’un match de raté : à Bruges ! »

    L’échec en Ligue des champions doit désormais être définitivement digéré. Pour cela, rien ne vaut une belle série victorieuse en Ligue 1. Série lancée face à Lyon. Et qui, avec deux réceptions consécutives, Auxerre puis Lille, doit permettre à l’OM de s’ancrer plus solidement sur le podium.

    S’il est conscient de l’importance de cette dynamique, Habib Beye ne veut pas que ses joueurs s’y enferment : « Nous ne devons pas nous focaliser là-dessus. » Tout en reconnaissant qu’elle est très attendue par les supporters : « Nous l’avons enclenchée. Maintenant, nous devons la faire durer le plus longtemps possible. »

    Au-delà d’avoir engrangé trois points et doublé Lyon, le voyage à Toulouse a permis à son équipe de regonfler son moral collectif. Et certains de ses hoplites ont connu un regain de confiance, à l’image de Benjamin Pavard. « Il a traversé une période où il a été moins bien. Mais il a toujours eu ma confiance et, à Toulouse, il a fait ce que j’attendais de lui. Il a été à l’image de l’équipe », insiste Habib Beye.

    La confiance revenue, l’OM entend l’entretenir face à une équipe d’Auxerre qui n’a plus gagné depuis le 15 février contre Metz et n’a récolté que cinq points en neuf matches depuis le début de l’année. « Nous abordons ce rendez-vous dans une dynamique positive, reconnaît Habib Beye. Il nous faut l’alimenter par une victoire. » Gerónimo Rulli y voit « une option unique, aller droit au but et gagner. »

    « L’option
    est unique, aller droit au but et gagner »

  • Les Spartiates de Marseille débutentleurs play-offs sur la glace de Bordeaux

    Les Spartiates de Marseille débutentleurs play-offs sur la glace de Bordeaux

    Bordeaux – Marseille, comme on se retrouve ! Pour la troisième fois de leur histoire, les Spartiates se sont qualifiés en play-offs de Ligue Magnus, qui opposent les huit meilleures équipes de la saison régulière. Et pour la troisième fois, ils joueront Bordeaux au premier tour. Les Marseillais ont été éliminés lors des deux précédentes séries et comptent bien bouleverser les choses, ce vendredi soir, sur le glaçon bordelais. En 2024, les Phocéens sont passés à quatre minutes de franchir un tour, mais Bordeaux avait égalisé avant de l’emporter en prolongation.

    En phase finale, les deux formations se sont donc affrontées à treize reprises. Huit matches ont tourné en faveur des Boxers et cinq pour les Spartiates. Lors de ces différentes confrontations, les hommes de Luc Tardif Jr ne se sont imposés qu’une seule fois dans leur Palais omnisports, pourtant souvent entièrement acquis à leur cause. C’était il y a deux ans jour pour jour, lors d’un succès 3-1. Depuis, ils restent sur une série de quatre défaites à domicile.

    Trois buts par match encaissés cette saison

    La différence de buts est d’ailleurs nettement en faveur des Girondins. 13 matches, 37 buts marqués et 23 encaissés. Près de trois buts par rencontre concédés sur les deux séries, soit exactement le ratio des Spartiates, cette année, lors de la saison régulière. Il faudra sans doute resserrer les rangs pour espérer enfin dépasser ce premier tour des play-offs version 2025-2026. Les premiers éléments de réponse arriveront dans les prochaines 24 heures, avec deux face-à-face Bordeaux-Marseille, avant un retour dans les Bouches-du-Rhône, la semaine prochaine.