Tag: mairie

  • La terrasse de l’hôtel de Ville ouverte aux Istréens

    La terrasse de l’hôtel de Ville ouverte aux Istréens

    Les quais de l’étang de l’Olivier étaient bondés pour admirer le feu d’artifice du 13 juillet à Istres lundi soir. Mais l’originalité de cette soirée est ailleurs.

    Car cette édition 2026 de la fête nationale à la mode istréenne a permis pour la première fois à 150 personnes tirées au sort de venir admirer le spectacle sur les toits et terrasses du deuxième et troisième étage de l’hôtel de Ville. « C’est une épreuve de test inédite », indique le maire (LR) Robin Prétot. Deux mille personnes étaient inscrites au tirage au sort. Seulement 150 ont été sélectionnées et réparties entre le toit-terrasse du 2e étage et le balcon-terrasse du 3e. « On a mis cette limite car on ne savait pas si c’était trop ou pas assez. Il vaut mieux le meilleur pour pas assez qu’une mauvaise expérience pour trop », estime l’édile.

    Pareil pour les drones en août

    « Heureusement que ça n’a pas été annulé ici » s’exclame ce père à la sortie, son enfant dans les bras. « C’est une super initiative d’avoir ouvert la mairie », juge-t-il. Le spectacle de drones lumineux sur l’étang de l’Olivier, le 2 août, promet de renouveler la formule.

  • Agression au centre social : la mairie de Gap apporte son soutien au personnel

    Agression au centre social : la mairie de Gap apporte son soutien au personnel

    Pour l’heure, le centre social les pléiades, dans le Haut-Gap, est fermé, la quasi-totalité de son personnel est en arrêt de travail, suite à une agression contre l’équipe du centre survenue mi-juin. Les faits se sont déroulés un lundi après-midi, alors que le centre était fermé. Un des deux agresseurs serait venu à l’entrée du centre, « manifestant une forte hostilité », et « assenant de grands coups de pied dans la porte. » Une personne du centre lui aurait alors ouvert, l’individu serait revenu à plusieurs reprises sur les lieux, proférant des insultes et menaces de mort à l’adresse du personnel. Le deuxième individu, resté dehors, aurait lui « proféré des menaces de mort à caractère raciste visant explicitement les personnes blanches. »

    « Pas de couteau »

    Contrairement au récit de certains habitants du quartier rapporté par le Dauphiné Libéré, la mairie affirme qu’un seul individu s’est introduit dans les locaux, qu’il « n’était pas armé d’un couteau et il n’y a pas eu de menace de brûler le centre social ».

    Pour l’heure, les agents du centre sont en arrêt de travail, l’un d’eux a fait valoir son droit de retrait, rendant de facto le centre social Les Pléiades fermé pour une durée indéterminée. La Ville condamne « avec la plus grande fermeté ces agissements inacceptables », et fait savoir qu’elle apporte son « son plein et entier soutien à tous ses agents, profondément et légitimement affectés par ces faits ».

  • La mairie de La Garde sommée de dévoiler ses frais de représentation et des documents d’ordre public

    La mairie de La Garde sommée de dévoiler ses frais de représentation et des documents d’ordre public

    Dans son combat pour la transparence et la probité de la vie publique, le groupe d’opposition Uni.e.s pour La Garde glane une nouvelle victoire. Après la condamnation de Jean-Louis Masson, en novembre, à une amende de 15 000 euros pour prise illégale d’intérêt après avoir participé, entre 2020 et 2022, à dix délibérations concernant deux sociétés qu’il présidait, alors qu’il était maire de La Garde, c’est cette fois le tribunal administratif qui a épinglé la majorité municipale jeudi dernier.

    Uni.e.s pour La Garde avait en effet déposé une plainte concernant le refus du désormais premier adjoint, et de la maire réélue en mars Hélène Arnaud-Bill, de communiquer les détails de 20 000 euros de frais de représentation engagés depuis 2020. Cette plainte concernait aussi des documents (grands livres comptables, rapports des commissaires aux comptes, rapports de gestion et procès-verbaux des assemblées de 2020 à 2023) relatifs à deux sociétés publiques, la Société gardéenne d’économie mixte (Sagem) et la Société d’aménagement et de gestion publique (Sagep). Les deux élus devront ainsi faire œuvre de transparence et dévoiler l’intégralité des documents demandés. En ce qui concerne la Sagem et la Sagep, ils se voient sommés de transmettre les documents demandés dans un délai d’un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La commune devra également verser 1 500 euros aux requérants au titre des frais de justice.

    « La transparence est

    une obligation démocratique »

    « Depuis des années, nous demandons simplement que les élus puissent exercer pleinement leur mission de contrôle et accéder aux documents permettant de vérifier l’utilisation de l’argent public. Cette décision rappelle une évidence : la transparence n’est pas une faveur accordée par une majorité, c’est une obligation démocratique », s’est réjouie Julia Peironet Bremond. « Nous poursuivrons notre action afin que chaque euro d’argent public puisse être contrôlé. Nous continuerons à défendre cette exigence avec détermination, car la transparence de la vie publique n’est pas un privilège accordé à l’opposition, mais une exigence que nous devons à tous les citoyens. »

    Contactés, les élus de la majorité n’ont pas répondu à nos sollicitations.

  • [Maj] Les deux bateaux en feu sur le Vieux-Port de Marseille ont coulé

    [Maj] Les deux bateaux en feu sur le Vieux-Port de Marseille ont coulé

    Une grosse fumée noire qui obscurcit le ciel du Vieux-Port. Un incendie s’est déclaré à bord d’un bateau ce dimanche 5 juillet. L’alerte a été donnée à 10h30 nous indique le bataillon des marins pompiers. Une vedette d’une dizaine de mètre est actuellement en feu. De nombreux moyens sont déployés.

    Les passagers du navire ont été évacués.
    Les bars et restaurants sont aussi évacués et fermés à cause de l’épaisse fumée noire.

    Le bataillon précise qu’il s’agit de 2 bateaux à quai. Un de 20m en parallèle de la scène, qui a coulé, un autre de 12m à gauche de la scène. On dénombre dix victimes, 6 blessés légers provenant des bateaux, et quatre qui ont inhalé les fumées dont une personne de la sécurité du port, et des policiers.

    Pas moins de 150 marins pompiers ont été mobilisés équipés de 37 engins. Le secteur est à éviter. Le deuxième bateau de 12m vient aussi de couler aussi.

  • Échanges tendus en séance du conseil municipal de Manosque

    Échanges tendus en séance du conseil municipal de Manosque

    Le conseil municipal a pris des allures de règlement de compte jeudi soir : la tension était palpable du début à la fin entre les conseillers d’opposition de gauche, l’élu RN-UDR Fabrice Durnerin et le maire DVD Camille Galtier. Les élus de gauche du Regain Manosquin ont commencé par se prononcer contre le vote à main levée proposé par la majorité pour certaines délibérations, ce qui a provoqué l’agacement de Camille Galtier, qui a déploré une « perte de temps » et leur a demandé des explications.

    Alors que l’élu d’opposition RN-UDR Fabrice Durnerin proposait cinq amendements au règlement intérieur pour notamment « renforcer le débat démocratique » et demandait, par exemple, un espace réservé aux conseillers d’opposition sur le site de la mairie, Camille Galtier lui a répondu que « jamais au grand jamais un membre de l’opposition n’a pas pu s’exprimer ».

    Le compte financier unique 2025 a également été adopté. Si le conseiller municipal délégué au budget Pascal Antiq s’est réjoui d’une « progression de l’encourt à la dette maîtrisée depuis 2020 », l’élu d’opposition DVG Sébastien Aubert a déploré l’augmentation de la dette par habitant. « Tout un chacun rêverait d’avoir cette moyenne d’endettement », lui a répondu Camille Galtier, affirmant que « les comptes de la ville n’ont jamais été aussi au vert : malgré le contexte national et les ponctions de l’État, nous tenons bon sans augmentation d’impôts depuis 1996 ». Il est « fort probable qu’il n’y ait pas d’emprunt cette année, vu l’excédent », a-t-il avancé.

    Au moment du vote du budget des cimetières de 2025, l’ancienne tête de liste du Regain Manosquin Patrick Rousset s’est interrogé sur « comment la ville compte assurer l’entretien de l’extension nécessaire à la dignité de nos défunts avec un tel déficit ». Pascal Antiq lui a répondu que les dépenses pour le cimetière n’étaient pas faites avec ses recettes, mais avec le budget principal.

    Des retours du conseil de surveillance de l’hôpital

    Au moment de la désignation de Camille Galtier comme représentant de la mairie au conseil de surveillance de l’hôpital, Patrick Rousset a rappelé « les problèmes que subissent les Manosquins » en termes d’accès à la santé et lui a demandé « des retours de ce conseil ».

    Les élus de la gauche se sont indignés lorsque le maire a lancé à Patrick Rousset « respirez, ça va bien se passer », alors qu’il s’opposait au conseil des sages. Sébastien Aubert l’a alors accusé d’être « provocateur ». Camille Galtier s’en est par ailleurs pris plusieurs fois à Claire Henriroux, élue écologiste du Regain Manosquin, l’accusant d’être d’une « condescendance extraordinaire », « insupportable », « sectaire » et de faire de la « démagogie ». « Je pensais que vous serez à un niveau un peu plus élevé. Dans votre société dogmatique, vous allez forcer les gens à faire du vélo », lui a-t-il lancé. Le maire a par ailleurs affirmé que les écologistes étaient « d’extrême gauche ». Ambiance.

  • La gestion des finances de la ville agite le conseil municipal de Gap

    La gestion des finances de la ville agite le conseil municipal de Gap

    La minute de recueillement en hommage à Jean-Claude Maigre, ex-élu gapençais ayant occupé plusieurs responsabilités dont à l’office municipal des sports, aura été un des rares moments de concorde de la séance de ce mercredi au conseil municipal de Gap. Pendant plus de deux heures, les débats ont porté sur le dernier rapport de la Chambre régionale des comptes, paru ce mercredi même, laquelle s’est montrée sévère avec la gestion de Roger Didier. « Ce que ce rapport exprime, c’est que vous êtes de mauvais gestionnaires, a pointé Elie Cordier, élu municipal d’opposition. La CRC relève de nombreuses insuffisances, irrégularités et faiblesses, dans des domaines essentiels de la gestion municipale. » Des propos « déformants », a répondu Roger Didier, qui a défendu « un mode de gestion d’une équipe qui a énormément travaillé pour embellir cette ville » et qui n’a « pas rencontré d’avis négatifs des citoyens puisque nous sommes réélus depuis 2007. »

    Point crucial du rapport, qui a suscité des échanges intenses, la chambre affirme que « la commune inscrit d’importantes dépenses nouvelles, afin d’équilibrer son budget (…), qui ne sont que très partiellement consommées. Ce faisant, la commune peut être regardée comme inscrivant des dépenses fictives, entachant la sincérité de son budget. » Les magistrats pointent des recettes de fonctionnement systématiquement sous-estimées alors que celles-ci sont régulièrement revues à la hausse par des taux de taxes à Gap « très supérieures » aux communes de la même strate. Enfin, ils pointent un taux d’exécution des dépenses de fonctionnement à 69%, jugé insuffisant. Pour Charlotte Kuentz, élue d’opposition, il existe « un gouffre abyssal entre ce qui est prévu au budget primitif et ce qu’on constate des dépenses qui sont réellement exécutées, je rappelle que tout au long du mandat vous avez prévu des budgets qui allaient de 21 à 33 millions d’euros, qui font tourner le quotidien de la commune et en réalité, on constate dans le compte financier unique que vous n’en dépensez que huit millions. » Une méthode de gestion que Roger Didier a assumée et défendue. « Vous proposez de basculer une grande partie de ce que le maire ne bascule pas pour les dépenses de fonctionnement alors qu’aujourd’hui qu’Y a-t-il à revoir dans le fonctionnement de la commune ? a répondu Roger Didier. Je n’entends aucune critique de mes concitoyens ni de mes salariés. La ville est superbe, la ville est propre, les services sont bien tenus et l’activité est au top. » Malgré les remontrances du rapport, l’édile a confirmé qu’il ne comptait « rien changer » à sa gestion financière de la commune et a fustigé un rapport rédigé, selon lui, par des personnes n’ayant jamais eu la responsabilité de gérer une collectivité…

  • Une Marche des fiertés à Toulon pour dire non aux discriminations

    Une Marche des fiertés à Toulon pour dire non aux discriminations

    C’est demain sur le pavé toulonnais que la nouvelle édition de la Marche des fiertés est attendue. Le principe est simple : rendre visibles celles et ceux qui ont longtemps été contraints au silence à cause de leur orientation sexuelle ou leur identité de genre, victimes de rejets et de violences ou de stigmatisations sociales.

    Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il reste encore du boulot, d’autant plus dans la Var, où l’extrême droite exerce de plus en plus son emprise sur les consciences. Rappelons que la députée RN Laure Lavalette avait dénoncé la programmation du Théâtre Liberté sur la thématique du genre avec ce type de propos : « Non, nous ne sommes pas tous concernés par ces théories nauséabondes… propagande LGBTQI avec l’argent du contribuable. »

    Raison de plus pour venir se mobiliser dans l’espace public et dire non à toutes les discriminations qui demeurent encore hélas une réalité dans de nombreux domaines.

    Festive et revendicative

    Et toutes les avancées obtenues ont été arrachées comme toujours par la lutte et la mobilisation. La Marche des fiertés s’inscrit dans cette tradition de lutte collective.

    L’occasion aussi d’alerter sur les violences homophobes et transphobes qui continuent.

    Une Marche des fiertés revendicative donc qui n’en oublie pas pour autant la dimension festive. La joie, la créativité et l’expression collective devenant alors aussi des moyens de résistance aux passions tristes exacerbées par les réactionnaires de tout crin.

    Rendez-vous donc ce samedi 13 juin dès 13h sur la place d’Armes.

    Pour ce qui est du programme, la journée sera marquée par plusieurs temps forts politiques et associatifs. Ainsi de 14h45 à 15h15, les associations prendront la parole afin de rappeler les réalités vécues par les personnes LGBTQIA+, les combats encore nécessaires et l’importance d’une mobilisation collective face aux discriminations.

    À noter également parmi les prises de paroles annoncées, la présence du premier adjoint à la mairie de Toulon, Julien Orlandini, ainsi que de Patrice Cazaux, adjoint à la Citoyenneté. Un signe fort envoyé par la municipalité à toutes les minorités.

    Vers 17h15, le cortège aura rejoint l’avenue de la République où un discours militant sera prononcé par le Collectif Fiertés Toulon et l’association Trans-mission Var. Afin de rappeler que « la République doit protéger tous ses enfants, quelles que soient leur orientation sexuelle, leur identité de genre ou leur expression de genre ».

    Chacun devant prendre sa part dans la construction d’une société réellement égalitaire.

    La journée se terminera par la fête de 19h30 à 00h avec DJ Set sur la place de l’Equerre.

  • Unis pour La Garde fait entrer un élu communiste au conseil municipal

    Unis pour La Garde fait entrer un élu communiste au conseil municipal

    Le déroulement d’une campagne est souvent à double tranchant. Il peut révéler les ambitions personnelles ou incarner une aventure humaine vectrice de lien au prisme de valeurs communes. C’est la seconde option que la liste d’opposition « Unis pour La Garde » a souhaité concrétiser en offrant un siège au Parti communiste, qui n’était pas représenté au conseil municipal.

    Une idée venue de Joëlle Antoine. En 3e position sur la liste menée par la socialiste Julia Peironet-Bremond, celle qui milite également dans les rangs du PS a proposé de démissionner à l’aube de son deuxième mandat dans une optique de plus grande représentativité. « On a mené une super campagne avec des personnes de tous horizons. J’ai des implications dans des associations, et je me suis dit que ce serait bien de laisser ma place eu égard à mes activités, car c’est une liste d’union sur laquelle les gens s’entendent », explique la principale intéressée.

    « On a mis la camaraderie en action »

    Une « union républicaine » et non pas une « union de partis », martèle Julia Peironet-Bremond, dans laquelle on retrouve des socialistes, des communistes, des radicaux, des non encartés, « et même des gens de droite », précise-t-elle. Pour la tête de liste, ce choix « matérialise une union sur le papier, et montre au PC de La Garde que cette campagne ensemble, ce n’était pas rien ». Et cela dépasse le cadre politique : « Il y a eu une franche camaraderie, et on a mis ce mot-là en action. Nous sommes fiers de voir que les valeurs républicaines nous portent tous ensemble face à la majorité LR et la liste RN. »

    C’est donc Filippo Signorino Gelo, 6e de la liste, et militant communiste depuis 40 ans, qui va, pour la première fois, siéger au conseil municipal : « Quand Julia a lancé la campagne, on a eu des discussions et un vote dans la section pour aller à sa rencontre. On était quatre communistes encartés dans la liste. On a accroché sur de fortes valeurs de gauche, donc on a fait un long chemin ensemble », résume le Lorrain d’origine, débarqué à La Garde en 1989, qui espère être « associé au conseil municipal dans un arc républicain dont j’exclus le RN. On est dans une configuration tripartite, mais avec une faible majorité. Les Gardéens ont voté pour une gestion partagée, il faut donc travailler ensemble pour l’intérêt citoyen ».

  • Un projet de Maison de la démocratie pour relancer l’intérêt pour la politique à Toulon

    Un projet de Maison de la démocratie pour relancer l’intérêt pour la politique à Toulon

    Elles veulent poursuivre sur leur lancée et œuvrer pour le débat démocratique. Engagées au sein de Toulon en Commun lors des élections municipales, Marie-Elise Vidal, 23 ans, et Charlotte Clementi, 28 ans, toutes deux militantes écologistes, ont lancé, dans l’entre-deux-tours, le mouvement « Jeunesse Populaire Toulonnaise », face au risque de voir le RN accéder au pouvoir, mais aussi avec la volonté de redonner une voix à la jeunesse face au « sentiment que la politique se fait sans eux. On s’est dit qu’il fallait un élan pour réveiller les consciences, et travailler sur la jeunesse car à Toulon, il n’y a pas cette dynamique présente dans d’autres villes », soutient Charlotte Clementi.

    Un lieu qui dépasse

    les clivages partisans

    C’est donc dans cette optique que les deux amies veulent aujourd’hui créer une Maison de la démocratie, « un lieu physique mais aussi conceptuel, où tous les citoyens peuvent débattre ». Une idée née de leur expérience de campagne : « On a constaté que les jeunes n’étaient pas très engagés, mais aussi qu’il y avait une méconnaissance globale des enjeux locaux. »

    Pour changer cela, et lutter contre l’abstentionnisme, « une des bases du projet », cultiver la confiance est primordial : « Il faut informer les gens, pour qu’ils se sentent écoutés, participent, comprennent les choses, et que les décisions ne soient pas simplement prises à la mairie », appuie Marie-Elise Vidal, qui voit en ce projet une possible rampe de lancement pour « des projets participatifs, où les gens seraient consultés sur ce qu’ils veulent mettre en place, dans leur rue, leur quartier ».

    S’il sera protégé par une charte de respect des valeurs républicaines, de la tolérance et de la diversité, « ce qui pourrait de fait exclure certaines personnes », le lieu se voudra ouvert à tous, sans distinction d’âge, et au-delà des clivages partisans. Car il s’agira aussi de « comprendre pourquoi nous avons autant de désaccords, et pourquoi n’y aurait-il pas des choses pouvant nous rapprocher dans une politique de ville. On ne veut pas être reconnu à travers nos attaches partisanes. Chacun aura son espace », affirme Marie-Elise Vidal.

    Un concept basé sur des expériences similaires en place à Tours et Montpellier, par exemple, pour lequel les deux militantes espèrent un engagement de la mairie, avec qui un rendez-vous est prévu dans les jours à venir. « Il faut que ce soit ancré dans la vie toulonnaise. La mairie y a tout intérêt, pour inclure les citoyens et lutter contre le mécontentement », veulent-elles croire.

  • Les enfants imaginent « la cour d’école idéale »

    Les enfants imaginent « la cour d’école idéale »

    Pendant deux ans, une centaine d’élèves de CM1, venant des seize arrondissements de Marseille ont réfléchi aux besoins des jeunes Marseillais et construit des projets destinés à améliorer leur quotidien. Élus par leurs camarades, ils ont d’abord été répartis au sein de huit mairies de secteur, avant de porter collectivement la voix des écoliers marseillais et de découvrir le fonctionnement de la démocratie locale.

    « La ville est amie des enfants et ce sont eux l’avenir de la ville », a déclaré Nathalie Tessier (PCF), adjointe au maire déléguée aux droits des enfants, mercredi 3 juin, lors de la séance plénière du Conseil municipal des enfants qui marque l’aboutissement officiel du mandat 2024-2026 de ces jeunes.

    Des projets ambitieux

    et engagés

    Accompagnés par la Ville, l’Unicef et la Ligue de l’enseignement, les jeunes élus ont restitué leurs projets autour de la solidarité, de la culture, de l’environnement et de l’aménagement des espaces scolaires. Fil rouge de ce mandat : « Quelle est la cour de récréation de vos rêves ? ». Cours d’école plus végétalisées et inclusives, accès élargi à la culture, lutte contre le gaspillage alimentaire, actions de solidarité envers les enfants de Gaza ou encore sécurisation des abords des établissements : les propositions ont témoigné d’une réelle conscience des enjeux sociaux et environnementaux. Les enfants ont également interpellé l’adjointe sur la propreté de la ville, la place de la nature dans l’espace public ou encore l’aide aux personnes sans logement. « Ce qui a été dit nous oblige », a souligné Jean-Marc Coppola, le maire communiste des 15-16.

    Pour l’Unicef, ce conseil illustre le droit des enfants à participer aux décisions qui les concernent. Une maturité et un engagement unanimement salués par les adultes présents.