Tag: mairie

  • À Barjols, l’opposition pointe la baisse de subvention au groupement d’intérêt public Cafés Cultures

    À Barjols, l’opposition pointe la baisse de subvention au groupement d’intérêt public Cafés Cultures

    Les passes d’armes entre la municipalité et le chef de file de l’opposition, François Volpi, se poursuivent à Barjols. L’ancien adjoint à la culture de la maire Cathy Venturino-Gabelle alerte ainsi sur la proposition de la majorité de ramener la participation communale au GIP Cafés Cultures, « de 4 500 à 1 000 euros, soit une baisse de près de 78%, […] alors que Barjols avait été la première collectivité du Var à rejoindre ce dispositif » en 2023. Soutenu par le ministère de la Culture, celui-ci permet d’accompagner les cafés et restaurants employant ponctuellement des artistes et des techniciens.

    François Volpi et le groupe « Aimer Barjols » interrogent la majorité sur cette baisse. Ils l’avaient questionnée par écrit, dès avril, sur la répartition de la dotation 2025 « entre cinq employeurs », alors que seules deux structures « mobilisent ce dispositif en dehors des Vendredis de l’été ». Ils s’interrogent aussi sur l’articulation entre GIP et Vendredis de l’été (concerts d’été gratuits), et sur le fait que certains artistes « n’auraient pas été déclarés via le dispositif comme cela avait été communiqué », mais « par facturation auprès de la commune ».

    Cathy Venturino-Gabelle affirme qu’« il ne s’agit aucunement d’une baisse de subvention. La commune verse une participation en fonction de la convention. Les prestations prévues durant l’été n’ont, pour la plupart, pu être réalisées notamment en raison des incendies […]. Nous avons donc fait le choix de diminuer le montant de la part non utilisée. » Au sujet des devis et prestations, la maire ajoute : « Cela nous interpelle, sachant que M. Volpi, alors adjoint à la culture, signait les devis et bons de commande pour les prestations ».

  • [Parole de maire] David Gehant, (DVD – Forcalquier) : « Faire perdurer l’héritage de Daniel Spagnou »

    [Parole de maire] David Gehant, (DVD – Forcalquier) : « Faire perdurer l’héritage de Daniel Spagnou »

    C’est le rendez-vous du lundi deux fois par mois dans La Marseillaise. En interrogeant sans concession les premiers magistrats des communes de Provence, sur les chantiers, leurs décisions, leurs perspectives, La Marseillaise met en lumière la vie des communes, cellule de base de la République.

    La Marseillaise : Quels sont les gros chantiers prévus pour la rentrée à Forcalquier et sur la communauté de communes ?

    David Gehant : Nous sommes très portés sur le respect des engagements qu’on a pris. Le programme pour lequel on est élu, pour certains candidats ou pour certains politiques, c’est un document qui sert à se faire élire, alors que pour nous, c’est vraiment une feuille de route. Là-dedans, il y a un certain nombre de projets qui sont des grands projets d’envergure. Je pense au pôle des arts et de la culture notamment pour rassembler tous les arts vivants, danse, chant, théâtre, musique, dans un même lieu.

    Ou encore à la réhabilitation de la piscine et sa transformation en pôle aqualudique. Cela devient de plus en plus urgent parce que la piscine actuelle a 60 ans et est dans son jus. On colmate chaque année les brèches jusqu’au moment où on ne pourra plus. Et on sait que c’est un service public qui est très important, notamment pour la cohésion sociale, parce que c’est un lieu de rencontre.

    Il y a aussi l’agrandissement ou la création d’un nouveau pôle de santé. Notre centre de soins non programmé au mandat précédent a créé une dynamique positive et donc il y a des médecins qui viennent ou qui veulent s’installer. On avait des locaux disponibles à l’étage qui sont aujourd’hui pleins. On ne veut surtout pas qu’il y ait une rupture dans la dynamique et on va donc assez rapidement créer des lieux supplémentaires pour accueillir ces praticiens.

    Vous êtes dans une volonté d’apaisement avec l’opposition ?

    D.G. : On l’a toujours plus ou moins été. Dès 2020, au lendemain de l’élection, j’ai dit que le combat électoral, c’est pendant la durée d’une élection, mais que nous serons les élus de tous les Forcalquiérens et que la minorité ou l’opposition a une place là-dedans. Cette main tendue n’a pas forcément été saisie en 2020. J’ai l’impression que déjà en fin de mandat, les choses avaient un peu évolué et les protagonistes qui étaient vraiment anti-rapprochement avaient démissionné. Il restait un ou deux éléments qui avaient une perception très idéologique de l’engagement politique et public qui, par définition, empêche le rapprochement et le bon sens. À l’élection du maire, j’ai eu plus de voix que ce que j’ai de collègues majoritaires. C’est la preuve que l’opposition a aussi voté pour moi. C’est quand même un signe d’apaisement. Le soir même de la victoire, j’ai fait très attention à ce que Jean-Michel Grès [tête de la liste citoyenne Forcalquier en commun, ndlr] soit traité très correctement. Je l’ai fait monter avec moi sur l’estrade. Je lui ai proposé de prendre la parole. Il y a des campagnes, c’est normal. Une fois qu’elle est passée, on est tous là pour l’intérêt général.

    Vous disiez lors de l’annonce de votre candidature que Daniel Spagnou vous avait choisi depuis plusieurs mois pour prendre sa suite à la tête de l’association des maires. Pourquoi, selon vous, avait-il pensé à vous ?

    D.G. : Il y a d’abord le jour de la Marianne d’or qu’on a reçue ici, quand il annonce au micro, devant toutes les autorités, qu’il me considère comme son successeur. Il y a un premier message politique qui est posé. Ensuite, il y a le choix de Forcalquier comme lieu pour l’Assemblée générale, symboliquement, pour prendre la succession de Daniel. Daniel ne laissait rien au hasard. Et donc, s’il choisit Forcalquier, il y a un symbole.

    Je veux continuer à faire perdurer son héritage. Après, nous sommes deux générations différentes. Et donc, on va appréhender les choses sous un angle différent. On va essayer d’apporter une touche de modernité sur la manière de faire, notamment, on le fera dès l’assemblée générale, où on va arrêter les discours sans fin. C’était un peu devenu ça, toutes les autorités ont envie de s’exprimer, mais les maires ne viennent pas pour écouter dix discours d’un quart d’heure chacun. On a besoin de modernité, d’interactivité, d’échange. Donc, on va mettre ça sous forme de table ronde, où chaque autorité pourra s’exprimer, mais en même temps, interagir avec la salle. Ce sera quand même, à mon avis, plus constructif.

    Qui est-ce que vous soutenez pour les élections sénatoriales ? Jean-Yves Roux (PRG) revendiquait votre soutien, mais ça n’a jamais été annoncé officiellement. Est-ce que vous soutenez plutôt Stéphanie Colombero (LR) ?

    D.G. : Il m’est très difficile, à trois semaines d’une élection à la présidence de l’association des maires du département, que je revendique comme neutre, de prendre position. Qu’est-ce que comprendraient les gens de droite, si j’appelais à voter pour un candidat de gauche, et inversement ? J’ai beaucoup d’amitié et d’estime pour Stéphanie Colombero. On a mené des combats politiques ensemble. Et en même temps, je travaille très bien avec Jean-Yves Roux. On a réfléchi souvent ensemble, avec Daniel Spagnou, à comment trouver des solutions pour l’association des maires.

    Vous disiez que les parlementaires du département n’avaient plus de voix à porter parce qu’ils ne siégeaient pas dans la majorité. Pour vous, c’est important d’avoir quelqu’un qui est dans la majorité ?

    D.G. : Je disais d’abord que les parlementaires sont démonétisés par le non-cumul des mandats. Force est de constater que ça a surtout servi à niveler par le bas le niveau des élus. Comme il n’est plus possible de cumuler mandat local et parlementaire, on n’a pas forcément les meilleurs, et donc, progressivement, on a diminué le niveau des parlementaires. On a deux députés qui sont dans l’opposition. Le sénateur, c’est un peu différent, parce qu’il a quand même des liens avec la majorité sénatoriale. Quand vous êtes dans l’opposition, vous n’avez aucun poids.

    Vous parlez de « deux extrêmes ». Est-ce que pour vous, LFI représente le même danger que le RN ?

    D.G. : Oui. Je pense qu’aujourd’hui, la position qui est prise par Jean-Luc Mélenchon, par les parlementaires toute la journée, que ce soit à l’Assemblée ou que ce soit sur les plateaux télé, est très claire. Ils n’ont plus du tout envie d’un pays unifié. Ils alimentent le débat politique au travers de sujets qui ne peuvent que diviser et fracturer le peuple français. Et c’est en cela qu’il y a un lien entre les deux extrêmes. Cette volonté commune de morceler, de segmenter la population.

  • Le plan de financement de la maison de santé des Mées adopté

    Le plan de financement de la maison de santé des Mées adopté

    La majorité municipale des Mées a présenté, mardi soir en conseil municipal, un dispositif de participation citoyenne qui a pour objectif de « prévenir la délinquance » et de « développer auprès des habitants de la commune une culture de la sécurité et de la remontée d’information ».

    Les habitants sont invités, à travers ce dispositif, à signaler des « événements suspects » ou des « situations anormales ». Ce que l’ancien maire et candidat aux municipales Frédéric Puech (PCF), désormais conseiller d’opposition, a considéré comme « subjectif ». Cela « peut mener à des signalements sur la base de préjugés », a-t-il déploré. Il s’est par ailleurs montré étonné de découvrir des critères « d’honorabilité » pour choisir les citoyens référents.

    L’opposition a également déploré la suppression d’un poste d’encadrement de chef de service au sein de la police municipale. La majorité a expliqué « supprimer un poste de catégorie B pour le remplacer par deux postes de catégorie C », avec la « volonté de renforcer les effectifs de police municipale » et de pallier deux départs.

    Lors du vote du plan de financement de la maison de santé, la majorité municipale a annoncé avoir obtenu « un certain nombre d’aides » : des fonds européens, du département et de l’ARS. La majorité a ainsi atteint « 73,96% de taux de financement ». « On est en train de voir avec la Région pour avoir des financements pour le matériel et les salles d’attente », a ajouté le maire, Max Eymard. Alors que le conseil municipal votait pour nommer la future structure « Maison de santé des Pénitents », Frédéric Puech a exprimé sa volonté de « féminiser les noms » et proposé de lui donner un nom de femme.

    Concernant le règlement du marché, également voté mardi soir, Frédéric Puech a exprimé le souhait de son groupe d’opposition de supprimer l’interdiction absolue de distribuer tout document ou tract dans le périmètre du marché.

    La majorité a par ailleurs proposé de régulariser la situation des animateurs, notamment mineurs, qui travaillaient pour certains « 50 heures par semaine », selon la majorité. « Heureusement que l’inspection du travail ne nous est pas tombée sur le dos », a lancé le premier adjoint au maire, Philippe Lehoux.

  • L’association d’entreprises des Chalus fait sa rentrée à Forcalquier

    L’association d’entreprises des Chalus fait sa rentrée à Forcalquier

    Les entreprises de l’association des Chalus ont mis en avant les problématiques qui leur tenaient à cœur lors de leur réunion de rentrée, vendredi. Certains adhérents ont par exemple exprimé leurs craintes concernant le projet d’extension de la zone d’activité, redoutant que des concurrents viennent s’y installer. Thomas Cherbakow, conseiller municipal de Forcalquier et vice-président de la communauté de communes en charge des finances, les a rassurés en affirmant que cela ne serait pas le cas. La directrice de la crèche s’est également inquiétée de la gestion des déchets, expliquant devoir rentrer chez elle avec sa poubelle de couches, faute de place.

    L’association d’entreprises a également décidé de travailler conjointement avec les commerçants du centre-ville pour organiser des animations ensemble. L’association a profité de cette réunion de rentrée pour présenter son nouveau bureau : Jean-Michel Grès, ferronnier et ancien candidat DVG aux municipales, président ; Thomas Evrard, directeur des opérations de la chocolaterie, secrétaire ; et Christine Anterote, gérante du garage Peugeot et ancienne présidente de l’association, trésorière. « L’objectif est de lancer une nouvelle dynamique, après la démission brutale de l’ancienne présidente qui a été suivie d’un gros flottement », explique Thomas Evrard.

    La CCI met à disposition de l’association une chargée de mission parcs d’activités, Yasmina Kara, qui les aide à s’organiser. Le prochain atelier de l’association sera sur le thème de l’autoconsommation collective, en présence d’Enedis.

  • Le tribunal administratif valide l’élection de Boccaletti à la mairie de Six-Fours

    Le tribunal administratif valide l’élection de Boccaletti à la mairie de Six-Fours

    « En rejetant les protestations contre l’élection municipale et métropolitaine de mars dernier, le tribunal administratif vient de juger que M. Frédéric Boccaletti restera le maire de notre commune, Six–Fours-les-Plages, jusqu’en 2033 », déclare dans un communiqué l’ancien tête de liste du rassemblement de la gauche, l’apparenté communiste Pascal Cabras.

    Acte est donc pris. Ce qui n’empêche pas de rappeler que « la campagne électorale a été menée de manière déloyale par les deux autres listes candidates ». Et que c’est le refus de telles manœuvres et manipulations qui avait conduit les progressistes à saisir la justice.

    Une mauvaise nouvelle pour la ville

    Le rejet de ce recours « est une mauvaise nouvelle pour la ville et la métropole », estime l’ancien candidat de gauche. Et de poursuivre : « L’occasion a été manquée de marquer un coup d’arrêt à un maire d’extrême droite qui brutalise la vie locale depuis le 22 mars ». L’occasion aussi de rappeler la « répudiation » brutale de sa première adjointe sans étiquette, au bout de cinq mois à peine, « alors que la présence de celle-ci lui avait permis son élection ». Une duperie manifeste des habitants estime Pascal Cabras.

    « Un maire aussi, ajoute-t-il, qui cherche à transformer en arène chaque conseil municipal en limitant l’expression démocratique de chaque élu de son opposition, en coupant les micros ou en perdant son calme… »

    Et qui a interdit aussi l’accès à toute salle communale au PCF après sa mobilisation du 27 mai pour la Journée de la résistance. Ce qui fait déjà beaucoup.

  • Les employés d’Atalian obtiennent gain de cause

    Les employés d’Atalian obtiennent gain de cause

    La mobilisation a payé pour les employés de l’entreprise de nettoyage Atalian déployés sur 17 sites de la commune de Cuers. En grève mardi et mercredi, ils s’étaient réunis devant l’hôtel de ville pour alerter la municipalité, cliente d’Atalian, sur leurs conditions de travail, entre manque de matériel, volume horaire insuffisant pour les tâches à accomplir et les heures de travail non payées qui en découlent.

    Ils ont été entendus par la directrice de cabinet du maire Bernard Mouttet, puis par ce dernier. Des échanges qui ont permis de constater qu’« Atalian avait vendu à la mairie des services qu’elle n’a jamais eus dans les faits. Ensuite, le maire a certainement fait pression sur l’entreprise », explique Sébastien Bois, secrétaire général CGT propreté et services associés du Var.

    Avec l’effet escompté, puisque les salariés ont obtenu par écrit les engagements de la direction en échange de la fin de la grève : rappels de salaires sur plusieurs périodes en 2025 et 2026, inventaire pour le remplacement du matériel hors d’usage, renouvellement des tenues de travail. Reste encore à discuter, entre autres, de certains rappels de salaire remontant à 2024, pour lesquels un rendez-vous doit avoir lieu prochainement entre les employés et la direction d’Atalian. Cette dernière va aussi rencontrer la mairie de Cuers pour négocier des heures de travail supplémentaires sur l’appel d’offres.

    « Cette mobilisation démontre que, lorsque les travailleurs s’unissent et tiennent bon, leur voix est entendue. La lutte collective paie », salue Khadija Sandour, déléguée syndicale CGT d’Atalian. « La CGT prend acte de ces engagements, mais restera pleinement vigilante jusqu’à leur application effective. »

  • Échanges tendus entre maire et opposition en conseil municipal de Manosque

    Échanges tendus entre maire et opposition en conseil municipal de Manosque

    Les échanges ont à nouveau été virulents entre le maire de Manosque Camille Galtier (DVD) et son opposition en conseil municipal, jeudi soir. Alors que les élus d’opposition Claire Henriroux (écologiste) et Sébastien Aubert (DVG) étaient prévus et affichés à l’écran du conseil municipal comme représentants à la commission locale du secteur patrimonial remarquable, ce sont les noms de Fabrice Durnerin (RN-UDR) et Patrick Rousset (Regain Manosquin) qui ont été mis au vote. « C’était acté de longue date, depuis juin. J’ai encore les mails de la mairie qui me disent que j’y suis. Comme je suis un peu plus piquante que M. Rousset, ils l’ont mis à ma place », a regretté l’élue écologiste. « M. Galtier s’empresse de satisfaire le RN », a-t-elle accusé à l’issue du conseil municipal.

    « Sur table, on change les noms. Cela s’appelle la démocratie. On va pas refaire le débat à chaque fois. Si vous êtes pas d’accord avec ça, vous allez au tribunal administratif », a répondu le maire à l’élue d’opposition pendant le conseil municipal.

    Une dotation de l’État

    en baisse

    Claire Henriroux a également questionné le conseiller municipal délégué aux commerces, Pierre Bianco, concernant les critères d’indemnisation des commerçants suite aux travaux de renouvellement urbain du centre ancien, affirmant avoir été contactée par plusieurs commerçants « incrédules » concernant ces critères d’indemnisation. Le conseiller municipal délégué aux commerces et le maire lui ont répondu que le seul critère était la perte de 25% de chiffre d’affaires. « Pas une seule ville en France a mis 80% de compensation sur les travaux, il y a plein de villes en France qui ne font pas d’indemnisation. On est le plus arrangeants possible. Si les commerçants ne déclarent pas tout le chiffre d’affaires qu’ils font, c’est compliqué d’aller compenser », a affirmé Camille Galtier. S’en est suivi un échange tendu entre le conseiller d’opposition DVG Sébastien Aubert et le maire concernant l’existence ou non de commerçants ayant « des chiffres d’affaires parallèles », non déclarés. « Vous déformez mes propos, ce n’est pas la première fois », a lancé Camille Galtier au conseiller d’opposition. « La période estivale ne nous aura pas servi à faire baisser le curseur au niveau des attaques personnelles », lui a répondu Sébastien Aubert.

    Les conseillers municipaux ont par ailleurs voté une modification du budget, adopté en février, en raison notamment d’une « dotation forfaitaire de l’État en baisse significative et forte de 265 617 euros » et de l’augmentation du prix des carburants, a expliqué le conseiller municipal délégué aux finances Pascal Antiq.

  • Alpes-de-Haute-Provence : sapeurs volontaires recherchés d’urgence

    Alpes-de-Haute-Provence : sapeurs volontaires recherchés d’urgence

    « Les pompiers de Manosque recrutent » : pompiers et mairie ont lancé, mardi, la campagne de recrutement de sapeurs-pompiers volontaires, essentiels pour faire fonctionner les casernes. « On a absolument besoin des pompiers volontaires. Souvent, ce sont eux qui prennent le relais le soir, le week-end, quand les pompiers pro sont au repos, a expliqué Jean-Claude Castel, président du Sdis 04. Quand on a des feux qui durent, c’est la relève qui est compliquée. »

    Pour réussir à recruter de jeunes volontaires, une classe jeunes sapeurs-pompiers a notamment été créée à La Motte-du-Caire, pour donner « une seconde chance à des jeunes qui viennent de partout », a précisé le président du Sdis. « À une époque, les places étaient chères, c’était souvent une histoire de famille. Aujourd’hui, on est sur un paradigme totalement inverse : on recherche beaucoup de monde pour diluer la sollicitation », a souligné le capitaine Clément Ortega, chef du centre de Manosque, regrettant de « perdre » de plus en plus de jeunes pompiers volontaires qui partent à l’étranger.

    « Pas normal de poser des congés pour partir au feu »

    Le maire et les pompiers ont insisté sur l’importance de signer des conventions avec les entreprises du territoire pour qu’elles libèrent les sapeurs-pompiers volontaires lorsque cela est nécessaire. C’est déjà le cas de l’Occitane, qui a signé récemment une convention, a expliqué le maire de Manosque, Camille Galtier (DVD).

    Enedis, qui a également signé une convention avec le Sdis 04, a libéré un agent sapeur-pompier volontaire de Manosque, cet été, « pour aller faire un renfort de dernière minute en Gironde », s’est réjoui le capitaine Clément Ortega. « Il n’est pas normal que des sapeurs-pompiers volontaires posent des congés pour partir au feu. Il faut vraiment qu’il y ait une mobilisation des entreprises publiques et privées, en signant un maximum de conventions avec, on l’espère, dans le cadre de la loi de modernisation de la sécurité civile, des moyens financiers de compensation », a lancé Jean-Christophe Julien, président de l’Union départementale des sapeurs-pompiers.

    Les pompiers et le maire ont également regretté le manque de « représentativité sociétale dans les casernes de pompiers », encourageant les habitants des quartiers prioritaires de la ville à s’engager auprès des soldats du feu. Pour y remédier, le maire de Manosque a évoqué le souhait de créer une « classe engagement » dans l’école du quartier prioritaire des Plantiers, à la rentrée 2027, où les pompiers interviendraient pour susciter « des vocations » chez la jeunesse.

    « Aujourd’hui, on a 90 sapeurs-pompiers volontaires à Manosque. Pour que ça fonctionne bien, il faudrait être à 100 ou 110, en plus des 16 professionnels. Donc il faudrait 10 voire 20 personnes supplémentaires », a détaillé le chef de centre. Pour recruter, il a mis en place une cellule de développement volontariat au sein de la caserne de Manosque. Cette année a notamment été créée l’action « vis ma vie de pompier ». Trente salariés de l’Occitane ont par exemple été accueillis au sein de la caserne pour découvrir son fonctionnement et potentiellement s’engager aux côtés des soldats du feu. Les pompiers espèrent faire la même chose, cette année, avec les habitants des quartiers prioritaires de Manosque pour avoir plus de « mixité sociale », avance l’adjudant Jonathan Matha, en charge de cette cellule de développement volontariat. « C’est une manière de dépasser certaines idées reçues et de montrer que l’on peut devenir sapeur-pompier quel que soit son parcours, son milieu social, où l’on vit. »

  • Le Six-Fours le Brusc FC dépose un nouveau recours devant le tribunal administratif

    Le Six-Fours le Brusc FC dépose un nouveau recours devant le tribunal administratif

    Il est, malgré lui, la principale cible du maire RN Frédéric Boccaletti depuis son arrivée à la mairie de Six-Fours. Le club de foot historique de la ville, le Six-Fours le Brusc FC, fondé en 1958, se trouve dans une situation incongrue. Pensionnaire de Régional 1, le club, qui n’avait « jamais eu le moindre problème sous la précédente mandature », affirme son avocat Me Arnaud Mazille, s’est d’abord vu retirer ses subventions. Une décision appuyée par les sanctions prononcées par la Commission régionale de contrôle des clubs (CRCC) de la Ligue Méditerranée de football, qui avait, en juillet, exclu le club des championnats régionaux, lui octroyant une amende de 350 euros pour mauvaise gestion. Une décision « sévère et parfaitement infondée » selon l’avocat du club, qu’a ensuite infirmée la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) de la Fédération française de football.

    La mairie sous astreinte

    Mais Frédéric Boccaletti n’en a cure. Entre-temps émerge un nouveau club, l’Olympique de Six-Fours le Brusc, « poussé par la mairie », soutient Me Mazille, à qui est octroyé l’ensemble des créneaux des terrains de football, ainsi qu’une subvention de 60 000 euros. « Pour une association qui a deux mois d’existence, c’est inédit », appuie l’avocat. En parallèle, l’édile demande à la DNCG d’annuler sa décision en faveur de l’honni Six-Fours le Brusc FC, et décide de ne donner aucun créneau au club.

    Ce dernier, dont les licenciés sont contraints de s’entraîner sur des parkings et des parcs, a déposé un recours devant le tribunal administratif, qui lui a donné raison, enjoignant la mairie de donner au club l’accès au stade Antoine-Baptiste et à des créneaux sur les terrains municipaux. « La commune avait jusqu’à dimanche mi-journée pour s’exécuter, évidemment elle ne l’a pas fait. Nous avons fait constater cela par huissier, depuis il y a une astreinte de 300 euros par jour de retard qui court », explique Me Mazille. Qui plus est, sur les « 22 heures et demie de créneaux donnés par la mairie, contre 50 heures auparavant, il n’y a que 12 heures qui sont vraiment exploitables. Le reste c’est en pleine journée, entre midi et deux, des moments où personne ne peut venir s’installer », peste ce dernier. Pour cette raison, le club a déposé un nouveau recours qui doit être étudié dans les prochaines semaines. En attendant, l’équipe fanion a pu compter sur le club de Rousset, dans les Bouches-du-Rhône, qui lui a prêté son terrain pour la première journée de championnat, tandis que plusieurs équipes jeunes ont dû déclarer forfait pour leurs premières rencontres.

  • À Aix, les clubs sportifs gardent le cap malgré les incertitudes

    À Aix, les clubs sportifs gardent le cap malgré les incertitudes

    « C’est pour qui l’inscription, pour le loulou ? » « Il est déjà prêt et en tenue ! », lance une mère dans la file d’attente du stand des Golgoths 13. Parmi les centaines de chapiteaux blancs installés sur la pelouse du complexe sportif du Val de l’Arc, où se tenait ce samedi 5 septembre la 27e édition du Salon des sports, réunissant le public et les associations sportives de la ville, le club aixois de basket enregistre les inscriptions et présente ses calendriers. « Il y a une corrélation entre la fréquentation des clubs et les derniers JO, observe Max, directeur sportif des Golgoths 13. Il y a un impact sur le nombre d’inscrits. C’est le cas notamment pour le club de basket. »

    Un peu plus loin, l’association du Club handisport aixois interpelle les passants, flyers étalés sur la table. « Je dois dire que notre club se porte bien ! On est l’un des meilleurs clubs français en natation et en tennis de table, on est plutôt bien soutenus, estime Azzedine Mzouri, directeur sportif. Au niveau du Département, de la Région, la Ville, on n’est pas mal lotis. Même si l’on sait que ça va aller de pire en pire. Il va falloir qu’on compense, qu’on essaie de voir. »

    273 structures

    Pour l’instant, l’heure est surtout à la promotion des valeurs « de partage », conclut le sportif. Au club d’Escrime Pays d’Aix (EPA), on estime « que le cas est différent, on est un sport de niche », décrit Camille Leprince, président de l’EPA. Il ajoute : « On survit aux modes passagères, c’est là, c’est ancré. On a un savoir-faire exceptionnel. »

    Entre deux visites de stands, Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix, qui a inauguré l’événement, rappelle les distinctions obtenues par la ville, le label Terre de Jeux 2024 et le titre de Ville européenne du sport 2024 : « C’est très important d’être regardé de cette manière-là, parce que ça attire évidemment les subventions – les temps sont complexes et le seront encore plus demain – mais c’est aussi une fierté pour tout le monde associatif que la ville soit qualifiée de cette manière. » L’élue qualifie Aix de « ville d’excellence sportive ». Hervé Liberman, adjoint aux sports, met en avant « l’engouement » pour la pratique du sport dans la capitale de Provence : 273 clubs sportifs, pour 60 disciplines et 35 000 licenciés, un chiffre « qu’on maintient ». La Ville indique consacrer aux associations sportives un budget de 3,2 millions d’euros en fonctionnement et de 810 000 euros en investissement. Sur le terrain du Salon étaient aussi présents des élus de l’opposition municipale de gauche, dont le député Marc Pena (PS). Ils appellent « la mairie à rouvrir une Maison des associations ».