Tag: maires

  • À Digne-les-Bains, la préfète accueille les nouveaux maires du département

    À Digne-les-Bains, la préfète accueille les nouveaux maires du département

    « Poser les bases des relations entre vous et l’État » : tel était l’objectif affiché par la préfète du département Isabelle Tomatis, qui a reçu les maires en préfecture lundi. Les édiles des arrondissements de Barcelonnette, Castellane et Digne-les-Bains ont d’abord été accueillis le matin, puis les élus de l’arrondissement de Forcalquier l’après-midi. La préfète leur a expliqué ce qu’elle « voulait de leurs relations », les partenariats et les subventions qui pouvaient être mis en place, notamment avec le département et la Région.

    Le secrétaire général de la préfecture, Xavier Pannecoucke, a lui insisté sur « la volonté forte des services de se mobiliser pour les projets » des différentes municipalités. Il a également évoqué le rôle important des sous-préfets, « premiers points de contact des maires au quotidien ».

    La députée UDR du département Sophie Vaginay-Ricourt et le sénateur Jean-Yves Roux étaient également présents aux côtés des maires de Sisteron, de La Brillanne ou encore de Montlaux.

    Finances et éducation

    Les maires ont ensuite pu assister à des présentations de la direction de la Citoyenneté et de la Légalité, de la direction départementale des Finances publiques et de celle de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations.

    Les élus ont finalement pu échanger avec des représentants de la direction départementale des territoires, de l’Agence régionale de santé, de l’Éducation nationale et de la direction du pilotage de l’action publique.

  • [Entretien] Joël Bonnafoux : « Les JO sont une opportunité, mais il ne faut pas faire n’importe quoi »

    [Entretien] Joël Bonnafoux : « Les JO sont une opportunité, mais il ne faut pas faire n’importe quoi »

    La Marseillaise : Vous avez été réélu pour la quatrième fois. Qu’avez-vous mis en place pour gagner cette confiance sur le long terme ?

    Joël Bonnafoux : Ça fait deux élections où je n’ai pas d’adversaire. Je suis élu à La Bâtie depuis 1983 ; j’ai d’abord été conseiller, puis adjoint, puis maire. Et ça fait trois mandats que je suis maire, j’attaque le quatrième. On a eu 55% de participation avec une seule liste. Il y a des endroits où, même avec plusieurs listes, ils n’ont pas 50%. On est satisfaits. En sachant que moi, sur La Bâtie, quand j’ai été élu la première fois, on était 800 habitants. À l’heure actuelle, on est 2 900. Pour ce qui est du cadre de vie de nos concitoyens depuis que je suis en place, j’ai obtenu qu’il y ait un collège à La Bâtie et l’agrandissement des écoles. On a fait aussi plusieurs équipements sportifs, la crèche, le centre de loisirs, la médiathèque et, dernièrement, la maison médicale avec la communauté de communes, dont je suis président aussi. Pour ce nouveau mandat, on réfléchit à repenser la mairie, où on est un peu à l’étroit maintenant. On va refaire le stade aussi, parce qu’on a un stade en stabilisé, en gravier ; on va en faire un en synthétique et refaire les deux courts de tennis qu’on avait supprimés aussi. Après, on va être sur la végétalisation dans le village ancien pour respirer un peu plus, végétaliser des places de parking dans le village et faire plus d’espaces verts.

    Plusieurs de vos pairs au département ont exprimé des inquiétudes quant à l’avancement des travaux liés aux JO à venir. Les partagez-vous ?

    J. B. : Du côté du département, il y a un axe majeur : c’est le rond-point qui va être aménagé à Montgardin. On est à la fois sur une nationale et une départementale. Mais c’est le département qui a la maîtrise d’œuvre, pas l’État. C’est un projet qui va être réalisé dans les deux ou trois ans. Pour ceux gérés par l’État, je vois que les mois avancent et qu’on n’a pas trop de décisions qui sont prises. Nous, le département, on agit quand c’est dans nos compétences, mais après, on se doit de tirer un peu l’oreille de l’État sur certains retards. Je pense à l’intervention de Michel Cannat, à la dernière séance du conseil, à propos du pont de Savines-le-Lac, qui ne supporte pas un certain tonnage, ce qui pose quand même problème en vue des chantiers à venir.

    Ces Jeux représentent un bel événement, mais ils suscitent aussi une certaine appréhension chez les élus chargés de les organiser ?

    J. B. : Je pense que les JO, c’est une opportunité, mais il ne faut pas faire n’importe quoi non plus. En sachant qu’il y a quand même bagarre avec les Alpes du Nord. On a obtenu quelque chose dans le Sud pour une fois, et les Alpes du Nord auraient bien voulu tout récupérer. Je ne sais pas du tout où on en est à l’heure actuelle au sujet de certaines décisions, ce qui va être fait par rapport à la patinoire à Nice. J’ai peur que tout soit remis en question et aille finalement sur Lyon. Et puis, à Nice, le changement de la municipalité ajoute de l’incertitude, sans compter les changements à venir à la Région aussi… Tout ça, c’est un peu inquiétant pour les prises de décision à venir, ça peut remettre des choses en question.

    Il y a aussi des craintes que les Jeux laissent d’importantes charges financières aux collectivités locales ?

    J. B. : Ça, il faut l’entendre aussi. Il ne faut pas qu’on fasse n’importe quoi non plus, c’est clair. Ce sont des financements d’État ; il y a une petite participation du Département, d’accord, mais il ne faut pas que ce soit le Département qui en subisse les conséquences, comme ça avait été le cas pour Grenoble après les Jeux de 1968. Après, quand ça amène des aménagements, comme à Montgardin, c’est bien aussi.

    Concernant les Jeux, vous faites partie des élus qui alertent sur le fait que, malgré la modernisation des voies ferrées, certaines communes ne bénéficieront pas du retour du train.

    J. B. : C’est difficile d’être entendu à ce niveau. Le train, on demandait simplement des arrêts, on ne demandait pas l’ouverture de la gare, qui est en piteux état. On voudrait l’acquérir, d’ailleurs, mais la SNCF ne souhaite pas vendre pour l’instant. Moi, j’ai les lycéens qui vont sur Embrun et qui prennent le train à Chorges le matin, donc je ne vois pas où est l’économie. C’est une compétence de la Région. Il y a six ans, on nous avait promis des trains pendulaires entre Embrun et Gap, mais il n’y a toujours rien. Il y a des promesses électorales… Mais celui qui a les données là-dessus, c’est le vice-président de Région chargé des transports.

    En tant qu’élu de longue date sur le territoire, comment avez-vous accueilli l’annonce de la candidature du président de Région, Renaud Muselier, aux élections sénatoriales ?

    J. B : J’ai trouvé cela regrettable, finalement. Parce que, pour moi, c’était quelqu’un de dialogue. Malgré le fait qu’on ne partageait pas toujours les mêmes opinions politiques, c’était quelqu’un qui était à l’écoute, abordable. Il y a le côté humain de la personne et ça, j’apprécie beaucoup. Je n’ai pas forcément les mêmes orientations politiques que lui, mais on pouvait passer outre et discuter.

  • Pierre Luciano élu à la tête de la communauté d’agglomération Sud-Sainte-Baume

    Pierre Luciano élu à la tête de la communauté d’agglomération Sud-Sainte-Baume

    Cette séance inaugurale avait pour objet l’élection du président et des vice-présidents par les 47 conseillers communautaires nouvellement (ré)élus.

    La séance a été ouverte par le président sortant, Jean-Paul Joseph, ancien maire de Bandol, qui a dressé le bilan de l’action communautaire depuis son élection en janvier 2025. Il s’agissait de son dernier conseil communautaire : il annoncera en effet, ce jeudi, sa démission du conseil municipal, après douze années passées à sa tête. « On a attaqué certains dossiers de manière frontale, mais relativement efficace », a-t-il lancé, reconnaissant que « tous ne sont pas résolus, comme le Grand Prix pour lequel il reste plusieurs dizaines de millions à rembourser, le contournement du Beausset, le dossier du Bol d’or, qui était normalement clos avec un contrat de 4 ans, mais qui pourrait se rouvrir. »

    Mais c’est surtout le dossier de l’eau qu’il a mis en avant, sujet qui « tient au cœur de beaucoup de citoyens et a fait couler beaucoup d’encre ». Admettant des défauts de communication et des difficultés sur plusieurs points, notamment la grille tarifaire et ses tranches, Jean-Paul Joseph a toutefois estimé que la marge de manœuvre pour répondre aux contestations citoyennes « arrive à nos limites. » Si une modification de la délégation de service public lui paraît nécessaire, il a dit espérer que celle-ci « n’aboutira pas à une annulation. Ce serait catastrophique en termes de conséquences et provoquerait des contentieux avec les délégataires (Veolia et Suez) et le bureau d’études. J’espère que les avenants seront suffisants pour avancer sur ce dossier. »

    « Être responsables et unis »

    Vint ensuite le temps de la transition, avec l’élection du nouveau bureau communautaire, dans un conseil profondément renouvelé : sept nouveaux maires sur neuf, seuls ceux du Castellet, René Castell, et d’Évenos, Blandine Monier, ayant été reconduits. Trois d’entre eux 
    -trois nouveaux- se sont portés candidats à la présidence : le maire (SE) de La Cadière-d’Azur, Robert Deledda, celui de Sanary-sur-Mer, Philippe Héno (DVD, ex-candidat Reconquête aux législatives de 2022) et Pierre Luciano (DVD, Saint-Cyr-sur-Mer). Une joute presque inédite pour l’Agglomération, habituellement en déficit de candidats.

    Avant de passer aux urnes, chacun parlait d’un « tournant », au vu du large renouvellement des sièges. Arrivé en 3e position au premier tour, le maire de La Cadière s’est retiré, laissant ses deux concurrents au coude‑à coude avec 17 voix chacun. à l’issue du 2nd tour, c’est Pierre Luciano qui a hérité du siège de président avec 26 voix, (19 pour Héno, 2 bulletins blancs). « C’est le moment d’être responsables et unis. Nous sommes 47 élus et nous serons tous impliqués dans le processus décisionnel », a-t-il promis. « Notre territoire a beaucoup d’atouts. Nous en avons tellement que nos métropoles voisines voudraient bien nous absorber. »

    Les délégations seront décidées lundi, lors d’une réunion du bureau nouvellement élu.

    LE BUREAU

    1er vice-président : Robert Deledda (SE), maire de La Cadière-d’Azur

    2e vice-président : Claude Halimi (SE), maire du Beausset

    3e vice-président : René Castell (DVD), maire du Castellet

    4e vice-président : Franck Bertoncini (DVD), maire de Bandol

    5e vice-président : Laurence Menichini (RN), maire de Signes

    6e vice-président : Philippe Heno (DVD), maire de Sanary

    7e vice-président : Jean-Yves Dolisi (SE), maire de Riboux

    8e vice-président : Blandine Monier (SE), maire d’Evenos

  • Un « déni de démocratie » du maire d’Avignon selon l’opposition

    Un « déni de démocratie » du maire d’Avignon selon l’opposition

    « Votre ouverture à la démocratie est pitoyable », lance ce lundi 20 avril, en conseil municipal d’Avignon, l’élu d’opposition et ancien candidat à la mairie, David Fournier (PS), au maire Olivier Galzi (DVD). En cause, la décision du premier édile de ne pas permettre aux élus d’opposition de siéger au sein des conseils d’administration des sociétés publiques locales (SPL) et sociétés d’économie mixte (SEM), telles que Tecelys, Citadis ou encore Avignon Tourisme.

    L’ex-joker du JT de France 2 assure de son côté que l’opposition sera tenue au courant des activités de ces sociétés « à l’aide de comptes rendus réguliers où vous pourrez lire le travail de ces commissions ». Il assure qu’il « respecte la loi » et que « la démocratie, c’est respecter la loi ».

    Nouvelle salle

    De quoi faire bondir l’opposition, d’autant que cette présence était possible lors des mandatures de Cécile Helle et de ses prédécesseurs. « C’est-à-dire que le fait majoritaire écrase la minorité ? C’est ça votre vision des choses ? C’est de la démocratie illibérale que vous faites là », lance hors de lui Fabrice Tocabens (PS). « Le respect et la bienséance instaurés depuis des décennies par les maires Henri Duffaut, Jean-Pierre Roux, Guy Ravier, Marie-Josée Roig et Cécile Helle sont balayés d’un revers de main. Opacité, dictature et vente d’organismes de la ville en préparation », accuse David Fournier.

    « Où est passée la main tendue à l’opposition dont vous parliez au premier conseil municipal ? » demande Mathilde Louvain (LFI), sans obtenir de réponse ni du maire, ni de ses adjoints, restés muets pendant plus de trois heures de la séance de plus de cinq heures.

    « Je considère que ce que les Avignonnais attendent dans la gestion de ces sociétés, c’est une bonne gestion, et je ne crois pas que vous ayez un bon bilan à cet égard », conclut Olivier Galzi, sans pour autant étayer son propos.

    Les premiers éléments de la « patte Galzi » se retrouvent aussi dans la tenue de la séance elle-même. Fini les conseils municipaux le samedi matin, ils se tiendront pour l’instant en semaine, en fin de journée. Changement de lieu aussi. Plus de salle des fêtes, retour pour l’heure à l’étroite et bien nommée salle du conseil municipal, où seule une petite dizaine de spectateurs peuvent assister directement aux débats, tandis qu’un écran est disposé dans un espace voisin pour que d’autres personnes puissent suivre les échanges à proximité. En tout début de séance, le maire explique être « attaché aux traditions politiques avignonnaises. À un moment donné, tradition, c’est aussi le bon sens. On ne voulait pas créer des frais supplémentaires lorsque l’on doit aménager la salle des fêtes », explique le premier édile en répétant sa formule qu’il a usée à foison pendant sa campagne. 

    « On avait changé de lieu pour des raisons d’emplacements pour la majorité comme pour l’opposition et avoir ainsi plus de facilité à travailler. Aussi pour avoir plus de public. En vue des incommodités avec les fortes chaleurs qui arrivent, peut-être que vous reviendrez sur votre décision », rétorque de son côté l’ex-adjoint et candidat de la gauche, David Fournier (PS). À voir si, en pleine canicule, le bien-être des élus et du public primera sur « le bon sens ».

  • La Métropole à l’heure des arbitrages budgétaires

    La Métropole à l’heure des arbitrages budgétaires

    À une semaine de l’adoption du premier budget métropolitain de la mandature, avec quelque 123 millions d’euros à trouver pour équilibrer les comptes, la conférence métropolitaine des maires, qui se tient ce mardi après-midi au Pharo, aura du pain sur la planche. Une rencontre qui sera l’occasion de poser la première pierre de cette « Métropole des maires » que promettait son nouveau président (LR) Nicolas Isnard, et d’en éprouver la solidité des fondations.

    « Cette instance a pour ambition de fonder les piliers d’une gouvernance métropolitaine renouvelée, reposant sur la transparence et la reconnaissance pleine et entière du rôle des maires dans l’action publique locale », défend celui-ci dans le courrier d’invitation envoyé aux maires le 9 avril dernier.

    « Fenêtre d’opportunité »

    Mais, ce mardi, l’urgence budgétaire supplante le reste. « Ce temps d’échange nous permettra de réaliser un point de situation exhaustif sur les finances de notre institution (…) afin d’arrêter ensemble les décisions structurantes pour l’avenir », promet Nicolas Isnard dans son invitation.

    Côté pile, les opposants aux projets métropolitains emblématiques que sont le Boulevard urbain Sud (BUS) et le tramway des Catalans espèrent obtenir enfin gain de cause. « Bien sûr qu’il y a des projets qui pourraient être revus », répondait Nicolas Isnard à l’issue du débat d’orientations budgétaires face à la presse. Dès le 16 avril, dix associations écologistes l’ont interpellé avec le maire de Marseille pour qu’ils se prononcent « pour l’arrêt immédiat du prolongement du Boulevard Urbain Sud ».

    « Il y a une fenêtre d’opportunité politique », reconnaît de son côté la maire (GRS) des 1-7 Sophie Camard, qui doit exprimer sa position sur l’extension du tramway jusqu’à la place du 4-Septembre en conseil d’arrondissement lundi. « Il faut vérifier le niveau d’engagement des dépenses et remettre la somme pour un autre projet de transports », défend-elle, alors que s’ouvre le 4 mai prochain une enquête publique.

    Côté face, la menace plane en particulier pour la gratuité dans les transports en commun, dans le pays d’Aubagne ainsi que pour les plus de 60 ans et moins de 11 ans sur le réseau RTM. « La gratuité elle n’existe pas », répète ainsi Nicolas Isnard.

    Reste donc à savoir si la conférence des maires aboutira sur un front uni pour demander à l’État une augmentation du plafond du versement mobilité que peut lever la Métropole, et si la promesse de son président qui assurait que « les attributions de compensations [les sommes reversées aux communes] sont intouchables » tiendra. Tout comme les promesses de campagne, notamment sur la propreté. « On fera avec les moyens qui sont les nôtres », répondait Nicolas Isnard, alors que reste en suspens la question de l’harmonisation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères entre Marseille et les autres communes.

  • L’extrême droite RN s’empare de la Petite Camargue

    L’extrême droite RN s’empare de la Petite Camargue

    S’il était attendu, c’est tout de même un coup de tonnerre qui s’est déroulé au conseil communautaire de Petite Camargue mercredi 15 avril. Et ce, pour deux raisons. D’abord parce que pour la première fois un élu du Rassemblement national va gérer une intercommunalité dans le Gard. Mais c’est aussi l’ampleur du score qui interroge : Nicolas Meizonnet l’a en effet emporté avec 25 voix sur les 30 possibles et aucun candidat n’a osé se présenter face à lui.

    Tous les maires l’ont ainsi soutenu, que ce soit Jean-Paul Franc, maire d’Aimargues et ancien secrétaire CGT chez Perrier, le président sortant réélu à Aubord André Brundu, le nouveau maire de Beauvoisin Frédéric Meseguer ou encore l’édile du Cailar, Joël Tena. Des soutiens d’autant plus incompréhensibles que dans l’histoire de la Communauté de communes, le maire de Vauvert, la ville centre, n’a jamais eu la présidence de l’interco.

    « C’est déconcertant, il n’y a eu aucune opposition, aucune résistance », s’indigne Magali Nissard, nouvelle leader de l’opposition à Vauvert depuis le retrait de Jean Denat. « Il y a la droite dans toutes les villes et on voit qu’elle bascule. Meizonnet a dit que la Communauté de communes ne serait pas la vitrine du RN mais on a du mal à y croire. J’ai tenté de pousser le président sortant à y aller mais il n’a jamais donné d’explications sur son retrait. Ce qui m’inquiète c’est comment ils vont se positionner face à lui par la suite ? Est-ce qu’ils vont laisser tout passer ? »

    La gauche s’élargit

    à l’Agglo d’Alès

    Toute la semaine, les présidents des intercommunalités ont été élus avec une forme de continuité. C’est par exemple le cas pour le maire de Cardet, Fabien Cruveiller, qui était seul en lice pour récupérer la présidence du Piémont Cévenol où la majorité de Saint-Hippolyte-du-Fort a retrouvé la première vice-présidence, tournant ainsi la page de l’opposition frontale qui avait entaché le mandat précédent. Les élus régionaux socialistes Régis Bayle et Fabrice Verdier ont également été réélus respectivement à la tête du Pays Viganais et du Pays d’Uzès. Du côté des changements, l’opposant à Pierre Martinez et maire de Montpezat, Jean-Michel Andriuzzi, a été élu président du Pays de Sommières. Elu à Montfrin, Philippe Marchesi, a pris la suite de Pierre Prat à la tête de l’intercommunalité du Pont du Gard sur fond de divisions.

    Côté Alès Agglomération, Christophe Rivenq (LR) a été réélu confortablement dans le fauteuil de président qu’il occupe depuis 2020. Mais pour cela, il a plié devant les demandes de la gauche qui lui demandait plus de responsabilités. Ainsi, le PCF a récupéré un poste de vice-président supplémentaire (Sylvain André (Cendras), Claude Cerpedes (Saint-Martin-de-Valgalgues), Pascale Eugène (La Grand-Combe) et Ghislain Chassary (Rousson). Avec l’écologiste Aurélie Génolher et Nathalie Montoro Teissier (DVG), la gauche compte six vice-présidents sur 15 à l’Agglo. « Il y a les vice-présidents mais il y a aussi les responsabilités et on peut affirmer que la gauche prend une place plus importante à l’Agglo, en compromis avec Christophe Rivenq », réagit Sylvain André.

  • À l’Élysée, les maires du Gard réclament des moyens

    À l’Élysée, les maires du Gard réclament des moyens

    À l’invitation du président Emmanuel Macron, près de 500 maires ont été réunis jeudi à l’Élysée. Parmi eux, six élus gardois : Vincent Bouget (PCF, Nîmes), Christophe Rivenq (LR, Alès), Sylvie Arnal (DVG, Le Vigan), mais aussi Pascale Eugène (DVG, La Grand-Combe), Julie Mercier (SE, Le Garn) et Théo Guigue (SE, Sauzet). Un « casting » arrêté par la préfecture, censé refléter la diversité des communes et des sensibilités.

    Derrière la mise en scène républicaine, une réalité : les maires gardois sont venus chercher ce que l’État retire au quotidien – des moyens, des effectifs, du respect. La journée s’est ouverte par des ateliers avec des membres du gouvernement, autour de plusieurs thèmes annoncés : sécurité, climat, services publics, relations État-collectivités.

    Vincent Bouget, une parole offensive venue de Nîmes

    Fraîchement élu maire et désormais président de l’Agglomération, Vincent Bouget s’est saisi de cette tribune pour porter un message clair : « J’ai accepté cette invitation dans un seul but : décrire à Paris la situation de Nîmes », a-t-il affirmé, évoquant « un engagement impératif pour renouer avec la sécurité dans tous les quartiers, donner les moyens de l’émancipation par l’école et défendre le pouvoir d’achat des habitants ».

    À Alès, Christophe Rivenq résume l’ambiance d’une phrase : « Une grand-messe » utile pour le réseau. Vincent Bouget a lui insisté sur la nécessité d’actes concrets. Derrière les mots, des dossiers locaux précis : sécurité dans les quartiers populaires, avenir de l’école publique, ou encore la base de sécurité civile de Garons. Dans un département marqué par de fortes inégalités, sa prise de parole s’inscrit dans une ligne politique assumée : faire remonter les besoins du terrain et rappeler que les collectivités ne peuvent être les variables d’ajustement des politiques nationales.

  • Les maires des Alpes-de-Haute-Provence font leur rentrée à l’université

    Les maires des Alpes-de-Haute-Provence font leur rentrée à l’université

    Camille Galtier, maire DVD de Manosque, Julien Di Benedetto (SE) de Digne, Lila Desjardins (DVG) de Peyruis, Benoît Gauvan (Renaissance) d’Oraison… Les maires sont venus en nombre vendredi matin pour assister à la première université des maires depuis les élections municipales. Grâce à cette association, ils pourront assister à des ateliers, par exemple sur les conflits d’intérêts, tout au long de l’année. Vendredi après-midi, ils ont déjà pu en suivre deux : l’un sur les conditions d’exercice de leur mandat, et l’autre sur les pouvoirs de police du maire.

    « Le mandat de maire est sans doute l’un des plus beaux, mais aussi l’un des plus exigeants », a souligné en ouverture de l’université des maires son président, l’ancien maire historique de Sisteron, Daniel Spagnou (DVD). « Dans nos communes rurales, il faut être prêt à une implication totale et un engagement sans faille, à temps complet », a-t-il ajouté. Il a par ailleurs regretté « la baisse du nombre de maires femmes, puisque nous sommes passés de 50 à 44 sur 198 communes du département ».

    La préfète du département, Isabelle Tomatis, présente pour cette première université des maires, a elle aussi déploré cette baisse : « On est encore loin de la parité », souligne-t-elle.

    « Un engagement électoral, ça se respecte »

    La représentante de l’État a par ailleurs regretté les démissions de certains élus « avant même d’avoir commencé » : « Un engagement électoral, ça se respecte », a-t-elle lancé. Ces démissions affaiblissement selon elle la confiance « envers les institutions et envers toute la République ».

    Elle a souhaité féliciter les maires, « non pour avoir gagné, mais pour avoir su convaincre, parce que féliciter d’avoir gagné, ce serait saluer les vainqueurs d’un combat, et nous ne sommes pas dans un combat, dans un monde qui se radicalise, se polarise ».

    « Vous êtes en tant que maire officier de police judiciaire », a tenu à rappeler le procureur Antoine Pesme, ajoutant travailler sur un protocole sur la mise en œuvre du rappel à l’ordre avec la mairie de Manosque.

    La présidente du département, Eliane Barreille, a insisté sur la coopération entre communes et département pour la réalisation de projets, notamment l’aménagement et la sécurisation du réseau routier, « l’un des plus gros budgets de la collectivité ».

    À la fin des différentes interventions officielles, les maires et conseillers municipaux ont pu poser des questions. Stéphanie Mazauric, conseillère municipale de Saint-Maime (village situé entre Forcalquier, Manosque et Oraison), a interrogé sur la cybersécurité, face à laquelle « les petites communes sont démunies ».

    Congrès départemental des maires le 8 octobre à Forcalquier

  • Josée Massi, première femme élue à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée

    Josée Massi, première femme élue à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée

    C’était attendu. Sans surprise, et en tant que seule candidate, Josée Massi a été élue à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (58 vois pour, 28 bulletins blancs et 3 nuls).

    Elle succède ainsi à l’ancien maire de Hyères Jean-Pierre Giran (LR, absent de l’assemblée bien que membre du conseil métropolitain), qui avait pris la succession d’Hubert Falco en 2022 suite à sa condamnation à 5 ans d’inéligibilité.

    « C’est un grand honneur », a-t-elle exprimé, promettant de remplir sa fonction avec « enthousiasme et détermination. Je m’investirai dans ce mandat pour servir au mieux le territoire et ses 12 communes. Le grand public n’a pas toujours connaissance des compétences de la Métropole, pourtant ce qui se dessine dans cette assemblée à le pouvoir de changer le destin de nos administrés. »

    Aucun vice-président issu de l’extrême droite

    La nouvelle présidente de TPM a par ailleurs annoncé qu’aucun élu d’extrême-droite, y compris les maires (Julien Argento à la Valette-du-Var, Frédéric Boccaletti à Six-Fours et Dorian Munoz à la Seyne-sur-Mer) ne prendrait de vice-présidence, et n’occuperait donc de fonction exécutive. « C’est une rupture avec l’habitude de permettre aux maires de siéger au bureau de la Métropole », s’est offusqué Amaury Navaranne, conseiller municipal (RN) à Toulon. « Si votre choix respecte la loi, il n’en respecte pas l’esprit. » « Cette décision, je l’ai prise en concertation avec tous les maires de la majorité métropolitaine, et je l’assume pleinement. On ne peut pas, d’un côté, défendre les valeurs républicaines, et de l’autre, les diluer dans des compromis politiciens », a justifié Josée Massi.

  • Cette fois, le RN est représenté dans les vice-présidences du Grand Avignon

    Cette fois, le RN est représenté dans les vice-présidences du Grand Avignon

    Pas de coup de Trafalgar cette fois dans l’élection des 15 vice-présidents du Grand Avignon. En 2020, puis en 2022 lorsque le Pontet avait changé de premier magistrat, les deux maires RN de l’agglo avaient été mis au ban de l’exécutif, permettant à Annick Dubois (PS) et Jean-Firmin Bardisa (DVD), respectivement élus d’opposition à Morières et au Pontet, de damer le pion à Grégoire Souque et Patrick Suisse, éphémère maire du Pontet.

    Ce mercredi, les deux vice-présidents sortants, battus aux municipales par le RN, ont de nouveau candidaté, offrant une alternative aux votes RN. Mais en vain. « Aucune ambition ne justifie une alliance avec l’extrême droite », plaide Jean-Firmin Bardisa, rappelant son bilan et se posant en candidat de « la responsabilité » quand, par exemple il y a deux ans lors du fiasco du nouveau délégataire des déchets, Joris Hébrard, maire du Pontet, « avait joué sur les peurs » plutôt que d’être constructif. Même tonalité un peu plus tard pour Annick Dubois, sollicitant à nouveau « la confiance » de ses pairs les appelant à un « choix clair pour faire barrage à l’extrême droite ». Joris Hébrard moque un adversaire « désavoué par les urnes » qui « s’acharne ». Quant à Grégoire Souque, il ne veut plus « d’une combine qui ne respecterait pas la démocratie ». Messages entendus puisque les maires RN ont largement été élus 2e et 4e vice-présidents, leurs opposants ne récoltant que 11 et 15 voix sur 73.

    « La question de rupture démocratique est résolue »

    « Je me réjouis de cette unité du territoire, cela dénote une conscience aiguë pour avancer », applaudit Olivier Galzi, à l’issue de l’élection des 15 vice-présidents. « La question de rupture démocratique est résolue, à partir du moment où les habitants d’une commune ont voté pour un maire, parfois même au premier tour, je ne vois pas quelle serait la légitimité d’une assemblée communautaire à expliquer que celui qui doit siéger à la vice-présidence sera celui qui a perdu les élections », assume le nouveau président, visiblement très suivi par l’ensemble de l’assemblée communautaire. Pour le reste, tous les autres candidats proposés, venus des 13 autres communes, ont été élus à la quasi-unanimité : Pascale Bories (Villeneuve les Avignon), Martine Durieu (1ère adjointe de Vedène), William Bouquet (Entraigues), Paul Mély (Les Angles), Patrick Sandevoir (adjoint Rochefort), Philippe Inderbitzin (adjoint Roquemaure), Claude Morel (Caumont), Lionel Fischer (adjoint Saint-Saturnin), Sandrine Soulier (Pujaut), Philippe Armengol (Velleron), Yvan Bourelly (Saze), Jacques Demanse (Sauveterre) et Dominique Ancey (Jonquerettes). Leurs délégations sont en cours d’attribution, des arbitrages seront nécessaires entre ceux souhaitant garder leurs missions du mandat précédent et ceux désirant en changer.