Tag: Logement

  • Une journée pour aider les étudiants à se loger

    Une journée pour aider les étudiants à se loger

    Propriétaires, résidences étudiantes, le Crous et Ensemble 2 générations, seront présents ! », salue le directeur de la Maison de l’étudiant et de l’information jeunesse (MDEIJ). De 9h à 16h, samedi, celle-ci accueillera des étudiants pour qu’ils rencontrent les propriétaires et différents organismes d’aide au logement. Organisées par la mairie de Toulon, depuis six ans, ces rencontres visent à faciliter l’installation des plus de 7 000 étudiants présents dans le centre-ville.

    La Maison de l’étudiant entretient un listing « de plus de 600 propriétaires, cette liste, c’est une spécificité de la ville », précise le directeur de la Maison de l’étudiant. En septembre 2025, l’offre recueillie s’élevait à 933 logements, avec un loyer médian hors charges de 475 euros, selon l’Agence d’urbanisme de l’aire toulonnaise et du Var (Audat.Var) dans une étude réalisée pour la Ville. La structure demande aux propriétaires et aux étudiants des fiches avec leurs critères et ensuite envoie les offres correspondantes aux locataires. Une autre solution est proposée par l’association Ensemble 2 Générations : loger des étudiants à moindre prix dans une cohabitation avec un senior. En échange d’un petit loyer, les étudiants aident les plus âgés. L’objectif est de pallier les problématiques de logement des étudiants et à l’isolement des seniors.

    Formations contraintes

    Selon l’étude menée par Audat.Var, 42% des étudiants estiment avoir des difficultés à se loger dans la ville. « Avec Parcoursup, beaucoup d’étudiants se retrouvent dans une ville loin de chez eux, alors même que la formation demandée était dans leur commune, explique le directeur de la Maison de l’étudiant. Ce sont des formations contraintes. » D’ailleurs, 38% des étudiants à Toulon viennent d’une autre ville, en dehors du Var, selon Audat.Var.

    Face à ces différentes difficultés, la Maison de l’étudiant propose un service « logement » à l’année.

  • Grosses chaleurs : comment se prémunir ?

    Grosses chaleurs : comment se prémunir ?

    Au vu du manque de réaction au niveau mondial pour freiner le réchauffement climatique, il va falloir s’y faire. Dans les années à venir, les étés seront de plus en plus chauds. Responsable chez Shift Project, Luc Cervellin, prévient même qu’aussi étouffant qu’il puisse être, ce début d’été 2026 sera probablement l’un des moins suffocants qu’il nous reste à affronter (lire p.5).

    La raison est simple. Si la prise de conscience de la réalité du changement climatique a bien eu lieu, excepté chez certains complotistes ou climatosceptiques d’extrême droite, elle n’a pas été suivie de suffisamment de réalisations concrètes. Certes l’été 2003 et ses 15 000 morts ont agi comme un détonateur. Au fil des ans, des Ehpads ont été climatisés pour protéger la santé fragile de nos aînés. Des hôpitaux aussi, même si plusieurs services de CHU à l’instar de celui de Montpellier restent en surchauffe. Plus récemment, nombre de Villes (Montpellier, Grabels, désormais Nîmes…)
    – les majorités municipales de gauche donnant le ton – ont lancé de vastes opérations de désimperméabilisation des cours d’école, peu à peu végétalisées.

    Mais l’ampleur de la tâche est telle que bien souvent, ce genre initiatives, qui porteront leurs fruits à moyen terme, ne suffisent pas à parer l’urgence des canicules. De plus en plus fréquentes et de plus en plus difficiles à supporter pour les organismes. C’est le cas depuis deux étés consécutifs de beaucoup d’enfants, qui vivent un véritable enfer lors du dernier mois d’école. Dans de vieux bâtiments pensés pour une époque révolue, dans des salles rarement climatisées et pas assez rafraîchies, élèves et enseignants suffoquent de Béziers à Alès en passant par Sète ou Nîmes.

    Quid du droit du travail ?

    S’il est évident qu’à terme la généralisation de la climatisation ne fait qu’aggraver le problème du climat, son recours a minima dans les lieux des services publics ne pourra peut-être pas rester tabou longtemps… Plutôt que de s’entêter à prétendre, comme Emmanuel Macron, « qu’on ne pouvait pas savoir », l’État doit prendre urgemment ses responsabilités. Car pour l’heure trop peu d’investissements de grande ampleur ont été réalisés pour adapter nos constructions à la nouvelle réalité climatique. Si bien que plus de 20 ans après l’alerte de 2003, un logement français sur deux, le plus souvent occupé par une personne à faibles revenus, est inadapté. Et que dire des sans-abri ? Mardi 30 juin à Montpellier, un collectif a alerté la préfecture sur la vulnérabilité des SDF et réclamé la mise en place de mesures de protection (lire p 7).

    Il est grand temps aussi que les parlementaires se saisissent des questions relatives au droit du travail. Comme nous le rappelle une avocate spécialisée, il n’existe pas en France de seuil de température maximal au-delà duquel un travailleur peut stopper son activité (extérieure ou intérieure) en toute légalité. Certes le droit de retrait existe, l’employeur se doit de protéger ses salariés (eau à disposition voire douches, ventilation…) et les syndicats peuvent toujours mettre un coup de pression, mais trop souvent des personnes se mettent elles-mêmes en danger par forte chaleur. Soit par volonté de mener à bien leur travail, soit par obligation de ne pas tronquer leur revenu, comme le rappelle la CGT lunelloise (lire p 6), soit par méconnaissance de leurs droits.

    Pour l’heure, les autorités attendent d’être au pied du mur pour agir au cas par cas. La semaine passée (23 au 29 juin), la préfecture du Gard avait déjà pris un arrêté pour permettre à certains travailleurs d’exercer leur activité sur une plage horaire étendue. Pour travailler davantage à la fraîche, les chantiers peuvent se dérouler de 6h à 21h30. Le 30 juin et jusqu’au 15 septembre, la préfecture de l’Hérault lui a emboîté le pas pour les entreprises du paysage, du bâtiment et travaux publics en cas de vigilance rouge (du lundi au vendredi, travaux autorisés de 6h à 12h et interdits de 12h à 21h) ou orange (travaux autorisés de 6h à 21h).

    Dès le 26 juin, la préfecture de l’Hérault rappelait aussi aux propriétaires d’animaux domestiques, d’élevage ou de compagnie les bons comportements à adopter pour ne pas mettre leur animal en situation de souffrance. Notamment en ne les laissant jamais quelques minutes dans un véhicule en journée. Enfin, dans les prochaines semaines, les organisateurs de manifestations taurines sont invités à déplacer leurs festivités (abrivado, encierro, bandido…) au-delà de 20h.

  • Femmes sans-abri face à des hôpitaux démunis

    Femmes sans-abri face à des hôpitaux démunis

    « Le moment de la sortie d’hospitalisation est un moment à haut risque de rupture dans les parcours de soins. Mais aussi un risque élevé de rupture dans les parcours d’hébergement », déclare Clélie Nallet, chargée de recherche opérationnelle à l’Observatoire des pauvretés de Marseille. Elle présentait la première enquête sur « le parcours de prise en charge des personnes sans domicile en sortie d’hospitalisation à Marseille » ce jeudi 2 juillet au palais du Pharo.

    Cette enquête montre notamment le manque de moyens et de dispositifs afin d’accompagner les personnes sans domicile qui quittent l’hôpital sans solution d’hébergement adaptée à leur état de santé. Cela représentait, sur une année, plus de 855 personnes dans les services médecine et chirurgie et 348 femmes au sein des maternités. Si les chiffres sont de 2024, le problème est loin d’être une nouveauté. Clélie Nallet évoque ainsi une problématique à laquelle « les acteurs de terrains sont confrontés depuis longtemps ».

    « L’enjeu est désormais collectif », constate Karim Touche, adjoint au maire de Marseille délégué à l’action sociale. Toutes les institutions présentes telles que les hôpitaux de Marseille (AP-HM) ou l’agence régionale de santé (ARS) s’accordent sur la nécessité de collaborer pour répondre à une problématique à la croisée des domaines d’intervention. Il ne s’agit pas seulement de la sortie d’hôpital mais « du bout du bout du bout du parcours de la personne très précaire ou de la personne sans domicile », souligne ainsi. François Crémieux, directeur général AP-HM.

    « J’avais particulièrement insisté pour qu’on parle des femmes, et notamment des femmes qui venaient d’avoir un enfant », insiste Isabelle Epaillard, préfète à l’égalité des chances. En effet, les difficultés rencontrées par les femmes sans domicile en sortie de maternité se trouvent au centre de l’enquête.

    Femmes en première ligne

    Faute de dispositifs idoines, les femmes sont gardées plus longtemps à l’hôpital et le système sature alerte Halima Benmouis qui travaille au service social de la maternité de l’hôpital de la Conception. « Ça devient un moment d’attente, d’anxiété et d’angoisse pour ces femmes », ajoute-t-elle car les structures ne sont plus adaptées pour des nourrissons de plusieurs mois.

    Des salariées du dispositif de périmaternité du SIAO 93 (service intégré d’acceuil et d’orientation) sont venues présenter les 20 centres dédiés à l’accompagnement autour de la maternité qui existent en Seine-St-Denis. Idem pour l’association France Horizon qui développe des dispositifs similaires au sein des CHU de la région PACA dont la directrice Aurore Philippart plaide pour « des structures intermédiaires ». Un centre dédié doit ouvrir à Marseille en septembre 2026.

  • Meublés touristiques : une amende record infligée !

    Meublés touristiques : une amende record infligée !

    Le couperet est doublement tombé sur un multipropriétaire parisien qui faisait passer son vaste appartement de 150 m2 au 118 rue Dragon (6e), à Marseille, pour sa résidence principale afin de le louer en meublé touristique, en contournant les règles.

    Le tribunal judiciaire a entendu les arguments développés par Me Jorge Mendes Constante, à l’audience du 6 mai dernier, et a infligé lundi, pour la première fois en France à l’encontre d’un propriétaire, l’amende civile maximale de 100 000 euros. Somme qui sera versée au budget de la Ville. Il a écarté la demande d’un retour à l’habitation, le propriétaire ayant depuis signé des baux de colocation à des étudiants.

    Le conseil de la Ville, avec la brigade de contrôle, a démontré sans équivoque que ce propriétaire, un cadre « en accompagnement au management de transition à l’international », avait loué son appartement dans son intégralité sur les plateformes AirBnB et Booking, soit un chiffre d’affaires de 207 600 euros, hors nuitées louées en direct. Ce grand appartement, qui dispose de 12 couchages et 2 supplémentaires dans la chambre de bonne, était loué selon le voisinage « en permanence » à des groupes de plus de dix personnes, occasionnant de nombreuses nuisances. « Le nombre de nuitées facturées démontre l’absence de Paul C. sur de longues périodes, peu compatibles avec la réalité d’une résidence principale », retient le tribunal.

    « Une fable grossière pour maximiser les profits »

    « Le fait que l’appartement soit proposé à la location de manière permanente démontre que [le propriétaire] ne se réservait aucune disponibilité de son appartement ». Par ailleurs, l’annonce ne présente pas l’appartement comme étant occupé par son propriétaire, « mais totalement vide à la disposition des voyageurs ». « Force est de constater que Paul C. se présente sur ses réseaux comme un entrepreneur de Paris et qu’il domicilie l’une de ses entreprises à Paris », ajoute le tribunal.

    Si la qualification de résidence principale suppose une occupation effective du logement pendant au moins huit mois par an, « il n’en demeure pas moins que la personne qui déclare sa résidence principale doit démontrer y vivre effectivement, démonstration à laquelle échoue Paul C., pas même pour quelques jours par an », retient encore le tribunal, qui regarde les éléments narrés pour établir l’effectivité de sa résidence à Marseille comme « le récit d’une fable grossière ». « Paul C. s’est enferré dans un mensonge flagrant » et « a sciemment détourné les règles imposées pour la location de meublés touristiques de courte durée afin de maximiser les profits et ce sans aucun égard pour le voisinage. »

    Mais ce n’est pas tout, le juge considère que « les revenus générés par la location de cet appartement sont particulièrement importants et qu’ils ont été dissimulés ». Fait remarquable, le tribunal indique adresser copie du présent jugement aux services fiscaux, estimant que « le caractère vraisemblablement supérieur de ses revenus réel, tant fonciers qu’en qualité de consultant, à ceux ainsi déclarés et la personnalité de Paul C. donnent à penser qu’une infraction pénale (fiscale) est susceptible d’avoir été commise. »

    La Ville estime que la moitié des 12 937 meublés touristiques identifiés, en 2024, sont dans l’illégalité. Le jugement retient la légitimité de son combat : « Ainsi que l’a rappelé le Conseil Constitutionnel, la lutte contre la pénurie de logements revêt un caractère d’intérêt général ».

  • [Parole de maire] Mario Martinet : « Il faut un parc naturel régional autour de l’étang de Berre »

    [Parole de maire] Mario Martinet : « Il faut un parc naturel régional autour de l’étang de Berre »

    C’est le rendez-vous du lundi deux fois par mois dans « La Marseillaise ». En interrogeant sans concession les premiers magistrats des communes de Provence, sur les chantiers, leurs décisions, leurs perspectives, « La Marseillaise » met en lumière la vie des communes, cellule de base de la République.

    La Marseillaise : Comment ce sont
    passés pour vous les 100 premiers jours de ce nouveau mandat
     ?

    Mario Martinet : Pour nous, c’est la continuité de ce que l’on a mené jusqu’alors, il n’y a pas de rupture. On continue tambour battant sur nos projets, antérieurs et à venir.

    Quelles sont les priorités
    de ce nouveau mandat
     ?

    M.M.  : Nous voulons lancer les projets que nous avons entamés. Par exemple pour la réhabilitation de la chapelle Caderot, nous allons démarrer les travaux d’ici la fin de l’année. Nous avons des salles de sport qui doivent être finalisées, un écoquartier dont les travaux vont démarrer à la rentrée avec 239 nouveaux logements pour nos habitants… C’est un projet qui a mis longtemps à voir le jour, nous allons donc faire en sorte que la première pierre soit déposée début septembre. Bien sûr, nous avons une belle grande salle de spectacle finalisée qui verra son ouverture en octobre, avec un nouveau projet culturel.

    Et pour les nouveaux projets ?

    M.M. : Nous avons déjà mis en route, durant ces 100 jours, ces nouveaux projets. Il y en a un qui me tenait à cœur, d’accompagner la population sur le plan social face aux problèmes d’énergie. Nous avions anticipé les choses, et nous avions dit que nous triplerions le chèque combustible pour nos populations. C’est ce que nous avons fait avec le CCAS [centre communal d’action social, ndlr]. Et en même temps, face à la crise de l’essence, nous avons mis en place le mois dernier une aide pour les aides-soignants, les personnes qui vont au domicile des plus vulnérables, de 80 euros par mois. Nous avons aussi le projet d’une nouvelle plage, pour finaliser la grande promenade sur le littoral de l’étang de Berre. L’an dernier nous en avons fait une, nous allons en faire une deuxième, un peu plus petite certainement.

    C’est d’autant plus important avec les canicules…

    M.M. : Je crois beaucoup en la végétalisation de la commune. Nous avons planté lors du dernier mandat plus de 6 000 arbres, nous allons continuer ces plantations et en planter encore 6 000 de plus, continuer à végétaliser la commune. C’est par ce biais que l’on pourra réguler les problèmes de chaleur et préserver les habitants. Nos écoles sont déjà toutes climatisées, la moitié des cours sont de vrais jardins. Si on arrive à continuer à végétaliser, il sera agréable de vivre à Berre-l’Etang.

    La campagne des municipales a été tendue, vous avez gagné avec 34 voix d’avance. Comment réunir une ville après tout ça ?

    M.M.  : Je fais en sorte d’être au plus près de la population. J’avais initié lors du mandat précédant des réunions de quartier, nous sommes allés encore plus loin : nous faisons des réunions de rue. J’ai lancé ces rendez-vous de rue pour aller au-devant des habitants et voir les problèmes du quotidien, essayer de trouver des solutions à leurs problématiques d’environnement, de cadre de vie, de la chaussée à la sécurité en passant par les poubelles – qui ne nous concernent pas. Nous faisons beaucoup de travaux en ce moment sur la voirie. C’est le quotidien, de boucher les trous. Et des projets plus importants avec un boulevard Paul-Langevin qui va être réhabilité. Nous voulons être au plus près pour essayer de fédérer cette population qui s’est divisée. Mais je vois les choses très positivement, je suis très optimiste pour l’avenir, non pas de la société mais de Berre-l’Etang en tout cas.

    Et pour l’avenir de la Métropole ?

    M.M. : Je le suis beaucoup moins. Je pense qu’en donnant les clés au préfet, nous nous sommes engagés dans un dispositif qui ne va pas aller positivement pour nos communes, toutes les communes de ce territoire métropolitain. Je suis même plutôt inquiet. Pour ce qui concerne la ville de Berre, 85% de son budget arrive de la Métropole. Et comme nous n’avons plus que très peu de leviers pour lever des impôts, à part le foncier qui a ses limites, si on nous ampute ce budget, il faudrait faire des coupes sombres dans nos services. Et là et là, les choix seraient compliqués à faire.

    La vente du site de LyondellBasell avait suscité des inquiétudes. Comment voyez-vous l’avenir industriel de la commune ?

    M.M. : La vente pouvait se terminer par la fermeture du site, mais ce n’est pas le cas. Nous avons un repreneur pour le site pétrochimique, un investisseur allemand, Aequita, qui va créer une société pour le site, Velogy, qui ont de belles perspectives pour le site. Ils veulent devenir le premier producteur européen de polypropylène. Ils se sont mis sur les rails, j’espère que les rails seront en ligne droite vers ce bel objectif.

    Vous prévoyez une zone industrielle, notamment pour accompagner le développement d’Airbus helicopters. Comment la ville peut s’adapter à ce développement industriel ?

    M.M. : Les communes aujourd’hui possèdent peu de leviers. Il y en a un, c’est le foncier bâti. Si on veut en avoir plus, il faut accueillir de l’activité économique, afin d’avoir des recettes pour la commune, de l’emploi pour nos habitants. On a un beau projet de 239 logements en perspectives, cela permettra d’accompagner ce développement économique. Je sais qu’Airbus a des velléités de s’étendre, ce serait un bon choix de choisir Berre-l’Etang.

    Avec les nombreux chantiers annoncés pour restaurer l’étang de Berre, comment voyez-vous son avenir ?

    M.M. : Je suis un des défenseurs d’un projet qui fait bondir quelques élus, d’un grand parc naturel régional autour de l’étang, qui regrouperait les dix communes du pourtour de l’étang mais aussi d’autres communes riveraines à nos communes. Cela pourrait être à la fois un outil environnemental, de développement durable, mais aussi économique. Nous avons une pépite dans ce département, l’étang de Berre. Il faut la polir cette pépite. Cela pourrait passer par ce parc, c’est un des moyens pour redorer le blason de l’étang de Berre, lui donner une autre image. Venez sur les rives de Berre-l’Etang, nos plages sont féeriques, on a des palmiers, on se croirait dans les Caraïbes ou à Tahiti !

  • À Aix, des ateliers pour adapter le logement des seniors

    À Aix, des ateliers pour adapter le logement des seniors

    Ils sont moins d’une dizaine à avoir bravé la canicule pour aller jusqu’au centre socioculturel la Rose des Vents. Organisé par le pôle infos seniors du CCAS, animé par le Creedat 13, association spécialisée dans l’adaptation et le réaménagement de logements, tenait un deuxième atelier permettant aux plus âgés, ou aidants, de réfléchir à des alternatives pour qu’un senior reste plus longtemps chez soi. Proposer d’autres options que l’Ehpad, ou l’emménagement chez un proche. « L’idée de la société en ce moment, c’est de favoriser le maintient à domicile le plus possible, rappelle Aline Baccon, responsable coordination du pôle infos seniors du CCAS. Il y a tout un panel de dispositifs qui permettent de rester à son domicile le plus longtemps possible. C’est un coût, mais il y a quand même beaucoup d’aides (….) ». Déjà le 17 juin dernier, le même atelier était organisé, au centre socioculturel La Provence.

    Des rencontres régulières

    Et sera réitéré dans les mois à venir. « On essaie d’en faire plusieurs par an sur différentes thématiques, poursuit Aline Baccon. L’intérêt de ces rencontres, c’est de faire de la prévention, d’anticiper et faire en sorte que les gens aient l’information au plus tôt pour éviter des situations dégradées, éviter les chutes, les risques… Mais aussi faire en sorte que les gens ne se disent pas que (rester chez soi) n’est pas une option, faute de moyens ». Au cours de l’atelier, Lucille Besson Papin, ergothérapeute au sein de la Creedat 13, animatrice de la rencontre pour la journée, expose les chiffres. Chez les personnes âgées, les chutes représentent 130 000 hospitalisations par an. 70% d’entre elles ont lieu au domicile, et 10 000 d’entre elles par an sont une cause de décès. « La population en France est vieillissante, vit de plus en plus longtemps, il y a donc de nouveaux besoins chez les seniors. Ici, on vient faire de la prévention pour lutter contre les risques de chute, d’aggravation des problématiques de santé, dans le but qu’on puisse intervenir avant même qu’il y ai des soucis au sein du logement des bénéficiaires », déroule Lucille Besson Papin. Parmi le petit groupe présent, les raisons de venues varient. « J’ai des amis qui ont eu des problèmes de santé, ça peut leur être utile », résume Réjane. « De mon côté, j’ai fait plusieurs chutes sur le dos, j’ai besoin de pouvoir aller mieux au quotidien. Il faut que je puisse adapter mon logement par rapport à cette pathologie. C’est une kinésithérapeute qui m’a envoyée ici », explique de son côté Marie-Laure. D’autres ateliers sont à venir, dans les centres sociaux.

  • Noailles : les habitants se sentent esseulés suite à l’effondrement

    Noailles : les habitants se sentent esseulés suite à l’effondrement

    « On a cru qu’on allait mourir. Et en fait, non. Puis, il y a eu de l’incompréhension, de la sidération et de la colère. Ils nous ont niqués nos vies pour un bon moment », rappelle, les yeux embués mais le cœur vaillant, Jihane El Meddeb. Délogée de son appartement du 3, rue Vacon, suite à l’effondrement, jeudi 18 juin à 21h, d’un immeuble en chantier de la SPLA-IN situé sur la place Halle-Delacroix, elle ne cesse d’enrager contre cette société publique locale d’aménagement d’intérêt national. « J’ai demandé hier [vendredi] un point d’information au responsable des relations citoyennes de la SPLA-IN mais zéro retour. Tout est tombé mais comment peut-on savoir ce qu’il s’est vraiment passé ? », s’interroge-t-elle en ce samedi 27 juin, tandis que les deux passages vers la Halle-Delacroix, condamnés, ne font qu’entendre les engins des ouvriers qui s’y activent.

    « Je me sens méprisée. On est en France quand même. On attend toujours des informations sur la chaîne de responsabilités dans le chantier. J’ai très envie de retourner chez moi, mais j’ai aussi très peur. On ne sera jamais rassurés », ajoute Jihane El Meddeb, pendant que certains riverains participent à un point d’information tenu par le Collectif du 5 novembre et l’Assemblée des personnes délogées. « Il y a une fiche pour les habitants du quartier qui veulent porter plainte contre X, déjà pour avoir accès aux documents et savoir ce qu’il se passe pour l’enquête », indique au micro la militante Anissa Harbaoui.

    « Mutualiser nos infos »

    Le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour mise en danger de la vie d’autrui. « Oui, il y a eu des erreurs, quelque chose d’anormal qui s’est passé. C’est un incident majeur dont je ne connais pas les causes réelles », expliquait il y a quatre jours à La Marseillaise Franck Caro, directeur général de la SPLA-IN. « Ce n’est pas possible de ne pas nous informer. La réunion de ce matin est un moyen de mutualiser nos informations », explique Jihane El Meddeb. Délogée elle aussi, Margaux rappelle que, « malgré qu’on ne puisse pas accéder à nos logements, nous devons quand même payer nos loyers. Nos propriétaires ou les agences immobilières s’en foutent et disent que ce n’est pas à eux de gérer cela. »

    Traumatismes

    Juste avant, Mona, enfant d’une petite dizaine d’années, témoigne de sa « peur » lors de la nuit de l’effondrement. « Depuis une semaine, nous sommes relogés dans un appart’hôtel et nous sommes toujours dans le stress », confie-t-elle. Autant de traumatismes ravivant le drame de l’effondrement des numéros 63 et 65 de la rue d’Aubagne qui avaient coûté la vie à huit Marseillais, le 5 novembre 2018, à quelques mètres de la Halle-Delacroix. « On a l’impression que l’histoire se répète », regrette Laurent, du Collectif du 5 novembre. « Le soir des effondrements, on a assisté à la même incohérence et au chaos des autorités qu’à l’époque. Dans un premier réflexe, très grave, les pompiers disaient aux gens d’aller chez des amis. Il existe pourtant à Marseille une charte du relogement pour laquelle on s’est battus. Les délogés doivent être pris en charge jusqu’à la fin du sinistre », dit cet habitant de Noailles et militant qui exhorte l’auditoire à se « monter en interassociations. On a vraiment besoin d’un accompagnement juridique pour répondre aux gens dans la panade. »

  • Un été de plomb

    Un été de plomb

    L’été est aussi cruel que l’hiver pour les sans-abri. 960 d’entre eux sont décédés l’an passé, selon le décompte -non exhaustif- réalisé par l’association Morts dans la rue, auprès des associations, collectivités et structures d’entraide. Il y en a déjà 260 depuis le début de l’année.
    Deux autres à Argenteuil, mercredi, un autre encore, jeudi, retrouvé mort dans un square à Angers, et encore un autre à Nantes… Une hécatombe silencieuse pendant les longues journées d’été étouffantes. Et ils ne sont pas les seuls à tomber, il y a aussi les mal-logés, plus de 4 millions de personnes, qui « donnent la priorité au loyer » quitte à se priver de repas… Ceux à qui le ministre du Logement voudrait refourguer les bouilloires thermiques, comme il l’a très sérieusement annoncé cette semaine, en pleine canicule.

    Lorsque le cynisme le dispute à l’indécence, il semble difficile
    d’en appeler à l’État, au gouvernement et à ses représentants, pour répondre à l’urgence vitale que constituent les vagues de chaleur pour les plus démunis. Et pourtant.

    Des villes pas ou peu adaptées

    Ce danger permanent tient d’un bilan d’étape : malgré les efforts de villes comme Marseille, qui a fait de l’accès à l’eau dans l’espace public et de la création d’îlots de fraîcheur des priorités, les communes restent encore pas ou peu adaptées aux crises climatiques après des décennies de bétonisation intensive.

    C’est aussi le constat d’une société qui laisse sur le bord de la route des millions de citoyens, et dont la survie dépend souvent de l’action de bénévoles dont les structures sont elles-mêmes menacées par
    les plans d’austérité successifs. Et les étés de plomb se succèdent.

  • Logement et feux de forêts :la municipalité interpelle l’État

    Logement et feux de forêts :la municipalité interpelle l’État

    Six ans après, la municipalité ne baisse toujours pas les bras. Ce vendredi matin dès l’ouverture du conseil municipal de Marseille, l’adjointe (PCF) au logement Audrey Garino a profité d’une série de délibérations consacrées aux droits des locataires et à la participation de la Ville à l’observatoire local des loyers privés pour remettre sur la table la question de l’encadrement des loyers. L’expérimentation nationale en effet doit s’achever le 1er novembre prochain, sans que Marseille n’ait pu en bénéficier.

    «Depuis 2015, près de 70 communes ont pu expérimenter l’encadrement des loyers, une mesure dont toutes mesurent l’effet positif sur les prix, et dont toutes demandent la pérennisation », rappelle l’élue communiste. Si Marseille avait candidaté dès 2020 au dispositif, la Métropole n’avait donné son accord que deux ans plus tard. « Mais cette demande se heurte à une fin de non-recevoir du gouvernement », déplore Audrey Garino. Avant de rappeler les chiffres marseillais : en dix ans, les loyers y ont augmenté de 10%, et même de 14% lorsque le locataire a changé, des hausses qui s’accélèrent ces dernières années. Alors après la signature par le maire (DVG) Benoît Payan d’une tribune de la Fondation pour le logement des défavorisés (notre édition du 23/05), l’adjointe réitère : « Nous réclamons une nouvelle fois la prolongation de l’expérimentation et son extension aux villes, comme Marseille, qui en font la demande. »

    Souvenir du feu de l’Estaque

    L’interpellation se double d’une alerte, au moment d’approuver des subventions pour les associations hébergeant des personnes sans domicile fixe, face aux coupes budgétaires dans les crédits de l’hébergement d’urgence. « En quatre ans, le nombre d’appels au 115 [le numéro d’urgence dédié, Ndlr.] a augmenté de 50%», souligne Audrey Garino. Et d’appuyer : « Nous refusons d’accepter cette fatalité et appelons l’État à prendre enfin la mesure de l’urgence qui frappe les habitants de Marseille. »

    Après elle, c’est le maire (DVG) Benoît Payan qui monte au créneau, sur les délibérations ayant trait au bataillon des marins-pompiers. Une semaine après l’incendie de Marseilleveyre, éteint grâce à l’intervention de quatre Canadair sur un terrain difficile d’accès, il alerte : « Nous devons continuer à réclamer des moyens, parce que nous sommes en difficulté quand ils ne sont plus accordés. » Et de raviver la comparaison avec la gestion de l’incendie de l’Estaque, un an plus tôt. « Le choix avait été fait de sortir les Canadair en dehors de Marseille alors que des vies étaient en jeu », s’indigne-t-il. D’autant plus que les avions largueurs d’eau ont quitté depuis 2016 la base de Marignane, et sont désormais vieillissants. « Quand ils devaient partir, le vent s’est levé et ils ont dû faire machine arrière, ce ne serait pas arrivé s’ils étaient à Marignane », dénonce l’édile qui remercie les députés qui ont réclamé une commission d’enquête sur l’incendie, encore dans les tiroirs. Mais le maire cible aussi les assureurs qu’il appelle à faire leur travail, « parce qu’il y a toujours des assurés qui n’ont toujours pas reçu la moindre aide ». Et remet sur la table le financement insuffisant du bataillon par le conseil départemental, en appelant à l’État « pour qu’il corrige cette iniquité ».

  • Jean-Marc Perrin quitte déjà la présidence de 13 Habitat

    Jean-Marc Perrin quitte déjà la présidence de 13 Habitat

    C’est dans un message publié sur Facebook que Jean-Marc Perrin a officialisé son départ, mercredi après-midi : « C’était mon dernier conseil d’administration de 13 Habitat en ma qualité de président. Je quitte l’office HLM car la présidente du Département des Bouches-du-Rhône m’a confié l’importante délégation du handicap et la présidence de la MDPH 13 (Maison départementale des personnes handicapées). »

    L’élu était arrivé le 9 juillet 2025, il y a près d’un an, à la tête de 13 Habitat, satellite du conseil départemental, dans un contexte de crise, alors que l’Agence nationale de contrôle du logement social (Ancols), chargée d’une mission de contrôle et d’évaluation des organismes, avait rendu un rapport accablant sur la gestion de la précédente présidente, Nora Preziosi (DVD).

    Jean-Marc Perrin récupère donc les délégations du handicap au sein du Département et doit désormais occuper la présidence de la MDPH 13. Des responsabilités confiées par la présidente (DVD) du Département, Martine Vassal, à travers un arrêté pris le mercredi 3 juin dernier, suite à l’éviction de la vice-présidente Valérie Guarino, dont le ralliement à l’extrême droite avait été annoncé lundi 1er juin.

    « Ces responsabilités viennent s’agréger à ma délégation Bel Age avec l’objectif de créer et piloter le futur Service public départemental de l’autonomie (SPDA) et ouvrir, début 2027, la maison départementale de l’Autonomie. Je remercie Martine Vassal pour sa confiance et souhaite à 13 Habitat, son redressement amorcé depuis un an », conclut Jean-Marc Perrin.

    Pour rappel, Martine Vassal a retiré, le 2 juin, les délégations de trois de ses vice-présidentes, Laure-Agnès Caradec, Marie-Pierre Callet et Valérie Guarino, deux semaines après leur ralliement à l’extrême droite.