Tag: livre

  • [C’est l’été] Lecture : « Kaede et les secrets du passé »

    [C’est l’été] Lecture : « Kaede et les secrets du passé »

    Si vous êtes gourmands des enquêtes écrites à mi-chemin du roman à énigme, cher à Georges Simenon et Agatha Christie, et du polar « douillet », ce livre, assaisonné de références littéraires et cinémato-graphiques, a été mijoté pour vous.

    Calmann Levy, 19,90 euros.

  • [C’est l’été] Lecture : « Le goût de la ville »

    [C’est l’été] Lecture : « Le goût de la ville »

    Trente-sept auteurs se joignent
    au préfacier, Gérard de Cortanze, pour vous donner à voir la ville telle qu’ils la conçoivent, la rêvent, ou la dépeignent dans leurs livres. Autant dire qu’il y en a pour tous les goûts. Ne dit-on pas que chacun est libre de ses préférences et de ses choix ?

    Mercure de France

    9,80 euros.

  • [C’est l’été] Lecture : « Voyages extraordinaires »

    [C’est l’été] Lecture : « Voyages extraordinaires »

    Ne nous demandez pas devant quel animal il nous a plu de nous arrêter. Notre amour pour toutes les espèces qui racontent la grande aventure de la biodiversité fait que nous n’avons aucune préférence. Si Jules Verne écrivit que son regard s’attendait à toutes les surprises, et son imagination à tous les étonnements, il en est de même pour ceux qui entrent dans ce livre, jalonné de 45 illustrations, que nous classons parmi les plus instructifs de l’année.

    Laffont 22,90 euros.

  • [C’est l’été] Lecture : « Hommageà la Catalogne »

    [C’est l’été] Lecture : « Hommageà la Catalogne »

    S’ensuit le roman autobiographique dont il est question dans cet article. Traduit et préfacé par Léa Gauthier, le roman est considéré, depuis sa publication en 1938, comme l’un des plus importants reportages sur la guerre civile espagnole, mais aussi comme un moment crucial pour celui qui ne cessera jamais de dénoncer, ouvertement ou métaphoriquement, les totalitarismes, la division de classe, les trahisons, le cynisme politique, le contrôle de la pensée, la falsification de l’Histoire.

    Payot, 7,90 euros.

  • [C’est l’été] Lecture : « L’âge expérimental »

    [C’est l’été] Lecture : « L’âge expérimental »

    Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie !… Ce cri tragiquement cornélien, vous ne l’entendrez pas sortir de la bouche d’Ines de la Fressange, icône de la mode, encore moins de celle d’Erri De Luca, l’un des écrivains transalpins les plus appréciés en France. Dans leur dialogue sur la vieillesse, riche en images épinglées aux pages, vous les entendrez dire que le crépuscule de la vie n’est pas un fardeau, mais une « puissante catapulte » qui propulse de nouvelles possibilités. Un tandem inattendu, magistralement traduit de l’italien par Danièle Valin.

    Gallimard, 19 euros

  • [C’est l’été] Une plongée dans l’histoire du sous-marin Saga

    [C’est l’été] Une plongée dans l’histoire du sous-marin Saga

    À l’Estaque, un géant jaune de 28 mètres de long et de 300 tonnes sommeille dans un hangar. Le Saga, plus grand sous-marin civil du monde, imaginé par le commandant Cousteau, reprend vie à travers une conférence donnée par l’association des Compagnons du Saga ce vendredi, au stade nautique Florence-Artaud. L’évènement, gratuit, affiche déjà complet.

    Pendant près d’une heure et demie, le public va remonter aux origines du Saga, né d’une ambition de Jacques-Yves Cousteau : « faire vivre et travailler des hommes sous l’eau », rappelle Marius Orsi, vice-président des Compagnons du Saga. Après trois expériences de vie sous-marine, Cousteau imagine une maison autonome pour « cracher » des plongeurs jusqu’à 450 mètres de profondeur.

    Le projet prend forme en 1970 à L’Estaque, mais s’arrête rapidement, faute de financement de l’État. Il ne reprend qu’en 1983 sous l’égide de la Comex, la compagnie maritime d’expertises et de l’Ifremer, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer. « Ils sont partis d’une nouvelle étude, en tenant compte des nouvelles technologies », précise Marius Orsi. Ce qui a permis d’« aboutir sur un projet bien plus performant que le premier », souligne celui qui a participé au premier chantier du Saga en tant que mécanicien. En 1987, une fois achevé, le sous-marin possède une autonomie de 21 jours, contre huit initialement.

    « C’est, encore aujourd’hui, le seul sous-marin au monde où on a pu faire sortir et travailler des plongeurs à 320 mètres de profondeur », insiste Marius Orsi. Pourtant, faute de moyens financiers pour le déployer sur de longues missions, l’histoire du Saga s’arrête une nouvelle fois, en 1991, où il est remisé à l’Estaque.

    Des visites virtuelles gratuites

    Ce n’est qu’en 2012 qu’une douzaine de passionnés, les Compagnons du Saga, entreprennent sa sauvegarde : restauration dans l’ancien atelier de la Comex, visites ouvertes au public depuis 2017 et un livre publié cette année. « Le but de ce livre c’est de laisser une trace des compagnons et des 50 ans d’histoire de ce sous-marin », explique le vice-président de l’association.

    Les visites du hangar sont toutefois suspendues depuis août 2025, pour des raisons de sécurité liées au site. « On reste optimistes pour rouvrir très rapidement », soutient-il. En attendant, les Compagnons du Saga proposent ce vendredi, avant la conférence, de 16h à 18h, par créneaux de 15 minutes, des visites virtuelles gratuites du sous-marin. « Dans des casques de réalité virtuelle, les visiteurs pourront découvrir le Saga de l’intérieur, comme s’ils y étaient. C’est très beau. On s’y croirait ! » assure Marius Orsi.

  • [C’est l’été] Lecture : « Intime »

    [C’est l’été] Lecture : « Intime »

    À elle, aujourd’hui, de se raconter. Elle, c’est Catherine Ceylac qui, pendant vingt-trois ans, a reçu 1 752 éminents invités sur le plateau de « Thé ou Café », l’un des talk-shows, nous rappelle-t-elle modestement, à la plus grande longévité, et qui, ajouterons-nous, n’a rien à envier au canapé rouge de Michel Drucker. Ne vous refusez pas la joie de lire cette fine et attachante autobiographie, qui impose le respect et notre admiration. Sa lecture vous accrochera dès la première ligne. Lisez-la car elle est dédiée à nous tous qui l’avons écoutée et regardée.

    Cherche Midi, 20,50 euros

  • [C’est l’été] Lecture : « Roman national »

    [C’est l’été] Lecture : « Roman national »

    Le mérite de Marc Biancarelli, c’est d’écrire l’histoire nationale de sa terre, et nous aurions mauvaise grâce à l’en blâmer, tant il est vrai que chaque région du monde se plaît à populariser les mœurs, les combats, et les mythes qui la distinguent des autres. Violences et trahisons garanties. Retentissant.

    Actes Sud, 20 euros

  • Jean-Louis Nogaro prépare une biographie de Jean-Claude Izzo

    Jean-Louis Nogaro prépare une biographie de Jean-Claude Izzo

    Vendredi, avec son fils, Jean-Louis Nogaro était au Vélodrome pour assister à OM – Atlético.

    « Je suis Stéphanois, mais mon club et ma ville de cœur, ont un point commun, Marseille » avoue-t-il. Son amour pour la cité phocéenne l’a conduit à découvrir Jean-Claude Izzo. « Comme beaucoup, c’est par Total Khéops que je suis entré dans son univers. » Mais celui qui est éditeur de polar a voulu gratter un peu plus. Partir à la découverte de ce qui a pu inciter le journaliste de La Marseillaise à se lancer dans l’écriture.

    «J’ai lu tout ce qu’il était possible, ses poésies, ses articles, ses nouvelles. Ce qui m’a permis de découvrir qu’il était beaucoup plus qu’un auteur de polars. » Afin de comprendre l’homme et l’écrivain, il a donc fait une Anabase marseillaise. « Je viens à la découverte des lieux qui ont forgé son écriture. J’ai rencontré son fils Sébastien, qui m’a fait lire les articles qu’il a écrits dans le journal de son école, dans lesquels il posait déjà les jalons de ce qui sera son style. »

    Pour Jean-Louis, « c’est un coup de cœur qui est en train de devenir une véritable biographie. Sur un personnage qui a donné un nouveau souffle dans tous les styles auxquels il a touché. Pour moi, il est à l’image d’un Andrea Camilleri ou d’un Manuel Vazquez Montalban, avec une manière d’écrire qui va au-delà du lyrisme marseillais ».

    Avec son fils, il est donc allé sur les pas de Jean-Claude Izzo à Marseille. Des Goudes au Panier, en passant par le Peano, il a cherché « le terreau de ses œuvres ». À découvrir très bientôt.

  • [Le coin BD] Une histoire noire des luttes contre le racisme

    [Le coin BD] Une histoire noire des luttes contre le racisme

    S’opposer à la domination d’un Etat et d’une société essentiellement raciste classant les individus et leurs droits selon leur couleur de peau a un prix souvent cher payé. Partant du énième assassinat d’un afro-américain par la police, celui de Philando Castile abattu sans raison dans sa voiture sous les yeux de sa famille, l’auteur engagé contre l’oppression raciale Ben Passmore va retracer un siècle de résistances diverses et toujours réprimées des descendants d’esclaves. Alors que des émeutes suivent la mort de Castile, Ben, un métis, va suivre son père Ronnie dans un voyage dans le temps à la découverte d’un récit et de personnages qu’il ignorait : une histoire longue, faite de sang, de rage et de résistance, à réapprendre aujourd’hui à l’heure de l’Amérique raciste de Trump qui ne vient pas de nulle part. De Marcus Garvey à Malcom X en passant par Martin Luther King, Black Lives Matter ou les Black Panters, Ben Passmore raconte cette quête de libération toujours inachevée dans un album parfaitement maitrisé, fruit d’une recherche approfondie. Et ouvre une réflexion ainsi qu’une introspection sur la suite à donner à ses décennies de luttes, armées ou pacifiques, face à la violence étatique. Aux confluences des luttes sociales et raciales, cette BD rappelle à quel point le cas des USA issus de la ségrégation est spécifique avec des luttes difficilement transposables telles quelles dans une Europe héritière elle de la violence coloniale.

    ET AUSSI…

    La Fayette

    Encore un voyage aux États-Unis dans cette biographie de Thomas Marlier et Romane Faure sous-titrée « Le marquis et la Révolution américaine ». À l’occasion des 250 ans de l’indépendance des USA, les auteurs dressent le portait d’un jeune noble français et de son engagement pour la liberté sous les ordres de George Washington. Un combat qui conduira à la création du pays mais laissera en plan la question de l’esclavage dont la non-abolition, malgré l’engagement d’un homme comme Benjamin Franklin, pèse de tout son poids encore aujourd’hui.

    Chez Dunod Graphic, 22,90 euros

    In Waves

    À l’occasion de la sortie du film d’animation de Phuong Mai Nguyen tiré du livre, Casterman publie une édition augmentée du bouleversant roman graphique du californien Aj Dungo. Mêlant l’histoire du surf à sa tragique romance adolescente avec Kristen, atteinte par un cancer qui finira par l’emporter en pleine jeunesse, Dungo oscille entre poésie, tendresse et pudeur, émouvant aux larmes tout en évitant le pathos. Saluée par la critique lors de sortie, cette œuvre majeure vaut la (re)découverte avant d’aller se plonger dans ce drame en salle.

    Chez Casterman, 26 euros

    L’île des riches

    Ultime œuvre du maître du scénario disparu en 2024 Pierre Christin, assisté de Stella Lory avec au dessin Titwane, cette BD se situe dans une île privée réservée aux ultras-riches décidés à se couper du reste du monde pour y vivre dans un luxe démentiel.

    Mais la nature et ses catastrophes n’ont rien à faire de la fortune et c’est ce qu’apprendront à leurs dépens dans cette satire sociale ces insulaires, renvoyés à leur statut d’humain ballotté par les éléments. Une dernière réussite pour le créateur notamment de Valérian et des albums politiques d’Enki Bilal.

    Chez Dargaud, 22,95 euros

    Mussolini

    Titré « Avanti popolo », ce premier tome d’un diptyque signé Patrice Perna et Malo Kerfriden raconte les dernières heures du créateur du fascisme traqué dans le nord de l’Italie par les alliés et les partisans, pas forcément pour les mêmes raisons. Folco, jeune fils d’immigrés italiens en France, a rejoint la botte et la Résistance pour se venger du dictateur. Malgré la protection de ses alliés allemands et les médiations de l’Église, le Duce n’échappera pas à son destin : une exécution avant d’être pendu par les pieds à un croc de boucher sur la piazzale Loreto de Milan.

    Chez Glénat, 15,50 euros

    Attends-moi

    Quels sont les liens et que valent les promesses entre un humain et un animal ? C’est sur cette question que se penchent les Espagnols David Muñoz et Tirso Cons dans cette belle histoire où une veuve qui a recueilli le chien de son fils tout juste décédé doit l’abandonner pour évacuer après un accident dans la centrale nucléaire voisine.

    Avec une promesse : « Attends-moi ». Mais elle ne pourra pas revenir. Chacun devra aller vers sa survie et sa résilience alors que la cruauté des Hommes les emmènera à éliminer tous les animaux de la zone contaminée.

    Chez Le Lombard, 24,95 euros

    L’invisible

    Encore un auteur espagnol avec Rubén del Rincón qui plonge son lecteur au cœur de la révolution sandiniste au Nicaragua en 1978. L’histoire débute à Kiev en 2019 quand après une fusillade qui a fait de nombreux morts, on retrouve une Française de 60 ans qui a survécu. Personne ne la soupçonne, pourtant elle est à l’origine de tout. Mais comment en est-elle arrivée là ? Et quel est le lien avec ce qui s’est passé en Amérique centrale 40 ans auparavant ? La fusillade va en tout cas faire ressurgir une tornade de souvenirs profondément enfouis.

    Chez Ankama, 19,95 euros