Tag: lien social

  • La préfète de police dément toute rixe devant Orange

    La préfète de police dément toute rixe devant Orange

    Pas d’appel au 17 et surtout aucune preuve vidéo d’une quelconque bagarre… La préfète de police déléguée, Corinne Simon, a tenu ce vendredi 28 novembre à faire une mise au point après la décision du géant des télécommunications de fermer son site de Saint-Mauront (3e) jeudi, pour une période de 15 jours. Cette dernière préférant attendre « le retour à une situation apaisée » dans le quartier, des droits d’alerte ayant été déposés par la CGT puis la CFE-CGC. « Ce que je peux dire, c’est que depuis le début de la semaine, nous n’avons eu aucun appel 17 de la société Orange », assure la préfète. Le seul reçu a été celui d’un commerçant « parce que quelqu’un est rentré en disant qu’il aurait entendu des coups de feu ». Après intervention de la police toute proche, en 3 minutes, aucune rixe n’a été constatée, « pas de personnes blessées, pas de douille, pas de calibre, pas de trace de sang », affirme-t-elle. Pire, « nous n’avons aucune image nous permettant de montrer qu’il y a eu des rixes durant ces derniers jours », poursuit-elle, si ce n’est un vol de trottinettes mercredi.

    Emballement national

    Pour autant, elle « ne minimise pas la situation. » « Nous sommes à Félix-Pyat, un secteur compliqué, nous avons des points de deal, beaucoup de trafic de stupéfiants, du trafic de cigarettes. Donc oui, il y a parfois des rixes et c’est pour ça que la police intervient à longueur de temps », nuance-t-elle. Les patrouilles ont été renforcées, « on va prendre contact avec l’entreprise pour travailler en collaboration », ajoute-t-elle.

    De son côté, Laurent, délégué CFE-CGCsur le site, trouve « surréaliste que [la] direction n’ait pas appelé la police ». Et de certifier qu’un collègue l’a fait et que d’autres ont entendu des échanges de tirs. À la CGT, on assure aussi avoir entendu les coups de feu mais « on veut retrouver du lien social, les habitants, eux, vivent là », insiste Guillaume Lamourette, secrétaire départemental de la Fapt- Telecoms 13. Hors de question pour le syndicat de quitter le site. « On a fait une demande pour rencontrer la direction le plus vite possible. » La CFDT évoquait, elle, des salariés en « état de siège ».

    Après l’assassinat de Mehdi Kessaci qui a mis Marseille dans l’œil du cyclone médiatique, et sur fond de campagne municipale, le retentissement de l’affaire a été national. « Orange prend les bonnes décisions », a estimé Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, sur RTL, ajoutant que « la lutte contre le narcotrafic est la priorité du gouvernement ». « Après le départ de l’Open 13, des Galeries Lafayette, maintenant le site d’Orange… Marseille ne peut plus perdre un acteur de plus. Ça suffit ! Il faut stopper l’hémorragie ! Je vais prendre rendez-vous avec la direction d’Orange », s’est emballée sur les réseaux sociaux Martine Vassal, présidente DVD de la Métropole, du Département et candidate à la mairie de Marseille. Ce qui n’a pas manqué d’agacer Benoît Payan, maire DVG de Marseille.

    « Je ne sais pas d’où sort cette information », a-t-il réagi, reconnaissant « un problème de sécurité avec des salariés qui veulent être rassurés ». Plus tard dans la soirée, l’élu a indiqué avoir échangé avec la PDG d’Orange, Christel Heydemann, qui lui a assuré que le site ne fermera pas.

  • Ariane Lombardi tête de liste pour rassembler la gauche à Marignane

    Ariane Lombardi tête de liste pour rassembler la gauche à Marignane

    Je crois que nous avons besoin d’une impulsion de gauche au service des Marignanais », lance Ariane Lombardi, enseignante et dirigeante du PCF, vendredi, lors de la présentation de sa candidature aux élections municipales de mars 2026.

    Engagée aux côtés de Gipsy Voisin des Écologistes et de Youssef El Ouanaghly du PS, cette Marignanaise « de famille et née dans cette ville » ambitionne non seulement de « retrouver la ville populaire que j’adorais enfant avec son club nautique du Jaï et ses concerts à La Colline », mais aussi de construire l’« indispensable union de la gauche face à une extrême droite à l’offensive qui veut imposer une société divisée ».

    Dans le « projet de gauche » de sa liste, Ariane Lombardi assène d’emblée que « le contexte dramatique des événements de Marseille montre le danger et l’emprise partout de la mafia des narcotrafiquants » et promet « de solliciter la préfecture pour des renforts sur la zone, une police municipale visible jour comme de nuit et un accompagnement des ASVP vers le concours et la titularisation ».

    Mais la police ne fait pas tout. « La jeunesse est oubliée, il n’y a ni maison des jeunes, ni médiateurs, ni de centre social », déplore la candidate, qui insiste pour « renouer le lien social par la prévention et la culture », mais aussi pour « mettre en conformité Marignane avec la loi sur les logements sociaux ».

    « Fin à la ville-dortoir »

    Le logement est pour Ariane Lombardi un moyen « pour beaucoup de vivre correctement » et souhaite « reconstruire un habitat mixte de qualité pour lutter contre la ghettoïsation et l’insalubrité », tout en « rattrapant le retard dans la rénovation énergétique des bâtiments publics ». Pour ce faire, la tête de liste affirme qu’« il faut investir les 19 millions d’euros de réserves dans une vision de long terme » pour « retrouver l’attractivité » de la Ville.

    Notamment par la « valorisation et la protection des espaces partagés que sont la plage du Jaï et l’étang de Berre, ce joyau laissé à la marge de la politique ». Ariane Lombardi défend « une vision d’ensemble » de sa gestion, se disant favorable « aux navettes maritimes respectueuses de l’environnement qui permettent de desservir l’aéroport et de décongestionner l’autoroute ». Pour cela, la candidate compte « recréer le dialogue avec les acteurs aux alentours et les instances comme la Métropole », aussi pour « reprendre en main la propreté urbaine en bonne intelligence ».

    Auparavant candidate aux départementales et aux législatives, Ariane Lombardi se défend « d’ambitions personnelles », arguant qu’« au PCF, on ne s’enrichit pas car on reverse ses indemnités et c’est pas un ascenseur social ». La tête de liste appelle à « une large union des progressistes qui veulent faire et partager Marignane autrement ». Avec en face le maire démissionnaire de Gignac Christian Amiraty (UCE), candidat déclaré, et le maire sortant Éric Le Dissès (RPR).

  • [EQDD Journal de la Haute-Marne] Un Domaine pour relier les générations à Rives Dervoises

    [EQDD Journal de la Haute-Marne] Un Domaine pour relier les générations à Rives Dervoises

    Le nom s’est très vite imposé dans le paysage local. Le Domaine des quatre rivières est une réhabilitation emblématique dans la commune de Rives Dervoises, en Haute-Marne. L’ancien lycée agricole a été métamorphosé en une résidence partagée. Elle est constituée de plusieurs bâtiments qui sont un trait d’union entre les générations et offrent un lieu de vie commun.

    Choisi par les habitants, le nom fait écho aux cours d’eau qui sillonnent les quatre villages des communes associées : les quatre rivières. Le Domaine comprend vingt logements, les locaux de l’école élémentaire du village, un bâtiment dédié aux activités artistiques et sportives, un restaurant ouvert à tous, un verger, des jardins partagés, ainsi que des espaces prévus pour accueillir un maraîcher et même quelques chevaux appelés à être employés pour des activités de médiation.

    Vingt logements intergénérationnels

    Pensé comme un véritable lieu de vie intergénérationnel, le concept repose sur la philosophie d’habitat partagé, avec l’ambition de permettre à chacun de « bien vivre et de bien vieillir au pays ». L’équipe municipale s’est démenée pour donner vie à cette belle idée sur le papier. Sous la férule de la maire Christiane Welti, les élus sont allés à la chasse aux subventions auprès de tous les partenaires possibles.

    Dix des vingt logements – studios et T2 – sont ainsi destinés à des célibataires ou couples, apprentis, stagiaires, salariés en contrat temporaire ou encore parents isolés, désireux de s’installer dans un cadre verdoyant et convivial, à loyer modéré. Moitié de ceux-ci sont déjà occupés. À noter que les locataires viennent avec leurs meubles.

    Les dix autres logements, de même composition, accueillent des personnes de plus de 65 ans souhaitant bénéficier d’un environnement sécurisé et stimulant, tout en conservant leur indépendance. Les résidents ont l’option de partager des repas au restaurant ouvert à tous, de participer à des activités culturelles et sportives, de profiter de services à la personne ou simplement d’échanger avec leurs voisins dans un cadre apaisant et solidaire.

    Constituée de deux classes, la nouvelle école a ouvert ses portes sur site à la rentrée. Parents comme élèves étaient ravis : salles lumineuses et insonorisées, matériel renouvelé et ergonomique et un agencement optimisé. Le Domaine des quatre rivières a aussi une dimension sociale forte : dix enfants de l’Institut Médico-éducatif (IME) et dix enfants de l’Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique (Itep) sont scolarisés sur site. Les élèves disposent de deux salles spécialement aménagées pour un enseignement adapté et des ateliers éducatifs. Des temps d’inclusion avec les enfants de l’école élémentaire de Droyes sont organisés, notamment pour le sport, en fonction des compétences sociales et scolaires évaluées par l’équipe pédagogique.

    Par Sylvie C. Staniszewski –Journal de la Haute-Marne

  • [EQDD Journal de la Haute-Marne] L’Ehpad Pougny a son bistrot et c’est le quotidien qui va bien

    [EQDD Journal de la Haute-Marne] L’Ehpad Pougny a son bistrot et c’est le quotidien qui va bien

    Imaginé par leur directeur commun, Florent Étienne, ce bistrot de maison de retraite ravive un symbole rural disparu et rouvre les résidents sur le monde extérieur : le lieu est aussi accessible aux habitants du village. Deux fois par semaine, le lundi et le vendredi, le café devient un repère social et un objectif, offrant aux pensionnaires l’occasion de retrouver les gestes d’autrefois, de bavarder librement et de recréer du lien. Né dans l’ancien hall d’entrée, transformé et décoré par l’équipe de l’Ehpad, l’endroit respire la convivialité. Entre bénévoles, soignants et animatrice, le Ô Convivial accueille jeux, dégustations et lotos : autant d’instants simples qui insufflent chaleur, rythme et fierté à la vie quotidienne des résidents.

    Par Fabienne Ausserre- Journal de la Haute-Marne

  • Le parcours Vita veut conjuguer sport et lien social

    Le parcours Vita veut conjuguer sport et lien social

    Juste derrière le lycée Fourcade, le chemin piétonnier de Vallat Saint-Pierre, qui longe le ruisseau éponyme, est désormais jalonné d’équipements sportifs. Ce « parcours santé » Vita (vie, en latin) est aujourd’hui accessible à tous. Sur plus d’un kilomètre en nature, dix-huit modules sportifs, inaugurés samedi dernier, sont répartis sur trois sections.

    à commencer par « l’initiation à la marche pour personnes sédentaires ou en reprise d’activité », qui s’adresse aux usagers à mobilité dite très réduite, en grandes difficultés pour marcher. « Ces parcours, en accès libre, ça n’existe nulle part ailleurs. C’est un projet innovant, rapporte Jean-François Garcia, adjoint délégué au sport et à la santé de la Ville, médecin de profession, à l’initiative du projet. Ce parcours d’initiation à la marche existe dans les Ehpad ou les IME à destination des personnes qui séjournent dans ces établissements. »

    Trente mètres plus loin, une autre section conçue pour les usagers à mobilité réduite (PMR). Composée de cinq modules, elle permet la pratique d’une activité physique adaptée. L’équipement a été réalisé de façon à travailler le corps dans sa globalité : motricité, coordination, équilibre, tonus et fonctions cognitives. Un QR code, affiché à proximité des installations, toutes sections confondues, permet d’accéder à des vidéos d’exercices, conçues par les équipes de la Ville (service des sports et communication).

    Inclusion par le sport

    En longeant le ruisseau, la dernière section du parcours propose des modules dits de « sport classique », davantage dédiés au travail de l’équilibre et de la souplesse, avec la coordination plutôt que la fitness. « L’objectif de ce parcours reste celui de la santé pour tous, précise Jean-François Garcia. Les modules de fitness, on en voit partout, mais ils ne sont pas accessibles à une certaine partie de la population. Cette aire est conçue pour cela. Sur les 18 modules du parcours, 10 sont accessibles et PMR ou activité physique adaptée (APA). Cela s’adresse aux personnes atteintes d’un handicap moteur, d’un trouble du spectre autistique, souffrant d’obésité ou de diabète. On voit trop de personnes sédentaires, une attitude mauvaise pour la santé. Certains ne peuvent simplement pas pratiquer le sport parce qu’ils n’ont pas de lieu adapté et accessible. »

    Ce projet vise également à favoriser « le brassage entre personnes valides et non valides », en créant un lieu « de vie intergénérationnel et interquartiers », propice au lien social, précise l’adjoint. Son emplacement stratégique, à proximité d’un lycée, du centre-ville, du quartier Notre-Dame (ancien quartier prioritaire, désormais territoire à fort enjeu), d’un parcours de promenade familiale et d’un city-stade, renforce cette ambition.

    Le coût global du projet s’élève à 220 000 euros, dont 33% financés par le Département.

  • Quand des vies simples deviennent poétiques

    Quand des vies simples deviennent poétiques

    « J’ai versé ma larme », confie Raymonde, 85 ans, en découvrant sa vie racontée par un autre. Ce mardi 16 septembre, l’association la Table ouverte recevait habitants, bénévoles et curieux pour présenter Raconte-moi ton histoire, un ouvrage écrit par Denis Lanoy, directeur de la Maison théâtre des littératures à voix haute.

    Fruit de huit rencontres, ce recueil rassemble neuf dialogues, retranscrits au plus près de l’oralité. Des existences parfois minuscules en apparence, mais qui, à travers les mots, révèlent une richesse insoupçonnée. Sous les voûtes du train, au cœur des nouveaux lieux d’entraide créés par la Table ouverte – épicerie sociale, friperie, ressourcerie – les participants ont écouté l’auteur lire des extraits. « C’est dans les interstices et les silences de nos rencontres que naît la poésie », sourit Denis Lanoy, qui dit avoir voulu restituer la force brute de l’oral.

    « On s’est parfois raconté des choses qu’on ne se serait pas dites sinon », observe Pietro Truddaiu, président de l’association. Lui-même a dialogué avec Lou, un jeune handballeur : « Je n’avais jamais vu de match, depuis, je suis allé trois fois voir l’Usam », plaisante-t-il. Une rencontre féconde : le club nîmois s’est engagé à soutenir Table ouverte en organisant des collectes. Mais au-delà de cette belle complicité, le livre témoigne d’un projet
    qui mobilise largement. Institutions, associations et habitants ont uni leurs forces pour le rendre possible : la CAF a apporté son soutien, tandis que la Politique de la ville, à travers la Ville, le Département et l’État, a contribué à son financement.

    À travers ce livre, l’association poursuit son travail d’ouverture, de lutte contre l’isolement et de création de passerelles. « L’homme ne se nourrit pas que de pain », insiste Pietro Truddaiu, rappelant que ce projet s’inscrit dans une dynamique culturelle plus large : spectacles, cinéma de plein air, expositions, sorties collectives… « On veut aider à sortir de ces journées grises qui parfois se résument à se nourrir, le loyer, le chômage. » Deux lectures publiques ont déjà permis à d’autres de découvrir l’ouvrage à la Maison théâtre des littératures à voix haute. D’autres sont prévues en décembre, dans le quartier Richelieu.

    * L’ouvrage est disponible à l’association, Arche n°3 du boulevard Talabot (éditions Sansouire, 5 euros)

  • Des services publics à reprendre au privé

    Des services publics à reprendre au privé

    Les services publics seront l’un des grands chevaux de bataille du futur projet municipal de gauche à Cuers selon le PCF local. « Il faut réétudier les délégations de service public (DSP) en cours pour faire revenir en régie les services essentiels et redonner du pouvoir d’achat. Je pense à l’eau. Quand on regarde les investissements de la mairie pour remettre en état le réseau, et que Veolia se gave de l’autre côté, quelque chose ne va pas bien », dénonce Alain Bolla. Cela permettrait « de gagner en compétences sur certains domaines. C’est une perspective à 10 ou 15 ans. »

    Une perspective qui concerne aussi La Poste, dont les services « sont éclatés entre plusieurs structures privées telles que des supermarchés, alors qu’elle est censée être vecteur de lien social » affirme le militant. Ou encore la gare, « qui doit rester une gare avec du personnel et un développement du TER, pas un centre commercial », soutient Amaryllis Cimbron. Mais également la santé pour ne plus dépendre, entièrement, de la maison de santé de Solliès-Pont : « Contrairement à la maison de santé, le centre public de santé interdirait les dépassements d’honoraires » et qui « travaille de la prévention jusqu’au soin. C’est un appui à l’hôpital public », conclut Alain Bolla.

    Ad.B.

  • Conseillère en économie sociale et familiale, Lucie Mekerke tisse du lien dans les quartiers nord

    Conseillère en économie sociale et familiale, Lucie Mekerke tisse du lien dans les quartiers nord

    Sur le bureau de Lucie Mekerke, conseillère en économie sociale et familiale chez le bailleur social Erilia, tout est parfaitement rangé. Une organisation qui contraste avec l’incertitude de son emploi du temps : « j’essaye toujours de planifier, mais ça change souvent ». Les journées de Lucie ne se ressemblent jamais et sont toujours bien remplies. Entre les rendez-vous mensuels dans les différents ensembles pour rencontrer les locataires, la gestion d’urgence et le suivi des dossiers, « on ne s’ennuie pas », affirme-t-elle.

    La jeune femme est l’une des 20 conseillères en économie sociale et familiale de l’entreprise sur Marseille. Elle est chargée des 15 et 16e arrondissements où Erilia a environ 1 000 locataires. Depuis son arrivée dans l’agence en novembre 2024, elle tente d’apporter des solutions à ceux qui en ont besoin. « Mon rôle c’est de les accompagner dans la recherche, l’accès et le maintien au logement. Je les accompagne parfois dans leur demande d’aides ».

    Pour cela, elle est en contact régulier avec différentes structures, comme la Caf, des assistantes sociales ou encore l’hôpital Édouard Toulouse. C’est également à la conseillère de faire les signalements lorsque des personnes peuvent être dangereuses pour elles ou pour autrui. « Mais le but de ces signalements c’est que ces personnes soient suivies, de trouver la meilleure solution pour elles. »

    Le lien social à cœur

    Un travail qui tient à cœur à Lucie Mekerke qui aime particulièrement le lien social qu’elle peut tisser avec les locataires. « J’ai toujours su que je voulais travailler dans le social, parce que j’aime aider les gens ». Dès le bac, son appétence l’oriente vers la filière ST2S (sciences et technologies de la santé et du social). Puis elle poursuit avec un BTS en économie sociale et familiale à Marseille et une licence dans le même domaine. C’est au cours de ces études qu’elle découvre ce métier « je me suis dit que c’était ce que je voulais faire parce que c’est tellement riche et on peut y faire tellement de postes différents ».

    Âgée de 23 ans, elle n’est pas à sa première expérience. « J’étais dans une association à Istres pendant à peu près un an ». Mais, elle veut se spécialiser sur la question du logement et travailler à Marseille « parce que le public y est particulièrement fragilisé. » et décide donc de venir travailler chez Erilia. Elle avoue toutefois : « J’avais un peu peur d’aller travailler dans les quartiers nord. Mais en fait ça se passe super bien ». Ce nouveau travail lui donne également le sentiment d’être utile : « Ici, on a des lignes directes avec la Caf, le Département ou la Ville, donc je peux apporter des vraies réponses. »

    Il est 9h30, un matin d’août, et après un court passage à l’agence d’Erilia, située dans le boulevard National (3e), direction les logements du 38 avenue de la Viste (15e) pour rencontrer les locataires. « Je préfère les rencontrer sur place, dans un lieu qui leur est familier. Parce qu’on a des locaux pour les recevoir à l’agence, mais c’est loin pour eux et c’est impersonnel. ça peut être plus compliqué de se confier sur des sujets difficiles », développe la conseillère.

    Un travail d’équipe

    Sur place, c’est une équipe complète qu’elle retrouve avec les gestionnaires d’immeubles et la gestionnaire de contentieux. « Ils sont tout le temps sur place, donc ils connaissent mieux les habitants et leurs problématiques. Ce sont un peu nos yeux et nos oreilles. Sans eux, je ne pourrais rien faire ». Après chaque rendez-vous, elle échange avec eux sur les solutions possibles, car ils ont souvent plus d’informations sur la situation. « Notre but c’est de trouver les meilleures solutions et d’éviter les expulsions », insiste Lucie.

    Très impliquée et appliquée, la jeune femme sait pour autant qu’il est important de prendre du recul sur certaines situations. Mais elle est reconnaissante : « Depuis que je suis arrivée, on a réussi en équipe à trouver des solutions. Quand tout se débloque pour les locataires, c’est incroyable, et on reçoit beaucoup de gratitude. »

    Eva Janus