Tag: librairie

  • Rencontre avec Andrée A. Michaud à Lunel

    Rencontre avec Andrée A. Michaud à Lunel

    En amont du festival lyonnais Quais du Polar, où elle est attendue du 3 au 5 avril, l’autrice québécoise Andrée A. Michaud, publiée en France aux éditions Rivages Noir, animera trois rencontres littéraires dont une le jeudi 2 avril à 19h à la librairie indépendante AB*, à Lunel.

    « Ses passages sont assez rares et jusque-là je n’avais jamais eu la possibilité de m’inscrire dans une tournée », confie la libraire Delphine Cambet, heureuse de recevoir cette écrivaine talentueuse. Souvent cataloguée comme autrice de polars, Andrée A. Michaud n’aime toutefois pas être enfermée dans un genre, regrettant la distinction tenace entre polar et littérature. « Elle écrit des romans noirs ultra-littéraires, très poétiques et où la nature joue toujours un grand rôle », décrit la libraire.

    Delphine Cambet a découvert Andrée A. Michaud en 2017 avec son premier roman paru en France : le multirécompensé Bondrée, qui a fait de son autrice une figure incontournable du roman noir.

    Deux intrigues en une

    Fascinée par la forêt et ses mystères, la Québécoise, qui marie comme personne le noir et l’angoisse, y place toutes ses intrigues. Son nouveau roman, Baignades, n’échappe pas à la règle.

    « Il y a deux intrigues en une dans ce roman, deux périodes séparées de 4 ans », relate la libraire. Deux baignades, deux lacs cernés par la forêt, deux moments au départ heureux, qui vont dégénérer. « Une première partie où le sang va couler, menée tambour battant, où vous êtes immergé dans une fuite et une seconde partie plus lente, très psychologique, qui se déroule dans une maison familiale où le malaise s’installe. On a l’impression que les deux parties n’ont pas été écrites par la même personne tant elles sont différentes, mais une même tension lie l’ensemble, c’est très fort », commente Delphine Cambet. « L’origine de la violence est au cœur du roman. L’autrice s’intéresse à cette folie immédiate qui pousse aux gestes violents. Et c’est passionnant », estime quant à lui Michel Abescat dans son podcast « Le polar sonne toujours 2 fois », sur France inter.

    Pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore, c’est l’occasion où jamais de découvrir l’univers envoûtant et si particulier d’Andrée A. Michaud, qui transforme la nature québécoise en décor délicieusement inquiétant… Ouverte à tous, la rencontre sera suivie d’un verre de l’amitié.

    * 26 place Fruiterie

  • L’ombre de l’extrême droite sur Six-Fours et Draguignan

    L’ombre de l’extrême droite sur Six-Fours et Draguignan

    Laure Lavalette n’est pas la seule députée RN à avoir bien avancé ses pions au premier tour des municipales dans le Var. Si Julie Lechanteux, députée de la 5e circonscription, ne semble pas en mesure de prendre Roquebrune-sur-Argens, Philippe Schreck (8e) et Frédéric Boccaletti (7e) sont en bonne position à Draguignan et à Six-Fours, 5e et 7e villes du département, où ils sont en tête après avoir été battus en 2020.

    Le premier, qui n’avait recueilli que 12% des suffrages il y a six ans face à Richard Strambio (DVD), réélu dès le premier tour, en a cette fois obtenu 44,7%, contre 40,03% pour le maire sortant. Le second, candidat à Six-Fours pour la quatrième fois, n’avait pas empêché Jean-Sébastien Vialatte (LR), maire depuis 1995, de rempiler pour un cinquième mandat, lui aussi au premier tour. Il le devance aujourd’hui de 66 voix (45,23% contre 44,86).

    Assistants sulfureux et peine de prison

    Deux candidats qui, comme nombre de frontistes, savent se faire remarquer. Philippe Schreck, notamment, en ce qui concerne ses assistants parlementaires : l’actuelle, Maylis de Cibon, est membre de la Cocarde étudiante et du groupe néofasciste Luminis, proche du GUD. Il avait été contraint par le secrétaire du RN à l’Assemblée nationale de virer le précédent, Raphaël Ayma, chef de file du groupe néofasciste Tenesoun, quand la presse a évoqué sa participation à des hommages à des figures fascistes.

    Quant à Philippe Boccaletti, proche de Jean-Marie Le Pen, admirateur de Charles Mauras, il a détenu une librairie négationniste à Toulon, de 1997 à 1998 et fut condamné, en 2000, à 1 an de prison dont 6 mois ferme pour « violence en réunion avec arme ». Notons tout de même que son adversaire, Jean-Sébastien Vialatte, a récemment conclu un partenariat entre la mairie et la maison d’édition Fayard de Vincent Bolloré, et avait été condamné pour « provocation à la haine raciale » en 2013, assimilant, dans le contexte de la célébration du titre de champion de France du PSG, des fauteurs de troubles à « des descendants d’esclaves ». Quoi qu’il en soit, dans les deux villes, les progressistes, éliminés au premier tour, sont claires : « Pas une seule voix pour l’extrême droite. »

  • Troisième Festival féministe des Ami.es du Prolé à Nîmes

    Troisième Festival féministe des Ami.es du Prolé à Nîmes

    Les Ami.es du Prolé organisent le festival féministe à Nîmes dans plusieurs lieux de la ville : le bar du Prolé, le Spot, le Sémaphore, le lycée Daudet et dans la rue. Du vendredi 6 au 28 mars, sous le titre « Battement d’elles », le festival, dont La Marseillaise est partenaire, propose des spectacles, des conférences, des expositions, des tables rondes, projection de film et bal.

    Du 6 au 28 mars au Prolé

    Exposition collective avec : Mademoiselle a les nerfs (collages), Paillettes et Mimosa (gravures, masques). Patricia Hamel (photos « tu en touches une, on répond toutes, Nîmes, octobre 2025 »), Sylvie Vanston (photos, « femmes au travail dans le monde »). Entrée libre. 80, rue Jean-Reboul, Nîmes.

    Vendredi 6 mars au Prolé

    17h30, Julie Émile Fabre présente son livre Le procès, des violences intrafamiliales à l’affaire Pelicot. Stand de la librairie L’eau Vive. 19h, vernissage de l’exposition collective avec la chorale « Les Simones » et la « Chorale des luttes ». Restauration assurée par le Secours Populaire. 20h30, Soirée DJset (de table) avec DJ La Frange « Out of the kitchen ». Performance et dance floor.

    Samedi 7 mars au Spot

    18h, spectacle « Elles improvisent », avec huit improvisatrices. Au 8 Rue de l’Enclos Rey, Nîmes. 04.66.36.85.64. Réservations sur helloasso.com et le site du Spot. Tarif 8 euros. Recette au profit de Via Femina Fama.

    Jeudi 12 mars lycée Daudet

    18h30, spectacle Silex. Conférence acrobatique sur la sexualité par la compagnie Sid. Dès 14 ans, Silex est une alternative démystifiante de croyances sexuelles et amoureuses. Réservation obligatoire sur helloasso. Entrée gratuite pour les adhérents 2026 des Ami.es du Prolé et les élèves du lycée Daudet. Autres : 5 euros.

    Samedi 14 mars au Prolé

    18h, contes au féminin par Teddie Allin et Claire Chevalier. Public : famille et à partir de 7 ans. 16h, goûter avec crêpes. Entrée libre. 80, rue Jean-Reboul, Nîmes.

    Mardi 17 mars

    18h15, projection du film Jane Austin a gâché ma vie de Laura Piani. En partenariat avec Les écrans britanniques et irlandais. 25 Rue Porte de France, Nîmes. 04.66.67.83.11.

    Samedi 21 mars au Prolé

    14h30, rencontre avec Violaine de Fillipis-Abate, autrice de La résistance écarlate : les femmes face au nouveau backlash ». 80, rue Reboul, Nîmes. Entrée libre.

  • La basse-ville ou le récit d’un siècle d’histoire toulonnaise « dévergondée »

    La basse-ville ou le récit d’un siècle d’histoire toulonnaise « dévergondée »

    Jonchée entre le cours Lafayette, la rue des Remparts, la rue de Lorgues et la rue Vincent-Courdouan, dans la zone piétonne du centre-ville, la basse-ville est encore, de nos jours, le cœur battant de Toulon. Il regroupe les rues les plus animées de la commune, entre cafés, commerces, et l’emblématique marché du cours Lafayette.

    Du milieu du XIXe siècle jusqu’à l’après Seconde Guerre mondiale, ce quartier était surnommé le « Chapeau Rouge », et constituait la seule zone de la ville où la prostitution était libre et autorisée. De nombreux auteurs écrivirent à son sujet (Farrère, Loti, puis Cocteau, Vérane, Morand, Carco, Kessel, Cendrars ou encore Bernanos), forgeant l’imaginaire de la basse-ville, empreint de sensualité et de légèreté, que Pierre Loti décrivait comme « ivre de soleil, de chaleur, d’alcool, de cris et de chants », et où les matelots se pressaient pour oublier, le temps d’une soirée, la rudesse de la vie en mer. Toulon était alors considérée comme « capitale de la prostitution et de l’opium », et devint dans l’entre-deux-guerres celle de « l’homosexualité », au grand dam des autorités, notamment de la Marine nationale.

    Une époque fantasmée et bien heureusement révolue que Marc Bayle et André Fourès, deux auteurs natifs de Toulon, racontent dans leur livre consacré Toulon dévergondée, la Basse-Ville (années 1880-1980). Une plongée inédite dans le passé sensible de ce quartier à part, riche de nombreuses archives, qui sera racontée et discutée par ses auteurs, en compagnie du Club de la presse 83, ce jeudi, à 18h30, à la librairie Charlemagne de Toulon.

    Inscriptions par mail : resa.clubpresse83@gmail.com

  • À Marseille, des tags d’extrême droite sur la librairie Transit

    À Marseille, des tags d’extrême droite sur la librairie Transit

    La troisième attaque subie par cette librairie associative engagée depuis le début de l’année, alertent ses équipes. « Ce phénomène national doit interpeller tous les acteurs de la chaîne du livre », écrivent-elles dans un communiqué ce mercredi. En promettant que la librairie « ne se laissera pas intimider et continuera, pour sa part, à défendre sa ligne éditoriale en présentant les ouvrages et les auteurs qui lui semblent nécessaires ».

  • Ces librairies engagées pour la lecture

    Ces librairies engagées pour la lecture

    Elles sont près de 800 en France, une quarantaine en région Paca et huit à Marseille : les librairies indépendantes participent en nombre, cette année encore, à l’opération « Donnez à lire », organisée par le Syndicat de la librairie française et le Secours populaire. Depuis 10 ans maintenant, du 17 octobre, journée mondiale du refus de la misère, au 20 novembre, journée internationale des droits de l’enfant, les enseignes participantes invitent leurs clients à ajouter un ou plusieurs livres jeunesses à leurs achats. Collectés par les libraires, les ouvrages sont ensuite envoyés au Secours populaire, qui s’occupe de les redistribuer aux jeunes dans le besoin.

    Mais que donner à lire ?

    La librairie Maupetit, installée en haut de la Canebière (1er), fait partie des enseignes marseillaises inscrites au dispositif. « Maupetit participe à l’opération depuis plusieurs années déjà. Nos clients fidèles commencent à connaître le principe, détaille Quentin Rulleau, libraire de la boutique. Nous avons installé une affiche à l’entrée et dans la librairie et nous répondons bien sûr aux questions des clients s’il y en a. Mais globalement, on laisse le Secours populaire s’occuper de la communication. »

    La boîte qui contient les livres offerts la veille, placée près de l’entrée, compte ce jeudi matin 11 ouvrages, la plupart destinés aux enfants entre 5 et 10 ans. « C’est vrai qu’on collecte un peu moins de livres pour les adolescents », concède Quentin. « J’ai plusieurs clients qui sont venus me demander conseil pour sélectionner un livre à offrir. Ce n’est pas une question facile. Le dispositif s’adresse à des enfants de 2 à 18 ans, donc ça dépend de ce que la personne veut transmettre », explique Prune, elle aussi libraire chez Maupetit. « Et, des fois, il y a des clients inspirés : une dame m’a récemment demandé s’il était possible d’acheter uniquement pour donner au dispositif. Elle a finalement offert une pile de livres jeunesse », poursuit-elle.

    Dans les rayons de la librairie du centre-ville, aucun des clients interrogés n’a connaissance de l’opération. Lina, étudiante de 19 ans, est cependant emballée par l’initiative. « C’est intéressant que l’action se déroule dans les librairies indépendantes. Elles sont fréquentées par un public particulier, souvent de professeurs ou d’universitaires qui s’intéressent à une littérature spécifique, à laquelle les jeunes en lien avec le Secours populaire n’ont pas forcément accès. C’est un bon canal de transmission », s’enthousiasme la jeune fille. S’il fallait choisir un livre à offrir, elle opterait pour Le petit prince, qui « se lit à tout âge avec un niveau de lecture différent ».

    En 2023, grâce à « Donnez à lire », 22 000 livres ont été offerts à des jeunes accompagnés par le Secours populaire.

  • « Pizza fever » pour le premier rendez-vous d’un Dimanche à la Friche

    « Pizza fever » pour le premier rendez-vous d’un Dimanche à la Friche

    Je suis le seul camion présent dimanche à la Friche, mais sur Marseille, nous sommes plus de cinquante. Je me suis lancé il y a 17 ans à la Blancarde (4e), je comptais rester que 2 ou 3 ans ! », lance joyeusement le patron du camion Chez Gé. Inventé en 1962 à Marseille, le camion à pizza est une véritable institution. « Moi, ma préférée, c’est la moitié moitié, mais attention, avec de l’emmental, du vrai, pas de la mozza. À la Friche, j’en ferai des différentes et j’ai aussi une chef avec moi qui va en proposer avec de la purée de courges », précise Gé le pizzaïolo, qui quitte son quartier pour cette journée dédiée à sa recette italienne favorite.

    Autour d’un espace librairie et à l’occasion de la sortie de Pizza. Histoires – Reportages Recettes (Éditions Flammarion) d’Ézéchiel Zérah, c’est tout un univers avec des discussions au micro en public et sur les ondes de Radio Grenouille. « Marseille est-elle la capitale française de la pizza ? », « comment faire pour ouvrir une pizzeria en 2025 ? » ou encore « quelles sont les nouvelles tendances de la pizza ? » font partie des questions qui seront abordées. Sans oublier les démonstrations avec de nombreux fours à bois, un atelier d’illustration pour les enfants de 6 à 9 ans, et de la musique avec des DJ sets. Et, surtout, surtout de la pizza à gogo, à toute heure, dont le prix varie pour une entière entre 12 et 16 euros.

    Salée ou sucrée, à moins que ce ne soit salé-sucré, cette gourmandise se déguste chaude souvent à la main dans un cornet, et le plus dur, c’est souvent de savoir s’arrêter.

  • À Montpellier, la librairie En traits libres pliera boutique en décembre

    À Montpellier, la librairie En traits libres pliera boutique en décembre

    Ils ont annoncé la mauvaise nouvelle sur leur compte Instagram début septembre. En fin d’année, la librairie-galerie-atelier d’artistes En traits libres ferma définitivement ses portes pour cause de loyer trop élevé, après trois ans d’effervescence culturelle dans le quartier Saint-Roch.

    « Notre loyer s’élève à plus de 7 000 euros. Depuis le début on savait que ça serait un challenge… On a essayé de le négocier, mais on n’a pas trouvé d’accord avec le bailleur ACM », explique Miquel Clemente, fondateur et responsable de la maison d’édition 6 pieds sous terre. « Ce qu’on faisait ici, c’était du bénévolat. Nous étions une association culturelle avant tout… Mais Six pieds sous terre continue comme avant ; notre atelier rue Bayle reste ouvert », ajoute-t-il.

    « Ne pas se remettre avec ses ex »

    Créée en 2022, la librairie En traits libres accueillait aussi régulièrement des expositions, des concerts et le festival de BD alternative Rhony’s, dont la troisième édition se déroulera du 28 au 30 novembre. Pour l’heure, Miquel Clémente ne sait pas si d’autres projets émergeront après la fermeture. Seule certitude : ils seront forcément différents de ce que proposait En traits libres. « On sait qu’il ne faut pas se remettre avec ses ex », sourit l’éditeur.

    D’ici là, la librairie prévoit de nombreux rendez-vous avant le clap de fin. Jusqu’au 8 novembre, elle accueillera l’expo « Dessiner l’architecture #1 » en partenariat avec La Fenêtre. Samedi 27 septembre, à 12h30, place au concert de Fernando Barroso (mandoline) dans le cadre des Internationales de la guitare. Le mercredi 1er octobre, Mouflon dédicacera son fanzine « Horripilances » dès 17h…

    Plus d’info sur les réseaux de la librairie. Rendez-vous au 1, rue Voltaire à Montpellier.

  • La librairie En traits libres pliera boutique en décembre

    La librairie En traits libres pliera boutique en décembre

    Ils ont annoncé la mauvaise nouvelle sur leur compte Instagram début septembre. En fin d’année, la librairie-galerie-atelier d’artistes En traits libres ferma définitivement ses portes pour cause de loyer trop élevé, après trois ans d’effervescence culturelle dans le quartier Saint-Roch.

    « Notre loyer s’élève à plus de 7 000 euros. Depuis le début on savait que ça serait un challenge… On a essayé de le négocier, mais on n’a pas trouvé d’accord avec le bailleur ACM », explique Miquel Clemente, fondateur et responsable de la maison d’édition 6 pieds sous terre. « Ce qu’on faisait ici, c’était du bénévolat. Nous étions une association culturelle avant tout… Mais Six pieds sous terre continue comme avant ; notre atelier rue Bayle reste ouvert », ajoute-t-il.

    « Ne pas se remettre

    avec ses ex »

    Créée en 2022, la librairie En traits libres accueillait aussi régulièrement des expositions, des concerts et le festival de BD alternative Rhony’s, dont la troisième édition se déroulera du 28 au 30 novembre. Pour l’heure, Miquel Clemente ne sait pas si d’autres projets émergeront après la fermeture. Seule certitude : ils seront forcément différents de ce que proposait En traits libres. « On sait qu’il ne faut pas se remettre avec ses ex », sourit l’éditeur.

    D’ici là, la librairie prévoit de nombreux rendez-vous avant le clap de fin. Jusqu’au 8 novembre, elle accueillera l’expo « Dessiner l’architecture #1 » en partenariat avec La Fenêtre. Samedi 27 septembre, à 12h30, place au concert de Fernando Barroso (mandoline) dans le cadre des Internationales de la guitare. Le mercredi 1er octobre, Mouflon dédicacera son fanzine « Horripilances » dès 17h…

    Plus d’info sur les réseaux de la librairie. Rendez-vous au 1, rue Voltaire à Montpellier.

  • Sur les traces des lieux de luttes féministes

    Sur les traces des lieux de luttes féministes

    « Les femmes ont beaucoup agi à Marseille, mais il y a peu d’archives. J’avais donc envie de les faire parler de leur ville, leurs luttes et leur parcours. » C’est ainsi que Margaux Mazellier débute la visite guidée des lieux de luttes féministes marseillais ce dimanche.

    Journaliste et autrice de Marseille trop puissante, qui trace le portrait des Marseillaises qui ont lutté pour leur ville, Margaux Mazellier a créé cette visite avec Lucille Florenza, anthropologue du genre et du travail. « Cette balade, c’est un moyen de faire vivre les archives », affirme la chercheuse.

    C’est devant la librairie « Odeur du temps » que le rendez-vous est donné. Ici, en 1976, Antoinette Fouque du mouvement de libération des femmes (MLF) ouvre l’antenne marseillaise de la librairie des femmes. « Ce lieu devient un endroit hyper important pour toutes les femmes qui militent, explique la journaliste. Mais c’est aussi un espace où certaines militantes ressentent du mépris de la part des militantes parisiennes, qui prennent parfois les Marseillaises de haut », continue-t-elle.

    La visite se poursuit au 81 rue Sénac de Meilhan, où a ouvert en 1974 le centre d’orientation de documentation et d’information des femmes (Codif). « C’était une spécificité marseillaise qui a pu être créée grâce au soutien de la municipalité de gauche de Gaston Defferre », raconte l’une des guides. Ce lieu fut une espace de réunion pour de nombreux groupes féministes et, à travers sa revue Femmes infos Marseille, un endroit de diffusion des informations.

    L’arrêt suivant, devant ce que fut le premier bar lesbien marseillais Douce amère, permet d’évoquer Patricia Guillaume. Lesbienne, elle ne parvient pas à trouver sa place ni dans les groupes de parole féministes, ni dans les lieux homosexuels. Elle décide donc de créer son propre espace avec d’autres lesbiennes en 1982.

    Une visite de deux heures qui laisse entrevoir la richesse des luttes féministes marseillaises, leur diversité et leurs conflits internes.