Tag: LFI

  • À Aix, Julie Boronad et sa liste insoumise « confiantes » à quelques jours du scrutin

    À Aix, Julie Boronad et sa liste insoumise « confiantes » à quelques jours du scrutin

    La salle du Château de l’Horloge, dans le quartier d’Encagnane, comptait une cinquantaine de sympathisants rassemblés pour le dernier meeting de la liste Aix en Commun, menée par Julie Boronad. « On est confiants sur la campagne, nous avons de très bons retours », confie la tête de liste, en amont de la réunion publique. Si le sondage Ifop – La Provence plaçait en février dernier, LFI en 4e position parmi les 6 candidats, avec une intention de vote estimée à 10%, Julie Boronad se dit « plutôt confiante, les sondages sous-évaluent la FI ». À l’ordre du jour, quelques mesures du programme ont été présentées. L’enfance, d’abord. « La privatisation des crèches municipales à Aix, ça dure depuis 2009, presque depuis autant de temps que l’ère Joissains, lance Cyrille Lequerré. Nous remettrons les crèches en régie publique et nous mettrons en place une tarification sociale. » Le sujet de la « bifurcation écologique », porté par Jomana Bouchellaleg, promet une « véritable planification écologique » au sein de la ville. Quand Claudie Hubert souhaite faire « appel à l’intelligence collective pour l’élaboration de politique locale » de lutte contre les discriminations. Avec, entre autres, la création d’un poste d’adjoint de lutte contre les discriminations, une clause permettant d’exclure des entreprises impliquées dans la violation du droit international… « Nous sommes là pour que cette ville soit traitée comme un bien commun, et non comme une propriété privée », résume Julie Boronad.

  • Ces plans d’investissements prévus par LFI pour Marseille

    Ces plans d’investissements prévus par LFI pour Marseille

    Dans ce programme « Marseille 2033 », les colistiers insoumis articulent trois grands axes d’investissements pour la ville : productivité, adaptation au changement climatique et, enfin, un pôle regroupant transports et infrastructures sportives. Avec un objectif affiché : « Reconstruire l’économie locale en s’appuyant sur les personnes qui tiennent à bout de bras Marseille », résume le candidat à la mairie, Sébastien Delogu, citant « habitants, collectifs, experts… ».

    Infrastructures

    Ce programme entend provoquer un « changement radical pour la ville pour répondre aux besoins essentiels des Marseillais, et faire face à la désindustrialisation et l’urgence climatique ».

    « Quand on parle de Marseille comme ville productive, l’outil logistique majeur est le port ! » explique le colistier Maxime Champion. Les insoumis souhaitent transformer le port, qui « représente aujourd’hui une activité industrielle inférieure au port de Sète ». Les candidats s’opposent aux projets immobiliers de luxe prévus au niveau des J1 et J4. « Cet espace doit être utilisé pour les Marseillais et pas uniquement pour l’élite, qui cherche le décor de carte postale », estime Maxime Champion.

    Sur le volet transports, le programme prévoit d’étendre l’ensemble du réseau de mobilité « lourd » (métro, trains…), en particulier vers les quartiers enclavés. Concernant les infrastructures sportives, les insoumis annoncent la construction d’une piscine par secteur, « au service de l’apprentissage de la natation et sortir de ce retard structurel qui est souvent traité comme une blague par d’anciens élus ».

    L’objectif de « créer une ville “éponge” » se traduit par des projets de végétalisation et d’urbanisme sur le modèle des villes espagnoles, pour rafraîchir la ville en période de canicule.

  • Une enquête ouverte après une campagne de désinformation contre Sébastien Delogu

    Une enquête ouverte après une campagne de désinformation contre Sébastien Delogu

    Celle-ci fait suite à une enquête du Monde qui pointait des campagnes de désinformation ciblant LFI, notamment le parlementaire marseillais accusé de viol par des comptes anonymes et des sites trompeurs. Des sources sécuritaires ont indiqué à l’AFP que ces tentatives d’ingérences provenaient de l’étranger. L’enquête pourrait basculer vers le pôle national contre la haine en ligne. « Le lobby pro-israélien Elnet pourrait être impliqué », indique Sébastien Delogu, qui assure : « Ils ne me font pas peur. » « Nous demandons à ce que les autorités de notre pays fassent respecter l’intégrité du processus électoral », appuie le coordinateur national de LFI, Manuel Bompard. « Si, comme Le Monde l’envisage, le gouvernement israélien est à l’initiative de cette opération, les autorités françaises doivent condamner cette ingérence et prendre toutes les initiatives nécessaires pour que cela cesse », complète-t-il.

  • Jean-Luc Mélenchon exhorte Marseille à résister face au RN

    Jean-Luc Mélenchon exhorte Marseille à résister face au RN

    C’est un Jean-Luc Mélenchon comme à la maison qui a investi, ce samedi, la scène de la Cartonnerie, à la Friche Belle de Mai (3e) pour le meeting de Sébastien Delogu, candidat insoumis à la Ville de Marseille. Un soutien de poids pour un « enfant du peuple de Marseille » qui a su rassembler, sur une liste, « des insoumis et des écolos », insiste le leader de LFI.

    « Benoît Payan, inventeur de la pochette-surprise »

    Fort des « immenses meetings de 2012 et 2017 » sur les plages du Prado et au Vieux-Port, de la présence de 2 500 personnes ce samedi, selon les organisateurs, Jean-Luc Mélenchon est venu « participer à la démonstration de force » face à la menace de l’extrême droite. « Marseille ne sera pas emportée par la vague brune », assène-t-il, et « cela sera empêché par et grâce à nous ». Il revient sur la place de la ville dans son parcours politique et celui des insoumis : « Marseille qui m’élit, fait de moi le premier président de la gauche radicale depuis des décennies, Marseille qui a élu au premier tour Manuel Bompard et Sébastien Delogu ! »

    Et de s’en prendre au maire sortant, Benoît Payan (DVG), candidat à sa succession, qui selon lui fait partie de ces « personnages dérisoires, comparables d’une ville à l’autre », sans « un projet sans une idée, armés de mépris ». « Quand je viens ici pour préparer mon discours, je demande “qu’est-ce qu’il a fait ?” On me répond “rien” », ironise Jean-Luc Mélenchon. Il en remet une louche « sur les milliards du Grand Marseille qui devait se déverser ici », puis fait dans la blague : « Cet homme est l’inventeur de la pochette municipale surprise. Vous prenez la pochette, y a marqué dessus pochette Rubirola, vous ouvrez, coucou Payan ! »

    Après une longue digression sur la géopolitique internationale, il revient sur la menace d’une extrême droite violente face à la « division de la gauche, (….) un désastre », s’indigne-t-il, fustigeant le PS qui « met tout le monde en grand danger », en ostracisant les insoumis. Pour barrer la route au RN, il ne faut pas se désister, estime-t-il, rappelant la promesse de Benoît Payan de le faire si Sébastien Delogu arrive en tête. Il prône « un accord de fusion technique » comme un « front anti-fasciste ». Et si LFI venait à arriver derrière le Printemps marseillais ? C’est ce qui est demandé plus tard au député Manuel Bompard, Sébastien Delogu le laissant répondre aux questions de la presse. « Nous ferons la même chose, nous l’avons toujours dit », affirme-t-il.

  • À Marseille, Jean-Luc Mélenchon appelle à résister à la « vague brune »

    À Marseille, Jean-Luc Mélenchon appelle à résister à la « vague brune »

    La salle de spectacle de la Friche Belle de Mai a fait le plein, ce samedi 7 mars, pour le meeting de Sébastien Delogu, candidat insoumis à la Ville de Marseille, avec en guest-star le chef de file de LFI, Jean-Luc Mélenchon. Plus de 2 500 personnes selon l’organisation étaient au rendez-vous.

    Logement, jeunesse, santé, écoles… La tête de liste à la mairie centrale a ouvert le bal, égrenant les grandes lignes de son programme sans oublier d’insister sur le courage du combat des Insoumis, rendant hommage « aux personnes emprisonnés, frappées, éborgnées, mortes pour défendre nos idées et l’intérêt général. » Il promet : « Chaque élu insoumis fera renaître l’espoir d’un avenir meilleur dans cette ville » quand « Marseille se meurt ».

    L’heure est bien vite venue d’accueillir son médiatique patron : « Jean-Luc, tu es chez toi ! » Ce dont ce dernier convient volontiers, avec les « immenses meetings de 2012 et 2017 » sur les plages du Prado. « Marseille c’est un refrain dans ma vie », pose le chef de file de LFI. Il est venu « participer à la démonstration de force » car « Marseille ne sera pas emportée par la vague brune ».

    Jean-Luc Mélenchon harangue un public conquis : « Nous sommes des enfants du peuple, nous venons d’en bas », « vous voterez par enthousiasme pour un programme, nous ne sommes pas du bétail électoral », estime-t-il, soulignant les mérites de Sébastien Delogu qui a su rassembler.

    « Nous ne sommes pas des antisémites »

    Il revient sur la récente polémique qu’il a déclenché dans des meetings précédents , ironisant que la prononciation du pédo-criminel Jeffrey Epstein. « Je me vois insulté chaque jour quotidiennement. Ils me traitent d’antisémite. Nous ne le sommes pas. Nous ne sommes pas des anti-racistes à géométrie variable », balance-t-il.

    Et de s’en prendre au candidat du Printemps marseillais et maire sortant, Benoît Payan (DVG), dont il souligne l’inaction. « Quand je demande les milliards [du plan Marseille en grand], qu’est-ce qu’il en a fait ? On me répond rien », raconte Jean-Luc Mélenchon. Pour lui, « cet homme est l’inventeur de la liste municipale pochette surprise. Y marqué pochette Rubirola, vous l’ouvrez et coucou, y a Payan », se marre-t-il.

    De la Chine au Liban

    S’en suit une longue leçon de géopolitique dans un contexte où « l’ordre du monde est en train de s’écrouler. » Il pointe « l’autoritarisme de Trump, signe de l’échec de son autorité », se considère un peu devin, LFI ayant compris avant les autres que « l’ère qui s’ouvre sera celle où la puissance centrale sera celle de la Chine, ce sera le pôle de stabilité du monde. C’est pourquoi la France ne doit pas être alignée sur les États-Unis d’Amérique. »

    Venu « parler de paix », Jean-Luc Mélenchon dénonce le génocide en Palestine, prône le retrait de l’Otan, dénonce une guerre illégale qui a embrasé le Moyen Orient. « L’annexion du Sud Liban est une vieille idée de monsieur Netanyahou », balance-t-il, appelant au « désarmement nucléaire général. » Pour lui, la guerre est « un désastre humain, économique, écologique. Cessez le feu, vous n’avez pas le droit de tirer. »

    Plus inquiétant : « Istres, c’est à côté, c’est une cible dorénavant puisque les avions américains s’y ravitaillent. La seule décision d’avoir accepté que les avions se posent donne ce résultat », s’indigne le leader des insoumis, qui appelle à « construire un front du refus avec les nations qui ne veulent pas la guerre ».

    L’extrême droite, des violents et des voyous

    Autre ennemi : l’extrême droite. « Et voilà le RN et ses brebis galeuses, une brebis même galeuse ce n’est pas dangereux voyons, mais ce sont des néonazis, des sexistes, des racistes. Un sur dix des candidats du RN est un ou une voyou », pointe Jean-Luc Mélenchon.

    Dans ce contexte, la « division de la gauche est un désastre » s’indigne-t-il s’en prenant au Parti socialiste qui « met tout le monde en grand danger », en ostracisant les Insoumis. Pour barrer la route au RN, il ne faut pas se désister, estime-t-il. Et de proposer, si Sébastien Delogu arrive en tête, un accord de fusion technique comme un « front anti-fasciste. « Halte au feu, arrêtez de nous tirer dessus, envoie-t-il. Vous vous mettez dans la main de la droite. »

    S’adressant « aux classes moyennes de Marseille », il leur demande : « C’est le moment de nous aider. Nous avons un enfant du peuple de Marseille à notre tête. »

    Et d’insister sur l’importance de la deuxième ville de France dans un scrutin qu’il estime préalable à la présidentielle : « Ce que nous sommes en train de comparer, c’est la grande confrontation de 2027, Marseille doit résister à la vague brune, car c’est de là, alors, que partira la victoire. »

  • Jean-Luc Mélenchon en meeting pour soutenir Sébastien Delogu à Marseille

    Jean-Luc Mélenchon en meeting pour soutenir Sébastien Delogu à Marseille

    À huit jours du premier tour des élections municipales, la liste de La France insoumise, « Marseille fière et populaire », entend marquer les esprits avec l’un des rendez-vous majeurs de sa campagne. Sébastien Delogu, candidat du mouvement à la mairie de Marseille, organise son grand meeting à la Friche de la Belle de Mai (3e), ce samedi après-midi (15h).

    Pour souligner l’importance de l’événement, Jean-Luc Mélenchon sera présent en invité d’honneur. Le leader insoumis, ancien député des Bouches-du-Rhône, multiplie les déplacements dans toute la France, ces dernières semaines, pour soutenir les candidats LFI. La venue de Jean-Luc Mélenchon intervient dans un contexte de relations tendues avec le maire sortant Benoît Payan (DVG), candidat du Printemps marseillais, rassemblement de la gauche et des écologiste.

    Plusieurs milliers de personnes sont attendues, ce samedi. L’équipe de campagne entend démontrer la capacité du mouvement à mobiliser largement à Marseille, alors que la liste portée par Sébastien Delogu, soutenue par le collectif Vaï! de l’adjoint écologiste au maire Sébastien Barles (3e position), plafonne autour de 15% des intentions de vote, dans les derniers sondages. Pour rappel, le coordinateur national de LFI et député des Bouches-du-Rhône, Manuel Bompard, est également candidat sur la liste, au 29e rang.

  • Les anciens insoumis veulent l’unité derrière Benoît Payan

    Les anciens insoumis veulent l’unité derrière Benoît Payan

    Face aux clichés de leurs logements sociaux que montrent les habitantes des cités Jean-Jaurès, de Frais-Vallon ou de Val-Plan, le député (l’Après) de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière ne dissimule pas sa surprise. « Honnêtement, ces problématiques sont présentes dans mon département, mais ce que vous me montrez, on n’en est pas là », souffle-t-il.

    Ancien compagnon de route de la France insoumise, le parlementaire s’est rendu ce vendredi à Marseille avec Raquel Garrido, elle aussi en rupture de ban avec LFI, pour plaider pour l’union à gauche dans les municipales. « J’ai été longtemps engagé au côté de Jean-Luc Mélenchon, je n’ai pas changé, mais il y a une question de stratégie, plaide-t-il au côté de la tête de liste (DVG) dans les 13e et 14e arrondissements, Tina Biard-Sansonetti. Ce sont nos pires adversaires qui peuvent gagner. Alors il faut voter pour la liste la plus efficace pour envoyer un signal, pour que la gauche arrive en tête le 15 mars. » Après lui, Raquel Garrido se souvient que c’est unie avec le Nouveau front populaire, avec un programme de rupture, que la gauche a obtenu le plus grand nombre de voix. « À Marseille, il y a une stratégie d’union qu’il faut encourager, et une stratégie solitaire qu’il faut décourager », appuie-t-elle. Certes, ils auraient aimé une fusion des listes de gauche. « Je suis pour que les déraisonnables de tous les camps trouvent le chemin pour être raisonnables », glisse Alexis Corbière, rappelant que « le peuple de gauche a une histoire blessée avec le PS ».

    « Inversion des valeurs »

    Mais il cible aussi un Jean-Luc Mélenchon qui avait tourné le dos au Printemps marseillais en 2020, et qui vient désormais en meeting ce samedi soutenir Sébastien Delogu. « Il y a une rudesse dans le propos contre Benoît Payan que je n’avais jamais entendu contre Jean-Claude Gaudin, alerte-t-il. Quand on mène campagne en disant que Payan, Vassal, Allisio c’est le même système, on contribue à une inversion des valeurs complètes.»

    L’indécence du logement social en est un exemple. Quand les Insoumis assimilaient tous les bailleurs sociaux pour prôner une rupture (notre édition du 06/03), Tina Biard-Sansonetti met en avant les différences entre les collectivités. « La Ville a recapitalisé son bailleur pour rénover son patrimoine de logement social, d’autres majorités ont fait le choix de mettre de l’argent ailleurs », détaille-t-elle. Et de promettre un programme construit avec les habitantes rencontrées, pour assurer, enfin, leur dignité.

  • Toulon, mauvaise élève où la gauche veut faire mieux

    Toulon, mauvaise élève où la gauche veut faire mieux

    Épinglé mauvaise élève en matière de droits des femmes par le rapport d’Oxfam, la municipalité toulonnaise ne dispose d’aucun adjoint chargé de l’égalité pas plus que de délégation. Or, dans le cadre de la campagne, la présence des femmes en tête de liste atteint des sommets avec 4 sur les 6 principales emmenées par des candidates.

    En lice, Magali Brunel (PS) pour une liste d’union à gauche, Josée Massi (DVD), maire sortante, Isaline Cornil (LFI) et Laure Lavalette pour l’extrême droite, avec des programmes diamétralement opposés en matière de droits des femmes et d’égalité. La première souhaitant justement mettre en place une délégation, augmenter le budget alloué à un planning familial en grande difficulté car confronté à une baisse de subvention qui met en péril 40% de ses lieux d’accueil (notamment dans la Provence verte). Magali Brunel promet aussi un soutien financier au CIDDF (Centres d’information sur les droits des femmes et des familles).

    L’insoumise Isaline Cornil dénonce elle aussi les coupes budgétaires, estimant que les droits des femmes passe par le maintien des services publics de santé de proximité. Elle propose un accompagnement social renforcé et un soutien aux associations locales qui œuvrent en la matière.

    À droite, Josée Massi résume elle la question à la petite enfance, l’aide aux familles et à l’accompagnement social. Elle entend également mettre le paquet sur la « tranquillité publique » pour permettre aux femmes d’occuper l’espace public.

    Engagée dans les mouvements pro-vie, la députée RN Laure Lavalette a elle voté contre l’inscription du droit à l’IVG dans la constitution en 2022 et prévoit de confier en cas de victoire à Mélanie Auzoux, Miss Var 2025, la vie étudiante, de la jeunesse et des droits des femmes.

    Plus de féminicides

    dans le Var qu’ailleurs

    Plus largement, dans un département particulièrement touché par les féminicides, avec des chiffres 7 fois et demie plus importants que dans le reste de la France en 2024 s’inquiétait dans nos colonnes la directrice générale de l’association AFL-Transition et 5 070 victimes de violences intrafamiliales dont 75 % des femmes en 2025, la question reste cruciale.

    Des maisons des femmes santé ont vu le jour, dont une à Toulon en janvier 2024 après celle de la Seyne en 2021. Plus d’une centaine de femmes ayant été accueillies sur les sites de Sainte-Musse et de l’hôpital George Sand. Deux maisons de protection des familles (MPF) ont également été créées à La Valette et à Draguignan, plus de 1 700 policiers et gendarmes ont été formés à l’accueil des victimes de violences intrafamiliales dans le Var.

  • LFI promet 1 000 logements d’ici l’hiver à Marseille

    LFI promet 1 000 logements d’ici l’hiver à Marseille

    Aux côtés des habitants de Jean-Jaurès (14e) ou de Consolat (15e), l’ex-chef du service de sécurité des immeubles à la Ville de Marseille, Dominique Dias (Vaï !), l’assure : « La jungle dans le logement, c’est fini, pour de vrai ! » Avec ses colistiers de la liste insoumise pour les municipales à Marseille, l’ingénieur d’État présentait à la presse, ce jeudi matin, le programme de Sébastien Delogu face à une crise du logement qui s’est aggravée.

    « La première chose, c’est stop démolitions, on ne signera plus de permis de démolir », lance-t-il. Quitte à perdre les 650 millions d’euros de l’état fléchés sur la rénovation urbaine à Marseille ? « Nous dénonçons de fausses concertations auprès des habitants qui n’ont pas choisi les démolitions, il restera à convaincre l’Anru [Agence nationale pour la rénovation urbaine, Ndlr] qu’il y a un vice de forme », répond Sébastien Delogu, qui promet un rapport de force avec l’état.

    Les Insoumis promettent aussi de construire au moins 6 000 logements par an, dont la moitié en logement social, plus que les 4 500 visés par le programme local de l’habitat. Et de commencer par un « plan d’urgence » : « Mille logements d’ici l’hiver prochain. » La moitié doivent être réquisitionnés, pour d’autres, la Ville se substituerait aux propriétaires de logements en péril pour accélérer les travaux, et la lutte contre les Airbnb sera renforcée avec leur interdiction en résidence secondaire. La brigade du logement mise en place par le Printemps marseillais doit être doublée et un comité populaire du logement mis en place, avec les collectifs d’habitants, pour « évaluer les politiques publiques du logement ». Et les militants insoumis de pointer l’ensemble des bailleurs sociaux, des collectivités. Sans distinction. « à partir du moment où ils rentrent dans l’institution, ils prennent l’habit de l’institution », assume le directeur de campagne, Hedi Bounouar.

  • À Hyères, le tombolo symbole de l’union de la gauche

    À Hyères, le tombolo symbole de l’union de la gauche

    Pour sa première campagne municipale, Caroline Moulin peut compter sur le soutien d’une gauche varoise qui a tenté l’union tant que faire se pouvait. « On a cravaché pour rassembler », affirme Jean-Pierre Luquand, coanimateur des Écologistes du Var et candidat à Solliès-Pont. Car à onze jours des municipales, c’est une autre échéance électorale qui imprègne les esprits : « On veut une issue autre aux présidentielles que le pire qui peut arriver. On a besoin d’union, de se connaître, créer des solidarités. Et même si on n’est pas d’accord sur tout, certains enjeux dépassent nos différences. »

    En marge de son meeting de présentation de ses colistiers, et pour symboliser la représentativité des forces à ses côtés (PCF, LFI, REV, l’Après, Debout !, Génération.s), la tête de liste écologiste de Hyères, unie à gauche, était ainsi entourée de candidats des villes voisines qui, comme Jean-Pierre Luquand, ont répondu à l’appel donné sur la plage de l’Almanarre, un lieu qui n’a pas été choisi au hasard. « Ce site est emblématique avec ce tombolo ouest, ce bras de terre qui rejoint Giens, menacé par le dérèglement climatique », appuie Caroline Moulin. « On ne peut pas éternellement sauvegarder quelque chose sans étudier la faisabilité technique. »

    Des désaccords, mais un process démocratique

    Pour trouver des solutions, cette professeure de biologie promet des études et un référendum citoyen « pour savoir ce qu’on fait de cet élément difficile à entretenir, qui sert de desserte à la route de la Capte, via la route du Sel, et est saturé de voitures en été. » Et si les associations écologistes, du côté desquelles elle semble pencher, veulent en faire « un lieu réservé aux cyclistes et aux piétons » plutôt que créer « la digue en béton immergée proposée par le maire actuel », elle reconnaît que ses colistiers « ne sont pas tous d’accord entre eux », y compris sur les autres aspects liés à la préservation du tombolo (activités, biodiversité…).

    « Et le fait qu’il n’y ait pas d’accord est rassurant », veut croire Cyrielle Chatelain, présidente du groupe Écologiste et social à l’Assemblée nationale, présente à Hyères pour soutenir la candidate. « On est sur une liste de citoyens qui se mobilisent, qui peuvent avoir des avis différents mais proposent une méthode : plutôt qu’arriver avec une idéologie à appliquer coûte que coûte, ils ont l’écoute, la consultation, qui va se baser sur des faits et études scientifiques, puis la délibération. C’est un changement de méthode avant d’imposer des solutions. » Avec la démocratie comme juge de paix.