Tag: Les Républicains

  • [Sénatoriales] Un quatuor en lice dans les Hautes-Alpes

    [Sénatoriales] Un quatuor en lice dans les Hautes-Alpes

    Siégeant au sein du groupe Union centriste (centre-droit) au Sénat, il avait devancé de neuf voix la sénatrice LR Patricia Morhet-Richaud lors du scrutin de 2020.

    Deux candidats à gauche et un RN

    Il se présente cette fois en favori logique alors que les deux principales villes du département, Gap et Briançon sont dirigées par des équipes municipales de droite, lui fournissant ainsi le vote quasi certain de la majorité des grands électeurs.

    Face à lui, à gauche, Jean-Fançois Baudin, conseiller municipal de Guillestre, sera candidat pour l’union des Écologistes, du PS et du PCF, avec Joelle Vattain pour suppléante. De son côté, Michel Pons, conseiller municipal de la ville de Manteyer, sera le candidat investi par La France Insoumise. Enfin, Jérôme Sainte-Marie, cadre local du Rassemblement National, avait dès le mois de mai annoncé sa candidature pour le parti d’extrême droite au poste de sénateur.

  • [Sénatoriales] L’avenir de la gauche incertain dans les Alpes-de-Haute-Provence

    [Sénatoriales] L’avenir de la gauche incertain dans les Alpes-de-Haute-Provence

    La candidate DVD, issue de LR, Stéphanie Colombero semble rassembler nombre d’élus de droite autour d’elle, et est notamment soutenue par la présidente du département, Eliane Barreille (DVD), et le maire de Manosque, Camille Galtier (DVD). Si la candidate insiste sur le fait qu’elle siègerait dans la majorité au Sénat et pourrait ainsi « permettre d’avoir plus de poids », Jean-Yves Roux lui répond : « C’est pas parce que vous allez appartenir aux Républicains que vous allez arriver à faire passer plus de choses ». De son côté, LFI a annoncé un binôme candidat avec Marianne Mougey, maraîchère et conseillère municipale de Thoard, et Maxime Mazi, responsable d’une biscuiterie-chocolaterie à Volx, mais le faible nombre de grands électeurs de gauche laisse douter de leur succès. Côté extrême droite, il y a deux candidats : Fabrice Durnerin (UDR-RN), candidat malheureux aux municipales de Manosque et suppléant de la députée UDR-RN Sophie Vaginay; et Stéphane Durbec, ancien élu FN et ancien proche de Jean-Marie Le Pen.

  • Vaucluse : pour la droite sortante, être sénateur ne s’improvise pas

    Vaucluse : pour la droite sortante, être sénateur ne s’improvise pas

    Être sénateur, ça ne s’improvise pas. C’est en substance le message distillé, jeudi soir à l’Hôtel de ville de Gordes par Jean-Baptiste Blanc, sénateur LR sortant et ses colistiers, devant une centaine d’élus locaux grands électeurs en vue des sénatoriales du 27 septembre. Un message à peine subliminal adressé à la liste concurrente à droite, portée par Anaïs Hausmann, nouvelle adjointe au maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), dont elle est la compagne. « La liste du bon sens c’est celle de Jean-Baptiste Blanc, un sénateur exemplaire », claironne Gérard Larcher, président du Sénat, en écho au Bon sens des territoires, courant porté par Olivier Galzi.

    Alors qu’Anaïs Hausmann entend « ouvrir une nouvelle voie » avec un « regard neuf », dans un esprit d’addition plutôt que de division, Gérard Larcher fait remarquer « qu’avec la proportionnelle, on n’additionne pas ». « Elle incarne quelque chose de respectable et d’intéressant, mais pour cette élection d’élus, ils attendent de l’expérience et une grande connaissance du territoire, qui défend tout le Vaucluse dans sa ruralité », souligne Jean-Baptiste Blanc. Il est vrai qu’Anaïs Hausmann n’a guère d’ancrage local bien qu’elle mène depuis deux mois une campagne de terrain tous azimuts.

    Dominique Santoni

    ne lâchera pas le Vaucluse

    « Ce n’est pas une élection où l’on découvre le territoire, l’expérience est un atout », ajoute Dominique Santoni, présidente LR du Département, et 2e de liste comme en 2020. Mais en cas d’élection, elle devra abandonner la présidence. « Quoiqu’il advienne je resterai conseillère départementale et prendrai la délégation du budget, je garderai le lien avec les communes et continuerai à les défendre ici et à Paris car mon expérience permettra de faire bouger les choses », répond-elle. Sa candidature pourrait finalement être contre productive pour Jean-Baptiste Blanc où des grands électeurs préféreraient garder Dominique Santoni en présidente, plutôt appréciée localement des maires. « C’est un discours flatteur que j’entends mais je ne quitterai pas le Vaucluse ! », soutient-elle.

    Dans la démonstration d’une liste d’expérience et de diversité territoriale, Pierre Gonzalvez, maire de L’Isle-sur-la-Sorgue sera en 3e position. « On a besoin de sénateurs qui ne sont pas là pour recenser les besoins mais qui ont des idées et des solutions », appuie celui qui copréside l’association des maires de Vaucluse. Dominique Plancher, maire de Venasque, et Patrick Adrien, maire de Valréas et conseiller régional complètent le casting. « J’en appelle aussi à l’humilité, il faudrait avoir eu 2-3 mandats locaux avant de prétendre être sénateur », juge Alain Milon, sénateur LR sortant et non partant, président du comité de soutien de Jean-Baptiste Blanc. Le message vers Avignon est limpide.

  • Les élections sénatoriales animent la rentrée politique

    Les élections sénatoriales animent la rentrée politique

    À un mois des sénatoriales, la seule certitude est qu’il y aura forcément un nouveau sénateur vauclusien. Des trois actuels, Alain Milon (LR) est le seul à ne pas repartir, assumant le rôle de président de comité de soutien de son acolyte Jean-Baptiste Blanc. Lucien Stanzione (PS) postule à nouveau dans un scrutin très indécis.

    Gros embouteillages

    à droite

    Sénateur LR sortant, Jean-Baptiste Blanc fait figure de grand favori pour être réélu. Disposant d’un socle de voix de grands électeurs favorable, apprécié dans son camp comme à gauche, celui qui gère aussi
    la délégation finances au Département a réussi à convaincre Dominique Santoni d’être à nouveau seconde de liste. La présidente du conseil départemental est attendue ce jeudi soir à Gordes pour une réunion de soutien à Jean-Baptiste Blanc en présence de Gérard Larcher, actuel président LR du Sénat. Reste à savoir, en cas d’élection, un
    scénario plausible, qui lui succéderait à la présidence du Département. Pierre Gonzalvez, maire de L’Isle-sur-la-Sorgue et président de l’association des maires de Vaucluse, sera 3e de liste. Parti tôt en campagne, Jean-Baptiste Blanc a sillonné le Vaucluse tout l’été mettant en avant son bilan. Il se prévaut du soutien de la majorité sénatoriale, courrier à l’appui signé par Hervé Marseille (UDI). Un parti dont le président vauclusien, Thomas Faure, a lui choisi la candidature d’Anaïs Hausmann, précisant faire un « choix personnel » bien que le camp Hausmann y associe l’UDI. Un embrouillamini qui a eu le don d’agacer Jean-Baptiste Blanc.

    Adjointe et compagne du maire d’Avignon, Anaïs Hausmann incarne le Bon sens des territoires, mouvement créé par Olivier Galzi (DVD) et qui sera officiellement lancé le 10 septembre lors d’une réunion publique. Pour l’heure, la composition de sa liste reste secrète et la candidate vise plutôt le 3e siège. Face à son déficit de notoriété et d’ancrage, Anaïs Hausmann a également arpenté le terrain, convaincue d’être complémentaire de Jean-Baptiste Blanc en jouant la carte du renouvellement. Ce vendredi, elle recevra la ministre Aurore Bergé pour un déjeuner de Femmes de territoire. Un nouveau cercle qu’elle co-préside, décorrélé des sénatoriales, mais dont le timing vise à la crédibiliser. « Il faut faire attention aux divisions et j’appellerai à la responsabilité dans un département où le RN est présent », prévient Gérard Larcher, dans Vaucluse matin. D’autant que Sylvie Viala, présidente du Modem, nous confirme également sa volonté de déposer une liste.

    Le RN en embuscade

    Ce morcellement à droite et l’éparpillement de listes pourraient mécaniquement profiter à l’extrême droite. Fort de victoires aux municipales, le RN espère glaner son 1er sénateur vauclusien, en la personne de Thierry D’Aigremont son délégué départemental. Sur le papier, l’étiage de grands électeurs n’est pas tout à fait suffisant pour y parvenir mais une victoire ne serait pas en soi une surprise. Mi-août, il a adressé une lettre aux élus, tapant sur ses adversaires dont les partis sont affaiblis au national.

    À gauche, Lucien Stanzione en difficulté, LFI y sera aussi

    Sénateur (PS) sortant, Lucien Stanzione n’a pas abandonné l’idée de conserver son siège mais « la bataille sera difficile ». Avec les pertes à gauche d’Avignon et Carpentras, il mise surtout sur son expérience et son réseau auprès des élus acquis depuis six ans pour rempiler au palais du Luxembourg. Contrairement à 2020, sa liste ne sera pas une addition de partis. Selon nos informations, confirmés par les intéressés, Sandrine Raymond, maire de Saint-Pierre-de-Vassols, et Philippe Armengol, maire de Velleron, devraient être numéros 2 et 3 de la liste. Enfin, LFI a désigné Julien Gautier, élu d’opposition à la Tour d’Aigues comme candidat Vaucluse
    en commun, aux côtés
    de l’Avignonnaise Mathilde Louvain.

  • [Entretien] Valérie Boyer : « Je prends la place de la droite républicaine »

    [Entretien] Valérie Boyer : « Je prends la place de la droite républicaine »

    La Marseillaise : En 2020 vous êtes élue sur une liste de la droite rassemblée. Quel est le sens de votre candidature solitaire ?

    Valérie Boyer : En 2020, j’étais n°2 d’une liste où les trois premiers étaient Les Républicains avec ensuite une représentation centriste pour Aix. Aujourd’hui, ma candidature a tout son sens : je suis sortante, de droite, Les Républicains, et j’ai toujours été fidèle et loyale à ma famille politique. C’est une question de clarté. Je pense qu’il y a une alternative entre le macronisme incarné par la liste de Devésa – Muselier et les autres listes extrêmes. C’est la place que je prends, celle de la droite républicaine. Je suis très heureuse du soutien de David Lisnard, le président des maires de France. Je ne suis ni dissidente, ni solitaire dans cette démarche, et il y a sur ma liste des maires qui ont une carrière : Jean Mangion n’est pas n’importe qui pour Les Républicains du 13. Ce n’est pas un LR de cinq minutes.

    Vous ne craignez pas la dilution des voix de droite avec quatre listes ?

    V.B. : Quelle dilution ? C’est une affirmation. Si je n’avais pas été candidate, mon courant de pensée ne serait pas représenté. Ma liste est la seule liste de droite. Brigitte Devésa explique que la liste d’Hervé Granier est pilotée par Mme Roubache. Donc, il y a deux listes macronistes que je ne place pas à droite. Moi, je suis d’une droite libre et républicaine.

    ll se dit que vous avez quitté la liste Muselier par rapport à votre place ?

    V.B. : Je l’assume. Il y avait des négociations, sans moi, on voulait me mettre 4e puis 3e mais ça ne fonctionnait pas. J’ai de l’amitié et de bonnes relations avec Renaud Muselier mais à un moment, il soutient Gabriel Attal et moi tout m’y oppose, c’est un vrai différend politique. Je ne suis pas du tout alignée sur le plan des idées. Moi je suis restée fidèle au chemin tracé par le parti où je milite, je ne suis pas allée ailleurs contrairement à ce qu’on m’a prêté, et je ne suis pas méprisante en le disant. Donc ce n’était pas possible parce que la tête de liste colore la liste. Or je ne suis ni Modem-UDI, ni Renaissance. Et puis ça ne correspond pas à la sociologie du vote dans les Bouches-du-Rhône, ni aux maires. À part Jean-Pierre Serrus, il n’y a pas de maire Renaissance. Il n’y a d’ailleurs pas de maire en position éligible sur leur liste. Donc j’ai dit non, en cohérence avec les convictions que je défends depuis qu’Emmanuel Macron est au pouvoir. J’ai toujours été dans son opposition. Même quand il était en majesté à Marseille, je ne l’ai pas soutenu. Ni lui, ni ses candidats. Qui est plus LR que moi dans les Bouches-du-Rhône ? Personne.

    Vous et cette droite assumée avez quand même voté au Sénat, ces budgets qui font mal aux maires dont vous dites porter la voix.

    V.B. : Oui et grâce au Sénat, beaucoup moins que ce que le gouvernement proposait. C’est la Macronie qui a lancé « Balance ton maire », et la baisse de la dotation aux communes a été féroce, sous Macron. On a fait en sorte de la compenser.

    Pourquoi ne pas s’opposer ?
    La gauche a voté contre.

    V.B. : On va jusqu’au bout de ce qu’on peut. Sur certains sujets, comme l’euthanasie, on s’est opposés mais sur le budget, à un moment il faut un compromis. Donc on a fait des propositions pour que la casse soit moins importante. Je suis intervenue sur le ZAN ou la loi SRU pour que les maires retrouvent de la disponibilité. Je plaide pour changer totalement le système et redonner de la liberté aux maires et aux communes.

    Où siégerez-vous si vous êtes réélue, sachant que Gérard Larcher, le président (LR) de la majorité sénatoriale soutient la liste Devésa ?

    V.B. : Brigitte Devésa siège chez les centristes et la majorité sénatoriale a différentes composantes. Les Républicains sont très largement majoritaires et je siège dans ce groupe. Vous voulez que j’aille où ? Et je peux vous dire que mes collègues me soutiennent énormément.

  • Au nom des maires, une 4e liste à droite pour les sénatoriales

    Au nom des maires, une 4e liste à droite pour les sénatoriales

    Le maire LR de Gardanne, Hervé Granier, va constituer une liste pour les sénatoriales. Présentée comme un « rassemblement des élus de terrain », cette candidature se veut une « liste de maires » indépendante. Elle compte la maire centriste du Paradou, Pascale Licari, en deuxième position, et le maire (DVD) de Ceyreste, Patrick Ghigonetto, en troisième. « Cette expérience de terrain est indispensable pour élaborer des lois utiles et applicables », défend l’élu.

    Cette entrée en campagne ajoute une quatrième liste à droite dans les Bouches-du-Rhône, après celle de Brigitte Devésa (UDI) et Renaud Muselier (Renaissance), investie par Les Républicains et la majorité du Sénat, et celles des sénateurs sortant Stéphane Le Rudulier (LR) et Valérie Boyer (LR). Un embouteillage qui promet une belle dispersion des voix des grands électeurs.

    Pour Hervé Granier, la démarche répond à une attente. « En toute humilité car je ne suis pas le représentant des maires du Département, je porte la voix de mes collègues qui veulent qu’un maire soit au Sénat. C’est important, dans le contexte actuel, de pouvoir faire remonter les problématiques qu’on partage dans nos 119 communes. »

    « Fâché avec personne »

    Une manière aussi de se distinguer de la liste Devésa-Muselier qui met aussi en avant les communes sans placer toutefois de maire aux deux premières places. « Notre liste porte des maires aux places éligibles : on vise deux ou trois sièges, sans prétention, et on a la certitude profonde d’y arriver. »

    Malgré la multiplication des candidatures à droite ? Le maire de Gardanne refuse de parler de division. « Ce n’est pas utopique de penser qu’on peut rentrer trois sièges. Il n’y a pas de question de division, juste une question de liste de droite et avec des maires susceptibles d’être élus. C’est la différence », explique-t-il. « Moi, je ne suis fâché avec personne et je souhaite une bonne campagne à mon amie Brigitte Devésa et à Valérie Boyer. Il n’y a pas de sujet, chacun mènera sa campagne comme il l’entend, avec ses arguments. »

    Pour convaincre les grands électeurs, Hervé Granier entend défendre « la proximité », arguant qu’un maire, « quand il se présente à ce type d’élection, sait de quoi il parle : signer un arrêté, répondre à un administré parce qu’il y a un problème à la crèche ou de service public… C’est le rôle d’un maire et c’est ce que je veux faire remonter au Sénat ».

    Même si, non-cumul des mandats oblige, l’édile perdra de facto son statut, comme ce fut le cas de Valérie Boyer ou Stéphane Le Rudulier. « Si j’arrive à avoir d’autres maires, il y en aura d’autres sur la liste, mais certainement qu’il y aura aussi des personnes qui comptent dans le paysage politique. On est déjà en contact avec certains. Après, il faut qu’ils aient la volonté de venir. Mais on la montera d’une manière ou d’une autre. »

    « Ambitions politiques personnelles »

    À Gardanne, le groupe d’opposition municipale « Ensemble, changeons de cap pour Gardanne-Biver » critique la candidature d’Hervé Granier (LR) aux sénatoriales, quatre mois seulement après son élection à la mairie. Les élus de gauche estiment que ses « ambitions politiques personnelles » prennent le pas sur son mandat et appellent celui qui est déjà conseiller départemental à se consacrer pleinement aux dossiers communaux en matière de logement, services publics, sécurité ou finances : « Ces sujets méritent un maire pleinement investi, pas un élu déjà en campagne pour le Palais du Luxembourg ».

  • Ludovic Perney élu à la tête de la fédération LR

    Ludovic Perney élu à la tête de la fédération LR

    C’est une page qui se tourne pour les Républicains dans les Bouches-du-Rhône. À l’issue de deux jours de vote, les militants ont élu ce mardi soir à la présidence de la fédération le vice-président au conseil régional chargé de la jeunesse, Ludovic Perney. Celui-ci a recueilli 71,3% des suffrages exprimés, distançant nettement l’ex-présidente du groupe d’opposition au conseil municipal marseillais, Catherine Pila. Parmi les plus de 2 300 adhérents inscrits, ils sont 58,7% à avoir voté. Un résultat qui vient terminer la séquence des municipales et leurs conséquences pour la droite dans le département, entre son effondrement à Marseille face au RN et l’émergence d’une nouvelle génération de maires. Élu à Istres, Robin Prétot lui avait apporté son soutien, tout comme – plus discrètement – le nouveau président de la Métropole, Nicolas Isnard.

    « Si l’on m’avait dit, lorsque j’ai pris ma première carte à l’UMP à l’âge de 14 ans, que quelques années plus tard je présiderais la fédération départementale de ma famille politique, je ne l’aurais sans doute pas cru », partage l’élu âgé de 30 ans au moment d’annoncer les résultats du vote. Reconnaissant que « la tâche est immense pour retrouver la confiance des électeurs ».

    Mais derrière ce vote se jouait aussi un autre affrontement politique. « La candidature de Catherine Pila n’est poussée que par la volonté de Martine Vassal de garder une main sur le parti », accusait-il. Quand d’autres reprochaient à Ludovic Perney sa proximité avec le président (Ren.) de Région Renaud Muselier. L’ex-présidente de la RTM lui avait aussi reproché d’utiliser illégalement les contacts des adhérents pour sa campagne et avait alerté les instances du parti. « La campagne étant terminée, je l’appelle à venir travailler à nos côtés, conformément au choix des adhérents, pour le succès de nos idées », propose-t-il désormais.

    Dans un communiqué, celle-ci « prend acte du résultat de l’élection ». Mais face à ce qu’elle désigne comme des « irrégularités », elle annonce « former un recours auprès de la Haute autorité des Républicains ». En précisant qu’elle « ne revendique pas la présidence de notre fédération ».

  • Après Lunel, l’Agglo Hérault Méditerranée pour la droite ?

    Après Lunel, l’Agglo Hérault Méditerranée pour la droite ?

    Dans l’Hérault, les élections communautaires qui s’enchaînent depuis la fin des municipales confirment les difficultés de la gauche. Hormis le cas de Montpellier où Michaël Delafosse devrait rallier à lui la plupart des maires de droite de la Métropole, c’est souvent l’inverse qui se produit.

    Mercredi 1er avril, le maire de Villetelle, Jérôme Boisson, a été réélu président de l’Agglo de Lunel. Contrairement à l’été dernier où suite au décès du maire de Lunel, Pierre Soujol, Paulette Gougeon avait (en vain) tenté sa chance, la maire réélue le 22 mars a préféré trouver un accord plutôt que de recandidater. Elle est la première adjointe de Jérôme Boisson.

    Des maires « sans étiquette » de droite

    Côté Hérault Méditerranée, l’enjeu est plus élevé encore plus qu’il s’agit de savoir si après avoir mis la main du Agde, le RN d’Aurélien Lopez-Liguori pourrait faire main basse sur l’Agglo. Certes l’ancien maire Gilles d’Ettore (LR) dont la mise en examen dans l’affaire de la voyante aura provoqué la chute de son successeur Sébastien Frey (LR), était l’ancien président incontesté. Sur le papier, il y aurait une certaine logique à ce que le président soit issu de la 4e ville de l’Hérault. Mais pas quand il vient d’un parti anti-républicain.

    Face à cette menace, dont les effets se sont déjà produits à Béziers par exemple, on aurait pu s’attendre à ce que les 19 maires fassent bloc et tournent leur regard vers la seconde commune du territoire, à savoir Pézenas. Ce n’est pas ce qui s’est produit ces derniers jours. Si le maire socialiste Armand Rivière était tout disposé à se présenter, sa candidature n’a pas reçu le soutien escompté auprès des édiles. Lesquels, à la suite de deux réunions, semblent s’être mis d’accord pour se ranger derrière la maire de Portiragnes, Gwendoline Chaudoir, dont l’absence d’étiquette politique a été préférée.

    En réalité, elle est clairement de droite puisque dès 2019, elle avait adhéré à Agir, la droite constructive, le micro-parti créé en 2017 par les Républicains rejetés de leur groupe à l’Assemblée pour leur volonté de travailler avec E. Macron. Autrement dit, les maires soi-disant « sans étiquette » de Vias, Bessan, Montagnac (…) penchent clairement à droite. D’autant que si un deal était conclu, A. Lopez-Liguori pourrait récupérer plusieurs vice-présidences (il en réclamerait 4), peut-être même la première. Réponse mardi 7 avril mais on est très loin d’un front républicain contre l’extrême droite.

  • Agde : la « perle noire » emportée par une vague brune

    Agde : la « perle noire » emportée par une vague brune

    Perceptible dès le soir du 1er tour où Aurélien Lopez-Liguori était arrivé largement en tête (38,44%), la catastrophe a bien eu lieu, dimanche 22 mars en Agde. Le sage retrait du maire sortant Sébastien Frey (3e avec 20,74%) n’y a rien fait. La « perle noire de la Méditerranée » s’est fait emporter par une vague brune. Dans son duel qui l’opposait au médecin agathois divers droite Thierry Nadal (45,13%), Aurélien Lopez-Liguori (54,87%) l’a emporté avec 1 652 voix d’avance et une participation correcte (64,75%) qui ne laisse aucune place au doute.

    Quatrième ville la plus peuplée du département, Agde est donc la première ville héraultaise à basculer aux mains du RN. Terrible pour les habitants de ce territoire sinistré qui compte l’un des taux de chômage les plus élevés de France (17,6%). Mais est-ce bien étonnant ? Dès 2007, Agde avait massivement plébiscité N. Sarkozy (62,47% au 2e tour). Aux deux dernières Présidentielles de 2017 et 2022, M. Le Pen est chaque fois arrivée en tête contre E. Macron (54,37% puis 60,14%).

    Si bien qu’aux législatives 2022, l’élection du député RN Aurélien Lopez-Liguori (59,19%) au 2e tour contre le communiste Gabriel Blasco n’avait surpris personne. Pas plus que sa large réélection aux législatives anticipées de 2024. Ce qu’on n’aurait pas imaginé en revanche, c’est que le député RN soit reconduit dès le 1er tour (51,66%).

    A. Rivière (PS) contre le RN ?

    Nul besoin de se remémorer le score famélique de la gauche au 1er tour de ces municipales (Arthur Labatut 6,52%) pour savoir que depuis longtemps Agde penche très à droite. Mais jusqu’ici, Les Républicains gardaient la main localement. La folie des grandeurs de l’ancien maire démissionnaire (31 mai 2024) Gilles d’Ettore, mis en examen dans l’affaire de la voyante Sophia Martinez, a provoqué la bascule. Comptable aux yeux des électeurs de cette politique favorable aux promoteurs, son successeur depuis près de 2 ans, Sébastien Frey, n’a pas réussi à incarner le renouveau à droite. Du pain béni pour Lopez-Liguori qui laisse son siège de député à son suppléant, Bernard Chaumeil.

    Reste à savoir si l’ombre de l’extrême droite peut s’étendre jusqu’à l’Agglo Hérault Méditerranée. Brillamment réélu au 1er tour à Pézenas et en réflexion, Armand Rivière pourrait avoir des ambitions. Mais le socialiste n’a que 5 sièges à l’Agglo plus les 3 de son homologue PS Vincent Gaudy reconduit à Florensac contre 13 acquis au RN avec Agde. D’autant que le maire DVD de Bessan (4 sièges), Stéphane Pépin-Bonet, a de bonnes relations avec Lopez-Liguori. Sachant qu’il faut 30 sièges pour prendre l’Agglo, le choix des maires de Portiragnes, Lézignan ou Saint-Thibéry (…) sera prochainement décisif.

  • À Toulon, pas de fusion entre Josée Massi et Michel Bonnus

    À Toulon, pas de fusion entre Josée Massi et Michel Bonnus

    Au soir du premier tour, Michel Bonnus n’a pas tergiversé : sans attendre les résultats définitifs, sa défaite, qui semblait déjà claire, l’a poussé à prendre ses responsabilités et à annoncer son retrait, tel qu’il l’a « toujours dit si (il) arrivait en troisième position ». « Ce soir, un seul mot d’ordre : éviter l’acte 2 de 95 et du Rassemblement national à Toulon le 22 mars », martelait-il, demandant cependant à celle à qui il avait chipé l’investiture LR de « discuter, pour montrer qu’on a réalisé du travail ».

    Une rencontre qui a eu lieu ce lundi entre les deux camps. Et si on se posait, au sortir du premier tour, la question d’une possible fusion des deux listes, les propos du sénateur Républicain n’excluant pas cette option, le camp de la maire sortante a tranché : « On conserve la même liste pour le second tour », a affirmé son colistier Julien Orlandini.

    Rupture définitive

    avec les Républicains ?

    S’il reconnaît qu’il y a eu « des discussions autour de la question de la fusion » le président de la CAF du Var confirme que « Josée Massi a été très claire. Les Toulonnais ne comprendraient pas qu’après avoir dit qu’on n’était pas une liste partisane, et qu’on n’était pas dans une approche d’appareils, on puisse travailler sur des fusions, sur des combinaisons politiques. Il faut être fidèle au choix qu’ils ont fait, car ils ont été près de 30% à soutenir Josée Massi ».

    Un postulat qui ressemble à une volonté marquée de rompre définitivement avec le clan Républicain, qui lui a tourné le dos il y a quelques mois, et qui aujourd’hui lui apporte, à l’image de Jean-Louis Masson, le président du Département, un soutien contraint et du bout des lèvres : « On accueille les soutiens, on les remercie. (Mais) on parle de projet, de vision pour Toulon, de comment converger et se rassembler pour une ville apaisée, qui ne soit pas divisée, ni gérée par un parti », confirme Julien Orlandini, qui reconnaît toutefois qu’« il y a des histoires communes avec Michel Bonnus. On a des convergences sur le projet, ça a été dit au premier tour. C’est cela qui nous occupe aujourd’hui », sans donner davantage de détails, répétant simplement que des discussions étaient en cours.

    Toulon en commun et Magali Brunel, qui ont aussi apporté leur soutien à la maire sortante dès l’issue du scrutin, lui ont également tendu la main, après la désillusion de ne plus compter d’élu de gauche ou écologiste à la mairie. « Nous souhaitons trouver un chemin avec Josée Massi pour continuer à porter un projet de progrès et à faire échouer le RN », appuyait la tête de liste (PS) ce lundi. Du côté de LFI et Isaline Cornil, pas de soutien formel, mais « une seule consigne : pas une voix ne doit aller à la liste RN de Laure Lavalette ».