Tag: Les Pennes-Mirabeau

  • Un sapeur-pompier grièvement blessé par balle, un homme interpellé

    Un sapeur-pompier grièvement blessé par balle, un homme interpellé

    Les secours avaient été appelés en fin d’après-midi pour éteindre un feu de poids-lourd et de véhicules légers dans la zone commerciale de Plan-de-Campagne, aux Pennes-Mirabeau, lorsqu’ils ont été « pris à partie par arme à feu », a expliqué le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski.

    Un sapeur-pompier du grade d’adjudant-chef professionnel du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis), qui commandait le dispositif, a été « très grièvement blessé » et transporté aux urgences à l’hôpital Nord, ont indiqué les pompiers. Un autre sapeur-pompier a été visé et un véhicule a été touché dans l’attaque, a précisé le préfet.

    L’homme qui les a attaqués avec une arme de type fusil de chasse avait « probablement incendié » lui-même les véhicules, a ajouté Jacques Witkowski. Il s’est ensuite « retranché dans un logement illégal », une caravane située à proximité, a précisé le maire (LR) des Pennes-Mirabeau, Romain Amaro, qui s’est lui aussi rendu sur place. « Il y avait énormément de forces de police sur la zone commerciale, puisque dans le cas des manifestations, le préfet avait organisé une présence massive de gendarmerie et de police nationale » qui ont pu intervenir « ultra rapidement », a-t-il poursuivi.

    L’assaillant a donc pu être interpellé. Il « est actuellement remis aux autorités de la police judiciaire », a déclaré le préfet.

    Selon une source proche de l’enquête, l’homme interpellé présente un profil « psy » et était déjà connu par la justice pour des faits de violence, notamment par arme. Il était convoqué le 3 décembre prochain pour en répondre.

    « Indignation »

    Dans un message sur X, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a exprimé « toute (son) indignation face à cette agression violente gratuite à l’encontre de nos pompiers qui s’engagent pour protéger ».

    Le porte-parole des sapeurs-pompiers de France, Éric Brocardi, a également apporté son soutien à son « collègue, à ses proches et aux équipes mobilisées ». « Quand ceux qui portent secours deviennent des cibles, c’est notre pacte républicain qui est atteint », a-t-il réagi sur X. « Secourir ne doit jamais mettre en danger. »

    Près de 1 500 agressions envers les sapeurs-pompiers, verbales comme physiques, sont rapportées chaque année depuis 2021, selon le ministère de l’Intérieur.

  • [Pétanque féminines] Martine Tauleigne et Claude Joubert championnes !

    [Pétanque féminines] Martine Tauleigne et Claude Joubert championnes !

    Vingt-quatre binômes se sont retrouvés au Plan des Pennes, sur le complexe de la Boule Plate. Pour l’anecdote, il y en avait 26 d’inscrits à l’origine. Délégué de l’épreuve, le président local Jean Léonetti, arbitre Yamine Manessour. Il est comme prévu 9h quand cette dernière d’un coup de sifflet strident ouvre la compétition.

    Après la première phase dite des poules, on note peu de surprises si ce n’est les défaites d’Agnès Stagliano, championne en 2024, avec Claudine Macchi, associée cette année à Sylvie Rus, ou encore de Christine Laprade et sa partenaire Marie-José Zala.

    La compétition perd dans la partie qui suit les Étoiles Septèmoises, Lysiane Bernard-Marlene Cortes et les Barquaises Anny Gautier et Michèle Pelegri. Le cadrage va être fatal aux Modérées, Sylvette Espinas et Sylvie Gavioli et aux Vertes de Biver Corinne Poloyan et « Mimi » Del Socorro.

    On note trois équipes de Beaudinard à ce stade. Michèle Ferron et sa partenaire vont beaucoup batailler avant de laisser Martine Mansani et Josiane Damato entrer dans le dernier carré. Elles vont ensuite dans un nouveau duel fratricide se hisser en finale après avoir évincé Sylvie Bianciotto et Éliane Trinci. L’heure est bien avancée quand elles vont retrouver les joueuses de Fontvieille, Martine Tauleigne et Claude Joubert en finale, lesquelles auparavant avaient largement et plus rapidement pris le meilleur sur le binôme de la Boule Carnussienne Sophie Piacentini et Muriel Séropian. Un duo qui ne pourra prendre la suite de leurs copines de club, Jacky Boisseau et Chantal Nunez, les championnes 2025.

    Le verdict final va être long à tomber. Il faudra arriver aux abords des 21h pour voir les joueuses de Fontvieille s’imposer sur le fil.

    Parties après poules : 1) Poloyan bat Marie-France Coulange – Martine Caisso à 9 ; 2) Mansani bat Lysiane Bernard – Marlène Cortes à 9 ; 3) Tauleigne bat Agnès Stagliano – Sylvie Rus à 2 ;
    4) Bianciotto bat Roselyne Étienne – Claudes Mazenc à 10 ; 5) Ferron bat Béatrice Blin – Monique Aniorte à 7 ;

    6) Espinas bat Michelle Pellegri – Anny Gautier à 9 ; 7) Piacentini bat Yvette Maceri -Michelle Ivaldi à 9

    Cadrage : Tauleigne bat Corinne Poloyan- Mimi Del Soccoro à 3 ; Bianciotto bat Lucette Espinas -Sylvie Gavioli à 7 ; Mansani bat Michèle Ferron – Catherine Degryse à 12

    Demi-finales : Tauleigne bar Sophie Piacentini -Muriel Seropian à 3 ; Mansani bat Sylvie Bianciotto – Éliane Trinci à 10

    Finale : Martine Tauleigne – Claude Joubert ( B. Libre Fontvieille) battent – Martine Mansani – Josiane Damato ( B. de Beaudinard) 13 – 11

  • [Jeu provençal] Christian Villard et Patrick Filosa lauréats

    [Jeu provençal] Christian Villard et Patrick Filosa lauréats

    Souffrant certainement de la concurrence dans un calendrier bien chargé, cette épreuve aura retenu l’attention d’un peu moins d’une trentaine de binômes. Lesquels vont en découdre sous l’autorité de l’arbitre Jean-Luc Ballester.

    À défaut de quantité, ce qui aura fait le bonheur du président Jean Léonetti et de son état-major, c’est que la qualité était, au moins, au rendez-vous… Certains sont même venus de loin, des Saintes-Maries-de-la-Mer à l’image de la famille Scano. Ces derniers échouent en quarts de finale.

    Présents aussi, la famille Blanche Cyrille et Amandine des Canourgues, qui vont manquer la route des quarts. « Difficile de nous sortir de ce champ de mines… », sera leur explication, tout ça dans la bonne humeur !

    Toutefois pour leurs vainqueurs, les « Marc » locaux, Caillol et Hampartzoumian, ce succès restera sans lendemain, car ils ne vont pouvoir entrer dans le dernier carré.

    Deux équipes locales vont s’éviter en demi-finales et connaître des fortunes diverses.

    Francis Minniti et Alain Raphel vont s’incliner face aux futurs vainqueurs.

    Quant à Patrick Boggiano et Gilbert Rizzo, ils vont prendre le meilleur sur Lucien Morucci et Alain Villevieille.

    Dans le dernier acte, c’est l’ex-footeux -bien connu- Patrick Filosa acoquiné à Christian Villard qui va s’illustrer. Au terme d’une partie au cours de laquelle personne n’aura rien lâché.

    Demi-finales

    Boggiano (B.Plate) bat Lucien Morucci-Alain Villevieille (B.Grand Pavois)

    Villard bat Francis Minitti – Alain Raphel (B.Plate)

    Finale

    Christian Villard – Patrick Filosa (E, N.H.) battent Patrick Boggiano – Gilbert Rizzo (B. Plate) 13 à 11

  • Le feu ravive les inquiétudes autour du projet de data center aux Pennes-Mirabeau

    Le feu ravive les inquiétudes autour du projet de data center aux Pennes-Mirabeau

    « Nos vies plutôt que leurs incendies », martèlent les associations France Nature Environnement, Data For Good, le Mouvement national de lutte pour l’environnement, Le Nuage était sous nos pieds et les comités d’intérêts de quartiers des Sibylles et des Pallières, mardi, dans un communiqué.

    Ils dénoncent « un projet collé à une zone hautement inflammable, alors que 115 000 hectares de surface ont déjà brûlé depuis le début de l’année en France ». Les militants gardent en mémoire « l’incendie qui avait ravagé 2 700 hectares de la pinède en août 2016 ». Pinède située à « seulement 85 m » du projet, qui « va chauffer la colline toujours marquée des stigmates de l’incendie ».

    « Un mépris des personnes et des écosystèmes »

    « À l’heure où les incendies se multiplient et où de nombreuses personnes meurent à cause de la chaleur, la question du rôle des data centers dans le réchauffement climatique et de l’augmentation du risque d’incendie devrait être au cœur de nos préoccupations », s’insurge Annick Hordille, membre du Nuage était sous nos pieds. Les militants poursuivent : « Malgré cela, aucune étude d’impact de cette chaleur fatale sur le voisinage n’a été jointe au dossier environnemental, en violation du Code de l’environnement ». Lors du conseil municipal, le 6 juillet, le maire (DVD) des Pennes-Mirabeau, Romain Amaro, promettait de « redistribuer la chaleur fatale de l’infrastructure » aux habitants, évoquant alors une étude lancée en ce sens.

    Les collectifs indiquent avoir déposé deux recours « contre l’Autorisation préfectorale d’exploiter » le site classé PPRIF, sensible aux risques d’incendie. Philippe Chabeaudy, du CIQ des Palières, espère être entendu : « J’en appelle à la responsabilité des élus et administrations ».

    Andréa Goyard-de Castro

  • Des soldats du feu en alerte maximale dans les massifs

    Des soldats du feu en alerte maximale dans les massifs

    En cette nouvelle journée d’alerte maximale, ce jeudi 23 juillet, ils sont un peu moins de 1 000 hommes et femmes prêts à intervenir au moindre départ de feu dans le département, nous explique Jean-Luc Beccari, directeur du Sdis 13 (Service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône), depuis le centre opérationnel. Dans les casernes, mais aussi sur le terrain. « On va prépositionner des troupes et des camions sur des zones où on va pouvoir gagner en délai d’intervention », explique-t-il, devant une grande carte où sont représentées toutes les unités.

    On y voit notamment le groupe d’intervention feu de forêt du capitaine Gabriel Setti, venu de Martigues. Là, sur un parking en terre battue, aux Pennes-Mirabeau, non loin de la zone de Plan-de-Campagne, il veille avec 17 autres collègues et 4 camions, dont un équipé d’une citerne de 6 000 litres. « C’est un emplacement stratégique. On a la sortie de l’autoroute pas loin, on peut basculer sur l’A7, l’A55 », précise-t-il, la zone commerciale toute proche étant considéré comme « à risque » avec « un massif juste à côté et beaucoup de passages ».

    Le plus dur : savoir attendre l’intervention. Patience et concentration sont essentielles. « On ne sait jamais ce qui peut se passer, cela peut vite dégénérer. D’un côté, il ne faut pas se laisser emballer, de l’autre, il ne faut pas s’engager dans un faux rythme, s’endormir », analyse le pompier. Partir en renfort dans d’autres départements reste aussi une sérieuse option, à l’heure tout l’arc méditerranéen s’embrase.

    Un camion refuge

    La question de la sécurité de tous est également au cœur des préoccupations. « Bien sûr que s’il y a des gens ou de la forêt à sauver, on ira. Mais le but principal, c’est que ce soir ou demain matin, les 18 personnes du groupe rentrent chez elles », nous confie-t-il, marqué par la perte « des collègues en Gironde et d’un autre en Savoie ». Et s’il y a bien un endroit où se réfugier, quand le feu chauffe fort, faisant fondre jusqu’au joint des casques, c’est dans les camions.

    « Ils sont tous normés avec plusieurs dispositifs, à l’intérieur ou à l’extérieur », indique-t-il, montrant du doigt les petites buses qui entourent la cabine. Actionnables par un bouton, alimentées indépendamment du réservoir, elles permettent de faire une bulle d’eau « pour protéger les personnels, mais aussi les roues pour qu’on puisse potentiellement sortir d’une zone dangereuse. Et également la pompe sans laquelle on ne peut pas approcher du feu ». Dans la cabine, en surpression, renforcée avec des barres ignifugées, les pompiers disposent aussi de masques avec des bouteilles d’air, si la fumée rentre dans l’habitacle. « On a des procédures de repli. Chacun a une action bien précise à faire, que ce soit le chef, le chef du camion, le conducteur, les équipiers, etc. », ajoute le capitaine Gabriel Setti. Histoire de se sortir de situation critique en laissant passer les flammes. S’il n’a jamais eu à déclencher la bulle d’eau, il sait d’expérience que « la zone la plus virulente, c’est le front de l’incendie. En cas de danger, il faut alors en sortir ».

    Il y a aussi les détails qui font froid dans le dos. Comme ce carré blanc peint autour des poignées. « Cela permet de les repérer quand on est dans la fumée et de monter dans le camion », complète le pompier. Autant d’aménagements issus « malheureusement » des retours d’expériences après accident. En 50 ans, 21 sapeurs-pompiers ont perdu la vie, décompte-t-on au centre opérationnel, les interventions pour incendie représentant 5 à 6% d’entre elles.

  • Les opposants au data center durcissent le ton

    Les opposants au data center durcissent le ton

    « Les riverains n’ont plus confiance », résume Philippe Chabeaudy, membre du CIQ des Pallières. Depuis la signature du permis de construire par l’ancien maire Michel Amiel, le 18 février dernier, les CIQ des Pallières, des Sibylles et d’Amphoux ont multiplié les recours, avec l’aide du MNLE. Après une visite du terrain, son président, Christian Pellicani, est catégorique : « Le site n’est pas adapté, ils ont simplement contourné les difficultés de procédure. Pour l’heure, ni la justice ni la préfecture n’ont répondu au recours. » Philippe Chabeaudy veut toujours croire que le Data center, projet porté par la société Telehouse, ne verra pas le jour : « Nous pensons que nos recours ont de très bonnes chances d’aboutir ».

    À l’issue de la réunion de jeudi avec les membres des CIQ, le MNLE annonce « de nouveaux moyens pour aller plus loin », avec l’aide de son avocate. Une réunion publique est annoncée pour septembre.

    « Il y a une accumulation de raisons inadmissibles, aussi bien du point de vue humain que technique ou environnemental », juge Philippe Chabeaudy. Les opposants dénoncent la présence de produits chimiques, de fluides réfrigérants et d’une quantité importante de carburant pour faire fonctionner la structure. Ils évoquent un « contournement du PPRIF », Plan de prévention des risques d’incendie de forêt, qui interdit « en principe ce type d’installation classée sur ce terrain ». La chaleur produite par le data center, dite chaleur fatale, marque un autre point de crispation. Le site évacuerait 70 mégawatts, « l’équivalent de 70 000 radiateurs de 1 000 watts, selon Philippe Chabeaudy. À proximité immédiate de la pinède, produire une chaleur aussi importante est criminel ».

    « Redistribuer la chaleur »

    Lors du dernier conseil municipal, le 6 juillet, le maire des Pennes-Mirabeau, Romain Amaro, promettait de « redistribuer la chaleur fatale de l’infrastructure » aux habitants, évoquant une étude lancée en ce sens. Initiative « utopique » selon Philippe Chabeaudy. Dans un communiqué, le 10 avril, Romain Amaro se disait par ailleurs « victime de la signature précipitée » de l’ancienne majorité, ajoutant avoir « signifié à Telehouse une intransigeance totale. Si le projet devait avancer, il devra impérativement se plier aux attentes légitimes de la population. »

    Le président du MNLE dénonce aussi le « mythe des data centers créateurs d’emplois ». Selon lui, ces infrastructures serviraient avant tout « aux géants des GAFAM à nourrir leurs actionnaires de bénéfices ». Une manifestation est prévue à la rentrée. Contactée, la société Telehouse n’a pas donné suite.

  • L’organisation des Estivals provoque des débats houleux au conseil municipal des Pennes Mirabeau

    L’organisation des Estivals provoque des débats houleux au conseil municipal des Pennes Mirabeau

    À quelques jours des Estivals, l’événement festif de l’été, après le refus du Comité des fêtes, organisateur historique de la manifestation, de signer la convention, la Ville a proposé le Club de rugby des Cadeneaux pour le remplacer. Un revirement qui a provoqué de houleux débats au conseil municipal convoqué en urgence lundi soir. « Notre volonté est de réintroduire de l’ordre, de la légalité et de l’égalité », a justifié le maire (LR), Romain Amaro.

    Un argument que l’opposant Jean-Philippe Musso (DVG) rejette en bloc : « Refuser cette convention ne rend pas les procédures antérieures illégales. On peut changer de méthode mais on peut pas jeter le discrédit sur une association et ses bénévoles qui, pendant des années, ont fait vivre des événements populaires, attendus et appréciés des Pennois ». Selon lui, le texte vise sciemment à écarter le Comité des fêtes et son représentant, Jean-Marc Léonetti, ex-premier adjoint sous Michel Amiel. Il dénonce une convention qui retire à l’association le choix de ses partenaires, met en péril son équilibre financier et impose un suivi jugé abusif de sa communication avec la presse. « Aux Pennes-Mirabeau, on n’est pas dans une dictature », ajoute-t-il, dénonçant une « chasse aux sorcières » visant les associations favorables à l’ancienne majorité.

    Autre point de tension, jusqu’à la veille du conseil, l’organisation revenait au Sporting Club Police Marseillais, présidé par Romain Vesperini, élu aux côtés du maire actuel. Une proximité soulevant « l’hypothèse d’un conflit d’intérêts » selon l’opposition. « Peut-être parce que ce choix devenait difficilement défendable, vous avez rétropédalé et confié l’organisation au club de rugby des Cadeneaux », a lancé Jean-Philippe Musso, disant avoir appris ce nouveau changement d’organisateur par la presse, le matin même du conseil. En fin de débat, le maire tente un ultime coup de théâtre pour espérer remporter la partie en sous-entendant un conflit d’intérêts. Il fait distribuer un formulaire d’inscription destiné aux food-trucks des Estivals. Le document exige une caution de 40 euros à l’ordre du Comité des fêtes, à envoyer à l’adresse de Jean-Marc Léonetti, accompagnée du contact e-mail de sa propre cave à vin.

    L’affaire délicate

    du Data Center

    Le reste du conseil n’a pas échappé à cette tension notamment quand la question du Data Center – projet de l’ancienne mandature que le maire Romain Amaro disait vouloir abandonner – arrive au menu. « On passe d’un extrême à l’autre », relève Jean-Philippe Musso. Le maire présente un accord en cours de négociation avec l’entreprise Telehouse, pour enrichir le projet de panneaux solaires et de redistribution de la chaleur fatale de l’infrastructure qui permettrait « une réduction des factures d’électricité » assure Romain Amaro. Des avantages jugés insuffisants pour Jean-Philippe Musso qui pointe « des coûts exorbitants par rapport aux bénéfices ».

    Devant la mairie, les opposants se sont fait entendre. Christine Muscat, présidente du Comité d’intérêt de quartier Pallières, dénonce « des mensonges » sur la promesse d’un accès gratuit des habitants à l’énergie produite et réclame des preuves.

  • Rassemblement de SUD-PTT aux Pennes-Mirabeau en soutien au facteur suspendu

    Rassemblement de SUD-PTT aux Pennes-Mirabeau en soutien au facteur suspendu

    Cette mobilisation était organisée par SUD-PTT, dans le cadre d’une journée de mobilisation nationale contre la répression syndicale. Pour Yann Remlé, représentant syndical, la situation de Didier Rochette facteur des Pennes-Mirabeau, illustre cette problématique « on n’a pas les moyens d’endosser la charge de travail qu’on nous demande, c’est ce que Didier dénonçait. Il défendait le service public ! », assène-t-il.

    Facteur depuis 1999, le militant de Sud avait dénoncé l’organisation interne au bureau. Une plainte contre lui de sa direction a été classée sans suite. Sa révocation a été réclamée, mais au vu « du contexte de l’établissement » et les « difficultés rencontrées dans les directives données par ses managers », le Conseil de discipline qui l’a convoqué à Paris fin avril dernier a finalement voté à l’unanimité pour une exclusion temporaire sans rémunération de deux ans, dont un avec sursis.

    Depuis, pour Didier Rochette c’est « la galère », notamment financière déplore ce père de famille qui se sent mis « au ban de la société ». « À mon âge, je ne sais pas où je pourrais trouver du travail, ni dans quel état je serai quand je reprendrais mon poste », souffle le postier qui a l’intention de contester cette décision en justice. Une pétition de soutien a été signée par 350 usagers de sa tournée. Samedi, 550 euros ont été récoltés dans la caisse de solidarité lui étant dédié.

    « Ce qui se passe aux Pennes, se passe partout », martèle Yann Remlé, dénonçant une « stratégie pour exterminer la contestation, syndicale et sociale ». Le représentant de SUD-PTT tire la sonnette d’alarme : « On se dirige à la Poste, à la SNCF, à l’Éducation nationale, dans les hôpitaux et dans tous les services publics, vers la situation de France Télécoms ».

  • [La région face à l’IA] Les Pennes à la peine face à son data center

    [La région face à l’IA] Les Pennes à la peine face à son data center

    « Il est hors de question que le projet se fasse en l’état », maintient le maire (DVD) des Pennes-Mirabeau, Romain Amaro. Annoncé en grande pompe lors du sommet Choose France en 2024, avec un investissement annoncé de 2 milliards d’euros du groupe japonais Telehouse, le projet du data center Cézanne fait toujours des vagues dans la commune. Les deux cabinets d’avocats mandatés par la nouvelle municipalité tirent les mêmes conclusions : « Si la commune s’engageait dans le retrait d’un permis de construire qu’elle a elle-même instruit, il y aurait des pénalités de plusieurs centaines de milliers d’euros », relate l’édile. Encore candidat, celui-ci avait négocié avec le porteur du projet. Mais les recours déposés par le CIQ, puis par la commune voisine de Saint-Victoret, ont coupé net tous les échanges. Alors que l’État pourrait accélérer les procédures et réduire la durée de ces recours, il espère relancer une nouvelle concertation. Sur la base des premières avancées obtenues : la récupération de la chaleur fatale, l’enterrement des lignes électriques, la construction d’infrastructures pour les riverains qui pourraient aussi bénéficier de l’énergie solaire produite. De quoi faire passer la pilule.

  • [EQDD] L’École du feu : apprendre à vivre en territoire inflammable

    [EQDD] L’École du feu : apprendre à vivre en territoire inflammable

    « On dit souvent qu’il est possible de tirer du positif de toutes les catastrophes. Je crois que l’École du feu en est un exemple concret » : Nicolas de Monsabert est un habitant de la Pelouque dans le 16e arrondissement de Marseille. Son quartier de l’Estaque a été parmi les plus touchés par l’incendie qui a ravagé une partie des quartiers Nord de la ville à l’été 2025. Le 8 juillet, le feu se déclare aux Pennes-Mirabeau, à proximité de l’autoroute A55. Il parcourt finalement 750 hectares et détruit ou dégrade quelque 90 habitations. Dont celle de Nicolas.

    De cette catastrophe naît une volonté : lutter contre l’oubli, qui souvent fait suite aux événements traumatiques, en tentant d’apprendre à mieux appréhender le feu, inhérent à l’écosystème méditerranéen. Une ambition qui devient réalité lorsque le collectif de l’incendie du 8 juillet, créé au lendemain de la catastrophe, décide, en août, de fonder un sous-groupe de travail : l’École du feu, portée par les habitants, le Bureau des guides et plusieurs experts du feu. L’initiative reçoit, en décembre un financement de la part de la Fondation de France. De quoi monter, sur deux ans, un plan de « recherche-action ».

    Apprendre, transmettre, agir

    « Évidemment, la première étape est celle de la montée en compétences », souligne Julie De Muer. Pour accompagner cet apprentissage, notamment : Jordan Szcrupak, paysagiste concepteur et, depuis 12 ans, spécialiste de l’apport du paysage sur les risques incendies. Son rôle : « Sensibiliser à la fois les habitants et les pouvoirs publics aux manières dont on peut adapter nos constructions dans les zones à fort risque incendie ».

    D’autres experts, comme Élise Boutié, anthropologue, proposent une approche moins technique et reviennent sur le rapport qu’entretiennent les sociétés avec le feu. Pour retenir toutes ces informations, des artistes, telle que Garance Maurer, qui produit depuis trois ans des travaux autour du feu, réfléchissent, toujours en collaboration avec les habitants, à des méthodes pour   accompagner la digestion collective des apprentissages ».

    Mais l’École du feu ne se veut pas que théorique, au contraire. Plusieurs « travaux pratiques » ont déjà été mis en place, comme la création d’une pépinière dans l’un des secteurs touchés par le feu. Parmi ses futures ambitions : mettre en place un « troupeau du feu », qui pourrait assurer un rôle de débroussaillage, essentiel pour limiter l’expansion d’un incendie. « C’est un vrai projet politique de vivre ensemble », apprécie Nicolas de Monsabert, très impliqué dans le groupe de travail.

    Une exposition retraçant la première année de travaux de l’École du feu se tiendra début juillet à l’Estaque.

    Margot Milhaud La Marseillaise