Tag: Les Pennes-Mirabeau

  • [Entretien] Jean-Philippe Musso : « Je ne veux pas être un maire planqué dans son bureau »

    [Entretien] Jean-Philippe Musso : « Je ne veux pas être un maire planqué dans son bureau »

    La Marseillaise : Comment envisagez-vous cette dernière semaine de campagne, à l’aube du premier tour ?

    J.-P.M. : Pour nous, la dynamique est toujours la même. Il n’y a pas plus d’enjeu que d’habitude parce qu’on y est allé de manière crescendo. On a travaillé 18 thématiques sur huit réunions publiques, ce qui a abouti à notre programme. Il est sorti en deux temps, d’abord avec un flyer, pour rester synthétique. Puis, sous sa forme complète d’une vingtaine de pages que l’on distribuera lors de notre meeting du 9 mars. Certains colistiers vont intervenir pour ce dernier meeting et je conclurai avec mon discours. À titre personnel, je me suis engagé à ne pas attaquer directement mes opposants. Je vois que certains le font sur les réseaux sociaux, ces dernières semaines. Nous, on ne veut pas attaquer les personnes, mais confronter les programmes.

    Comment avez-vous mené votre campagne et quel bilan en tirez-vous ?

    J.-P.M. : On voulait expliquer à la population notre démarche et pourquoi on s’était détachés de la majorité. Parce qu’on a des points de divergence de fond avec la majorité représentée par Grégory Bouchet (DVC), aussi bien sur la méthode que sur les propositions. De septembre à décembre 2025, l’objectif a été de retrouver la proximité avec la population et proposer quelque chose de réaliste, faisable et finançable. C’est important pour moi. Quand on propose un programme sur six ans, c’est comme si on leur proposait un contrat, et la signature, c’est le bulletin de vote. Il est impératif de faire ce qu’on a dit. Dans le programme sur lequel on avait été élus, en 2020, apparaissaient la création de la crèche à la Gavotte ou la réhabilitation du théâtre Henri-Martinet, mais ça n’a pas été réalisé. On va le faire. On va finir le programme sur lequel on a été élus. Je ne veux pas être un maire qui reste planqué dans son bureau. C’est sur le terrain qu’on se rend compte de ce qui va et ne va pas.

    Ressentez-vous une menace face aux deux candidats d’extrême droite ?

    J.-P.M. : Lors des législatives, le RN a fait un score de 68% dans notre commune. Monsieur Aubrespy (RN) sent une opportunité, mais je pense qu’il ne faut pas confondre une élection nationale et une élection locale. Pour les municipales, on est sur un enjeu local : on vote avant tout pour des personnes et pas pour des partis. Monsieur Aubrespy n’a pas sorti la moindre ligne de programme et Monsieur Fusone (RN) se limite à deux pages ! Ce qui nous différencie, c’est de porter les éléments dont la population a besoin, même si ce n’est pas de la compétence du maire. Parce qu’aujourd’hui, le maire perd un certain nombre de compétences, notamment sur l’urbanisation en matière de plan local d’urbanisme (PLU), qui est devenu intercommunal avec le PLUi.

    Quelle est votre vision de la fonction de maire ?

    J.-P.M. : On n’a pas la main sur la mobilité, ni sur la plupart de la voirie, mais ce n’est pas pour ça qu’on ne doit pas travailler sur ces sujets, car ce sont les premiers besoins de la population. Donc, nous, dans notre programme, on porte les attentes de la population sur des sujets sur lesquels on n’a pas directement la main. Notamment de créer un lycée sur notre territoire et un commissariat de plein exercice pour la zone de Plan de Campagne. Cette zone, c’est 50 millions de visiteurs par an. C’est à l’État d’assurer la sécurité de ses citoyens. Notre police municipale doit assurer la sécurité sur le reste du territoire. On va se battre, avec les communes de Cabriès et Septèmes, pour ce commissariat, pareil pour le lycée.

  • Un besoin de services publics aux Pennes-Mirabeau

    Un besoin de services publics aux Pennes-Mirabeau

    Aux Pennes-Mirabeau, cinq listes se sont aujourd’hui déclarées, dont deux d’extrême droite. Le RN encouragé par son score au 2nd tour des législatives de 2024, plus de 67%, lorgne sur cette commune de 22 000 habitants, entre Marseille et Aix.

    Une commune est urbaine, agricole, forestière et aussi commerciale. Avec sa liste citoyenne et plurielle « Les Pennes-Mirabeau demain », rassemblant largement des personnes de tout l’arc républicain, clairement soutenue par les forces de gauche et écologistes (PCF, PS, EELV), Jean-Philippe Musso accorde une attention particulière à la proximité et à l’écoute. Aussi, avant toute promesse, il se propose de « commencer par aller au bout du programme sur lequel il a été élu en 2020 sur la liste de Michel Amiel », qui ne se représente pas et soutient la liste de Grégory Bouchet.

    C’est sur le territoire des Pennes qu’est née, il y a 60 ans, la plus grande zone commerciale d’Europe : Plan de Campagne, qu’elle partage avec Cabriès. Pour Jean-Philippe Musso, Plan de Campagne mérite un traitement plus attentif concernant les services publics qui y sont globalement absents. Parmi ces services publics une absence criante est pointée par les trois communes du bassin de vie : celle d’un outil indispensable pour faire face aux problèmes de sécurité et de tranquillité publique, un commissariat de plein exercice. Jean-Philippe Musso a annoncé sa volonté, parmi bien d’autres, d’agir avec les communes voisines de Cabriès et Septèmes pour l’obtention de ce commissariat de plein exercice. À noter, le Docteur Groselle sera le 35e de liste, « une place symbolique qui aux Pennes a du sens », dit le candidat.

  • Plus de 400 participants au grand loto de La Marseillaise

    Plus de 400 participants au grand loto de La Marseillaise

    Salle comble pour le traditionnel loto organisé par l’association « Ensemble pour La Marseillaise », 400 participants et amis du journal se sont retrouvés pour honorer le pluralisme de l’information dans une ambiance festive.

    Une célébration qui a commencé par quelques mots de Léo Purguette, président de La Marseillaise : « Je souhaite remercier les bénévoles qui ont rendus possible ce traditionnel loto de Noël », il poursuit : « L’existence de La Marseillaise, issue de la Résistance, est un défi de chaque instant, car notre journal n’est pas adossé aux puissances d’argent. » Pour dire l’importance d’une telle manifestation. Les participants ont pu aussi profiter d’une tombola au profit du Secours populaire, « cela fait quatre ans que nous venons au loto, notre association a toujours besoin d’argent pour acheter des denrées alimentaires ». Et aux deux bénévoles de poursuivre : « On soutient 180 familles, soit près de 500 personnes qui comptent sur nous. »

    De nombreux lots à gagner

    Le gros lot de cette année était un séjour pour deux personnes Baie de Rosas offert par Les Voyages Sabardu, de quoi réjouir les gagnants. L’après-midi de loto s’est déroulé en sept tours, parmi les lots on retrouve des paniers garnis, une télé ou encore des appareils ménagers.

    C’est Sylviane Chiarello, bénévole pour « Ensemble pour La Marseillaise » qui donne le coup d’envoi, premier tour du boulier, c’est le numéro 6, et ils s’enchaînent. « C’est important que je sois là parce que La Marseillaise fait qu’il y a du pluralisme dans l’information », estime Jeanine, une des participantes.

    Et les parties se sont poursuivies dans la joie et la bonne humeur.

  • Jour J pour le loto de soutien à « La Marseillaise »

    Jour J pour le loto de soutien à « La Marseillaise »

    C’est le rendez-vous des amoureux du loto et des défenseurs du pluralisme. Comme chaque année l’association Ensemble pour La Marseillaise des Pennes-Mirabeau organise son loto de Noël le 26 décembre.

    Au programme : 7 tours avec 3 quines (paniers garnis, bourriche d’huîtres…) et un carton plein (télé, appareils ménagers). 6 euros le carton, 15 euros les trois. Gros lot avec les voyages Sabardu : un séjour pour deux personnes Baie de Rosas.

    Nous vous attendons nombreux ce vendredi à 15h, complexe sportif Jean-Roure.

  • Rendez-vous vendredi pour le loto de soutien à La Marseillaise

    Rendez-vous vendredi pour le loto de soutien à La Marseillaise

    C’est le rendez-vous des amoureux du loto et des défenseurs du pluralisme. Comme chaque année l’association Ensemble pour La Marseillaise des Pennes Mirabeau organise son loto de Noël le 26 décembre.

    Au programme : 7 tours avec 3 quines (paniers garnis, bourriche d’huîtres…) et un carton plein (télé, appareils ménagers). 6 euros le carton, 15 euros les trois. Gros lot avec les voyages Sabardu : un séjour pour deux personnes Baie de Rosas.

    Nous vous attendons nombreux ce vendredi à 15h, complexe sportif Jean-Roure.

  • Jean-Philippe Musso se lance pour les municipales aux Pennes-Mirabeau

    Jean-Philippe Musso se lance pour les municipales aux Pennes-Mirabeau

    « Je ne serais pas un maire qui gouverne seul dans sa tour d’ivoire », lance Jean-Philippe Musso à l’assistance du chalet Mistral, bien rempli, vendredi soir, à l’occasion du lancement de sa campagne. L’ancien adjoint aux finances du maire (divers centre) Michel Amiel se présente aux élections municipales face au successeur désigné de l’édile et actuel premier adjoint, Jean-Marc Léonetti.

    « Le logement social

    est dans la loi »

    Devant 250 personnes, selon l’organisation, le candidat a longuement abordé le sujet du logement social. « Certains veulent geler l’urbanisme, d’autres se battent avec l’État, ou veulent un référendum sur le logement social. C’est une illusion et je me battrai avec les élus qui veulent la main sur l’attribution, alors que 50% des Pennois y sont éligibles », affirme Jean-Philippe Musso.

    D’autre part, l’ancien adjoint parle de « faire reculer les dépôts sauvages » par « la création d’une brigade verte », qui servira aussi à « entretenir nos forêts et prévenir les incendies, inondations et canicules ». Il annonce aussi, « une crèche à la Gavotte » et « un lycée sur la commune ».

  • Un Cezanne trop polluant pour les Pennes-Mirabeau

    Un Cezanne trop polluant pour les Pennes-Mirabeau

    Pour cette fois, Cezanne fait mauvaise impression. Depuis le 22 septembre et l’ouverture de l’enquête publique sur ce projet de centre de données porté par le groupe japonais Telehouse aux Pennes-Mirabeau, les avis négatifs des habitants se multiplient sur le registre dématérialisé disponible en ligne. Après avoir vu les data centers essaimer dans l’enceinte des bassins Est du grand port maritime de Marseille – le dernier porté par Digital Realty doit être livré fin 2026 à la place de l’ancien silo à sucre – les pouvoirs publics ont en effet décider de repousser les futurs projets en périphérie de la cité phocéenne.

    Ainsi c’est sur une parcelle de 6 hectares implantée en bordure de l’A7, à proximité de la zone de l’Anjoly, que Telehouse veut construire ces huit bâtiments, de deux étages chacun, avec à chaque fois deux salles de serveurs informatiques accompagnés leurs locaux techniques et de batteries, pour une puissance de 6 mégawatt par bâtiment. À cela il faut encore ajouter des bureaux, les groupes électrogènes, des cuves enterrées, les parkings avec leurs ombrières photovoltaïques… Soit au total, quelque 22 000m² aux trois quarts dédiés aux salles de serveurs. Un chantier qui doit démarrer au deuxième trimestre 2026, pour s’achever à l’horizon 2030 avec la création d’une sous-station électrique par le gestionnaire public du réseau RTE.

    Réseau de chaleur prévu

    Pour économiser l’énergie, le projet promet que les six groupes froids installés en toiture de chaque data center utiliseront directement l’air extérieur quand les températures seront inférieures à 12°C afin de refroidir les circuits d’eau. La chaleur fatale des serveurs informatiques devrait quant à elle être mise à profit : « La commune est totalement favorable à ce que ce projet intègre la réalisation d’un réseau de chaleur », confirmait ainsi le maire (DVG) Michel Amiel dans un courrier daté du 27 janvier dernier, indiquant que la Métropole était prête à apporter un appui en ingénierie. « La commune des Pennes-Mirabeau sera particulièrement attentive à ce que ce projet d’envergure s’inscrive dans une approche aussi vertueuse que possible sur le plan environnemental », insistait-il alors. Une promesse formulée dès le printemps 2024 par le porteur de projet qui au moment du sommet Choose France promettait de construire des data-center « écoresponsables » (notre édition du 14/05/2024), et qui s’engage aujourd’hui à n’utiliser que de l’électricité verte, et du biocarburant pour les générateurs de secours.

    Pas de quoi convaincre l’Agence régionale de santé. Dans son avis rendu le 10 juin dernier, celle-ci s’alarme : « Les concentrations mesurées en PM10 [particules fines, Ndlr.] et N02 [dioxyde d’azote] dans l’air dans la zone d’influence de la future activité sont supérieures aux valeurs limites réglementaires en certains points. » Cela alors même qu’une école est située à 170 mètres. Et de demander de « revoir le projet ». « Le point d’échantillonnage n’est pas situé à proximité de cibles potentielles », répond le porter de projet, indiquant que cette pollution est liée aux groupes électrogènes de secours qui ne seront utilisés que moins de 500 heures par an. Une prochaine réunion publique se tiendra le 10 décembre, avant la clôture de l’enquête le 22 décembre.