Tag: Le Mondial La Marseillaise 2026

  • Un Carreau du cœur pour la Maison Dacor

    Un Carreau du cœur pour la Maison Dacor

    Cette association qui lutte depuis 2014 contre l’isolement des personnes en situation de handicap a ouvert en janvier 2025 la Maison Dacor, lieu d’accueil à Aubagne. Elle répartit ses initiatives en « trois types d’actions », comme nous l’explique Jean-Marc Elbhar, président de l’association : « à Aubagne, nous organisons des activités culturelles, sportives, bien-être, mais aussi de la vidéo et du montage ». Des activités « particulièrement appréciées » par le public. On peut également retrouver des « ateliers de comédie musicale » ayant pour objectif la préparation de « grands spectacles » dont le prochain est prévu pour en avril 2027. Enfin, tous les mois sont organisées des soirées « boom », avec notamment un DJ autiste présent pour l’occasion.

    Un impact attendu

    Cet espace recherche le lien entre ses membres et l’épanouissement de chacun. Une grande aide espérée dans ce but par le Mondial comme nous le révèle le président : « On a été extrêmement touché d’être invité. On va présenter notre spectacle, notre association, on s’est organisé pour avoir toujours du monde au parc. Évidemment, ça va nous donner de la visibilité, de la lisibilité, c’est pour nous quelque chose qui tombe du ciel ». Ce dernier compte bien saisir la chance de profiter de la médiatisation du concours.

    « Réseaux sociaux, conférence de presse, dossier de presse » sont mobilisés pour les événements, et particulièrement dirigés vers les entreprises et les centres sociaux, représentant plus de 30% du public aux spectacles. « Toujours à la recherche d’une tête d’affiche », Jean-Marc Elbhar avait réussi à toucher Jean-Jacques Goldman qui aurait parrainé il y a quatre ans la ligne « Regarde-moi » et accordé la diffusion de sa célèbre musique « Envole-moi ». Le président de la Maison Dacor s’attriste tout de même de la difficulté de toucher des « personnalités » avec parfois un manque de « réseau » face aux producteurs ou agents des célébrités. En attente d’un retour d’Arthus qui aurait été touché par l’association et la proximité de ses idées avec son film, l’espoir est de mise pour rencontrer de potentielles icônes au sein de La Marseillaise.

  • Jason Giraud et Dylan Dubois, l’éclosion annoncée de deux pépites

    Jason Giraud et Dylan Dubois, l’éclosion annoncée de deux pépites

    On ne parle plus qu’eux sur les plus grands Nationaux. Jason Giraud et Dylan Dubois, récemment passés par le Fréjus international pétanque, sont les grandes révélations de cette saison 2026. Les deux amis se sont notamment illustrés lors du championnat du Var triplette mixte aux côtés de Fanja Aubriot, puis au National de Cannes qu’ils ont remporté avec Alessio Cocciolo. Des performances de choix dans deux des compétitions les plus relevées de l’Hexagone, où figurent régulièrement des références mondiales comme Diego Rizzi ou Dylan Rocher entre autres. « Ils forment une doublette incroyable », résume Jean Casale, dit « Pépito », le directeur sportif de l’association fréjussienne.

    Protection et expérience

    Le dirigeant varois distingue deux profils complémentaires. « Jason est un véritable meneur. Il prend des initiatives, possède déjà une grande maturité et sait reprendre le tir quand il le faut. C’est un gagneur, un leader complet », décrit-il. Dylan Dubois, lui, est « un tireur pur doté d’une mentalité phénoménale ». « C’est un garçon très posé, passionné par la pétanque. Sa principale force, c’est son acharnement. Un jour à Nice, je l’ai vu sortir le bouchon à neuf reprises », se souvient Jean Casale. Le directeur sportif insiste également sur l’importance de leur entourage. « Ils sont très bien encadrés par leurs papas, qui n’hésitent pas à sacrifier leurs propres concours pour suivre leurs enfants. » Conscient du potentiel de ses protégés, le Fréjus international pétanque a choisi de les accompagner avec prudence. « Avec Philippe Pietri, mon adjoint, nous décidons avec qui ils jouent. C’est une façon de les protéger. » Le club a d’ailleurs fait le choix de ne pas leur proposer de contrat. « Nous ne voulons pas mélanger le plaisir de jouer et l’argent. » Seuls les frais sont pris en charge. Pour Jean Casale, la marge de progression reste immense. « Aujourd’hui, ils sont à peine à 50% de leur potentiel. Ils ont encore les qualités et les défauts du manque d’expérience. » C’est dans cette logique qu’il a validé leur association avec Rémy Galleau, finaliste de La Marseillaise en 2013, pour la 65e édition de la prestigieuse épreuve phocéenne. « C’est quelqu’un qui va bien les encadrer. Quand ils le sont, ce sont des monstres », prévient Pépito.

  • Première journée intense au bureau des inscriptions

    Première journée intense au bureau des inscriptions

    Grosse activité ce jeudi à la salle Les Rotatives, au siège du journal La Marseillaise, où le bureau central des inscriptions a ouvert ses portes à 9h. Assis derrière leur écran, Chantal, Dominique et Philippe, le maître des lieux, n’ont pas chômé. 3 745 équipes étaient inscrites aux alentours de 9h. Elles étaient plus de 3 900 à sa fermeture à 18h.

    Entre les premiers joueurs impatients de s’inscrire en direct et les listes des équipes partenaires, la journée a été chargée. D’autant que s’est ajoutée une visite de Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille, venu enregistrer « Rue de la République » aux Rotatives. L’occasion pour l’organisation de lui remettre son carton d’inscription puisqu’il participera à cette 65e édition avec son père Roger et Romain Pastor, conseiller municipal délégué aux traditions, à la culture et aux pratiques sportives provençales.

    Première victoire ?

    Un peu plus tôt, Christophe Borelly, un habitué du Mondial, a été le premier à s’inscrire. Il fera équipe dans le concours général avec son ami, l’humoriste marseillais, Patrick Bosso. Les deux compères participeront d’ailleurs aussi ensemble au Handi Mondial avec leur camarade Eric Piacentino. Ensemble, la triplette l’avait emporté en 2024 devant les caméras de France TV.

    Thierry Forgnon, équipe 3 784 cette année, portait l’an passé le numéro 4625. Celui qui avait effacé la mythique barre record des 4 624 équipes datant de 2011. « Cette année je suis venu le premier jour pour laisser battre le record par quelqu’un d’autre », sourit le Marseillais. Il fera équipe pour ce Mondial 2026 avec son frère et un ami, et entend bien enfin décrocher pour sa quinzième participation… une première victoire.

    Derrière lui, Eddy s’est déplacé parce qu’il « préfère le relationnel avec les gens du bureau. Ils sont très sympathiques, donc je viens chaque année pour inscrire mon équipe au bureau central, c’est un peu une tradition », glisse le jeune homme qui joue avec des amis. En six participations, il a déjà atteint la 6e partie du lundi soir. C’est Dominique, avec sa bonhomie naturelle, qui s’est chargé d’enregistrer son équipe.

    à côté, Chantal est concentrée sur son clavier. Elle qui a pris en main les inscriptions de la Solimut. Membre des commissions fair-play, féminine et événementiel à la FFPJP, elle a rejoint les équipes bénévoles du Mondial en 2017. Chaque année, elle descend spécialement de Laon dans les Hauts-de-France avec son mari Patrick. « Avec beaucoup d’envie », précise-t-elle. « On retrouve souvent les mêmes têtes chaque année. Souvent des personnes d’un certain âge qui ne veulent pas s’engager sur internet, c’est en cela aussi que le bureau central est utile », reprend Dominique. « Ils viennent, ils discutent, c’est convivial, on les renseigne, il y a des histoires incroyables ».

    Louis Cappioli, 76 ans, est venu en « bus et métro de Saint-Just », pour s’engager. « Le collègue qui devait nous inscrire sur internet avec la carte, mais ça passe pas alors je suis venu payer en espèces du coup », explique Louis qui participe à La Marseillaise depuis 1967. En 1977, il avait même joué un 8e de finale avec Jean-Louis Cavallo et Jean-Claude Lacombe, perdu contre « le père Fontani ». Il fera équipe avec ses deux amis, Jean-Roger et Ricard, respectivement 73 et 76 ans.

    Philippe qui tient la caisse apprécie cette nouvelle installation dans la salle des Rotatives. « C’est spacieux et très agréable pour travailler, tout est en place pour que l’on fasse une bonne session d’inscription », apprécie celui-ci avant d’aller rappeler les messages essentiels à un joueur en quête d’informations.

    Les cartons de jeu seront à retirer vendredi 3 et samedi 4 juillet au parc Borély à l’issue du tirage effectué le jeudi midi, et la 1re partie se fera en deux sessions. Les cartons jaunes pour ceux qui joueront à 9h et les bleus pour ceux qui joueront à 10h30. « Forfait 45 minutes après », conclut Philippe. Le message est bien passé.

  • Dernière ligne droite pour les inscriptions au Mondial La Marseillaise

    Dernière ligne droite pour les inscriptions au Mondial La Marseillaise

    Le rythme ne faiblit pas. 3 607 équipes engagées mardi à 18h, 3 675 mercredi à midi… C’est 250 équipes de plus qu’en 2025 à même date. Alors que le bureau central ouvre ses portes ce jeudi à la salle des Rotatives au siège du journal La Marseillaise sur le cours d’Estienne-d’Orves, le record de participation, 4 784 équipes l’an dernier, commence à trembler.

    L’analyse des premiers 10 000 joueurs montre des signes encourageants avec plus de 40% des participants venus d’en dehors de la région Sud-Paca. Et certains de très loin puisqu’on compte cinq équipes ultramarines, venues de Guadeloupe, de Guyane et de La Réunion.

    26 pays étrangers

    à l’international, 26 pays sont d’ores et déjà représentés. Avec plus d’une centaine de joueurs, l’Allemagne qui a remporté GP Féminin Paprec en 2021, est de loin le pays le plus représenté et confirme son statut de nation montante de la pétanque après avoir été championne d’Europe 2025. Cette année sa sélection nationale juniors est inscrite sur le Trophée Crédit Mutuel des jeunes. Le continent américain, avec quatre équipes américaines et une mexicaine, l’Asie avec le Japon, et l’Afrique seront présents aussi. Un continent africain représenté par plusieurs triplettes venues d’Algérie qui n’avaient pas pu s’engager l’an passé sur fond de relations diplomatiques tendues, du Maroc, de Tunisie mais aussi du Togo, du Sénégal et de Madagascar évidemment.

    Beaucoup de joueurs malgaches expatriés sont engagés, dont l’un des vainqueurs 2025 (Yves Cédrick Rakotoarisoa) qui évolue désormais en France à Décines. Mais de dossard n°1, réservé aux tenants du titre, sera attribué à une des deux équipes de la sélection nationale dans laquelle évolueront Tiana et Lova qui l’avaient emporté avec lui l’an dernier.

    Elles feront partie des prétendants au titre avec une quarantaine d’équipes dont les teams Eldera Bonetto – Robineau – Rocher et Baudino – Delahaye – Riviera, ou celle du Marseillais Puccinelli associé à la pépite Dawson Herlemann (15 ans).

    Du côté du GP Féminin Paprec, plus de 160 triplettes sont inscrites. Elles sont 165 sur les trois concours du Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes. 32 équipes, enfin, sont attendues sur le Handi Mondial. Trois premières étapes qualificatives ont été organisées à Arles, Salon et Marseille (Boule Vallier). Elles ont réuni une cinquantaine de participants. La prochainea lieu à Septèmes, samedi, et la dernière à Borély, le 7 juillet. On devrait y retrouver deux équipes ukrainiennes issues du programme de réhabilitation des soldats blessés au front, pour lequel la Fédération ukrainienne a reçu la Boule d’or en 2025. Ils s’engagent cette fois dans le Handi après avoir organisé un tournoi qualificatif chez eux.

    À noter car ce tournoi est mixte, que Patrick Bosso, vainqueur 2024, y participera à nouveau en tant que valide, espérant se qualifier pour le tournoi final du 8 juillet. La finale sera retransmise sur France TV.

  • Un Carreau du cœur pour l’association Massajobs

    Un Carreau du cœur pour l’association Massajobs

    Depuis dix ans, Massajobs multiplient les actions pour faire rencontrer le monde professionnel et les habitants des quartiers. Constance Parfait, une des reponsables de l’association nous explique que celle-ci se base sur une méthode « inspirée du sociologue canadien Yann Le Bossé ». Elle consiste « à aider la personne à développer son pouvoir d’agir, c’est-à-dire aider cette personne à trouver les moyens par elle-même d’accomplir ses actions », détaille la jeune femme.

    Une méthode d’accompagnement mise par écrit et dont le contenu n’est pas gardé secret. « On commence à transmettre à d’autres associations ou partenaires » tels que « BimBamJobs, on travaille avec le groupe SOS, le groupe La Varappe. » MassaJobs est actuellement installé à la Belle-de-Mai, Malpassé et Kallisté, trois Quartier de prioritaire de la politique de la ville (QPV), mais n’envisage pas pour l’heure une « propagation plus large ».

    Répondre à un besoin

    « On ne veut pas ouvrir de nouvelles antennes simplement pour ouvrir de nouvelles antennes… On veut que ce soit quelque chose qui vient en réponse à un besoin ou une demande faite de l’extérieur, on a d’abord envie de répondre à un appel », poursuit Constance Parfait. Un état d’esprit qui pourrait trouver un écho grâce à la médiatisation offerte aux associations membres des Carreaux du cœur du Mondial La Marseillaise.

    Tout comme le Mondial, Massajobs partage les valeurs de rencontres et de convivialité avec une stratégie axée sur la mise en contact entre des personnes d’une même situation mais aussi de mondes professionnels variés. « Le but premier annoncé est plutôt de développer son réseau, s’ouvrir à des horizons différents et se mettre dans une dynamique de recherche d’emploi », reprend Constance Parfait. Déjeuners-réseaux, visites d’entreprises, séminaires, accompagnement de professionnels bénévoles et entretiens individuels et collectifs soutiennent cette volonté de donner confiance par le contact.

  • Un Mondial La Marseillaise aux ambitions et aux visages renouvelés

    Un Mondial La Marseillaise aux ambitions et aux visages renouvelés

    Cette année le Mondial a 65 ans et deux nouveaux visages sont là pour l’incarner. Il y a d’abord Maryan Barthelemy, le nouveau directeur des événements du groupe La Marseillaise, une figure bien connue de la planète boules pour sa passion et ses qualités d’organisateur mais aussi Gilles Picard, le nouveau président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque, professionnel de l’événementiel reconnu à l’échelle internationale.

    Avec leur arrivée, aux côtés de l’indispensable équipe de bénévoles, le Mondial La Marseillaise monte une nouvelle marche dans sa belle histoire et affirme de nouvelles ambitions à Marseille et au-delà.

    Cette année marque les 90 ans du Front populaire et des congés payés. Un anniversaire qui entre en résonance avec les fondamentaux du Mondial : le sport, les loisirs et la détente pour toutes et tous.

    Merci aux bénévoles

    Oui, depuis sa fondation cet événement est intrinsèquement populaire et républicain. Le Mondial c’est la Liberté : il est ouvert à tous. Mais c’est aussi l’Égalité : les amateurs concourent au même titre que les champions. C’est enfin la Fraternité : des joueurs des quatre coins du monde s’y côtoient.

    Pour réussir à l’organiser, les équipes de La Marseillaise ont déployé toute leur énergie. Merci, tout particulièrement, aux bénévoles sans qui ce rendez-vous planétaire n’existerait pas.

    En plus de l’Officiel du Mondial, magazine collector réalisé par notre rédaction, chaque jour de la compétition, La Marseillaise sera le journal du Mondial avec un détachable spécialement dédié à l’événement pour ne rien perdre des jeux sur les terrains comme de l’ambiance dans les allées du parc Borély.

    Nous avons hâte de vous y retrouver.

  • Babacar Dondé, l’étoile montante venue du Sénégal

    Babacar Dondé, l’étoile montante venue du Sénégal

    Derrière sa discrétion naturelle se cache l’un des jeunes talents les plus prometteurs du département. Quart-de-finaliste du championnat des Bouches-du-Rhône en doublette avec Michel Adam, puis demi-finaliste en triplette aux côtés de Jean-Pierre Garibian et Michel Adam, Babacar Dondé (21 ans) commence à se faire un nom. Originaire du Sénégal, il vit à Marseille depuis près de deux ans grâce au soutien de Jean-Pierre Garibian, qui l’a pris sous son aile et l’accompagne dans son intégration, sur et en dehors des terrains.

    Une rencontre décisive

    « Je l’ai connu lors d’un voyage humanitaire au Sénégal lorsqu’il avait 15 ans », raconte le co-gérant d’une société immobilière marseillaise. « Nous avons joué ensemble là-bas et j’ai tout de suite remarqué ses qualités au tir. Quelques années plus tard, il m’a appelé pour me demander de l’aide afin de trouver du travail en France. »

    Avant de s’installer dans les Bouches-du-Rhône, Babacar Dondé avait vécu en Belgique, pays dont il possède également la nationalité. Une période compliquée selon Jean-Pierre Garibian qu’il surnomme affectueusement « papa ». « Il avait du mal à construire sa vie. Aujourd’hui, il commence à trouver son équilibre, et c’est essentiel pour lui. Il aspire à une situation stable, tant sur le plan professionnel que familial. »

    Très proche du jeune joueur, Garibian le conseille jusque dans ses choix sportifs et la composition de ses équipes. Il l’accompagnera logiquement dans sa première Marseillaise. Le tandem sera complété par son compatriote Fara N’Diaye, vice-champion du monde de tir de précision en 2001 et figure du circuit français depuis près de deux décennies.

  • Le parc Borély a entamé sa mue en temple de la pétanque

    Le parc Borély a entamé sa mue en temple de la pétanque

    Les géomètres sont passés vendredi, sous l’œil de Maryan Barthélémy, le directeur des événements de La Marseillaise, pour délimiter l’espace qui va accueillir les 2 000m² d’infrastructures à Borély. « Lundi, la société Colas a démarré la préparation du terrain qui sera recouvert d’un nouveau revêtement », explique Maurice Caumel, directeur technique du Mondial qui supervise l’avancée du chantier et s’assure de sa bonne tenue.

    À Borély, l’équipe mobilisée pour la mise en place, menée par Kader, s’est présentée dès 9 heures. « On a balayé tous les nids-de-poule, on les a recouverts d’enrobés à froid pour faire une surface homogène et propre », détaille le chef de chantier. « Ensuite, on a posé le gravier et, enfin, on a entouré et fermé la structure par des poutres en bois. »

    En cette période de canicule, les horaires des quatre agents sont aménagés et des bouteilles d’eau sont stockées afin de s’hydrater et supporter la chaleur.

    Objectif lundi

    C’est l’entreprise Colas qui a cette année été chargée d’assurer la confection du terrain du stade d’honneur. Fini la grosse dalle. Pour répondre aux demandes des champions souvent sollicités pour disputer les parties télévisées, le nouveau revêtement se rapproche de la surface des allées de Borély. « C’était un peu comme si on participait à Roland-Garros et que l’on faisait la finale à Wimbledon », nous avait confié l’un d’eux l’an passé. Le message a été entendu et l’organisation attend avec impatience l’avis des futurs joueurs.

    À partir de jeudi, la mise en place de « toutes les infrastructures du parc Borély, le restaurant, l’espace VIP et surtout la construction des tribunes du stade qui fera plus de 3 000 places » est soigneusement planifiée par Maurice Caumel. Objectif ? Que tout soit en place « lundi 29 juin, jour où l’équipe technique du Mondial doit débarquer pour la fin du montage des infrastructures, la sécurisation des espaces et la préparation des terrains ».

    L’accent est mis sur la prévention avec « plus de 80 agents de sécurité » sur l’ensemble des sites pour « un maximum de soin à prendre pour éviter tout problème qui pourrait se passer pendant le concours ».

    Avec un gros changement à gérer cette année. « La première partie du dimanche matin se jouera en deux sessions. Cela permettra d’éviter d’avoir 2 400 terrains à tracer ; 1 290 suffiront », rappelle Maurice Caumel. Si cela allège la surface de terrains à tracer puisqu’ils ne seront plus répartis que sur seize aires de jeu, la nouveauté inquiète. Forcément.

    Le concours se déroulera principalement au parc Borély, sur les hippodromes de Borély (13008) et de Pont-de-Vivaux (13010) mais aussi dans des clubs boulistes dont certains comme la Boule Phocéenne, ont été labellisés « Club Mondial ».

  • Jean-Michel Puccinelli : « La première victoire reste particulière »

    Jean-Michel Puccinelli : « La première victoire reste particulière »

    Parmi les grands seigneurs du poste de milieu, Jean-Michel Puccinelli a aisément sa place autour de la table ronde. Capable d’une redoutable efficacité, aussi bien à l’appoint qu’au tir, le triple vainqueur du Mondial La Marseillaise à pétanque n’a jamais cessé de fréquenter les allées du parc Borély, entre fascination et respect. Ces jeux si singuliers, si exigeants à apprivoiser, où même les plus grands finissent par y laisser des certitudes. Mais en Salonais d’origine et Marseillais de cœur, Puccinelli porte le Mondial dans le sang. Une histoire de famille, d’abord faite de tribunes et de parties observées enfant aux côtés de son père, avant de devenir l’un des visages majeurs de l’histoire moderne du concours. Aujourd’hui, il n’a plus rien à prouver sur ses terres.

    La Marseillaise : Comment jugez-vous votre début de saison ?

    Jean-Michel Puccinelli : Je me sens bien. Le championnat du Var était très relevé, avec de nombreuses belles équipes. J’ai réalisé de bonnes parties, mais cela n’a malheureusement pas suffi pour me qualifier. En revanche, j’ai remporté le National de Draguignan le mois dernier. Cette victoire m’a permis d’arriver en confiance et bien préparé pour cette nouvelle édition de La Marseillaise.

    Vous évoluez dans le Var depuis plusieurs saisons maintenant. Quel regard portez-vous sur ce département, devenu une référence de la pétanque ?

    J.-M.P. : C’est presque un championnat de France à lui seul. Le niveau est extrêmement élevé et, dès les phases finales, on ne rencontre pratiquement que de grandes équipes. Bien sûr, le tirage joue aussi un rôle important dans ce genre de compétition.

    Vous avez remporté à trois reprises le Mondial La Marseillaise. Que représente ce concours pour vous ?

    J.-M.P. : C’est le concours dont je rêvais depuis mon enfance. Je suivais mon père lorsqu’il y participait et, très tôt, je me suis fixé l’objectif de le gagner un jour. Mais le chemin a été long : j’ai perdu trois demi-finales puis une finale avant de décrocher enfin mon premier sacre en 2018. J’ai ensuite gagné en 2020 puis en 2021. On ne se lasse jamais de remporter La Marseillaise. C’est un concours unique, avec une atmosphère et une émotion incomparables.

    Comment avez-vous vu évoluer cette compétition au fil des années ?

    J.-M.P. : Je me souviens des éditions auxquelles j’assistais dans les années 1980 avec mon père. C’était déjà un très beau concours, mais il y avait moins de densité au niveau des équipes. À l’époque, une formation plus modeste pouvait encore créer la surprise. Aujourd’hui, avec le niveau général des participants, gagner La Marseillaise est devenu beaucoup plus difficile.

    Parmi vos trois victoires, laquelle vous a le plus marqué ?

    J.-M.P. : La première, sans hésiter. Toutes les victoires sont belles à La Marseillaise, mais la première avec Vigo (Dubois) et Tyson (Molinas) reste forcément particulière. C’était un moment exceptionnel. J’ai disputé de très belles parties au cours de ce parcours. J’ai également vécu quelque chose de spécial avec Benji (Renaud) et Ludo (Montoro). Il y avait une alchimie difficile à expliquer, mais elle était bien réelle.

    Justement, qu’est-ce qui faisait la force de votre équipe ?

    J.-M.P. : Tout semblait naturel. Chacun connaissait parfaitement son rôle et ce qu’il avait à faire. Nous avons formé un collectif très homogène pendant deux saisons et cela s’est ressenti dans les résultats. Nous avons remporté de grandes parties, notamment en quarts de finale. Nous restions concentrés sur notre jeu sans nous préoccuper du reste. Peut-être que certains adversaires nous craignaient après nous avoir vus évoluer dans les tours précédents, mais nous étions surtout très solides collectivement. Après, à La Marseillaise, le tirage reste un élément déterminant. Lorsqu’on arrive dans les derniers tours, il n’y a quasiment plus que des favoris.

    Vous allez participer à cette 65e édition du Mondial La Marseillaise à pétanque aux côtés de Romain Fournié et Dawson Herlemann. Comment s’est montée cette triplette ?

    J.-M.P. : J’avais gagné à Ajaccio avec le petit Dawson en septembre dernier et, quelques mois plus tard, nous avons commencé à discuter d’un projet pour La Marseillaise. Il était partant. Il nous fallait ensuite un pointeur. Avec Romain, j’avais déjà réalisé un beau parcours auparavant jusqu’en quart-de-finale en 2014. Il possédait une expérience importante de cette compétition, notamment avec Benji. J’ai donc naturellement pensé à lui pour compléter l’équipe.

    Quel regard portez-vous sur le talent de Dawson Herlemann, déjà vainqueur de plusieurs Nationaux à seulement 15 ans ?

    J.-M.P. : Il a une adresse phénoménale pour son âge. Il a déjà fait de grosses parties contre de belles équipes de haut niveau. Il a tenu sa place. On dirait qu’il n’a pas de pression pour son âge. L’avenir lui appartient, à condition qu’il continue à travailler et à faire les bons choix. S’il poursuit sur cette voie, il ira loin.

    Peut-on le comparer à Dylan Rocher au même âge ?

    J.-M.P. : Je pense qu’il faut éviter les comparaisons. Dylan, c’est Dylan. Devenir champion du monde à 18 ans reste quelque chose d’exceptionnel. Je ne sais pas si quelqu’un reproduira un tel exploit un jour. Aujourd’hui, les jeunes sont plus mûrs qu’avant, mais le plus difficile reste toujours de confirmer sur la durée. Cela dit, certains sont très bien partis et pourraient, à terme, devenir des piliers de l’équipe de France.

    Quels sont les ingrédients pour réussir à La Marseillaise ?

    J.-M.P. : La récupération est essentielle. C’est un concours très éprouvant physiquement : on marche énormément et les journées sont longues. Il faut bien s’hydrater, se reposer entre les parties et avancer étape par étape sans se projeter trop loin. Sur le plan du jeu, je pense que le point est primordial à Marseille. Bien sûr, il faut aussi très bien tirer, surtout dans certaines conditions difficiles, mais à mes yeux, le point reste encore plus déterminant.

    Le fait d’avoir enfin remporté le concours vous a-t-il libéré mentalement ?

    J.-M.P. : Complètement. Après avoir perdu trois demi-finales et une finale, je me mettais beaucoup de pression dans les moments importants. Cela me faisait parfois déjouer. Gagner en 2018 m’a totalement libéré. Je comprends parfaitement la frustration de ceux qui courent après ce titre, car je l’ai vécue. Aujourd’hui, je joue beaucoup plus détendu. Dans les parties finales, j’arrive à jouer comme si j’étais dans mon jardin. C’est sans doute l’avantage de ceux qui ont déjà gagné : ils abordent l’événement avec davantage de sérénité.

    Quels sont désormais vos objectifs dans cette compétition ?

    J.-M.P. : J’aimerais encore en gagner quelques-unes. Mais mon principal objectif est simple : j’ai 48 ans et d’ici mes 50 ans, je voudrais ajouter au moins une nouvelle Marseillaise à mon palmarès. Si j’arrive à quatre titres avant cet âge-là, je serai déjà très heureux.

  • Michel Loy : « Le seul grand monument qui me manque »

    Michel Loy : « Le seul grand monument qui me manque »

    La Marseillaise : Vous venez d’obtenir votre qualification pour votre 94e championnat de France, égalant ainsi Christian Fazzino. Vous avez également remporté très récemment les Nationaux
    de Bourbon-Lancy et de Firminy. Comment jugez-vous votre saison actuelle ?

    Michel Loy : Déjà, au niveau des championnats, quand tu arrives à en gagner quelques-uns, ça te met forcément en confiance pour la suite. Et puis, quand tu joues le triplette mixte avec un Yohan Cousin en grande forme au milieu, ça donne envie de reprendre le tir. Les résultats suivent, notamment à Firminy où l’on bat l’équipe de France, puis les Espoirs, avant de s’imposer contre Dylan Rocher en finale. Donc pour l’instant, je ne peux pas me plaindre : j’arrive encore à tenir un bon niveau au tir. Pourvu que ça dure le plus longtemps possible.

    Le Mondial La Marseillaise
    n’est pas votre concours de prédilection, mais y avez-vous retrouvé du plaisir lors de votre retour il y a deux ans dans
    les allées du parc Borély ?

    M.L. : J’ai pris du plaisir, oui, mais je suis surtout resté avec un petit goût d’inachevé. Roby [Stéphane Robineau] et [Mayron] Baudino, tenant du titre, m’avaient appelé la veille pour que je sois pointeur avec eux. Forcément, quand tu joues avec deux phénomènes comme ça, et sur un concours qu’ils maîtrisent parfaitement, ça change tout. En huitième, j’avais vraiment bien joué, avec de très bonnes sensations au point. À ce moment-là, je me suis mis à rêver un peu, parce que, sans prétention, c’est probablement le seul grand monument qui me manque. Je n’y ai participé que huit fois. Je l’ai découvert jeune, j’ai perdu deux fois en quart, et j’ai mis du temps à y revenir. Et puis, quand on te propose ce type d’équipe, tu ne refuses pas. En huitième, on perd 13 à 10… mais c’est le jeu.

    Comment expliquez-vous cette absence de 22 ans au Mondial ?

    M.L. : Je me souviens notamment d’une année où on avait battu Marco Foyot et Passo au championnat de France, à Melun, pas loin de chez moi. Et eux, le dimanche, ils avaient déjà pris la route pour aller jouer La Marseillaise. À cette époque, avec Didier, on s’était qualifiés treize ans de suite en doublette. Donc forcément, quand ça tombait sur la doublette, ça nous empêchait d’y participer. Il y avait aussi les terrains. Ce n’étaient pas forcément ceux que je préférais. Tirer dans les cailloux, ce n’est pas la même chose que jouer sur les terrains de La Marseillaise. Honnêtement, je ne saurais même pas dire précisément pourquoi, mais ce n’était pas une compétition vers laquelle j’allais naturellement. Cela dit, les premières fois où j’y suis allé, j’ai pris beaucoup de plaisir. Même si j’étais tireur à l’époque, aujourd’hui on me perçoit différemment. Alors que j’ai commencé comme tireur de tête. Et c’est vrai que ce ne sont pas des terrains où l’on se dit spontanément : « Tiens, Michel Loy va être à l’aise là-dessus. »

    Vous évoluerez lors de cette 65e édition de La Marseillaise
    à pétanque avec votre partenaire habituel Yohan Cousin et le double vainqueur du Mondial, Patrick Messonnier. Comment s’est formée cette triplette ?

    M.L. : C’est une équipe Toro. Je suis ambassadeur Team Toro MS, donc avec Patrick et Yohan, ça fait une très belle formation. Patrick va nous apporter son expérience du très haut niveau et nous aider à gérer ce genre de compétition, qui reste un concours à part. Moi, quand je commence un concours, j’ai toujours des ambitions. Peut-être que je l’ai fait moins souvent que d’autres, mais quand j’étais tireur, j’ai joué La Marseillaise trois ou quatre années de suite. Ensuite, je suis passé un peu au milieu, et je n’ai pas spécialement insisté pour monter des équipes, parce que ce concours fonctionne souvent avec des formations construites comme ça, un peu sur le moment. Mais aujourd’hui, si on vient, c’est pour jouer quelque chose.

    Avec Yohan Cousin, vous formez une doublette très performante. Comment est-elle née cette association ?

    M.L. : Je venais de quitter mon club de Décines. J’avais eu un désaccord qui m’avait vexé, et je m’étais dit que j’avais passé l’âge de ces histoires-là. Je suis donc parti sans équipe, sans savoir où j’allais atterrir. Dans mon esprit, j’avais repéré Yohan comme un joueur très intéressant, très fort, mais surtout avec une bonne mentalité. Je ne le connaissais pas vraiment, mais il m’avait fait cette impression. Et, une semaine, on se retrouve tous les deux en équipe de France à l’Europétanque de Nice. À l’époque, David [Le Dantec] m’avait demandé d’être parrain pour encadrer les jeunes après mon titre de champion de France en tête-à-tête. Avant le concours, Yohan m’apprend que son partenaire allait partir la saison suivante et qu’il se retrouvait donc sans solution. Je me dis qu’on va voir comment ça se passe. On joue ensemble, on fait une bonne Europétanque, on perd en demi-finale dans une partie qu’on pouvait gagner, avec Christophe Sarrio contre l’équipe de Patrick Laur, Lucas Desport et Sony Even. Et c’est comme ça que l’équipe s’est créée. L’année suivante, on est champions de France. J’ai toujours eu un peu de chance dans les rencontres et les joueurs qui se sont greffés à mon parcours.

    Vous avez récemment remporté
    le National de Firminy avec deux jeunes prodiges malgaches, Zigle, champion du monde en titre du tir de précision, et Yves, l’un
    des tenants en titre au Mondial La Marseillaise à pétanque. Quel regard portez-vous sur eux ?

    M.L. : Dans le jeu, ils sont naturels. Ma génération de Malgaches était un peu plus « vicieuse », dans le bon sens du terme. Ça permettait des confrontations où il fallait aussi s’imposer mentalement, pas seulement techniquement. Ils étaient moins « cool », mais pas moins forts à l’adresse, loin de là. Quand tu jouais contre Jacky [Randrianandrasana], avec Christian [Andriantseheno] et d’autres, tu comprenais vite le niveau. Et quand tu vois encore aujourd’hui des joueurs de ce niveau qui ne seront peut-être pas sélectionnés alors que ce sont des phénomènes, tu imagines le vivier qu’il y a à Madagascar. On les connaît peu ici, mais là-bas ils jouent en permanence sur des terrains durs, tout le temps.

    Vous avez été le sélectionneur qui a apporté la première médaille
    de l’histoire du Danemark lors des championnats du monde, à Karlslunde en 2022. Un retour comme sélectionneur, mais cette fois-ci avec les Bleus,
    vous intéresserait ?

    M.L. : Quand Didier [Choupay] a repris l’équipe de France, alors qu’il était sélectionneur de la Suisse, il m’a proposé de le remplacer. J’ai été très honnête avec lui : je ne me sentais pas capable d’assurer une telle charge, ni de passer autant de week-ends à gérer une équipe. Moi, ce qui m’intéresserait, c’est un autre rôle : une dizaine de week-ends par an pour suivre des joueurs, les observer, les accompagner, puis les coacher sur une grande compétition. Et forcément, si je dois choisir, je préférerais coacher la France plutôt qu’une autre sélection. Peut-être qu’un jour cela se présentera. Mais aujourd’hui, passer 30 week-ends sur 52 à suivre des joueurs et être en permanence sur une chaise… non. Je suis encore joueur, et j’aime ça. Mais le coaching, j’ai aimé l’expérience.