Tag: Le Mondial La Marseillaise 2026

  • Un vent de fraîcheur avec l’équipe Picard

    Un vent de fraîcheur avec l’équipe Picard

    Nous attendions Charlotte Darodes, quand est arrivée Camille Picard, il en est de même dans la formation d’Anna Maillard, ou en lieu et place d’Angélique Colombet nous avons vu poindre Cindy Peyrot. Dans un parc Borély inondé par le soleil et sous une température étouffante, ces dames se sont lancées à la conquête du titre le plus convoité, en mode concours, de la planète boules.
    Le GP féminin Paprec La Marseillaise. Au terme de ce vendredi, on note que pour 154 triplettes a sonné la fin du voyage et des joueuses pas souvent habituées à sortir si tôt du débat manquent à l’appel. Signe qu’inéluctablement la bataille pour entrer dans l’emballage final aura été impitoyable.

    Un bouquet final

    au parfum national

    Un panel de 32 équipes se retrouve samedi pour aborder les 16e de finale. Premier constat : à de rares exceptions, on note la présence du haut de gamme, une pléiade de joueuses au palmarès qui imposent le respect. Il y a là des championnes de toutes les dimensions. Détaillons, en plus des quatre équipes de France, une équipe belge, une équipe thaïlandaise qui va prendre le meilleur sur la formation de Muriel Ben Hocine, avant que Marie-France Coulange ne venge ses camarades. Des joueuses de dimensions internationales comme la Canadienne Maryse Bergeron, dont on peut penser qu’elle va aider Fabienne Berdoyes à aller décrocher sa septième étoile. Il n’en sera en fait rien, Mélanie Jullien vainqueur en 2023 passera par là. Un trio d’anciennes vainqueurs est là aussi, Sabine Fara, Stéphanie Fournier en 2023 et Axelle Bernard en 2020

    En 8e les joueuses labellisées « France » poursuivent leur marche qui s’annonce triomphale. L’Ajaccienne Coralie Caratini échoue face à Anna Maillard. En quart, c’est Sabine Fara qui s’incline face à Camille Picard.

    En demi-finales, c’est Mélissa Mordenti et les championnes de France qui quittent l’épreuve. Ces dernières battues par Camille Picard et ses partenaires.

    Hier matin, sous un soleil de plomb, les deux teams nationaux se sont retrouvés, dans un central surchauffé, sous un soleil de plomb. Sous l’arbitrage de Jean-Luc Fuentes et Dominique Lebots, arbitres internationaux. Des conditions délicates, qui vont avoir un impact sur la prestation de ces joueuses. Ludivine Lovet et ses partenaires, vont essayer de rechercher la meilleure formule mais rien n’y fera. La formation de Camille Picard, sous l’impulsion de Nadège Baussian-Protat, qui recevra des mains de Sylvette Innocenti le challenge de la meilleure joueuse, va s’imposer en dix mènes sur le score de 13 à 8. On notera que ce résultat empêche Ludivine Lovet de remporter une 4e victoire.

    Évolution du score

    Picard-Lovet : 3-0/5-0 / 5-3/ 6-3/ N/ 9-3/ 10-3 / 10-6 /10-8 / 13-8

  • Un dimanche enthousiasmant au Mondial

    Un dimanche enthousiasmant au Mondial

    Le premier jour du Mondial La Marseillaise est toujours un moment particulier. 4 832 triplettes au départ et, sur le papier, les mêmes chances de l’emporter mercredi. Dès huit heures du matin, ce dimanche, les allées du Parc Borély grouillaient de monde. Les déambulations étaient nombreuses et les quelque 14 000 joueurs réalisaient leurs derniers préparatifs avant de s’attaquer à la compétition. L’impatience était de mise, le pragmatisme aussi. Venus de Gardanne, Romain et ses amis Anthony et Mathias étaient réalistes quant à leurs chances. « On est surtout là pour l’apéro car on sait qu’on ne va pas aller loin. On est avec les collègues, l’ambiance est sympa. En plus, on a passé une nuit mouvementée… »

    Direction les terrains les plus éloignés de l’épicentre du tournoi : les clubs de la Boule Orange et de la Vieille Charité. En bord de mer, proche de la Pointe-Rouge, le mercure est monté à 30 degrés dès 10h. Sous un soleil de plomb, boules en acier dans les mains, les participants entamaient leur partie devant leurs proches. Agnès est venue d’Alès pour encourager son mari. « C’est la 2e fois qu’il participe avec ses amis, moi c’est la première fois que je viens ici. On croise les doigts pour qu’ils aillent loin, ils aimeraient au moins jouer 3 parties », dit-elle, assise sur sa chaise en plastique blanche.

    À seulement quelques mètres d’Agnès, Maurice et Stéphane avaient un rôle différent, mais primordial pour le confort des joueurs. Les deux hommes étaient les préparateurs de sandwich merguez. « On met de la potion magique dans nos merguez pour faire gagner les gens », lance Maurice, en forme dès ce début de journée. Il poursuit : « Tout était prêt à 9h, je peux vous faire un sandwich merguez en moins de 4 minutes ».

    « Nous sommes sur le plus beau site du tournoi », nous dit-on en se déplaçant vers la Boule Orange. En effet, le lieu typiquement marseillais, avec vue sur la Méditerranée, apporte aux triplettes un cadre idyllique pour pratiquer la pétanque. Certains terrains proposent aussi un véritable défi. Le revêtement sur lequel joue Nicolas est recouvert de petits cailloux. « Il faut plus s’appliquer, car on fait vite des saucisses », dit-il, philosophe. L’aire de jeu 1005 est sans doute la plus pittoresque. Collée aux rochers, elle offre un air plus frais et le son d’une houle légère en musique de fond. Lucas acquiesce : « Je suis content de jouer ici et de jouer à cette heure-là car sinon on brûle ».

    Chaleur accablante

    sur Marseille

    L’hippodrome Borély ressemblait à une fourmilière géante à l’heure du début de la 2e session, en milieu de matinée. La terre battue est piétinée par les mondialistes, les 140 terrains de cette parcelle étaient pleins à craquer. Les rayons du soleil frappaient puissamment et l’absence totale de nuages faisait souffrir les boulistes. Chacun avait sa manière pour refroidir les corps et poursuivre sa journée dans le meilleur état possible. Serviette mouillée ou t-shirt sur la tête, ventilateur de poche et les bouteilles d’eau se vidaient aussi vite que le tableau du tournoi. Inès supportait ses amis, assise sur une barrière métallique. « Je m’occupe du ravitaillement avec mon pack de bouteilles. J’irai en chercher à nouveau plus tard parce que c’est sûr qu’on en aura besoin », explique la jeune femme.

    Circuler aux abords des terrains permet également d’entendre ces courtes phrases que l’on attrape souvent lors d’une mène. « Allez, craque pas », « Applique toi », « bien pointé » ou encore « bravo monsieur ! », puisque le fair-play vogue toujours un peu partout dans ce type de compétitions. Trente pays participent cette année au Mondial La Marseillaise et c’est aussi par les maillots que l’on mesure l’internationalisation de l’événement. Des tuniques de tous les coloris, Lyon, Nice, la Suisse, l’Autriche, l’Allemagne, le Laos représentés.

    Si beaucoup de triplettes viennent à Marseille chercher une expérience et vivre un moment à part, d’autres sont pleinement dans la compétition. Sur l’hippodrome, beaucoup de visages fermés, des boulistes concentrés dans le seul but de gagner. À part une poignée d’encouragements et un point tactique durant les mènes, certains matches se déroulaient avec seulement le cliquetis des boules. Tyron (18 ans), licencié à la Boule du château, à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), le disait clairement : il voulait « gagner le plus possible ». Associé à Kyslon et Boston, le jeune homme est par ailleurs champion de la Côte d’Azur en triplette. Ce trio participera, les 11 et 12 juillet, aux championnats de France jeunes à Blaye-les-Mines, dans le Tarn.

    Contes et légendes

    du Mondial

    Les histoires dans l’histoire, c’est ce qui fait le charme du Mondial La Marseillaise. La journée de dimanche est propice aux rencontres, comme celle avec Auguste Espinas. Ex-huitième de finaliste du tournoi, l’homme a été gentleman. « Je suis juste venu voir jouer mon beau-frère. J’ai préféré ne pas m’inscrire cette année car j’ai des obligations ce lundi. ça aurait pu pénaliser d’autres équipes si je m’étais qualifié et que j’avais déclaré forfait ensuite », détaille Espinas, spectateur au club de la Boule Orange.

    Bruno a lui obtenu un titre que même les Rocher, Lacroix ou Foyot n’ont pas effleuré : celui de champion du monde de pétanque en moufles. Le Caennais avait eu son moment de gloire en 2023 et était même apparu dans nos colonnes, lors de sa participation à la 62e édition. Le bouliste ganté était tout heureux de revenir à Borély ce week-end. À 17 heures, les parties étaient nettement moins nombreuses dans les allées du parc. Beaucoup de joueurs effectuaient des matches entre eux, sans enjeu. C’était le cas de Jean-Baptiste Florès. Vauclusien du Pertuis, il se déplace chaque année pour vivre La Marseillaise. Avec une personne précise dans un coin de sa tête. « Je suis là pour faire la fierté de mon père, joueur de pétanque et de jeu provençal. Il a été jusqu’en quarts de finale ici. C’est un peu pour lui que je fais ça, même si c’est difficile. On perd contre des inconnus mais c’est le jeu », dit-il, sourire aux lèvres.

    Le village au cœur du parc Borély a évolué cette année pour offrir plus d’activités aux visiteurs. Food-trucks, diverses boutiques et stands de partenaires, mais aussi un emplacement pour l’association prévention routière. Régis distillait ses meilleurs conseils pour rester en bonne santé après la fête aux groupes de jeunes se succédant. Laura détaille les ateliers sous sa tente blanche : « Il faut faire un petit slalom entre les cônes, récupérer le cochonnet et revenir au départ. Tout ceci avec un masque reproduisant une vision à 0,5 g ou 1,2 g d’alcool par gramme de sang. » L’association distribuait également des éthylotests et des verres doseurs pour apprendre au grand public les bonnes quantités d’alcool à servir. « Quand je bois, j’ai l’impression de mieux voir », lâche Arthur, venu de Saint-Etienne avec trois autres amis. Laura précisait donc que les masques reproduisent « une vision immédiate à 0,5 et 1,2 g et non progressive ».

    La nouvelle ombrière proposait également un îlot d’air frais, aidant les gens de passage à se rafraîchir. Toutes les 30 secondes, de l’eau était vaporisée au-dessus des têtes. Bref, ce lundi matin, il ne restait plus que 604 triplettes engagées, soit 12,5% des participants.

  • Saint-Barth’ est présent au rendez-vous

    Saint-Barth’ est présent au rendez-vous

    Les palmiers dessinés sur le côté gauche de leurs maillots blancs ne laissaient guère de place au doute. Deux cadets engagés au Trophée Crédit Mutuel Mondial des Jeunes ont traversé l’Atlantique depuis Saint-Barthélemy et Saint-Martin pour prendre part à la fête. Ce vendredi après-midi, aux alentours de 14h30, ils ont entamé leur tournoi par une victoire 13-10 face à une équipe de Vitrolles.

    Les Îles du Nord sont les dernières arrivées dans le paysage français de la pétanque. Émilie Aubin accompagne ces jeunes de moins de 15 ans et explique comment la discipline est structurée dans cette collectivité d’outre-mer : « Nous sommes le dernier comité créé par la fédération donc on est le CD 989. Il y a trois clubs, deux à Saint-Barth’ et un à Saint-Martin. La seule école de pétanque a été ouverte il y a seulement six ans et une autre est en développement à Saint-Martin. »

    Le comité compte environ 300 membres, dont 20 jeunes placés dans ladite école de pétanque. Les tournois sont peu nombreux dans ce coin des Caraïbes. « Nous avons un Grand Prix sur chaque île, Saint-Martin en juin et Saint-Barthélemy en octobre. Ce sont des nationaux. Ensuite, on a régulièrement des concours, des championnats de France. On y envoie plusieurs catégories, dont les doublettes et triplettes mixtes et hommes, ainsi que des jeunes en cadets », éclaire Emilie Aubin.

    L’éloignement de la métropole, sur des territoires de seulement 25 et 53 km², engendre certaines contraintes spécifiques. Les îles du Nord ne possèdent que des équipes cadettes puisqu’il est tout simplement impossible d’avoir des juniors. Saint-Barthélemy ne possède pas de lycée et les adolescents de 15-18 ans sont donc très peu nombreux, voire absents de l’île.

    En préparation pour

    les championnats de France

    Celian et Ethan sont associés durant la Marseillaise à Gianni, venu de l’Hérault, car leur troisième équipier n’a pas vu venir. « Ethan et Celian vont participer à leur troisième championnat de France et La Marseillaise est un peu une mise en bouche à une semaine de l’échéance », souffle Emilie Aubin.

    Ces compétitions en métropole leur permettent d’affronter des jeunes de leur catégorie puisque, outre-Atlantique, ils sont parfois obligés de se confronter à des adultes pour s’entraîner. Le Mondial prend tout son sens lorsqu’une petite bande parcourt près de 7 000 km pour jouer à la pétanque.

  • Les apprentis boulistes rayonnent par leur talent

    Les apprentis boulistes rayonnent par leur talent

    La Roseraie du Parc Borély a fait le plein avec 537 joueurs au coup d’envoi de ce Mondial des Jeunes. Comme l’an dernier, la chaleur était au rendez-vous. Coaches, parents et amis veillaient avec attention sur leurs protégés : glacières et boissons fraîches étaient de rigueur pour affronter cette journée caniculaire. Malgré les températures élevées, personne ne voulait manquer ce rendez-vous devenu incontournable du début de l’été marseillais.

    Commençons par les plus grands, les juniors. Ceux qui sont aux portes du très haut niveau et qui rêvent peut-être de suivre les traces de leurs glorieux aînés : Rocher, Bonetto, Lacroix, Quintais et tant d’autres, qui ont eux aussi débuté leur aventure sur ces terrains.

    L’unique tenant du titre encore en lice est Tylan Kapfer. Ses deux partenaires de l’an dernier étant désormais passés chez les seniors, il est aujourd’hui associé à Ilan Del Rio et Mathys Calderon. Un nouveau défi pour le jeune champion local, qui tentera de réaliser un magnifique doublé et de conserver une couronne chèrement acquise l’an passé.

    Entre exploits sportifs

    et convivialité

    Chez les cadets, les favoris et tenants du titre, Mylan Terryn et Loni Szczotkowski, sont toujours au rendez-vous. Seul changement dans l’équipe : Fabio Marco a laissé sa place à Liam Conti. Les trois garçons seront bien présents en huitièmes de finale avec la ferme intention de défendre leur bien et de poursuivre leur formidable aventure.

    Les minimes ont également le vent en poupe. Comme l’année dernière, Kaylon Vinterstein, Railey Lafleur et Taylor Ladam remettront leur titre en jeu avec l’ambition de conserver leur suprématie dans une catégorie particulièrement relevée. De nombreuses formations des Bouches-du-Rhône forment annuellement de petits prodiges de cette tranche d’âge.

    Tout au long de la journée, l’ambiance a été à la hauteur de l’événement. Entre les encouragements des parents, les conseils avisés des éducateurs et les applaudissements du public, la Roseraie a vibré au rythme des exploits de cette jeunesse passionnée. À l’ombre des arbres ou au bord des terrains, chacun partageait un moment de convivialité où le plaisir du jeu l’emportait sur l’enjeu.

    Car, au-delà de la compétition, le Mondial des Jeunes demeure avant tout une formidable école de vie. Respect de l’adversaire, solidarité entre partenaires, maîtrise de soi et transmission des valeurs de la pétanque provençale constituent l’ADN de cette manifestation unique. Ici se forgent les champions de demain, mais, surtout, les hommes et les femmes qui feront vivre notre sport dans les années, voire les décennies à venir.

    Rendez-vous ce samedi une nouvelle fois à la Roseraie avec, dans toutes les têtes, le même objectif : décrocher une place dans le stade d’honneur et avoir l’immense privilège d’y disputer une finale. Sous un soleil de plomb, la jeunesse de la pétanque va une nouvelle fois démontrer sa passion, son courage et son immense talent. Ils vont briller de mille feux.

  • Inscriptions Mondial à pétanque : nouveaux records battus !

    Inscriptions Mondial à pétanque : nouveaux records battus !

    Mercredi en milieu de journée, la barre des 4 784 équipes, atteinte en 2025, a été franchie. À son approche, les inscriptions en ligne ont été fermées avec quelques heures d’avance. L’équipe n° 4 785 a été symboliquement attribuée à la triplette de Pierre Guille, l’ancien président délégué du Mondial, qui s’était engagé depuis quelques jours déjà sous les couleurs de la Team Solimut représentée par plus de 250 joueurs à Borély. Dans le GP féminin Paprec, 186 équipes étaient inscrites hier et le Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes, flirtait avec les 200 participants. Là encore des records battus…

  • [Pétanque] Rocher, Lacroix, Doerr et Feltain soupçonnés de paris truqués

    [Pétanque] Rocher, Lacroix, Doerr et Feltain soupçonnés de paris truqués

    Leurs domiciles ont fait l’objet de perquisitions par les policiers du service central des courses et jeux de la police judiciaire, selon des informations du Parisien et de TF1. Parmi eux figurent Dylan Rocher, Henri Lacroix, Jean Feltain et David Doerr, internationaux français de pétanque. Le résultat d’une enquête ouverte pour « escroquerie en bande organisée » et « corruption active et passive dans une manifestation sportive ouverte aux paris » par le parquet de Toulon. Lors de la 7e et ultime étape des Masters de Pétanque en septembre 2025, leur équipe, tenante du titre, avait été largement battue 13-4 par l’équipe locale de Levallois, en quarts de finale. Une alerte a alors été donnée par la plateforme nationale de lutte contre la manipulation des compétitions sportives, coordonnée par l’autorité nationale des Jeux après l’observation de mises anormalement élevées.

    Le montant des gains (60 000 euros dont un tiers a finalement été bloqué
    par l’un des sites de paris qui soupçonnait une fraude) aurait bénéficié à des proches de certains joueurs de l’équipe
    de France.

  • De Saint-Bart à Marseille, l’amitié en guise de boussole

    De Saint-Bart à Marseille, l’amitié en guise de boussole

    Un bateau, deux avions et 14 heures de voyage pour venir jusqu’au parc Borély. Un long périple porté par une profonde amitié, teinté d’humour et de passion pour la pétanque, qui sont, ici, le moteur de chaque performance. Licenciés à l’Amicale bouliste de Saint-Barthélemy, au cœur des Caraïbes, Benjamin Couet et Vincent Dewez participent cette année au Mondial La Marseillaise avec leur ami varois Christophe Dicolangelo, licencié au club de Saint-Raphaël.

    Entre 80 et 100 licenciés

    « À Saint-Barth, il y a un vrai noyau de passionnés, aussi bien chez les natifs de l’île que chez les expatriés », raconte Benjamin Couet, qui a déjà eu la chance de représenter Saint-Barth’ au championnat de France. Cette petite île francophone des Caraïbes, réputée pour ses plages de sable blanc et ses boutiques de créateurs, compte entre 80 et 100 licenciés pour 9 000 habitants. Chaque année, le club local organise un Grand Prix et essaie d’attirer des champions.

    En octobre dernier, pour la 9e édition, quatre grands noms de la pétanque ont fait le voyage : Michel Loy, trois fois champion du monde, Christophe Sarrio, champion du monde triplette en 2023, Ludovic Montoro, champion d’Europe en 2023 et vainqueur du Mondial La Marseillaise 2021, et Yohan Cousin, champion de France en doublette en 2024 et vainqueur des Masters 2025.

    Jouer en métropole et participer à La Marseillaise est évidemment une immense joie pour Benjamin et Vincent. Ils apprécient la variété des terrains marseillais qui nivellent les niveaux. Car ce n’est pas l’expérience qui manque au sein de cette triplette des îles.

    Vincent Dewez a joué en club pendant plus de 20 ans et Christophe Dicolangelo a commencé il y a 5 ans, à Saint-Barth justement. Ils peuvent être à la fois tireur ou milieu. Benjamin joue à Saint-Barthélemy depuis une dizaine d’années. Il est plutôt pointeur ou milieu.

    Leur objectif est d’aller « le plus loin possible ». Les trois compères, qui ont déjà participé à La Marseillaise, mais jamais ensemble, ont conscience que dans le temple de la discipline, le niveau est élevé. « Ce serait sympathique de rencontrer un champion comme Dylan Rocher. Mais on espère que ce ne sera pas avant la finale. Le plus tard sera le mieux », sourient les amis.

  • Dernier qualif’ avant Borély pour le Handi Mondial

    Dernier qualif’ avant Borély pour le Handi Mondial

    Lancés en mai, les tournois qualificatifs de la 6e édition du Handi Mondial La Marseillaise ont déjà réuni une quarantaine d’équipes. La prochaine étape a lieu ce samedi, à Septèmes, avec une dizaine d’équipes engagées. Ces cinq étapes qualificatives programmées par l’AJCM sur le boulodrome Daillan à Arles (23 mai), en partenariat avec le club Lou Gari Trenco Taïen, à Salon-de-Provence du côté de la Boule de l’Élysée (30 mai), à Marseille sur le territoire de la Boule Vallier (20 juin), à Septèmes-les-Vallons avec l’Étoile bouliste septèmoise ont permis de livrer le nom des premiers qualifiés pour le concours final, programmé le 8 juillet, au parc Borély.

    Les Ukrainiens de retour

    On y retrouvera notamment le vainqueur de l’année dernière, Patrick Gueguen (associé à Sette et Germain), qui joue cette année avec comme équipier de Philippe Persoglio, un homme avec un handicap psychomoteur. Ils se sont qualifiés lors du qualificatif de Vallier. La finale sera retransmise en lever de rideau de la grande finale de la 65e édition, sur le stade d’honneur. D’ici là, une cinquième et dernière étape qualificative aura lieu au Parc Borély, le mardi 7 juillet, pour les participants du reste de la France et étrangers.

    À cette date, seize équipes sont engagées, dont une équipe ukrainienne, présente l’an passé au parc Borély, dans le cadre du programme de réhabilitation des soldats blessés au front mis en place par la fédération nationale de pétanque. Ils avaient participé l’an dernier au Mondial et la fédération avait reçu, à cette occasion, la Boule d’or. Ils s’engagent cette fois dans le Handi Mondial après l’organisation d’un tournoi qualificatif en Ukraine. à noter également la présence de Patrick Bosso, vainqueur en 2024, avec Christophe Borély et Eric Piacentino.

    Triplette mixte

    Les modalités du concours final évoluent. 32 équipes seront engagées. Trois parties timées (40 minutes) sont programmées le matin, suivant le format de compétition dit « swiss », elles permettront de se qualifier pour les demi-finales qui auront lieu en tout début d’après-midi. Si, en 2025, la durée de la finale avait été portée à 1h30, elle se disputera cette fois en une heure plus deux mènes.

    Pour le reste, les règles, pensées pour garantir l’inclusion et l’équité, n’évoluent pas. Chaque joueur dispose de deux boules par mène et les parties sont adaptées selon la fatigabilité. « Chaque triplette doit compter au moins une personne en situation de handicap et une personne valide. La troisième est libre », rappelle Eyvann Morival, responsable sport et santé à l’association AJC Marseille, spécialiste de l’inclusion du handicap en milieu ordinaire, qui encadre l’événement et veille à son bon déroulement.

  • L’Allemagne dans le concert des nations qui comptent

    L’Allemagne dans le concert des nations qui comptent

    La Deutscher Pétanque Verband affiche une ambition : rivaliser avec les mastodontes de la discipline à l’échelle européenne et mondiale. Et les résultats de ces dernières années sont probants. Le fruit d’un travail de formation engagé dans les catégories jeunes qui commence à se traduire chez les adultes.

    Licencié en Bavière à Munich, Ulrich Moritz, un proche du président de la Fédération allemande, a suivi de près cette évolution : « J’ai commencé à jouer aux boules en 2002 dans le seul club de Munich. Aujourd’hui, il y en a 16 dans la région ». L’homme est habitué du Mondial où il a noué des liens forts avec l’ancienne présidente du comité bouliste des Bouches-du-Rhône. Au niveau national, cette évolution s’est traduite par une croissance du nombre de joueurs : « En 2000-2010, c’était 15 000 licenciés, en Allemagne. Aujourd’hui, on doit se situer autour de 25 000. La pétanque est de plus en plus connue ici ».

    La sélection juniors

    au Mondial des jeunes

    Au-delà du nombre d’adhérents, le pays enchaîne surtout les bons résultats. L’Allemagne est devenue la première nation étrangère à inscrire son nom au palmarès du GP féminin La Marseillaise en 2021. Les hommes, ont décroché en 2025, leur première étoile européenne, après avoir battu les champions du monde italien puis l’équipe de France de Bonetto, Montoro et Doerr, en finale. En jeunes, l’Allemagne est aussi championne du monde tir de précision.

    La récompense d’une politique volontariste ayant pour but de mieux préparer les joueurs aux grandes compétitions. Pour Moritz, cela doit passer par l’apprentissage et la compréhension des styles de jeu d’autres nations. Pour cela, l’Allemagne adopte depuis près de deux décennies une politique de stages et d’échanges à l’étranger. Cette année, la sélection nationale juniors, sacrée championne du monde en 2025 participera au Mondial des jeunes…

    L’objectif est d’habituer ses joueurs au très haut niveau. « Si on veut que nos équipes fassent des progrès, il faut les faire jouer en France, dans le Sud. Depuis quelques années, une fois par an, les Fédérations française et allemande organisent une semaine de stage pour les juniors des deux nations ».

    Âgé de 19 ans, Oskar Fitz fait partie de l’équipe nationale espoir, après avoir évolué en junior de 2021 à 2024. Licencié en Bavière, il fait les beaux jours du Boule club Mechenhard. Pour lui, la pétanque est avant tout une histoire de famille. Il a commencé à quatre ans, avec son père, son grand-père et son arrière-grand-père. Champion d’Allemagne junior et espoir, il évolue désormais en senior, où il a atteint les 16es de finale.

    Ambitieux, il souhaite s’installer au plus haut niveau et a déjà joué plusieurs championnats d’Europe et du monde en jeunes. Signe de l’espoir placé en lui, il est le seul Allemand parrainé par Obut. Pour lui, La Marseillaise est une étape obligée. « Là je dois passer mon bac mais j’espère venir l’an prochain » explique-t-il même si son histoire avec Le Mondial est pour l’heure un rendez-vous manqué. La première fois, son arrière-grand-mère est décédée. L’an dernier, il était inscrit sur le concours junior mais son vol a été annulé. « On est arrivé en retard pour la première partie, on l’a perdue sur tapis vert puis on s’est dépêchés pour jouer la deuxième mais on a perdu aussi… » sourit Oskar Fitz.

    Pour Claude Azéma, ancien président de la Fédération internationale de pétanque et de jeu provençal et de la Confédération mondiale des sports de boules, cet essor est aussi dû à la qualité des infrastructures qui améliorent la réceptivité à ce sport. Le but est d’intéresser un public curieux à la recherche d’un loisir, en plus du public plus connaisseur : « L’attrait principal des clubs est d’avoir un lieu clos pour accueillir des gens tous les jours. C’est ce qui aide au développement. Il est essentiel de toucher ceux qui font de la pratique loisir, en plus de ceux qui veulent faire de la compétition ».

  • Laurent Causse : « La Marseillaise a une place à part dans le cœur des joueurs »

    Laurent Causse : « La Marseillaise a une place à part dans le cœur des joueurs »

    La Marseillaise : Vous avez été speaker sur les plus grands concours et compétitions de pétanque à travers le monde, mais jamais au Mondial La Marseillaise à pétanque. Ce sera chose faite lors de cette 65e édition, aux côtés de Vincent Baqué. Pourquoi n’aviez-vous encore jamais animé ce grand rendez-vous phocéen ?

    Laurent Causse : Je n’ai jamais animé le Mondial parce qu’il y avait déjà des personnes en place. Il y a quelques années, lorsque Michel Montana dirigeait l’épreuve, j’avais été présenté à lui par l’intermédiaire de la Fédération française de pétanque. Mais l’animation était alors assurée par un proche de l’organisation et cela n’avait pas abouti. Par la suite, Marc Alexandre a pris le relais. Comme nous nous entendons très bien, il était hors de question pour moi de démarcher une manifestation sur laquelle il officiait. Aujourd’hui, avec le changement de direction, Maryan Barthélémy m’a contacté pour animer le Mondial et j’ai accepté avec plaisir. Il y a quelques années, dans une interview, j’expliquais avoir animé la plupart des plus grandes compétitions, en France comme à l’étranger, jusqu’aux championnats du monde. La seule qui manquait à mon palmarès, c’était La Marseillaise. Aujourd’hui, la boucle est bouclée. Je n’y ai jamais travaillé, mais je connais bien l’événement. Je suis venu à plusieurs reprises comme spectateur. Je ne l’ai jamais joué, principalement pour des raisons professionnelles : il était difficile pour moi de me rendre disponible plusieurs jours de suite. En revanche, mon père disputait le Mondial chaque année et je venais régulièrement le suivre.

    Qu’est-ce qui vous impressionne le plus lorsque vous assistez à une édition de La Marseillaise ?

    L.C. : Ce qui m’a toujours marqué, c’est l’ampleur de l’organisation. Ce sera un peu moins le cas cette année, mais autrefois, le dimanche, les parties étaient réparties sur de très nombreux sites. Il fallait parfois prendre des bus pour rejoindre les terrains. C’était impressionnant. Mais ce qui m’a le plus frappé, c’est l’atmosphère du premier jour au parc Borély : cette foule immense où se côtoient champions et anonymes. C’est toute l’âme populaire de l’événement. Et puis il y avait le carré d’honneur sur le Vieux-Port. C’était quelque chose d’unique. Voir une partie de pétanque disputée sur une barge au cœur de Marseille, c’était extraordinaire. Aujourd’hui, avec les contraintes de sécurité, cela paraît difficilement envisageable, mais ce cadre reste l’un de mes plus beaux souvenirs du Mondial.

    Qu’est-ce qui fait, selon vous, le charme du Mondial ?

    L.C. : D’abord, tout le monde peut s’inscrire. C’est ce qui en fait la compétition la plus populaire au monde. Aujourd’hui, beaucoup de concours sont limités à 256 ou 512 équipes. À La Marseillaise, chacun peut tenter sa chance. Ensuite, dès la première partie, un jeune joueur peut se retrouver face à un champion du monde. C’est quelque chose de rare dans le sport et particulièrement vrai à la pétanque. C’est la magie du Mondial.

    Si vous deviez choisir un joueur pour incarner le Mondial La Marseillaise à pétanque, qui serait-il ?

    L.C. : Je dirais Marco Foyot. Il a remporté six fois La Marseillaise et a également été consultant sur l’épreuve. On l’a vu sous plusieurs facettes et son nom est indissociable de celui du Mondial. Bien sûr, il y a aussi Philippe Quintais, mais Philippe représente davantage la pétanque dans son ensemble. Quand on évoque La Marseillaise, Marco Foyot vient immédiatement à l’esprit.

    Quelle est la recette pour séduire son auditoire ?

    L.C. : Ma priorité est de faire vibrer le public en lui proposant les meilleures affiches dans les meilleures conditions possibles. Lorsqu’il existe un carré d’honneur ou un terrain central, l’objectif est d’y programmer les rencontres les plus attractives afin d’attirer le public, de satisfaire les partenaires et de mettre en valeur l’événement. De belles parties, il y en a pendant toute la compétition, mais certaines ont un pouvoir d’attraction particulier. Il faut aussi valoriser les joueurs de haut niveau. Un plateau prestigieux contribue largement au succès d’une manifestation. Cela passe notamment par la présentation de leur palmarès et de leurs performances. Le défi consiste à trouver le bon équilibre entre les attentes de l’organisateur, celles du public, des partenaires et des joueurs. Ce n’est pas toujours simple, mais c’est essentiel.

    Faut-il privilégier l’aspect informatif ou le côté divertissant pour que le public passe un bon moment ?

    L.C. : Sur ce type d’événement, nous sommes avant tout des animateurs sportifs. Notre rôle est de transmettre des informations liées à la pétanque tout en restant accessibles à tous. Dans les tribunes, il y a des passionnés, mais aussi des novices. Il est donc important de présenter les joueurs et leur palmarès. Beaucoup de spectateurs connaissent les noms de Marco Foyot, Philippe Quintais, Dylan Rocher ou Henri Lacroix sans forcément mesurer l’ampleur de leurs performances. Pendant les parties, il faut également expliquer certaines situations de jeu et certains points du règlement. Pourquoi un joueur reçoit-il un carton jaune ? Pourquoi telle décision est-elle prise ? Ce sont des éléments qui intéressent le public. Au final, il faut trouver le juste équilibre entre information et animation. S’adresser à la fois aux initiés et aux non-initiés n’est pas évident, mais c’est, selon moi, la meilleure recette.

    Est-ce que le Mondial La Marseillaise à pétanque est, selon vous, la compétition la plus prestigieuse à remporter ?

    L.C. : On me pose souvent la question : quel est le plus grand ou le plus beau concours de pétanque en France ? Ma réponse a toujours été la même et elle n’a pas changé. Pour moi, trois compétitions se détachent clairement : le Mondial La Marseillaise à pétanque, le Mondial de Millau et l’Europétanque des Alpes-Maritimes. Mais chacune possède sa propre identité et ses spécificités. C’est pour cette raison qu’il m’est impossible de les comparer ou d’affirmer que l’une est supérieure aux autres. Ces trois événements attirent les meilleurs joueurs de la planète, mais leurs formats sont totalement différents. Si l’on parle de popularité, alors oui, La Marseillaise est sans doute la référence. Avec plusieurs milliers d’équipes engagées et des participants venus de nombreux pays, c’est un événement hors-norme. C’est certainement la compétition la plus populaire du monde de la pétanque. Le Mondial de Millau était souvent considéré comme la « Mecque de la pétanque ». Il attirait moins d’équipes que La Marseillaise, mais proposait une multitude de compétitions : tête-à-tête, doublettes, triplettes, épreuves féminines… À Millau, même après une élimination précoce, les joueurs pouvaient continuer à participer à d’autres concours pendant plusieurs jours. L’expérience était totalement différente. En revanche, il est certain que La Marseillaise occupe une place à part dans le cœur des joueurs.