Tag: La Seyne-sur-Mer

  • Var : grève de salariés d’établissements de la Croix-Rouge

    Var : grève de salariés d’établissements de la Croix-Rouge

    « Depuis le 1er juin, le Smic horaire a augmenté de 2,41%, soit 44 euros bruts par mois. [Faute d’augmentation], des milliers de salariés sont passés sous le salaire minimum. Ce n’est pas normal ! », s’indigne la CGT, qui exige « une augmentation immédiate de la valeur du point pour toutes les grilles. Si le Smic augmente mais que nos grilles ne s’adaptent pas, c’est la reconnaissance de nos métiers qui baisse ».

  • Éducation et services publics en débat en conseil municipal de La Seyne

    Éducation et services publics en débat en conseil municipal de La Seyne

    On s’attendait à un conseil municipal à nouveau tendu mais les débats se sont déroulés dans une ambiance à peu près apaisée. Le maire RN Dorian Munoz ayant manifestement décidé de laisser s’exprimer le débat démocratique. Sans outrances ni invectives. Son opposition de gauche, qui n’a cette fois encore rien laissé passer, a de son côté à nouveau tenté de mettre au clair les dessous de la politique conduite par l’extrême droite dans la 2e ville du Var.

    A propos du dispositif « Cités éducatives », le conseiller municipal d’opposition de gauche Cédric Turco (PCF) a rappelé l’attachement du groupe à la réduction des inégalités : « Dans une ville populaire comme La Seyne, marquée par des disparités sociales importantes, tout dispositif visant à favoriser la réussite des enfants et des jeunes mérite notre attention et notre soutien de principe », explique-t-il. à condition, précise-t-il, qu’il ne tende pas à se substituer aux politiques d’éducation prioritaire ou à compenser à la diminution des moyens pérennes de l’école publique. L’élu signalant que plusieurs acteurs éducatifs alertent depuis au moins deux ans sur une réduction de l’offre proposée aux écoles dans le cadre de la Cité éducative.

    Le groupe demande donc à pouvoir disposer d’un état comparatif permettant de mesurer l’engagement financier de la commune.

    « Nous allons vous faire passer une évaluation qui est disponible », lui répond le maire de La Seyne.

    Brigades volontaires

    Interrogé dans le même esprit sur le Contrat de ville par Florence Guaddacha (GRS) qui a souligné l’importance et « le rôle essentiel des associations qui œuvrent chaque jour auprès des habitants de notre commune », Dorian Munoz déclare : « Je sais l’implication qu’elles ont et bien évidemment, la municipalité sera un acteur privilégié et un partenaire à l’écoute. » Dont acte.

    Et de poursuivre : « Il y a du mieux à Berthe. Et pour moi, Berthe, je l’ai déjà dit plusieurs fois, ce n’est pas une source d’inquiétude, même s’il faut rester vigilant et ne pas baisser les moyens. Mon souci, c’est le centre-ville, surtout. Et donc, c’est là que l’État doit maintenant mettre les moyens. »

    Égratigné ensuite par Cédric Turco sur la délibération qui prévoit le recours à des bénévoles pour réaliser diverses missions comme de menus travaux dans les bâtiments communaux, l’élu d’opposition rappelant en parallèle la décision de la majorité de ne pas remplacer systématiquement les départs à la retraite des agents territoriaux, le maire RN répond : « Après tout, chacun a droit à penser ce qu’il veut, moi, je n’ai aucun problème avec les brigades volontaires. Si les gens sont motivés pour le bien-être de leur ville, pourquoi je vais leur dire non ? »

    Mais pas de réponse sur le fond, c’est-à-dire comment continuer de répondre aux besoins de la population avec une diminution des effectifs ? Il va s’en dire en tout cas que l’implication de tous les bénévoles imaginables ne pourra suffire.

    Et de toute façon, comme l’a réaffirmé Cédric Turco, « les agents territoriaux ne sont pas une variable d’ajustement budgétaire mais une richesse pour la commune ». Une évidence à rappeler pour mener à bien la bataille des idées.

  • L’Aquarelais 50 km, un relais nage aux Sablettes inédit en France

    L’Aquarelais 50 km, un relais nage aux Sablettes inédit en France

    Il n’a pas son pareil dans l’Hexagone. Porté depuis trois ans dans la baie
    des Sablettes par le Club seynois multisports (CSMS), l’Aquarelais 50 km est une épreuve de nage en mer, avec palmes, qui se déroule par équipes mixtes de cinq. Objectif : parcourir 50 km le plus rapidement possible, avec des relais
    de 2 km par nageur.

    Une compétition imaginée dans la lignée du Kanathon, autre compétition de nage avec palmes (2, 5 et 10 km) organisée depuis 2016 par le CSMS entre les Sablettes et les rochers des Deux Frères. Après deux éditions internes au CSMS avec une seule équipe en lice, trois étaient sur la ligne de départ de l’Aquarelais, samedi à 18h.

    « L’objectif, chaque année, c’est de battre le record », affirme Serge Supersac, organisateur de l’événement et lui-même nageur. Un record double : de l’épreuve et donc de France. Et peut-être même du monde ? « J’ai demandé au Guinness, ils ne m’ont pas encore répondu », s’amuse-t-il. Car derrière, il y a la volonté « d’attirer des nageurs de haut niveau d’ici quelques années, et de monter en gamme petit à petit, comme la Montecristo, devenue une course célèbre à Marseille ».

    Jusqu’à cette année, Sylvie faisait partie des détenteurs du record (établi en 2025, 16h22). « J’ai eu la folie de recommencer cette année », rit-elle. « C’est un très beau concept, ça soude l’équipe, et on vit la mer de différentes façons, au soleil, de nuit. Je trouve ça très poétique. » Et comme elle s’en doutait, le record a été pulvérisé par l’équipe « Pas coulés pas couchés », qui a parcouru les 50 km en 13h44.

  • À La Seyne, un Effet Mer qui doit continuer

    À La Seyne, un Effet Mer qui doit continuer

    L’idée est d’amener romans, bandes dessinées, mangas, albums, documents régionaux, magazines et quotidiens au plus proche des usagers et des non-usagers. L’objectif étant aussi d’attirer et de conquérir un nouveau public, avec des Seynois qui ne connaissent pas encore la bibliothèque et qui vont s’abonner à l’année, mais aussi bien sûr des touristes de passage. Chaque année, plus de 7 000 ouvrages sont ainsi empruntés.

  • Réorganisation provisoire des services de psychiatrie du Centre hospitalier de Toulon – La Seyne

    Réorganisation provisoire des services de psychiatrie du Centre hospitalier de Toulon – La Seyne

    Une béquille pour assurer la continuité des soins pendant l’été. Le CHITS annonce une réorganisation provisoire de son pôle psychiatrique, à compter de ce lundi. Une réponse attendue face à l’avenir incertain du service, pour lequel syndicats et soignants sont mobilisés depuis plusieurs mois, notamment eu égard au départ de trois de ses quatre médecins.

    En conséquence, la capacité de l’Unité de psychiatrie sans consentement (UPSI) de La Seyne passe de dix à sept lits d’hospitalisation, au profit de celle de l’Unité intersectorielle d’hospitalisation en soins sans consentement (UIHSSC) de Toulon, renforcée de 15 à 18 lits.

    Un « beau projet » qui nécessite du recrutement

    Ce réajustement permet aux autres unités de poursuivre leurs activités normalement, et « s’accompagne d’un redéploiement des ressources soignantes (six infirmiers de La Seyne à Sainte Musse) et de renforts médicaux (recrutement de quatre praticiens en formation : deux à Toulon et deux à La Seyne-sur-Mer + recours à l’intérim) afin de garantir des conditions de prise en charge adaptées aux besoins », précise le CHITS. Des mobilités que voulait éviter l’intersyndicale CGT-Sud-CFDT, qui a toutefois obtenu qu’elles reposent sur le volontariat. Mais, à ce jour, « le nombre de volontaires reste insuffisant », alerte-t-elle.

    Pour faciliter le recrutement, notamment via l’accueil d’internes, une fédération médicale regroupant une unité de l’hôpital Sainte Musse et les deux unités seynoises a été créée, sous la responsabilité d’un professeur associé de territoire. « Le médecin de l’Unité G1 de Toulon s’est proposé de fusionner les unités G4 et G5 de La Seyne pour développer l’ambulatoire et limiter les hospitalisations en privilégiant le fait d’aller vers le patient », détaillent Bérangère Mas (Sud) et Valérie Lardet (CGT), représentantes de l’intersyndicale CGT-SUD-CFDT, pour qui ce dispositif incarne « la psychiatrie de demain ».

    S’il a permis « d’éviter le pire, à savoir la fermeture de six services psychiatries essentiels pour la population seynoise », reconnaissent les syndicats, ce plan global n’en reste pas moins une solution d’urgence, et « sera réévalué dès que les recrutements permettront un retour à une organisation pérenne », appuie le CHITS. Il conviendra donc de « rester vigilants. On espère un recrutement rapide, on ne lâchera pas la pression. Le professeur propose un beau projet mais sans psychiatres, on ne fera rien », annoncent Bérangère Mas et Valérie Lardet. En plus de cela, l’intersyndicale réclame « le maintien d’une psychiatrie de proximité à La Seyne, le respect du volontariat dans les mouvements de personnel et une transparence totale sur l’avenir des structures psychiatriques du territoire. »

  • [Grand entretien] Gari Grèu : « Il faut militer mais continuer de dialoguer »

    [Grand entretien] Gari Grèu : « Il faut militer mais continuer de dialoguer »

    La Marseillaise : ORP nomme
    son premier album, sorti fin mai,
    «
     Le Village ». De quoi s’agit-il ?

    Gari Grèu : Le village, c’est une des idées de Toko [Blaze]. Pour lui, c’était un sanctuaire, un havre de paix et de bienveillance. Il pense, bien sûr, à Vitrolles, car c’est là qu’il a grandi. C’est ce qu’il dit dans son premier couplet. Il parle à des potes à lui, avec qui il a partagé son enfance et son adolescence, mais que la vie a fait dévier au niveau des idées. Des gars avec qui il s’est construit et qui sont devenus racistes. Donc, sa première idée c’est : passe nous voir au village pour qu’on se reconnecte, qu’on se fasse du bien.

    Peu à peu, cette idée de village est devenue une forme d’enclos de bienveillance et de solidarité sans adresse. Quand on fait des concerts dans l’espace public, comme je peux le faire avec les sardinades le 1er mai, mètre carré par mètre carré, on le construit, ce village. Au regard des difficultés qu’on a à faire société, c’est quand je joue dans l’espace public, là où je trouve des gens qui ne pensent pas comme moi, que je prends la mesure de la vraie utilité qu’on a en tant que musicien : faire danser tout le monde au diapason à un moment donné. Le village c’est ce truc qu’on arrive, tant bien que mal, à recréer quand on prend le micro. Et ce village peut exister partout. Dans un local des MTP [Marseille trop puissant – groupe de supporters de l’Olympique de Marseille, Ndlr], où tu croises tous les milieux et toutes les générations, par exemple. Ou dans n’importe quel endroit où les gens se mélangent.

    Dans votre titre « Citrons », vous dites : « L’autre a dit que l’autre a dit que l’autre est un con. L’autre fait peur, l’autre milite en réaction. » Avez-vous la sensation que le dialogue est devenu compliqué ?

    G.G. : Ça, je l’écris au moment de la mort de Quentin Deranque [militant d’extrême droite néofasciste, Quentin Deranque est mort en février à Lyon des suites d’une rixe contre des militants antifascistes, Ndlr]. Évidemment qu’on est militant. Évidemment qu’on veut faire passer nos idées. Mais on ne peut pas se mettre des coups de pied dans la tête et se tuer dans la rue parce que quelqu’un ne pense pas comme nous. Nous, en tant que grands frères, on se doit de les contenir, les petits. J’ai 58 ans et, maintenant, je me sens responsable des jeunes de 20 ans, de les aider à ne pas faire faire n’importe quoi. Évidemment qu’on a besoin de militer, qu’on a besoin que la jeunesse soit concernée, se mêle. Mais on doit arriver à dialoguer. On doit arriver à faire passer les idées avant les coups de couteau et les coups de pied dans la tête.

    Vous parlez beaucoup d’unité. C’est très présent dans l’album, notamment dans votre titre « D’ailleurs »…

    G.G. : C’est Marseille. Les couleurs, les accents, on vient tous d’ailleurs, ici. L’identité marseillaise, c’est le fruit de toutes ces arrivées successives. Moi, je suis un peu Italien, un peu Algérien, un peu Arménien, un peu Comorien, un peu Français, un peu tout ce que tu veux. Parce que je suis Marseillais. Je suis né à la Porte d’Aix. Pour aller à l’école, j’ai traversé l’Algérie, l’Afrique noire, l’Arménie. Avant de prendre l’avion, j’avais fait le tour du monde. C’est ça, être Marseillais. La leçon que Marseille donne au monde entier, c’est qu’on arrive à vivre tous ensemble en gardant nos spécificités et en étant tous Marseillais. Avec cette identité marseillaise qui se conjugue avec nos identités personnelles. C’est ça qui est magnifique à Marseille.

    À propos de Marseille, dans « Têtue », vous dites : « Il y a eu les Allemands maintenant Airbnb. » Que voulez-vous dire ?

    G.G. : Le Panier [2e] a été détruit par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Ça s’est ensuite reconstruit, tant bien que mal, pour qu’aujourd’hui, et depuis 20 ans, ça se transforme en décor de Plus belle la vie. Je veux bien que tu loues ton appart trois semaines par an quand tu pars en vacances. Mais quand il y a un investisseur qui achète dix appartements pour louer toute l’année à des cohortes de touristes, forcément, les commerces de proximité commencent à fermer. Il n’y a plus que des sandwicheries et des magasins de souvenirs.

    Après, ça reste une image. Mais on est obligé de rentrer dans Marseille. On ne regarde pas Marseille avec complaisance. Il faut être hyper exigeant avec la Ville, avec les élus, avec les forces vives, avec les gens qui ont des capacités de faire bouger les choses.

    Après attention, il y a aussi un juste milieu. Dans le troisième arrondissement, boulevard de Strasbourg, chez moi, j’aimerais qu’il y ait un peu de gentrification. Que des artistes, des gens qui ont un peu plus de moyens, viennent à la Belle de Mai, autour de la Friche, pour qu’il y ait plus de mélange.

    Ce week-end vous jouez à La Seyne-sur-Mer, une ville qui vient de basculer à l’extrême droite. L’occasion de prêcher au-delà des convaincus ?

    G.G. : Alors, les Couleurs urbaines est un festival de reggae où nous sommes souvent allés, donc ce n’est pas là qu’on trouvera un public qui ne partage pas nos idées. Même si c’est intéressant que ce genre d’évènement puisse continuer d’exister là-bas. Mais c’est vrai que j’aimerai beaucoup faire des concerts dans des villes qui ont basculé au Rassemblement national. C’est là que ce qu’on fait prendrait vraiment tout son sens. Notre rôle est d’importance, en particulier cette année. Et le rôle de tous ceux qui ont un micro d’ailleurs. Il faut diffuser des messages de rassemblement.

  • « Couleurs urbaines », palette musicale à La Seyne

    « Couleurs urbaines », palette musicale à La Seyne

    Construit sur le site des anciens chantiers navals, le Parc de la Navale lève des voiles mélodieuses à partir du 5 juin, à l’occasion de la 18e édition de Couleurs urbaines. Doté d’une « programmation solaire mêlant afro, reggae, dub et électro » assurée par des « artistes internationaux et francophones mais aussi des artistes émergents et Dj’s parmi les plus chauds du moment », résume l’association qui le porte, Culture plus, le festival fera son entrée en matière lors d’une soirée marquée par la venue Ronisia, étoile montante d’un RnB français qu’elle n’hésite pas à griffer de dancehall. Au menu de ce lancement aussi, la chanteuse martiniquaise Shannon, son tube Mal à dit dans la besace.

    Sacré cocktail

    Grosse patate reggae et dub en vue le lendemain, avec pour épicentre un concert de l’un des papes de la musique jamaïcaine, Clinton Fearon, « basse et voix mythique des Gladiators », rappelle Couleurs urbaines. Avec des classiques forcément au programme, mais aussi des titres plus récents comme Jah is love, « enregistré avec la section cuivre de Danakil », groupe français également de la partie. Tout comme Oaï reggae party, formation diablement marseillaise composée de plusieurs générations de toasters et musiciens comme Gari Grèu, Toko Blaze, Rastyron et Leo Achenza. Clap de fin du festival prévu dimanche 7 juin avec de nombreux Dj’s et la bombe shatta et rap martiniquaise Maureen, en tête d’affiche.

  • L’avenir de l’hôtel Première Classe de la Seyne-sur-Mer toujours aussi incertain

    L’avenir de l’hôtel Première Classe de la Seyne-sur-Mer toujours aussi incertain

    C’est une partie de billard à trois bandes qui se joue actuellement entre le propriétaire, le gestionnaire et les employés de l’hôtel Première Classe de La Seyne. Ces derniers, accompagnés de représentants de l’Union Locale CGT, ont mené une action devant l’inspection du travail de Toulon, jeudi, où ils ont été reçus dans la matinée, face à une situation qui n’évolue pas.

    Depuis début février, neuf salariés sont en arrêt maladie, confrontés à une succession de retards de salaire, puis à une absence de paiement à partir de novembre. L’établissement a été placé en redressement judiciaire le 28 avril, mais rien n’évolue pour les salariés, toujours dans l’expectative et seulement indemnisés à hauteur de 50% de leur salaire. L’UL CGT de La Seyne a pourtant tenté un référé à ce sujet, en mars, mais celui-ci n’a pas été pris en compte par le tribunal de commerce. « Ce qui nous engage dans une procédure longue, sur le fond. Ça étonne l’Inspection du travail, tout comme la non-reconnaissance du tort de l’employeur », affirme Marc Louis, secrétaire général de l’UL CGT La Seyne.

    « On ne savait pas que le redressement allait durer six mois », s’inquiète une employée. Ses collègues et elle espéraient une évolution rapide, avec une éventuelle « liquidation pour que la propriétaire reprenne l’établissement ou qu’on ait des indemnités de licenciement et qu’on sorte de cette situation ». Celle-ci pourrait ne jamais arriver. Le gérant, Matthieu Derats, assure que ce n’est pas à l’ordre du jour, information confirmée par l’Inspection du travail. En revanche, une procédure a été engagée par la propriétaire – qui n’est autre que la mère du gérant – envers ce dernier pour mauvaise gestion. L’audience est prévue le 18 juin devant le tribunal de commerce, mais ne conduira pas au dépôt de bilan.

    Employés en arrêt et propriétaire mis en cause

    « On n’envisageait pas la démission, là, on commence à y penser », avoue l’employée, toutefois prête, à l’instar de ses collègues, à retourner au travail « si aucune solution n’est trouvée ». Ils pourraient ne pas avoir le choix : trois d’entre eux n’ayant plus droit aux indemnités, retoquées par l’Assurance maladie. Une salariée a même été soumise à une procédure de licenciement lorsqu’elle a voulu reprendre, finalement annulée, car le redressement judiciaire en cours ne le permet pas.

    De son côté, Matthieu Derats dit ne pas comprendre l’objectif de ses employés : « Avec le redressement, ils vont être indemnisés par le régime de garantie des salaires (AGS). Ils n’obtiendront pas plus, pas moins. » Et dit regretter aussi la situation : « Il y a peut-être eu des manquements, mais les salariés ont participé à la situation par leur attitude et l’abandon de leurs postes. » Quant à la question du maintien de l’activité malgré le manque d’effectif, le directeur dit travailler avec une entreprise prestataire.

    Trois employés continuent par ailleurs de travailler. L’un d’eux, arrivé fin janvier, alors que le torchon brûlait depuis longtemps, fustige le choix de ses collègues : « L’intérêt commun est la continuité de l’activité. Il y a eu des comportements, des actes de négligence, qui ont contribué à aggraver la situation de la trésorerie. » Une situation imputable, selon lui, à la propriétaire des lieux, que nous ne sommes pas parvenus à joindre. « Les difficultés viennent de ses carences et de l’activité elle-même, qui n’est pas rentable. On parle du sort des salariés : elle n’a aucune intention de les reprendre. Elle souhaite vendre, pour son intérêt capitalistique », assure-t-il.

    La CGT promet de rester mobilisée pour le paiement des salaires non versés. « L’inspection du travail envisage de saisir d’autres administrations au vu de la nature du dossier », précise Marc Louis, malgré tout satisfait de cette audience « qui a fait avancer les choses. On aimerait que ça aille plus vite, mais on en saura sûrement davantage d’ici septembre ». À l’issue du redressement judiciaire, donc.

  • Appel à la grève à l’hôpital de Toulon-La Seyne le 18 juin

    Appel à la grève à l’hôpital de Toulon-La Seyne le 18 juin

    L’hôpital public est en souffrance, et le centre hospitalier de Toulon-La Seyne (CHITS) ne déroge pas à ce triste constat. Alors que la mobilisation, menée depuis de longs mois, reste importante au sein du pôle psychiatrie face à la perspective imminente d’une perte de moyens (notamment celle de trois de ses quatre médecins), c’est cette fois l’ensemble de l’établissement qui est appelé à se mobiliser pour défendre son droit à exercer dans des conditions dignes.

    Soumis à une « activité qui ne cesse de croître » et « des conditions de travail qui s’effondrent », l’ensemble des personnels sont appelés à faire grève, le 18 juin. Un mouvement initié par Force ouvrière, syndicat majoritaire de l’établissement, pour qui « le point de non-retour a été atteint ». L’organisation dénonce ainsi « une réalité de terrain devenue insoutenable : difficultés d’accès aux remplacements et aux heures supplémentaires, manque criant de matériel, lits fermés par manque d’effectifs, services d’urgences saturés, sous-effectif, épuisement des équipes et perte de sens au travail ». En particulier dans certains services, marqués par la « fermeture d’unités cruciales faute de médecins : les soins palliatifs, l’hôpital de jour pour enfants en pédopsychiatrie et des services sous contrainte en psychiatrie adulte ».

    Le projet social « instrumentalisé »

    Malgré cette situation, « l’information aux agents est réduite au minimum et l’accompagnement fait cruellement défaut, plongeant les personnels dans une profonde insécurité professionnelle », appuie le syndicat, qui déplore le choix de la direction « de passer en force, multipliant les décisions unilatérales et ne prenant pas en compte systématiquement les revendications ». À cet égard, FO pointe notamment le nouveau « plan de formation et les nouvelles modalités d’accès au financement des études promotionnelles », « l’instauration de quotas arbitraires sur l’évaluation de la valeur professionnelle des agents », « un dispositif de mobilité des agents mis en place sans aucune évaluation » et, plus généralement, « un déni des instances démocratiques ».

    Autant de constats qui mettent en branle « le projet social de l’hôpital », établi à l’horizon 2027, censé « sécuriser les organisations pour améliorer l’équilibre vie privée-vie professionnelle avec la mise en place des cycles de travail ».

    Un « accord local garant de l’équilibre social de l’établissement, seul levier d’attractivité et de fidélisation pour des agents hospitaliers touchés de plein fouet par une smicardisation rampante », sans avantages sociaux. Mais que « la direction instrumentalise pour déconstruire le référentiel du temps de travail en place depuis 25 ans », estime le syndicat, qui appelle, en conséquence, à se réunir devant l’hôpital Sainte-Musse, le 18 juin, à 12h.

  • À La Seyne, la gauche s’offre un séminaire en plein air

    À La Seyne, la gauche s’offre un séminaire en plein air

    Elle souhaite aujourd’hui réunir adhérents et militants de gauche pour à la fois faire le bilan de ces munipales et surtout parler de demain. Le rendez-vous est fixé samedi matin à 9h30 sous la pinède de la Verne. Un séminaire en plein air et au bord de l’eau, histoire de joindre l’utile à l’agréable. Les échanges seront suivis d’un pique-nique partagé.