Tag: La Marseillaise

  • Vincent Baqué, nouvelle voix du Mondial

    Vincent Baqué, nouvelle voix du Mondial

    Présent dans le parc Borély dès vendredi matin, au lancement du Mondial 2026, Vincent Baqué était cette semaine sur tous les fronts : à l’animation du stade et du carré d’honneur, au démarrage du Mondial des Jeunes et de celui des femmes, au commentaire du Handi Mondial mais aussi de plusieurs compétitions annexes, comme le challenge Proman ou le Mondial des CSE. « Maryan [Barthélémy, directeur des événements du groupe La Marseillaise, Ndlr] a voulu qu’on soit un peu partout, pour que tous ceux qui jouent se sentent considérés de la même façon, ou presque, que ceux qui vont dans le stade », détaille-t-il.

    Consciencieux

    donc détendu

    Dans le milieu du commentaire sportif depuis 9 ans, dont il vit depuis 2023, Vincent Baqué se réjouit de pouvoir, pour la première fois cette année, travailler pour un événement qu’il « connaît depuis toujours ». « Je crois que j’ai toujours espéré participer au Mondial [en tant que speaker], s’émeut-il. Je viens d’Ardèche, je ne suis pas Marseillais, mais j’ai un lien très fort avec la ville. J’y ai fait mes études et je suis abonné au stade Vélodrome depuis 23 ans, donc j’y ai passé beaucoup de temps. »

    Quelques heures avant le début de la finale, dont le coup d’envoi est prévu à 17h, le speaker ne se sent pas particulièrement stressé. « Je fais un gros travail de préparation en amont, raconte l’Ardéchois. Chaque semaine, je me renseigne, je mets à jour le palmarès, je contacte les coachs… Donc normalement, le jour-j, je suis prêt ! », promet-il.

  • Le bonheur est dans le Parc Borély

    Le bonheur est dans le Parc Borély

    Le raz-de-marée a bien eu lieu avec ce flux permanent de joueurs dans un parc Borély et ses abords en fusion. Les parties ont été réparties en deux sessions le matin. Le concept pouvait effrayer et laisser planer quelques doutes sur sa fiabilité. Ils ont vite été dissipés.

    Le pari est réussi. Certes, c’était une course contre la montre pour les participants, à l’image de la première étape du Tour de France. À la différence près que tout le monde en est sorti gagnant. « Les participants ont joué le jeu et le contentement était quasi général », se réjouit René Brocca, grand habitué de l’épreuve.

    « Le reste est à l’image des dimanches de La Marseillaise, où l’on retrouve des passionnés venus de toutes les régions et de nombreux pays pour assouvir leur envie de participer à cette immense fête de la pétanque. Pour beaucoup, le secret espoir de passer la première journée s’estompe rapidement. Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse », ajoute-t-il.

    Une devise qui colle parfaitement à ce Mondial, lequel redonne un peu ses lettres de noblesse à une pétanque populaire aujourd’hui disparue.

    Puis il y a les autres, les champions, ceux pour qui cette première journée peut virer au cauchemar, avec les pièges tendus par des équipes survoltées sous une chaleur accablante. Cette canicule jouera forcément un rôle prépondérant au fil des jours. Ils sont presque tous passés entre les mailles du filet, parfois avec quelques sueurs froides. Marco Foyot et ses partenaires Sissou Cantarell et Jérémy Fernandez sont ainsi passés par le trou de la souris lors de leur première partie.

    « Nous étions sur un terrain extrêmement lisse et trouver la bonne distance n’a pas toujours été facile. Heureusement, nos adversaires n’ont pas su saisir les opportunités qui se présentaient à eux. C’est une victoire arrachée », confie le multiple vainqueur de l’épreuve.

    Coup de théâtre

    Certains favoris n’ont pas eu à se faire de cheveux blancs, à l’image de Dylan Rocher, en mode promenade. En revanche, Maurel, Gayraud, Courtois et Puccinelli ont dû batailler en début d’après-midi pour se défaire d’Albaladejo devant les caméras de France 3.

    Le coup de théâtre est survenu un peu plus tard, lorsque la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre : Suchaud venait de perdre.

    Le quadruple lauréat du Mondial est effectivement tombé avec ses partenaires de dernière minute, Julien Lamour et Damien Hureau. Leurs bourreaux n’étaient pas les premiers venus : Fernand « Ben » Molinas et Yohan Francone. « En huit ans de Marseillaise, c’est la première fois que je tombe sur une grosse partie le dimanche », souligne le champion du monde.

    Une défaite lors de cette journée dominicale constituait également une première. Marcel Gbetable, le champion du monde béninois, est lui aussi sorti par la petite porte. Nous voilà véritablement lancés dans la compétition.

    Le physique devrait désormais peser de plus en plus lourd avec une canicule éprouvante pour les organismes. Aujourd’hui, l’horizon va se dégager pour laisser place à un mardi qui s’annonce grandiose.

  • [En direct ] Un dimanche au Mondial La Marseillaise à Pétanque

    [En direct ] Un dimanche au Mondial La Marseillaise à Pétanque

    Veuillez patienter quelques instants pour voir le direct

  • [Mondial La Marseillaise] Le tirage au sort de la première partie est à 14h à Borely

    [Mondial La Marseillaise] Le tirage au sort de la première partie est à 14h à Borely

    Un problème électrique indépendant de notre volonté, au siège du journal La Marseillaise, ne nous a pas permis d’effectuer le tirage au sort de la première partie dans un laps de temps nous accordant de délivrer les 4 832 cartons de jeu.

    Les joueurs pourront donc se présenter au bureau des jeux, à l’entrée du parc Borély, suivant les horaires suivants :

    vendredi 3 juillet (14h-18h) – samedi 4 juillet (10h-12h et 14h-18h) et dimanche 5 juillet (7h-8h30).

    Plus aucun carton ne sera distribué ensuite.

    Le programme 2026

    Vendredi 3 juillet

    (Parc Borély)

    9h : Grand Prix Féminin Paprec

    14h : Trophée Crédit Mutuel des Jeunes

    Samedi 4 juillet

    (Parc Borély)

    8h30 : Grand Prix Féminin Paprec

    9h : Trophée Crédit Mutuel des Jeunes

    9h : Mondial IDELIA des CSE

    9h30 : Mondial des Centres sociaux

    19h : Finale du Mondial IDELIA des CSE

    20h30 : Mondial des célébrités

    Dimanche 5 juillet

    (Parc Borély et 15 sites à Marseille)

    9h : 1ères parties du Mondial La Marseillaise

    10h30 : Finale du GP Féminin Paprec

    10h30 : Finale du Trophée Crédit Mutuel Minimes et Benjamins

    15h30 : Finale du Trophée Crédit Mutuel Junior et Cadet

    18h : Finale des concours de pétanque nationaux des CCAS et IEG

    Lundi 6 juillet

    (Parc Borély)

    8h30 : 4e parties puis cadrage du Mondial

    10h-18h : Initiation à la pétanque

    14h : 5e et 6e parties du Mondial

    18h30-19h30 : Démonstration de tirde précision

    Mardi 7 juillet

    (Parc Borély)

    8h30 : 32e puis 16e de finale du Mondial

    9h : Challenge des entreprises PROMAN

    9h : Challenge COLAS

    10h-18h : Initiation à la pétanque

    14h : 8e puis quarts de finale du Mondial

    Mercredi 8 juillet

    (Parc Borély)

    8h30 : Handi Mondial

    9h : 1ère puis 2e demi-finale du Mondial

    9h : Trophée des Médias

    13h45 : Demi-finales du Handi Mondial

    14h : Finale Maisons du Bel Age

    15h : Finale Handi Mondial

    17h : Finale du 65e Mondial

  • Inscriptions Mondial à pétanque : le Cambodge au départ

    Inscriptions Mondial à pétanque : le Cambodge au départ

    Le Cambodge rejoint l’Algérie, l’Allemagne, Andorre, l’Angleterre, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, la Bulgarie, le Danemark, l’Espagne, les États-Unis, la Finlande, la Grèce, l’Italie, le Japon, le Luxembourg, Madagascar, le Maroc, le Mexique, Monaco, les Pays-Bas, le Portugal, le Sénégal, la Slovaquie, la Slovénie, la Suède, la Suisse, le Togo et la Tunisie au concert des nations présentes à Marseille. 4 681 équipes étaient engagées à 18h à la clôture du bureau central des inscriptions

  • La Marseillaise dans les Hautes-Alpes, un moment de convivialité et de lutte

    La Marseillaise dans les Hautes-Alpes, un moment de convivialité et de lutte

    Ce samedi à la salle 750 à la Bâtie-neuve, la Fête de La Marseillaise était presque aussi attendue que le retour du journal lui-même. Une table ronde en compagnie de journalistes du Dauphiné Libéré, de Ram05 et de BFMDICI a animé la matinée, avant l’ouverture de la restauration à midi.

    En parallèle, plusieurs associations tenaient des stands sur place, de Terres de lien, association qui acquiert des terres agricoles pour installer les jeunes paysans, à France Solidarités Palestine et Solidarité Madagascar en passant par la coopérative Scop-Ti, célèbre pour son mouvement social de 1336 jours et ses thés. « Cela montre la symbiose entre un certain nombre d’associations et de mouvements et ces moments de retrouvaille, de convivialité, sont importants pour créer de la solidarité entre nous », a souligné Frédérique Lainé, présidente du comité alpin des Amis de La Marseillaise, qui a beaucoup œuvré pour que notre journal parte à la conquête des Alpes.

    « L’envie de rencontrer les acteurs de la presse, c’est quelque chose qui revient beaucoup dans les discussions ici, pour qu’ils puissent parler de leurs contraintes, des pressions, des réalités des médias qui ne sont pas aux mains des milliardaires », rapporte-t-elle.

    L’occasion était aussi de se serrer les coudes dans une période politique inquiétante qui vire au brun, et de s’appuyer sur les conseils des anciens. « La Marseillaise porte une ligne éditoriale précieuse, surtout dans cette période où l’on nous met en condition de concevoir et d’accepter la guerre comme une nécessité, où l’on fournit des milliards d’euros pour des armes, pour tuer, alors qu’on refuse d’allouer des crédits à la santé, à l’éducation, pour tout le service public », a affirmé Antoine Mignemi, survivant de la rafle du Vieux-Port à Marseille en 1943 et infatigable militant communiste.

    De la musique qui secoue pour une fête engagée

    L’après-midi a été rythmée par les Fralibos, groupe formé par des ouvriers de l’usine à thé Fralib durant leurs 1336 jours de grève, une musique aux accents de solidarité et de progrès social qui résonne avec les valeurs de La Marseillaise. Pour la soirée, la scène du 750 a vu défiler la musique punk du groupe Red Shift de Chorges, puis le rock haut-alpin de De Mist et le néo-métal montagnard de Spit on that thing, avant de conclure avec Airain, groupe de métal Embrunais.

    Fatigués mais heureux, les artisans de la Fête, pensaient déjà à l’année prochaine.

  • Jason Giraud et Dylan Dubois, l’éclosion annoncée de deux pépites

    Jason Giraud et Dylan Dubois, l’éclosion annoncée de deux pépites

    On ne parle plus qu’eux sur les plus grands Nationaux. Jason Giraud et Dylan Dubois, récemment passés par le Fréjus international pétanque, sont les grandes révélations de cette saison 2026. Les deux amis se sont notamment illustrés lors du championnat du Var triplette mixte aux côtés de Fanja Aubriot, puis au National de Cannes qu’ils ont remporté avec Alessio Cocciolo. Des performances de choix dans deux des compétitions les plus relevées de l’Hexagone, où figurent régulièrement des références mondiales comme Diego Rizzi ou Dylan Rocher entre autres. « Ils forment une doublette incroyable », résume Jean Casale, dit « Pépito », le directeur sportif de l’association fréjussienne.

    Protection et expérience

    Le dirigeant varois distingue deux profils complémentaires. « Jason est un véritable meneur. Il prend des initiatives, possède déjà une grande maturité et sait reprendre le tir quand il le faut. C’est un gagneur, un leader complet », décrit-il. Dylan Dubois, lui, est « un tireur pur doté d’une mentalité phénoménale ». « C’est un garçon très posé, passionné par la pétanque. Sa principale force, c’est son acharnement. Un jour à Nice, je l’ai vu sortir le bouchon à neuf reprises », se souvient Jean Casale. Le directeur sportif insiste également sur l’importance de leur entourage. « Ils sont très bien encadrés par leurs papas, qui n’hésitent pas à sacrifier leurs propres concours pour suivre leurs enfants. » Conscient du potentiel de ses protégés, le Fréjus international pétanque a choisi de les accompagner avec prudence. « Avec Philippe Pietri, mon adjoint, nous décidons avec qui ils jouent. C’est une façon de les protéger. » Le club a d’ailleurs fait le choix de ne pas leur proposer de contrat. « Nous ne voulons pas mélanger le plaisir de jouer et l’argent. » Seuls les frais sont pris en charge. Pour Jean Casale, la marge de progression reste immense. « Aujourd’hui, ils sont à peine à 50% de leur potentiel. Ils ont encore les qualités et les défauts du manque d’expérience. » C’est dans cette logique qu’il a validé leur association avec Rémy Galleau, finaliste de La Marseillaise en 2013, pour la 65e édition de la prestigieuse épreuve phocéenne. « C’est quelqu’un qui va bien les encadrer. Quand ils le sont, ce sont des monstres », prévient Pépito.

  • Une plaque en mémoire de Margot et Lucien Vidal-Naquet

    Une plaque en mémoire de Margot et Lucien Vidal-Naquet

    C’est dans ce lieu symbolique que les époux, réfugiés durant la guerre, victimes de la barbarie nazie et de l’antisémitisme, ont été arrêtés le 15 mai 1944 par la Gestapo, puis déportés et assassinés à Auschwitz-Birkenau. En présence de Nicolas Vidal-Naquet, petit-fils du couple, et de sa famille, Olivia Fortin, maire des 6e et 8e arrondissements, a souligné que « la mémoire n’est pas un regard tourné vers le passé, elle est le fondement de notre engagement dans le présent ».

  • « Les cheminots continuent le combat en région Sud-Paca »

    « Les cheminots continuent le combat en région Sud-Paca »

    La Marseillaise : Vous sortez d’une conférence pour le secteur CGT cheminots Paca avec un changement de secrétaire général. Quelles étaient les grandes lignes des discussions entre syndiqués ?

    François Tejedor : Cette conférence se tenait dans un contexte particulier. Il y a une montée des guerres partout dans le monde mais aussi de montée l’extrême droite, là encore à un niveau international. Côté entreprise, il y a l’ouverture à la concurrence, des réorganisations et des situations dramatiques avec un nombre important de suicides depuis le début de l’année. On a une trajectoire qui est au-delà de celle de France Télécom, un service public qui a subi un éclatement. Et c’est ce qu’on vit depuis 2018 mais on constate une accélération dans ce processus d’éclatement. Cette accélération a comme conséquence ces situations dramatiques pour la famille cheminote.

    Cédric Gimenez : En effet, la question de la montée des idées d’extrême droite a fait l’objet d’un certain nombre de débats dans notre conférence. Ce n’est pas par hasard que nous l’avons tenue dans le Var puisqu’elle est particulièrement présente dans ce territoire. Quelque part, cela fait le lien avec les décisions politiques qui touchent notre entreprise avec son éclatement. Dans la région, on est en avance par rapport à d’autres. Il y avait donc un réel besoin d’analyser le niveau d’attaques, les conséquences et la riposte que cela implique. Comme nous sommes la première région a réellement faire face à l’ouverture à la concurrence, la question de notre réaction se pose. On sort rassurés des débats de cette conférence.

    Rappelons aussi le 10 juin, qui a montré qu’on était toujours en capacité de mobiliser les cheminots. Plus que ça : quels que soient les cheminots et quelle que soit l’entreprise. Dans notre conférence, il y avait d’ailleurs naturellement les camarades de Transdev et ceux de la filiale SNCF Voyageurs Sud Azur (SVSA). Cela montre qu’on est capable de s’unir autour d’un même objectif : l’unification de l’entreprise. Et pour y arriver, il faudra franchir des marches tous ensemble, en s’organisant.

    La lutte contre l’extrême droite est un sujet au cœur de l’histoire des cheminots. Quel lien faites-vous entre sa montée et les politiques libérales que vous pointez ?

    F.T. : Nous avons un Conseil régional, pour notre région Sud, qui est dirigé par la droite et l’extrême droite en réalité. À chaque assemblée où il y avait des votes sur des questions d’ouverture à la concurrence et d’éclatement de l’entreprise, c’est la majorité de droite qui portait ces orientations mais avec un accompagnement et des votes favorables de l’extrême droite pour celles-ci. L’extrême droite a soutenu toutes les propositions qui ont conduit à cette ouverture à la concurrence.

    Plus globalement, le Medef reçoit le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, il banalise ses idées. Et ce n’est pas une coïncidence que Jordan Bardella annonce que l’âge de départ à la retraite n’est pas un totem pour lui dans le même laps de temps. On voit bien qu’il sourit au patronat pour accéder au pouvoir, en attaquant les droits des travailleurs.

    C.G. : La lutte contre l’extrême droite fait partie de notre ADN, elle est inscrite dans nos statuts, c’est non-négociable. Tout ce qui sera possible de faire pour la contrer, on le fera. Ce qu’on doit faire aussi, c’est porter nos revendications qui sont reprises par certaines organisations politiques et progressistes. On doit mettre en avant les idées reprises par des partis proches de nous. On doit donc mener un double combat : combattre ces idées de front tout en portant un projet de société. Il s’agit pour nous de parler du développement du service public ferroviaire. Prenons l’exemple des Jeux olympiques 2030 dans les Alpes françaises, beaucoup de choses ont été dites mais les premiers concernés, les cheminots, doivent se faire entendre.

    Ce projet de société que vous évoquez va-t-il évoluer entre le précédent mandat et le prochain ?

    C.G. : C’est un mandat qui sera dans la continuité de ce qui a été fait jusqu’à aujourd’hui. Il n’y a pas de volonté de rupture, c’est plutôt clair. Il y a aussi une volonté de peser dans le débat public. On s’aperçoit que beaucoup de gens parlent du ferroviaire, mais sans vraiment le connaître. On ne dit pas que les cheminots ont la science infuse, mais nous sommes les premiers concernés. Encore plus car la CGT est la première organisation syndicale. Il y a aussi plusieurs enjeux pour ce mandat. Par exemple, la jeunesse où il y a une attention particulière. On a d’ailleurs un collectif jeunes cheminots Paca établi de longue date. Une des annonces phares de notre conférence était d’ailleurs une « initiative jeune » à la rentrée. Autre élément, il y a les élections professionnelles qui arrivent à la fin de l’année. Et qui dit élections professionnelles, dit positionnement de la CGT vis-à-vis d’autres organisations syndicales parfois complaisantes avec le capital ou la direction. Et je dis cela sans dénigrer ces organisations, puisque quand on est unitaire sur un sujet, on a de bons résultats. Mais sur beaucoup de sujets, la CGT est bien seule. C’est un réel enjeu.

    Vous sortez d’une grosse journée de mobilisation, le 10 juin. Elle est le résultat
    d’une colère face à toutes les problématiques que vous évoquez
     ? Quelle suite ?

    F.T. : Cela fait un moment qu’on sent de la colère. Je pense aux contrôleurs en 2022. L’entreprise a lancé une série de chantiers sur les métiers mais sans aboutir. Dernièrement, dans SNCF Voyageurs, la direction voulait remettre en cause 5 jours de RTT, ce qui est une remise en cause déguisée des 35 heures. Les Négociations annuelles obligatoires [NAO] du début d’année n’ont rien arrangé puisque l’entreprise a peu donné alors qu’on a perdu 12% du pouvoir d’achat en 10 ans ! Cette accumulation a créé une colère qui avait du mal à s’exprimer jusqu’au 10 juin. Finalement, le niveau de mobilisation est historique car de même hauteur que lors de la lutte contre la réforme des retraites. Selon les métiers et les lieux, on avait des 80 % à 90 % de grévistes. Il s’est passé quelque chose lors de ce 10 juin. C’est une alerte qui doit être entendue par la direction. Si ce n’est pas le cas, la colère sera encore plus forte.

    C.G. : Il ne faut pas résumer le 10 juin à la date en elle-même. Il y a eu toute une phase de construction en amont, on a arraché l’unité syndicale malgré des intérêts divergents sur fond d’élections professionnelles. Il y aura certainement des suites, puisque le niveau de mobilisation était aussi fort que lors de la lutte contre la réforme des retraites en 2023. Sans présager de l’avenir, on sent que la direction va devoir agir car elle a reçu une alerte très forte. D’autant qu’une table ronde est prévue, le 23 juin. On ne s’interdit rien à l’issue de celle-ci.

  • Un immeuble en chantier de la SPLAIN s’effondre

    Un immeuble en chantier de la SPLAIN s’effondre

    Un nouveau drame a été évité à Noailles à deux cents mètres de la tragédie du 5 novembre 2018. Jeudi à 21 heures, un immeuble sous arrêté de péril, objet d’un projet de réhabilitation lourde de la SPLA-IN, s’est effondré en château de cartes au 3 Halles Delacroix / 16 rue d’Aubagne, dans un nuage de poussière. Sa façade a tenu. Le bâtiment, côté halles, n’est plus qu’une coque remplie de gravats.

    Quatre passants incommodés par les poussières respirées ont été pris en charge. Le sinistre a mobilisé 70 marins-pompiers, 22 policiers municipaux et plusieurs dizaines de policiers nationaux pour mettre le secteur sous périmètre de sécurité. La place des Halles Delacroix est interdite au public. Les rues adjacentes sont coupées et des commerces fermés. Cinq immeubles dont deux mitoyens ont été évacués, le temps d’un diagnostic structurel. « 17 personnes évacuées n’ont pas pu réintégrer hier soir. 10 ont été pris en charge en hôtel par la Ville, les 7 autres n’en ont pas exprimé le besoin parce qu’ils avaient d’autres solutions », indique l’adjointe au logement Audrey Garino. Des opérations de reconnaissance étaient en cours pour s’assurer de l’absence de victimes sous les gravats de ce bâtiment inoccupé.

    La SPLA-IN Aix-Marseille Métropole avait racheté en 2023 cet immeuble à Marseille Habitat pour 627 560 euros. Elle assurait les études de conception et des travaux de gros œuvre de ce chantier complexe et coûteux (8 120 000 euros, prix hors second œuvre). Sur les causes, un mur de refend au rez-de-chaussée se serait déstructuré lors de la dépose progressive du plancher bas en poutres métalliques, suscitant par précaution la veille l’arrêt du chantier. La décompression soudaine de ce mur porteur à 21h a emporté en château de cartes tous les planchers jusqu’à la toiture. L’immeuble sur cave étayée se trouvait pourtant « dans un état ordinaire sans pathologies importantes » écrivait en janvier 2025 le bureau d’études structure.

    Le principe général du projet structurel était de conserver au maximum les ouvrages en place en les renforçant. Le marché de travaux que La Marseillaise a consulté prévoyait la dépose précautionneuse et progressive du plancher bas du commerce, côté place Delacroix, la démolition de la dalle en béton côté cour intérieure et des colonnes de toilettes sur cour. Les travaux globaux devaient générer 485 tonnes de déchets sur plus de 1 000m² de plancher à curer/démolir.

    « Un immeuble de grande qualité »

    L’immeuble bâti en 1795 est protégé dans le secteur patrimonial remarquable de Marseille. « C’est un immeuble de grande qualité qui souffre à la fois d’un manque d’entretien et de transformations de son architecture, notamment au rez-de-chaussée par des adaptations aux usages commerciaux, menées en toute ignorance de ses compositions architecturales et historiques », décrivait la maîtrise d’œuvre (Groupement Atelier Cord / Chancel Architecture / SP2I / B.M.I / Raedificare SAS) dans le permis de construire délivré en juillet 2024.

    L’immeuble sur cave comprend cinq niveaux de logement avec deux commerces en rez-de-chaussée, l’un orienté rue d’Aubagne, l’autre sur la place des Halles Delacroix. La parcelle est formée de deux ailes articulées autour d’une cour centrale à ciel ouvert. Il était frappé d’un arrêté de mise en sécurité urgente en octobre 2024 après l’incendie du commerce de légumes. La SPLAIN projetait la fin des travaux pour aménager 13 logements, 3 commerces et 1 surface de locaux d’activité à l’automne 2028. Le bailleur Erilia devait assurer le second œuvre. Il faut désormais tout reprendre.

    « La priorité, c’est de mettre les gens en sécurité. Quand on se retrouve encore devant des gravats, on pense au 5 novembre », réagit la conseillère d’arrondissement des 13-14, Lynda Kherbache, cousine de Cherif Zemmar décédé au 65 rue d’Aubagne, venue apporter son aide aux délogés. Le Collectif du 5-Novembre critique « des délogements gérés dans le chaos » avec une « SPLA-IN largement absente du terrain », une « gestion improvisée, approximative et profondément anxiogène » des délogés « ravivant des souvenirs que cette ville ne devrait plus jamais revivre ». Plus fondamentalement, le C5N interroge : « Comment un immeuble intégré à une opération urbaine de rénovation peut-il finir par s’effondrer ? » Contactée, la SPLAIN n’a pas souhaité s’exprimer.