Tag: La Marseillaise

  • [La Marseillaise Breaking Cup] Mofak veut faire naître des vocations dans les quartiers

    [La Marseillaise Breaking Cup] Mofak veut faire naître des vocations dans les quartiers

    Pour Mofak, la Marseillaise Breaking Cup est bien plus qu’un simple événement. Elle est l’expression d’une culture urbaine qu’il chérit depuis son plus jeune âge, au cœur des quartiers marseillais où il a grandi. Le directeur artistique de la compétition était présent mardi à La Busserine pour permettre à « la jeunesse d’aujourd’hui » de découvrir ce qui l’a toujours fait vibrer « dans les arts de rue ». « Ça me tient à cœur de pouvoir m’investir au travers de ces ateliers, parce que ça peut susciter des vocations. Si un jeune va s’inscrire derrière à la danse, au DJing ou au graff, ce serait ma plus belle victoire », confie celui qui souhaite à son tour transmettre aux enfants ce qu’il a reçu de ses aînés, à l’image de DJ Djel de la Fonky Family, ou de DJ Daz, du groupe IAM.

    Investir directement les quartiers

    « Ça me fait plaisir parce que le temps passe, il faut laisser la place aux jeunes. Et le hip-hop, c’est un héritage », souligne l’artiste, qui a notamment collaboré au cours de sa carrière avec des stars internationales comme Madonna ou Snoop Dogg. « La culture urbaine a toujours eu de l’importance, même pour les jeunes d’aujourd’hui, parce que c’est l’origine de tout ce qu’ils écoutent. Il faut que ces arts perdurent », insiste-t-il.

    Mofak déplore notamment la place prise par le numérique au détriment des activités en extérieur. « Beaucoup de personnes, surtout des enfants, sont devenues esclaves des téléphones, des consoles de jeux et des réseaux sociaux. Il faut qu’ils puissent profiter de leur jeunesse », ajoute l’artiste marseillais. À ses yeux, la Marseillaise Breaking Cup joue justement un rôle concret en allant directement à la rencontre des jeunes dans leurs quartiers. « Il faut que ça continue dans ce sens. L’idéal, ce serait de pouvoir faire des opérations comme celles-ci tout au long de l’année, avec l’appui des centres sociaux, des centres aérés et des associations », propose Mofak, qui salue au passage « l’énorme travail » réalisé quotidiennement par ces structures auprès de la jeunesse marseillaise.

  • La Marseillaise Breaking Cup fait bouger les jeunes de La Busserine

    La Marseillaise Breaking Cup fait bouger les jeunes de La Busserine

    Lorsque DJ DD s’est installé derrière les platines, les enfants qui se promenaient dans la Plaine des Sports et des Loisirs de La Busserine n’ont pas tardé à se laisser attirer par les activités proposées, mardi, dans le cadre de La Marseillaise Breaking Cup. Et parmi toutes les animations, le graff a sans aucun doute remporté le plus franc succès.

    Dès que Ozas a déployé sa grande toile, petits et grands se sont amusés à remplir les lettres préparées par l’artiste à coups de bombes de peinture. « J’ai adoré faire des graffitis », lance Nahim, 12 ans. Passionné de dessin, le jeune garçon a rapidement assimilé la technique pour donner du volume aux lettres. Il s’est en revanche montré moins à l’aise derrière les platines du DJ, un exercice qui demande de jongler avec plusieurs tâches dans un laps de temps très court. « C’est plus difficile que je ne le pensais », reconnaît le minot de La Busserine.

    Au fil de l’après-midi, d’autres enfants ont rejoint l’aire d’activités, où B-boy Wesna les attendait de pied ferme pour une initiation au breakdance. Le principe était simple : reproduire les figures réalisées par le danseur, avec plus ou moins de réussite.

    « Au début, j’arrivais à faire comme lui. Mais quand il a commencé à faire des mouvements de fou, ça m’a trop impressionné, j’étais perdue », raconte Lyna. Accompagnée de sa petite sœur, la jeune fille s’est essayée aux figures du champion sous les yeux émerveillés de leur papa.

    Le programme de la journée de mercredi

    Pour cette 3e journée de la 5e saison de La Marseillaise Breaking Cup, les festivités se poursuivent dans le 14e arrondissement de Marseille. Après une première étape à la Plaine des Sports de la Busserine, l’événement pose ses valises à La Paternelle, au sein de l’association Jeunes Renaissance, située au 33 boulevard Alphonse Allais. Plusieurs ateliers et initiations seront proposés au public, avec pour objectif de faire découvrir les différentes facettes de la culture hip-hop et de favoriser la pratique sportive et artistique auprès des jeunes du quartier. Le Centre culturel ouvrier (CCO) Sainte-Marthe sera présent pour assurer plusieurs animations, et notre journal proposera également un atelier d’éducation aux médias.

  • La Marseillaise Breaking Cup fait bouger les jeunes de La Busserine

    La Marseillaise Breaking Cup fait bouger les jeunes de La Busserine

    Lorsque DJ DD s’est installé derrière les platines, les enfants qui se promenaient dans la Plaine des Sports et des Loisirs de La Busserine n’ont pas tardé à se laisser attirer par les activités proposées, mardi, dans le cadre de La Marseillaise Breaking Cup. Et parmi toutes les animations, le graff a sans aucun doute remporté le plus franc succès.

    Dès que Ozas a déployé sa grande toile, petits et grands se sont amusés à remplir les lettres préparées par l’artiste à coups de bombes de peinture. « J’ai adoré faire des graffitis », lance Nahim, 12 ans. Passionné de dessin, le jeune garçon a rapidement assimilé la technique pour donner du volume aux lettres. Il s’est en revanche montré moins à l’aise derrière les platines du DJ, un exercice qui demande de jongler avec plusieurs tâches dans un laps de temps très court. « C’est plus difficile que je ne le pensais », reconnaît le minot de La Busserine.

    Au fil de l’après-midi, d’autres enfants ont rejoint l’aire d’activités, où B-boy Wesna les attendait de pied ferme pour une initiation au breakdance. Le principe était simple : reproduire les figures réalisées par le danseur, avec plus ou moins de réussite.

    « Au début, j’arrivais à faire comme lui. Mais quand il a commencé à faire des mouvements de fou, ça m’a trop impressionné, j’étais perdue », raconte Lyna. Accompagnée de sa petite sœur, la jeune fille s’est essayée aux figures du champion sous les yeux émerveillés de leur papa.

    Le programme de la journée de mercredi

    Pour cette 3e journée de la 5e saison de La Marseillaise Breaking Cup, les festivités se poursuivent dans le 14e arrondissement de Marseille. Après une première étape à la Plaine des Sports de la Busserine, l’événement pose ses valises à La Paternelle, au sein de l’association Jeunes Renaissance, située au 33 boulevard Alphonse Allais. Plusieurs ateliers et initiations seront proposés au public, avec pour objectif de faire découvrir les différentes facettes de la culture hip-hop et de favoriser la pratique sportive et artistique auprès des jeunes du quartier. Le Centre culturel ouvrier (CCO) Sainte-Marthe sera présent pour assurer plusieurs animations, et notre journal proposera également un atelier d’éducation aux médias.

  • Les Amis de la Marseillaise récoltent 406 euros à Terres de résistance

    Les Amis de la Marseillaise récoltent 406 euros à Terres de résistance

    Notre lectrice martégale Farida Lahouas a gagné le gros lot : une peinture évocatrice du centre-ville de la Venise Provençale réalisée durant le festival par l’artiste Thierry Chauvelot. « C’est ma ville ! ça y ressemble tout à fait », observe notre lectrice ayant grandi dans le quartier de l’Île. « Il va maintenant falloir lui trouver une place pour le mettre en valeur à la maison », promet-elle. « Je suis lectrice et ravie d’avoir pu aider La Marseillaise », conclut Farida Lahouas. Frédéric Boffi, membre des Amis de la Marseillaise, indique vouloir « faire vivre le titre à chaque initiative, à chacun sa mesure ». Avec cette tombola, « les gens sont heureux et entendent parler de ce journal qui est irremplaçable », considère le militant, pour qui les 406 euros récoltés sont autant de « petits ruisseaux qui font de grandes rivières ». Et merci à tous !

    En cette rentrée, « La Marseillaise » a plus que jamais besoin de vous pour atteindre ses objectifs et aborder de manière offensive 2027, année essentielle pour l’avenir de notre pays.

    D’importantes tensions de trésorerie, notamment liées à nos activités événementielles, nécessitent un soutien immédiat pour que nous puissions continuer à aller de l’avant

    « La Marseillaise » est à vous, elle compte sur vous !

    Les dons à La Marseillaise sont défiscalisés à hauteur de 66%, vous pouvez les réaliser en ligne ou en adressant un chèque libellé à l’ordre de « Presse et pluralisme – La Marseillaise » à La Marseillaise 15, cours d’Estienne d’Orves 13001 Marseille.

  • La place du Refuge, hôte de l’événement d’ouverture de La Marseillaise Breaking Cup

    La place du Refuge, hôte de l’événement d’ouverture de La Marseillaise Breaking Cup

    Le soleil frappait fort, ce lundi au cœur de l’après-midi. La Marseillaise Breaking Cup 5e saison s’est lancée sur une petite place au sein du 2e arrondissement de Marseille. Au bout de la rue du Refuge, initiation et démonstration de breakdance étaient au programme. Chacun pouvait participer à l’événement qui ouvrait la semaine de rendez-vous, dans la cité phocéenne, mais aussi au-delà puisque Septèmes-les-Vallons (vendredi) et Port-de-Bouc (samedi) accueilleront également des animations.

    Ce premier moment a été dirigé et organisé par le groupe local Original Rockerz, installé depuis près de vingt ans dans cette partie de la ville. À l’ombre des quelques arbres garnissant la place, 5 b-boys et b-girls ont pu montrer leur art aux quelques dizaines de personnes, curieuses de voir ces hommes et ces femmes danser.

    B-girl Pita à retrouver

    dimanche à l’Opéra

    Thaïs, Oussama, FTH, Charlie et Pita ont effectué plusieurs battles devant les yeux des petits et grands. Ce groupe était encadré par Mohand Zenasni, personnage reconnu de la discipline, lui-même ancien champion d’Europe et organisateur d’événements. Ce dernier a pris le micro pour animer la journée. Pita Auffan, alias b-girl Pita, est vice-championne de France 2026 de breakdance et représentera la France, durant le mois de décembre, lors des Mondiaux à Paris. En attendant, elle réalisait ses derniers préparatifs avant de monter sur la scène de l’Opéra de Marseille, dimanche. La b-girl de 21 ans participera elle aussi à la Breaking Cup, un avant-goût des championnats du monde.

    Quelques enfants ont pu tester la discipline, avec comme coach la jeune Thaïs, également étudiante à Luminy, en plus de ses heures sur la piste de danse. Touristes et passants ont pu se joindre au mouvement en fin d’après-midi, alors que les danseurs continuaient de performer. Une bonne manière de lancer cette 5e saison de La Marseillaise Breaking Cup, qui se poursuit chaque jour de la semaine jusqu’à l’épisode final sur la scène de l’Opéra marseillais.

  • La Marseillaise lance la 5e saison de sa Breaking Cup par une grande soirée de fête

    La Marseillaise lance la 5e saison de sa Breaking Cup par une grande soirée de fête

    Pour démarrer officiellement cette 5e saison de La Marseillaise Breaking Cup, il fallait bien une inauguration digne ce nom. Ce lundi en début de soirée, un moment convivial s’est déroulé dans la salle des Rotatives, au siège de notre journal, avec les principaux instigateurs de l’événement. À commencer par le président de La Marseillaise et le directeur des événements du groupe, Léo Purguette et Maryan Barthélémy. Tony Badman, speaker de la Breaking Cup, était également aux manettes, alors que la Ville de Marseille et le conseil régional étaient représentés. Le conseiller régional David Galtier, s’est d’ailleurs félicité, au nom de la Région Sud, d’un tel « évènement croisant le sport, la culture et la danse ».

    La Marseillaise Breaking Cup boucle la saison événementielle et le journal se dit « fier d’avoir fait le pari des cultures urbaines ». La grande nouveauté de cette édition étant que le breaking pousse les portes de l’Opéra de Marseille, pour la première fois, avec une compétition sur la scène principale. Éric Méry, adjoint aux sports à la mairie de Marseille, décrivait toute la portée du rendez-vous : « Je ne veux pas que cette compétition se résume à du sport, parce que c’est aussi culturel. L’Opéra a vocation à accueillir ce type d’événements, à être ouvert aux Marseillais. La mairie est enchantée », racontait celui qui n’oublie pas de remercier les mairies d’arrondissements impliqués dans l’organisation.

    À l’opéra dimanche

    Les décors de Don Giovanni, l’opéra de Mozart, vont être remplacés par ceux des b-boys et b-girls. Un saut dans le temps gigantesque, mais une évolution importante quant à l’inclusion de ce sport dans la société. « Avant, le hip-hop était sur le parvis de l’opéra puis il a mis ses baskets aux JO et maintenant au sein même de l’opéra », signalait Tony.

    Lors de la compétition, des juges et danseurs internationaux ont été invités pour assurer un niveau élevé. En plus, cinq DJs feront le show, c’est-à-dire un par catégorie – le popping, le hip-hop et le breaking -, ainsi qu’un pour le roller disco, l’une des animations prévues le dimanche devant l’opéra, et un dernier qui s’occupera de l’intro et des entractes dans l’enceinte. Rappelons que des présélections se tiendront le matin, sur le parvis, et que seulement quelques danseurs pourront monter sur scène. L’entrée est totalement gratuite pour les spectateurs, une jauge de 650 personnes a été fixée. La moitié est d’ailleurs d’ores et déjà réservée.

    Au cours de cette soirée d’inauguration, le danseur hip-hop et photographe Amir a présenté ses clichés, installés sur les murs de la salle des Rotatives. « Après avoir beaucoup voyagé pour des compétitions, l’approche artistique m’a permis de m’ouvrir au monde. La photo est venue il y a 1 an et demi seulement et j’ai commencé un projet pour représenter en images le quartier de Kalliste. En fouillant dans les archives de la Ville, je ne trouvais pas de photos mettant en lumière les quartiers nord et donc j’ai commencé à photographier les habitants. Je place beaucoup l’humain au centre de mes photographies », a décrit avec passion le jeune homme, maillot de Chelsea, floqué au nom de la légende ivoirienne Didier Drogba. Amir dansera également dimanche, à l’Opéra, et a laissé sa place, en fin de présentation, à son ami Aziz. Lui aussi danseur reconnu, il a réalisé une démonstration au siège de notre journal avant que le DJ continue de mettre l’ambiance pour fêter l’ouverture de La Marseillaise Breaking Cup, cinquième du nom.

    Le programme de la journée de mardi

    Pour cette 2e journée de la 5e saison de La Marseillaise Breaking Cup, l’événement va s’installer dans le 14e arrondissement. La Plaine des Sports, à la Busserine, accueille plusieurs ateliers et initiations. Breakdance, graffiti et DJ mix sont au programme, avec comme intervenant French Keyzz, l’association de notre directeur artistique, Mofak. L’association ALAFOU proposera également des cours d’afrodance lors de cette session débutant à 16h30.

    P.G.

  • Le breaking est à la fête toute la semaine

    Le breaking est à la fête toute la semaine

    Sept jours de fête autour du breaking et de la culture urbaine avec de nombreux événements au programme dans la région phocéenne. Du 7 au 13 septembre, La Marseillaise enclenche le mode Breaking Cup avec une 5e édition riche en invités, mais pas seulement.

    En point d’orgue se tiendra une compétition de breakdance dans le cadre majestueux de l’opéra de Marseille. La journée de dimanche sera ainsi consacrée à cette discipline qui aura connu un passage éclair dans le monde olympique (inscrite aux JO de Paris 2024, mais pas à ceux de Los Angeles 2028). Des qualifications auront lieu sur le parvis de l’opéra, le matin, avant une entrée sur la scène principale en début d’après-midi. Un jury international sera présent pour déterminer les vainqueurs de la phase finale.

    Les trois disciplines du breaking seront représentées avec le popping, le breakdance et le hip-hop. Trois catégories, pour les hommes et pour les femmes, donc six gagnants récompensés à l’issue de cette compétition. Le sport ne constitue qu’une facette de l’identité de l’événement, qui va bien au-delà. Tout au long de la semaine, des ateliers et initiations prendront place dans divers lieux de la ville, mais aussi en dehors. La Marseillaise Breaking Cup se lancera ce lundi 7 sur la place du Refuge, en plein cœur du quartier du Panier. Une première animation se tiendra autour du breakdance, sous la houlette du collectif 100% marseillais Original Rockerz et de l’ancien b-boy Mohand Zenasni. En fin d’après-midi, la salle des Rotatives de La Marseillaise accueillera la soirée de lancement, un moment convivial destiné à donner le coup d’envoi de cette édition 2026. Une fin de journée en présence des différents partenaires, avec un point presse au programme et même une démonstration de breakdance par l’association French Keyzz.

    L’événement s’invite

    en dehors de Marseille

    Le 14e arrondissement sera the place to be mardi et mercredi. La Busserine et la Paternelle seront les hôtes de nouveaux ateliers autour du breakdance, évidemment, mais aussi du graffiti et de la pratique de la musique électronique. Par ailleurs, un moment d’échanges autour de l’éducation aux médias est organisé par notre journal. Le même programme est prévu jeudi au Plan d’Aou, dans le 15e, avec la collaboration du centre social Grand Saint-Antoine.

    La Breaking Cup s’exporte également hors de Marseille. La Gavotte-Peyret, à Septèmes-les-Vallons, reçoit également quelques animations, vendredi 11 septembre. Samedi, Port-de-Bouc proposera un programme XXL et d’une grande variété. Pêle-mêle : scène rap, ateliers d’écriture, initiation BMX, projections gratuites de films, prévention addictions, promotion de la paix etc. Un large éventail de choix, tout au long de la journée, puisque le top départ est prévu sur les coups de 10h30.

    Un planning riche, sept jours intenses, afin de célébrer comme il se doit cette 5e année d’existence.

  • Avignon cesse de financer l’aide à l’apprentissage de la lecture

    Avignon cesse de financer l’aide à l’apprentissage de la lecture

    Devant une centaine d’élèves de l’école des Grands Cyprès, à l’occasion de la rentrée, le maire (DVD) Olivier Galzi se réjouissait de la chorale qui chantait « Je veux apprendre ! ». Mais en parallèle, la municipalité de la Cité des Papes a décidé de ne pas reconduire un financement qui permettait aux écoliers en CP qui sont en difficulté d’apprentissage d’avoir des aides en lecture et en écriture dans les quartiers prioritaires de la ville.

    Le dispositif « Coup de pouce » était piloté par la Ligue de l’Enseignement mais financé par la mairie à hauteur d’un peu plus de 56 310 euros pour l’année scolaire 2025-2026. Organisés sous forme de clubs, ces moments permettaient à 55 enfants, dispatchés en 11 groupes de 5, d’avoir trois séances d’une heure et demie par semaine. La plupart des directeurs d’école en auraient été informés ce lundi. Contactée par La Marseillaise, la Ville d’Avignon explique que la décision « s’inscrit dans un contexte d’évolution des politiques publiques de soutien aux apprentissages fondamentaux » avec notamment « un retrait progressif des financements ». Et explique que l’an dernier, alors qu’elle amenait plus de 50 000 euros, l’État n’en amenait que 4 000. « La Ville a considéré qu’elle ne pouvait plus porter seule une action qui reposait historiquement sur une logique de coconstruction et de cofinancement entre plusieurs partenaires », poursuit-elle. Tout en assurant qu’elle « continuera ainsi d’agir concrètement pour favoriser le goût de la lecture, l’accès à la culture au bénéfice des jeunes Avignonnais ».

    Lutte contre les inégalités

    Contactée, la Ligue de l’Enseignement confirme mais ne souhaite pour l’heure pas commenter cette décision dont elle a été informée pendant l’été. Le contrat d’une dizaine d’animatrices en périscolaire dédiées à ces temps n’a donc pas été prolongé d’après les premiers échos.

    « Le dispositif permettait de lutter contre les inégalités scolaires. C’est hyper important, d’autant plus que les difficultés scolaires sont souvent liées aux difficultés sociales que l’on rencontre dans ces quartiers », regrette de son côté Nicolas Flavier, secrétaire départemental FSU-Snuipp. « Encore une double peine pour les enfants des quartiers populaires. Maîtriser la lecture en CP, c’est primordial pour la suite », souffle Khalid El Yousoufi, conseiller municipal (LFI) et enseignant à l’école des Grands Cyprès qui est concernée par cet arrêt.

  • [Entretien] François Batista, CGT : « Il y a toujours un espoir pour trouver un repreneur »

    [Entretien] François Batista, CGT : « Il y a toujours un espoir pour trouver un repreneur »

    La Marseillaise : Quelle analyse faites-vous de la situation de l’usine de Fibre Excellence Tarascon ?

    François Batista : Il faut, avant tout, avoir en tête que Fibre Excellence est un dossier qui a un impact départemental. Sa situation a une multitude d’effets sur plusieurs écosystèmes, avec des intérêts multiples pour plusieurs acteurs, comme le port de Marseille-Fos ou encore les centaines de forestiers qui fournissent l’usine en bois. Problème : nous avons eu une rencontre avec la Région, il y a deux semaines, non pas pour sauver l’outil industriel ou les emplois, mais trouver une porte de sortie pour le site… La Région Sud est la collectivité qui s’est le moins investie et qui a mis le moins de liquidités lorsqu’il y avait des projets de reprise pour éviter la liquidation du site. Elle est clairement moins impliquée que la Région Occitanie, qui a mis sur la table 13 millions d’euros, contre 2 millions et des brouettes pour la Région Sud. D’un autre côté, la CGT de Fibre Excellence a des propositions et des projets pour sauver le site et trouver un repreneur. L’usine a des avantages, elle produit de la pâte à papier dite « kraft », qui a une grosse demande notamment pour le carton et ses variantes. Il y a donc des possibilités réelles de débouchés et donc une reprise de l’activité. Les salariés ont un projet qui table sur un équilibre financier dans les 2-3 ans à venir, avec l’investissement nécessaire. En clair, même si le site est liquidé judiciairement, il y a toujours un espoir de trouver un repreneur et de sauver les emplois. Mais il y a urgence.

    Vous évoquez une urgence, pourquoi ?

    F.B : Le mandataire-liquidateur, qui a pris la main sur le site suite à la liquidation judiciaire, a la responsabilité de s’assurer de la sécurité du site, des personnes et de l’environnement. Le problème, c’est qu’il veut mettre en place des procédures d’arrêt du site qui rendraient très difficile tout redémarrage du site, notamment car une partie des installations s’abîmeraient. Il y a une vraie problématique de sécurité sur un site classé Seveso, avec des produits chimiques qui ne sont pas anodins et donc un risque industriel. L’enjeu est de respecter les normes environnementales pour maintenir l’outil industriel, le plus longtemps possible, en état de service. On estime à plusieurs mois le temps de vider et évacuer l’ensemble des produits du site. Il y a donc le temps de trouver un repreneur, si l’arrêt est fait en bonne et due forme. Garantir la sécurité du site, c’est procéder à un arrêt qui empêche tout impact environnemental et protège les installations. Ce mardi, il y a plusieurs incidents sur des vidanges. Il y a d’ailleurs eu plusieurs arrêtés préfectoraux pris pour encadrer l’action du liquidateur. C’est la preuve que le risque industriel qu’on évoque est réel.

    En quoi la fermeture définitive du site serait un non-sens industriel ?

    F.B : C’est très simple : redémarrer l’outil serait de l’ordre de quelques millions d’euros. Pour le démanteler, le dépolluer, on est sur plusieurs dizaines, voire des centaines de millions d’euros. Au-delà de ça, c’est une question de souveraineté industrielle, de garder une expertise et un savoir-faire.

  • [Souscription de rentrée] « La Marseillaise » a besoin de vous

    [Souscription de rentrée] « La Marseillaise » a besoin de vous

    Six ans après la reprise de notre journal que la crise Covid avait conduit à la liquidation, « La Marseillaise » s’est surpassée.

    Plus de contenus, plus de lecteurs, plus d’événements, 7 départements dans sa zone de diffusion, une appli mobile, un siège historique rénové…

    Vous êtes nombreuses et nombreux à nous dire votre satisfaction et vos encouragements devant les progrès accomplis.

    En cette rentrée, « La Marseillaise » a plus que jamais besoin de vous pour atteindre ses objectifs et aborder de manière offensive 2027, année essentielle pour l’avenir de notre pays.

    D’importantes tensions de trésorerie, notamment liées à nos activités événementielles, nécessitent un soutien immédiat pour que nous puissions continuer à aller de l’avant

    « La Marseillaise » est à vous, elle compte sur vous !

    Les dons à La Marseillaise sont défiscalisés à hauteur de 66%, vous pouvez les réaliser en ligne ou en adressant un chèque libellé à l’ordre de « Presse et pluralisme – La Marseillaise » à La Marseillaise 15, cours d’Estienne d’Orves 13001 Marseille.

    Pour faire un don en ligne, c’est par ici