Tag: La Marseillaise

  • Les élèves du lycée Diderot de Marseille découvrent notre journal

    Les élèves du lycée Diderot de Marseille découvrent notre journal

    Si vous aviez le choix entre journaliste et anthropologue ? » La question lancée aux élèves de Première du lycée Diderot semble surprenante. Mais, vendredi matin, l’anthropologue Monique Matni la pose après avoir expliqué les techniques de terrain du chercheur en anthropologie qui font écho à un autre métier, celui de journaliste. S’emparer d’un sujet, d’un fait et apprendre à en savoir plus grâce à des questions et une méthode, « les deux démarches ont des similitudes » ont expliqué Monique Matni et sa collègue Jeanne Pin, toutes deux doctorantes au sein du Laboratoire CeRCLEs de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

    Cette sensibilisation s’est déroulée vendredi au siège de La Marseillaise au cours d’un atelier proposé dans le cadre du festival des sciences sociales organisé jusqu’à dimanche à Marseille par l’EHESS. Accompagnés de leur professeure d’histoire-géographie et de la documentaliste de l’établissement, les élèves du lycée Diderot ont découvert l’histoire du journal, né dans la Résistance, appris ce qu’était une ligne éditoriale. « Il faut savoir faire la différence entre une information vérifiée et les contenus qui circulent sur les réseaux sociaux. C’est fondamental. La clé, c’est d’apprendre à chercher la source de l’information », a expliqué Françoise Verna, rédactrice en cheffe de La Marseillaise qui a coanimé l’atelier. Plusieurs titres de journaux étaient mis disposition pour permettre de comprendre l’importance du pluralisme de la presse.

    Cette immersion a été aussi l’occasion pour les lycéens de travailler en ateliers sur des sujets d’actualité de leur choix. Guerre à Gaza, agression d’une professeure à Strasbourg par un élève de 14 ans, victoire de l’OM sur le PSG et Ballon d’or 2025 : les informations sélectionnées à partir de la lecture du journal ont révélé combien ces adolescents saisissent l’actualité pour peu que l’on prenne la peine de leur proposer une éducation aux médias. Pour preuve leurs questions pertinentes qui ont conclu la matinée sur l’indépendance des journalistes et les pressions subies.

    programme du festival sur le site allez-savoir.fr

  • [Liberté de la presse] Un soutien massif à La Marseillaise pour contrer l’extrême droite

    [Liberté de la presse] Un soutien massif à La Marseillaise pour contrer l’extrême droite

    Faire bloc face aux assauts menés par l’extrême droite. Une forte mobilisation s’est tenue devant l’entrée du tribunal, rue Autran (6e), en solidarité de La Marseillaise et plus largement pour soutenir la liberté de la presse et la pluralité des médias.

    Tristan Arnaud, journaliste rédacteur dans le Gard, et Léo Purguette, directeur de publication, étaient convoqués devant une juge pour se défendre des attaques portées par le député de la 5e circonscription du Gard, Alexandre Allegret-Pilot (UDR). Ce parlementaire d’extrême droite, dans une plainte dont s’est saisie cette magistrate, accuse notre journal de diffamation.

    En cause, deux articles, comme l’a détaillé Léo Purguette devant les nombreux soutiens présents : « Le premier, parle de ses tweets et les qualifie de racistes, misogynes et homophobes. D’ailleurs, la plateforme X (ex-Twitter), dont on sait qu’elle n’est pas la propriété d’un bolchevique, a supprimé ses tweets et verrouillé son compte, tellement ils étaient outranciers. Le deuxième article, très classique, cite l’enquête de nos confrères du Monde, qui ont remonté le fil du parcours professionnel de ce député. Lorsqu’il était fonctionnaire de Bercy, il a attribué une subvention à une entreprise qui n’était pas encore créée. Ce qui pose évidemment quelques questions. Figurez-vous que nous citons cette enquête du Monde, mais Le Monde, lui, n’est pas attaqué, comme me l’a confirmé Philippe Broussard, de la direction de la rédaction du Monde. »

    Léo Purguette a tenu à rappeler : « Nous n’avons jamais été ni convoqués, ni condamnés pour diffamation sous ma présidence et, de mémoire d’homme, La Marseillaise n’a jamais été condamnée pour diffamation. Après 82 ans d’existence, ça en dit long sur la qualité de ce que nous produisons. » Avant d’ajouter : « Alors pourquoi s’en prendre à La Marseillaise ? Nous avons une petite idée. Ce courant politique là ne digère pas que nous soyons le journal héritier de la Résistance, que nous soyons, 82 ans après notre création, toujours intransigeants vis-à-vis des porteurs de haine. »

    Citoyens, élus, militants syndicaux, politiques ou associatifs… De nombreuses personnes issues d’horizons divers sont venues témoigner leur soutien à La Marseillaise dans ce combat.

    Parmi elles, Jessica Jade de l’UD CGT 13. Des personnalités politiques, avec les parlementaires Jérémy Bacchi, sénateur (PCF), ou Hendrik Davi, député (L’Après), plusieurs élus municipaux (PCF, MadMars, PS…) de la Ville de Marseille à l’image d’Olivia Fortin, maire des 6-8 (MadMars), le maire de Septèmes-les-Vallons (PCF) André Molino et sa première adjointe Sophie Celton, Camille Di Folco et Nathalie Lefebvre, adjointes (PCF) au maire de Martigues, ou Malik Mersali, adjoint au maire de Vitrolles. Le maire du Rove était représenté par Thierry Chauvelot et le maire de Port-de-Bouc par Alain Nersessian. Des acteurs du monde économique étaient aussi présents, comme Denis Philippe, président de la Chambre régionale des entreprises de l’économie sociale et solidaire (Cress) ou Maxime Picard de la Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne (CPMM). Une mobilisation soutenue par l’action fidèle des Amis de La Marseillaise, avec de nombreux membres, comme Frédéric Boffi.

    Léo Purguette puis Tristan Arnaud ont chacun été reçus par la juge. « J’ai insisté sur le fait que je ne comprends pas pourquoi Tristan Arnaud est visé, alors que c’est la direction qui généralement, dans ce cadre-là, assume la publication. Nous espérons que nos arguments auront suffisamment de poids pour que la procédure s’arrête là. Nous tiendrons informés nos lecteurs dans les colonnes du journal dans les prochaines semaines », a conclu Léo Purguette.

    « Toujours intransigeants vis-à-vis des porteurs de haine »

  • Un soutien massif pour contrer l’extrême droite

    Un soutien massif pour contrer l’extrême droite

    Faire bloc face aux assauts menés par l’extrême droite. Une forte mobilisation s’est tenue devant l’entrée du tribunal, rue Autran (6e), en solidarité de La Marseillaise et plus largement pour soutenir la liberté de la presse et la pluralité des médias.

    Tristan Arnaud, journaliste rédacteur dans le Gard, et Léo Purguette, directeur de publication, étaient convoqués devant une juge pour se défendre des attaques portées par le député de la 5e circonscription du Gard, Alexandre Allegret-Pilot (UDR). Ce parlementaire d’extrême droite, dans une plainte dont s’est saisie cette magistrate, accuse notre journal de diffamation.

    En cause, deux articles, comme l’a détaillé Léo Purguette devant les nombreux soutiens présents : « Le premier, parle de ses tweets et les qualifie de racistes, misogynes et homophobes. D’ailleurs, la plateforme X (ex-Twitter), dont on sait qu’elle n’est pas la propriété d’un bolchévique, a supprimé ses tweets et verrouiller son compte, tellement ils étaient outranciers. Le deuxième article, très classique, cite l’enquête de nos confrères du Monde, qui ont remonté le fil du parcours professionnel de ce député. Lorsqu’il était fonctionnaire de Bercy, il a attribué une subvention à une entreprise qui n’était pas encore créée. Ce qui pose évidemment quelques questions. Figurez-vous que nous citons cette enquête du Monde, mais Le Monde, lui, n’est pas attaqué, comme me l’a confirmé Philippe Broussard, de la direction de la rédaction du Monde. »

    Léo Purguette a tenu à rappeler : « Nous n’avons jamais été ni convoqués, ni condamnés pour diffamation sous ma présidence et, de mémoire d’homme, La Marseillaise n’a jamais été condamnée pour diffamation. Après 82 ans d’existence, ça en dit long sur la qualité de ce que nous produisons. » Avant d’ajouter : « Alors pourquoi s’en prendre à La Marseillaise ? Nous avons une petite idée. Ce courant politique là ne digère pas que nous soyons le journal héritier de la Résistance, que nous soyons, 82 ans après notre création, toujours intransigeants vis-à-vis des porteurs de haine. »

    Citoyens, élus, militants syndicaux, politiques ou associatifs… De nombreuses personnes issues d’horizons divers sont venues témoigner leur soutien à la La Marseillaise dans ce combat.

    Parmi elles, Jessica Jade de l’UD CGT 13. Des personnalités politiques, avec les parlementaires Jérémy Bacchi, sénateur (PCF), ou Hendrik Davi, député (L’Après), plusieurs élus municipaux (PCF, MadMars, PS…) de la Ville de Marseille à l’image d’Olivia Fortin, maire des 6-8 (MadMars), le maire de Septèmes-les-Vallons (PCF) André Molino et sa première adjointe Sophie Celton, Camille Di Folco et Nathalie Lefebvre, adjointes (PCF) au maire de Martigues, ou Malik Mersali, adjoint au maire de Vitrolles. Le maire du Rove était représenté par Thierry Chauvelot et le maire de Port-de-Bouc par Alain Nersessian. Des acteurs du monde économique étaient aussi présents, comme Denis Philippe, président de la Chambre régionale des entreprises de l’économie sociale et solidaire (CRESS) ou Maxime Picard de la Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne (CPMM).Une mobilisation soutenue par l’action fidèle des Amis de La Marseille, avec de nombreux membres, comme Frédéric Boffi.

    Léo Purguette puis Tristan Arnaud ont chacun été reçus par la juge. « J’ai insisté sur le fait que je ne comprends pas pourquoi Tristan Arnaud est visé, alors que c’est la direction qui généralement, dans ce cadre-là, assume la publication. Nous espérons que nos arguments auront suffisamment de poids pour que la procédure s’arrête là. Nous tiendrons informer nos lecteurs dans les colonnes du journal dans les prochaines semaines », a conclu Léo Purguette.

    « Toujours intransigeants vis-à-vis des porteurs de haine »

  • Quand les peuples refusent la guerre à travers l’histoire

    Quand les peuples refusent la guerre à travers l’histoire

    Comment s’est-on opposé aux conflits dans le monde depuis la Première Guerre mondiale ? C’est la question que vont se poser historiens, déserteurs et objecteurs de conscience les 4 et 5 octobre à Vitry-sur-Seine. Organisé par l’association La Courtine 1917 en partenariat avec La Marseillaise, ce colloque veut mettre en avant ces femmes et ces hommes qui ont refusé d’aller ou de continuer le combat.

    C’est un parcours chronologique que propose de suivre les organisateurs de cet événement. Le point de départ sera la mutinerie des 10 000 soldats russes en 1917, dont l’association qui organise l’événement est le porteur de mémoire. C’est donc l’historien Rémi Adam, spécialiste de l’événement qui ouvrira le colloque le samedi. Une première journée consacrée aux oppositions pendant la première guerre mondiale. Il y aura notamment « le maire de Gentioux où se trouve un monument aux morts célèbre où un enfant lève le poing face à une inscription “Maudite soit la guerre” », déroule Jean-Paul Gady, membre du conseil d’administration de l’association La Courtine 1917 et organisateur de l’événement.

    Refuser les guerres coloniales

    Le dimanche sera plutôt l’occasion d’évoquer le refus de certains de prendre part aux guerres coloniales. L’historien Victor Pereira évoquera le cas des Portugais. « Ce sont des travailleurs et jeunes Portugais qui ont refusé de partir dans l’armée coloniale dans les années 1965 jusqu’à la révolution portugaise des années 1974. Ils étaient 250 000 à avoir donc fui leur pays pour ne pas être enrôlés », précise l’organisateur de l’événement.

    Les opposants à la guerre d’Algérie seront également mis en avant. à travers le témoignage de Thomas Liechti, petit-fils du premier soldat qui refusa la guerre d’Algérie. Il évoquera la vie de son grand-père. Enfin la chercheuse et historienne Armelle Mabon évoquera le massacre par l’armée française de tirailleurs sénégalais. « Ce sont des interventions prévues extrêmement variées, insiste l’organisateur. Mais en même temps, tout ramène à une chose : comment la réaction individuelle et collective peut se faire quand on refuse la guerre. »

    Cet ensemble de conférences sera accompagné de ventes de livres et de dédicaces de tous les historiens présents. L’association La Courtine 1917 tiendra également un stand pour vendre leurs différentes revues et livres. Une soirée est également prévue le samedi soir de 20h à 23h aux 3 cinés Robespierre, à Vitry-sur-Seine.

    Echos à l’actualité

    Elle débutera avec une pièce de théâtre intitulée Vincent Moulia, évadé pour survivre. Dans un seul en scène, un acteur retracera la fuite de cet homme accusé de mutinerie. Cela sera suivi à 21h30 par la projection d’un film documentaire qui évoque la mutinerie de La Courtine.

    Un cycle de conférences qui sera ponctué de témoignages de déserteurs ukrainiens, russes ou israéliens qui refusent de participer aux guerres actuelles. « Ce colloque a un écho avec l’actualité mortifère, insiste le membre du conseil d’administration. Notamment en France où des centaines de milliards d’euros sont programmés pour la dépense militaire. Face à cette situation de tension et de guerres qui ne manquera pas d’arriver en Europe, nous souhaitons faire de l’éducation populaire pour montrer que ces déserteurs, souvent minoritaires avaient raison. Il ne sert à rien d’abonder dans une logique capitaliste. »

    Inscription nécessaire par mail : lacourtine1917@gmail.com

  • Rassemblés devant le tribunal jeudi pour « La Marseillaise »

    Rassemblés devant le tribunal jeudi pour « La Marseillaise »

    Dans une plainte dont s’est saisie une magistrate, Alexandre Allegret-Pilot, député d’extrême droite du Gard, accuse notre journal de diffamation. En cause : deux articles, l’un sur ses tweets tellement outranciers que son compte avait été désactivé par la plateforme X et l’autre sur la validation lorsqu’il était haut fonctionnaire à Bercy d’une aide publique à une entreprise privée pas encore créée.

    Ce jeudi, Léo Purguette, directeur de publication et Tristan Arnaud, rédacteur, se rendront donc au tribunal pour se défendre.

    En soutien, notre journal, les Amis de La Marseillaise et le syndicat CGT des personnels de La Marseillaise appellent à se rassembler à 9h30 précises devant le tribunal situé 6 rue Autran (Marseille, 6e).

    Dès la notification de la plainte de nombreux soutiens individuels et collectifs s’étaient exprimés, notamment de la part d’organisations syndicales et de clubs de la presse de la région.

    Côté lecteurs, une pétition a été lancée à l’occasion du festival Terres de Résistance à Martigues par les Amis de La Marseillaise. Elle est désormais en ligne (lire ci-contre) où elle a recueilli en quelques jours plus de 400 signatures.

    « Nous l’avons également fait signer en nombre en marge de la manifestation du 18 septembre », rapporte Frédéric Boffi, membre de l’association, révolté par la situation.

    Après des menaces de mort contre son président Léo Purguette, le journal est traîné en justice par ceux qui s’inspirent des idées du Rassemblement National (les mêmes que nous avons combattus durant les heures sombres de l’histoire du pays).C’est tout simplement la démocratie qui est attaquée. Le titre La Marseillaise est né pendant l’occupation nazie et a toujours porté le combat pour la paix, la liberté et la démocratie. C’est cela que les fascistes veulent faire tomber. Nous sommes de fervents partisans de la liberté d’expression du pluralisme de la presse pour que la liberté puisse vivre. Nous créons ce comité de soutien et appelons toutes les femmes et tous les hommes épris de justice et de démocratie à manifester leur soutien au journal La Marseillaise et à la liberté de la presse en signant cet appel.

  • À la relance, La Provence lance sa formule audio

    À la relance, La Provence lance sa formule audio

    Les oriflammes étaient de sortie vendredi devant l’entrée de Grand Central où les dirigeants du quotidien La Provence tenaient une conférence de rentrée sur le toit de l’immeuble où siège désormais le journal aux côtés de BFM et de La Tribune, propriétés de CMA Médias.

    « La Provence entre dans une nouvelle phase qui nécessite de se réinventer », glisse Jean-Louis Pelé, directeur général du groupe. Il évoque trois axes : la proximité, l’ancrage territorial, « son ADN », et l’innovation. Ce samedi, une nouvelle offre baptisée « La Provence audio » voit ainsi le jour. Elle permettra, grâce à l’aide de l’intelligence artificielle, la lecture des articles du jour automatiquement, transformés en contenu audio de type radio. Des newsletters OM, environnement, locale, faits divers ou shopping sont également lancées.

    Une façon d’enrayer la baisse de sa diffusion papier (51 900 exemplaires) et des abonnements, repartis toutefois à la hausse en 2025 (31 966 abonnés), portés par les abonnements numériques (10 365, +5%), les visites du site internet (141 millions, +15%) et 491 millions de vidéos vues sur les réseaux sociaux depuis janvier 2025. Sur l’année, les pertes du groupe devraient toutefois atteindre 10 millions d’euros glisse Jean-Louis Pelé.

    Le gros dossier de l’automne concernera le transfert de l’activité d’impression sur le site de l’imprimerie SMP à Vitrolles où est notamment tirée La Marseillaise. Rachetée cet été, l’activité y sera effective le 1er octobre. Vingt salariés de l’imprimerie de La Provence, vont rejoindre le site vitrollais. Ce transfert qui avait provoqué un mouvement de grève en mai, implique un changement de format du journal actuellement imprimé en Berlinois, pour un format tabloïd, plus réduit. Sa nouvelle maquette, définitive, sera en kiosque le 10 janvier.

    Événements publics, conférences, balades, rencontres, expos… Pour renouer avec le territoire, Olivier Biscaye, le directeur de la rédaction arrivé en janvier, note aussi que 80 correspondants ont été embauchés, les éditions locales renforcées par l’arrivée de journalistes (La Provence compte 400 salariés dont 160 journalistes) et les pages locales étoffées. Il compte aussi sur les municipales. « À partir de la mi-octobre, on va organiser des débats dans trente villes à enjeux », explique ce dernier, « nous devons jouer notre rôle et être un acteur de ces municipales ».

  • Mobilisation pour défendre le service de famille d’accueil en psychiatrie

    Mobilisation pour défendre le service de famille d’accueil en psychiatrie

    « Le service d’accueil familial thérapeutique ce n’est pas du luxe, il limite l’hospitalisation. » Pour Djemilla Tizi, représentante syndicale de FO à l’hôpital psychiatrique Édouard-Toulouse, fermer ce service serait une catastrophe. Face à une direction qui compte arrêter le financement de l’accueil familial thérapeutique (AFT), les syndicats FO et CGT appellent à la mobilisation, ce mardi à 13h30, juste avant le comité social et économique (CSE).

    Créé dans les années 90, ce dispositif emploie huit personnes agréées en CDI, qui accueillent chez elles un à deux patients atteints de troubles psychiatriques stables, mais qui ne peuvent pas vivre seuls. Ils sont 15 actuellement à bénéficier de ce type d’accompagnement. Certains vivent dans ces familles depuis de nombreuses années. Ce mode d’accompagnement permet une alternative à l’hospitalisation et un semblant de vie autonome pour les patients. C’est ce dont témoigne José Tréol, qui s’occupe d’Assia et Corinne depuis un an : « Les filles vont souvent chercher le pain seules ou prendre un café. Et puis elles participent à la vie de famille. »

    Fin du financement

    En juin, lorsque le directeur d’Édouard-Toulouse, Thierry Acquier, annonce vouloir financer l’unité de remédiation cognitive et d’évaluation (URCE) avec le budget de l’AFT, c’est le coup de massue pour les familles. Une décision qui pourrait mettrait fin aux contrats des huit personnes agréées pour accueillir des patients et laisserait les 15 patients sur le carreau. Les syndicalistes craignent notamment qu’ils soient envoyés vers des Ehpad. « Il n’y a pas de service de gérontopsychiatrie, se désole Pierre-Édouard Thiebaud, représentant de la CGT d’Édouard-Toulouse. Ce qui fait que la plupart des patients risquent de se retrouver dans des Ehpad, où le personnel n’est pas formé. » Contre cette décision de fermeture, les syndicats de FO et de la CGT appellent donc à une mobilisation à 13h30 ce mardi, dans le hall de l’administration de l’hôpital. « Nous avons deux revendications : pas un seul licenciement et le maintien du service », affirme la syndicaliste de FO.

    Contactée par La Marseillaise, la direction de l’hôpital ne souhaite pas s’exprimer à ce sujet.

    Eva Janus
  • Un collège au nom de notre co-fondateur, Jean De Bernardy

    Un collège au nom de notre co-fondateur, Jean De Bernardy

    Un immense drapeau tricolore sur le mur d’enceinte, un, deux et trois ! Il s’ouvre comme un rideau de théâtre pour découvrir le nouveau nom du collège Longchamp écrit en grandes lettres : Jean De Bernardy. Dans la cour, à l’entrée des élèves, un totem dévoilé par Martine Vassal (DVD), présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, et Mehdi Tani, principal de l’établissement, retrace son parcours. Co-fondateur du journal La Marseillaise, résistant FTPF, militant communiste, syndicaliste CGT, il fut typographe, journaliste dans la clandestinité avant de mourir au combat à Saint-Antonin-sur-Bayon.

    Réunis pour l’occasion, les élèves entonnent en chœur « La Marseillaise » puis l’orchestre du collège joue « Le Chant des partisans ». Un vif moment d’émotion, en présence de lecteurs de notre journal, de représentants d’associations d’anciens combattants, du sénateur Jérémy Bacchi (PCF) et de Pascal Lefebvre (Filpac CGT).

    Mémoire à transmettre

    « Ce nom rappelle aux générations actuelle et futures, l’action héroïque de ce personnage entré dans l’histoire », indique M. Tani, le principal du collège.

    « Cet homme a donné sa vie pour qu’aujourd’hui, nous puissions avoir notre liberté. Je suis très fière que des enfants de la République puissent lui rendre hommage », poursuit Martine Vassal.

    Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise, s’adressant à eux, insiste : « Cette mémoire de la Seconde Guerre mondiale, de la Résistance et de la déportation, à laquelle nous sommes tant attachés à La Marseillaise, est désormais entre vos mains. Quant aux portes de notre journal, elles vous sont ouvertes, je vous invite à assister à nos conférences de rédaction et à visiter nos locaux, arrachés à un journal qui a collaboré avec les nazis et leurs complices de Vichy ».

  • Les communistes provençaux investissent la fête

    Les communistes provençaux investissent la fête

    Les militants communistes des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse sont déjà nombreux sur le lieu de la Fête de l’humanité pour participer au montage. Une année particulière pour la fédération des Bouches-du-Rhône puisque c’est au sein du stand national du parti communiste qu’elle prend sa place pour la fête. « C’est la première fois que l’on est sur le stand national, explique Naïma Senanedj, responsable fédérale Bouches-du-Rhône du parti communiste. On va pouvoir apporter notre peps et notre dynamisme, parce que nous sommes une fédération très multigénérationnelle », insiste-t-elle.

    Au programme du stand, des activités « populaires, festives et politiques », détaille la responsable fédérale des Bouches-du-Rhône. « Il y aura beaucoup de débats, notamment avec les cheminots Paca », explique Naïma Senanedj. Le côté festif ne sera pas laissé-pour-compte avec un karaoké géant le samedi soir. Les Bucco-Rhodaniens ne sont pas les seuls à faire vivre leur fédération à travers un stand. Sur 300m2, le Vaucluse aussi fait vivre sa fédération dans la capitale. Les militants varois ne tiendront pas de stand mais seront toutefois présents en Île-de-France pour participer aux festivités.

    La Fête de l’humanité est pour ces militants un moment fort de rencontres et d’échanges. « Cette fête a une place importante dans la vie sociale du pays, surtout cette année entre deux grands mouvements sociaux, le 10 et le 18 septembre », insiste Julien de Benito, secrétaire fédéral du Vaucluse du parti communiste. Un moment fédérateur qui commence 10 jours avant l’ouverture au grand public. « Il y a une première fête, celles des bâtisseurs, explique le cuisinier de profession. Comme nous, les militants arrivent plus tôt. C’est pourquoi notre stand est ouvert dès ce lundi, ça permet aux militants de se rencontrer. »

    Une tradition

    Une fête devenue une tradition pour certains d’entre eux : « depuis 1986, la fédération du Vaucluse monte un stand, c’est un peu une institution, un moment intangible. C’est toujours une fierté d’arriver à monter un restaurant de toutes pièces », explique Julien de Benito.

    Car ces stands sont aussi l’occasion pour les Provençaux de faire découvrir leurs spécialités culinaires et culturelles. Les festivaliers pourront donc goûter le risotto d’épeautre du Vaucluse, les panisses de Marseille ou le pastis du Sud dans les différents stands. Ils pourront également s’initier à la pétanque et découvrir le journal de La Marseillaise au sein du stand des Bouches-du-Rhône. « On peut faire le tour de la France avec les stands des fédérations », sourit Julien de Benito.

  • Le 100 % féminin de Provence revient

    Le 100 % féminin de Provence revient

    Le 100% féminin de Provence est de retour pour une deuxième édition. Un National triplette Top 1 000 féminin aura lieu le week-end des 6 et 7 septembre, en même temps que deux triplettes de niveau départemental.

    L’objectif est de promouvoir la pétanque féminine. Le directeur général de la Fédération française de pétanque et de jeu provençal (FFPJP), Xavier Grande, a souligné que « la pratique féminine fait partie du projet fédéral et des moyens lui sont donnés, notamment en termes de médiatisation ». Mais comme l’a rappelé Sabine Fara, « le milieu bouliste est un milieu assez macho ». L’ancienne vainqueure du Mondial La Marseillaise participera au concours cette année. Elle est heureuse de voir des tournois exclusivement féminins être organisés : « C’est une belle compétition. Ça met en avant les femmes dans le milieu. Et l’endroit est magique. »

    Gérard Poncié, l’organisateur du projet, est ravi de voir la progression de la pétanque chez les femmes. « Le sport féminin est agréable à regarder. Donc je me suis dit pourquoi pas organiser quelque chose pour valoriser la pratique féminine. Et je ne regrette pas du tout ce choix. »

    Le 100% féminin de Provence sera également l’occasion de soutenir la bonne cause. Les recettes de la tombola et de la buvette seront reversées à Point Rose, qui offre un accompagnement aux familles confrontées à la fin de vie et au deuil d’un enfant.

    Début du National triplettes Top 1 000 à 9h30. Finale
    le dimanche à 15h.

    Début des triplettes départementales le samedi
    à 14h30, le dimanche dès 9h. Renseignements
    : 06.88.09.10.09.