Tag: La Ciotat

  • L’histoire mise en scène pour sauver la bastide Marin à La Ciotat

    L’histoire mise en scène pour sauver la bastide Marin à La Ciotat

    Les navigateurs au long cours et les riches commerçants qui ont fait vivre la bastide pendant près d’un demi-siècle reviennent à La Ciotat avec le spectacle « Révélations ». « Nous avons fait le pari de faire un dîner spectacle sur plusieurs époques, pour raconter la ville au fil des siècles », raconte Mireille Benedetti, présidente de l’association.

    Au programme : plusieurs scènes d’une dizaine de minutes, entrecoupant le repas, et retraçant le passé de La Ciotat, de l’époque médiévale aux années folles. « On part de la grande histoire pour arriver à l’histoire locale et on révèle de petits secrets, toujours en lien avec la bastide. » Issu du livre du même nom publié l’année dernière par Mireille Benedetti, le spectacle se veut participatif et convivial. « Ce sont les acteurs qui font le service. On joue avec les gens, on sert de l’hypocras, un vin médiéval, pour qu’ils se sentent vraiment dans cette époque. »

    Sur scène, une cinquantaine de comédiens, également membres de l’association, font vivre le patrimoine historique de La Ciotat. « On va parler de la peste, du chantier naval, de l’installation de la gare dans la ville. L’idée, c’est de montrer que toute l’histoire est liée. »

    Fil rouge

    Cette représentation sera suivie d’autres événements, qui courront tout au long de l’été. Pour Mireille Benedetti, il a toujours été question de restaurer la bastide Marin afin de préserver l’histoire de la ville. « On a décidé de sauver et de sauvegarder, par la culture, ce patrimoine qui était à l’abandon, précise-t-elle. Tous les bénéfices de nos spectacles servent à rénover la bastide. »

    Depuis plus de 20 ans, l’association agit avec une conviction : « On ne peut pas transmettre et protéger ce que l’on ne connaît pas. » Tous les spectacles, construits à partir de recherches historiques, se veulent ainsi très pédagogiques.

    La transmission passe aussi par les enfants, invités à découvrir l’histoire locale à travers des ateliers. « On leur explique comment les enfants vivaient il y a longtemps. Mon concept, c’est la culture pour tous et avec tous. »

    À La Ciotat, nombreux sont ceux qui s’associent au projet. « Les costumes sont faits avec de la récupération, des rideaux, des draps (…). On incarne l’histoire pour la rendre vivante. » Une mobilisation particulièrement visible depuis l’incendie qui a touché la bastide, en 2020. « Les habitants ont organisé des ateliers couture pour nous refaire des costumes. »

    « À chaque fois qu’on a eu le genou à terre, des gens nous ont aidés », affirme Mireille Benedetti. Grâce à ce soutien, l’association peut poursuivre son travail de sauvegarde et de transmission du patrimoine local, à travers ses spectacles.

  • Le maire de La Ciotat mise sur le renforcement de la sécurité pendant la saison estivale

    Le maire de La Ciotat mise sur le renforcement de la sécurité pendant la saison estivale

    Le maire de La Ciotat, Alexandre Doriol (DVD), a annoncé, ce jeudi, la mise en place de dispositifs sécuritaires supplémentaires pour anticiper l’affluence estivale sur les littoraux et l’ensemble de la ville.

    « Cette stratégie repose principalement sur trois piliers fondamentaux, la prévention, la présence sur le terrain et la réactivité. Nous mettons en place un système répressif pour à la fois rassurer, réconforter, orienter et sensibiliser tous ceux qui viennent sur nos plages afin qu’ils puissent en profiter pleinement », explique-t-il, aux côtés de Karine Henry, adjointe déléguée à la sécurité et Nali Fouad, directeur de la police municipale. Les contrôles seront plus réguliers grâce à l’augmentation des effectifs. « 25 policiers municipaux, 15 agents saisonniers, 4 ATPM, 4 ASVP, 13 agents dédiés à la surveillance des principaux parkings du littoral seront mobilisés, ainsi que 363 caméras de vidéoprotection, et un renforcement de la sécurité de proximité grâce notamment au poste de police municipale de Saint-Jean, inauguré il y a quelques jours de cela », ajoute Alexandre Doriol.

    Une organisation rodée

    Le dispositif s’organise désormais sur trois périmètres. Le premier volet se concentre sur les plages, afin de garantir la tranquillité des usagers. Le second couvre le centre-ville et les promenades qui longent tout le littoral. Le troisième, enfin, se déploie en périphérie, dès la sortie d’autoroute, pour lutter contre les comportements jugés déviants : excès de vitesse ou nuisances sonores. Des CRS nageurs sauveteurs seront également présents sur des plages du Mugel et Cirnos.

    Grâce à ce dispositif mis en place depuis trois ans, la ville connaitrait un taux zéro de rixe pendant la saison, un taux atteignant jusqu’à 12 rixes, chaque été, avant 2023 assure le maire. Par ailleurs, la cité avant-gardiste en matière de lutte contre le tabac depuis 2011, continue d’assurer des contrôles sur les plages pour veiller au respect de l’interdiction de la consommation de cigarettes et produits dérivées.

    Interrogé sur le coût de ce dispositif, Alexandre Doriol a refusé de communiquer un chiffre précis : « Je refuse de chiffrer les investissements pour la sécurité de notre ville, puisque c’est la priorité de ce mandat. On ne peut porter de prix, seulement un résultat ». Le maire assure que les impôts n’ont pas été augmentés, des économies ayant été réalisées sur d’autres postes budgétaires.

  • Les arts de pêche en Provence se dévoilent

    Les arts de pêche en Provence se dévoilent

    Jusqu’au 30 août, découvrez l’exposition « Arts de pêche en Provence » qui met à l’honneur les traditions maritimes provençales à travers diverses techniques artistiques.

    Traditions provençales
    et imaginaire artistique

    « Nous avons décidé de proposer cette exposition temporaire en regard avec notre exposition permanente pour faire un zoom sur les différentes pratiques de pêche », explique Jean-Louis Conil, président de l’association les Amis du Vieux La Ciotat et directeur du musée Ciotadin. « Le tout à travers des outils et engins de pêche traditionnels mais aussi avec les peintures pleines de vie et de couleurs du peintre figuratif Jean Dubrusk, les faïences de Saint Jean du Désert avec des plats spéciaux destinés à la consommation de poisson et œuvres d’art à part entière. Sans oublier l’art santonnier de Maryse Di Landro avec des bateaux et pêcheurs que l’on retrouve dans la crèche provençale. »

    Ici, peu importe l’engin, sa confection et son utilisation, il est un art. « Filets, nasses, lignes ou encore harpons sont des techniques destinées à prélever du poisson depuis la nuit des temps. Ce sont des pratiques que l’on appelle art de pêche, d’où le nom de l’exposition », ajoute le directeur du musée Ciotadin.

    Une histoire maritime

    Les œuvres exposées aussi diverses soient-elles vous invitent ainsi à plonger dans l’histoire maritime de La Ciotat et de la région. « à travers ces expressions artistiques diverses nous faisons une présentation de la pêche dans son ensemble et de tout ce qu’elle peut évoquer. Par exemple l’artiste Féfé Mangino a réalisé des constructions complètement imaginaires de fonds de mer sous verre avec des poissons naturalisés à l’intérieur », souligne-t-il.

    Exposition gratuite à voir jusqu’au 30 août et à découvrir du mardi au samedi de 14h à 18h.

  • La Ciotat : le local de quartier a été inauguré à Fontsainte

    La Ciotat : le local de quartier a été inauguré à Fontsainte

    Avec une superficie totale de 174 m2, le bâtiment permet désormais d’accueillir une salle polyvalente, une bibliothèque, un espace bar et des aménagements accessibles aux personnes à mobilité réduite. Une pergola et un terrain de pétanque ont été installés, afin de renforcer la convivialité du lieu. Avec plus de 300 familles adhérentes, le nouveau bâtiment permettra d’augmenter les activités du CIQ et d’assurer sa mission de lien social. Ce projet, d’un coût total de 566 750 euros. Une nouvelle page pour la vie associative locale.

    Carla Forges

  • À La Ciotat, des initiatives pour contrer la crise du logement

    À La Ciotat, des initiatives pour contrer la crise du logement

    C’est dans les petites rues exiguës du centre ancien de La Ciotat que se sont donné rendez-vous, ce jeudi, le bailleur social 3M, la préfète à l’égalité des chances, Isabelle Epaillard, et le maire (DVD) de la commune, Alexandre Doriol. Ils sont venus visiter les travaux des immeubles des 12, 14 et 16 rue Albert-et-Georges-Arnoux, qui devraient accueillir, à partir de juin ou octobre 2027, cinq logements sociaux, six logements classiques, quatre boutiques ainsi qu’un passage reliant deux rues étroites du centre.

    Pour le maire, l’objectif est double. S’il permet l’accès à de nouveaux logements pour les habitants, qu’ils soient sociaux ou privés, ce projet participe également à la réhabilitation du centre-ville : « Il nous permet de faire entrer de la lumière dans le centre ancien grâce à un puits de lumière et de ramener encore plus de vie avec de nouvelles boutiques. »

    Ce programme s’inscrit dans une opération d’« acquis amélioré », lancé par l’état, qui permet un bonus financier pour les bailleurs qui font le choix de réhabiliter du bâti existant. « Car on sait que cela coûte plus cher de réhabiliter. Et dans notre région, où la pression foncière est forte, cela a du sens de réhabiliter », insiste la préfète. Ainsi, alors que les subventions pour les projets neufs tournent autour de 4% du budget, ce projet bénéficie de 13,5% d’aides.

    Un soutien qui permet l’accélération de la création de logements, en particulier sociaux, alors que 117 000 personnes sont encore en attente d’une affectation dans les Bouches-du-Rhône. « Avec le plan logement de l’état, nous espérons localement la construction de 4 700 logements sociaux dans le département par an », ajoute la préfète.

    Pension de famille, une autre forme de logement social

    Cette visite de la préfète faisait suite à celle d’une pension de famille située sur les hauteurs de la ville. Ouverte il y a deux ans, cette structure permet d’accueillir 25 personnes isolées, souvent marquées par des parcours de vie difficiles : sortie de rue, troubles psychiatriques, addictions ou problèmes familiaux. Les pensions de famille offrent une solution intermédiaire permettant de retrouver une forme de stabilité. Si les petits studios garantissent une indépendance totale, des espaces communs et des animations favorisent la création de liens sociaux entre des locataires souvent esseulés.

    La préfète tenait à mettre en avant ces dispositifs pour illustrer les différentes réponses à la crise du logement : « Ce type de structures peut être un sas pour des personnes parfois éloignées de l’accès au logement. Et je veux donc valoriser ce que l’on fait de bien, surtout dans ce contexte de budget contraint ou c’est important de montrer que cela fonctionne. »

  • Un programme estival entre culture, musique et traditions à La Ciotat

    Un programme estival entre culture, musique et traditions à La Ciotat

    C’est devant un parterre d’élus et de représentants associatifs que la mairie de La Ciotat a présenté, mardi soir, le programme des festivités estivales 2026. Une saison qui s’étire du 21 juin au 21 septembre et qui, selon le maire Alexandre Doriol (DVD), « s’articulera entre fêtes, culture, musique et tradition ».

    Au total, 150 manifestations sont au programme, accompagnées d’un guide de l’été gratuit tiré à plus de 10 000 exemplaires. « Notre ville est animée, voire un peu trop animée », a glissé le maire avec une pointe d’autodérision.

    La saison s’ouvrira avec la Fête de la Musique avant d’enchaîner sur un mois de juillet particulièrement festif : le Ciotat Jazz Festival du 5 au 9 juillet au Théâtre de la Mer, Musique en Vacances du 16 au 26 juillet avec I Muvrini, le festival Créole Karaïb Plage du 23 au 26 juillet, ainsi qu’Ibrahim Maalouf les 11 et 12 juillet. L’humour sera aussi de la partie avec Faut Rigoler le 6 août et la tournée Get up stand up le 18 août.

    Les traditions ciotadennes resteront au cœur du programme. Les fêtes votives des 15, 16 et 19 août proposeront bénédictions de bateaux et feu d’artifice tiré depuis la mer. Le 22 août, le Port-vieux accueillera la finale des Championnats de France de joutes nautiques.

    Côté sport, une nouvelle discipline fera son apparition cet été : le sandball, dérivé du handball qui sera représenté aux prochains JO. « Sans notre tissu associatif, nous ne serions pas la même ville », a conclu Alexandre Doriol, saluant les partenaires qui co-construisent chaque année cette programmation.

  • La Ciotat : un nouveau poste de sécurité à Saint-Jean

    La Ciotat : un nouveau poste de sécurité à Saint-Jean

    Pensé pour s’intégrer au site classé voisin, le projet combine réhabilitation et extension neuve à haute performance énergétique. Aux côtés des 192 m² qui accueillent 19 agents de la police municipale, un local associatif sera occupé par des associations du quartier. L’ensemble est totalement accessible aux personnes à mobilité réduite.

  • Découvrir les métiers de l’aide à domicile à La Ciotat

    Découvrir les métiers de l’aide à domicile à La Ciotat

    La Communauté organise une journée portes ouvertes en partenariat avec la Mutuelle familiale, dans leur agence de La Ciotat, mercredi 10 juin, de 9h à 16h. Une stratégie de sensibilisation à un secteur trop souvent mal connu.

    Parmi les temps forts de cette journée, le public pourra tester un simulateur de vieillissement, une expérience sensorielle destinée à faire ressentir concrètement les contraintes du quotidien liées à l’âge. Une ergothérapeute animera des ateliers sur l’adaptation du domicile et la prévention des chutes : tapis, fils qui traînent, chaussures inadaptées ou aménagement de la douche.

    Le pôle Service à la personne Paca-Corse proposera en matinée un atelier de réalité virtuelle pour mieux appréhender les métiers du secteur. La journée comprend également des sessions de recrutements en continu. Le choix du mois de juin n’est pas anodin : « C’est une période où on a des remplacements à pourvoir, parce que nos salariés titulaires posent leurs congés », explique Nicolas Nguyen, chargé qualité et développement de l’association. Mais au-delà de ce besoin de remplacements pour l’été, « en région Paca, le vieillissement de la population s’accélère plus vite que la moyenne nationale », rendant le recrutement pour des postes de plus longue durée, dans ce secteur, plus urgent que jamais.

    2 500 bénéficiaires accompagnés

    Fondée en 1964 par des
    syndicalistes, dont Pierre Moscatelli, ancien Résistant et membre de la CGT, l’association est née d’une volonté de défendre les droits des travailleurs immigrés confrontés à des difficultés, pour faire valoir leur retraite. Soixante ans plus tard, la Communauté accompagne plus de 2 500 bénéficiaires sur le bassin de La Ciotat, d’Aubagne, de Marseille et du pourtour de l’étang de Berre. « Quand on a l’image de l’aide à domicile, on pense surtout au travail de ménage, mais ce n’est pas que ça », rappelle Nicolas Nguyen. Derrière ce cliché, une réalité bien plus large : aide à la préparation des repas, accompagnement des personnes en situation de handicap, aides administratives et lutte contre l’isolement social. « Certains de nos bénéficiaires n’ont plus de famille et l’aide à domicile, c’est parfois la seule visite qu’ils auront dans la journée », raconte Nicolas Nguyen.

  • La Ciotat célèbre aussi le mois des fiertés

    La Ciotat célèbre aussi le mois des fiertés

    Cette année, le mois des fiertés à La Ciotat est organisé par le nouveau collectif La Ciotat LGBTQIA+ aussi connu sous le nom de l’Éventail, en collaboration avec la Collective féministe de La Ciotat, la Culture ça urge !, Amnesty International Aubagne, et le club Jazz Convergences.

    L’événement le plus attendu du mois est la Marche des fiertés : départ prévu à 19h à la Chaudronnerie, samedi 6 juin. « L’année dernière la Marche avait une texture particulière, elle reflétait comment on aimerait que la vie sonne, avec cette joie, cette intensité d’être et cet engagement », raconte Sarah Cassenti, membre du collectif. Le mois des fiertés n’a pas pour seul but de revendiquer l’égalité complète des droits et la protection contre les discriminations et violences pour les personnes LGBTQIA+, elle sert aussi « à ce qu’on se rencontre et qu’on commence à se soutenir », confie-t-elle. Les organisateurs mettent l’accent sur le côté humain du rendez-vous, entièrement porté par des associations et des acteurs ciotadens. « Dans certaines prides, qui sont subventionnées par plusieurs marques, on tend à perdre cette singularité au profit du capitalisme et d’une unique représentation de notre combat », estime Freddy De Angelis, membre du collectif Éventail. Et ce côté humain, il ne s’arrête pas au mois de juin, Michèle Philibert, membre du collectif et propriétaire du bar associatif Le Chaperon Rouge à Marseille, anciennement ouvert aux personnes atteintes du VIH, a initié, à La Ciotat, un dépôt de gerbes pour les personnes homosexuelles déportées, lors de la Seconde guerre mondiale. « Elle a fait le lien avec l’institutionnel », ajoute Freddy De Angelis, une histoire trop souvent oubliée. Ce lien il est aussi particulièrement présent avec la cause féministe, car « comme les femmes, on doit pas être nous, on doit pas être bruyants. Et puis 80% des participants sont des femmes… La convergence des luttes, c’est ça qui permet de faire avancer les pensées », conclut-il.

  • L’aire des gens du voyage d’Aubagne fête ses 35 ans d’accueil

    L’aire des gens du voyage d’Aubagne fête ses 35 ans d’accueil

    Nichée au creux du vallon sur la route de La Ciotat, l’aire affiche complet en toute saison. Comme toutes celles de la métropole. Mais jeudi, ce sont les invités qui étaient en nombre. Partenaires sociaux, salariés de la Varappe et LVD Environnement, ouvriers du chantier d’insertion Evolio qui entretiennent les collines et résidents se sont retrouvés autour d’un repas partagé, d’une exposition sur l’histoire de l’aire et d’un concert.

    « Un succès. Mais pas autant que celui du jour de son inauguration, en 1990 quand 150 caravanes venues de Campagne Rousse ont débarqué », rappelle Kheira Miloud, responsable du site, qui le dynamise avec des jardins. La demande était forte. Et elle le reste tout autant aujourd’hui. « C’est le même problème qu’avec le logement social, on manque de places, de foncier », regrette Benjamin Vives, directeur de la Varappe, qui note une augmentation et une diversité des besoins. « Au-delà des gens du voyage, il y a des travailleurs pauvres, des gens temporairement sans solution de logement, des personnes en très grande précarité qu’on aide et accompagne pour leur accès aux soins, aux droits. »

    L’aire est une des rares qui accueille également un petit centre social avec des activités régulières, une permanence d’assistantes sociales, de la CAF, un service de domiciliation et d’aide à l’insertion par l’emploi. « 80% des résidents qui séjournent ici sont en emploi, chez Salad2fruits, la Fermière, la Maison Corsiglia ou la Ressourcerie, on en a même un qui travaille à Berre… », précise Kheira. Par ailleurs, ni en zone Seveso, ni à proximité d’une décharge, ni entre une autoroute et une voie ferrée, ni même sous des pylônes haute tension, ou tout à la fois, l’aire est très prisée. « Sa contrainte est d’être en zone inondable, à côté du Merlançon, on ne peut pas agrandir, relève la gestionnaire, mais les aires de petite taille sont plus gérables. » Plus qu’une série d’emplacements pour caravanes, c’est « un lieu de vie qui a ses hauts et ses bas, comme dans toutes les familles », résume Benjamin Vives « heureux » des travaux de rénovation des locaux associatifs et des sanitaires réalisés il y a deux ans.

    Nécessité et choix de vie

    Quarante personnes y vivent actuellement, dont un bébé de deux ans et un nouveau-né à venir. Si les places sont attribuées pour trois mois, des dérogations « pour scolarisation, raison de santé » sont accordées. Patriarche de 64 ans, Jean-Marie Demestre, rémouleur, assure y vivre « depuis toujours, comme mon père. Parfois on bouge un peu, à Saint-Menet, mais comme je suis handicapé, j’ai une dérogation ». Il se dit satisfait du changement : « Des fleurs et des douches neuves. On a besoin de peu pour vivre. »

    Jacques et Pauline Dubois ont pour leur part « retrouvé la vie en caravane qu’on a connue avec nos parents, après avoir quitté la cité la Marie à Marseille à cause du deal, de soucis de voisinage ». Ils sont sur l’aire depuis quatre ans avec leurs deux filles et souhaiteraient « rester, par choix de vie ». Comme Ian Hunt, Canadien, chanteur du groupe B4Gman qui joue pour les invités et résident de l’aire depuis 7 mois « arrivé par nécessité ». Il a adopté le nomadisme, « par goût de la liberté ». il avoue : « C’est ma plus belle expérience en 10 ans. »

    La ville de La Ciotat n’a toujours pas d’aire d’accueil malgré ses obligations

    La course de lenteur dans laquelle s’est lancée la ville de La Ciotat se poursuit encore. Un « terrain » très ex-entré, situé aux abords de la route de Marseille avait bien été sélectionné dans les années 2000 pour répondre aux exigences légales, mais d’études en expertises, celui-ci s’est avéré « impossible » à aménager plus d’une décennie plus tard. Ce qui n’a jamais empêché à la commune de faire appel aux forces de l’ordre pour déloger les caravanes garées sur les parkings, aires de stationnement et autres terrains non équipés. Le préfet des Bouches-du-Rhône vient de remettre un coup de pression aux élus en leur demandant de choisir cette année, un terrain pour une future implantation. Tout reste à faire. S.F.