Tag: justice sociale

  • Le plan de végétalisation d’Arles reçu froidement par l’opposition

    Le plan de végétalisation d’Arles reçu froidement par l’opposition

    L’urgence climatique appelle une stratégie beaucoup plus globale », affirme le groupe d’opposition de l’Union pour Arles dans son communiqué de jeudi, en réponse au plan de végétalisation d’Arles annoncé le 22 juillet par la Ville dirigée par Patrick de Carolis (Horizons).

    Au menu du plan municipal, « végétaliser davantage la ville et identifier les espaces où le végétal peut apporter un bénéfice climatique concret », « créer davantage d’ombre et de fraîcheur dans les espaces publics », et « mieux adapter les logements et les bâtiments anciens aux enjeux du confort d’été ». La Ville indique planter 300 arbres chaque année pour un investissement moyen de 100 000 euros à cet effet.

    Les oppositions républicaines ont accueilli froidement ces propositions. À gauche, l’Union pour Arles regrette de ne pas y « intégrer la rénovation thermique des logements, la désimperméabilisation massive des sols, des îlots de fraîcheur, des fontaines et points d’eau, des ombrières, la végétalisation des écoles, l’adaptation des matériaux utilisés dans l’espace public, mais également la protection des populations les plus fragiles » car « le changement climatique est aussi une question de justice sociale » selon le groupe.

    « Impossible seuls »

    « Nous ne pourrons pas relever seuls un défi d’une telle ampleur » alerte l’Union pour Arles, qui demande comme durant la campagne « l’ouverture d’une négociation avec l’État » pour obtenir un statut particulier pour la plus grande commune de France, pour « financer durablement l’adaptation au changement climatique » et les propositions du groupe.

    L’opposant (DVC) Jean-Michel Jalabert estime quant à lui que « l’effet d’annonce prend le pas sur une véritable stratégie : on rebaptise l’existant », pointant « des plantations d’arbres déjà engagées et difficilement entretenues » et « un permis de végétaliser qui existe déjà depuis 15 ans ».

  • À Martigues, un cahier de vacances dédié au climat et à la justice sociale

    À Martigues, un cahier de vacances dédié au climat et à la justice sociale

    Les vacances aussi sont politiques. Mercredi soir, les communistes de Martigues sont allés à la rencontre des passants sur le marché nocturne de Jonquières, ainsi qu’à la plage de Ferrières, pour distribuer leur cahier d’été « revendicatif », comme le précise Laetitia Sabatier, secrétaire de la section de Martigues du PCF.

    « C’est un tract sous forme ludique avec des mots croisés, des quiz, qui parlent de nos priorités », présente la responsable aux plagistes, accompagnée de la conseillère municipale (PCF) Mélaine Del Baldo. À l’intérieur, cinq questions portent sur la réduction des émissions mondiales de CO2, de la submersion du département à horizon 2100 ou de l’augmentation du nombre de jours au-dessus de 35°.

    « Il faut taxer les riches pour redistribuer »

    Les priorités dont parlait la secrétaire de section sont d’« électrifier les usages avec un mix énergétique entre les énergies renouvelables et le nucléaire », « végétaliser massivement pour limiter les effets du réchauffement climatique » ou encore « l’amélioration et la gratuité du transport public du quotidien et la relance du fret ferroviaire », exposées dans le cahier d’été distribué.

    Au centre de cette idée : « Lier la justice sociale avec l’enjeu climatique » pour Laetitia Sabatier, citant le Plan climat pour la France empreinte 2050 du PCF. « Prélever 10% du patrimoine des 10% les plus aisés permet de récupérer 5 milliards d’euros par an et rend possible l’investissement » nécessaire à ce plan, lit-on dans le cahier. « Je suis d’accord avec le principe de taxer les milliardaires pour redistribuer à l’Hôpital, l’école, la lutte pour le climat », approuve Jafar, qui profite de l’ombre des pins de la plage de Ferrières. Samir, son collègue, estime que « le problème, c’est que les entreprises qui rénovent font n’importe quoi et s’en mettent plein les poches », juge-t-il, en référence aux aides à la rénovation thermique faites pour avoir chaud l’hiver, mais oublient souvent le confort d’été. La climatisation, dans ce contexte, est envisageable « avec un mix énergétique nucléaire, géothermie, et chaleur de la mer »n avance-t-il.

  • Les soutiens d’El Mahdi Lyoubi appellent à sa libération

    Les soutiens d’El Mahdi Lyoubi appellent à sa libération

    Dès 19h50 mardi, une foule s’agglutine autour d’une table sur le Vieux-Port. L’étal présente toute une collection de tee-shirts tous floqués du même slogan : « Free Koulchi, Free El Mahdi ». Autour, les militants s’affairent, peignent des affiches, distribuent des pancartes, diffusent des tracts. À quelques mètres, une grande enceinte diffuse Chavez, l’un des titres de Mehdi Black Wind, de son vrai nom El Mahdi Lyoubi, artiste marocain incarcéré, depuis plus d’une semaine, dans la prison d’Oukacha, à Casablanca. C’est pour réclamer sa libération et à l’appel du Comité de soutien Free El Mahdi que plus d’une centaine de personnes, selon la préfecture, se sont rassemblées au pied de la Canebière.

    Installé à Marseille depuis plusieurs années, le rappeur et cinéaste a été arrêté par les autorités marocaines le 13 juillet, à l’occasion d’une visite dans son pays natal. À la veille de sa première audience, prévue ce mercredi à 10h30 à Casablanca, ses soutiens ont jugé indispensable de rappeler leur solidarité totale avec l’artiste, qu’ils estiment incarcéré en raison de ses prises de position en faveur du mouvement de contestation Gen Z 212 (en référence à l’indicatif téléphonique du Maroc + 212), né fin septembre. Dans la rue, les jeunes marocains s’étaient mobilisés en masse pour dénoncer la situation politique et économique du pays avant d’affronter une sévère répression.

    « Liberté, dignité, justice sociale », ont scandé, mardi, les manifestants en arabe, en hommage à ce slogan repris lors des mobilisations de la Gen Z. « Aujourd’hui, Mehdi est visé par la répression du pouvoir marocain parce qu’il fait un portrait réaliste des injustices qui l’entourent, (…) parce qu’il défend sa liberté d’expression et celle des autres, parce qu’il a soutenu tous les mouvements pour la justice au Maroc et en dernière date, le mouvement Gen Z 212 », s’est émue la représentante du comité de soutien. El Mahdi Lyoubi est le quatrième rappeur soutien du mouvement populaire à être arrêté par le pouvoir marocain, après Souhaib Qabli, Jawad Asradi et Hamza Raid.

    Dénoncée dans une tribune publiée aujourd’hui sur le site de Libération, la situation d’El Mahdi Lyoubi alerte aussi la société civile internationale : Montréal, Berne, Genève, Douarnenez, Bruxelles et Paris ont déjà accueilli des rassemblements de soutien. Mercredi, à 10h30, heure théorique du début d’audience de l’artiste, une nouvelle mobilisation doit se tenir devant le tribunal Aïn Sebaa, à Casablanca.

  • Le droit aux vacances reste à conquérir

    Le droit aux vacances reste à conquérir

    C’est un anniversaire qui revêt une importance particulière. Le Front populaire fête ses 90 ans, dans un contexte où les attaques contre les droits des travailleurs et des travailleuses se multiplient. Le 10 avril dernier, un projet de loi visant à remettre en cause le caractère chômé du 1er mai était discuté à l’Assemblée nationale. En juin, Éric Pauget, député LR des Alpes-Maritimes, déposait une nouvelle version de sa proposition de loi, véritable « remise en cause de la 5e semaine de congés payés », souligne Virginie Akliouat, secrétaire départementale de la FSU 13, venue participer au débat organisé par La Marseillaise en marge du Mondial des CSE Idélia, sur le thème « 1936-2026 : des congés payés au droit aux vacances pour tous ».

    Si 90 ans séparent ces deux dates, certaines similitudes sont frappantes. À commencer par « le bruit des bottes qui monte », note la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet. À l’époque, le fascisme s’est emparé de l’Italie et de l’Allemagne. En France, le Parti franciste, les Jeunesses patriotes, l’Action française ou encore les Croix-de-Feu sévissent déjà.

    En 1934, le monde ouvrier se lève contre la menace. En 1936, la mobilisation aboutit à la victoire du projet de société porté par le Front populaire. « Ça a été possible par l’unité des travailleurs et des travailleuses, développe Sophie Binet. À l’époque, la CGT se réunifie. Il y a une démarche unitaire des forces de gauche, politiques et syndicales, pour lutter contre l’extrême droite. Le 2e ingrédient, c’est la mobilisation. Le seul vote des travailleurs et travailleuses et la seule victoire électorale du Front populaire n’auraient pas suffi. De grandes grèves ont permis d’aller beaucoup plus loin que ce qui avait été écrit dans le programme. »

    Les congés payés font partie de ces conquis qui ne figuraient pas dans les revendications des salariés, rappelle Anthony Juan, président de la CCAS (énergie). « À l’époque, les milieux populaires n’osaient même pas toucher cette question du doigt. Ils considéraient de fait que c’était réservé à la bourgeoisie. » Non programmée, la loi est tout de même adoptée à la Chambre des députés par 563 voix contre une le 11 juin 1936, puis promulguée neuf jours plus tard. À ce moment-là, « l’idée paraît révolutionnaire, mais la France avait du retard, précise-t-il. La dernière loi qui avait été votée à ce sujet-là date de 1909 et concernait le dimanche chômé non payé pour pouvoir aller à l’église. »

    Des mesures d’accompagnement

    Pour Anthony Juan, si cette loi donne l’accès au temps libre, « elle ne donne pas forcément l’accès aux congés payés ». « Une loi sans mesure d’accompagnement, ça ne suffit pas, affirme-t-il. À l’époque, Léo Lagrange le prend en compte et c’est à ce moment-là qu’on a le billet SNCF à – 40% pour les salariés, la création des auberges de jeunesse, le soutien aux associations d’éducation populaire… Je pense qu’on est encore dans cet état de fait : le droit au temps libre existe, le droit aux congés payés reste à conquérir. »

    Aujourd’hui, certains comités d’entreprise garantissent l’accès aux vacances pour les travailleurs, les travailleuses et leurs familles. Chez les cheminots, le CCGPF assure la gestion des activités sociales des actifs, mais aussi des retraités et de leurs ayants-droits. Son secrétaire adjoint, Arnaud Hennebert, explique : « C’est en 1986 qu’on arrache au patronat les œuvres sociales, qui deviennent des activités sociales, culturelles et sportives gérées par les élus du personnel, avec du patrimoine mis à disposition. » Aujourd’hui, le CCGPF « résiste » face aux remises en cause du patronat, bien qu’étant très plébiscité. « Nous faisons partir 14 000 enfants dans des colos tous les ans, se félicite Arnaud Hennebert. 55 000 cheminots et leur famille vont encore partir en vacances cet été dans nos villages vacances, chez les partenaires du tourisme social. »

    Imestia fait partie de ces gestionnaires de centres de vacances qui ont une conception héritée de 1936. Doric Curto, son directeur général, définit le tourisme social comme étant un « tourisme relié au territoire, à toutes ces questions de l’économie sociale, solidaire et écologique », qui défend « un droit aux vacances pour tous ». « Un vrai choix est fait, celui de se dire que ces lieux doivent ressembler à la société, et à la société qu’on veut. (…) Ça consiste aussi à apporter des activités pour contenir la vague brune. On a un vrai rôle social pour permettre la démocratie et le vivre-ensemble aussi pendant les vacances. »

    Encore faut-il que tous les citoyens puissent se le permettre. « Aujourd’hui, 40% des Français ne partent pas en vacances », pointe Sophie Binet. Virginie Akliouat ajoute : « En tant que prof, il y a un enjeu très fort à ce que nos élèves puissent bénéficier des temps de repos pour partir. Pour les précaires qui ne peuvent pas bénéficier des comités d’entreprise ou des structures de tourisme social, les associations d’éducation populaire et les centres sociaux jouent un rôle primordial. Aujourd’hui, leurs budgets, qui sont liés aux collectivités territoriales, fondent comme neige au soleil. (…) Il y a des droits à défendre et à continuer à conquérir, mais il y a aussi un souci fondamental de justice sociale à avoir, pour que ces droits puissent bénéficier à l’ensemble de la population. »

    C’est ce droit à l’émancipation que défend le monde ouvrier, en 1936 avec le Front populaire, au sortir de la Seconde Guerre mondiale avec le Conseil national de la résistance, et encore aujourd’hui avec « la bataille des Comités sociaux et économiques » qu’appelle Sophie Binet. « La stratégie du capital est de transformer les travailleurs en simples consommateurs. (…) Les vacances et les loisirs sont un secteur économique qui intéresse les loups, qui essayent de le financiariser. On a besoin d’orienter l’argent de nos CSE sur des choses qu’on gère et qui nous intéressent, (…) c’est-à-dire de l’économie sociale et solidaire. »

  • Une intersyndicale bien décidée à résister aux politiques antisociales

    Une intersyndicale bien décidée à résister aux politiques antisociales

    « On a décidé, avec les organisations syndicales progressistes, celles qui ont conscience du moment dans lequel on se trouve, de nous mobiliser aujourd’hui devant l’UPV », commence le secrétaire général de la CGT, Richard Roméo-Giberti. Et de poursuivre : « On a des adversaires de classe aussi bien dans la classe politique que dans le patronat visiblement, puisqu’ils s’acoquinent les uns avec les autres. »

    D’où la nécessité de se rassembler et de construire un rapport de force pour refuser cette connivence antisociale et leurs offensives. « La majorité gouvernementale, bien aidée par l’extrême droite, veut voler le 1er Mai aux salariés qui sont en première ligne, c’est-à-dire les salariés du commerce », reprend le patron de la CGT dans le Var.

    Une nouvelle tentative d’enfoncer aujourd’hui un coin dans les acquis sociaux, après deux premières charges infructueuses en janvier et en avril, avec le passage au Sénat « d’une proposition de loi qui ouvre en grand les possibilités de déroger au 1er Mai avec le travail des boulangeries et des fleuristes ».

    Un attrape-nigaud, prévient-il, puisque derrière la rhétorique de défense du petit commerce, c’est encore au profit des grands groupes, comme Interflora et Carrefour, que la majorité veut légiférer. « Et si on laisse passer ça, on s’expose à d’autres coups bas, met en garde Richard Roméo-Giberti. On voit très bien que leur intention, c’est de s’attaquer in fine, notamment à la cinquième semaine de congés payés ». Et de poursuivre : « Le 1er Mai, on n’y touche pas. C’est le seul jour chômé pour tout le monde et c’est le fruit de décennies et de décennies de luttes sociales. »

    Pas de justice sociale

    sans solidarité

    Pas question en tout cas, « après s’être fait voler deux ans de vie avec la retraite à 64 ans », d’accepter de laisser banaliser le travail le 1er mai, « au nom du profit et des lobbies économiques ».

    « Nous refusons cette attaque symbolique et sociale ! Le 1er Mai est un jour de solidarité, de lutte et de conquêtes sociales. Il appartient au monde du travail, pas aux actionnaires », affirme avec force Zoé Desmoulins (Solidaires), lors de la prise de parole de l’intersyndicale.

    Géraldine Compain (Unsa) met en évidence, elle, que « faire travailler davantage celles et ceux qui peinent déjà à boucler les fins de mois ne répond en rien à l’explosion des prix de l’alimentation, à l’augmentation des loyers et des factures d’énergie, aux salaires qui stagnent et à la précarité qui gagne du terrain ». D’autant plus une aberration, dénoncent les syndicats, que pendant que « la vie chère étouffe la population, les grandes entreprises accumulent les profits ».

    L’intersyndicale exige donc l’augmentation immédiate des salaires, pensions et minima sociaux ; l’indexation des salaires sur les prix ; ainsi que le blocage des prix des produits de première nécessité et de l’énergie.

    Julie Birebent (FSU) a rappelé comment, pendant ce temps, comme toujours, « l’extrême droite tente de détourner la colère sociale en désignant des boucs émissaires et en essayant de se mettre dans la poche du patronat ». Et vote, impunément pour l’instant, contre les intérêts des salariés, contre les droits syndicaux et contre les solidarités.

    « Le progrès social se construit par l’unité des travailleurs, pas par la division », a martelé Anaïs Pascual (CGT). De l’unité, il va en effet en falloir pour défendre efficacement les droits et les libertés menacés. « Il n’y a pas de justice sociale sans démocratie et sans solidarité », insiste-t-elle. Et de poursuivre : « Nous exigeons des salaires pour vivre, pas survivre ! »

    Une aspiration largement partagée qui devra se traduire par de grandes mobilisations politiques et sociales pour aboutir.

  • Le collectif Stop Croisières mobilise un large public

    Le collectif Stop Croisières mobilise un large public

    La pollution est visible en ville. J’imagine que c’est un accélérateur pour développer des maladies », s’interroge Gauthier. À ses côtés, Anne-Laure complète : « Il faut se questionner sur l’accès à la mer dans une ville comme Marseille. Quelle occupation sur l’espace public ? »

    À l’image de ces deux trentenaires, le public est varié sur l’esplanade du J4. Disposée en file indienne, une série de stands, sous les pins parasols, interpelle largement les passants sur la mer et son accès. Clean my Calanques sensibilise à l’entretien du littoral avec une collecte mensuelle ; Attac dénonce le projet d’une aérogare liée à un tourisme de luxe et invite à remplir le questionnaire réalisé par l’Association Environnement Estaque (AEE).

    Au milieu, bien sûr, le collectif Stop Croisières, qui est à l’initiative de cette manifestation pour la seconde année consécutive. Il informe le public et présente deux maquettes : « un J4 confisqué » et « un J4 pour toutes et tous ». Celles-ci ont été réalisées, d’un côté, à partir des projets économiques du Port, et de l’autre, à partir d’une première concertation menée auprès des habitants l’année dernière. Enfin, l’association Estaque environnement (AEE) et son président, Pierre-Yves Gilles, est à l’origine du formulaire de concertation intitulé : « Et si vous décidiez de l’avenir du J4 ? »

    « Les croisières sont un sujet clivant, mais le sujet de l’accès à la mer nous concerne tous. Au vu de la chaleur urbaine, c’est une question de justice sociale. Je pense vraiment qu’il faudrait faire une convergence des luttes du sud au nord », explique le retraité avec enthousiasme, à la sortie d’un petit bain de mer avec les Libres nageurs, dans la « piscine naturelle », devant le Mucem.

    Des questions générales, un rappel des différents projets et une dizaine de propositions interrogent les participants sur la priorité absolue qu’ils souhaitent donner à l’esplanade du J4, récemment rebaptisée esplanade Gisèle-Halimi. Les résultats de l’enquête seront diffusés largement, assure cet ancien universitaire. Dans l’eau, encore pas mal de monde qui entonne un joyeux « ça nage pour moi », sur l’air du tube de Plastic Bertrand. Force est de constater qu’en fin de journée, la vie est belle sur l’esplanade.

    Site web : stop-croisières.org

  • À Martigues, la majorité fait le choix de la résistance budgétaire

    À Martigues, la majorité fait le choix de la résistance budgétaire

    « Notre budget est fidèle aux engagements pour lesquels nous avons été élus, ce n’était pas des intentions », lance le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, à son opposition lors du conseil municipal du 30 avril.

    La séance budgétaire a été marquée par la présentation du budget primitif 2026 par le 1er adjoint (SE), Henri Cambessédès. Le projet affiche un équilibre à 192 millions d’euros de dépenses et de recettes, dont 161 millions dédiés au fonctionnement et 30 millions à l’investissement. Parmi les évolutions notables figurent une hausse de 2% des recettes de fonctionnement par rapport à 2025, ainsi qu’une « baisse de 19,3% des compensations de l’état pour les exonérations de taxes sur les locaux industriels », a précisé l’adjoint, soit un manque à gagner d’environ un million d’euros.

    Autre point abordé : la masse salariale, en augmentation de 1,92%. Celle-ci s’explique principalement par « la hausse des cotisations retraite d’1,13 million d’euros et la tenue des élections municipales, car on mobilise les personnels pour la démocratie », rapporte l’adjoint.

    C’est sur l’investissement que l’opposition a concentré ses remarques. 23 millions d’euros sont mobilisés. Principalement pour la reconstruction du pont de Lareraille, à Carro pour plus d’1 million d’euros, pour l’extension à 600 000 euros des locaux de la piste d’athlétisme au parc Julien-Olive, et pour la poursuite du programme de mise en accessibilité à 800 000 euros. Les écoles bénéficient également d’un million d’euros, destiné aux rénovations et à la création d’îlots de fraîcheur.

    Mais Jean-Luc Di Maria (DVD) n’est pas convaincu : « Les montants sont là et les annonces sont nombreuses, mais quel est le cap ? Cela fait 37 000 euros par établissement, mais pour rénover, mettre aux normes, ou déguiser de l’entretien en investissement ? » se demande l’élu. À l’extrême droite, le double discours d’Emmanuel Fouquart (RN), lui, relève « un bon budget éloigné de l’effet ciseau », mais pointe aussi « la baisse de l’investissement net, passé de 20 millions d’euros à 15 cette année ».

    « Subir ou résister »

    La réponse est unanime. « Le budget est fidèle à notre trajectoire politique », souligne l’adjoint Gilles Picard (PCF). « La fraîcheur des écoles montre notre volonté de justice sociale et environnementale », abonde l’adjoint. Saoussen Boussahel (PS) insiste sur le fait que « ce budget est élaboré dans un cadre contraint. Entre subir ou résister, nous avons choisi le service public fort, le bouclier martégal ».

    Le maire relève « un seul point d’accord » avec son opposition. « Oui, un budget traduit une vision et des choix politiques. Derrière les chiffres, la réalité : des écoles entretenues, modernisées, comme les équipements sportifs aussi rendus accessibles, des espaces publics entretenus et un service municipal présent au quotidien. Bref, tout ce qui contribue à l’amélioration de la qualité de vie », argumente l’édile. Le budget a été adopté sans les voix de l’opposition.

  • [1er-Mai] À Toulon, tous ensemble aussi contre les idées d’extrême droite

    [1er-Mai] À Toulon, tous ensemble aussi contre les idées d’extrême droite

    C’est devant le temple du syndicalisme que les Toulonnais ont commencé à se rassembler un peu avant 10h. Contents d’être à nouveau là, ensemble et debout contre l’adversité, pour la paix et les droits des travailleurs. Mais aussi pour s’opposer à tous ceux qui s’emploient à torpiller les conquis sociaux, comme en témoigne cette offensive des forces de la réaction contre cette journée de lutte et de revendication.

    « Cette année, le 1er-Mai a une saveur particulière, grâce à la mobilisation, nous avons fait reculer ceux qui voulaient nous voler cette journée », lance le secrétaire départemental de la FSU Alain Tournay. Une première victoire, poursuit le responsable syndical, « contre le patronat et les grands groupes soutenus par Gabriel Attal, la droite et l’extrême droite ». Mais pour autant, rien n’est joué, prévient-il. D’autres assauts vont devoir être repoussés.

    Le secrétaire de l’Union départementale CGT, Richard Roméo-Giberti, précise : « C’est aussi une journée de mobilisation et de lutte contre l’extrême droite qui progresse et qui prend des municipalités. Pour dire que non, ce n’est pas banal. On le voit d’ailleurs avec toutes les décisions qu’ils prennent, souvent contre la CGT d’ailleurs, comme à Carcassonne ou à Liévin. »

    « Une extrême droite qui cherche à diviser les travailleurs et les travailleuses », ajoute Pascal Brun (CGT), contrairement au « syndicalisme, lui internationaliste, qui prône la solidarité et lutte contre le racisme et la xénophobie ».

    « Notre 1er-Mai porte évidemment, en effet, toutes les valeurs antifascistes du mouvement ouvrier », confirme Olivier Rosay (Sud). « Et dans un contexte de racisme débridé porté par une partie, hélas, du patronat et de la classe politique qui se traduit par des agressions de militants et des dégradations de locaux syndicaux ou de partis politiques de gauche, il y a vraiment de quoi se mobiliser », ajoute-t-il.

    Plus loin dans le cortège, l’ancien conseiller municipal communiste de Toulon en Commun André de Ubeda, en appelle à un sursaut républicain : « Le symbole du 1er-Mai est particulièrement important cette année puisque l’oligarchie veut, tout aussi symboliquement, l’attaquer puis, comme toujours, le supprimer. Il est important aussi pour la bataille des idées contre les injustices sociales, et face au danger d’une extrême droite qui rêve d’Ancien Régime sous toutes ses formes, y compris les privilèges de la noblesse fût-elle des deux Siciles. »

    Dans sa prise de parole, l’intersyndicale rappelle que « le 1er-Mai, ce n’est pas juste une tradition mais une journée de lutte qui vient de loin, des combats du mouvement ouvrier, des conquêtes arrachées par la mobilisation, comme celle du Front populaire ». Et de poursuivre : « Nous affirmons une fois de plus notre volonté de ne pas laisser les puissants dicter notre avenir. Nous refusons d’être pris pour des sous-citoyens, nous refusons de laisser les riches se gaver sur notre dos pendant que les plus précaires souffrent. L’heure est à la mobilisation et à la lutte collective face à l’extrême droite qui se nourrit des crises. »

    Dans le cortège arrivé à présent à hauteur de la place de la Liberté Stéphane Sacco (GRS), élu à La Seyne, insiste : « La bataille politique doit se jouer d’abord sur le terrain des valeurs, celles du progrès et de la justice sociale, et cette journée est un repère, tout à la fois un héritage et un cap pour les combats à mener. »

    L’élu d’opposition « Alternative progressiste » dit la responsabilité de son groupe face à la majorité d’extrême droite, d’incarner une opposition lucide, déterminée, utile et vigilante face aux dérives, et toujours au service de l’intérêt général.

    Et de conclure : « Leur projet repose sur des réponses simplistes, nourries par les peurs et le repli sur soi, alors que nous, à l’inverse, nous portons une véritable ambition. »

    De quoi donner envie de se retrouver ensemble plus souvent sur le pavé du Port du Levant, plus nombreux, plus fort. Dans la cité « résistante » qui a à nouveau dit non au parti à la flamme.

    « Le syndicalisme, prône
    la solidarité et la lutte contre le racisme et la xénophobie »

  • Vincent Bouget, l’épopée d’une victoire populaire

    Vincent Bouget, l’épopée d’une victoire populaire

    Au Prolé, dans la soirée du dimanche 22 mars, la pluie n’a pas éteint la braise. Elle l’a attisée. Dans la cour et sous les néons, on lisait sur les visages la même fatigue joyeuse : celle des campagnes qu’on mène au corps à corps, à force de tracts, de portes frappées, de réunions qui finissent tard, de doutes avalés sans jamais baisser les yeux. Et puis, d’un coup, l’annonce : Vincent Bouget est élu maire de Nîmes avec 40,97% des voix, devant Julien Sanchez (RN) à 37,52% et Franck Proust (LR-Horizons) à 21,51%. La ville venait de basculer. La droite clanique, au pouvoir depuis vingt-cinq ans, venait de tomber. L’extrême droite du RN, qui rêvait de s’offrir la « Rome française » comme un trophée, venait d’être repoussée.

    Dans ce bar-phare de la gauche nîmoise, institution plus que QG, on ne célébrait pas seulement un score. On célébrait une revanche sociale, une dignité retrouvée, une mémoire transmise. Les bras se lèvent, les mains tremblent, les larmes montent sans prévenir. On s’étreint comme après une délivrance. Vincent Bouget apparaît, happé par les accolades, le regard humide. Il serre sa famille, embrasse sa mère, cherche sa fille en visio, et déjà la foule scande son prénom comme on scande une promesse : celle que la ville cesse d’être un décor pour les puissants, et redevienne un foyer pour celles et ceux qui la font vivre.

    Une victoire, une méthode : écouter puis construire

    Ce soir-là, l’émotion avait la densité d’une histoire longue. Car ce n’est pas une victoire « tombée du ciel ». C’est une victoire labourée. Deux ans de construction, de discussions, de désaccords surmontés. Deux ans à aller dans les quartiers populaires comme dans les rues du centre, à écouter la colère, les peurs, la lassitude. Deux ans à construire un programme avec les habitants au travers d’un questionnaire rempli à 3 000 reprises, à multiplier les réunions, à sonder, à recueillir, à recommencer. Cette liste qui porte le nom de sa méthode, « Nîmes en commun », n’a rien d’un slogan : c’est un fil tendu entre la politique et le quotidien, entre la mairie et la ville réelle.

    À peine le résultat digéré, une idée s’impose : aller à la mairie. Comme une évidence. Comme un rite. Le cortège s’organise, grossit à vue d’œil, envahit les ruelles. Et la marche devient un récit en mouvement : on reconnaît des visages croisés pendant deux ans, des militants de l’ombre, des habitants des quartiers populaires, des jeunes qui votent pour la première fois, des anciens qui n’y croyaient plus. Bouget avance lentement, arrêté tous les deux mètres par une main posée sur son épaule, une embrassade, un « merci », un « on l’a fait », des milliers de « on a gagné. »

    La droite fracturée,

    la gauche rassemblée

    Dans cette procession, il y a une chose qu’aucun bulletin ne mesure : le lien. Celui de l’implantation. Celui d’un travail patient, à rebours des campagnes hors-sol. Face à un candidat RN, Julien Sanchez, parachuté en janvier par le parti, quasi absent du terrain, préférant vanter les méthodes brutales et unilatérales de Donald Trump en conférence, porté par une stratégie nationale et un programme lacunaire, la gauche nîmoise opposait une force simple : connaître la ville, ses fractures, ses noms, ses douleurs, ses solidarités.

    En face, la droite nîmoise aura offert le spectacle d’une succession ratée, d’une guerre de chefs entre Franck Proust et Julien Plantier, héritiers proclamés de Jean-Paul Fournier, frères ennemis pendant des mois, avant une fusion forcée au soir de leur débâcle du premier tour. Une addition de logos, tardive, sans souffle, sans vérité. Nîmes a sanctionné ce manège. Et la leçon est brutale : on ne gouverne pas une ville comme un patrimoine à transmettre, ni comme une vitrine à vendre.

    Car l’autre leçon, plus grande encore, vient de la gauche. À Nîmes, l’union n’a pas été un mot d’ordre plaqué : elle a été un travail. Une preuve. Une discipline. Ici, communistes, socialistes, écologistes, militants de Génération.s, de Place publique, de L’Après, et une large part de la société civile ont choisi de se compter ensemble plutôt que séparément. Non pas au dernier moment, dans l’urgence d’un second tour, mais dans la durée, à force de rencontres, de débats, de concessions, de respect des désaccords. Et quand certains, au niveau national, s’épuisent à la division, Nîmes rappelle que l’unité n’est pas une posture : c’est une stratégie pour gagner, mais surtout une condition pour gouverner.

    Quartiers populaires :

    le sursaut qui change tout

    Entre les deux tours, quelque chose s’est levé. Dans les quartiers populaires, là où l’abstention est souvent le premier parti, on a vu un sursaut : une mobilisation décisive, avec une hausse moyenne de participation de 11% pouvant monter jusqu’à 17%. Pas un miracle : des discussions partout, des voisins qui se convainquent, des familles qui se parlent, des jeunes motivés à voter parce que l’enjeu dépassait les querelles politiciennes. Et dans les urnes, la vague est nette : Bouget fait carton plein à Valdegour (jusqu’à 76%, école Gustave-Courbet), au Chemin-Bas d’Avignon (79%, Jean-Zay), au Mas de Mingue (74%, Jean-d’Ormesson) et à Pissevin (84%, Henri-Wallon/Paul-Langevin). À l’inverse, Julien Sanchez s’effondre dans ces secteurs (de 6 à 15%), quand il est surtout en tête dans des quartiers plus « ville active » et pavillonnaires (René-Char, Mas de Ville, Vacquerolles). La droite, elle, ne conserve qu’un îlot : Castanet, où Franck Proust arrive en tête avec 36% (Combe des Oiseaux).

    Bouget le dit avec gravité : « Il y a eu un sursaut citoyen. Dans les quartiers populaires comme partout dans la ville. » Et il ajoute : « Je veux saluer celles et ceux qui l’ont fait pour faire barrage. Cela nous oblige. » Oui : cette victoire oblige. Elle oblige à réparer, à rassembler, à tenir la promesse d’une mairie qui regarde enfin vers Pissevin, Valdegour, le Chemin-Bas, Richelieu, La Gazelle, et pas seulement vers les cartes postales.

    Du balcon, une nouvelle ère

    Arrivé à l’Hôtel de Ville, Bouget prend la parole au balcon devant près de 2 500 Nîmois. Derrière lui, des figures de la gauche locale, mais aussi des visages qui disent la portée de l’instant. On voit Alain Clary, dernier maire communiste de Nîmes de 1995 à 2001, ému aux larmes comme un témoin qui voit l’histoire reprendre son cours. À ses côtés, Françoise Laurent-Perrigot, présidente (PS) du Département et Carole Delga, présidente (PS) de Région, venues saluer une victoire qui dépasse les frontières de la cité romaine. Clary parle d’« une nouvelle génération, une nouvelle façon de faire de la politique, un nouvel espoir ». Et la ville comprend que ce soir ne referme pas une parenthèse : il ouvre un chapitre.

    Bouget, lui, refuse l’ivresse personnelle. « Je ne suis pas dans une logique personnelle. Nous sommes au début de l’histoire. Dès demain, nous allons nous mettre au travail », promet-il. Puis il dédie : à sa famille, à sa grand-mère résistante récemment disparue, à celles et ceux qui ont porté la flamme quand la ville semblait promise à la résignation.

    Ce dimanche de mars, Nîmes a vécu plus qu’une alternance. Elle a vécu un moment de vérité : celui d’une ville qui choisit l’ancrage contre le parachutage, la solidarité contre la peur, l’union contre les egos. Dans vingt ans, on lira peut-être ce soir comme une date. Les Nîmois l’ont vu comme une scène : du Prolé au balcon, la ville marchait. Et elle se retrouvait.

    « Voir qu’il y a une nouvelle génération, une nouvelle façon de faire de la politique, un nouvel espoir, c’est formidable »

  • Gaby Charroux défend le bouclier martégal, menacé par le RN

    Gaby Charroux défend le bouclier martégal, menacé par le RN

    C’est un Gaby Charroux mobilisateur qui a tenu son dernier meeting ce jeudi soir. Le maire sortant (PCF), qui brigue un quatrième mandat, fait l’unanimité chez ses sympathisants, venus remplir le gymnase des Salins à 72 heures du second tour.

    Mais il a surtout réussi à « rassembler tout le camp du progrès dans l’intérêt de Martigues », souligne la sénatrice des Bouches-du-Rhône Marie-Arlette Carlotti, venue « apporter le soutien de ma famille politique, le parti socialiste » à cette équipe renouvelée à 50%. Son collègue de la chambre haute du Parlement Guy Benarroche (les Écologistes) a également tenu à apporter sa force à Gaby Charroux, appelant les électeurs à « se déplacer pour défendre ces valeurs de justice sociale, ces valeurs de démocratie, cette transition écologique ».

    Au-delà de la sphère politique départementale, le député François Ruffin (Debout !) adresse également un message aux Martégales et aux Martégaux, les invitant à voter pour la liste de l’édile sortant « pour qu’il puisse s’occuper au mieux de la République du quotidien, qui s’occupe des cantines du périscolaire, des cimetières, des transports, de la vie ordinaire ». « Pour ça, il faut des gens qui soient soucieux des gens plutôt que de l’argent », affirme l’élu. L’ancienne insoumise Clémentine Autain aussi, appelle à la mobilisation, pour que « l’égalité soit au rendez-vous des politiques municipales ».

    La « supercherie du RN » dénoncée

    Sans compter l’antenne locale du Collectif solidarité Palestine ou encore l’Union locale CGT de Martigues. Son secrétaire général Daniel Bretonès rappelle : « Martigues n’est pas une ville neutre. Martigues est une ville ouvrière marquée par les luttes, construite par des générations de travailleuses et de travailleurs de l’industrie, de l’énergie, du port, de la pétrochimie, des services publics, du commerce. Une ville où le rouge n’est pas une couleur abstraite. C’est le rouge de la résistance, de celles et ceux qui ont refusé la soumission qui ont combattu le fascisme. (…) Ce rouge-là, camarades, nous oblige à prendre nos responsabilités. »

    Car si Gaby Charroux est arrivé en pole position à l’issue du premier tour, avec 35,71% des suffrages, le RN poursuit sa progression avec la candidature d’Emmanuel Fouquart, qui a obtenu 28% des voix après avoir raflé la députation à Pierre Dharréville en juillet 2024 (52,87% au second tour). « À Martigues, comme partout en France, l’extrême droite progresse en s’appuyant sur une détresse sociale qu’elle n’a pourtant jamais combattue », dénonce le syndicaliste.

    À propos de son adversaire, le candidat d’union de la gauche assène : « Voilà un député RN élu ici dont la première décision, est de tourner le dos aux Martégales et aux Martégaux [Emmanuel Fouquart avait préféré son mandat régional à son mandat municipal, Ndlr.]. Sur la rénovation de l’hôpital, dont nous avons tant besoin et que j’ai porté avec force et conviction, rien. Sur la sécurité, rien non plus. Et à l’Assemblée nationale, il vote contre les communes et fait perdre à la Ville 6 millions d’euros. » Mercredi 14 janvier, le RN a voté un amendement visant à amputer de près de 5 milliards d’euros la dotation globale de fonctionnement aux collectivités.

    Venu lui aussi apporter son soutien à Gaby Charroux, le sénateur communiste Jérémy Bacchi pointe l’enjeu du scrutin de dimanche : « Martigues fait office d’exemple dans sa gestion des services publics, dans l’accès à la culture, au sport, à la santé, dans la défense des travailleuses, des travailleurs, de l’environnement et de notre industrie. Vous avez une chance historique, il ne faut pas la gâcher. Je salue le courage de Gaby Charroux de son équipe de n’avoir jamais cédé aux sirènes de l’austérité. »

    Jean-François Mauffrey, conseiller municipal délégué à l’industrie et à l’environnement lors du précédent mandat et colistier du maire sortant, affirme non sans émotion : « Cette ville elle m’a créé. (…) J’ai bénéficié de l’école, du conservatoire gratuit, des différents types de clubs, de l’athlétisme, de la gym et finalement du club de volley. (…) J’ai aussi grâce à l’intergénérationnel. (…) Il nous faut continuer de défendre ce modèle martégal qui a fait le choix d’investir dans le bonheur et la vie des gens et qui propose des activités diverses à tous les âges. »

    Pour parvenir à le préserver, l’équipe d’union de la gauche tend la main « à tous ceux et celles qui ne se sont pas exprimés dimanche dernier », assure le co-listier Pierre Dharréville, alors que le taux d’abstention a atteint 42,4% lors du premier tour, mais aussi « à celles et ceux qui ont fait un autre choix au premier tour, qui ont voté par exemple pour le Collectif citoyen martégal ». L’appel est passé.