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  • L’heure de la reprise a sonné pour le RC Toulon

    L’heure de la reprise a sonné pour le RC Toulon

    Les batteries sont rechargées, les ballons gonflés, le mental aussi. Ce jeudi marquait l’heure de la reprise pour le Rugby club toulonnais, après un mois et demi de vacances. Le moment d’écrire les premières lignes d’un chapitre 2026/2027 que les Rouge et Noir espèrent meilleur que le précédent, décevant tant en termes de résultats que de contenu, malgré l’éclaircie de la demi-finale de Champions Cup disputée face au Leinster.

    « Je suis excité et content, on l’est tous. On a envie de faire une grande saison, montrer notre ADN et ce qu’on a envie de faire », lance Pierre Mignoni, le directeur du Rugby du RCT, qui annonce « le top 6 et jouer la Coupe d’Europe à fond » comme objectifs. Pour ce faire, il sera épaulé, tel qu’annoncé en fin de saison, par un staff renouvelé. Exit Andréa Masi, entraîneur des trois-quarts. C’est Franck Azéma, de retour dans la Rade comme entraîneur principal, qui sera dédié à cet aspect du jeu, et partagera le banc avec son binôme de la saison 2022/2023, en charge de l’organisation générale et du jeu défensif. Un secteur que vient renforcer Alex Codling, qui occupait cette fonction au Munster. Exit également Sergio Parisse, remplacé à la touche par Cédric Béal. Promu en équipe première l’an dernier, le responsable du centre de formation garde ses attributions tout en devenant officiellement intervenant sur la touche et le jeu d’avants. Enfin, Maxime Petitjean (assistant jeu au pied et manipulation), Richie Gray (consultant attitude aux contacts) et Mathieu Bastaraud (team manager) restent en place.

    Concurrence au centre

    L’effectif aussi a connu quelques ajustements. Notamment au centre, avec l’arrivée des expérimentés Gaël Fickou et Huw Jones, dans un secteur où « on avait besoin de talent et d’expérience », justifie Pierre Mignoni. Avec les présences de Brex, Smaïli, Cowie, Frisch, Tuicuvu et même Sinzelle, qui a prolongé d’une saison et « donnera un coup de main sur le programme RCT Passion, pour préparer la suite », il y aura « de la concurrence, et je veux qu’elle nous pousse à tout donner, surtout à l’extérieur », ambitionne le directeur du rugby du RCT.

    Pour le reste, un mélange entre l’expérience de Rabah Slimani, la polyvalence de Judicaël Cancoriet, la vitesse de l’ailier fidjien Apete Narogo, et la jeunesse (lire ci-dessous) des frères Luka et Tana Keletaona, du 2e ligne Argentin Luciano Asevedo et de Junior Kpoku, transféré définitivement du Racing 92. Pas de joker en vue malgré les longues indisponibilités (Villière, Dréan, Priso, Halagahu, Domon).

    Si une large partie du groupe a repris, d’autres éléments se font encore attendre : les internationaux (White, Brex, Lucchesi, Garbisi) ne reprendront que le 16 août, au moment du stage à Serre Chevalier, au même titre que Ribbans et Cowie, qui seront réintégrés à l’entraînement collectif à ce moment-là. Fickou, demi-finaliste du Top 14 avec le Racing, reprendra le 27 juillet. Un seul match amical est prévu, le 28 août, à Issoire, face à Clermont, avant de retrouver le championnat le 5 septembre sur le terrain de Bayonne.

    La jeunesse au cœur du projet

    Cette année encore, Pierre Mignoni insistera sur le lien entre le centre de formation et l’équipe première, à travers la « cellule rouge », composée de joueurs intégrés au groupe pro ou proches de l’être et la « cellule rouge minots » pour les plus jeunes, qui « s’entraîneront parfois avec les pros », précise l’homme fort du RCT. « Le but, c’est d’avoir un certain pourcentage de joueurs formés au club en équipe une l’an prochain », ajoute-t-il.

    Outre la formation, le recrutement a également permis de signer de jeunes joueurs internationaux comme Luka et Tana Keletaona (France U20), Junior Kpoku (Angleterre U20) et l’impressionnant 2e ligne argentin Santiago Asevedo (2,03m, 125 kg), 22 ans, déjà appelé dans le groupe des Pumas sans jamais entrer en jeu. Ad.B.

  • Proman maître dans son royaume

    Proman maître dans son royaume

    Dès 9h30, les 64 triplettes inscrites au concours Proman, challenge des entreprises organisé en parallèle du Mondial, s’agglutinent autour de la table de marque, installée dans le parc Borély, à proximité de la Roseraie. Au centre, Christophe Creusot, dirigeant du club de pétanque La Boule gazeuse et responsable de l’organisation annonce la couleur : « Les tirages de vos parties se feront derrière nous, elles dureront quarante minutes et se termineront au coup de sifflet. Je vous souhaite une très bonne journée, car c’est l’objectif de ce rendez-vous : partager un bon moment tous ensemble ».

    Invités par la société Proman, groupe d’intérim et de recrutement, ou par les équipes de La Marseillaise, les joueurs sont venus de toute la région et au-delà pour représenter leur entreprise. « L’idée est de faire jouer tout le monde le plus longtemps possible, poursuit Christophe Creuset. Après les quatre premières parties, on établit un classement qui prend en compte les victoires et le nombre de points marqués. Les quatre premiers enchaînent pour la demi-finale. Les autres retentent une partie pour les places impaires ».

    « Sourire et engagement »

    Si certains joueurs sont venus « pour gagner », on trouve mardi des amateurs avec de plus modestes ambitions : celle, notamment, de participer à un « vrai moment de convivialité ». « Non il y en a que 3 ! Ça va, allez-y doucement, vous savez qu’on va perdre », s’amuse Violène, qui compose mardi matin avec Aurélie et Adeline la triplette de TGV Inouï. Arrivées de Lyon, elles affrontent une équipe apparemment plus habituée des boules. « Tu pourrais tenter de retourner la main pour lancer », suggère un joueur à Aurélie, qui joue à la pétanque comme au bowling. Mais, en fait, ça n’a pour elle pas grande importance. « Je connais très mal la pétanque, mais je suis vraiment heureuse d’être là. C’est l’occasion de renforcer les liens avec les collègues et les partenaires, et de faire rayonner le territoire, se réjouit-elle. Et puis c’est un beau sport fait de sourires, de sud mais aussi d’engagement. Quand on voit le sérieux de certains joueurs, c’est impressionnant ». La coupe arrivera finalement dans les mains de Sabrina Debrock, Laurent Lacrosaz et Philippe Roman, qui formaient ensemble une triplette Proman. Ils détrônent l’équipe Onet de Stève Cheilan, Guillaume Denis et Éric Hamza, double tenante du titre.

  • Le bonheur est dans le Parc Borély

    Le bonheur est dans le Parc Borély

    Le raz-de-marée a bien eu lieu avec ce flux permanent de joueurs dans un parc Borély et ses abords en fusion. Les parties ont été réparties en deux sessions le matin. Le concept pouvait effrayer et laisser planer quelques doutes sur sa fiabilité. Ils ont vite été dissipés.

    Le pari est réussi. Certes, c’était une course contre la montre pour les participants, à l’image de la première étape du Tour de France. À la différence près que tout le monde en est sorti gagnant. « Les participants ont joué le jeu et le contentement était quasi général », se réjouit René Brocca, grand habitué de l’épreuve.

    « Le reste est à l’image des dimanches de La Marseillaise, où l’on retrouve des passionnés venus de toutes les régions et de nombreux pays pour assouvir leur envie de participer à cette immense fête de la pétanque. Pour beaucoup, le secret espoir de passer la première journée s’estompe rapidement. Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse », ajoute-t-il.

    Une devise qui colle parfaitement à ce Mondial, lequel redonne un peu ses lettres de noblesse à une pétanque populaire aujourd’hui disparue.

    Puis il y a les autres, les champions, ceux pour qui cette première journée peut virer au cauchemar, avec les pièges tendus par des équipes survoltées sous une chaleur accablante. Cette canicule jouera forcément un rôle prépondérant au fil des jours. Ils sont presque tous passés entre les mailles du filet, parfois avec quelques sueurs froides. Marco Foyot et ses partenaires Sissou Cantarell et Jérémy Fernandez sont ainsi passés par le trou de la souris lors de leur première partie.

    « Nous étions sur un terrain extrêmement lisse et trouver la bonne distance n’a pas toujours été facile. Heureusement, nos adversaires n’ont pas su saisir les opportunités qui se présentaient à eux. C’est une victoire arrachée », confie le multiple vainqueur de l’épreuve.

    Coup de théâtre

    Certains favoris n’ont pas eu à se faire de cheveux blancs, à l’image de Dylan Rocher, en mode promenade. En revanche, Maurel, Gayraud, Courtois et Puccinelli ont dû batailler en début d’après-midi pour se défaire d’Albaladejo devant les caméras de France 3.

    Le coup de théâtre est survenu un peu plus tard, lorsque la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre : Suchaud venait de perdre.

    Le quadruple lauréat du Mondial est effectivement tombé avec ses partenaires de dernière minute, Julien Lamour et Damien Hureau. Leurs bourreaux n’étaient pas les premiers venus : Fernand « Ben » Molinas et Yohan Francone. « En huit ans de Marseillaise, c’est la première fois que je tombe sur une grosse partie le dimanche », souligne le champion du monde.

    Une défaite lors de cette journée dominicale constituait également une première. Marcel Gbetable, le champion du monde béninois, est lui aussi sorti par la petite porte. Nous voilà véritablement lancés dans la compétition.

    Le physique devrait désormais peser de plus en plus lourd avec une canicule éprouvante pour les organismes. Aujourd’hui, l’horizon va se dégager pour laisser place à un mardi qui s’annonce grandiose.

  • Les prodiges malgaches tombent à Picq

    Les prodiges malgaches tombent à Picq

    Les grands débuts des rois malgaches étaient très attendus dans les allées du Parc Borély. Opposés à des Ligériens en ouverture, Yves Rakotoarisoa, Jean-Daniel Rakotondrainibe, dit « Zigle », associé au Rhodanien Franck Picq, ont longtemps cherché leur rythme. Après trois mènes, ils étaient menés 6 à 2, conséquence d’un début de rencontre marqué par plusieurs boules manquées, notamment au tir. En difficulté, Yves a même cédé sa place au tir à « Zigle ». Mais le champion du monde de tir de précision ne trouvait pas davantage son rendement habituel. Puis, progressivement, la hiérarchie s’est rétablie.

    Les deux Malgaches ont retrouvé leur précision au tir et la physionomie de la partie a complètement changé. Les joueurs de Loire-Atlantique ont peu à peu perdu pied, laissant Rakotoarisoa et ses partenaires dérouler jusqu’à une victoire finalement maîtrisée (13-7).

    Au galop à l’hippodrome

    Pour leur deuxième rencontre, le trio était attendu sur les terrains de l’hippodrome de Pont-de-Vivaux face aux Avignonnais Enzo Oudin, Pierre Hullman et Olivier Murgia. Sur un terrain sec, rapide et sableux, Rakotoarisoa, Rakotondrainibe et Picq ont rapidement pris les commandes de la partie. Très vite installés dans leur jeu, ils n’ont laissé que peu d’espoir à leurs adversaires et se sont imposés sans trembler (13-4).

    Le troisième et rendez-vous ramenait le trio franco-malgache dans les allées du Parc Borély. Ils espéraient y trouver un peu d’ombre, mais c’est finalement sur le jeu 280, à proximité du château et en plein soleil, qu’ils ont dû évoluer.

    Comme lors de leur entrée en lice, Yves Rakotoarisoa s’est montré moins en réussite que d’habitude au tir, obligeant une nouvelle fois « Zigle » à prendre le relais. Cette légère baisse de régime n’a toutefois eu aucune conséquence sur l’issue de la rencontre. Un premier cap de passé avant le coup de feu.

  • Un Mondial La Marseillaise à couper le souffle !

    Un Mondial La Marseillaise à couper le souffle !

    Comment ne pas s’émerveiller devant un tel événement ? Le Mondial La Marseillaise à pétanque a franchi une nouvelle étape. Où s’arrêtera-t-il ? Une seule explication à ce déferlement humain autour de ce monument de la pétanque : son caractère festif.

    Cette fête est devenue rare dans une société souvent aseptisée. L’amour que lui portent les passionnés est un véritable acte de fidélité. Une fidélité multipliée par 10, 100 ou 1 000 pour ces hommes, femmes et enfants venus de plus de 90 départements, sans autre ambition que d’être présents pour immortaliser cet instant, cette journée, ou davantage si affinités, dans une ambiance nulle autre pareille.

    Ce joyeux et long cortège déferle, tous les ans, à Marseille et son mythique parc Borély. C’est un peu Noël en été pour les participants. Ne nous y trompons pas : certains nourrissent l’ambition d’aller le plus loin possible, de se frotter à un ténor de la discipline afin de « mourir heureux ». Fanny, Alsacienne dont le prénom résonne comme un hymne à la pétanque, confiait il y a quelques jours : « J’ai offert à mes parents ce voyage à Marseille. Ils en rêvaient. Il fallait voir leur joie. » Colette et Olivier participent à leur premier Mondial, comme des centaines d’autres férus de pétanque.

    « Quand la boule roule, l’esprit s’envole »

    La popularité est l’ADN de cette Marseillaise qui n’a aucun équivalent dans le monde. La pétanque y retrouve son esprit jovial et détendu, sous le soleil des longues journées d’été. Comme le dit le dicton : « Quand la boule roule, l’esprit s’envole. »

    Et les ténors, me direz-vous ? Ils sont toujours plus nombreux et toujours plus forts. Une véritable pléiade de champions du monde, d’Europe et de France : Rocher, Robineau, Bonetto, Foyot, Fournié, Suchaud, Grandet, Loy, Chiapello. Cocciolo, Puccinelli, Malbec, « Tyson » Molinas, Durk, Rousseau, Madagascar et on en passe. Seuls manquent à l’appel Rizzi, Fazzino et Quintais. Hatchadourian, victime d’un accident, est absent, tout comme Jean « Moineau » Feltain.

    Tous savent combien la souffrance, l’abnégation et les capacités d’endurance sont indispensables, au-delà de leurs qualités intrinsèques, pour revêtir l’habit de lumière, mercredi.

    « Pour être performant dans une compétition de cette longueur il y a des critères à respecter, comme celui de s’économiser, se reposer entre les parties, boire beaucoup d’eau, marcher le moins possible », nous confiait récemment Jean-Michel Puccinelli, triple vainqueur. C’était la devise des anciens Albert Pisapia (recordman de victoires avec ses sept titres) ou Jean Kokoyan (six victoires). Car oui, le talent seul ne suffit pas.

    Le Mondial, c’est aussi les femmes et le Grand Prix féminin Paprec. Elles ont ouvert le bal ce vendredi et, là aussi, un nouveau record a été établi avec 186 équipes engagées. Quel bond en avant en seulement quelques années ! Chez les jeunes, 195 triplettes ont pris le départ du Trophée Crédit Mutuel des jeunes. L’avenir s’écrit déjà en lettres d’or.

    Le premier jour fait office de tour de chauffe, avec pour ambition d’éviter la sortie de route lors des premières parties. Les pièges peuvent rapidement se refermer sur les grands favoris dans un brouhaha indescriptible, face à des triplettes survoltées par la grandeur de l’événement.

    Le Mondial La Marseillaise à pétanque, c’est aussi une déferlante de pays étrangers, avec 30 nations présentes. Le premier de la classe reste Madagascar, qui a bouleversé la hiérarchie l’année dernière en signant une victoire historique. Les héros de l’île Rouge sont de retour. En ordre dispersé, certes, mais avec la même ambition : décrocher la lune une nouvelle fois. Ils ont ouvert la voie et pourraient faire des émules. De nombreuses nations progressent et parviennent désormais à franchir un, voire deux jours de compétition.

    L’Allemagne championne d’Europe à la surprise générale participe aux Masters. Elle est le chef de file des pays en pleine expansion, avec 34 équipes présentes. Au total, 130 équipes étrangères prendront le départ, dont de nouveaux venus comme le Mexique, la Bulgarie, l’Autriche ou la Slovénie. L’Afrique s’implante de plus en plus, encouragée, encouragée par les succès de ses représentants. Ces pays souhaitent se distinguer dans une compétition où la médiatisation joue un rôle essentiel. Le Togo rejoint ainsi le Sénégal, l’Algérie, le Maroc et Madagascar.

    À l’heure où le monde sportif a les yeux braqués sur un autre Mondial à l’échelle financière pharaonique, le Mondial La Marseillaise poursuit son envol avec une dimension plus humaine, mais un point commun demeure : une notoriété toujours plus grandissante et une ferveur à vous couper le souffle.

  • Douze célébrités débarquent au Mondial

    Douze célébrités débarquent au Mondial

    Une grande nouveauté. Pour sa 65e édition, le Mondial La Marseillaise lance son tournoi des célébrités. Douze stars seront sur le carré d’honneur du parc Borély ce samedi soir à 20h30. Parmi eux, le nageur et champion olympique Florent Manaudou, l’acteur et humoriste marseillais Patrick Bosso, les influenceurs Bengous et Paga ou encore le rappeur d’IAM, Freeman.

    Quatre triplettes seront opposées dans une compétition plus que jamais immersive. Les joueurs seront équipés de micros et pourront réagir en direct avec le public. Ils seront également épaulés par des champions de pétanque : Tanguy Penin, David Le Dantec, Axelle Bernard et Aimé Courtois.

    « Cela apporte une belle visibilité, c’est une belle vitrine », se réjouit Tanguy Penin, nommé sélectionneur de la Roumanie en janvier dernier. « C’est un sport disponible pour tous. Il y a beaucoup de Marseillais, des gars qui savent jouer aux boules, donc le niveau sera présent. On peut s’attendre à de jolis coups. »

    « On ne verrait pas ça dans d’autres sports »

    L’influenceur et freestyler aveyronnais, aux 950 millions de vidéos vues sur ses réseaux (480 000 abonnés), anticipe une pression du côté des joueurs. Il tentera de les rassurer quand ils en auront besoin : « On ne va pas leur apprendre des coups mais plutôt des stratégies de jeu, savoir quand pointer, quand tirer. Et surtout de la confiance quand il y aura de la tension. »

    La pression, Axelle Bernard la connaît bien. Vainqueure du Grand Prix féminin Paprec en 2020, elle saura insuffler son esprit de compétition. « Je vais les aider sur cet aspect-là. Nous avons de sacrées personnalités, il y aura de la hargne. Je m’attends à ce qu’ils se mettent un peu à plat ventre pour gagner les parties », assure la joueuse tricolore. « Pratiquer la pétanque avec beaucoup de public, c’est une certaine pression. Il faut qu’ils arrivent à faire le vide. Ça va être drôle et très sérieux à la fois. Je suis persuadée que ça va plaire aux gens. »

    Il faudra du sérieux pour espérer remporter ce tournoi, surtout avec un sportif de haut niveau dans le casting. « Ils sont adroits et ont cette gagne en eux », estime David Le Dantec, double champion du monde en triplette et ancien sélectionneur de l’équipe de France. « À travers le rire, notre rôle sera de les guider, prendre du plaisir, ne pas les brider et obtenir des résultats. On ne va pas les coacher comme des joueurs professionnels. »

    Avec une tactique claire : refaire jouer tout de suite l’adversaire. « Faire tomber les boules de ses concurrents le plus tôt possible », conseille Le Dantec. Dans un esprit propre au Mondial et à la pétanque : « Proposer un moment de convivialité de la sorte, on ne verrait pas ça dans d’autres sports. » L’entrée sera gratuite pour tous. La compétition sera également commentée sur les antennes numériques de France Télévisions par Guillaume Claret et le tennisman professionnel Benoît Paire. Le Mondial La Marseillaise débutera dimanche à 9h.

  • Les apprentis boulistes rayonnent par leur talent

    Les apprentis boulistes rayonnent par leur talent

    La Roseraie du Parc Borély a fait le plein avec 537 joueurs au coup d’envoi de ce Mondial des Jeunes. Comme l’an dernier, la chaleur était au rendez-vous. Coaches, parents et amis veillaient avec attention sur leurs protégés : glacières et boissons fraîches étaient de rigueur pour affronter cette journée caniculaire. Malgré les températures élevées, personne ne voulait manquer ce rendez-vous devenu incontournable du début de l’été marseillais.

    Commençons par les plus grands, les juniors. Ceux qui sont aux portes du très haut niveau et qui rêvent peut-être de suivre les traces de leurs glorieux aînés : Rocher, Bonetto, Lacroix, Quintais et tant d’autres, qui ont eux aussi débuté leur aventure sur ces terrains.

    L’unique tenant du titre encore en lice est Tylan Kapfer. Ses deux partenaires de l’an dernier étant désormais passés chez les seniors, il est aujourd’hui associé à Ilan Del Rio et Mathys Calderon. Un nouveau défi pour le jeune champion local, qui tentera de réaliser un magnifique doublé et de conserver une couronne chèrement acquise l’an passé.

    Entre exploits sportifs

    et convivialité

    Chez les cadets, les favoris et tenants du titre, Mylan Terryn et Loni Szczotkowski, sont toujours au rendez-vous. Seul changement dans l’équipe : Fabio Marco a laissé sa place à Liam Conti. Les trois garçons seront bien présents en huitièmes de finale avec la ferme intention de défendre leur bien et de poursuivre leur formidable aventure.

    Les minimes ont également le vent en poupe. Comme l’année dernière, Kaylon Vinterstein, Railey Lafleur et Taylor Ladam remettront leur titre en jeu avec l’ambition de conserver leur suprématie dans une catégorie particulièrement relevée. De nombreuses formations des Bouches-du-Rhône forment annuellement de petits prodiges de cette tranche d’âge.

    Tout au long de la journée, l’ambiance a été à la hauteur de l’événement. Entre les encouragements des parents, les conseils avisés des éducateurs et les applaudissements du public, la Roseraie a vibré au rythme des exploits de cette jeunesse passionnée. À l’ombre des arbres ou au bord des terrains, chacun partageait un moment de convivialité où le plaisir du jeu l’emportait sur l’enjeu.

    Car, au-delà de la compétition, le Mondial des Jeunes demeure avant tout une formidable école de vie. Respect de l’adversaire, solidarité entre partenaires, maîtrise de soi et transmission des valeurs de la pétanque provençale constituent l’ADN de cette manifestation unique. Ici se forgent les champions de demain, mais, surtout, les hommes et les femmes qui feront vivre notre sport dans les années, voire les décennies à venir.

    Rendez-vous ce samedi une nouvelle fois à la Roseraie avec, dans toutes les têtes, le même objectif : décrocher une place dans le stade d’honneur et avoir l’immense privilège d’y disputer une finale. Sous un soleil de plomb, la jeunesse de la pétanque va une nouvelle fois démontrer sa passion, son courage et son immense talent. Ils vont briller de mille feux.

  • Belle percée pour le Trophée Crédit Mutuel

    Belle percée pour le Trophée Crédit Mutuel

    Si l’on ne veut pas que la pétanque devienne un sport de pensionnés, il est important de se tourner vers les enfants. Force est de constater qu’en dehors de ces grands événements, il y a peu d’engouement chez les jeunes boulistes. En fait, c’est le manque de dévouement dans les structures qui fait que cette jeunesse est un peu délaissée, voire laissée dans l’armoire aux oubliettes.

    195 triplettes au départ

    Dernièrement, dans le secteur marseillais, une belle épreuve programmée a connu un dur revers et le projet est tombé à l’eau. Pourtant, ces dirigeants se démènent, sollicitent des partenaires, mettent tout en œuvre pour le plaisir et le bonheur des gamins. Hélas, ils n’ont pas eu le retour escompté. Ce 38e Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes semble, lui, voguer à contre-courant. Ce qui est tout à l’honneur, une nouvelle fois, des organisateurs et du partenaire principal.

    On y retrouve au départ pas loin 195 triplettes de jeunes pétanqueurs, venues, il est vrai, de tous les horizons. Il y aura notamment la sélection nationale allemande juniors, championne du monde 2025, mais aussi des équipes suisses et belges. Un record battu qui fait la fierté des organisateurs. On rencontrera aussi sur les bords de la Roseraie de nombreux licenciés des quatre coins de l’Hexagone, à l’image de ce contingent de joueurs originaires de la cité impériale. L’occasion pour nos locaux de se mesurer à des adversaires qu’ils découvrent sans doute pour la première fois. Les vainqueurs des précédentes éditions seront là pour les accueillir et prêts à ne pas s’en laisser conter…

    Voilà qui promet pour le spectacle… Il faut savoir que pour ces jeunes passionnés, cette épreuve peut être un tremplin pour leur future carrière dans la spécialité. En effet, on se souvient par exemple de Dolores Vercelotti (lauréate en 2007), Kévin Faralli (2012) ou encore Joseph « Tyson » Molinas, deux fois vainqueur du Mondial des Jeunes (2010 et 2014) au Mucem.

    Une liste loin d’être exhaustive, mais des exemples à suivre. C’est tout le bien que l’on souhaite à cette jeunesse aguerrie au plus haut niveau.

  • La Boule Fleurie Crauroise obtient le label « club Mondial »

    La Boule Fleurie Crauroise obtient le label « club Mondial »

    Après les Boulomanes du Carénage en mai, et la Boule Phocéenne ce lundi 15 juin, c’est au tour de la Boule Fleurie Crauroise de recevoir le prestigieux label « club mondial ». Imaginé par le Mondial La Marseillaise, celui-ci a vocation à faire vivre, à travers un réseau de clubs et autour d’une charte commune, les valeurs et l’esprit de la plus grande des compétitions de pétanque au monde.

    « C’est très important pour nous d’être dans un club tel que la Boule Fleurie Crauroise, car il fait certainement partie des dix plus grands en France », se réjouit Maryan Barthélémy, directeur des événements du groupe La Marseillaise.

    Des éloges qui ne sont pas galvaudés. Créée en 1911 et fort de 115 ans d’expérience, la Boule Fleurie Crauroise compte parmi ses plus de 200 licenciés quelques grands noms de la pétanque, tels que Laurent Matraglia, Ligan Doerr, et surtout Henri Lacroix, multiple champion du monde et l’un des meilleurs joueurs de l’histoire de ce sport. Tous trois ont remporté les championnats de France de triplette en 2025.

    « Continuer à faire briller nos couleurs »

    « Ce club, c’est notre petit patrimoine local », sourit Anthony Coronado, son président depuis cinq ans, fier du chemin parcouru ces dernières années. « C’était un club des plus classiques au départ. On a voulu développer son image et le structurer. Ce label concrétise cinq ans de travail, c’est une grande surprise et une grande fierté. On s’y est mis à plusieurs, et on va essayer de continuer à faire briller nos couleurs. » Et cela, dans le milieu du sport-boule au sens large : « Même si on aime beaucoup la pétanque, ici, c’est surtout une terre de Provençale. On a mis en place il y a presque dix ans le National de la Crau, qui est devenu une référence, et organisé de nombreux championnats du Var. »

    Lui aussi grand amateur de boules, Christian Simon, maire de la Crau depuis 2008, laisse parler son chauvinisme : « C’est la reconnaissance d’un club varois, même si le Mondial se passe dans les Bouches-du-Rhône (sourire). » Une distinction finalement logique dans une commune où la pétanque « représente beaucoup. On a des places pour jouer dans le centre-ville, où on a organisé le championnat du Var tête-à-tête 2026, avec près de 600 joueurs. Cela nécessite 300 à 350 jeux, et la municipalité fait en sorte de pouvoir les mettre en œuvre. » Avec l’espoir que le Var brille du 5 au 8 juillet prochains, au Parc Borély.

  • Pierre-Emile Højbjerg attire la convoitise de l’Atalanta

    Pierre-Emile Højbjerg attire la convoitise de l’Atalanta

    Après la Juventus de Turin, désireuse de lui mettre le grappin dessus depuis le dernier mercato hivernal, l’Atalanta Bergame est entrée dans la course pour s’offrir les services de Pierre-Emile Højbjerg, d’après Gianluca Di Marzio, l’un des spécialistes du mercato.

    Le milieu de terrain international danois de 30 ans, auteur de 75 apparitions sous le maillot olympien depuis son arrivée dans la cité phocéenne à l’été 2024, figure parmi les départs potentiels susceptibles de renflouer les caisses de l’OM.

    Dans un contexte économique toujours surveillé de près, et alors que le club phocéen pourrait être fixé ce mercredi sur une éventuelle sanction de l’UEFA pour non-respect de l’« accord de règlement » signé en 2022, la direction olympienne reste contrainte d’envisager certaines ventes importantes pour équilibrer ses comptes.

    Malgré son statut de cadre et son rôle central dans l’entrejeu de Roberto de Zerbi, Højbjerg n’est donc pas considéré comme totalement intransférable. L’ancien joueur de Tottenham, qui a même porté le brassard de capitaine en l’absence de Leonardo Balerdi, séduit particulièrement le nouveau staff bergamasque.

    Désormais dirigée par Maurizio Sarri, fraîchement nommé sur le banc de l’Atalanta, la formation lombarde entend bâtir un milieu de terrain à la fois technique, discipliné et expérimenté. Le profil du Danois correspond parfaitement aux exigences du technicien italien, qui apprécie les joueurs capables de structurer le jeu tout en assurant un important volume de course.

    Transfert supérieur

    à 10 millions d’euros

    Dans ce projet de reconstruction, Sarri et son nouveau directeur sportif Cristiano Giuntoli – les deux hommes ayant déjà collaboré avec succès à Naples – souhaitent donner une nouvelle identité à l’Atalanta après la fin du cycle Gasperini. Le dossier Højbjerg s’inscrit ainsi dans une réflexion plus large sur le renouvellement de l’entrejeu, d’autant que le départ du Brésilien Éderson vers Manchester United, estimé à environ 45 millions d’euros, pourrait offrir une importante marge de manœuvre financière aux dirigeants bergamasques.

    Prêté à l’Olympique de Marseille en provenance de Tottenham à l’été 2024, avec une option d’achat de 13,5 millions d’euros levée à l’issue de sa première saison, Pierre-Emile Højbjerg ne fera pas l’objet d’un départ à bas prix. L’OM a déjà repoussé une première offre avoisinant les 10 millions d’euros, formulée par le club turc de Besiktas. La direction marseillaise reste ferme : aucun départ ne sera étudié en dessous de la valeur réelle du joueur, estimée autour de 15 millions d’euros par Transfertmarkt, voire davantage en cas de concurrence entre clubs.

    La campagne de réabonnements décalée

    La campagne de réabonnements du club marseillais devait initialement commencer ce mardi, mais le flou autour du renouvellement des abonnements a gagné du terrain. Et pour cause : face à l’incertitude liée aux sanctions de l’UEFA, l’OM a finalement décidé de la décaler, selon La Provence. Elle ne commencera donc qu’une fois que les dirigeants olympiens auront été informés par l’instance européenne, vraisemblablement ce mercredi ou jeudi. Cette attente a également empêché toute communication concernant les tarifs des abonnements. Aucune information n’a en effet filtré sur les prix qui devaient être proposés aux fidèles du stade Vélodrome. Ces derniers devront donc encore patienter un peu avant d’être définitivement fixés. C.K.