Tag: joueurs

  • Le RC Toulon doit confirmer ses progrès à Perpignan

    Le RC Toulon doit confirmer ses progrès à Perpignan

    Si son classement n’est pas encore conforme à ses ambitions, le RC Toulon va mieux depuis trois semaines. « Au-delà des trois victoires de rang, ce sont trois matches où on s’est vraiment engagé », constate avec satisfaction Cédric Béal, qui a pris de l’épaisseur dans la gestion de la défense du RCT depuis la démission de Pierre Mignoni. « On engrange de la confiance, donc on va s’appuyer là-dessus pour la suite, et petit à petit regagner des places. »

    Sur le terrain, les Rouge et Noir, à l’image de ce qui ressemblait à « un match référence » face à Pau, semblent avoir enfin trouvé la bonne formule, avec un plan de jeu « beaucoup plus clair pour tout le monde », affirme Jérémy Sinzelle, qui admet qu’en début de saison, « tout le monde n’était pas sur la même page. C’était ça notre problème, donc on a établi un plan de jeu qu’on évaluera dans 4, 5, 6 semaines si besoin ».

    « Les victoires à l’extérieur font les grandes saisons »

    Dans les grandes lignes : « Garder de l’énergie dans le camp adverse, moins jouer chez nous, en faisant du jeu plus direct, en essayant d’alterner le jeu d’avants et le jeu de trois-quarts », poursuit le centre toulonnais. « Après, on ajuste. Par exemple, contre Pau, on a joué long car ils étaient meilleurs que nous en l’air. »

    Mais pour rester dans la continuité, « il faut que les mecs prennent du plaisir, et on sent qu’ils en prennent », appuie Cédric Béal. Mais aussi, et surtout « que tout le monde soit concerné », dans une période marquée par l’absence de certains internationaux, et une cascade de blessures (voir repères). « Il faut cette émulation, et peu importe qui est sur le terrain, qu’il y ait le même niveau d’engagement. » L’opportunité aussi, pour « ceux qui restent, d’avoir leur chance, pour d’autres d’enchaîner ». Ils l’auront pendant deux semaines, à commencer par ce week-end, avec un périlleux déplacement à Perpignan, qui réalise un carton plein à la maison depuis le début de saison. « Ils sortent d’un très bon match à Toulouse », ajoute Cédric Béal. « C’est une équipe très forte à domicile, qui fait de grosses deuxièmes mi-temps et ose jouer au rugby, en se nourrissant des ballons portés et du jeu de trois-quarts. On connaît aussi ses vertus de combat et d’agressivité. »

    Le tout, dans la chaude ambiance d’Aimé-Giral, à laquelle les joueurs ont tenté de s’habituer en s’entraînant avec des haut-parleurs diffusant les chants des supporters catalans. « Pendant le match, on fait abstraction de ça », tempère toutefois Jérémy Sinzelle. Nécessaire pour confirmer les trois victoires de rang, en regagnant enfin à l’extérieur en Top 14, fait devenu trop rare à Toulon ces dernières saisons. « C’est la dernière chose qui nous manque. Ce sont souvent les victoires à l’extérieur qui font les bonnes saisons, pour l’instant on n’en a pas », note l’ancien Rochelais, prêt à se jeter dans la bataille, comme à Édimbourg, pour aller chercher un nouveau match référence.

  • L’US Mourillon prévoit de nombreuses festivités pour célébrer son centenaire

    L’US Mourillon prévoit de nombreuses festivités pour célébrer son centenaire

    Fêter un centenaire, rare pour un être humain, pas si fréquent pour une structure associative. C’est le bel accomplissement que va célébrer, en 2027, l’Union sportive mourillonnaise, fondée en 1927 dans « un quartier populaire, profondément marqué par la mer, les marins, les ouvriers », retrace Michel Grillot. « Le rugby y trouve naturellement sa place. L’USM devient un club de quartier, de copains qui se retrouvent autour d’un ballon et de valeurs simples : l’amitié, le courage, la solidarité, le respect. » Mais cette histoire est troublée par la Seconde Guerre mondiale, d’abord, qui met le club en sommeil de 1939 à 1946. Puis, à partir des années 1960, par les difficultés à assurer la pérennité du club. Une nouvelle dynamique émerge en 1991, avec « une bande de copains avec l’envie de refaire vivre le club. Personne ne pensait que nous serions là 35 ans plus tard ».

    Des festivités « ouvertes sur la ville »

    Aujourd’hui, l’USM compte 332 licenciés, de l’école de rugby au sport adapté jusqu’à l’équipe séniors. Il a formé plusieurs joueurs professionnels passés ensuite dans les rangs du grand frère du RC Toulon. Mais au-delà de ces réussites sportives, « nous sommes fiers de tous ceux qui ne sont pas passés pros, et disent avec le sourire qu’ils ont porté ce maillot », tient à souligner Michel Grillo. Car avant tout, « les clubs amateurs sont des acteurs essentiels de la cohésion sociale et de la vie du territoire. Leur rôle dépasse largement les limites du terrain. Ils créent des liens, là où notre société a tendance à en perdre ». Cela, grâce à une équipe d’une cinquantaine de bénévoles, sans qui « le club ne tiendrait pas ». Pour les accompagner, l’embauche d’un salarié à temps plein est souhaitée, « car la pérennité d’une association ne peut reposer que sur la bonne volonté », clame le président de l’USM.

    Pour fêter ces 100 ans d’histoire, le club a prévu de nombreuses festivités pour 2027. Sur les terrains, forcément, avec un tournoi international jeunes en mars et un tournoi de rugby adapté en avril. Mais aussi avec des événements « ouverts sur la ville, pas uniquement célébrés entre ses joueurs », appuie Jean-Luc Barthélémy, responsable des projets du club. « Nous voulons que les enfants, les habitants du quartier et les partenaires puissent s’approprier cette année. » À ce titre, chacun est invité à se rapprocher du club pour partager ses souvenirs. Y figureront, d’ailleurs, en bonne place, ceux qui ont fait l’US Mourillon et qui nous ont quittés trop tôt, comme Raoul Celioli, président du club à sa refonte en 1991, Jean-Alex Fernandez, créateur de l’école de rugby, ou encore Ludovic Astier, jeune éducateur du club disparu en 1998.

  • Plus de bénéficiaires et une année de licence prise en charge : avec « Coup d’envoi », le RC Toulon va plus loin pour les jeunes des quartiers prioritaires

    Plus de bénéficiaires et une année de licence prise en charge : avec « Coup d’envoi », le RC Toulon va plus loin pour les jeunes des quartiers prioritaires

    Plus de bénéficiaires et un vrai tremplin vers le monde du rugby. Pour sa dixième année d’existence, l’initiative du fonds de dotation du RC Toulon « Rugby Cœur Toulonnais », à l’attention des jeunes des quartiers prioritaires, se réinvente. Exit « RCT au cœur des quartiers », place à « Coup d’envoi », un programme en trois dates (contre six auparavant), qui va permettre à plus de 200 enfants (72 l’an dernier) de 6 à 12 ans de découvrir le monde du rugby et de se familiariser avec ce qui est aussi leur club.

    Un an de licence

    et des équipements offerts

    Deux prochaines journées auront ainsi lieu à Fréjus, en février, et en Provence verte, en avril. « Au lieu d’avoir les mêmes enfants qui viennent mensuellement, on a choisi d’en avoir sur trois journées et différents endroits », explique Bastien Leccia, assistant RSO et fonds de dotation du RCT. Cela dans le but d’élargir au maximum l’opportunité, car « socialement ou économiquement, on n’a pas forcément l’habitude de jouer au rugby dans ces quartiers, ou de penser que c’est accessible ».

    Pour la première étape, 90 enfants étaient réunis au stade Léo-Lagrange de Toulon, mercredi. La matinée était consacrée à la découverte du rugby, en compagnie de joueurs professionnels du RCT (Gaël Dréan, Rabah Slimani, Mathieu Smaïli et Patrick Tuifua). L’après-midi, place à des ateliers liés au handicap, à la citoyenneté et à l’environnement : découverte du rugby fauteuil avec les joueurs du RFCTPM, discussions et jeux avec la police municipale et des associations de protection de la Méditerranée… « Ça fait un parallèle avec les valeurs du rugby, le respect de la règle, de l’arbitre », justifie Baptiste Leccia. « Ça leur permet de pouvoir approcher différemment ces structures-là, notamment la police, d’être dans l’échange, parce qu’ils en sortent avec une tout autre image », plussoie Besma Djeribi, directrice adjointe du centre de loisirs « Des enfants, un quartier, la vie » à Toulon, qui avait déjà participé au programme les années précédentes.

    Et si des vocations naissaient de ces journées, le RC Toulon propose de payer la première année de licence et les équipements aux jeunes piqués par l’ovalie, pour que ce projet dure dans le temps. « Deux ou trois de nos jeunes étaient intéressés, l’année dernière. Ils vont pouvoir continuer la pratique. C’est un très beau cadeau », se réjouit l’éducatrice.

  • Face à la Section Paloise, le RC Toulon s’est offert « un match référence »

    Face à la Section Paloise, le RC Toulon s’est offert « un match référence »

    C’est le meilleur match depuis le début de saison. » Au sortir d’un succès bonifié d’ampleur face à une Section Paloise 2e du Top 14, et qui ne s’était inclinée qu’une fois, Maxime Petitjean, l’entraîneur du jeu au pied toulonnais, savourait la prestation aboutie de ses joueurs, qui ont « respecté ce qu’on voulait faire ». Avec, en particulier, « un grand coup chapeau aux avants qui ont dominé la rencontre. C’est plus facile de jouer quand ils sont dominants comme ça ».

    Ceux-ci ont souvent permis de mettre le RCT dans l’avancée. Mais aussi de défendre farouchement la ligne d’en-but en première période, lors d’une longue séquence paloise qui aurait pu changer le cours du match si elle avait été au bout. « On a mis beaucoup d’énergie en défense, on crée du turnuvoer, on joue plutôt bien, même si tout n’est pas parfait », résume Maxime Petitjean. Une qualité de jeu qui s’est traduite au tableau d’affichage. Les Rouge et Noir ont offert un festival offensif à leur public pendant 50 minutes, durant lesquelles ils ont parfois semblé irrésistibles, chaque attaque ou presque se concluant par un essai.

    « Faire preuve d’humilité »

    Une affaire de confiance ? « Oui, ça en fait partie. On ose tenter des coups, on ne les réussit pas tous mais on est moins frileux qu’il y a un mois », constate l’entraîneur adjoint toulonnais, qui ose parler de « match référence », et avoue que « si on nous avait dit en début de semaine qu’on prendrait 5 points, je ne sais pas si on y aurait cru ». « La confiance vient avec les victoires », appuie Zach Mercer, qui semble revigoré, alors que le meilleur joueur du Top 14 2022 peine à convaincre depuis son arrivée dans la Rade.

    Il n’est pas la seule satisfaction de la soirée. Huw Jones, arrivé cet été dans un secteur du centre plus que jamais fourni, a inscrit son premier essai en rouge et noir. « Il faut lui laisser le temps de s’adapter, mais aujourd’hui, on a vu le vrai Huw Jones », salue Maxime Petitjean. Mais l’homme du match se nomme Melvyn Jaminet. Déjà étincelant à Édimbourg la semaine passée, l’arrière toulonnais a signé le premier triplé de sa carrière, et confirmé son retour en forme après un début de saison raté ponctué d’une mise à l’écart face au Racing. Ce qui lui donne droit aux hommages de son entraîneur du jeu au pied : « Ça montre que c’est un grand compétiteur, il a été piqué d’être sorti du groupe. On le retrouve à son niveau, plein d’envie et d’énergie ».

    L’envie, un dénominateur commun à tout le groupe selon Teddy Baubigny : « On avait la rage. Pau venait avec sa meilleure équipe et beaucoup d’ambition. Après le bordel (sic) qu’on a vécu, on a mis beaucoup de caractère, on avait vraiment envie de gagner ». Mais cette victoire n’est pas une fin en soi, même si le talonneur avoue que « que ces dernières semaines sont différentes. On prend du plaisir, mais il faut faire preuve d’humilité ». Et « garder les pieds sur terre. On sait où on était il y a trois semaines », rappelle Maxime Petitjean, avant un déplacement périlleux à Perpignan. Et malgré un petit bond qui lui permet d’entrevoir le top 6, « le classement reste très serré, un faux pas et on peut se retrouver dans les dernières places ». Alors, à Toulon, une fois n’est pas coutume, « on ne s’enflamme pas ».

    « Ces dernières semaines sont différentes,
    on prend
    du plaisir »

  • Avec le bonus, le RC Toulon domine la Section Paloise et se replace aux portes du top 6

    Avec le bonus, le RC Toulon domine la Section Paloise et se replace aux portes du top 6

    Face à la Section Paloise, dauphin du Stade Toulousain, le RC Toulon avait droit à un défi de taille pour tenter d’enchaîner un troisième succès de rang toutes compétitions confondues ce samedi soir à Mayol.

    Alors que les visiteurs s’étaient créé deux occasions d’ouvrir la marque, par Marta sur un petit par dessus, puis par Desperes, qui manquait une pénalité, ce sont les Toulonnais qui ouvraient les hostilités. Après un turnover en leur faveur, Jaminet était trouvé en bout de ligne et aplatissait en coin (5-0, 9e).

    Si les joueurs de la Section prenaient les points par deux fois pour passer devant grâce à Desperes (12e, 17e), le RCT, lui, choisissait la touche. Et avec succès, puisque cela permettait à Jaminet, trouvé par Albornoz après un groupé-pénétrant, d’aller inscrire un doublé (12-6, 23e).

    Solide défensivement, à l’image d’une longue séquence durant laquelle les Palois ont pilonné la ligne d’en-but sans parvenir à scorer, les hommes de Franck Azéma pouvaient aussi compter sur leurs avants pour les mettre dans l’avancée. Et au bout du compte, Jaminet, visiblement revigoré par sa performance XXL à Édimbourg la semaine dernière, y allait de son triplé, à nouveau trouvé en bout de ligne (17-6, 33e).

    Et le festival toulonnais ne s’arrêtait pas là. Après un par dessus d’Albornoz mal négocié par une défense béarnaise sonnée par la furia varoise, le ballon transitait jusqu’à Jones qui, en force, aplatissait son premier essai toulonnais entre les perches (24-6, 38e), pour rentrer aux vestiaires avec une marge confortable.

    Près de 20 minutes d’infériorité, mais le RCT tient son bonus

    À la reprise, les coéquipiers de Lewis Ludlam ne relâchaient pas l’étreinte. Après une nouvelle série d’assauts sur l’arrière garde paloise, Brex trouvait Cowie d’une passe sautée, qui leur permettait de prendre le large (31-6, 46e). Les entrants ne se privaient pas de participer à la fête. En sortie de ruck, Serin (qui n’aura passé que 2 minutes sur le terrain avant de sortir sur protocole commotion) servait Gigashvili, qui prenait de vitesse (!) une défense béarnaises aux étonnantes largesses sur un rush de 20 mètres (38-6, 52e).

    En infériorité numérique suite au carton jaune d’Ametlla, les Rouge et Noir allaient souffrir pendant dix minutes, durant lesquelles Tokolahi (38-11, 61e), puis Grondona (38-20, 70e), allégeaient un peu le score. Et alors que le pilier varois venait tout juste de revenir sur la pelouse, c’était fois Tuicuvu qui laissait ses coéquipiers finir la rencontre à 14, sur un carton jaune un brin sévère pour une épaule qui remontait légèrement sur un plaquage (73e).

    Mais cette fois-ci, Pau, visiblement émoussé, n’en profitait pas. C’était même Jaminet qui mettait un point final à la rencontre, sur une ultime pénalité après la sirène, permettant au RCT de passer la barre des 40 points. Et de s’offrir un troisième succès de rang, qui plus est bonifié, qui le replace en huitième position, provisoirement à deux points du 3e, Bordeaux, qui affronte La Rochelle ce dimanche.

    TOULON 41 – 20 PAU (MT : 24-6)

    7e journée de Top 14

    Samedi 24 octobre, 21h

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : M. Rousselet

    Points Toulon : 6E Jaminet (9e, 23e, 33e), Jones (38e), Cowie (46e), Gigashvili (52e) ; 4T Jaminet (23e, 38e, 46e, 52e) : 1P Jaminet (80e)

    Points Pau : 2E Tokolahi (61e), Grondona (70e) ; 2T Despres (61e, 70e) ; 2P Desperes (12e, 17e)

    Cartons jaunes : Ametlla (59e), Tuicuvu (73e) pour Toulon

    Toulon : Gros (Ametlla, 51e), Baubigny (Damond, 51e), Sinckler (Gigashvili, 51e) ; Rebbadj, Ribbans (Kpoku, 68e) ; Mercer, Ollivon (Abadie, 51e), Ludlam (Cap.) ; White (Serin, 51e ; White 53e), Albornoz ; Tuicuvu (Gros, 67e ; Tuicuvu, 70e), Brex (Frish, 53e), Jones, Cowie, Jaminet.

    Pau : Kaulashvili (Parrou, 55e), Montoya (Delhomel, 55e), Laclayat (Tokolahi, 55e ; Laclayat, 65e) ; Auradou, Pesenti (Maximin, 41e) ; Grondona, Zegueur (Isa, 51e), Gorgadze (Cap.) ; Garcia (Souverbie, 51e), Desperes ; Grandidier-Nakanang, Brau-Boirie (Mondinat, 59e), Gailleton, Marta ; Atissogbe.

  • Un gros test pour le RC Toulon face à la Section Paloise

    Un gros test pour le RC Toulon face à la Section Paloise

    Pour la première fois depuis le début de saison, le Rugby Club Toulonnais a enchaîné deux victoires et s’est imposé hors de ses bases, à Edimbourg (17-27), vendredi dernier, en ouverture de la Challenge cup. Avec une équipe remaniée et des joueurs peu utilisés jusqu’ici qui ont su saisir leur chance. « Toute l’équipe a marqué des points », se réjouit Franck Azéma. « Quand on fait appel à toi, tu réponds présent. C’est notre objectif de construction : avoir un groupe de 30-35 joueurs pros et des garçons issus de la formation qui soient prêts. »

    Au-delà de l’aspect comptable et de la sempiternelle question de « l’électrochoc », sur laquelle l’entraîneur toulonnais ne veut « pas revenir chaque semaine », ce qui importe, désormais, c’est « comment on se comporte en compétition. Il y a une trêve dans deux semaines. On verra où on en est et vers quoi il faut aller, dans la qualité, l’efficacité de ce qu’on produit, sur comment on fonctionne à l’intérieur, dans le management… ».

    Il y a indiscutablement du mieux, dans le jeu comme dans les attitudes, même si Jean-Baptiste Gros estime que le groupe « n’a pas changé grand-chose depuis le départ de Pierre [Mignoni]. Peut-être que le fait de devoir se remobiliser nous a fait du bien. On essaye de jouer le plus simplement possible et de retrouver cette confiance ». Mais c’est encore loin d’être une fin en soi pour le pilier gauche des Bleus, qui rejoindra Marcoussis, dimanche, pour préparer la tournée de novembre : « Il faut continuer. Il y a eu deux bons matches, mais il ne faut pas rester sur nos acquis. »

    « Être au-dessus de nos standards »

    D’autant plus qu’en face arrive la Section Paloise, valeur montante du Top 14. Quatrièmes la saison dernière après avoir longtemps occupé les deux premières places, actuels dauphins du Stade Toulousain, les coéquipiers de l’ancien toulonnais Facundo Isa n’ont perdu qu’une fois, cette saison, et possèdent la meilleure attaque du Top 14. Ce n’est pas pour rien si cinq des six Béarnais appelés par Fabien Galthié pour le rassemblement automnal du XV de France sont des trois-quarts. Particulièrement à l’aise dans le jeu aérien, leurs qualités ont poussé Franck Azéma à « mettre le focus là-dessus, mais pas que. Ils sont offensivement très en place, marquent plus de cinq essais par match. Ils ont une défense consistante, une conquête de qualité. C’est le standard d’une équipe de haut du tableau ».

    Mais l’enjeu de ce test sera, pour l’entraîneur varois, de « maîtriser ce qu’on fait. Je ne peux pas passer la semaine à apprendre les lancements de Pau ». Car il demeure certain que si ce RCT est en progrès, « il va falloir sortir un match au-dessus de nos standards actuels », affirme-t-il, pour espérer un succès qui peut ramener les Rouge et Noir dans le top 6.

    REPÈRES

    Plusieurs joueurs en sélection

    Outre Ollivon, Gros et Ferté, avec les Bleus, Shioshvili (Géorgie), Brex et Lucchesi (Italie), Albornoz (Argentine) vont rejoindre leurs sélections pour le Championnat des nations. White et Jones (Écosse) pourraient les imiter.

    Deux légendes mises à l’honneur

    Samedi à 9h, le quart de tribune situé entre les tribunes Delangre et Bonnus sera renommé en l’honneur d’Eric Melville, double-champion de France avec le RCT, décédé il y a 9 ans. Le parvis du stade portera désormais le nom d’André Herrero, disparu l’an dernier.

    TOULON– PAU

    7e journée de Top 14

    Samedi 24 octobre, 21h

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : M. Rousselet

    Toulon : Gros, Baubigny, Sinckler ; Rebbadj, Ribbans ; Mercer, Ollivon, Ludlam (Cap.) ; White, Albornoz ; Tuicuvu, Brex, Jones, Cowie, Jaminet.

    Pau : Kaulashvili, Montoya, Laclayat ; Auradou, Pesenti ; Grondona, Zegueur, Gorgadze (Cap.) ; Garcia, Desperes ; Grandidier-Nakanang, Brau-Boirie, Gailleton, Marta ; Atissogbe.

  • À Édimbourg, le RC Toulon veut profiter de la Coupe d’Europe pour confirmer ses progrès et respirer

    À Édimbourg, le RC Toulon veut profiter de la Coupe d’Europe pour confirmer ses progrès et respirer

    Il faudra sûrement du temps avant de retrouver des sourires francs et un RCT à la mesure de ses moyens. Mais le succès obtenu, samedi dernier, face au Racing 92 (29-15), offre quelques motifs de satisfaction, tant dans l’attitude que dans le contenu, plus que bienvenus en cette période difficile. « Cette victoire a fait du bien. Tout le monde a pris conscience des choses, c’était une semaine plus tranquille pour travailler », abonde Maxime Petitjean, entraîneur du jeu au pied toulonnais.

    Des paroles qui ressemblent à s’y méprendre à celles prononcées par Franck Azéma après le succès face à Vannes, et qui n’avaient pas empêché de vivre un séisme quelques jours plus tard, avec la défaite à Montpellier suivie de la démission de Pierre Mignoni. Mais le contexte est différent en cette semaine de rentrée européenne.

    Car si Maxime Petitjean affirme que le RCT « va jouer la Challenge cup à fond », la situation est moins urgente qu’elle ne l’était en Top 14 et le turnover opéré au niveau de l’effectif laisse penser que la priorité reste, pour l’heure, le championnat. Et ce, même si celui qui rejoindra le staff du XV de France la semaine prochaine, pour préparer les matches de novembre, voit en cette rencontre face à Édimbourg l’opportunité « de valider ce qu’on a bien fait la semaine dernière », et considérerait au contraire une baisse de régime sur ces points-là comme « une grosse désillusion ».

    La paire Frisch-Sinzelle

    a des choses à prouver

    Cette rencontre sera aussi l’occasion « de donner du temps de jeu » à « certains joueurs frustrés de ne pas en avoir eu beaucoup », qui devront saisir l’opportunité « de passer devant et nous faire nous gratter la tête pour les week-ends suivants », appuie Maxime Petitjean. Parmi eux, des joueurs pas ou peu vus depuis plusieurs semaines (Garcia, Lucchesi, Tuifua [lire par ailleurs]), une recrue qui va connaître ses premières minutes en rouge et noir (Narogo), et une paire de centres (Frisch et Sinzelle), victime de problèmes de riches à ce poste, qui doit avoir des fourmis dans les jambes. Le premier, pas une seule fois dans le groupe depuis le début de saison, « s’est toujours très bien entraîné », assure l’adjoint de Franck Azéma, « mais s’est blessé au mollet au moment où on pensait à l’aligner. À lui de nous prouver qu’on peut compter sur lui ». Le second, qui dispute probablement la dernière saison de sa carrière et a déjà intégré l’encadrement du centre de formation, a néanmoins « aussi rongé son frein. Mais c’est une paire complémentaire et on espère qu’ils vont apporter leur expérience et leur dynamisme ».

    Pour un premier pas sur les traces du dernier cru toulonnais à avoir disputé et remporté la « petite coupe d’Europe », en 2023.

    ÉDIMBOURG– TOULON

    1re journée de Challenge cup

    Vendredi 16 octobre, 21h

    Hive Stadium, Édimbourg

    Arbitre : M. Breakspear (GAL)

    Édimbourg : Schoeman, Ashman, Blyth-Lafferty ; Hunter-Hill, Young ; Currie, Douglas, Bradbury (Cap.) ; Patterson, Grayson ; Satala, Tuipulotu, Currie, Graham ; O’Conor.

    Toulon : Gros, Lucchesi, Gigashvili ; S. Rebbadj, Mézou ; Mercer, Abadie, Tuifua ; White (Cap.), Garcia ; Narogo, Sinzelle, Frisch, Tuicuvu ; Jaminet.

    REPÈRES

    Édimbourg, mauvais souvenir

    Hasard du calendrier, le RCT avait également démarré son aventure européenne sur la pelouse d’Édimbourg l’an dernier. Après avoir bien démarré le match avec deux essais de leur international écossais Ben White, les Toulonnais s’étaient écroulés sous une pluie battante (33-20). « C’était un match compliqué qu’on a en mémoire », affirme Maxime Petitjan.« Les conditions météo seront différentes, mais Édimbourg n’a pas changé de philosophie. Ils aiment tenir le ballon. La priorité sera d’être en place, et jouer nos ballons de turnovers comme on sait le faire. » « C’était un match frustrant car on avait bien commencé, mais le momentum avait changé », se souvient Ben White.

  • Face au Racing 92, la réaction d’orgueil d’un RCT au pied du mur

    Face au Racing 92, la réaction d’orgueil d’un RCT au pied du mur

    Au vu des premières minutes de la rencontre, débutée par un coup d’envoi d’Albornoz directement en touche, ce samedi après-midi avait, de prime abord, tout pour être le coup de grâce d’une semaine éprouvante dans la rade. Mais bien que malmenés par le Racing, acculés sur leur ligne d’en-but, auteurs de nombreuses fautes et réduits à 14 au bout de sept minutes, les Toulonnais ont résisté, au prix d’une débauche d’énergie significative de leur envie de se racheter.

    « Je pense qu’on gagne le match sur nos dix premières minutes. Sur notre ligne, on n’a rien lâché. Les joueurs se sont envoyés et ont été très solidaires », salue Franck Azéma, désormais seul aux commandes du bateau rouge et noir. Les prémices d’une réaction d’orgueil attendue suite au départ de Pierre Mignoni, qui avait vocation à créer « un électrochoc », comme on le martelait cette semaine au club. « On peut dire que c’est réussi », appuie l’entraîneur toulonnais après la victoire des siens (29-15).

    L’ex-directeur du rugby du RCT était dans toutes les têtes, avant et après le match. « Des pertes, j’en ai vécues plein. Mais comme Pierre, c’est rare. C’est la première fois avec autant d’émotions et autant d’affection pour la personne, avoue Gaël Fickou, très affecté par son départ. On avait vraiment à cœur de faire un énorme match pour nous, pour nos supporters mais aussi pour lui, pour tout ce qu’il a apporté à ce club car il y a tout gagné, il a grandi ici. »

    « Il fallait les agresser »

    Ses ex-protégés lui ont bien rendu. Car leur envie n’a jamais semblé décroître tout au long du match, et a permis d’emmener un public de Mayol dont la réaction était forcément attendue, voire crainte. « Tout le monde s’est mis au diapason à partir du moment où ils ont vu que les mecs se retroussaient les manches. Les gens ont senti ça, c’est ce qui fait la force de Mayol », constate Franck Azéma.

    Une communion favorisée par une prestation certes imparfaite, mais bien plus proche des attentes liées à cet effectif. Sans avoir pour autant tout révolutionné en une semaine : « On s’est concentré sur nous, on a fait un plan de jeu qui nous correspondait. On a eu peu de jours pour s’entraîner, donc on a été à l’essentiel », résume Charles Ollivon. « Il y a eu du mieux, notamment dans l’agressivité, dans l’intensité, dans notre jeu, dans notre stratégie aussi », note Gaël Fickou, dont la connaissance du Racing, où il a passé les cinq dernières saisons, a bien aidé à préparer la rencontre : « Je ne voulais pas les attendre. Il fallait qu’on les agresse, parce que je les connais par cœur : si on les attendait, on allait se faire pulvériser. » Et c’est finalement cela qui a, selon Franck Azéma, permis de « construire la confiance. D’abord à travers la défense, en ne lâchant rien sur le premier quart d’heure, puis en provoquant des fautes dans leur défense. Petit à petit, on a pris le score et construit le match ».

    Après les deux essais de Gros et Baubigny en première période, illustrations d’un jeu plus direct et incisif, c’est en effet grâce aux pénalités, converties par le pied d’Albornoz, auteur de 19 points et d’un sans-faute, que le RC Toulon a creusé l’écart en prenant à chaque fois les points : « Il y a eu des bonnes décisions de Lewis [Ludlam] et des leaders dans la période qu’on traverse », loue l’entraîneur varois.

    L’objectif sera désormais de poursuivre dans cette voie, en entamant de la même manière l’aventure européenne sur le terrain d’Édimbourg, vendredi : « Quand tu bastonnes comme ce soir, c’est aussi ce qui nourrit ton ambition et le plaisir que tu prends en équipe. Il faut s’appuyer là-dessus, essayer de l’exacerber et de le faire grossir petit à petit dans les prochaines semaines », se projette-t-il.

  • Avant la réception du Racing 92, le RC Toulon doit apprendre à vivre sans Pierre Mignoni

    Avant la réception du Racing 92, le RC Toulon doit apprendre à vivre sans Pierre Mignoni

    Le séisme provoqué par la démission de Pierre Mignoni mardi a fait trembler le sol du campus RCT toute la semaine durant. « Pour tout le monde, c’est dur. C’est une surprise, un choc », avoue David Ribbans, l’un des capitaines et hommes de base du désormais ex-homme fort du RCT, qui a « signé ici aussi pour lui » au moment de quitter Northampton en 2023. Et c’est visiblement ce qu’a tenté de provoquer l’ancien demi-de-mêlée toulonnais avec ce départ que le président Bernard Lemaître, et le désormais seul entraîneur Franck Azéma, ont tenté d’empêcher, en vain. « Ce n’est pas ce que je souhaitais, mais je peux comprendre ce qu’il veut faire », commente ce dernier. « Quand tu es chez toi, que tu as démarré le rugby ici, joué ton premier match en première à Mayol, entraîner ce club, c’est particulier. Plus qu’à l’équipe, tu as envie de donner à ta région, à ta ville. Je pense que c’est une façon pour Pierre de secouer tout le monde. J’espère que ça va avoir cet effet. »

    Malgré le presque prophétique burn-out de Mignoni en février dernier, cette décision était donc inattendue. Mais les joueurs, Baptiste Serin en tête, en assument la responsabilité, après la rouste reçue à Montpellier dimanche, épilogue d’un début de saison raté (4 défaites en 5 matches) et de huit derniers mois compliqués : « Je pense que ça nous pendait au nez. On n’a pas fait assez pour garder Pierre, mais c’est à la hauteur de la personne que c’est, il ne faut pas qu’on oublie qu’il se sacrifie pour nous. »

    « Se concentrer sur nous »

    S’il est trop tôt pour observer les effets de ce bouleversement, Franck Azéma voit déjà « des attitudes chez certains joueurs sur l’engagement, sur la prise de conscience. Mais ce sont les performances qui vont donner une indication sur ce qu’on est capable de réaliser. » Celle-ci arrive rapidement, avec la réception du Racing 92 ce samedi, que l’entraîneur toulonnais aborde avec l’objectif de revenir à l’essentiel : « En se concentrant sur nous, notre jeu, sur ce qu’on va être capable de maîtriser, les fondamentaux, la construction du match. En essayant d’avoir un socle solide pour bâtir dessus ». Car en face, le club francilien, qui se remet tout juste d’un début de saison guerre plus brillant que celui des Rouge et Noir, arrive avec l’envie de profiter de la situation : « C’est une belle équipe qui a beaucoup de qualités physiques. Dans leurs têtes, ils se disent certainement “ils ont un genou à terre, il faut les finir“. On en est conscients », analyse l’entraîneur varois. Un appel à faire preuve de fierté pour relever l’étendard. Car une chose est sûre : « On ne peut pas se satisfaire de voir Toulon comme il est en ce moment », appuie Baptiste Serin. Ses coéquipiers et lui ont les cartes en main.

    Décrié depuis le début de saison, notamment pour son manque d’efficacité au pied, encore visible face à Montpellier, Melvyn Jaminet, l’arrière du RCT, n’est pas dans le groupe convoqué par Franck Azéma ce samedi. Ce dernier s’en justifie : « Sur son début de saison, il n’est pas au rendez-vous. Il a besoin d’aller chercher au plus profond de lui pour trouver d’autres ressources. Il y a des choses qu’il peut mieux maîtriser. Il fait partie de ces garçons qui ont un niveau, un standard international. Il est largement capable d’aller chercher ce niveau-là. Encore faut-il qu’il fasse l’effort de le faire. Il y a la concurrence. Nous, on a besoin de performance le week-end. »

    RC Toulon –Racing 92 – 6e journée de Top 14

    Samedi 10 octobre, 16h35

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : M. Marbot

    RCT : Gros, Baubigny, Sinckler ; Kpoku, Ribbans ; Ludlam (Cap.), Ollivon, Mercer ; Serin, Albornoz ; Ferté, Fickou, Brex, Tuicuvu ; R. Rebbadj.Entraîneur : Franck Azéma

    Racing : Njocke, Escobar, Bamba ; Lainault, Taofifenua ; Diallo, Manyarara, Baudonne ; Gibert, Seunes ; Ravutaumada, Tuisova, Habosi, Naituvi, Spring (cap.). Entraîneur : Patrice Collazo

  • Mathieu Smaïli face à un tournant de sa carrière

    Mathieu Smaïli face à un tournant de sa carrière

    À 27 ans, Mathieu Smaïli, enfant du club, au RCT depuis 2010, fait désormais partie des cadres du vestiaire toulonnais, malgré un temps de jeu restreint (un match cette saison, 14 l’an dernier). « C’est un mec d’ici, un leader », décrit un autre joueur du cru, le talonneur Pierre Damond. « Il connaît l’ADN du club. En tant que jeunes, on s’inspire de joueurs comme lui ou Jérémy Sinzelle, pour apprendre et progresser. Il fait le lien, il sait ce qu’est être dans cette position. » Pour Franck Azéma, qui l’a retrouvé cet été après l’avoir connu à ses débuts, de 2021 à 2023, le natif de Hyères « a toujours les mêmes qualités. Mais je le trouve plus constant, affirmé au sein du groupe ». Néanmoins, « c’est toujours à prouver sur le terrain, par la régularité et la consistance dans les performances. C’est un joueur complet, qui comprend très bien le rugby, qui travaille beaucoup pour l’équipe. On veut le voir exploser complètement ».

    Le principal intéressé aussi. À un an de la fin de son contrat, celui qui est arrivé au club en 2010 sait que son avenir est en jeu, alors qu’il doit faire face une concurrence dantesque (Brex, Fickou, Jones…). « C’est l’année où j’en ai le plus, pourtant, j’en ai eu ! », retrace-t-il. « Mais c’est excitant, il faut s’en inspirer. » Sans faire de calcul, pour l’instant : « Pour l’avenir, je ne sais pas. La direction prendra des décisions, moi aussi. Je ne vais pas dire que je n’y pense pas, car c’est mon club de cœur. Mais je donne tout sur chaque opportunité, j’essaie de m’éclater, de prendre du plaisir ».