Tag: joueurs

  • Après une saison décevante, le RC Toulon veut apprendre de ses erreurs

    Après une saison décevante, le RC Toulon veut apprendre de ses erreurs

    L’anecdotique défaite (38-21) sur le terrain de Castres, samedi, a sonné le glas d’un exercice 2025/2026 délicat pour le RC Toulon. « Je n’aurais qu’une envie, c’est que la saison redémarre dès maintenant pour changer les choses », confie Pierre Mignoni. Mais le manager devra malheureusement rester sur ce qu’il définit comme « une saison clairement pas aboutie ». Avec 12 victoires, un match nul et 13 défaites, pour une 9e place finale, on est effectivement loin des ambitions affichées de top 4, voire mieux. « C’est un échec que j’assume complètement. Mais, si tu regardes la saison dernière, il n’y a qu’une équipe du top 6 qui se qualifie à nouveau. Ça montre la difficulté de notre championnat », souligne l’entraîneur varois.

    Pour expliquer cette déconvenue, ce dernier invoque « le sort. Sans chercher d’excuse, on n’a pas été épargnés, avec des joueurs importants blessés de longue durée ». Le staff médical n’est pas mis en cause, malgré les changements qui vont y être opérés pour la reprise, « liés à des choix de vie ». Les choses avaient pourtant plutôt bien démarré « On a eu un début de saison correct, voire plus à domicile, on a très bien démarré à l’extérieur à Montpellier, retrace l’homme fort du RCT. Puis on a manqué de beaucoup de consistance dans certains secteurs. La saison d’avant, on prenait un point par-ci par-là, quatre parfois. Là, on en a énormément perdu, ce qui fait qu’il en manque beaucoup. »

    Notamment avec un début d’année 2026 compliqué : « On a eu 19 blessés à partir de janvier. J’ai dû utiliser les mêmes joueurs. De suite après, on a été vraiment dans le dur. On a perdu des matches à domicile comme celui de Clermont qui nous éclate. » Ce qui lui fait dire qu’« il faudra mieux gérer la période du Tournoi, l’an prochain, en espérant moins de blessés. Ça a été des semaines très difficiles. »

    Un staff remodelé, les jeunes au cœur du projet

    Elles l’ont aussi été sur le plan personnel, avec ce burn-out déclaré après le revers contre l’ASM Clermont : « J’ai beaucoup appris. Ça a été une accumulation de plusieurs années où je n’ai pas bien fait les choses. Ce n’était pas confortable pour les joueurs, mais ça leur a permis de se resserrer. Ensuite, on a fait un beau parcours européen, ça nous a redonné du carburant. »

    Une nouvelle énergie qui a mené le RCT jusqu’en demi-finale de Champions Cup, l’une des rares satisfactions de la saison : « Ça faisait une dizaine d’années qu’on n’était pas arrivés là. On était là, dans le dernier carré des meilleures équipes d’Europe, en sortant d’une poule très difficile, puis en battant les Stormers et Glasgow. »

    S’il regrette la non-qualification pour la saison prochaine, Pierre Mignoni voit en la Challenge cup « une compétition qui demande moins d’énergie et permet plus de rotation, une gestion différente ». Dans cette optique, même s’il aurait préféré un meilleur équilibre avec « des leaders trop peu souvent alignés ensemble », mais qui ont « pris la mesure des choses », la progression des jeunes joueurs, qui « ont beaucoup joué, tenu la baraque dans des moments difficiles et pris beaucoup d’expérience », est une autre satisfaction. Pour poursuivre dans cette direction, le club a constitué des groupes de performance, à savoir « une cellule des joueurs rouges, composée d’éléments très proches de l’équipe pro, et une cellule rouge minot, pour des plus jeunes également très suivis ». Avec la promesse « de revenir avec des jeunes qui ont la dalle. Ils ont un état d’esprit incroyable », salue le directeur du rugby du RCT.

    Un poste qu’il continuera d’occuper dans un staff remodelé, marqué par l’arrivée déjà annoncée de Franck Azéma, de retour dans un rôle d’entraîneur principal en charge des trois-quarts, et celle d’Alex Codling, en provenance du Munster, dans le rôle d’entraîneur des avants. Côté joueurs, Huw Jones, Rabah Slimani, Apete Narogo, Gaël Fickou, Judicaël Cancoriet, les frères Luka et Tana Keletaona, et Junior Kpoku, transféré définitivement, seront les nouveaux visages d’un groupe qui reprendra le chemin du RCT Campus le 16 juillet, avant la grande reprise du top 14, le 5 septembre.

  • Des pros du handball au contact des jeunes à Saint-Zacharie

    Des pros du handball au contact des jeunes à Saint-Zacharie

    Ce partenariat permet aux jeunes Varois de rencontrer des sportifs professionnels, qui participent à ces ateliers dans le cadre de missions d’intérêt général. Ces jeunes filles et garçons ont pris part à des ateliers sportifs, avant de partager un temps d’échange et de dédicaces avec les joueurs.

  • La gendarmerie et le RCT unis contre le harcèlement scolaire

    La gendarmerie et le RCT unis contre le harcèlement scolaire

    Quand la notoriété et la discipline se marient au service d’une cause importante. Ce mardi marque le début d’une campagne de sensibilisation au harcèlement scolaire au sein de 14 collèges du centre-var, menée par la compagnie de Gendarmerie de Brignoles, avec le soutien du Rugby Club Toulonnais.

    Elle se matérialise par l’intervention de gendarmes et de la maison de la protection des familles de la Valette-du-Var au sein des établissements, et par la distribution de 64 000 sets de tables dans les cantines scolaires des établissements concernés, sur lesquels on retrouve des messages et conseils pour lutter contre le harcèlement scolaire, avec, en fond, des images des joueurs du RCT. Des affiches seront également diffusées sur une cinquantaine d’abribus du réseau Mouv’enbus et sur Pronote, l’espace numérique dédié à la vie scolaire.

    Un dispositif de communication qui a été pensé, sur la forme, pour « matérialiser le fait que le harcèlement scolaire se manifeste sous différentes formes, à l’école mais aussi dans la continuité dans l’espace public, les transports et au niveau numérique », indique le Chef d’Escadron Raphaël Micillino. Sur le fond, la campagne a été construite avec « l’idée de transmettre des clés de compréhension aux élèves, et de mettre en éveil la sensibilité critique sans être dans un climat anxiogène, pour faciliter l’identification ».

    L’enjeu est important, autour d’un « phénomène qui prend de l’ampleur. L’école est un lieu d’éducation, d’émancipation et de protection où les violences n’ont pas leur place. Le harcèlement se nourrit de stéréotypes liés au genre, à la couleur de peau… Pour lutter, il faut de la sensibilisation et de la prévention », appuie le gendarme.

    Des joueurs

    au collège de Garéoult

    Dans la lignée de la campagne de prévention aux violences intrafamiliales menée l’année dernière, celle-ci « s’inscrit dans l’enjeu plus global de la protection de l’enfance. On a inauguré à Brignoles une salle Mélanie, propice à la libération de la parole des mineurs. Donc on a voulu lancer une campagne thématique dans les établissements scolaires ».

    Et pour ce faire, la notoriété des rugbymen demeure, pour Raphaël Micillino, un « formidable vecteur de sensibilisation. Je suis convaincu qu’un message porté par un club ou un sportif de haut niveau a davantage de visibilité et de poids ». Outre le prêt de leur image, deux des joueurs phares du club, Charles Ollivon et Baptiste Serin, tous deux internationaux français, interviendront au collège de Garéoult, le jeudi 28 mai, autour d’un exercice de question/réponse.

  • Le RC Toulon face au Racing 92 pour encore croire au top 8

    Le RC Toulon face au Racing 92 pour encore croire au top 8

    Après son élimination d’une courte tête par le Leinster en demi-finale de Champions Cup il y a deux semaines, et l’envol de ses derniers espoirs de top 6 avec sa défaite face à Toulouse samedi dernier (27-51), on peut définitivement écarter ce cru 2025/2026 du RC Toulon de la catégorie des millésimes. « Ils ont été meilleurs que nous, il n’y a pas vraiment photo là-dessus », analyse Jean-Baptiste Gros. « Ça nous fait progresser, on a un groupe qui a besoin d’apprendre, on n’a pas leur expérience. »

    Pour lui éviter un goût de bouchon, il est encore temps de sauver ce qui peut l’être : une place dans le top 8, et un ticket pour la plus prestigieuse des compétitions internationales. « Si on ne la joue pas l’an prochain, ce sera dur sportivement, au-delà du financier », alertait Pierre Mignoni après la défaite face aux champions de France.

    Au vu de l’énergie mise pour accéder au dernier carré de Champions Cup, ses hommes n’ont-ils pas laissé trop de forces dans la bataille, au risque de galvauder le championnat ? « C’est aussi la raison pour laquelle on en est là », acquiesce Baptiste Serin. « On se bat depuis un moment pour être dans les six et jouer sur les deux tableaux. Donc tu fais moins tourner, et quand tu demandes toujours plus à certains, ça pète.  » Son entraîneur, lui, ne regrette rien : « Je ne crois pas qu’il fallait faire l’impasse sur la Champions Cup. La preuve, on a fait les demi-finales. On est à Toulon, on se doit de jouer les deux tableaux, on veut être un grand club. »

    « Voir si on est compétiteurs »

    C’est plutôt par les tournants manqués et l’inconstance de son équipe que Pierre Mignoni explique la situation toulonnaise : « On s’est loupé deux fois à la maison, ça a été cruel et décisif. Mais on n’a pas été consistant à l’extérieur non plus, alors que l’an dernier on y prenait souvent des points. Si on avait pris des points plus réguliers, on aurait sûrement pu combler nos deux erreurs à domicile. »

    Il faudra pourtant gommer ces défaillances sur le terrain du Racing 92. Car une défaite sonnerait d’ores et déjà comme un coup de bambou, qui pourrait même s’avérer presque fatal en cas de victoire de La Rochelle face au Stade Toulousain. « Le challenge est là. Ce n’est pas gagné au vu de nos prestations tout au long de la saison. Tu peux aussi lancer une super dynamique pour la saison prochaine avec cet objectif à court terme. C’est plus excitant qu’autre chose. Mais c’est aux joueurs de se dire “on y va, on se jette dans la bataille” », insiste Pierre Mignoni. « C’est là que tu vois si t’es compétiteur ou pas », pose Baptiste Serin. « On aurait aimé être dans les six et se battre pour notre position. On n’y est pas, il faut redoubler d’efforts pour cette place en Champions Cup. »

    Racing 92 – RC Toulon

    24e journée de Top 14. Samedi 16 mai, 21h. Paris Défense Arena, Nanterre. Arbitre : Jérémy Rozier

    Racing 92 : Kolingar, Escobar, Bamba ; Hill, Taofifenua (C) ; Baudonne, Diallo, Tagitagivalu ; Carbonneau, Prisciantelli ; Spring, Tuisova, Habosi, Hulleu ; James. Coach : Patrice Collazo.

    RC Toulon : Gros, Damond, Sinckler ; Mézou, Javakhia ; Mercer, Abadie, Shioshvili ; White (C), Albornoz ; Ferté, Frisch, Tuicuvu, Dréan ; Jaminet. Coach : Pierre Mignoni.

  • Top 14 : Battu par Toulouse, le RC Toulon a montré ses limites

    Top 14 : Battu par Toulouse, le RC Toulon a montré ses limites

    Le top 6, c’est terminé. » Au sortir de la défaite (27-51) face au Stade Toulousain, samedi, le fatalisme de Pierre Mignoni rimait avec pragmatisme. Relégué à 9 unités des places qualificatives pour la phase finale à trois journées de la fin de la saison, le RCT a dit adieu à ses dernières illusions.

    Du pragmatisme teinté de colère. Car, si la supériorité des champions de France – qui ont battu les Varois pour la cinquième fois de rang – ne souffre d’aucune contestation, le manager toulonnais pointait l’inconstance de ses joueurs : « En première période, on n’a pas eu la possession. On a perdu trop de ballons. Malgré ça, on a créé des turnovers. Mais il fallait le faire durant 80 minutes. Le bon exemple est l’essai de Gaël Dréan. On l’a fait pas mal de fois, il fallait s’accrocher, mais on a lâché. Sur les doubles efforts, sur la défense à l’intérieur du jeu. »

    Un état de fait symptomatique de l’écart avec l’adversaire du jour, dans lequel les individualités ont leur part de responsabilité : « On n’a pas lâché le match, mais sur le très haut niveau, on n’est pas où on doit être. Il faut se jeter dans la bataille, physiquement et mentalement. Il y a des joueurs qui s’accrochent, et d’autres qui lâchent. C’est la vérité. » « Je ne suis pas d’accord », rétorquait Esteban Abadie. « On ne peut pas gagner avec 20 ou 30% de possession contre Toulouse. Quand tu défends 70% du temps, tu laisses du gaz. C’est une équipe un cran au-dessus de nous. Depuis mon arrivée, on les a battus une fois ici et accroché une fois à Mayol, sinon on en prend 50 à chaque fois. »

    Le top 8, nouvel objectif

    L’essai d’Antoine Dupont juste avant la mi-temps, permettant à Toulouse de repasser devant, dont semble ne s’être jamais remis le RCT, questionne aussi sur ses ressources mentales : « Il a fait mal », regrettait Pierre Mignoni. « J’ai l’impression de me répéter, et on ne progresse pas. On a pris une pénalité juste avant, ils ont repris la possession. On l’a déjà fait au Leinster, et là rebelote. » « On ne s’est pas dit que c’était mort. On y croyait », affirme pourtant son troisième ligne.

    Dans ce contexte, face à une équipe supérieure, une autre interrogation revient : jouer ce match dans un Vélodrome qui penchait assez clairement côté Toulouse n’est-il pas encore plus pénalisant ? « Ça fait depuis 2009 qu’on joue ici. Si à chaque fois qu’on perd, on remet tout en question… », balayait l’entraîneur rouge et noir, passablement énervé par cette question. « Économiquement, c’est intéressant. Sportivement, depuis trois ans, ça l’est moins. Mais, si on joue comme ça à Mayol, on ne gagne pas ! »

    Si cette 11e défaite en Top 14 sonne le glas des ambitions toulonnaises, la saison, elle, n’est pas terminée. « On a un top 8 à aller chercher, il faut trois victoires pour jouer la Champions Cup l’année prochaine », avançait Esteban Abadie. Et cette fois au moins, l’analyse était partagée par son entraîneur.

    Baubigny centurion

    Arrivé sur la Rade en 2022,le talonneur international français (3 sélections) Teddy Baubigny (27 ans) a fêté, samedi, sa 100e apparition en rouge et noir.

    Un Vélodrome plein

    Ce match au Stade Vélodrome constitue la meilleure affluence de son histoire en championnat, avec 66 831 spectateurs présents en tribunes. Ce qui promet pour des demi-finales qui auront lieu dans cette même enceinte au mois de juin.

    Halagahu blessé

    Opéré à un orteil en octobre dernier, le deuxième ligne varois Mathias Halagahu boitait à l’issue du match.

  • Top 14, 4 à la suite pour le RC Toulon face à l’Aviron Bayonnais

    Top 14, 4 à la suite pour le RC Toulon face à l’Aviron Bayonnais

    L’embellie s’est confirmée et ne demande qu’à se poursuivre. Vainqueur bonifié à Montauban samedi dernier, un succès attendu, voire exigé au vu de l’écart de niveau entre les Tarnais et le reste du Top 14, le RC Toulon a enchaîné une troisième victoire de rang, après deux grosses performances européennes. De quoi engranger de la confiance, mais encore loin d’être suffisant pour une équipe toujours reléguée à sept longueurs du top 6 et des phases finales.

    Face à Bayonne, ce samedi, la donne est limpide pour Pierre Mignoni : « Pas de calcul, 100% d’engagement. C’est le maître mot. Continuer nos progrès dans pas mal de secteurs, continuer à gagner, c’est aussi simple que ça. » Dans cette optique, « c’est sûr que sur les comportements, il y aura 0 tolérance ». Car la série ne doit pas s’interrompre, sous peine de voir tout espoir de qualification s’envoler et faire une mauvaise opération en vue du top 8, qui permettrait de sauver les meubles avec une place en Champion’s cup. « Je ne suis pas inquiet tant que chacun a conscience de ce qu’on joue. On a du retard, on n’est pas non plus largué », analyse l’entraîneur toulonnais.

    L’exaltante demi-finale à jouer dans la plus prestigieuse des compétitions européennes d’ici une semaine, sur le terrain du Leinster, n’aura pas d’incidence sur la concentration des joueurs, promet Mathis Ferté : « Dans nos têtes, c’est Bayonne à fond. On se prépare en conséquence, ce n’est pas compliqué. » Léo Ametlla est sur la même longueur d’onde : « Avec le retard qu’on a, il faut prendre tous les matches comme une finale. »

    « Pas d’économie »

    dans le XV de départ

    À l’instar du jeune pilier gauche, qui sera titulaire ce samedi, certains auront leur carte à jouer avec une infirmerie qui s’est à nouveau remplie (Villière, Tuicuvu, Ollivon, Ribbans, en plus de blessés de longue date). Mais « il n’y aura aucune économie », assure Pierre Mignoni. « Si on était 2e avec 15 points d’avance, j’aurais peut-être mis des jeunes morts de faim, mais ce n’est pas le cas. Tout le monde a intérêt à se bouger, faire ce qu’on fait depuis plusieurs semaines. » Sans galvauder l’apport de la jeunesse : « Heureusement qu’on les a, qu’un travail a été fait sur l’ensemble du club, c’est un projet qui nous tient à cœur et qu’on va accentuer la saison prochaine. Ça apporte un peu de forces vives. »

    S’il est un poste où elles ne manquent pas, c’est à la mêlée, avec Ben White et Baptiste Serin, tous deux en grande forme : « La concurrence est saine avec deux super joueurs aux profils différents. » Et complémentaires : « L’un commence, l’autre finit. Le quart face à Glasgow, on l’a gagné avec les deux, pas avec l’un ou l’autre. C’est ce qui va se passer ce week-end et celui d’après, j’espère. » Avec deux joueurs de classe internationale à ce niveau, c’est toujours plus facile.

    Charles Ollivon et David Ribbans ne seront pas de la partie, ce samedi. S’il a évoqué une douleur au dos pour le second, Pierre Mignoni est resté évasif sur le cas du premier, évoquant « un petit truc ». De quoi interroger avant la demi-finale de Champion’s cup face au Leinster, samedi prochain.

    Azema,« pas un duo »

    Pierre Mignoni s’est refusé à commenter le retour de Franck Azema, indiquant simplement qu’il ne s’agirait « pas d’un duo. » De quoi accréditer la thèse d’une prise de hauteur de l’actuel manager, pour se consacrer entièrement à son seul poste de directeur du rugby.

    RC TOULON – BAYONNE22e journée de TOP 14

    Samedi 25 avril, 16h35 au stade Mayol, Toulon
    Arbitre : Adrien Marbot
    RC Toulon : Gros, Baubigny, Sinckler ; Halagahu (C), Javakhia ; Mercer, Abadie, Shioshvili ; Serin, Garbisi ; Ferté, Cowie, Brex, Dréan ; Jaminet
    Aviron Bayonnais : Cormenier, Martin, Tagi ; Johnson, Moon ; Traversier, Iturria (C), Capilla ; Jantjies, Spring ; Erbinategaray, Mori, Martocq, Levêque ; Orabé.

  • À Montauban, le RC Toulon veut surfer sur sa dynamique européenne

    À Montauban, le RC Toulon veut surfer sur sa dynamique européenne

    Ils espéraient se rassurer. Ils se sont offert une parenthèse enchantée. Avec envie et une qualité de jeu qu’on n’avait plus vue depuis des mois, les Rouge et Noir, qualifiés pour les demi-finales de Champions Cup pour la première fois depuis leur dernier sacre en 2015, ont retrouvé « un peu de sourire et de confiance », souligne l’entraîneur adjoint, Sergio Parisse. « On est revenu de nulle part, on avait très peu d’espoirs à Glasgow parce qu’on n’était pas favoris. Les joueurs se sont payés pour les efforts qu’ils font depuis un moment. »

    Mais le temps n’est déjà plus aux célébrations. « On est ravi de pouvoir jouer cette demi-finale, mais on bascule vite sur le Top 14 », assure l’entraîneur de la touche. Pour Matthias Halagahu, ce ne sera « pas dur du tout, vu notre classement et nos récentes prestations en championnat. Si on veut aller chercher ce qu’on veut, il faut de bonnes performances rapidement ». 11e à 7 points du 6e, Clermont, le RCT n’a en effet plus vraiment le choix et doit engranger un maximum de points, à six matches de la fin du championnat, pour continuer à y croire.

    Premier rendez-vous ce samedi sur la pelouse de la lanterne rouge montalbanaise, déjà quasiment condamnée à retrouver la Pro D2. Un match « important pour garder la dynamique », et à ne surtout pas galvauder pour l’entraîneur italien, qui a confirmé son départ en fin de saison pour intégrer le staff de la Nazionale : « On n’est pas en situation de fanfaronner. On ne pense pas qu’aller à Montauban, ça va être une promenade, loin de là. »

    Turnover en vue

    Ce sera l’occasion de confirmer les progrès entrevus dans le jeu, sur l’aspect défensif et les mauls portés. Une conséquence de l’apport de Cédric Béal, directeur du centre de formation, qui a intégré le staff depuis quelques semaines. « On a travaillé cet aspect. Sur les touches, quand tu ne sautes pas, tu t’exposes moins et tu es davantage prêt en bas pour défendre. Ce n’est pas une révolution, mais un changement d’approche », lié au besoin « de retrouver de la solidité. »

    Il faudra aussi réussir à réintégrer des joueurs qui ont moins joué ces derniers temps, Pierre Mignoni et son staff ayant fait le choix d’apporter de la fraîcheur. Ce n’est pas facile quand on ne joue pas. Mais il n’y a rien à dire sur leur investissement au quotidien. Ils ont eux aussi aidé l’équipe à performer en coupe d’Europe », martèle Sergio Parisse. Parmi eux, Matéo Garcia, qui va retrouver le terrain quatre mois après son dernier match, à Gloucester, en Champions Cup : « En signant au RCT, je savais où je mettais les pieds. Heureusement, on a un super groupe et c’est toujours le collectif qui prime. J’essaie de garde la tête haute et je suis très content de revenir ce week-end. »

  • Le Toulon Futsal Métropole à la rencontre des jeunes des quartiers

    Le Toulon Futsal Métropole à la rencontre des jeunes des quartiers

    Des terrains de foot au Palais des sports. Mardi, une quarantaine de jeunes footballeurs ont participé à une initiation au futsal, initiative conjointe du Département, du Toulon Métropole Futsal (TFM, D1 Futsal) et de l’AS la Beaucaire dans le cadre d’une mission d’intérêt général. Une occasion pour eux de (re)découvrir ce proche parent du football aux côtés de joueurs de haut niveau, dans la prestigieuse enceinte qu’ils partagent avec le Hyères Toulon Var Basket.

    Pour le TFM, c’est aussi une opportunité de « promouvoir le futsal et le club », explique son chargé de développement Kaïs Dridi. « L’intérêt est de faire découvrir les valeurs du sport, s’intéresser à d’autres disciplines, et développer la cohésion d’équipe, la confiance et de nouvelles compétences. »

    Romain Bouvier, président de l’AS la Beaucaire, y voit aussi « l’occasion de les faire sortir du quartier. Une dizaine d’enfants ne connaissaient pas le TMF. Quand on parle de Toulon on parle rugby. On a une équipe pro en futsal, autant en profiter. Ils découvrent une autre discipline, une autre manière de travailler, avec des joueurs plus expérimentés que nous. »

  • Au bar l’Antre des jeux de Gap, les soirées coinche font carton plein

    Au bar l’Antre des jeux de Gap, les soirées coinche font carton plein

    Ce lundi soir à l’Antre des jeux, rue Notre Dame, les cartes glissent sur la dizaine de tables mises en place pour l’occasion. Sur chacune d’entre elles, deux binômes s’affrontent à la coinche, variante de la belote. Depuis 2022, le succès de ces soirées gérées par des bénévoles sans structure formelle ne se dément pas. Ce soir, Pierrette et Bernard, couple de retraités, sont venus pour la première fois. « C’est mieux que de rester chez soi devant sa télé, c’est l’occasion de jouer et de voir du monde, savoure ce dernier. Et puis on habite en centre-ville, on peut facilement venir… – Même si ce n’était pas le cas je t’y traînerai ! »,réplique Pierrette. Pour elle, c’est « vital » de sortir et de « voir de nouvelles têtes, de tout âge ». D’ordinaire, elle joue en ligne mais « c’est beaucoup plus impersonnel et il n’y a pas de discussions », explique-t-elle.

    Face au couple, Pierre est venu avec son binôme, Antoine, tous deux trentenaires. Après avoir fait connaissance, la partie démarre. « À la base j’étais venu jouer aux échecs une fois quand je suis arrivé à Gap, et, maintenant je viens à chaque soirée coinche et à l’Antre des jeux une à deux fois par semaine, explique-t-il. Je pourrais jouer à la maison, mais venir ici, ça aide les commerces du centre-ville, ça permet de garder la ville dynamique et puis, à force, on reconnaît des têtes. »

    Une activité chaque soir

    Pour l’Antre des jeux, le bar à jeux de société qui accueille une soirée coinche par mois, cela permet aussi de développer une clientèle fidèle, qui cherche plus qu’un bar classique. « On attire beaucoup une communauté de trentenaires qui veulent sortir sans craquer leur PEL, explique Joris, responsable du bar. Il n’y a pas tant d’endroits que ça où sortir alors on voit bien qu’on reçoit des clients qui veulent un peu se sentir à la maison. »

    Entre les soirées de découverte de jeux de société le mardi et le jeudi soir, les tournois de cartes à collectionner le week-end, les soirées des collectifs de jeu de rôle et la coinche, le bar, ouvert en 2023, a réussi à se créer un petit écosystème de groupes plus ou moins formels qui l’animent. « Concrètement, il n’y a pas un soir où il ne se passe rien », explique Joris. Un deal gagnant-gagnant qui se poursuit. Après un une soirée au bar le Pop Culture le mercredi 6 mai, les joueurs reviendront à l’Antre des jeux le lundi suivant, à 19h, comme toujours.

  • L’Europe pour respirer ?

    L’Europe pour respirer ?

    Les semaines se suivent et se ressemblent sur la Rade. Encore défait sur la pelouse de l’avant-dernier Perpignan samedi dernier
    (36-20)
    , le RCT vient d’enchaîner cinq matches sans victoire. Et donne l’impression de ne pas trouver les ressorts qui lui permettraient d’inverser la tendance, après une nouvelle tentative d’électrochoc incarnée par un stage dans les Pyrénées-Orientales la semaine dernière. Dès lors, quels leviers peuvent encore être activés ? « Il nous en reste », veut encore croire Pierre Mignoni, à qui on ne saurait reprocher la combativité en ces temps difficiles. « On continue à travailler dans l’ombre, à se taire et à essayer de trouver des solutions, l’énergie. On en a besoin. C’est contradictoire, avec, malheureusement, l’image qu’on donne en ce moment. »

    Dans cette voie de garage, la Coupe d’Europe peut-elle apporter la fraîcheur mentale qui fait cruellement défaut aux Rouge et Noir ? « On a un matelas de confiance qui est faible. Quand on loupe, on peut vite se recroqueviller, tenter moins de choses. Ça peut nous faire du bien, mais il faut gagner face à un très bel adversaire », acquiesce leur homme fort. « C’est une autre compétition, tout est différent. C’est une bonne opportunité de retrouver de la confiance », pousse aussi en ce sens le capitaine David Ribbans.

    « Besoin d’être soutenus »

    Une rencontre qui symbolise aussi le fait que tout n’est pas à jeter dans cette saison à la tournure décevante, positive Pierre Mignoni : « Il ne reste pas beaucoup d’équipes dans la compétition, ça montre qu’on a fait le boulot. On a fini deuxième de notre groupe. Ça nous donne la possibilité, et c’est génial, de recevoir un huitième de finale, pour la deuxième fois de rang. »

    Ce sera également l’occasion de redonner du baume au cœur à un public gagné par la morosité ambiante : « Je comprends leur inquiétude. L’avenir, je le prépare à court, moyen et long termes. Il faut garder espoir, changer des choses, et je vais en changer », promet-il, demandant, en attendant, de l’unité : « On a besoin de se sentir soutenu, même si on ne le mérite pas toujours. Le but est de revibrer tous ensemble, à travers ce match. Mais derrière, il restera des matches. »

    Et pour remettre un peu de soleil dans les têtes, l’entraîneur toulonnais pourra compter sur le retour des internationaux, au repos – en décalé – après le tournoi des VI Nations : « On a besoin de Charles Ollivon, de sa fraîcheur. Je l’ai senti très impliqué. J.-B. (Gros) aussi. C’est l’un des plus grands piliers du club. Il fait partie de ces grands joueurs. On a besoin du niveau qu’il a montré durant le Tournoi des VI Nations. » Avec ses leaders en forme, Toulon pourra croire en ses chances.

    Villière et Jaminet pas retenus

    Pierre Mignoni a fait le choix de se passer des services de deux internationaux, Gabin Villière et Melvyn Jaminet, pourtant disponibles. De même pour Mateo Garcia, plus apparu depuis le 17 janvier, lors du dernier match européen à Gloucester.

    Saison terminée pour Ludlam

    Coup dur pour le RCT. Sérieusement blessé à l’épaule gauche sur son essai marqué samedi dernier à Perpignan, Lewis Ludlam va être opéré la semaine prochaine. L’international anglais sera indisponible deux à trois mois et manquera la fin de saison.

    TOULON – LE CAP

    8e de finale de Champions Cup

    Samedi 4 avril, à 16h.

    Lieu : Stade Mayol, à Toulon

    Arbitre : Christophe Ridley (ANG)

    TOULON : Domon – Dréan, Brex, Frisch, Tuicuvu – Albornoz, White – Shioshvili, Ollivon (cap), Kpoku – Ribbans, Mézou – Sinckler, Baubigny, Gros.

    LE CAP : Gelant – Willemse, Nel (cap), Du Plessus, Zas – Matthee, Reinach – Roos, Dayimani, De Villiers – Evans, Smith – Fouché, Venter, Kebble.