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  • Face au Racing 92, la réaction d’orgueil d’un RCT au pied du mur

    Face au Racing 92, la réaction d’orgueil d’un RCT au pied du mur

    Au vu des premières minutes de la rencontre, débutée par un coup d’envoi d’Albornoz directement en touche, ce samedi après-midi avait, de prime abord, tout pour être le coup de grâce d’une semaine éprouvante dans la rade. Mais bien que malmenés par le Racing, acculés sur leur ligne d’en-but, auteurs de nombreuses fautes et réduits à 14 au bout de sept minutes, les Toulonnais ont résisté, au prix d’une débauche d’énergie significative de leur envie de se racheter.

    « Je pense qu’on gagne le match sur nos dix premières minutes. Sur notre ligne, on n’a rien lâché. Les joueurs se sont envoyés et ont été très solidaires », salue Franck Azéma, désormais seul aux commandes du bateau rouge et noir. Les prémices d’une réaction d’orgueil attendue suite au départ de Pierre Mignoni, qui avait vocation à créer « un électrochoc », comme on le martelait cette semaine au club. « On peut dire que c’est réussi », appuie l’entraîneur toulonnais après la victoire des siens (29-15).

    L’ex-directeur du rugby du RCT était dans toutes les têtes, avant et après le match. « Des pertes, j’en ai vécues plein. Mais comme Pierre, c’est rare. C’est la première fois avec autant d’émotions et autant d’affection pour la personne, avoue Gaël Fickou, très affecté par son départ. On avait vraiment à cœur de faire un énorme match pour nous, pour nos supporters mais aussi pour lui, pour tout ce qu’il a apporté à ce club car il y a tout gagné, il a grandi ici. »

    « Il fallait les agresser »

    Ses ex-protégés lui ont bien rendu. Car leur envie n’a jamais semblé décroître tout au long du match, et a permis d’emmener un public de Mayol dont la réaction était forcément attendue, voire crainte. « Tout le monde s’est mis au diapason à partir du moment où ils ont vu que les mecs se retroussaient les manches. Les gens ont senti ça, c’est ce qui fait la force de Mayol », constate Franck Azéma.

    Une communion favorisée par une prestation certes imparfaite, mais bien plus proche des attentes liées à cet effectif. Sans avoir pour autant tout révolutionné en une semaine : « On s’est concentré sur nous, on a fait un plan de jeu qui nous correspondait. On a eu peu de jours pour s’entraîner, donc on a été à l’essentiel », résume Charles Ollivon. « Il y a eu du mieux, notamment dans l’agressivité, dans l’intensité, dans notre jeu, dans notre stratégie aussi », note Gaël Fickou, dont la connaissance du Racing, où il a passé les cinq dernières saisons, a bien aidé à préparer la rencontre : « Je ne voulais pas les attendre. Il fallait qu’on les agresse, parce que je les connais par cœur : si on les attendait, on allait se faire pulvériser. » Et c’est finalement cela qui a, selon Franck Azéma, permis de « construire la confiance. D’abord à travers la défense, en ne lâchant rien sur le premier quart d’heure, puis en provoquant des fautes dans leur défense. Petit à petit, on a pris le score et construit le match ».

    Après les deux essais de Gros et Baubigny en première période, illustrations d’un jeu plus direct et incisif, c’est en effet grâce aux pénalités, converties par le pied d’Albornoz, auteur de 19 points et d’un sans-faute, que le RC Toulon a creusé l’écart en prenant à chaque fois les points : « Il y a eu des bonnes décisions de Lewis [Ludlam] et des leaders dans la période qu’on traverse », loue l’entraîneur varois.

    L’objectif sera désormais de poursuivre dans cette voie, en entamant de la même manière l’aventure européenne sur le terrain d’Édimbourg, vendredi : « Quand tu bastonnes comme ce soir, c’est aussi ce qui nourrit ton ambition et le plaisir que tu prends en équipe. Il faut s’appuyer là-dessus, essayer de l’exacerber et de le faire grossir petit à petit dans les prochaines semaines », se projette-t-il.

  • Avant la réception du Racing 92, le RC Toulon doit apprendre à vivre sans Pierre Mignoni

    Avant la réception du Racing 92, le RC Toulon doit apprendre à vivre sans Pierre Mignoni

    Le séisme provoqué par la démission de Pierre Mignoni mardi a fait trembler le sol du campus RCT toute la semaine durant. « Pour tout le monde, c’est dur. C’est une surprise, un choc », avoue David Ribbans, l’un des capitaines et hommes de base du désormais ex-homme fort du RCT, qui a « signé ici aussi pour lui » au moment de quitter Northampton en 2023. Et c’est visiblement ce qu’a tenté de provoquer l’ancien demi-de-mêlée toulonnais avec ce départ que le président Bernard Lemaître, et le désormais seul entraîneur Franck Azéma, ont tenté d’empêcher, en vain. « Ce n’est pas ce que je souhaitais, mais je peux comprendre ce qu’il veut faire », commente ce dernier. « Quand tu es chez toi, que tu as démarré le rugby ici, joué ton premier match en première à Mayol, entraîner ce club, c’est particulier. Plus qu’à l’équipe, tu as envie de donner à ta région, à ta ville. Je pense que c’est une façon pour Pierre de secouer tout le monde. J’espère que ça va avoir cet effet. »

    Malgré le presque prophétique burn-out de Mignoni en février dernier, cette décision était donc inattendue. Mais les joueurs, Baptiste Serin en tête, en assument la responsabilité, après la rouste reçue à Montpellier dimanche, épilogue d’un début de saison raté (4 défaites en 5 matches) et de huit derniers mois compliqués : « Je pense que ça nous pendait au nez. On n’a pas fait assez pour garder Pierre, mais c’est à la hauteur de la personne que c’est, il ne faut pas qu’on oublie qu’il se sacrifie pour nous. »

    « Se concentrer sur nous »

    S’il est trop tôt pour observer les effets de ce bouleversement, Franck Azéma voit déjà « des attitudes chez certains joueurs sur l’engagement, sur la prise de conscience. Mais ce sont les performances qui vont donner une indication sur ce qu’on est capable de réaliser. » Celle-ci arrive rapidement, avec la réception du Racing 92 ce samedi, que l’entraîneur toulonnais aborde avec l’objectif de revenir à l’essentiel : « En se concentrant sur nous, notre jeu, sur ce qu’on va être capable de maîtriser, les fondamentaux, la construction du match. En essayant d’avoir un socle solide pour bâtir dessus ». Car en face, le club francilien, qui se remet tout juste d’un début de saison guerre plus brillant que celui des Rouge et Noir, arrive avec l’envie de profiter de la situation : « C’est une belle équipe qui a beaucoup de qualités physiques. Dans leurs têtes, ils se disent certainement “ils ont un genou à terre, il faut les finir“. On en est conscients », analyse l’entraîneur varois. Un appel à faire preuve de fierté pour relever l’étendard. Car une chose est sûre : « On ne peut pas se satisfaire de voir Toulon comme il est en ce moment », appuie Baptiste Serin. Ses coéquipiers et lui ont les cartes en main.

    Décrié depuis le début de saison, notamment pour son manque d’efficacité au pied, encore visible face à Montpellier, Melvyn Jaminet, l’arrière du RCT, n’est pas dans le groupe convoqué par Franck Azéma ce samedi. Ce dernier s’en justifie : « Sur son début de saison, il n’est pas au rendez-vous. Il a besoin d’aller chercher au plus profond de lui pour trouver d’autres ressources. Il y a des choses qu’il peut mieux maîtriser. Il fait partie de ces garçons qui ont un niveau, un standard international. Il est largement capable d’aller chercher ce niveau-là. Encore faut-il qu’il fasse l’effort de le faire. Il y a la concurrence. Nous, on a besoin de performance le week-end. »

    RC Toulon –Racing 92 – 6e journée de Top 14

    Samedi 10 octobre, 16h35

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : M. Marbot

    RCT : Gros, Baubigny, Sinckler ; Kpoku, Ribbans ; Ludlam (Cap.), Ollivon, Mercer ; Serin, Albornoz ; Ferté, Fickou, Brex, Tuicuvu ; R. Rebbadj.Entraîneur : Franck Azéma

    Racing : Njocke, Escobar, Bamba ; Lainault, Taofifenua ; Diallo, Manyarara, Baudonne ; Gibert, Seunes ; Ravutaumada, Tuisova, Habosi, Naituvi, Spring (cap.). Entraîneur : Patrice Collazo

  • Mathieu Smaïli face à un tournant de sa carrière

    Mathieu Smaïli face à un tournant de sa carrière

    À 27 ans, Mathieu Smaïli, enfant du club, au RCT depuis 2010, fait désormais partie des cadres du vestiaire toulonnais, malgré un temps de jeu restreint (un match cette saison, 14 l’an dernier). « C’est un mec d’ici, un leader », décrit un autre joueur du cru, le talonneur Pierre Damond. « Il connaît l’ADN du club. En tant que jeunes, on s’inspire de joueurs comme lui ou Jérémy Sinzelle, pour apprendre et progresser. Il fait le lien, il sait ce qu’est être dans cette position. » Pour Franck Azéma, qui l’a retrouvé cet été après l’avoir connu à ses débuts, de 2021 à 2023, le natif de Hyères « a toujours les mêmes qualités. Mais je le trouve plus constant, affirmé au sein du groupe ». Néanmoins, « c’est toujours à prouver sur le terrain, par la régularité et la consistance dans les performances. C’est un joueur complet, qui comprend très bien le rugby, qui travaille beaucoup pour l’équipe. On veut le voir exploser complètement ».

    Le principal intéressé aussi. À un an de la fin de son contrat, celui qui est arrivé au club en 2010 sait que son avenir est en jeu, alors qu’il doit faire face une concurrence dantesque (Brex, Fickou, Jones…). « C’est l’année où j’en ai le plus, pourtant, j’en ai eu ! », retrace-t-il. « Mais c’est excitant, il faut s’en inspirer. » Sans faire de calcul, pour l’instant : « Pour l’avenir, je ne sais pas. La direction prendra des décisions, moi aussi. Je ne vais pas dire que je n’y pense pas, car c’est mon club de cœur. Mais je donne tout sur chaque opportunité, j’essaie de m’éclater, de prendre du plaisir ».

  • S’il n’a pas pleinement convaincu, le RC Toulon s’est libéré d’un poids face à Vannes

    S’il n’a pas pleinement convaincu, le RC Toulon s’est libéré d’un poids face à Vannes

    Les poings rageurs et les sourires ne trompaient pas samedi, en fin d’après-midi, sur la pelouse de Mayol. Longtemps en difficulté face au promu vannetais, le RCT a, malgré tout, enfin enclenché la première, s’offrant un shot de soulagement qui lui évite une crise qui pointait le bout de son nez à la mi-temps.

    « Il ne faut pas galvauder l’adversité », appuyait Franck Azéma après la rencontre. « Vannes a été fidèle à ses trois premiers matches, on s’attendait à cette résistance. » Si celle-ci fut plus que vive dans un premier acte au cours duquel ses joueurs ont subi la domination bretonne, les trop nombreuses approximations, fautes de main et pénalités concédées (7) expliquent aussi, toutes ensemble, le fait que Toulon soit rentré au vestiaire avec trois points de retard. « On est tombé dans leur faux rythme. On a eu du déchet, on a dû défendre dans notre camp donc on a eu moins d’énergie », analyse Corentin Mézou. « On doit passer par ce déchet, mais on n’a pas le temps. Il faut aller plus vite dans l’apprentissage et les repères », avertit son entraîneur.

    « Un prisme différent

    pour le prochain match »

    Ce dernier se veut malgré tout positif : « Ce n’est pas un problème de concentration, il faut trouver le bon timing, les automatismes, faire les passes devant. On a fait tomber quatre ou cinq ballons sur des opportunités, mais ça va finir par aller mieux ». Du mieux, il y en a eu en deuxième mi-temps. Même si tout fut loin d’être parfait, et qu’un certain nombre d’erreurs techniques ont persisté, le ballon a changé de mains, et le score s’est inversé.

    D’abord grâce à Ribbans, dont le retour à la compétition va faire le plus grand bien aux Rouge et Noir. Puis grâce aux entrants, entre un Serin qui a apporté du dynamisme, un Ollivon percutant dans les rucks défensifs comme offensifs, et un Fickou qui a inscrit son premier essai sous le maillot de son club formateur. « Le coaching de Toulon nous fait très mal », déplore Jean-Noël Spitzer, l’entraîneur vannetais. « Ce sont des garçons de qualité, internationaux. Ils nous ont boosté, notamment dans la capacité à gagner les contacts qui nous mettent dans l’avancée », salue Franck Azéma. Ils ont contribué à la résistance du bloc varois dans une fin de match au cours de laquelle ce fameux bonus aurait aussi pu tomber dans l’escarcelle du promu. « J’ai aimé la qualité défensive près de la ligne, à résister, faire des turnovers, c’est ce qui permet d’aller chercher ce bonus. » Acquis grâce à Kpoku, servi par Serin, suite à « un choix couillu (sic) », dixit Azéma, de Thomas Albornoz, de jouer une pénalité à la main, alors que les visiteurs pilonnaient l’en-but toulonnais depuis de longues minutes. L’Argentin, auteur d’un essai solitaire de classe en première mi-temps, a bien mérité son titre d’homme du match. « Tommy est magique. C’est un facteur x », lâche, admiratif, Juan Ignacio Brex. « Il amène cette énergie, cette confiance autour de lui », abonde Franck Azéma. Une confiance nécessaire pour progresser, et une victoire qui permet, selon le coach du RCT, en plus de quitter la zone rouge, « d’avoir un prisme différent pour préparer le prochain match ». « Il y aura plus de sourires et d’énergie à l’entraînement, ces cinq points font du bien », appuie Corentin Mézou. Il faut désormais travailler à les confirmer.

    « Le coaching de Toulon nous a fait très mal »

  • [Rugby] Montpellier et sa bande d’ex-Toulousains

    [Rugby] Montpellier et sa bande d’ex-Toulousains

    Ni indifférence, ni défiance. Le stade toulousain et Montpellier rugby ne vivent pas tout à fait sur la même planète même s’ils se sont croisés au sommet du rugby français le 27 juin lors d’une finale (28-20) moins inégale qu’imaginée. Et se retrouvent dimanche 27 septembre sur les bords de la Garonne.

    Entre Toulouse et Montpellier, les deux pôles de l’Occitanie, les ponts ne sont pas coupés. L’un, centenaire aux 25 titres, et l’autre, qui fête son 40e anniversaire avec un seul Brennus sous le bras, ne vivent toutefois pas sur la même rive. Le Stade est une institution dans la ville de Nougaro, le MHR tente de construire son histoire dans une période fertile, avec le manager Joan Caudullo comme nouveau guide.

    Dans un passé récent, Montpellier a cherché à s’inspirer du modèle toulousain, qui concilie style attractif et palmarès hors-norme, mais la greffe n’a jamais pris. Entre 2019 et janvier 2021, le manager Xavier Garbajosa, biberonné par l’ex-gourou Guy Novès, a vainement cherché à importer l’ADN toulousain au côté de Jean-Baptiste Elissalde.

    Caudullo y puise certains principes, comme la confiance au long cours, mais ne veut en rien imiter le jeu de mains toulousain. « Depuis quarante ans, le jeu de Montpellier a toujours été comme ça. Avec des avants forts et costauds qui doivent dominer l’adversaire pour pouvoir gagner. Le MHR a un ADN, on veut y rester fidèle. Si on y reste fidèle, si on préserve le même état d’esprit, on réalisera une bonne saison » répète-t-il. Mantra du Languedoc.

    Cela n’empêche pas Montpellier de recycler d’anciens toulousains en rupture de ban, de confiance ou de jeu. Au cours de l’été deux anciens joueurs du Stade toulousain ont rejoint l’Hérault. Le trois-quarts Dimitri Delibes, confronté à une concurrence féroce, et Sébastien Bézy, demi de mêlée qui a transité pendant plusieurs saisons à Clermont.

    « Ce n’est jamais facile de faire sortir des joueurs de ce club-là » remarque Caudullo, qui a réussi à convaincre Delibes malgré les convoitises de Toulon et Bayonne.

    Ces deux joueurs de la ligne arrière gonflent la diaspora toulousaine. Ils rejoignent quatre avants qui ont défriché la passerelle entre Ernest-Wallon et le complexe Du Manoir. L’ancien international Yacouba Camara (17 sélections), originaire de la banlieue parisienne, a été le premier à franchir le pas. Ensuite, Bastien Chalureau, en quête de rédemption après une affaire judiciaire, Florian Verhaeghe et Christopher Tolofua, passé par les Saracens et Toulon, possèdent en eux une graine toulousaine.

    Verhaeghe (29 ans), rappelé en équipe de France au cours de l’été, incarne le savoir-faire des avants du champion de France. Le seconde ligne international (5 sélections) malaxe féroce goût du combat et habileté dans le jeu. Entre ombre et lumière qu’il fuit quelque peu.

    Le discret grand échalas (2,04m), qui plane sur la touche, est aujourd’hui une valeur sûre du pack montpelliérain, mis en avant par son manager Joan Caudullo. « Florian est dans une continuité des performances qui l’ont amené à être en équipe de France cet été. Il a un objectif et on a un objectif pour lui : les tests de novembre. Il ne fait pas partie de cette fameuse liste de 33, mais en tout cas on va mettre en place les choses pour qu’il soit performant chez nous et en forme en novembre parce que je reste persuadé qu’il y sera s’il continue à être aussi performant qu’il l’est sur les deux premiers matchs », apprécie le manager.

    Ces quatre joueurs se sont fondus dans le moule montpelliérain. Trois d’entre eux, avec le pilier Mohamed Haouas, le 3e ligne Alex Bécognée et le centre Arthur Vincent, tissent le fil conducteur d’un MHR, champion en 2022, finaliste en 2026.

    Dimitri Delibes est un cas à part. Le solide trois-quarts (1,90m, 85 kg), promis à jouer à l’aile plus qu’au centre, est une pièce rapportée de la magie toulousaine. La première de l’histoire. Celle d’un jeu où l’on peut relancer du bout du terrain selon l’inspiration de Dupont, Ntamack, Ramos, Capuozzo, Gourgues ou Menoncello…

    Delibes (27 ans) peut tout à la fois asseoir la légitimité de Montpellier et donner des ailes à un jeu circonscrit pour l’heure à la force première de ses avants. Son doublé devant Perpignan peut tout à la fois élargir le champ d’action de la bande à Caudullo et inciter d’autres joueurs de son profil à rebondir de Toulouse à Montpellier. Pour le moins, il lance sa saison à l’heure de retourner dimanche à Toulouse. Loin de toute indifférence.

  • Les internationaux de l’OM à l’heure de la trêve

    Les internationaux de l’OM à l’heure de la trêve

    Matches amicaux, Ligue des Nations ou encore éliminatoires pour la CAN 2027, les Marseillais ont répondu à l’appel de leur sélection pour cette première trêve de la saison. Près de 3 semaines loin des Bouches-du-Rhône pour 23 joueurs, des moins de 16 ans aux A. Parmi eux, plusieurs éléments de l’équipe première mais aussi des jeunes à fort potentiel.

     Amine Gouiri

    et Himad Abdelli (Algérie)

    Ils sont deux Olympiens à rejoindre la sélection algérienne pour cette phase de qualifications à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations. Amine Gouiri et Himad Abdelli ne joueront que deux matches, contrairement à leurs coéquipiers en club. Après une Coupe du monde décevante – élimination au 2e tour par la Suisse (2-0) –, les Fennecs ont un nouveau sélectionneur en la personne de Brahim Hemdani. Comme Zidane, il effectuera ses deux premières rencontres avec son pays. La Zambie viendra, vendredi à 20h, à Tizi Ouzou, avant un déplacement mardi prochain, à Bujumbura, capitale du Burundi.

     Pierre-Emile Højbjerg (Danemark)

    Cette fenêtre internationale verra Pierre-Emile Højbjerg voyager entre Copenhague, Oslo et Cardiff. Quatre matches sont au programme de la sélection danoise en ce début d’automne. Absents à la Coupe du monde, les Danois souhaitent remonter la pente. Ils commenceront ce jeudi en Norvège avant d’accueillir par deux fois, le Pays de Galles (dimanche) puis le Portugal (jeudi prochain). Le dimanche 4, ils se déplaceront en terres galloises pour leur quatrième rencontre de Ligue des Nations. Après cette série, ils y verront plus clair dans le groupe 4 de la Ligue A.

     Derek Cornelius (Canada)

    Aperçu par bribes depuis le début de la saison, Derek Cornelius reste un maillon important de la défense canadienne. L’équipe du sélectionneur américain Jesse Marsch effectuera trois matches face à des nations du continent américain. Deux affrontements à domicile, pour commencer, les samedis 26 septembre et 3 octobre. Le Chili débarquera à Toronto avant que le Pérou ne pose ses valises à Montréal. Ensuite, un derby aura lieu à Minneapolis puisque Canadiens et Américains se joueront pour un nouveau match amical (mardi 6 octobre).

     Nayef Aguerd (Maroc)

    Lui aussi retrouve sa sélection, mais parce qu’il était blessé toute la fin de saison dernière. Nayef Aguerd a vécu la Coupe du monde sur son canapé suite à une tenace blessure à l’aine. Pour ce rendez-vous automnal, lui aussi aura deux rencontres à jouer dans ces éliminatoires pour la CAN 2027. Ce vendredi, contre le Gabon, les Marocains lancent leur campagne de qualification. Suivra ensuite un déplacement abordable en Afrique du Sud, pour y affronter le Lesotho (mardi 29). De quoi permettre au défenseur de retrouver ses compatriotes en douceur.

     Antoine Valero et Milan Leccese (France U19)

    Dans une liste de haut niveau pour la relève du football français, Antoine Valero et Milan Leccese sont bien à leur place. L’attaquant et le milieu de terrain ont été récompensés de leur bon début de saison avec les U19 et la Pro 2 des Olympiens pour figurer dans un groupe partant en stage en Espagne. Le dernier cité s’est illustré en National 2 avec deux buts en autant de matches, ajoutant deux autres unités et deux passes décisives lors de ses prestations chez les moins de 19 ans. En N2, Antoine Valero a lui aussi marqué à deux reprises réalisant trois rencontres solides à ce niveau. Dans la région de Valence, la génération 2008 des Bleuets affrontera, coup sur coup, l’Allemagne, l’Angleterre et l’Italie. Un programme riche pour les Minots.

  • [Entretien] Philippe Diallo : « Je suis très attaché à un football humain, populaire et rassembleur »

    [Entretien] Philippe Diallo : « Je suis très attaché à un football humain, populaire et rassembleur »

    La Marseillaise : Vous êtes à Aix-en-Provence pour lancer une nouvelle tournée interrégionale. Quel est l’objectif de cette démarche ?

    Philippe Diallo : Afin de symboliser l’ouverture de la Fédération vers ses territoires. La Fédération a parfois été perçue comme très parisienne, éloignée du terrain, comme une forme de tour d’ivoire. J’ai donc voulu changer cette image en faisant venir les collaborateurs de la Fédération dans les territoires, à la rencontre de ceux qui font vivre le football au quotidien : les clubs, les Districts et les Ligues. Ces échanges permettent à la fois d’expliquer les politiques fédérales, mais surtout d’écouter les acteurs de terrain et de mieux comprendre leurs réalités et leurs besoins.

    Quel regard portez-vous sur la Ligue Méditerranée ?

    P.Di. : C’est une ligue évidemment importante, parce que d’abord il y a des clubs de l’élite ici qui sont là. Il y en a même plusieurs. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui dans toutes les régions. En Nouvelle-Aquitaine, il n’y a plus qu’un seul club pro de Poitiers à Hendaye. Ici, il y a une plus grande richesse du football professionnel. Il y a aussi un nombre de licenciés significatifs, notamment au district de la Provence qui est vraiment un cœur important aussi dans la région.

    Le District de Provence a d’ailleurs initié plusieurs innovations technologiques, dont l’apparition des détections numériques et d’un chatbot avec l’intelligence artificielle…

    P.Di. : Je veux saluer ces initiatives, car une grande Fédération doit rester à la pointe de l’innovation. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons créé l’an dernier un centre de recherche et d’innovation consacré notamment à l’intelligence artificielle et aux données. Ces outils nous permettent de mieux comprendre les réalités du terrain et de prendre des décisions plus précises. Les besoins ne sont pas les mêmes selon les territoires, entre une zone rurale et une grande métropole par exemple. Il est donc essentiel de disposer de données objectives pour mieux évaluer nos politiques, adapter nos actions et accompagner au mieux les territoires. Je suis très attaché à un football humain, populaire, qui rassemble toutes les catégories de la société et crée du lien. C’est notre ADN et il faut le préserver. En parallèle, la technologie fait naturellement évoluer notre sport, que ce soit pour simplifier les démarches ou améliorer l’arbitrage. Il faut accompagner ces évolutions et retenir ce qui peut être bénéfique au football, sans jamais le dénaturer.

    Vous ne craignez pas d’aller trop vite dans l’utilisation de l’IA, alors que certaines innovations, comme le « Football Video Support » à Aubagne, montrent encore leurs limites ?

    P.Di. : La Ligue 3 répond à une demande ancienne des clubs de National 1 qui souhaitaient accéder au statut professionnel. Nous avons voulu en faire un championnat différent des divisions supérieures, avec des règles et des innovations spécifiques. Le football vidéo support en est un exemple : tout n’est pas encore parfait, mais nous travaillons avec les clubs et la direction de l’arbitrage pour l’améliorer. Je souhaite surtout faire de la Ligue 3 un laboratoire d’innovation et un championnat tourné vers les territoires, la formation et la proximité, en favorisant notamment les joueurs formés localement.

    Un mot sur Zinédine Zidane, qui va disputer son premier match vendredi à la tête des Bleus ?

    P.Di. : Zinédine attendait cette opportunité depuis longtemps. Lorsqu’il a été question de lui, j’ai immédiatement souhaité qu’il devienne notre sélectionneur. C’est une figure iconique du football français, mais aussi un entraîneur qui a démontré sa compétence au plus haut niveau. Après un moment d’émotion lié à son histoire avec les Bleus, il est désormais pleinement dans sa mission. Il veut apporter sa vision et insuffler une véritable rupture, avec des choix forts sur la gestion du groupe et l’effectif. Son objectif est clair : gagner, pour redonner à l’équipe de France ce qu’elle lui a apporté et procurer du plaisir et de la fierté à tous.

  • Avant-dernier, l’OM accueille la trêve comme un répit

    Avant-dernier, l’OM accueille la trêve comme un répit

    Au cœur d’un début de saison particulièrement corsé, marqué par un calendrier peu clément et un enchaînement d’affrontements face à des cadors de la Ligue 1, l’OM n’a pas encore trouvé les ressources nécessaires pour sortir la tête de l’eau. Défaits dimanche soir au Vélodrome lors du célèbre « Classique », les Olympiens sont tout de même parvenus à tenir tête au Paris Saint-Germain, double champion d’Europe en titre, qui a, lui aussi, affiché une certaine maladresse depuis le début du championnat.

    Mais une défaite reste une défaite aux yeux de Bruno Genesio, frustré de voir les mêmes scénarios se répéter semaine après semaine. « À Marseille, on ne peut pas se satisfaire d’une défaite honorable. Ce n’est pas une défaite honorable qui va me satisfaire. On perd souvent sur les mêmes erreurs. Ce groupe-là a donné le maximum ce (dimanche) soir et a même fait plus que le maximum. Mais je ne peux pas me satisfaire de ça. Je ne fais pas ce métier pour me satisfaire de perdre 2-1 parce que c’est la meilleure équipe d’Europe en face. Ce n’est pas pour ça que je fais ce métier », a lancé le technicien marseillais.

    Ce dernier reproche notamment à ses joueurs un manque de maturité et de concentration, deux défauts criants sur le second but parisien, intervenu seulement trois minutes après l’égalisation phocéenne. Cette quatrième défaite en seulement cinq journées a ainsi précipité l’OM à la dix-septième et avant-dernière place du championnat, à l’aube de la première trêve internationale.

    Genesio ne lâche pas

    Sur le terrain, la blessure d’Igor Paixão, touché à la cheville à la demi-heure de jeu, n’a pas encore livré son verdict. En cas d’absence prolongée, malgré les trois semaines de pause qui se profilent, l’attaque marseillaise se retrouverait notamment entre les mains d’un Amine Gouiri inspiré, entouré de jeunes encore inexpérimentés et de briscards en manque de temps de jeu. Parmi ces derniers, Neal Maupay est passé à côté de son match dimanche soir, en manquant notamment deux grosses occasions devant la cage de Safonov.

    « Je suis un attaquant, je veux marquer des buts et ça aurait récompensé la plutôt bonne performance de l’équipe. J’aurais aimé marquer, j’aurais dû marquer. C’est compliqué pour moi, parce que quand on est attaquant et quand on se retrouve dans ces positions, on doit mettre les occasions au fond. J’aimerais bien être comme Harry Kane ou Erling Haaland et marquer cinquante buts par saison, mais ce n’est pas comme ça », souligne le Francilien de 30 ans, remplacé en fin de match par Faris Moumbagna.

    Emporté dans cette spirale négative, l’entraîneur olympien a également assuré à l’issue du match qu’il n’avait « pas l’idée de démissionner ». « Je ferai un point avec la direction, avec mon staff, avec les joueurs, parce que pour l’instant, ce qui m’importe, c’est de faire progresser l’équipe », ajoute l’ancien entraîneur de l’Olympique Lyonnais, du Stade Rennais et du Losc, entre autres.

    Après la trêve, durant laquelle un match amical est prévu le 3 octobre au stade Francis-Turcan à Martigues face à Montpellier, l’OM sera confronté à des adversaires jugés « plus abordables » sur le papier, à l’image de Troyes, Angers et du Havre. « J’entends que ça va aller mieux après. On sait que tous les matches en Ligue 1 sont difficiles. Sur les derniers matches, on n’est pas payés, mais on n’a pas fait suffisamment pour mériter mieux, également », estime Bruno Genesio.

  • Ces professionnels aux petits soins des joueurs du tournoi de Cassis

    Ces professionnels aux petits soins des joueurs du tournoi de Cassis

    Certaines mains sont parfois aussi importantes que d’autres. Pour prendre soin des tennismen, galopant activement sur les courts, sous un soleil de plomb, les tournois misent sur des spécialistes. Que ce soit sur le tour mondial ou sur le circuit secondaire, comme à Cassis, les kinés sont des maillons importants de la chaîne. Le bon fonctionnement de la compétition passe également par eux. À Cassis, Martin Bourgninaud fait partie d’un petit groupe de physios s’occupant des joueurs durant chaque journée. « On est à la disposition des joueurs sur tout le tournoi, d’une heure avant le premier match jusqu’à la fin du dernier match. On est capables de les voir dans la salle de soins ou on a également une partie où on peut intervenir sur le terrain, si le joueur nous appelle pour un soin. »

    Les va-et-vient ne sont pas forcément incessants, mais il peut y avoir quelques moments de rushs, en fin de journée, quand les joueurs ont tous fini leur partie. « Il y a trois types de joueurs, ceux qui ont des problèmes spécifiques, donc des blessures, des petits problèmes qui traînent. Pour ça, on fait des soins. Il y a aussi la partie récupération ça, ce sont des massages, et il y a la partie strapping pour les matches. Donc ceux qui ont besoin, on leur pose des bandes, on les mobilise à l’articulation, aux muscles », décrit le jeune kinésithérapeute basé à Marseille.

    Mainmise totale sur les soins donnés aux joueurs

    Ce dernier participe généralement à 4 ou 5 tournois de ce type par an. En plus de Cassis, il a été mobilisé sur l’ATP 250 de Lyon, l’Open 13 avant sa disparition ou encore le tournoi de padel se déroulant au Palais des Sports de Marseille. Ayant travaillé sur des compétitions du tour principal, les différences sont nombreuses par rapport à Cassis. « La plus grande différence pour nous, les kinés, c’est que sur un tournoi 250, on a des kinés de l’ATP qui sont avec nous. Il y a deux kinés de l’ATP, et nous, on est souvent deux locaux. C’est eux qui prennent le lead sur nous. C’est-à-dire que c’est eux qui font les interventions sur le terrain, c’est eux qui voient la majorité des joueurs pour les problèmes les plus importants, parce que les joueurs les connaissent. On est un peu au second plan. Les tournois Challengers, c’est presque plus intéressant pour nous, parce qu’on est vraiment en charge de tout », détaille Martin Bourgninaud. Le cabinet Pro 16, basé à la Capelette (10e), est mobilisé cette semaine pour chouchouter chaque joueur et rendre plus compétitif le Challenger 75 de Cassis.

    Les résultats du mardi

    En 16es de finale :

    U.Blanchet (FRA) b. L.Lokoli (FRA) (6-3, 6-3) ; J.Rodionov (AUT) b. M.Bobichon (FRA) (7-6, 6-1) ; M.Lajal (EST) b. L.Couturier (FRA) (6-3, 6-3) ; N.Budkov Kjaer (NOR) b. F.Balshaw (FRA) (6-4, 6-4) ; S.Gueymard Wayenburg (FRA) b. M.Malige (FRA) (6-0, 6-1) ; M.Erhard (FRA) b. B.Pietri (FRA) (6-3, 6-4) ; R.Perot (FRA) b. G.Onclin (BEL) (6-4, 6-2) ; R.Bertrand (FRA) b. M.Scaglia (FRA) (6-2, 6-4) ; D.Masur (ALL) b. D.Added (FRA) (6-4, 6-4) ; D.Rincon (ESP) b. M.Dhamne (IND) (6-3, 6-4) ; Y.Ghazouani Durand (FRA) b. M.Janvier (FRA) (2-6, 6-3, 7-5)

    Programme de mercredi

    Central – début 10h30 :

    U.Blanchet (FRA) vs D.Rincon (ESP) ; D.Masur (GER) vs J.Rodionov (AUT) ; T.Droguet (FRA) vs G.Brouwer (NED)

    Court 1 – début 10h30 :

    M.Erhard (FRA) vs D.Glinka (EST)

  • Keyliane Abdallah, le nouveau frisson de l’OM

    Keyliane Abdallah, le nouveau frisson de l’OM

    C’est la belle éclaircie du moment à l’OM. À seulement 20 ans, Keyliane Abdallah s’illustre depuis le début de la saison avec le groupe professionnel de l’Olympique de Marseille. À chacune de ses entrées, le jeune ailier apporte percussion, insouciance et énergie à l’animation offensive. Un potentiel repéré par son agent Cyril Astier lorsqu’il évoluait encore avec les U17 de l’OM.

    « Ce qui m’a directement plu chez lui, c’est qu’il est capable de jouer aux trois postes offensifs. C’est un joueur “frisson“. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose », raconte-t-il. Le Marseillais a rapidement rencontré la famille du jeune joueur, notamment son oncle Toifilou Maoulida, ancien attaquant de l’OM, qui lui apporte son expérience du monde professionnel.

    Le sacre en Gambardella, en 2024, a confirmé la polyvalence d’Abdallah. Principalement utilisé sur un côté, il dispute notamment la finale au poste d’avant-centre. « C’est un garçon qui s’adapte facilement et qui ne rechigne pas. Si demain Genesio lui demande de jouer latéral, il le fera », assure Astier.

    Reste alors à franchir le cap entre les promesses chez les jeunes et les exigences du haut niveau. Le club a fini par accélérer : trois mois après le sacre en Gambardella, Abdallah a signé son premier contrat marseillais. Titou Hasni, directeur du centre de formation, a joué un rôle important dans cette évolution. « Il a toujours fait partie des gens qui l’ont poussé auprès du club pour que les choses avancent pour lui », souligne Cyril Astier.

    L’OM, le rêve de sa vie

    Mais après une saison et demie passée avec la Pro 2 en National 3, Abdallah avait besoin d’un nouvel environnement pour poursuivre sa progression. « Par expérience, j’ai vu beaucoup de jeunes, aussi talentueux les uns que les autres, qui n’ont pas eu le déclic dans cette période de transition. Il n’y a pas un problème de formation à l’OM, il y a un axe de progression sur la post-formation. Le club est d’ailleurs en train d’y remédier », souligne-t-il.

    Malgré des offres de clubs de Ligue 3 française et de Ligue 2 scandinave, son agent lui a conseillé alors le Gimnàstic de Tarragone, en troisième division espagnole. Un choix guidé par l’adéquation entre son profil et le jeu espagnol, mais aussi par la garantie d’un temps de jeu. « C’est toujours mieux que d’être sparring-partner aux entraînements et qu’il ne se passe rien jusqu’à la fin de ton contrat », estime Astier. L’expérience lui a permis aussi de franchir un cap humain. Loin de Marseille, confronté à une nouvelle langue et à un nouvel environnement, Abdallah a appris à se débrouiller seul. « Il est devenu plus mature et responsable. Ce prêt est la meilleure chose qui lui soit arrivée », assure son agent. De retour à Marseille, le jeune homme originaire de Mayotte a rapidement su qu’il allait débuter la saison avec les professionnels.

    Le contexte économique et sportif de l’OM, ainsi que l’arrivée de Bruno Genesio, réputé pour faire confiance aux jeunes, ont favorisé l’émergence des pensionnaires du centre, notamment lors des matches amicaux. Ses prestations ont alors attiré des clubs de Ligue 2 française, néerlandaise et espagnole, « pratiquement tous les clubs de Ligue 3 espagnole », dont Tarragone, mais aussi des formations de première division slovaque, croate et ukrainienne, dans les dernières semaines du mercato. Certaines disposent même de projets « avec lesquels certains clubs de Ligue 1 ne peuvent pas rivaliser ». Mais « jouer à l’OM, c’est le rêve de sa vie ».

    Keyliane Abdallah a déjà disputé 70 minutes depuis le début du championnat, ce qui en fait le 5e joueur offensif le plus utilisé par Bruno Genesio. Il est même devenu l’option n°1 sur l’aile droite en remplacement d’Amine Harit. « Il y a eu une opportunité qui n’a jamais existé à l’OM, c’est de faire jouer les jeunes. Je ne sais pas si une saison comme celle-ci, avec un tel contexte, arrivera de nouveau », réalise Cyril Astier.