Tag: Josée Massi

  • [Entretien] Renaud Muselier : « Il n’y aura pas de vague brune dans notre région »

    [Entretien] Renaud Muselier : « Il n’y aura pas de vague brune dans notre région »

    La Marseillaise : Les trois principales villes de la région peuvent basculer au RN selon les derniers sondages, qu’est-ce que cela dit de la situation politique ?

    Renaud Muselier : Je ne crois pas qu’il y aura de vague brune dans la région. Partout où les candidats du bloc central sont unis, ils sont en bonne position pour gagner. Il y a eu un raz-de-marée RN aux législatives, il n’y en aura pas aux municipales. Par contre, il y a des symboles. Commençons par Nice : la situation est bien particulière. Celui qui a trahi tout le monde se débrouille pour fédérer et celui qui a plutôt un très bon bilan se retrouve touché par une forme de dégagisme alors que l’autre est là avec lui depuis le début. C’est intéressant à analyser. Nice est propre, bien organisée, il y a des caméras partout. Pour un candidat de droite on peut difficilement faire mieux. Le match n’est pas fini. En revanche, il y a une ville qu’on va vraisemblablement perdre, c’est Menton. Parce que notre camp est divisé.

    Avec un symbole : il y a un Sarkozy dans la course.

    R.M. : La ville était perdue. Le maire ne peut plus se représenter, son premier adjoint, ils sont tous empêtrés dans des histoires là bas… Il y a trois candidats de droite. La greffe ne prend pas avec le fils Sarkozy. On a tenté mais je ne vois pas comment on peut récupérer cette ville.

    À Toulon votre camp est coupé en deux. N’allez-vous pas offrir la ville au RN du fait de votre division ?

    R.M. : Je ne crois pas beaucoup aux sondages, pour autant la preuve est faite que Mme Massi, si tout le monde est avec elle, dans l’unité, au second tour, elle gagne.

    Les blessures ne sont-elles pas trop profondes pour y parvenir ?

    R.M. : On en revient à ma thèse : quand on additionne et qu’on le fait le plus longtemps possible en amont, c’est plus facile pour gagner. La seule qui est capable de gagner, je le constate dans les sondages, c’est Mme Massi. Elle met 10 points d’avance à son partenaire de jeu, M. Bonnus. Ils ont été élus ensemble toute leur vie quand même…

    Vous en avez parlé avec Michel Bonnus ? Avec Hubert Falco ?

    R.M. : Oui, j’en ai parlé à M. Falco, à M. Masson. J’en ai parlé aussi dans nos instances nationales au niveau de notre famille politique en espérant que ça ne dérape pas trop entre candidats pour faciliter l’union au second tour. Je pense que si on y arrive, on peut gagner.

    À Marseille, l’union de la droite et du centre a été faite mais la dynamique ne semble pas être du côté de la liste de Martine Vassal.

    R.M. : Le match n’est pas fini non plus. Je suis intimement convaincu que si nous ne gagnons pas, le RN ne gagnera pas non plus. Après tout, si on ne gagne pas, on n’aura pas gagné quelque chose que l’on avait pas. Ce n’est pas dramatique par rapport aux extrêmes.

    Vous dites qu’à Marseille « le match n’est pas plié ». Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?

    R.M. : On voit à quelle vitesse les choses changent. J’ai suivi tous les débats, honnêtement, la meilleure c’est Martine…

    … Vous savez bien que ce n’est pas l’avis général s’agissant de celui de BFM TV avec cette polémique sur la devise de Vichy.

    R.M. : Il y a 40 secondes qui ne sont pas bonnes mais sur le reste, la meilleure c’est Martine. Et quand je vois le débat sur l’économie, la meilleure c’est Martine, sur l’immobilier, les transports, la meilleure c’est Martine. Et pourtant elle n’est pas la mieux placée dans les sondages, tant s’en faut. Et pourtant je suis très inquiet sur la Culture : l’adjoint sortant est en 37e position ! Je mets de côté M. Delogu, mais sinon celui qui est le plus mauvais en tout, c’est M. Allisio. Je parle du programme, de la compétence, je ne parle même pas de son étiquette.

    Alors comment expliquez-vous l’état du rapport des forces ? Il n’y a que des facteurs nationaux ? Pas d’autocritique ?

    R.M. : Avant de faire des analyses, on va voir les résultats. Pour Mme Vassal, ça a été une campagne difficile. Il y a des 2e et 3e couteaux qui n’existait même pas chez Gaudin et qui ont été présenté comme des champions du monde parce qu’ils sont partis chez Allisio. Il y a la réforme PLM qui pèse, j’étais contre. Et chez Renaissance, il y en a qui ont arrêté la vie politique mais qui ne font que la commenter.

    Lionel Royer-Perreaut faisait des voix.

    R.M. : Mais il a été battu. Il a arrêté. Il commente. Des amis comme ça, ça n’aide pas. Et puis vous avez aussi des courants qui pèse. Aujourd’hui il y a un courant pro-RN quelque soit les candidats. Je me permets quand même quelques rappels : M. Allisio était conseiller municipal, il a abandonné Marseille pour rester à la Région, puis il s’est fait élire député à Marignane et il a dissout le groupe RN au conseil municipal parce qu’il ne pouvait plus s’y exprimer. Il se représente ici et dans son programme, il dit des choses que nous avons fait à la Région et pour lesquelles il a voté contre. Je reste bouche bée devant autant d’incohérence, d’inconstance et d’inconsistance.

    La question de la présence de votre liste au second tour ne se pose pas pour vous ?

    R.M. : Je regarde ce qu’il se passe. Je suis avec Martine sans être directement dans le match et je constate que pour le moment la gauche n’a pas demandé notre départ mais que part l’intermédiaire du JDD de Bolloré, l’extrême droite nous dit ne nous retirer pour faire gagner Allisio. Quand les mecs d’extrême droite me disent de me retirer pour les faire gagner, je me dis qu’il faut faire attention quand même. Moi je ne veux pas d’extrêmes pour ma ville.

    Il y a une ancienne RN qui tient des propos très choquants sur la liste des 11-12 et le porte-parole de votre parti qui est accusé d’agression sexuelle. Ce n’est pas un problème pour vous ?

    R.M. : Il y a des gens condamnés sur les listes Payan et RN, quant à LFI, c’est la tête de liste qui l’est. Ce n’est pas le cas chez nous. Sur ce qui vient d’arriver à un membre de Renaissance je suis très surpris. Est-ce un fait politique ou un fait divers ? Est-ce que dans un ville gangrenée par le narcotrafic comme Marseille, un problème entre deux personnes dans une boite de nuit sans bagarre, débouche souvent sur une garde à vue trois jours après ? Cerise sur le gâteau : on découvre que celui qui a porté plainte est sur la liste de l’extrême droite… Ça sent le traquenard à plein nez.

    Il y a un scrutin dans le scrutin avec les Métropoles ? Certains s’activent déjà en coulisse y compris Nicolas Isnard élu de votre majorité. Faut-il s’attendre à un coup de Trafalgar comme vous en avez vous-même fait les frais ?

    R.M. : J’avais gagné ! J’avais permis à Gaudin de gagner et ils se sont débrouillés pour donner le pouvoir à ceux que les électeurs avaient battu. Ce n’était pas moi le sujet, c’était un déni démocratique !

    Donc si on vous suit, si Martine Vassal perd elle ne peut plus présider la Métropole ?

    R.M. : Je n’ai pas dit ça. J’invite chacun à beaucoup de calme et de modestie. Qu’est-ce qu’il va se passer à Aubagne, à Gardanne, à Martigues, à Fos ? Oh les gars un peu de prudence ! Dans tous les cas, Martine gardera le Département et on connaît la puissance technique et financière de cette institution.

    À Avignon, il y a un homme de droite, Olivier Galzi, qui s’avance sans les partis. Qu’en dites-vous ?

    R.M. : J’ai un œil bienveillant sur lui mais je trouve qu’il a fait des erreurs importantes quand même. Il n’a pas voulu parler à LR, il n’a pas voulu parler à Renaissance… L’addition ce n’est pas de repousser les autres.

    Est-ce que selon vous ça risque de lui coûter la victoire au second tour ?

    R.M. : Moi je suis issu de la droite, j’ai gagné en additionnant et en me faisant respecter de la gauche. Après, je plais ou je ne plais pas mais c’est ça ma mécanique. Si quelqu’un arrive et dit aux anciens candidats LR « je ne vous veux pas », il dit au responsable de Renaissance « toi tu es macroniste je ne te veux pas », il y a 10-15 points qui manque dès le départ. Ce n’est pas terrible pour gagner. Il a besoin de ces voix-là, il est sur les mêmes parts de marché. Les gens qui doivent voter pour vous, il ne faut pas leurs cracher dessus. Quand on fait de la politique, il faut connaître les mécanos politiques. On verra si ça marche mais je ne crois pas que ça facilite la tâche.

    Le gouvernement français s’apprête à boycotter la cérémonie des Jeux paralympiques de Milan-Cortina. Quelle est votre position ?

    R.M. : J’organise les Jeux olympiques et paralympiques avec le gouvernement français en 2030 et je serai à Cortina pour la passation de pouvoir. C’est le CIO qui décide. Je ne vois pas ce que veut dire ce boycott. Pourquoi ils n’empêchent pas nos athlètes d’y aller ? On respecte le droit international et les instances internationales. La France ne boycotte pas l’ONU parce que les Russes y sont. Ça n’empêche pas que je suis pour l’Ukraine et que je pense que la Russie est un danger majeur pour l’Europe. J’invite à la désescalade et à la mesure.

  • L’emblématique Stade Mayol s’invite dans le débat à Toulon

    L’emblématique Stade Mayol s’invite dans le débat à Toulon

    C’est un sempiternel sujet, qui refait forcément surface à quelques jours des élections municipales : celui du stade Mayol, « très important pour la ville, au-delà du cadre du sport », affirme Bernard Lemaître, le président du RC Toulon. Une enceinte dont l’impact économique demeure majeur (243 emplois, 21,5 millions de chiffre d’affaires annuel), mais qui semble avoir atteint ses limites : classé 14e et dernier stade de l’élite du rugby français selon une étude du Midi Olympique, Mayol parvient « péniblement à 5 millions (8e total du Top 14) de CA annuel sur les hospitalités, quand nos concurrents font jusqu’à 13 millions », déplore Bernard Lemaître.

    Pas assez pour un club qui ambitionne de redevenir une place forte du rugby français, élément phare de l’identité toulonnaise, et qui se doit donc de jouir d’un stade d’une autre envergure, « pour le rayonnement et l’attractivité économique d’une ville moyenne comme Toulon. Il faut qu’on prenne des décisions rapidement », presse le président du RCT.

    L’objectif premier était de rénover le stade : « On a fait un travail avec des experts pendant plus de 6 mois. On a été rattrapé par l’actualité », explique Martin d’Argenlieu, directeur général adjoint du club. Au cours des 18 derniers mois, Mayol a connu des alertes de sécurité importantes : la pluie, tout d’abord, a conduit au report de deux rencontres et montré les limites de l’infrastructure, totalement inondée en septembre face à La Rochelle. Si bien que la Ligue nationale de rugby a menacé de délocaliser de futurs matches en cas d’alerte orange météo.

    Rénovation plus chère qu’un nouveau stade

    Autre problème majeur : en marge de travaux sur l’éclairage l’an dernier, des fragilités ont été repérées dans la structure de la tribune Lafontan, ensuite fermée en partie pendant plusieurs mois. « Il faut un diagnostic de solidité, on aurait pu avoir un morceau de béton dans la tribune », alerte Martin d’Argenlieu. « S’il faut remettre des étais, on en mettra. On n’a aucune autre alternative que de jouer à Mayol. Il faut tenir le temps d’un nouveau projet. »

    Car l’étroitesse et l’impossibilité de s’étendre sans toucher aux infrastructures à proximité (routes, immeubles, parking, palais Neptune, centre commercial…) complique l’idée d’une rénovation. La norme GEEM (Grands Équipements à Exploitation Multiple), référentiel national de sécurité des stades de plus de 15 000 places, impose des obligations impossibles à tenir (12 m d’espace libre autour du stade, 4 cages d’escalier pour les secours contre zéro aujourd’hui ; infirmerie et PC sécurité de 100 m², aire de stationnement pour les secours impossibles à créer…). Sans parler de l’impossibilité de couvrir les tribunes à cause de la structure existante, car le stade est bâti sur une zone marécageuse, rendant périlleux l’ajout de poids supplémentaire.

    Une rénovation coûterait 400 millions d’euros. Un nouveau stade 200 millions. Un argument dont la direction veut se servir pour convaincre les candidats à la mairie « d’abord méfiants, puis, je pense, progressivement séduits », avance Bernard Lemaître. « Les obstacles du Mayol actuel font réfléchir, tout comme la création d’un outil phare qui n’existe pas » (lire par ailleurs). Pour l’instant, la maire sortante Josée Massi a affirmé son opposition, arguant avoir « investi 8 millions en deux ans pour le stade » et « discuté d’un plan sur 6 ans avec le président. Où trouver le foncier et les 200 millions ? », demande-t-elle. Un avis partagé par Michel Bonnus, pour qui « il n’y a pas débat : on ne déplace pas Mayol ». Même son de cloche pour Isaline Cornil (LFI) : « Un enfant sur deux en 6e ne peut courir plus de 5 minutes. De nombreux équipements sont à rénover ou à créer. 200 millions, c’est trois fois le total annuel des investissements de la ville ! » La candidate RN Laure Lavalette, elle, se montre ouverte à l’idée si nécessaire. À gauche, Magali Brunel veut agir « en concertation et en responsabilité » et « par étapes. D’abord mettre le stade en sécurité, construire un bâtiment hospitalité devant, puis évaluer le modèle économique et les véritables besoins des acteurs ».

  • Municipales : à Toulon, six listes pour un fauteuil de maire

    Municipales : à Toulon, six listes pour un fauteuil de maire

    « Toulon, mon parti »

    La maire sortante, Josée Massi, élue en 2020 sur la liste de Hubert Falco, se présente « sans étiquette » pour cette élection. Première adjointe, elle prend le 3 mai 2023, les rênes du Conseil municipal après la condamnation de l’édile en charge, déchu de son mandat pour recel de détournement de fonds publics dans l’affaire dite « du frigo » et devient alors la première femme maire de Toulon. Avant d’être lâchée par son mentor.

    « Toulon en grand »

    Dans la course à la mairie, le sénateur Les Républicains Michel Bonnus est le candidat de la droite de Horizons à l’Union des démocrates et indépendants (UDI). Il est soutenu par l’ancien maire de la ville Hubert Falco et le président du Conseil départemental du Var, Jean-Louis Masson qui est également président de la fédération varoise des LR.

    « Toulon en commun »

    Enseignante-chercheuse en sciences de l’éducation et conseillère municipale d’opposition, la socialiste Magali Brunel porte une liste d’union de la gauche hors LFI, soutenue par 12 mouvements et partis. Parmi lesquels figurent le Parti communiste français, les Écologistes, Place Publique, Génération.s, pour ne citer qu’eux. La cheffe de file a notamment reçu le soutien, en personne, du Premier secrétaire du PS, Olivier Faure et de la Secrétaire nationale d’EELV, Marine Tondelier.

    « Un avenir pour Toulon »

    Députée du Rassemblement national et porte-parole du parti à la flamme, Laure Lavalette porte la liste « Un avenir pour Toulon ». Si elle se présente « sans étiquette », consciente de l’effet repoussoir du parti auquel elle appartient dans la ville, elle est pourtant adhérente du Front national depuis 1997. Proche de Marine Le Pen, elle sera la seule candidate de l’extrême droite pour cette élection. Et espère, reconquérir Toulon, ville « laboratoire » du camp brun, dont le passage aux affaires a laissé des séquelles.

    « Toulon populaire »

    Isaline Cornil, professeur d’espagnol et syndicaliste a été désignée pour porter la liste de la France insoumise dans la capitale du Var. Elle fut la candidate du Nouveau Front populaire (NFP) aux législatives 2024 dans la 2e circonscription du Var, Le coordinateur national du mouvement insoumis, Manuel Bompard, est venu lui afficher son soutien lors d’un meeting à Toulon.

    Lutte ouvrière, le camp des travailleurs

    Déjà candidat en 2020, Jean-Michel Ghiotto, retraité de l’Éducation nationale sera la tête de liste de Lutte Ouvrière, le camp des travailleurs à Toulon.

    Des listes uniques dans 42 communes

    Sur les 153 communes que compte le Var, 42 ne comptent qu’une seule et unique liste. Dans l’arrondissement de Brignoles tout d’abord, le plus rural où dans 22 cas, la liste partante n’aura pas de concurrence. Ainsi Ginasservis où Hervé Philibert, maire depuis 2008 repart avec Ensemble pour Ginasservis ou Aiguines et ses 274 habitants où Charles-Antoine Mordelet, maire depuis 1994 repart à la tête de la liste Ensemble pour Aiguines.

    Dans l’arrondissement de Draguignan, 17 communes ne comptent qu’une seule liste. De Tourettes où Camille Bouge brigue un 4e mandat avec une liste sobrement intitulée Garder le cap avec Camille Bouge, Bargème, le plus haut village du Var et ses 207 habitants où Jacques Gérard repart avec la liste Patrimoine et ruralité. Ou encore Callas avec Daniel Maria qui brigue un second mandat.

    En revanche, dans l’arrondissement plus urbain de Toulon, seules trois communes n’affichent qu’une seule liste : Belgentier, Pierrefeu et Riboux.

  • Sécurité locale : ce que promettent les candidats aux municipales

    Sécurité locale : ce que promettent les candidats aux municipales

    Marseille

    Benoît Payan, maire sortant (DVG), projette de doubler le nombre de policiers municipaux et dit vouloir installer un commissariat de police dans chaque arrondissement. Pour le reste, il assure, dans un entretien donné à Made in Marseille, « qu’il n’y a que [ses] adversaires qui pensent qu’un maire est responsable du ministère de l’Intérieur ».

    De son côté, Martine Vassal (DVD), espère aussi doubler les effectifs. À ceci s’ajoute la volonté de créer une « Brigade anti-criminalité (BAC) municipale », dont l’appellation reste à déterminer, qui bénéficierait d’une « capacité d’intervention rapide » et la mise en place d’un hôtel de police mixte.

    Le programme de Sébastien Delogu, candidat (LFI), mise lui sur le refus d’une politique « centrée sur la répression ». Parmi les objectifs affichés : le désarmement des agents (armés depuis 2015) et la création d’une police municipale « exemplaire dans la lutte contre les discriminations » avec l’apparition de « modules et de stages sur la gestion non-violente de conflit, la lutte contre le sexisme, le racisme, le validisme et les violences intrafamiliales ».

    Pour répondre à son ambition de « remettre Marseille en ordre », le candidat RN Franck Allisio envisage lui aussi d’agir sur la police municipale, en commençant par « tripler ses effectifs ». Dans son programme mis en ligne sur son site web, le candidat d’extrême droite assure également vouloir mettre en place des brigades « anti-stup », « anti-squat » et « anti-tags », chacune bénéficiant d’une « expertise et d’un effectif propre ». Il dit aussi souhaiter multiplier les patrouilles de police mixte, municipale et nationale, qui devront suivre pour « consigne le harcèlement des dealers comme des consommateurs et la verbalisation de toute infraction, même mineure ».

    Toulon

    La maire sortante, Josée Massi (SE), se projette à l’horizon 2032 avec au total 200 policiers municipaux, soit un effectif augmenté de 50 agents par rapport à aujourd’hui. Elle s’engage à un renforcement du « quadrillage des quartiers », renforcé par « une augmentation du nombre de patrouilles dans les quartiers moins couverts et une implantation des policiers dans les mairies annexes ».

    Michel Bonnus, candidat LR, dit lui aussi vouloir créer un hôtel de police où seraient rassemblés agents municipaux et nationaux. Il entend également mettre en place une brigade de proximité dans dix grands secteurs de la ville, réactiver la brigade cynophile et étendre les horaires de nuit de la police municipale. Côté effectif, il promet de créer de nouveaux postes dans les quartiers, notamment au Pont-du-Las et à Saint-Jean-du-Var.

    Sans surprise, la sécurité est aussi affichée comme l’objectif phare de l’extrême droite toulonnaise, incarnée dans cette campagne par la députée RN Laure Lavalette. Candidate sans étiquette, elle promet le recrutement de nouveaux policiers municipaux, accompagné d’une restructuration de l’institution. Elle vend également l’apparition d’une brigade nocturne.

    Magali Brunel, candidate PS à la tête de la liste Toulon en Commun, plaide pour un renforcement des « ressources humaines et logistiques des personnels et locaux de police », d’après son site de campagne. Elle projette aussi d’améliorer la formation des policiers, pour une meilleure prise en charge des victimes.

    Comme son homologue marseillais, Isaline Cornil, candidate LFI, défend que « les armes à feu ne sont pas nécessaire au quotidien » pour police municipale.

    Avignon

    Dans son volet sécurité, David Fournier (PS), promet une police municipale présente 24 heures sur 24 et aborde l’idée de l’instauration de rondes quotidiennes.

    Olivier Galzi, sans étiquette mais ancré à droite, fait de la sécurité sa première priorité et prévoit de « doubler la présence policière effective sur le terrain ».

    Mathilde Louvain, candidate LFI, a assuré lors d’une réunion publique sur la sécurité vouloir « revoir les missions de la police municipale » ce qui pourrait passer par « une augmentation des effectifs ».

    Anne-Sophie Rigault, en lice pour le RN, table comme ses collègues d’extrême droite sur une augmentation des effectifs, qu’elle entend doubler, et promet d’instaurer une présence policière 24 heures sur 24.

    Manosque

    Sur le site de campagne du maire sortant, Camille Galtier, aucune information n’est pour l’instant publiée sur de potentielles propositions liées à la police municipale.

    De même pour « Le regain manosquin », liste d’union de gauche de Patrick Rousset et pour Sébastien Aubert, de « Manosque ensemble ».

  • La maire Josée Massi donnée gagnante face au RN à Toulon

    La maire Josée Massi donnée gagnante face au RN à Toulon

    Les résultats révélés ce mercredi en exclusivité par nos confrères de Var Matin collent en tout point à l’analyse politique que nous livrons dans ces colonnes, depuis le mois de mai dernier. Nous étions en effet les seuls à affirmer que la maire sortante sans étiquette, Josée Massi, serait bien candidate. Et passions pour d’illuminés stratèges en expliquant que son positionnement lui permettait de réunir plus de voix que le candidat LR, Michel Bonnus, pour le second tour.

    Le sondage réalisé par l’Ifop entre le 16 et le 26 janvier, sur un échantillon de 602 personnes, donne en effet Josée Massi vainqueure du duel de second tour face à la candidate d’extrême droite Laure Lavalette, avec 4 points d’avance, en recueillant 52% des suffrages. Ce qui montre, dans ce cas de figure, un front républicain fonctionnant sous son nom à plein régime. Ce qui est loin d’être le cas – en tout cas dans les mêmes proportions – lorsque c’est le LR Michel Bonnus qui est testé en position de rempart contre le RN, la gauche se retrouvant peut-être alors un peu moins encline à voter pour un proche de Bruno Retailleau.

    Cela étant dit, mieux vaut rester prudent et prendre l’image fournie aujourd’hui pour ce qu’elle vaut : un indicateur des intentions de vote mesurées à ce moment-là.

    D’ailleurs, du côté de Josée Massi, on se garde bien de tout triomphalisme, même si intérieurement on ne doit pas bouder sa joie après les mauvais coups reçus et les petites trahisons entre amis encaissées. « Les sondages ne font pas les élections. Je les regarde, mais je n’en fais pas une boussole », réagit-elle sobrement, dans un communiqué. Elle poursuit : « Ma campagne démarre. Ma première ligne d’arrivée, c’est le 15 mars. » Ce qui ne l’empêche pas de voir, dans ce sondage, un encouragement, d’autant qu’elle n’avait pas encore déclaré sa candidature au moment où il a été réalisé.

    Le président de Région lâche Michel Bonnus

    Pour autant, rien n’est encore gagné ou perdu pour qui que ce soit. Il est important de le garder en tête. La ville est encore loin d’être à l’abri de la menace persistante de l’extrême droite. Il suffit de regarder le résultat obtenu dans cette enquête au premier tour, où celle-ci ne recueillerait pas moins de 39% des voix, c’est-à-dire plus que Jordan Bardella aux élections européennes de 2024 à Toulon. En tout cas, loin devant tout le monde, le deuxième candidat (Josée Massi) étant alors distancé de 15 points.

    Pour ce qui est des réactions, force est de constater que les amitiés en politique sont volatiles. On est bien placé à Toulon pour le savoir. Cette fois, c’est le président de la Région Sud, Renaud Muselier (Ren.), qui donne le la. Il a annoncé dès mercredi soir à la presse : « Michel Bonnus doit se ranger derrière Josée Massi pour battre Laure Lavalette. » C’est bien de mesurer l’urgence de la mobilisation contre l’extrême droite, mais cela reste tout de même savoureux puisqu’il était jusqu’à présent un fervent soutien du candidat LR Michel Bonnus. Son « grand ami », l’ancien maire de Toulon Hubert Falco (DVD), a dû apprécier. Ce dernier, après avoir annoncé soutenir la maire sortante au mois de mai, s’était mis, l’automne venu, à déclarer : « Voter Bonnus, c’est voter Falco ! »

    Pour ce qui est du camp progressiste, Magali Brunel, candidate de la liste de gauche « Toulon en commun », parvient, selon ce sondage, à se qualifier pour le second tour avec 13% des voix, les mélenchonistes en lice venant parasiter ce score. « Nous notons une nette progression de la gauche par rapport à 2020, malgré la division et l’attitude de LFI », déclare André De Ubeda (PCF), en deuxième position sur la liste. Et de poursuivre : « Nous nous réjouissons que Lavalette puisse être battue. Elle est nettement en dessous des résultats aux législatives. »

    Le responsable politique note également que, pour la troisième place, les différences entre les concurrents tiennent dans un mouchoir de poche. Et de parier donc que si « Toulon en Commun » parvient à récupérer une partie des électeurs de Pierre-Jacques Depallens (ni système, ni extrême) qui, tout comme Cécile Muschotti (voir notre édition de mercredi), a renoncé à une candidature en solo, le mouvement de gauche pourrait ravir la place au LR Michel Bonnus. Il conclut : « Tout reste possible à gauche compte tenu des 30% qui se déclarent encore indécis. Magali Brunel peut battre Lavalette avec le soutien clair des autres listes. »

  • Municipales : Josée Massi est bien candidate à sa réélection à Toulon

    Municipales : Josée Massi est bien candidate à sa réélection à Toulon

    Après avoir été désignée pour lui succéder puis lâchée par son prédécesseur Hubert Falco, Madame loyale a poursuivi ses obligations la tête haute mais avec humilité, sans répondre aux coups bas, convaincue que le seul combat digne d’être mené était celui pour l’intérêt général et contre l’extrême droite qui menace de reprendre la ville. C’est à nouveau pour répondre à ces impératifs que Josée Massi a donc décidé après mûre réflexion de se porter candidate à sa réélection avec une liste en grande partie renouvelée et s’ouvrant largement sur la société civile.

    Et pour répondre aux attaques teintées de mépris qui fusent de la droite sur les nerfs, elle a beaucoup d’atouts pour prétendre diriger la ville cinq ans de plus.

    L’ancienne prof de math qui a travaillé longtemps dans le secteur social est non seulement capable de regrouper sous son nom au premier tour un bon nombre de voix mais aussi et surtout serait en mesure de parler avec la gauche pour empêcher la candidate du RN Laure Lavalette de venir s’asseoir dans le fauteuil de maire comme elle s’y voit déjà, et comme bon nombre d’observateurs qui une fois de plus s’avancent un peu trop. Un front républicain qui a permis aux dernières législatives d’épargner la circonscription de Toulon, la seule, de la vague brune qui s’est abattue alors sur le département, pourrait alors reprendre vie pour le bien de la démocratie. Même si on est encore loin d’en être là.

  • Toulon : Charles Berling apporte son soutien à Josée Massi

    Toulon : Charles Berling apporte son soutien à Josée Massi

    « Elle est porte-parole du RN à l’assemblée. Et à Toulon, elle joue un jeu bizarre en faisant campagne sans étiquette. Quelle tartufferie ! Qui la soutient ? Le RN. Et qui soutient le RN ? Bolloré, Trump, Poutine », dénonce l’acteur, qui voit en Josée Massi « une femme intègre, qui a une vraie vision pour Toulon. Elle peut être très utile pour l’unité de sa ville, pour ne pas qu’elle sombre dans le communautarisme ». Il annonce qu’il fera « du porte-à-porte » pour la soutenir, et voit même la possibilité de compléter sa liste comme une « éventualité ».

    Il regrette aussi le soutien de son « ami » Hubert Falco à Michel Bonnus, dont « le problème est sa proximité avec Retailleau. [Falco] a eu tort de le faire, je lui ai dit. Il a fait du beau travail, mais dans sa douleur de ne plus être au pouvoir, il peut faire des erreurs ».

  • La CAF du Var inaugure son nouveau siège à la Loubière

    La CAF du Var inaugure son nouveau siège à la Loubière

    Engagée à améliorer la qualité de son service, la Caisse d’allocations familiales du Var a présenté vendredi après-midi ses nouveaux locaux fonctionnels de 8 300 mètres carrés de bureau dans le quartier de la Loubière, à Toulon. Un bâtiment, dont « l’architecture est à la hauteur des enjeux actuels », qui regroupe, depuis mars 2025, 480 salariés sur un effectif total de 550 à l’échelle du département. L’objectif étant, a rappelé son directeur Julien Orlandini, de permettre à l’organisme d’assurer sa mission de service public dans les meilleures conditions.

    La protection sociale unanimement saluée

    Et de poursuivre : « Ce déménagement survient l’année des 80 ans de la Sécurité sociale, l’occasion d’affirmer nos valeurs et notre raison d’être tournée vers la protection. » L’occasion de rappeler que depuis 1945, les allocations familiales accompagnent et soutiennent les populations. « Cette histoire longue nous engage », ajoute Julien Orlandini. La maire de Toulon Josée Massi (SE) a remercié dans son intervention l’ensemble des décideurs d’avoir choisi de venir s’installer ici, à la Loubière, « un quartier que Toulon a entrepris depuis plusieurs années de redynamiser afin d’en faire un centre d’activité tertiaire et de formation ».

    L’occasion aussi de mettre en avant le magnifique parc de la Loubière, qui commence au pied de la bâtisse, et ses 16 000 m² de verdure qui a vu le jour en septembre 2022, en lieu et place d’une ancienne fiche industrielle. La première magistrate a salué ensuite le « rôle fondamental que joue la CAF dans la dimension sociale de notre engagement républicain ».

    Ça fait du bien de voir les mérites de la République sociale unanimement reconnus.

  • L’offre de logements étudiants s’enrichit dans le centre ancien

    L’offre de logements étudiants s’enrichit dans le centre ancien

    Le centre ancien de Toulon continue sa mue. Depuis la signature d’une convention avec l’Anru, en 2003, de 169 millions d’euros, une intervention lourde sur le bâti a permis la rénovation de 600 immeubles, plus de 3 700 logements et chasser nombre de marchands de sommeil. Après la pose de la première pierre de la requalification de l’îlot Besagne en septembre, c’est aujourd’hui la résidence étudiante des Savonnières qui est inaugurée. La réalisation a nécessité la réhabilitation ou la reconstruction de quatre immeubles pour offrir 31 studios meublés.

    Un enrichissement de l’offre afin de répondre, même si ce n’est qu’en toute petite partie, à la forte demande de logements étudiants dans le Port du Levant, où la population étudiante, notamment boursière, est en constante augmentation. Cette augmentation de la capacité d’accueil dans de bonnes conditions s’inscrit dans la dynamique de développement du campus du centre-ville de Toulon. À noter que cette requalification a également permis l’ouverture de trois commerces de proximité – le Café Couture, la Laverie des Savonnières et le salon de coiffure Imaginatif’s – qui contribuent à la vitalité du quartier.

    Cette nouvelle résidence étudiante des Savonnières est située à deux pas de la très animée place de l’Équerre, prisée par la jeunesse toulonnaise.

    « Cela s’inscrit pleinement dans notre stratégie de long terme pour le centre-ville, qui est de réintroduire une population jeune et active, soutenir le commerce local et préserver notre patrimoine par des usages contemporains », confie la maire de Toulon (sans étiquette), Josée Massi. Elle conclut : « Toulon avance et c’est toute notre jeunesse qui y trouve sa place. »