Tag: JO2030

  • La modernisation ferroviaire laisse des villages des Hautes-Alpes sur le quai

    La modernisation ferroviaire laisse des villages des Hautes-Alpes sur le quai

    « Le train passe ici tous les jours, mais il ne s’arrête pas ! Il suffirait juste d’un arrêt, même pas un guichet en gare, juste que le train s’arrête une minute trente et c’est bon ! » À La Bâtie-Neuve, devant l’ancienne gare aujourd’hui inutilisée, le train passe quotidiennement, sans faire escale. Au grand dam du maire, Joël Bonnafoux : « Nous alertons la Région depuis des années. Sur la commune, il y a des étudiants, des touristes… Beaucoup de monde qui voudrait prendre le train. »

    Une incompréhension d’autant plus forte que les travaux pour les Jeux olympiques d’hiver, en 2030, promettent une modernisation de la ligne, mais ces progrès laisseront sa commune à quai. « Quand j’ai demandé à la présidence de Région la création d’un arrêt dans le cadre des travaux pour les Jeux, on m’a répondu que non, on ne pourrait pas perdre deux minutes à s’arrêter à La Bâtie parce qu’il faut aller au plus vite de Marseille à Briançon ! J’ai trouvé ça un peu cavalier », s’indigne-t-il.

    À Savines-le-Lac, La Roche-des-Arnauds ou La Freissinousse, on voit aussi défiler les wagons, sans pouvoir monter dedans. La plupart des arrêts ont été supprimés durant les dernières décennies, faute de fréquentation. « Pourtant, la Région elle-même, depuis un an, ne cesse de se vanter d’une hausse de fréquentation de plus de 30% sur les Alpes », signale Nicole Tagand, présidente du collectif l’étoile ferroviaire de Veynes, qui milite pour le retour d’une meilleure offre de train dans le département. « Il n’y a déjà que trois allers-retours par jour, dans chaque sens, sur la ligne Briançon-Marseille. En plus de ça, les bus, qui pourraient améliorer l’offre, font le même trajet et partent aux mêmes heures. Cela fait des doublons inutiles ! », s’offusque-t-elle.

    Modernisation des voies

    Quant aux offres commerciales, la formule s’est dégradée. L’abonnement annuel qui permettait d’avoir des réductions de 50 à 75% a été supprimé en 2022, au profit d’une carte « zou malin », qui ne propose que 30% de rabais. « Si l’offre n’est pas à la hauteur, comment reprocher aux gens de prendre la voiture ? On ne leur donne pas la possibilité de faire autrement », dénonce Nicole Tagand.

    La Région et la SNCF assurent néanmoins que les travaux liés aux JO d’hiver 2030 permettront d’améliorer la situation. Le trajet Briançon-Marseille serait ramené à 3h40 d’un bout à l’autre une fois les travaux achevés, contre 4h40 actuellement, avec la mise en circulation de deux allers-retours quotidiens supplémentaires. Des progrès notables s’ils voient le jour, mais qui ne changent rien au problème des communes non desservies, comme La Bâtie-Neuve, puisqu’aucune réouverture d’arrêt n’est prévue. Quant à Chorges ou Veynes, où les guichets ont déjà vu leurs horaires drastiquement réduits, aucune amélioration n’est annoncée non plus.

  • Le projet de loi olympique vers une adoption à l’Assemblée nationale

    Le projet de loi olympique vers une adoption à l’Assemblée nationale

    Nouvelle phase importante pour les Jeux olympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises. Le projet de loi est débattu, cette semaine, à l’Assemblée nationale. La première séance publique s’est tenue ce lundi, à partir de 21h30. La ministre des Sports et ex-députée (Les Démocrates) de Savoie, Marina Ferrari, a d’abord détaillé le contenu de la loi et ses 46 articles. Elle a pu expliquer que certains points qui ont fonctionné pour Paris 2024 sont reconduits pour 2030. Le texte prévoit aussi la contribution de l’état à l’organisation des Jeux, soit 362 millions d’euros, dans un budget plafond fixé à 2,132 milliards d’euros.

    324 amendements ont déjà été déposés. à l’heure nous écrivons ces lignes, seul un a été adopté. Celui de la députée (Les Démocrates) de Mayenne, Géraldine Bannier, rectifiant le Code du sport pour inscrire les divers emblèmes paralympiques, visiblement oubliés à l’origine.

    Une motion de rejet du projet de loi JOP 2030 a immédiatement été déposée par Mathilde Panot (LFI). Après quelques discussions, 129 élus ont pris part au vote. Cette motion a été largement recalée avec 99 voix contre et 30 pour. Seule une partie de la gauche s’est positionnée contre. Adopté en juin par le Sénat, le texte doit être voté ce jeudi par l’Assemblée. Interrogé, ce mercredi, lors des Trophées du Sud, le président de la région Renaud Muselier (Ren.) était heureux de cette nouvelle étape : « Je pense qu’il sera adopté. Il a déjà été voté au Sénat, il n’y a pas de difficultés. On pourra sortir les Jeux 2030 parce qu’on a la même loi que Paris 2024. Donc c’est du bon sens, en fait. »