Tag: JO2030

  • Geoffroy Roux de Bézieux prend la tête des Alpes 2030

    Geoffroy Roux de Bézieux prend la tête des Alpes 2030

    Réunies en assemblée générale extraordinaire ce jeudi, les parties prenantes d’Alpes 2030 ont nommé à l’unanimité Geoffroy Roux de Bézieux au poste de président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver Alpes 2030 (Cojop). À un peu plus de trois mois des Jeux, cette désignation permet à l’instance d’ouvrir un nouveau chapitre, alors qu’elle était plongée dans une crise de gouvernance ces derniers mois. L’homme d’affaires de 64 ans prend la suite d’Edgar Grospiron, qui avait démissionné le 10 septembre, et de Vincent Roberti, qui avait assuré l’intérim.

    « C’est le job d’une vie ! », a lancé le nouveau patron après sa désignation au siège du Comité à Décines-Charpieu, près de Lyon. « J’y vais avec beaucoup d’enthousiasme. À titre personnel, j’ai vécu les deux quinzaines Olympiques de Paris 2024 comme un moment enchanté et j’aimerais pouvoir faire revivre ça à nos concitoyens en 2030. » Le chef d’entreprise devra faire basculer les JO dans leur phase opérationnelle tout en gérant la crise interne : « On n’est pas en retard, on n’est pas en avance non plus », a-t-il assuré. Revenant sur son profil d’homme d’affaires, il a souhaité rappelé qu’« il est arrivé, y compris dans des Jeux récents, à l’extérieur de la France, que ce soit un chef d’entreprise ou une personnalité n’étant pas champion olympique qui endosse cette responsabilité ».

    « Ses capacités reconnues de dialogue et d’écoute, sa connaissance des territoires comme du monde économique et sportif, constituent autant d’atouts essentiels pour réussir des Jeux ambitieux et responsables », a communiqué le bureau exécutif du Cojop (constitué de la ministre des Sports Marina Ferrari, de Fabrice Pannekoucke pour Auvergne-Rhône-Alpes, de Renaud Muselier pour Provence-Alpes-Côte d’Azur, de la présidente du comité national olympique Amélie Oudéa-Castéra, de la présidente du comité paralympique Marie-Amélie Le Fur, et de l’ancien Premier ministre Michel Barnier). « Cette nomination donne un nouvel élan au projet, a souligné Amélie Oudéa-Castéra. Il faut maintenant mieux en rythmer l’action et les livrables, continuer à mieux embarquer les forces vives de la société civile et les territoires, sécuriser les équilibres économiques et budgétaires ».

    Geoffroy Roux de Bézieux avait déjà un pied dans le comité d’organisation des Jeux, puisqu’il était depuis avril président du comité des rémunérations. Il a aussi été membre du conseil d’administration de Paris 2024. L’entrepreneur a dirigé le Medef de 2018 à 2023 et l’Unédic. Il a aussi siégé dans diverses instances liées au sport. S’il pratique le vélo et le triathlon en amateur, il n’a en revanche, a priori, ni l’expérience, ni la fine connaissance de la montagne de son prédécesseur, champion olympique 1992 de ski de bosse.

    Agathe Di Lenardo

    RÉACTIONS

    Jean-Marie Bernard, président des Hautes-Alpes

    « Geoffroy Roux de Bézieux est certes connu pour avoir présidé le Medef pendant cinq ans. Je vois en lui avant tout un entrepreneur actif, constructif, et qui connaît les arcanes des organisations complexes, ayant notamment siégé au sein du Conseil d’administration de Paris-2024. Les JO 2030 ont besoin d’un profil comme le sien. Charismatique, qui n’a pas peur de travailler, qui sait mettre en valeur les atouts de nos territoires et plus largement de la France. Passionné de sport, je sais qu’il saura s’impliquer dans cette organisation sans relâche et qu’il saura emmener les équipes organisatrices jusqu’à la consécration de nos territoires au cours de l’hiver 2030. »

    Arnaud Murgia, maire de Briançon

    « Son expérience de chef d’entreprise, sa culture du résultat et son sens de l’exécution seront des atouts précieux pour mener ce projet à bien. Place désormais à la stabilité et au travail pour tenir nos engagements et faire de ces Jeux un succès : des Jeux sobres et qui dessinent la montagne française de demain. »

  • L’abandon des petites lignes de trains en débat à Gap

    L’abandon des petites lignes de trains en débat à Gap

    « Qui a déjà pris le train de nuit Gap-Paris ? », demande Laury-Anne Cholez devant la salle quasi comble de la cinémathèque de montagne à Gap. Presque toutes les mains se lèvent. « Et qui a déjà eu un retard sur cette même ligne ? » En réponse, pratiquement le même nombre de mains. C’est pour dénoncer ce dysfonctionnement, et plus globalement « l’abandon des petites lignes ferroviaires par l’État » que les journalistes de Reporterre Laury-Anne Cholez et Erwan Manac’h ont fait escale dans les Hautes-Alpes.

    « Paris-Briançon, c’est l’une des pires lignes de France, a introduit la journaliste. Entre 60 et 80% des trains seulement arrivent à l’heure ! Et le matériel est très vieux : il date de 1975 ! » Entre Briançon et Marseille, on compte seulement trois allers-retours par jour. « Alors s’il y a un retard, le suivant est très loin derrière, regrette Nicole Tagand du collectif de l’étoile ferroviaire de Veynes. Il y a bien des cars, mais ils partent quasiment en même temps que les trains ». Son collectif demande « une meilleure répartition des doublons, sur une grille horaire digne de ce nom ».

    Partout, le sous-investissement des petits trains régionaux au profit des lignes à grande vitesse a des effets concrets : entre 2019 et 2024, plus de 1 000 kilomètres de voies ferrées ont fermé. Et les rénovations ne sont pas à la hauteur : « Quand on investit 1 euro dans le réseau, 70 centimes sont pour bricoler, et 30 pour vraiment le faire rajeunir. Donc on va progressivement vers des fermetures, explique Pierre Zembri, géographe spécialisé dans les effets territoriaux de la libéralisation des transports. Et plus on attend, plus la facture sera élevée ». Ce qui impacte concrètement les usagers : « Moins de trains, c’est l’obligation de prendre sa voiture ou même l’avion, se désole la journaliste. Sans compter les prix très élevés, qui découlent d’une stratégie politique ! ». Pour un Paris-Briançon un peu avant Noël, il faut compter plus de 250 euros.

    Les salariées de la SNCF sont aussi victimes de cette dégradation du service. « Entre janvier et avril, 12 salariés se sont suicidés », rappelle Laury-Anne Cholez. Gérald Martinez, agent de circulation à la retraite, membre de la CGT et maire de Saint-Léger-Les-Mélèzes, confirme : « Localement, il y avait 680 salariés dans les années 1970. En 1982, on était 370. Et aujourd’hui, ils sont 110. Comment fait-on tourner une ligne avec une diminution du nombre d’agents ? ». Et que penser des promesses de modernisation en vue des JO ? Gérald Martinez est « persuadé que sans ce focus, personne ne se serait intéressé à la vétusté de nos trains ». « Mais les projets annoncent deux trains supplémentaires par jour, qui ne s’arrêteront pas dans les petites gares, dénonce Nicole Tagand. Ce sont des trains pour les touristes, pas pour les habitants », conclut-elle.

    Agathe Di Lenardo

  • [Entretien] Cédric Gimenez, CGT Cheminots Paca : « Rompre avec des années de sous investissement dans le rail »

    [Entretien] Cédric Gimenez, CGT Cheminots Paca : « Rompre avec des années de sous investissement dans le rail »

    La Marseillaise : La CGT dénonce la détérioration des chemins de fer. Par quoi cela se traduit-il concrètement ?

    Cédric Gimenez : Cela a des conséquences sur la qualité du service en engendrant des annulations ou des retards de train. Cela donne forcément une image dégradée de la SNCF qui ne nie pas les difficultés puisque nationalement une table ronde est organisée par SNCF réseau, au siège de la SNCF. Dans notre région où il y a de la concurrence qui a été imposée, cela ne règle aucun problème puisque tous les trains roulent sur la même infrastructure. Nous alertons sur les risques d’un réseau fragile : quand il y a des déformations de voie comme on l’a vécu cet été, il y a des possibilités de déraillement. Nous voulons protéger les cheminots et les usagers. Nous voulons rétablir un certain nombre de vérités sur les raisons qui nous ont conduits à cela. Mais surtout, pour nous l’enjeu c’est que l’on débouche sur des améliorations concrètes.

    Votre interpellation s’adresse-t-elle à la direction ou à l’État ?

    C.G. : Les deux. On entend tout un tas de sommes annoncées pour rénover le réseau. On nous parle de 2,5 milliards. Dans notre région, il y a notamment des investissements importants annoncés sur la ligne Marseille-Briançon pour accueillir les JO. Ce sont des travaux que l’on ne renie pas même si on estime qu’ils arrivent tard. Ce qu’on veut souligner c’est qu’à côté des investissements, il est nécessaire d’avoir des budgets de maintenance à la hauteur afin de pouvoir intervenir le plus vite possible quand il y a une problématique qui survient. Cela a été affaibli par toutes les réorganisations qui ont eu lieu dans l’entreprise avec comme unique but : faire des économies. Des années de sous-investissement et d’affaiblissement de la maintenance ont produit l’état du réseau d’aujourd’hui. Même du côté des infrastructures TGV, cela commence à se tendre. On l’a vu avec les intempéries qui ont montré une incapacité à agir vite.

    Les pluies et inondations qui ont touché les Bouches-du-Rhône causent la fermeture de la ligne Marseille-Miramas via Rognac pendant une semaine. Est-ce dû
    à la violence de l’épisode méditerranéen où aux faibles capacités d’intervention
     ?

    C.G. : Il y a la réalité du climat où on constate malheureusement de plus en plus d’intempéries de grande ampleur mais on s’aperçoit que l’entreprise a du mal à préparer cet avenir. Ce n’est pas en supprimant du monde qu’on y sera prêt. On ne peut pas être toujours dans la réparation d’urgence, il y a besoin d’un entretien régulier. Le but c’est de développer l’offre et pour y parvenir, il faut une infrastructure robuste. C’est une responsabilité qui incombe à l’État mais aussi à la direction SNCF que l’on ne peut pas exonérer des choix faits en interne depuis des années. En séparant les entités, en s’inscrivant dans une perspective de concurrence, elle s’est détournée de ce que nous estimons être les priorités pour l’avenir.

    Comment modifier la situation ?

    C.G. : Il faut faire grandir le rapport de force. Cela passe par l’interpellation de l’opinion publique et donc des usagers mais aussi, à l’approche des élections professionnelles, j’appelle l’ensemble des cheminots à voter CGT. Si on en est arrivé là c’est aussi lié à l’influence respective des organisations syndicales. Voter CGT du 19 au 26 novembre, c’est se donner les moyens de peser sur la situation et de défendre une vision d’avenir pour le ferroviaire.

  • Les Jeux olympiques 2030 au cœur du congrès des maires des Hautes-Alpes

    Les Jeux olympiques 2030 au cœur du congrès des maires des Hautes-Alpes

    L’association des maires des Hautes-Alpes (AMF 05) a tenu son 13e congrès des maires ce jeudi, quelques mois après les dernières élections municipales. Entre les discussions habituelles sur les finances locales, l’urbanisme ou encore la transition écologique, un sujet est sorti du lot : la tenue des Jeux olympiques 2030 dans le Briançonnais. Vincent Roberti, directeur et président par intérim du Cojop « pendant quelques mois encore », était présent à la table ronde consacrée à cette thématique.

    « Il était nécessaire de mettre ce sujet à l’ordre du jour, car c’est une perspective qui reste à travailler avec les élus, a introduit Jean-Michel Arnaud (Les Centristes), président de l’AMF 05 et par ailleurs sénateur du département. Il est nécessaire que les quelques voix bruyantes soient recouvertes par des voix constructives », a-t-il précisé, faisant référence aux citoyens et associations qui sont nombreux à s’opposer à la tenue des Jeux dans les Alpes pour des raisons économiques ou écologiques. « On pourrait finir par croire tout ce qu’on entend, surtout les grincheux qui pensent que ce serait mieux de ne pas avoir ces Jeux olympiques ! », a complété Philippe Bailbé, le préfet des Hautes-Alpes.

    Pour Vincent Roberti, pas de doute, l’événement laissera un héritage durable au territoire. « Je souhaite faire en sorte que les Hautes-Alpes soient l’un des cœurs battants de ces Jeux, a-t-il affirmé. Pour cela, on s’appuie sur les collectivités locales et l’expérience des acteurs du territoire : il y a ici un matériau très riche ! On a besoin de tous : les maires, les professionnels de la montagne, les clubs sportifs, pour construire des Jeux dont nous serons fiers. » Tout en réfléchissant à la manière de maintenir « cet événement qui fait vivre les gens de la montagne » à l’heure du changement climatique.

    Même si l’ensemble des épreuves du département se concentrent dans le nord des Hautes-Alpes, les élus assurent que le sud ne sera que gagnant. « On pourrait dire qu’encore une fois, il n’y en a que pour le Briançonnais, a dit Gérard Nicolas, maire de la petite commune Val-Buëch-Méouge. Mais nous bénéficierons aussi des aménagements des routes et du ferroviaire ! »

    Agathe Di Lenardo

  • [JO 2030] Une majorité d’avis contre le projet au fort des Têtes

    [JO 2030] Une majorité d’avis contre le projet au fort des Têtes

    Dimanche 11 octobre, près de 250 personnes étaient mobilisées au pied du fort des Têtes à Briançon pour montrer leur désaccord face à son réaménagement en village des athlètes en vue des Jeux 2030. Cette opposition se reflète dans le bilan de la concertation publique, publié quelques jours après que le Conseil municipal ait validé le projet. Sur un total de 268 contributions, 176 avis s’opposent explicitement au projet, et 41 s’opposent aux Jeux olympiques 2030 dans leur ensemble. 31 contributions sont favorables au projet du fort des Têtes, et 20 sont « sans avis ». Les inquiétudes concernent notamment les effets sur l’environnement et sur le patrimoine historique, ou encore le coût financier jugé trop important.

    « Ce bilan intervient après le Conseil municipal décisif sur les opérations foncières concernant le Fort, alors même que les contributions étaient censées éclairer les choix, dénonce le groupe d’opposition Briançon Territoire Vivant. Une concertation digne de ce nom doit éclairer la décision avant qu’elle ne soit prise. Elle ne doit pas devenir une formalité destinée à légitimer après coup des choix politiques. Le rôle d’un bilan est de restituer les désaccords, de permettre un véritable débat démocratique, pas de produire un plaidoyer en faveur du projet. »

    « Voilà, les citoyens se sont exprimés contre, mais on nous explique gentiment qu’ils s’en fichent et que le projet va continuer. De qui se fout-on ? », a réagi le collectif citoyen engagé contre cet aménagement.

    De son côté, la majorité municipale estime que ce projet bénéficiera aux habitants, car il permettra la création de logements sociaux et la préservation du fort, autrement impossible à financer.

    Agathe Di Lenardo

  • Sans concurrent, François de Canson largement élu président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur

    Sans concurrent, François de Canson largement élu président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur

    Comme dans un fauteuil ou presque… François de Canson (DVD), finalement seul candidat à la succession du désormais sénateur Renaud Muselier (Ren.), a été élu ce lundi 12 octobre président du conseil régional avec 83 votes pour et 39 blancs sur les 122 votants de l’hémicycle.

    Pas de surprise mais tout de même une clameur de joie dans les rangs de la majorité et sur le balcon des invités. Entouré de Christian Estrosi, ex-maire de Nice et de Renaud Muselier, le maire de La Londe-les-Maures, troisième vice-président de la Région, président du comité régional de tourisme savoure sa victoire. Malgré sa lourdeur, l’intervention du président du groupe d’opposition RN ne viendra pas la gâcher. « Vous êtes désormais à la barre du Titanic » lui balance Franck Allisio, revenant sur l’élection de Christian Estrosi « avec les voix de la gauche », et le bilan de Renaud Muselier, « un mandat marqué par les reniements typiques du “en même temps” macroniste ». Et de se targuer des « succès électoraux » de sa famille politique avec des municipales « exceptionnelles » à « Nice, Cagnes-sur-Mer, Toulon… » Le lapsus, la préfecture varoise ayant été remportée par la droite avec Josée Massi (SE), n’a pas manqué de faire réagir les bancs de la majorité.

    En face, Pierre-Paul Leonelli dénonce ces « leçons pathétiques » avant de l’étriller sur les sénatoriales. Et de se féliciter de la « continuité » à la tête de la Région, saluant la « loyauté », le « dévouement » et la « capacité à rester soudés » de ses collègues, « malgré la diversité de nos courants ».

    Le point dans les lycées

    En tribune, François de Canson acquiesce. Homme de « transition », il rend hommage aux agents du conseil régional avant de réagir à l’actualité : celle du mouvement lycéen, la collectivité étant en charge de l’entretien et du fonctionnement des établissements. Reconnaissant la « crise existentielle », dénonçant la violence, il annonce une inspection générale, l’ouverture d’une plateforme d’alerte afin de recueillir les demandes des élèves, parents, agents et professeurs. Des brigades d’intervention, « capables de traiter rapidement les problèmes matériels les plus urgents » sont mises en place, un état des lieux sera présenté « lors d’une prochaine séance ».

    Lutte contre l’antisémitisme, réussite des JO 2030, soutien aux structures de santé et au monde économique, adaptation au réchauffement climatique, souveraineté, sont pour lui autant de priorités. Surtout, il réaffirme le « style » de Canson : un élu de proximité. « Aimer les territoires, c’est commencer par aimer les gens qui y vivent » assène-t-il, raison pour laquelle, « je serai chaque semaine, deux jours entiers en déplacement sur le terrain, département par département ». Sa « manière d’exercer le pouvoir ». Dans la droite ligne, il entend mettre le paquet sur « la subsidiarité ». « La puissance régionale » ne devant « jamais se construire au prix de l’impuissance locale », il organisera une convention régionale des maires le 17 novembre à Aix-en-Provence. Le tout en respectant un budget contraint car « chaque euro public est un euro confié ».

    De son côté, le Rassemblement écologique et social, instance régionale consultative emmenée par Jean-Laurent Félizia, pour offrir une tribune et un espace d’expression aux représentants de la liste de gauche et écologiste, a rappelé qu’il s’était « désisté en 2021 pour éviter à l’extrême droite de ravir la Région » et qu’il demeurait « attentif aux orientations politiques régionales du nouveau président et de la commission permanente ».

  • Hautes-Alpes : le centriste Jean-Michel Arnaud réélu sénateur dès le premier tour

    Hautes-Alpes : le centriste Jean-Michel Arnaud réélu sénateur dès le premier tour

    Sur 441 votants, Jean-Michel Arnaud a récolté 334 voix (77,49 % des suffrages exprimés). Loin derrière, le candidat Écologiste Jean-François Baudin, soutenu par le PS et le PC, a reçu un total de 48 voix (11,14 %). Le candidat du Rassemblement national Jérôme Sainte-Marie a recueilli 29 voix (6,73 %). Michel Pons, investi par LFI, s’en sort avec 20 voix (4,64 %). « Ce soutien massif est bien le reflet de notre travail de ce dernier mandat, a déclaré Jean-Michel Arnaud à l’issue du scrutin. Nous continuerons de porter les sujets importants de ce département, comme l’adaptation au changement climatique, la question du logement et la réussite des Jeux olympiques 2030.»

    Agathe Di Lenardo

  • Des « pépites agricoles » en piste pour les futurs Jeux Olympiques de 2030

    Des « pépites agricoles » en piste pour les futurs Jeux Olympiques de 2030

    « Les Jeux olympiques doivent laisser un héritage utile à l’agriculture du territoire », a expliqué Flora Charrieau, la directrice de la Chambre d’agriculture des Hautes-Alpes lors du lancement des Pépites agricoles ce mardi : « Cette démarche, c’est la première brique pour accueillir les Jeux olympiques, qui sont une grande opportunité pour faire découvrir nos produits locaux. »

    Pour mettre en valeur les produits issus des agriculteurs du département, notamment ceux de la marque territoriale Hautes-Alpes Naturellement, portée par la Chambre d’agriculture, un site internet faisant office de « vitrine de l’agriculture des Hautes-Alpes » vient d’être mis en ligne. Les visiteurs peuvent y retrouver des fiches détaillées sur les différents producteurs. Un salon des Pépites agricoles se tiendra du 20 au 22 novembre à La Bâtie-Neuve, réunissant les producteurs et les visiteurs. Les Trophées des Pépites agricoles seront aussi lancés, et permettront aux consommateurs d’élire un producteur parmi neuf candidats présélectionnés.

    L’enjeu principal des Jeux olympiques pour les agriculteurs est de leur permettre d’accéder aux marchés liés à l’événement, qui s’ouvriront dans un an. La Chambre d’agriculture les accompagnera vers cet objectif, et les aidera à développer leur visibilité, notamment grâce au nouveau site internet co-construit avec les agriculteurs. « Il ne faut pas oublier que les produits agricoles façonnent l’expérience touristique du territoire », estime Flora Charrieau.

    Agathe Di Lenardo

  • [Grand entretien exclusif] Benoît Payan : « 2027 sera apocalyptique pour la Métropole »

    [Grand entretien exclusif] Benoît Payan : « 2027 sera apocalyptique pour la Métropole »

    La Marseillaise : Le refus par le conseil métropolitain de voter la baisse des dotations de solidarité aux communes – à une voix près – a été un séisme pour l’institution. Où en est-on aujourd’hui ?

    Benoît Payan : Le rôle du maire de Marseille, c’est d’abord de protéger les Marseillais et les Marseillaises. On s’acheminait vers un choix inacceptable pour moi, parce que je suis maire, Marseillais et que je dois défendre cette ville, qui consiste à nous faire perdre 36 millions d’euros. Marseille seule aurait porté 70% des économies de cette Métropole. J’avais prévenu : c’était inacceptable. Je crois à la solidarité métropolitaine, je pense qu’il faut être attentif à d’autres communes et j’avais proposé un chemin qui permettait aux 92 communes de ne rien perdre. Ma proposition a été balayée d’un revers de main. En le faisant j’ai prévenu que ceux qui la balayaient se mettraient dans une situation difficile car je me battrai pour ma ville. C’est ce que j’ai fait. On a réussi a gardé 36 millions d’euros.

    L’histoire n’est pas terminée… Marseille fait-elle toujours partie de cette « gouvernance des maires » ?

    B.P. : Ça a toujours été très particulier la relation de Marseille avec sa Métropole. Quels que soient les maires et les présidents, cette relation a toujours été très difficile parce que Marseille est une grande ville. Elle est tellement plus grande que toutes les autres villes qu’elle fait presque, à elle toute seule, la moitié de cette Métropole. Longtemps elle a été vue comme l’ogre qui allait se servir sur la bête. En réalité, c’est le contraire qui s’est passé. Ce sont les Marseillais qui paient le plus d’impôts métropolitains, pas seulement en millions d’euros mais en pourcentage. Ce sont les Marseillais qui paient la taxe d’enlèvement des ordures ménagères la plus chère. Et pourtant on n’a aucun équipement métropolitain, les politiques métropolitaines sont beaucoup trop absentes de la ville. Pourquoi j’ai souhaité entrer dans la gouvernance de la Métropole ? Parce que cette ville ne peut pas être sans cesse le bouc émissaire des uns et des autres. On n’a jamais revendiqué une hégémonie mais on revendique d’être respectés comme n’importe quelle autre commune. C’est un message qui doit passer.

    Ce message, estimez-vous qu’il est passé auprès de Nicolas Isnard ? La gouvernance de la Métropole restera-t-elle dans un statu quo ?

    B.P. : Il appartient désormais au président de dire ce qu’il veut faire de cette gouvernance, s’il désire en changer, j’ai toujours dit que j’étais prêt à l’accompagner et que je serai là si les choses doivent évoluer. Non pas parce que je serai candidat à la présidence, je ne le suis pas, je ne le serai pas. Quand je dis quelque chose je m’y tiens, je sais qu’en politique ce n’est pas commun. Je n’étais pas candidat il y a un an, six mois, je ne serai pas candidat demain, mais s’il doit y avoir des changements, je les accompagnerai.

    La Métropole a donc un budget élaboré hors des élus. Est-ce supportable ?

    B.P. : C’est un budget qui va peser sur les communes. Je suis allé rencontrer le président, notamment avec Gaby Charroux, pour lui dire « ne commets pas l’erreur de monter les communes les unes contre les autres ». Ce n’est pas parce que la Chambre régionale des comptes ou que le préfet disent quelque chose que nous, élus, sommes dépossédés de notre pouvoir de décision. Nous avons été choisis pour cela. Il y avait des moyens d’économiser ces 50 millions d’euros, de les lisser. Un budget en déséquilibre aurait ouvert un dialogue avec la chambre régionale des comptes. Ses magistrats sont des gens intelligents, ils comprennent qu’on est presque au bout de l’année budgétaire et que ces 50 millions sont lissables sur plusieurs années. C’est ce qu’il fallait faire, cela aurait évité une crise politique et budgétaire, or, là, nous les avons.

    La Métropole a-t-elle un avenir financier et fiscal ? N’est-elle pas déjà enterrée ?

    B.P. : Il ne faut pas se mentir : cette Métropole est mal née, elle est née en siège, dans la douleur et elle ne s’en sort pas. Structurellement, systémiquement, elle est malade. Sa capacité a développer des politiques publiques est inexistante par ce que sa construction, financière, fiscale, budgétaire, l’en empêche. Il m’est arrivé de le dire, Martine Vassal, elle-même, n’était pas en mesure de changer les choses. On ne peut pas faire avec cet outil, ce à quoi il devrait servir. Quand on voit l’état des équipements à Marseille, l’état de la voirie, ce sont des dizaines de millions d’euros qu’il faudrait investir. Il n’y a pas 40 solutions : soit une augmentation massive de la fiscalité mais les habitants sont-ils aujourd’hui en mesure de perdre du pouvoir d’achat ? Soit il faudrait renoncer à l’effet redistributif et contre-péréquateur de cette Métropole qui a sans cesse été pointé par les magistrats de la chambre. On en arrive à une situation insolvable. On ne pourra pas longtemps faire croire que cette Métropole est vivable. Elle ne l’est plus. J’appelle solennellement le gouvernement à se pencher sur cette Métropole. 2026 a été difficile mais 2027 sera apocalyptique. Toutes les circonvolutions, toutes les belles paroles du monde ne suffiront pas à remplir les caisses de la Métropole. Qui va-t-on faire payer ? Les entreprises avec le versement mobilité ? Vous croyez qu’elles sont prêtes à payer pour combler des trous ? Et les particuliers ? Il faut un consentement à l’impôt. L’impôt, c’est un effort pour vivre en collectivité parce qu’il permet de fabriquer des politiques publiques. On ne paye pas d’impôts pour les intérêts de la dette…

    Quelle alternative ?

    B.P. : Tout refaire ! Il faut tout repenser. Il ne peut y avoir ni totem ni tabou. Une Métropole telle qu’elle existe aujourd’hui est vouée à l’échec. À la fin ce sont les Marseillais qui vont trinquer. Je l’ai dit sur tous les tons pendant 6 ans : nous n’avons jamais réussi à faire Métropole, il n’y a que des intérêts particuliers, chacun défendant sa commune. Il ne peut pas y avoir de projet métropolitain dans un ensemble institutionnel sans argent. C’est comme si on jetait quelques subsides dans un cirque romain et qu’on demandait à des gladiateurs de se battre pour les récupérer. Ça ne fonctionne pas ! Les gens sont des adultes, ils se sont choisi des maires dans lesquels ils ont confiance. L’État ne peut pas nous laisser dans cette situation.

    Ça peut vouloir dire une fusion avec le Département ?

    B.P. : Ça peut vouloir dire beaucoup de choses mais je ne pense pas que le bloc communal soit fongible dans le Département, on a vu ce que ça a donné à Lyon. C’est voué à l’échec. On recommencerait à faire un gros machin qui ne fonctionnerait pas. Je crois aux compétences de proximité. Mais cette Métropole ne fonctionne pas. Non pas que Martine Vassal ait vidé les caisses, mais on apprend les choses au compte-goutte. Un établissement de coopération intercommunal doit d’abord être fondé sur la confiance. Ce n’est pas une collectivité, nous sommes les représentants de nos communes, nous sommes les élus de leurs habitants. Cet ensemble institutionnel n’est pas à la hauteur de nos ambitions. Je vis dans une ville qui fait 5 fois Lyon, 2,5 fois Paris et où le dernier métro a été inauguré avant ma naissance, il y a 48 ans ! Tout ça parce que l’argent a été servi à d’autres. Les attributions de compensation ont été calculées il y a 30 ans, à l’époque Marseille perdait des habitants, des emplois, les entreprises fermaient. Aujourd’hui j’ai des fleurons internationaux à Marseille, une ville qui attire des millions de touristes, qui produit énormément de richesses et nous ne bénéficions pas de tout cela. On me dit « c’est le fruit de l’histoire » mais je préfère regarder l’avenir que d’être tanqué dans un passé qui ne correspond plus à la réalité.

    En participant à la gouvernance métropolitaine dans ces conditions, notamment avec Samia Ghali, l’une de vos adjointes à la présidence de la RTM, n’est-ce pas un piège qui se referme sur vous ?

    B.P. : Elle travaille le plus possible pour améliorer les conditions de transports des usagers, elle fabrique de la tarification sociale, elle essaye de réfléchir à une nouvelle répartition des lignes aériennes, aux cadences des transports. On est en train d’avancer sur ces sujets mais on va se heurter à une réalité financière dans les années qui viennent. La RTM, à mon sens, doit peut-être devenir un établissement public autonome.

    Sur le modèle de la RATP ?

    B.P. : Pourquoi pas ? Il ne faut rien s’interdire. Le modèle tel qu’on l’a connu est éculé, terminé.

    Sentez-vous en cette rentrée, l’exaspération qui monte sur le pouvoir d’achat ?

    B.P. : J’aimerais bien fixer le prix de l’essence ou le niveau des salaires. Ce n’est pas la compétence d’un maire. En revanche, sur la question de la rentrée scolaire, je me suis mobilisé pour que les familles marseillaises aient des conditions meilleures qu’ailleurs avec un kit de rentrée scolaire, avec des grilles tarifaires de la restauration scolaire qui permette à 15 000 petits Marseillais de manger gratuitement, soit 5 000 de plus qu’avant. De la même manière on va augmenter le nombre de petits-déjeuners gratuits pour ne plus jamais avoir des petits qui ont le ventre vide à l’école. On ne peut pas tout, mais tout ce qu’on peut, il faut le faire. Un petit Marseillais, quel que soit son quartier, son histoire, sa religion, sa couleur de peau, il doit avoir les mêmes chances que les autres. L’école c’est fondamental pour moi, c’est là qu’on devient une femme, un homme, émancipés. Nos décisions sont prises avec une seule boussole : qu’est-ce qui est juste ?

    Qu’avez-vous envie de dire au gouvernement qui craint de voir renaître les Gilets jaunes et constate un calendrier syndical qui se remplit un peu plus chaque jour ?

    B.P. : Il est entre des feux contradictoires. Choisir c’est renoncer. Je crois profondément que la fiscalité dans ce pays est injuste. Celles et ceux qui gagnent le plus d’argent ne sont pas des ennemis mais ils ont des devoirs envers leur patrie. Quand on gagne beaucoup d’argent, c’est un honneur. Je ne dis pas de tout prendre mais que chacun contribue à sa juste mesure. On nous explique que les gens vont partir, ce sont des histoires à dormir debout, des berceuses des années 1980. Je crois que quoi qu’il en coûte, il faut aider les Français sur le pouvoir d’achat.

    Amine Kessaci, mécontent de ne pas pouvoir choisir la directrice de Marseille habitat dont il est le président vous a présenté sa démission. Comment avez-vous reçu cette nouvelle ?

    B.P. : D’abord je comprends qu’il puisse être affecté par ce vote. Ce ne doit pas être simple de se retrouver seul, mis en minorité par l’ensemble des administratrices et administrateurs d’un bailleur que l’on préside. Je le recevrai dans les prochains jours pour discuter de ce qu’il s’est passé. J’ai besoin de comprendre ce qui l’a poussé à faire ce choix. Aujourd’hui encore je ne comprends pas. J’ai entendu que c’était « le bureau de recrutement » que je ne connais pas qui avait motivé son choix. À partir du moment où il a souhaité mettre fin au contrat du directeur général qui a donné toute satisfaction jusqu’à présent, en tant que nouveau président, après tout pourquoi pas, je lui ai dit : « le choix devra se faire dans la plus grande transparence et qu’il n’y ait aucun doute sur la personne choisie ». Je pense que ni l’une, ni l’autre des conditions posées n’ont été remplies.

    Vous lui en voulez ?

    B.P. : La question n’est pas de savoir si je lui en veux ou pas. J’ai besoin de comprendre ce qui l’a amené à faire un choix aussi baroque. Il semble qu’il n’ait pas été convaincu par les multiples alertes données sur cette personne.

    Des alertes données par qui ? La mairie ?

    B.P. : Des alertes données par pas mal de personnes dont moi-même.

    Quand le verrez-vous ? Il a même proposé d’assumer lui-même le rôle de directeur général et, dit-il, à faire économiser de l’argent au bailleur.

    B.P. : Dans les prochains jours. Je n’ai pas bien compris ce que cela voulait dire. Amine Kessaci est quelqu’un de très intelligent, mais le dernier conseil que je lui donnerais c’est d’être président-directeur général. Cela l’exposerait juridiquement. Quand je vois la fougue et l’emportement qui sont les siens, je lui conseille de savoir raison garder. Je suis maire de Marseille, pas directeur général des services de la Ville. Il ne faut pas tout confondre.

    Cela signifie-t-il qu’il pourrait ne plus être votre adjoint ?

    B.P. : Je crois qu’il faut décorréler la situation à Marseille Habitat que j’ai besoin de comprendre et la confiance que je peux lui accorder par ailleurs. Si demain il devait démissionner de son poste d’adjoint, il faudrait qu’il m’en explique la raison.

    Dans notre région, ce sont dans les Bouches-du-Rhône que la gauche est dans la meilleure posture pour les sénatoriales. Quel est votre pronostic et où se porte votre soutien ?

    B.P. : Vous m’avez demandé 27 fois mon pronostic sur les municipales et 27 fois je vous ai répondu que je n’en faisais pas. C’est pareil pour ces sénatoriales. J’espère que cette liste d’union, solide, qui représente les territoires, les sensibilités, avec des histoires différentes, des horizons et des enracinements différents, arrivera en tête. Ce serait un très beau signal pour la gauche dans le pays, pour tout ce à quoi je crois. Le rôle des sénateurs va s’accroître dans un pays instable qui peut connaître le pire. Le rôle du Sénat doit être celui de garant de l’État de droit et de la continuité républicain, celui d’une vigie. Pour cela, il faut des sénateurs qui ont la conviction profonde que la République est une et indivisible, que sa devise est « Liberté, Égalité, Fraternité », que ses racines plongent dans la Révolution française, dans les forces de la lumière contre celle de l’obscurité. J’y crois avec force. Les listes de gauche qui n’ont aucune chance de faire un siège, vont prendre des voix à la liste d’union et à la fin c’est quoi ? Un siège en plus pour l’extrême droite. Je leur dis les yeux dans les yeux.

    Votre famille politique d’origine organise une primaire, vous intéresse ? Vous positionnerez-vous ?

    B.P. : Non.

    Pourquoi ?

    B.P. : Mon travail est d’être maire de Marseille. Je reste un homme de convictions. J’entrerai dans la danse si je sens un danger arriver. Je ne m’occupe pas des partis. Ça ne m’intéresse pas. Je dis simplement une chose : vous n’avez pas le droit de vous diviser. Je n’aurais pas l’outrecuidance ni la vacuité de penser que c’est duplicable. Mais c’est un exemple comme un autre. On nous a expliqué que le Printemps marseillais c’était des rigolos. Il se trouve qu’on a été élus en 2020 et réélus en 2026 sur un totem, celui de l’union. Les divisions permanentes pour savoir qui est le plus à gauche, qui est le moins gauchiste, le plus écologiste, le plus raisonnable, le plus révolutionnaire… Ce sont des débats de chambre. Les gens veulent une seule proposition. Je dis : ne partez pas en ordre dispersé parce qu’à la fin c’est l’échec.

    À Marseille, votre conception du rassemblement c’était sans LFI. Quand vous parlez d’une seule candidature, c’est avec ou sans LFI ?

    B.P. : C’est Jean-Luc Mélenchon qui a déjà répondu à cette question. Il est parti, il croit en son destin, l’ambition de sa vie n’est rien d’autre que d’occuper le fauteuil de François Mitterrand. Il se fout pas mal de ce qui se passera à la fin, il espère être président de la République quel qu’en soit le coût. C’est triste.

    Renaud Muselier a confié à « La Marseillaise » que vous lui aviez donné votre accord pour travailler à une cérémonie de clôture des JO 2030 à Marseille. Vous n’étiez pas en si bons termes auparavant ?

    B.P. : Le président Muselier est un pragmatique. Il m’a demandé si j’étais d’accord pour que ça se passe à Marseille. J’ai lui ai naturellement répondu oui parce qu’on sait faire, on sait organiser des événements internationaux. Renaud Muselier sait que ça sera réussi si c’est à Marseille. Mieux qu’ailleurs !

  • Course contre la montre après la démission de Grospiron

    Course contre la montre après la démission de Grospiron

    Après la démission d’Edgar Grospiron, qui sera choisi pour incarner les Jeux Olympiques 2030 ? En attendant la décision des instances olympiques, c’est son numéro deux, l’ex-préfet Vincent Roberti qui assure l’intérim en tant que directeur général du Comité d’organisation des JO (Cojop).

    Pour remplacer Edgar Grospiron, « il faut la bonne personne » même si « c’est clair qu’on est dans le temps court, il ne faut pas non plus prendre trop de temps », a déclaré Christophe Dubi, directeur exécutif des Jeux Olympiques au sein du CIO. « Il faut quelqu’un avec une autorité naturelle et un charisme personnel », avait mis en avant mardi Renaud Muselier, président (Ren.) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, faisant état d’un nombre « impressionnant » de candidatures. Ce ne sera « pas obligatoirement un sportif », avait ajouté Amélie Oudéa-Castéra, présidente du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), mais il faudra impérativement « une dimension sportive » et « montagne ». Pour la ministre des Sports Marina Ferrari, « il faut prendre le temps, il ne faut pas s’endormir non plus car il faut quand même que nous ayons une incarnation pour le projet des Jeux ». « On n’a pas de retard, mais pas de marge de manœuvre », a résumé Damien Robert, président de la Solideo, chargé de livrer les ouvrages olympiques.

    « Ne pas perdre de temps supplémentaire »

    « L’important est d’avancer au plus vite pour garantir aux porteurs de projets, sur le terrain, le soutien nécessaire au bon déroulement des chantiers olympiques qui sont, partout ici dans les Hautes-Alpes, sur le point de démarrer, ont réagi conjointement le maire de Briançon Arnaud Murgia, le maire de La Salle-les-Alpes Emeric Salle et la maire de Montgenèvre Muriel Jourdain. Nous souhaitons donc témoigner notre confiance à Vincent Roberti qui est sans aucun doute l’homme de la situation. » C’est avec « une grande tristesse » que les élus ont pris acte des désaccords qui ont mené à la démission d’Edgar Grospiron. « Nous tenons à saluer son action, sa vision de la montagne tout comme l’engagement sans faille qui a été le sien en faveur du projet olympique dans le Briançonnais. » Ils souhaitent par ailleurs que la nomination d’un ou d’une nouvelle présidente intervienne au plus vite « afin de ne pas perdre de temps supplémentaire, car celui-ci nous est compté », ont-ils conclu.

    Agathe Di Lenardo