Tag: JO2030

  • JO : le département des Alpes de Haute Provence promet des retombées économiques

    JO : le département des Alpes de Haute Provence promet des retombées économiques

    À l’approche des JO 2030, il faut que nous ayons ensemble un véritable discours positif et constructif en faveur des Jeux, parce que même si on nous reproche de ne pas être terre d’accueil, vous aurez des retombées », a promis la présidente du département, Eliane Barreille (LR), à l’ouverture des rencontres départementales de l’achat public, mardi. 115 entreprises y étaient présentes, selon elle. « Puisque nous n’avons pas de compétition, nous devons nous positionner comme des hôtes », a-t-elle martelé. La présidente s’est également réjouie des travaux réalisés sur la ligne des Alpes pour les JO. Eliane Barreille a d’ailleurs été désignée coprésidente du comité des territoires non-hôtes des JO.

    Des retombées grâce à l’hébergement touristique

    « On veut et on peut vous financer pour qu’il y ait des retombées économiques », a de son côté assuré la Région, représentée par Sandrine Scholly et Fleuriane Del Peloso de la direction des entreprises. La Région finance notamment la rénovation énergétique et l’emploi saisonnier pour l’hébergement touristique, ont-elles affirmé. La priorité est mise sur la vallée de l’Ubaye, frontalière des Hautes-Alpes. Selon la Région, les retombées économiques sont estimées à 3,6 milliards d’euros et à la création de 50 000 emplois sur l’ensemble du territoire.

    Chambre de l’agriculture, SDIS, DLVA (Durance Luberon Verdon Agglomération), Provence Alpes Agglomération, CCI… De nombreux acteurs locaux étaient présents pour ces troisièmes rencontres départementales de l’achat public, dont l’objectif est de faciliter les liens entre entreprises et collectivités pour mener à bien de nouveaux projets.

  • Les premiers chantiers lancés pour les JO 2030

    Les premiers chantiers lancés pour les JO 2030

    Douze mois après son lancement officiel, la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo) a convié, ce mercredi, la presse pour dresser un premier bilan et s’étendre sur les chantiers à venir. Quatre acteurs étaient présents, à l’Hôtel de Région, à Marseille pour détailler les principaux sujets. Fabrice Pannekoucke et Renaud Muselier, présidents des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Sud, étaient accompagnés du directeur général exécutif de la Solideo, Damien Robert, et du délégué interministériel aux Jeux Olympiques, Pierre-Antoine Molina.

    Ces quatre personnages clés de l’engrenage Alpes 2030 ont, dans un premier temps, détaillé le bilan de l’an 1 de la société de livraison. Renaud Muselier s’est félicité du lancement de la fusée : « La mission est engagée et les financements sécurisés. En un an, la Solideo est pleinement opérationnelle, avec 55 collaborateurs recrutés. Livrer les 40 ouvrages sera le cœur de notre réalisation. Ces ouvrages seront ensuite transformés en logements et équipements dans le cadre de l’héritage des Jeux. » Parmi les premiers travaux, nous retrouvons, pêle-mêle, les villages olympiques de Bozel, Nice, Briançon et Saint-Jean-de-Sixt, mais aussi la modernisation de la piste de bobsleigh de La Plagne et des tremplins du Praz, basés à Courchevel.

    Premier anniversaire

    Après avoir salué le travail des équipes de la Solideo, du Cojop et des partenaires institutionnels, Fabrice Pannekoucke a débuté une projection vers l’échéance de l’hiver 2030. L’ex-maire de Moûtiers (Savoie) a évoqué le besoin de s’inspirer de ce qui a été fait. « Pour nous, beaucoup de choses se sont passées en un an, dont les Jeux olympiques de Milan – Cortina d’Ampezzo. Nous avons été sur place, en observation et à l’écoute. Il y a une volonté de copier ce qui a marché et de cibler les carences pour les décortiquer et les améliorer », décrypte-t-il. L’homme de 50 ans évoqua également ses rencontres avec ses homologues de l’Utah, hôte des JO 2034, et de Suisse, où la candidature pour 2038 est encore embryonnaire. Le DG de la Solideo Damien Robert a précisé les prochaines étapes clés, pour être dans les temps. « 2025 était l’année de la conception, 2026 sera celle de la mise en œuvre des projets et de la phase des travaux, ainsi que des concertations et du lancement des marchés. » Justement, ces marchés représenteront 2 milliards d’euros et un fonds d’innovation a été créé lors du 6e conseil d’administration, ce mercredi. Le président de la région AURA ajoute : « Un tiers du marché sera dédié à des TPE et PME, contre 25% lors de Paris 2024. » Renaud Muselier a quant à lui assuré que des concertations publiques se tiendront dans les villages abritant les 40 ouvrages. Un calendrier est prêt pour les trois prochains mois, à propos de ce sujet qui a pu inquiéter les habitants de certaines localités. Le quatuor savait pertinemment qu’il ne pourrait pas éviter les questions sur les patinoires de Nice.

    Date limite début juin pour Nice

    Le hockey-sur-glace ne possède pas encore de domicile fixe. L’élection d’Éric Ciotti (UDR) dans la cité azuréenne a rebattu les cartes et l’édile fraîchement élu s’est opposé aux patinoires de l’Allianz Riviera. Ce dont nous pouvons être sûrs, c’est que le village olympique et le complexe omnisports olympique (COOL) ont été validés par la municipalité. Renaud Muselier a réaffirmé son souhait « de conserver la totalité des épreuves de glace à Nice ». D’autres options sont cependant à l’étude par le Cojop, avec des candidatures lyonnaise et parisienne sur la table. Une révision de la carte des sites a été lancée et l’hôte du hockey masculin devrait être connu début juin. Il devra l’être obligatoirement avant la 146e session du Comité International Olympique (CIO), les 24 et 25 juin.

    Jamais un pays n’a obtenu un laps de temps aussi court pour organiser des Jeux d’hiver (5 ans et demi), mais l’inquiétude n’est pas à l’ordre du jour.

  • L’Étoile ferroviaire pose ses propositions

    L’Étoile ferroviaire pose ses propositions

    Ce samedi 25 avril, la gare de Veynes-Dévoluy était animée, mais pas par des passagers. Le collectif l’Etoile ferroviaire de Veynes, qui plaide pour le retour d’une offre de train à hauteur des besoins locaux, y a réuni plusieurs dizaines de personnes, élus, militants et citoyens autour de quatre ateliers de réflexion. Les propositions seront transmises à la SNCF dans le cadre de sa concertation publique « Performance Ferroviaire des Alpes du Sud » lancée jusqu’au 29 mai.

    Un service pensé pour

    les besoins des habitants

    En premier lieu, les travaux de modernisation pour réduire le temps de trajet entre Marseille et Briançon de 4h30 à 3h40 en vue des JO 2030 ont été jugés louables mais insuffisants s’ils ne prennent pas en compte les besoins réels locaux. « Le train express, ce sera pour qui ? questionne Nicole Tagand, porte-parole du collectif. On comprend qu’il y a un enjeu pour aller de Marseille à Briançon pour les Jeux, mais dans la vraie vie, ce n’est pas ce qui correspond le plus aux besoins des gens. » Les personnes mobilisées ont réclamé des horaires adaptés à la vie des habitants. « On aimerait être à Briançon avant 9h, notamment pour les lycéens ou les jeunes en sport étude qui rentrent le week-end et qui pourraient repartir le lundi matin, explique Nicole Tagand. À l’inverse, le premier train partant de Briançon arrive à Marseille à 12h50 et repart à 16h40… Si on a un rendez-vous médical à passer, ça fait court. » Les participants ont aussi émis la volonté de remettre la gare de Veynes au cœur des correspondances entre Grenoble, Valence, Marseille et Briançon. « Il faut penser la cohérence globale du réseau, car l’ouverture à la concurrence dans trois ans amène le risque que chaque opérateur ne s’intéresse qu’à sa ligne », signale Nicole Tagand. Enfin, le collectif a de nouveau demandé le « retour de l’humain dans les gares », et notamment d’un guichet en gare de Veynes, supprimé en 2023.

  • Paris entre en piste pour le hockey en cas d’impasse à Nice

    Paris entre en piste pour le hockey en cas d’impasse à Nice

    Paris Entertainment Company, exploitant de l’Accor Arena et de l’Adidas Arena, société majoritairement détenue par la Ville de Paris, met en avant son expérience des grands événements sportifs et son implication dans Paris 2024. Cette initiative intervient dans un contexte d’incertitude autour du pôle de glace de Nice, fragilisé par l’arrivée du nouveau maire (UDR), Éric Ciotti, et son refus de certains aménagements prévus. Et trois semaines après la proposition du maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, d’accueillir des compétitions de glace au cas où Nice serait écartée des sites olympiques.

    Mais dans un communiqué jeudi soir, la Région Paca a indiqué que « les études menées démontrent la faisabilité technique du projet » dit « des Arboras », du nom du stade privilégié par Eric Ciotti pour accueillir le hockey masculin. « Il convient désormais de poursuivre le travail sur sa faisabilité calendaire et financière » avec une nouvelle réunion prévue lundi, poursuit la Région.

  • [Entretien] Joël Bonnafoux : « Les JO sont une opportunité, mais il ne faut pas faire n’importe quoi »

    [Entretien] Joël Bonnafoux : « Les JO sont une opportunité, mais il ne faut pas faire n’importe quoi »

    La Marseillaise : Vous avez été réélu pour la quatrième fois. Qu’avez-vous mis en place pour gagner cette confiance sur le long terme ?

    Joël Bonnafoux : Ça fait deux élections où je n’ai pas d’adversaire. Je suis élu à La Bâtie depuis 1983 ; j’ai d’abord été conseiller, puis adjoint, puis maire. Et ça fait trois mandats que je suis maire, j’attaque le quatrième. On a eu 55% de participation avec une seule liste. Il y a des endroits où, même avec plusieurs listes, ils n’ont pas 50%. On est satisfaits. En sachant que moi, sur La Bâtie, quand j’ai été élu la première fois, on était 800 habitants. À l’heure actuelle, on est 2 900. Pour ce qui est du cadre de vie de nos concitoyens depuis que je suis en place, j’ai obtenu qu’il y ait un collège à La Bâtie et l’agrandissement des écoles. On a fait aussi plusieurs équipements sportifs, la crèche, le centre de loisirs, la médiathèque et, dernièrement, la maison médicale avec la communauté de communes, dont je suis président aussi. Pour ce nouveau mandat, on réfléchit à repenser la mairie, où on est un peu à l’étroit maintenant. On va refaire le stade aussi, parce qu’on a un stade en stabilisé, en gravier ; on va en faire un en synthétique et refaire les deux courts de tennis qu’on avait supprimés aussi. Après, on va être sur la végétalisation dans le village ancien pour respirer un peu plus, végétaliser des places de parking dans le village et faire plus d’espaces verts.

    Plusieurs de vos pairs au département ont exprimé des inquiétudes quant à l’avancement des travaux liés aux JO à venir. Les partagez-vous ?

    J. B. : Du côté du département, il y a un axe majeur : c’est le rond-point qui va être aménagé à Montgardin. On est à la fois sur une nationale et une départementale. Mais c’est le département qui a la maîtrise d’œuvre, pas l’État. C’est un projet qui va être réalisé dans les deux ou trois ans. Pour ceux gérés par l’État, je vois que les mois avancent et qu’on n’a pas trop de décisions qui sont prises. Nous, le département, on agit quand c’est dans nos compétences, mais après, on se doit de tirer un peu l’oreille de l’État sur certains retards. Je pense à l’intervention de Michel Cannat, à la dernière séance du conseil, à propos du pont de Savines-le-Lac, qui ne supporte pas un certain tonnage, ce qui pose quand même problème en vue des chantiers à venir.

    Ces Jeux représentent un bel événement, mais ils suscitent aussi une certaine appréhension chez les élus chargés de les organiser ?

    J. B. : Je pense que les JO, c’est une opportunité, mais il ne faut pas faire n’importe quoi non plus. En sachant qu’il y a quand même bagarre avec les Alpes du Nord. On a obtenu quelque chose dans le Sud pour une fois, et les Alpes du Nord auraient bien voulu tout récupérer. Je ne sais pas du tout où on en est à l’heure actuelle au sujet de certaines décisions, ce qui va être fait par rapport à la patinoire à Nice. J’ai peur que tout soit remis en question et aille finalement sur Lyon. Et puis, à Nice, le changement de la municipalité ajoute de l’incertitude, sans compter les changements à venir à la Région aussi… Tout ça, c’est un peu inquiétant pour les prises de décision à venir, ça peut remettre des choses en question.

    Il y a aussi des craintes que les Jeux laissent d’importantes charges financières aux collectivités locales ?

    J. B. : Ça, il faut l’entendre aussi. Il ne faut pas qu’on fasse n’importe quoi non plus, c’est clair. Ce sont des financements d’État ; il y a une petite participation du Département, d’accord, mais il ne faut pas que ce soit le Département qui en subisse les conséquences, comme ça avait été le cas pour Grenoble après les Jeux de 1968. Après, quand ça amène des aménagements, comme à Montgardin, c’est bien aussi.

    Concernant les Jeux, vous faites partie des élus qui alertent sur le fait que, malgré la modernisation des voies ferrées, certaines communes ne bénéficieront pas du retour du train.

    J. B. : C’est difficile d’être entendu à ce niveau. Le train, on demandait simplement des arrêts, on ne demandait pas l’ouverture de la gare, qui est en piteux état. On voudrait l’acquérir, d’ailleurs, mais la SNCF ne souhaite pas vendre pour l’instant. Moi, j’ai les lycéens qui vont sur Embrun et qui prennent le train à Chorges le matin, donc je ne vois pas où est l’économie. C’est une compétence de la Région. Il y a six ans, on nous avait promis des trains pendulaires entre Embrun et Gap, mais il n’y a toujours rien. Il y a des promesses électorales… Mais celui qui a les données là-dessus, c’est le vice-président de Région chargé des transports.

    En tant qu’élu de longue date sur le territoire, comment avez-vous accueilli l’annonce de la candidature du président de Région, Renaud Muselier, aux élections sénatoriales ?

    J. B : J’ai trouvé cela regrettable, finalement. Parce que, pour moi, c’était quelqu’un de dialogue. Malgré le fait qu’on ne partageait pas toujours les mêmes opinions politiques, c’était quelqu’un qui était à l’écoute, abordable. Il y a le côté humain de la personne et ça, j’apprécie beaucoup. Je n’ai pas forcément les mêmes orientations politiques que lui, mais on pouvait passer outre et discuter.

  • JO-2030 : décision attendue en fin de semaine pour le pôle niçois

    JO-2030 : décision attendue en fin de semaine pour le pôle niçois

    « On est sur un fil, mais le fil est toujours tendu et on n’est pas tombés du fil. On a la semaine », a déclaré Renaud Muselier, lundi soir, à l’issue d’une réunion entre les différentes parties prenantes de l’organisation des Jeux olympiques d’hiver prévus pour se dérouler dans les Alpes françaises.

    Vendredi, le dossier semblait pourtant dans l’impasse, Renaud Muselier et Éric Ciotti, le nouveau maire de Nice, s’accusant mutuellement de tout bloquer.

    Nice doit théoriquement accueillir le patinage artistique, le hockey sur glace, le short-track et le curling ainsi qu’un village olympique et un centre des médias. De son côté, le Comité d’organisation (Cojop) a indiqué que « les parties prenantes ont convenu d’un commun accord de poursuivre l’examen technique des hypothèses en matière d’implantation et de financement permettant d’accueillir à Nice les épreuves de glace, dans le strict respect des enveloppes budgétaires. Une nouvelle réunion du groupe de travail se tiendra dans le courant de la semaine », selon un communiqué. « Je me réjouis de ces avancées positives », a déclaré Éric Ciotti à l’AFP.

    « Ligne rouge »

    « Tout est OK, sauf le hockey », a répété Renaud Muselier. Car pour Éric Ciotti, le projet de couvrir temporairement le stade de football de l’Allianz Riviera pour accueillir le tournoi de hockey, ce qui priverait l’OGC Nice de son stade pendant plusieurs mois, reste « une ligne rouge absolue ».

    « Tout le monde a un peu travaillé ce week-end et les options alternatives de M. Ciotti ont été présentées. M. Cadot a dit qu’il fallait les étudier et on a jusqu’à la fin de la semaine », a déclaré Renaud Muselier. Michel Cadot, ex-préfet d’Île-de-France et ancien délégué interministériel aux JO-2024, assure une mission « par intérim » au Cojop dans l’attente de la désignation d’un nouveau directeur général, après le départ en février de Cyril Linette suite à des « désaccords insurmontables » avec le président Edgar Grospiron.

    « Tout le monde veut Nice. Il y a un fort attachement au pôle niçois, qui avait beaucoup séduit le CIO », a aussi rappelé le président de la Région Paca, qui a ajouté qu’Éric Ciotti « a eu le président de la République à ce sujet ».

    Le Comité d’organisation a par ailleurs indiqué qu’un nouveau directeur général serait désigné le 11 mai. Selon Renaud Muselier, « il y a deux noms qui ressortent assez clairement ».

  • Le pôle glace de Nice des JO 2030 délocalisé ?

    Le pôle glace de Nice des JO 2030 délocalisé ?

    Nouveau coup de chaud pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030. Les discussions entre la Ville de Nice, la Région et les instances olympiques pataugent dans une soupe digne d’un bas de piste de fin de saison à Pra-Loup. Déjà plombé par les démissions et les retards, la possible délocalisation des épreuves de hockey, patinage, short-track et curling fait désordre.

    Depuis l’élection d’Éric Ciotti (UDR) à la mairie de Nice, les équilibres du projet ont été fragilisés. Si un cadre de travail commun a pu être posé lors d’une réunion technique le 1er avril, une seconde rencontre, organisée vendredi, a mis en lumière un blocage majeur autour l’Allianz Riviera, le stade de l’OGC Nice, dont le président, Jean-Pierre Rivère, figurait sur la liste de Ciotti.

    Présentation ce lundi

    Si la Région note que des convergences ont été trouvées sur le village olympique et le complexe omnisports de Nikaïa, la couverture et l’immobilisation pour trois mois minimum du stade, appelé à accueillir les épreuves de hockey, n’a pas obtenu l’accord de la nouvelle municipalité. L’alternative proposée entraînerait un surcoût de 45 millions, jugé incompatible avec la trajectoire budgétaire des Jeux et porteur d’un « risque majeur d’impasse procédurale et de dérive calendaire ».

    Face à cette impasse, un ultimatum a été fixé à ce lundi. Une présentation technique détaillée doit être soumise à l’ensemble des parties prenantes du comité d’organisation, avec l’objectif d’acter une décision. En filigrane, plane la menace d’une remise en cause pure et simple du pôle niçois. La ville de Lyon s’est déjà portée candidate.

    Initiateur de la candidature alpine, Renaud Muselier(Ren.) ne cache plus son inquiétude. « Après m’être battu pour garantir la parité des épreuves et des médailles avec nos partenaires du nord, je constate que les blocages actuels exposent directement le pôle niçois », alerte le président de la Région Sud, qui appelait vendredi à sortir du blocage.

    Il en va de la crédibilité d’un projet sommé de sortir de l’ornière politique, alors la carte définitive des sites est attendue pour fin juin par le Comité international olympique.

  • Les Hautes-Alpes veulent investir plus pour les mobilités

    Les Hautes-Alpes veulent investir plus pour les mobilités

    Pour ce premier conseil depuis les dernières municipales, le président du Département, Jean-Marie Bernard, a commencé par féliciter « les maires élus sur le territoire, et, à travers eux, l’ensemble des équipes municipales qui sont désormais constituées », et en a profité pour saluer le départ de Renaud Muselier, « un ami et allié de la première heure pour les Hautes-Alpes ». Des mots suivis d’applaudissements pour les succès aux Jeux de Milan-Cortina des deux athlètes paralympiques haut-alpins, Aurélie Richard et Arthur Bauchet.

    Parmi les principales mesures, le conseil départemental a voté la révision du plan pluriannuel d’investissements, passant de 525 millions pour la période 2022-2029 à 594 millions. Jean-Marie Bernard a dressé un objectif de financement supplémentaire de 72 millions pour les mobilités, nécessaires selon lui pour « désenclaver le département » et rénover le réseau routier entre la sortie de l’autoroute et la jonction avec la Nationale 94 à Montgardin, qu’il dit être « dans un état qu’on ne peut plus accepter aujourd’hui ». Le Département contribuera aussi à hauteur de 25 millions d’euros à plusieurs chantiers menés par l’État ou la SNCF en vue des Jeux de 2030, parmi lesquels ont été citées la réalisation de la rocade de Gap, la traversée de la Roche-de-Rame et l’amélioration de la desserte ferroviaire de Briançon.

    Inquiétudes pour les routes gérées par l’État

    Plusieurs élus ont exprimé leurs inquiétudes quant aux lenteurs des chantiers sur la N94, gérée par l’État, en vue des JO. « On n’est pas là pour critiquer l’action de l’État ou des agences régionales, mais on s’aperçoit que quand le Département a la maîtrise d’ouvrages, on a tendance à aller beaucoup plus vite », a relevé Marcel Cannat, vice-président du Département des Hautes-Alpes en charge des routes. « Il y a quelques jours encore, une grue de 50 tonnes n’a pas pu passer le pont de Savines-le-Lac pour se rendre dans le nord du département. Comment on va faire avec les Jeux dans trois ans ? », a-t-il fait remarquer, mentionnant également les retards pris sur la réhabilitation de la nationale au carrefour de Montgardin et demandant au président Jean-Marie Bernard et à la députée des Hautes-Alpes Valérie Rossi, « d’insister au niveau national ». Jean-Marie Bernard a assuré avoir alerté les acteurs compétents et assuré que le carrefour mentionné « serait révisé dans les temps avant 2029 ».

    L’autre principal thème a été le suivi du plan d’action sur le logement lancé début 2025. Le manque de logement est un problème bien identifié sur le département où 40% des logements sont des résidences secondaires et 10% sont vacants. Aussi, la révision du plan pluriannuel consacre 2,1 millions d’euros supplémentaires pour aider les collectivités dans la rénovation des logements communaux.

  • Les Hautes-Alpes veulent investir plus pour les mobilités

    Les Hautes-Alpes veulent investir plus pour les mobilités

    Pour ce premier conseil depuis les dernières municipales, le président du Département, Jean-Marie Bernard, a commencé par féliciter « les maires élus sur le territoire, et, à travers eux, l’ensemble des équipes municipales qui sont désormais constituées », et en a profité pour saluer le départ de Renaud Muselier, « un ami et allié de la première heure pour les Hautes-Alpes ». Des mots suivis d’applaudissements pour les succès aux Jeux de Milan-Cortina des deux athlètes paralympiques haut-alpins, Aurélie Richard et Arthur Bauchet.

    Parmi les principales mesures, le conseil départemental a voté la révision du plan pluriannuel d’investissements, passant de 525 millions pour la période 2022-2029 à 594 millions. Jean-Marie Bernard a dressé un objectif de financement supplémentaire de 72 millions pour les mobilités, nécessaires selon lui pour « désenclaver le département » et rénover le réseau routier entre la sortie de l’autoroute et la jonction avec la Nationale 94 à Montgardin, qu’il dit être « dans un état qu’on ne peut plus accepter aujourd’hui ». Le Département contribuera aussi à hauteur de 25 millions d’euros à plusieurs chantiers menés par l’État ou la SNCF en vue des Jeux de 2030, parmi lesquels ont été citées la réalisation de la rocade de Gap, la traversée de la Roche-de-Rame et l’amélioration de la desserte ferroviaire de Briançon.

    Inquiétudes pour les routes gérées par l’État

    Plusieurs élus ont exprimé leurs inquiétudes quant aux lenteurs des chantiers sur la N94, gérée par l’État, en vue des JO. « On n’est pas là pour critiquer l’action de l’État ou des agences régionales, mais on s’aperçoit que quand le Département a la maîtrise d’ouvrages, on a tendance à aller beaucoup plus vite », a relevé Marcel Cannat, vice-président du Département des Hautes-Alpes en charge des routes. « Il y a quelques jours encore, une grue de 50 tonnes n’a pas pu passer le pont de Savines-le-Lac pour se rendre dans le nord du département. Comment on va faire avec les Jeux dans trois ans ? », a-t-il fait remarquer, mentionnant également les retards pris sur la réhabilitation de la nationale au carrefour de Montgardin et demandant au président Jean-Marie Bernard et à la députée des Hautes-Alpes Valérie Rossi, « d’insister au niveau national ». Jean-Marie Bernard a assuré avoir alerté les acteurs compétents et assuré que le carrefour mentionné « serait révisé dans les temps avant 2029 ».

    L’autre principal thème a été le suivi du plan d’action sur le logement lancé début 2025. Le manque de logement est un problème bien identifié sur le département où 40% des logements sont des résidences secondaires et 10% sont vacants. Aussi, la révision du plan pluriannuel consacre 2,1 millions d’euros supplémentaires pour aider les collectivités dans la rénovation des logements communaux.

  • La modernisation ferroviaire laisse des villages des Hautes-Alpes sur le quai

    La modernisation ferroviaire laisse des villages des Hautes-Alpes sur le quai

    « Le train passe ici tous les jours, mais il ne s’arrête pas ! Il suffirait juste d’un arrêt, même pas un guichet en gare, juste que le train s’arrête une minute trente et c’est bon ! » À La Bâtie-Neuve, devant l’ancienne gare aujourd’hui inutilisée, le train passe quotidiennement, sans faire escale. Au grand dam du maire, Joël Bonnafoux : « Nous alertons la Région depuis des années. Sur la commune, il y a des étudiants, des touristes… Beaucoup de monde qui voudrait prendre le train. »

    Une incompréhension d’autant plus forte que les travaux pour les Jeux olympiques d’hiver, en 2030, promettent une modernisation de la ligne, mais ces progrès laisseront sa commune à quai. « Quand j’ai demandé à la présidence de Région la création d’un arrêt dans le cadre des travaux pour les Jeux, on m’a répondu que non, on ne pourrait pas perdre deux minutes à s’arrêter à La Bâtie parce qu’il faut aller au plus vite de Marseille à Briançon ! J’ai trouvé ça un peu cavalier », s’indigne-t-il.

    À Savines-le-Lac, La Roche-des-Arnauds ou La Freissinousse, on voit aussi défiler les wagons, sans pouvoir monter dedans. La plupart des arrêts ont été supprimés durant les dernières décennies, faute de fréquentation. « Pourtant, la Région elle-même, depuis un an, ne cesse de se vanter d’une hausse de fréquentation de plus de 30% sur les Alpes », signale Nicole Tagand, présidente du collectif l’étoile ferroviaire de Veynes, qui milite pour le retour d’une meilleure offre de train dans le département. « Il n’y a déjà que trois allers-retours par jour, dans chaque sens, sur la ligne Briançon-Marseille. En plus de ça, les bus, qui pourraient améliorer l’offre, font le même trajet et partent aux mêmes heures. Cela fait des doublons inutiles ! », s’offusque-t-elle.

    Modernisation des voies

    Quant aux offres commerciales, la formule s’est dégradée. L’abonnement annuel qui permettait d’avoir des réductions de 50 à 75% a été supprimé en 2022, au profit d’une carte « zou malin », qui ne propose que 30% de rabais. « Si l’offre n’est pas à la hauteur, comment reprocher aux gens de prendre la voiture ? On ne leur donne pas la possibilité de faire autrement », dénonce Nicole Tagand.

    La Région et la SNCF assurent néanmoins que les travaux liés aux JO d’hiver 2030 permettront d’améliorer la situation. Le trajet Briançon-Marseille serait ramené à 3h40 d’un bout à l’autre une fois les travaux achevés, contre 4h40 actuellement, avec la mise en circulation de deux allers-retours quotidiens supplémentaires. Des progrès notables s’ils voient le jour, mais qui ne changent rien au problème des communes non desservies, comme La Bâtie-Neuve, puisqu’aucune réouverture d’arrêt n’est prévue. Quant à Chorges ou Veynes, où les guichets ont déjà vu leurs horaires drastiquement réduits, aucune amélioration n’est annoncée non plus.