Tag: JO2030

  • Jean Castex inaugure la relance du train dans les Hautes-Alpes

    Jean Castex inaugure la relance du train dans les Hautes-Alpes

    « Stop à la sinistrose, vous avez un beau projet entre les mains, et vous allez le mener à bien ! » Arrivé en TER à 14h à la gare de Briançon, l’ex-Premier ministre, Jean Castex, est venu avec sa bonhomie caractéristique et un discours mobilisateur à l’heure de lancer le plan Performances ferroviaires dans les Alpes du Sud. Aux côtés du président de Région Renaud Muselier, du maire de Briançon, Arnaud Murgia et du président du Département Jean-Marie Bernard, le nouveau directeur de la SNCF a d’abord inauguré le pôle multimodal de la gare de Briançon. Un aménagement urbain destiné à mieux connecter les mobilités autour de la gare et la rendre plus accessible.

    Ce chantier à 20 millions d’euros est l’un des volets du plus vaste plan de modernisation ferroviaire dans les Alpes du Sud. Il vise à préparer le territoire à l’accueil des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2030, tout en modernisant les infrastructures ferroviaires des Hautes‑Alpes, un besoin réclamé depuis plus d’une décennie. « Depuis que je me suis engagé en politique dans ce département, je n’ai eu de cesse que d’entendre, pour seule problématique, le mot désenclavement », a rappelé Arnaud Murgia. Or, c’est bien pour montrer que l’action a désormais pris le pas sur les discours que le PDG de la SNCF a détaillé les grandes lignes du plan de performance ferroviaire lors d’une présentation à la mairie de Briançon.

    Le projet, d’un montant total de 342 millions d’euros, prévoit le renouvellement de 159 km de voie sur la ligne Aix‑en‑Provence–Briançon, le remplacement de 53 aiguillages, la régénération de 108 ouvrages d’art, la réouverture de deux points de croisement, ainsi que la modernisation de la signalisation. Dans les Hautes-Alpes, 40 millions d’euros seront spécifiquement consacrés à la rénovation des gares.

    Concernant l’augmentation de l’offre de trains de nuit, dont la fréquentation est en hausse, Jean Castex a indiqué attendre d’ici la fin de l’année les résultats de l’appel d’offres lancé par l’État. Celui‑ci doit permettre de mettre à disposition de la SNCF de nouvelles locomotives bi‑modes, électriques et diesel, adaptées au réseau ferré alpin, non électrifié entre Veynes et Briançon.

    Dissiper les doutes

    Renaud Muselier a loué l’opportunité que constituent les JO pour le département, estimant que les investissements liés à l’événement permettront de ressusciter une ligne « qui aurait très certainement fermé ». « Si on n’avait pas eu les JO, on n’aurait pas pu avoir ces aménagements structurels profonds pour nos infrastructures ferroviaires, a affirmé le président de Région. Sans ça, on aurait eu que des circulations routières sur le département, qui aurait été encore plus enclavé. »

    La journée a également été l’occasion de répondre aux inquiétudes exprimées par les élus et les usagers. Alerté par Gérard Martinez, maire de Saint-Léger-les-Mélèzes, sur le manque d’effectifs dans certaines gares, Jean Castex a tenu à rappeler que la SNCF est « en phase de création nette d’emplois en 2025 et en 2026 ». Jérôme Rebourg, vice-président de la Fédération nationale des usagers des transports (Fnaut), a lui suggéré de rouvrir les 22 km reliant Digne et Saint-Auban afin de recréer l’ancienne ligne Alpazur, de Nice à Genève, fermée en 1989. « La priorité est de solidifier l’existant, investir pour maintenir et améliorer les lignes qui existent », a répondu Jean Castex, tout en se disant « ouvert » à l’idée d’étudier la réouverture d’anciennes lignes.

  • À Briançon, les associations d’usagers du rail pas convaincues

    À Briançon, les associations d’usagers du rail pas convaincues

    À Briançon ce mardi, Jean Castex présentera les grandes lignes du chantier à 367 M d’euros€ pensé pour préparer le territoire pour les JO d’hiver 2030, tout en régénérant des lignes vieillissantes.

    Le projet inclut le renouvellement de 120 km de voie ferrée, la rénovation de 85 ouvrages d’art et de six gares et la création d’un pôle multimodal en gare de Briançon, le tout avec la promesse d’un temps de trajet Briançon-Marseille, de 4h30 actuellement, réduit à 3h40.

    « La seule régénération de la voie laisse entier le problème de la signalisation. Les trains ne peuvent être plus rapides sans signalisation performante », questionne Bertrand Collignon, vice-président de l’association rail Dauphiné Savoie Léman. Il appelle à une automatisation et une réouverture de plusieurs points de croisement avec du personnel SNCF dédié, sans quoi le gain de temps promis lui paraît difficilement envisageable.

    Sylvain Liotard, président de l’association Mobilités Alpines déplore lui la non-réouverture de la ligne Digne-Saint Aubain, sans laquelle « le désenclavement réel des Alpes du Sud ne sera pas fait. »

    Les rénovations de gares verront aussi la mise en place d’ascenseurs et passerelles pour les personnes à mobilité réduite. Là encore, l’intention est insuffisante pour Catherine Duroc, représentante départementale d’Afp France Handicap. « Ce qui améliorerait vraiment les choses pour les personnes en situation de handicap ce serait de remettre une assistance en gare par du personnel », insiste-t-elle.

  • Le président de la SNCF Jean Castex en déplacement à la gare de Briançon

    Le président de la SNCF Jean Castex en déplacement à la gare de Briançon

    Sur le papier, ou plutôt sur les agendas, le président de la SNCF Jean Castex vient pour inaugurer le pôle multimodal de la gare de Briançon. Un chantier destiné à faciliter les transitions et la complémentarité entre les mobilités (voitures, train, bus, vélo…). En creux, il s’agit aussi de venir présenter un plan attendu depuis longtemps sur le territoire et sur lequel État, SNCF et Région Sud veulent montrer leurs efforts tant ils sont attendus : la modernisation des voies de chemin de fer dans les Hautes-Alpes. Avec la perspective des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver en 2030, l’État et la SNCF ont lancé le plan « Performance ferroviaire des Alpes du Sud » doté d’un budget de 367 millions d’euros. L’objectif est double : moderniser une ligne vieillissante décriée et préparer l’arrivée de Jeux qui nécessiteront une bien meilleure desserte ferroviaire. Le pôle d’échange multimodal de la gare de Briançon, dont les travaux doivent se dérouler jusqu’en 2029, fait partie de ce plan ambitieux. Les objectifs affichés sont majeurs : réduire le temps de trajet de la ligne Briançon-Marseille, d’environ 4h30 actuellement, à 3h40 et rénover près de 80 ouvrages d’art sur la ligne, le tout concernant 280 km de voie ferrée.

    Défendre un plan adapté

    aux enjeux locaux

    Toutefois, ce projet doit encore démontrer qu’il répond aux problématiques locales. En effet, ce n’est pas la durée du trajet qui est pointée en premier lieu par les usagers alpins de l’axe Briançon-Marseille. La rareté de l’offre pose d’abord des difficultés régulières avec seulement trois trains dans chaque sens par jour. Viennent ensuite l’inadéquation des horaires, avec un premier train partant de Briançon qui n’arrive qu’à 12h50 à Marseille, pour un dernier départ en sens retour à 17h40, et la petitesse de trains où il ne reste plus de place assise une fois passé Gap. Autant d’axes d’amélioration que pointent depuis plusieurs années les citoyens mobilisés sur le sujet, comme le collectif l’Étoile ferroviaire de Veynes. Lors de sa dernière réunion, ses membres ont affiché une préoccupation claire : que ce nouveau plan ne soit pas pensé uniquement pour le public et les athlètes des JO.

    Afin de répondre au mieux à ces attentes, la SNCF a ouvert une concertation publique accessible à tous les usagers, en ligne, par courrier ou téléphone jusqu’au 29 mai. Cette visite de Jean Castex devra donc prolonger ce travail en même temps qu’annoncer les chantiers à venir. Le projet est sur les rails, reste à faire monter à bord les principaux concernés : les habitants du territoire.

  • JO : le département des Alpes de Haute Provence promet des retombées économiques

    JO : le département des Alpes de Haute Provence promet des retombées économiques

    À l’approche des JO 2030, il faut que nous ayons ensemble un véritable discours positif et constructif en faveur des Jeux, parce que même si on nous reproche de ne pas être terre d’accueil, vous aurez des retombées », a promis la présidente du département, Eliane Barreille (LR), à l’ouverture des rencontres départementales de l’achat public, mardi. 115 entreprises y étaient présentes, selon elle. « Puisque nous n’avons pas de compétition, nous devons nous positionner comme des hôtes », a-t-elle martelé. La présidente s’est également réjouie des travaux réalisés sur la ligne des Alpes pour les JO. Eliane Barreille a d’ailleurs été désignée coprésidente du comité des territoires non-hôtes des JO.

    Des retombées grâce à l’hébergement touristique

    « On veut et on peut vous financer pour qu’il y ait des retombées économiques », a de son côté assuré la Région, représentée par Sandrine Scholly et Fleuriane Del Peloso de la direction des entreprises. La Région finance notamment la rénovation énergétique et l’emploi saisonnier pour l’hébergement touristique, ont-elles affirmé. La priorité est mise sur la vallée de l’Ubaye, frontalière des Hautes-Alpes. Selon la Région, les retombées économiques sont estimées à 3,6 milliards d’euros et à la création de 50 000 emplois sur l’ensemble du territoire.

    Chambre de l’agriculture, SDIS, DLVA (Durance Luberon Verdon Agglomération), Provence Alpes Agglomération, CCI… De nombreux acteurs locaux étaient présents pour ces troisièmes rencontres départementales de l’achat public, dont l’objectif est de faciliter les liens entre entreprises et collectivités pour mener à bien de nouveaux projets.

  • Les premiers chantiers lancés pour les JO 2030

    Les premiers chantiers lancés pour les JO 2030

    Douze mois après son lancement officiel, la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo) a convié, ce mercredi, la presse pour dresser un premier bilan et s’étendre sur les chantiers à venir. Quatre acteurs étaient présents, à l’Hôtel de Région, à Marseille pour détailler les principaux sujets. Fabrice Pannekoucke et Renaud Muselier, présidents des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Sud, étaient accompagnés du directeur général exécutif de la Solideo, Damien Robert, et du délégué interministériel aux Jeux Olympiques, Pierre-Antoine Molina.

    Ces quatre personnages clés de l’engrenage Alpes 2030 ont, dans un premier temps, détaillé le bilan de l’an 1 de la société de livraison. Renaud Muselier s’est félicité du lancement de la fusée : « La mission est engagée et les financements sécurisés. En un an, la Solideo est pleinement opérationnelle, avec 55 collaborateurs recrutés. Livrer les 40 ouvrages sera le cœur de notre réalisation. Ces ouvrages seront ensuite transformés en logements et équipements dans le cadre de l’héritage des Jeux. » Parmi les premiers travaux, nous retrouvons, pêle-mêle, les villages olympiques de Bozel, Nice, Briançon et Saint-Jean-de-Sixt, mais aussi la modernisation de la piste de bobsleigh de La Plagne et des tremplins du Praz, basés à Courchevel.

    Premier anniversaire

    Après avoir salué le travail des équipes de la Solideo, du Cojop et des partenaires institutionnels, Fabrice Pannekoucke a débuté une projection vers l’échéance de l’hiver 2030. L’ex-maire de Moûtiers (Savoie) a évoqué le besoin de s’inspirer de ce qui a été fait. « Pour nous, beaucoup de choses se sont passées en un an, dont les Jeux olympiques de Milan – Cortina d’Ampezzo. Nous avons été sur place, en observation et à l’écoute. Il y a une volonté de copier ce qui a marché et de cibler les carences pour les décortiquer et les améliorer », décrypte-t-il. L’homme de 50 ans évoqua également ses rencontres avec ses homologues de l’Utah, hôte des JO 2034, et de Suisse, où la candidature pour 2038 est encore embryonnaire. Le DG de la Solideo Damien Robert a précisé les prochaines étapes clés, pour être dans les temps. « 2025 était l’année de la conception, 2026 sera celle de la mise en œuvre des projets et de la phase des travaux, ainsi que des concertations et du lancement des marchés. » Justement, ces marchés représenteront 2 milliards d’euros et un fonds d’innovation a été créé lors du 6e conseil d’administration, ce mercredi. Le président de la région AURA ajoute : « Un tiers du marché sera dédié à des TPE et PME, contre 25% lors de Paris 2024. » Renaud Muselier a quant à lui assuré que des concertations publiques se tiendront dans les villages abritant les 40 ouvrages. Un calendrier est prêt pour les trois prochains mois, à propos de ce sujet qui a pu inquiéter les habitants de certaines localités. Le quatuor savait pertinemment qu’il ne pourrait pas éviter les questions sur les patinoires de Nice.

    Date limite début juin pour Nice

    Le hockey-sur-glace ne possède pas encore de domicile fixe. L’élection d’Éric Ciotti (UDR) dans la cité azuréenne a rebattu les cartes et l’édile fraîchement élu s’est opposé aux patinoires de l’Allianz Riviera. Ce dont nous pouvons être sûrs, c’est que le village olympique et le complexe omnisports olympique (COOL) ont été validés par la municipalité. Renaud Muselier a réaffirmé son souhait « de conserver la totalité des épreuves de glace à Nice ». D’autres options sont cependant à l’étude par le Cojop, avec des candidatures lyonnaise et parisienne sur la table. Une révision de la carte des sites a été lancée et l’hôte du hockey masculin devrait être connu début juin. Il devra l’être obligatoirement avant la 146e session du Comité International Olympique (CIO), les 24 et 25 juin.

    Jamais un pays n’a obtenu un laps de temps aussi court pour organiser des Jeux d’hiver (5 ans et demi), mais l’inquiétude n’est pas à l’ordre du jour.

  • L’Étoile ferroviaire pose ses propositions

    L’Étoile ferroviaire pose ses propositions

    Ce samedi 25 avril, la gare de Veynes-Dévoluy était animée, mais pas par des passagers. Le collectif l’Etoile ferroviaire de Veynes, qui plaide pour le retour d’une offre de train à hauteur des besoins locaux, y a réuni plusieurs dizaines de personnes, élus, militants et citoyens autour de quatre ateliers de réflexion. Les propositions seront transmises à la SNCF dans le cadre de sa concertation publique « Performance Ferroviaire des Alpes du Sud » lancée jusqu’au 29 mai.

    Un service pensé pour

    les besoins des habitants

    En premier lieu, les travaux de modernisation pour réduire le temps de trajet entre Marseille et Briançon de 4h30 à 3h40 en vue des JO 2030 ont été jugés louables mais insuffisants s’ils ne prennent pas en compte les besoins réels locaux. « Le train express, ce sera pour qui ? questionne Nicole Tagand, porte-parole du collectif. On comprend qu’il y a un enjeu pour aller de Marseille à Briançon pour les Jeux, mais dans la vraie vie, ce n’est pas ce qui correspond le plus aux besoins des gens. » Les personnes mobilisées ont réclamé des horaires adaptés à la vie des habitants. « On aimerait être à Briançon avant 9h, notamment pour les lycéens ou les jeunes en sport étude qui rentrent le week-end et qui pourraient repartir le lundi matin, explique Nicole Tagand. À l’inverse, le premier train partant de Briançon arrive à Marseille à 12h50 et repart à 16h40… Si on a un rendez-vous médical à passer, ça fait court. » Les participants ont aussi émis la volonté de remettre la gare de Veynes au cœur des correspondances entre Grenoble, Valence, Marseille et Briançon. « Il faut penser la cohérence globale du réseau, car l’ouverture à la concurrence dans trois ans amène le risque que chaque opérateur ne s’intéresse qu’à sa ligne », signale Nicole Tagand. Enfin, le collectif a de nouveau demandé le « retour de l’humain dans les gares », et notamment d’un guichet en gare de Veynes, supprimé en 2023.

  • Paris entre en piste pour le hockey en cas d’impasse à Nice

    Paris entre en piste pour le hockey en cas d’impasse à Nice

    Paris Entertainment Company, exploitant de l’Accor Arena et de l’Adidas Arena, société majoritairement détenue par la Ville de Paris, met en avant son expérience des grands événements sportifs et son implication dans Paris 2024. Cette initiative intervient dans un contexte d’incertitude autour du pôle de glace de Nice, fragilisé par l’arrivée du nouveau maire (UDR), Éric Ciotti, et son refus de certains aménagements prévus. Et trois semaines après la proposition du maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, d’accueillir des compétitions de glace au cas où Nice serait écartée des sites olympiques.

    Mais dans un communiqué jeudi soir, la Région Paca a indiqué que « les études menées démontrent la faisabilité technique du projet » dit « des Arboras », du nom du stade privilégié par Eric Ciotti pour accueillir le hockey masculin. « Il convient désormais de poursuivre le travail sur sa faisabilité calendaire et financière » avec une nouvelle réunion prévue lundi, poursuit la Région.

  • [Entretien] Joël Bonnafoux : « Les JO sont une opportunité, mais il ne faut pas faire n’importe quoi »

    [Entretien] Joël Bonnafoux : « Les JO sont une opportunité, mais il ne faut pas faire n’importe quoi »

    La Marseillaise : Vous avez été réélu pour la quatrième fois. Qu’avez-vous mis en place pour gagner cette confiance sur le long terme ?

    Joël Bonnafoux : Ça fait deux élections où je n’ai pas d’adversaire. Je suis élu à La Bâtie depuis 1983 ; j’ai d’abord été conseiller, puis adjoint, puis maire. Et ça fait trois mandats que je suis maire, j’attaque le quatrième. On a eu 55% de participation avec une seule liste. Il y a des endroits où, même avec plusieurs listes, ils n’ont pas 50%. On est satisfaits. En sachant que moi, sur La Bâtie, quand j’ai été élu la première fois, on était 800 habitants. À l’heure actuelle, on est 2 900. Pour ce qui est du cadre de vie de nos concitoyens depuis que je suis en place, j’ai obtenu qu’il y ait un collège à La Bâtie et l’agrandissement des écoles. On a fait aussi plusieurs équipements sportifs, la crèche, le centre de loisirs, la médiathèque et, dernièrement, la maison médicale avec la communauté de communes, dont je suis président aussi. Pour ce nouveau mandat, on réfléchit à repenser la mairie, où on est un peu à l’étroit maintenant. On va refaire le stade aussi, parce qu’on a un stade en stabilisé, en gravier ; on va en faire un en synthétique et refaire les deux courts de tennis qu’on avait supprimés aussi. Après, on va être sur la végétalisation dans le village ancien pour respirer un peu plus, végétaliser des places de parking dans le village et faire plus d’espaces verts.

    Plusieurs de vos pairs au département ont exprimé des inquiétudes quant à l’avancement des travaux liés aux JO à venir. Les partagez-vous ?

    J. B. : Du côté du département, il y a un axe majeur : c’est le rond-point qui va être aménagé à Montgardin. On est à la fois sur une nationale et une départementale. Mais c’est le département qui a la maîtrise d’œuvre, pas l’État. C’est un projet qui va être réalisé dans les deux ou trois ans. Pour ceux gérés par l’État, je vois que les mois avancent et qu’on n’a pas trop de décisions qui sont prises. Nous, le département, on agit quand c’est dans nos compétences, mais après, on se doit de tirer un peu l’oreille de l’État sur certains retards. Je pense à l’intervention de Michel Cannat, à la dernière séance du conseil, à propos du pont de Savines-le-Lac, qui ne supporte pas un certain tonnage, ce qui pose quand même problème en vue des chantiers à venir.

    Ces Jeux représentent un bel événement, mais ils suscitent aussi une certaine appréhension chez les élus chargés de les organiser ?

    J. B. : Je pense que les JO, c’est une opportunité, mais il ne faut pas faire n’importe quoi non plus. En sachant qu’il y a quand même bagarre avec les Alpes du Nord. On a obtenu quelque chose dans le Sud pour une fois, et les Alpes du Nord auraient bien voulu tout récupérer. Je ne sais pas du tout où on en est à l’heure actuelle au sujet de certaines décisions, ce qui va être fait par rapport à la patinoire à Nice. J’ai peur que tout soit remis en question et aille finalement sur Lyon. Et puis, à Nice, le changement de la municipalité ajoute de l’incertitude, sans compter les changements à venir à la Région aussi… Tout ça, c’est un peu inquiétant pour les prises de décision à venir, ça peut remettre des choses en question.

    Il y a aussi des craintes que les Jeux laissent d’importantes charges financières aux collectivités locales ?

    J. B. : Ça, il faut l’entendre aussi. Il ne faut pas qu’on fasse n’importe quoi non plus, c’est clair. Ce sont des financements d’État ; il y a une petite participation du Département, d’accord, mais il ne faut pas que ce soit le Département qui en subisse les conséquences, comme ça avait été le cas pour Grenoble après les Jeux de 1968. Après, quand ça amène des aménagements, comme à Montgardin, c’est bien aussi.

    Concernant les Jeux, vous faites partie des élus qui alertent sur le fait que, malgré la modernisation des voies ferrées, certaines communes ne bénéficieront pas du retour du train.

    J. B. : C’est difficile d’être entendu à ce niveau. Le train, on demandait simplement des arrêts, on ne demandait pas l’ouverture de la gare, qui est en piteux état. On voudrait l’acquérir, d’ailleurs, mais la SNCF ne souhaite pas vendre pour l’instant. Moi, j’ai les lycéens qui vont sur Embrun et qui prennent le train à Chorges le matin, donc je ne vois pas où est l’économie. C’est une compétence de la Région. Il y a six ans, on nous avait promis des trains pendulaires entre Embrun et Gap, mais il n’y a toujours rien. Il y a des promesses électorales… Mais celui qui a les données là-dessus, c’est le vice-président de Région chargé des transports.

    En tant qu’élu de longue date sur le territoire, comment avez-vous accueilli l’annonce de la candidature du président de Région, Renaud Muselier, aux élections sénatoriales ?

    J. B : J’ai trouvé cela regrettable, finalement. Parce que, pour moi, c’était quelqu’un de dialogue. Malgré le fait qu’on ne partageait pas toujours les mêmes opinions politiques, c’était quelqu’un qui était à l’écoute, abordable. Il y a le côté humain de la personne et ça, j’apprécie beaucoup. Je n’ai pas forcément les mêmes orientations politiques que lui, mais on pouvait passer outre et discuter.

  • JO-2030 : décision attendue en fin de semaine pour le pôle niçois

    JO-2030 : décision attendue en fin de semaine pour le pôle niçois

    « On est sur un fil, mais le fil est toujours tendu et on n’est pas tombés du fil. On a la semaine », a déclaré Renaud Muselier, lundi soir, à l’issue d’une réunion entre les différentes parties prenantes de l’organisation des Jeux olympiques d’hiver prévus pour se dérouler dans les Alpes françaises.

    Vendredi, le dossier semblait pourtant dans l’impasse, Renaud Muselier et Éric Ciotti, le nouveau maire de Nice, s’accusant mutuellement de tout bloquer.

    Nice doit théoriquement accueillir le patinage artistique, le hockey sur glace, le short-track et le curling ainsi qu’un village olympique et un centre des médias. De son côté, le Comité d’organisation (Cojop) a indiqué que « les parties prenantes ont convenu d’un commun accord de poursuivre l’examen technique des hypothèses en matière d’implantation et de financement permettant d’accueillir à Nice les épreuves de glace, dans le strict respect des enveloppes budgétaires. Une nouvelle réunion du groupe de travail se tiendra dans le courant de la semaine », selon un communiqué. « Je me réjouis de ces avancées positives », a déclaré Éric Ciotti à l’AFP.

    « Ligne rouge »

    « Tout est OK, sauf le hockey », a répété Renaud Muselier. Car pour Éric Ciotti, le projet de couvrir temporairement le stade de football de l’Allianz Riviera pour accueillir le tournoi de hockey, ce qui priverait l’OGC Nice de son stade pendant plusieurs mois, reste « une ligne rouge absolue ».

    « Tout le monde a un peu travaillé ce week-end et les options alternatives de M. Ciotti ont été présentées. M. Cadot a dit qu’il fallait les étudier et on a jusqu’à la fin de la semaine », a déclaré Renaud Muselier. Michel Cadot, ex-préfet d’Île-de-France et ancien délégué interministériel aux JO-2024, assure une mission « par intérim » au Cojop dans l’attente de la désignation d’un nouveau directeur général, après le départ en février de Cyril Linette suite à des « désaccords insurmontables » avec le président Edgar Grospiron.

    « Tout le monde veut Nice. Il y a un fort attachement au pôle niçois, qui avait beaucoup séduit le CIO », a aussi rappelé le président de la Région Paca, qui a ajouté qu’Éric Ciotti « a eu le président de la République à ce sujet ».

    Le Comité d’organisation a par ailleurs indiqué qu’un nouveau directeur général serait désigné le 11 mai. Selon Renaud Muselier, « il y a deux noms qui ressortent assez clairement ».

  • Le pôle glace de Nice des JO 2030 délocalisé ?

    Le pôle glace de Nice des JO 2030 délocalisé ?

    Nouveau coup de chaud pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030. Les discussions entre la Ville de Nice, la Région et les instances olympiques pataugent dans une soupe digne d’un bas de piste de fin de saison à Pra-Loup. Déjà plombé par les démissions et les retards, la possible délocalisation des épreuves de hockey, patinage, short-track et curling fait désordre.

    Depuis l’élection d’Éric Ciotti (UDR) à la mairie de Nice, les équilibres du projet ont été fragilisés. Si un cadre de travail commun a pu être posé lors d’une réunion technique le 1er avril, une seconde rencontre, organisée vendredi, a mis en lumière un blocage majeur autour l’Allianz Riviera, le stade de l’OGC Nice, dont le président, Jean-Pierre Rivère, figurait sur la liste de Ciotti.

    Présentation ce lundi

    Si la Région note que des convergences ont été trouvées sur le village olympique et le complexe omnisports de Nikaïa, la couverture et l’immobilisation pour trois mois minimum du stade, appelé à accueillir les épreuves de hockey, n’a pas obtenu l’accord de la nouvelle municipalité. L’alternative proposée entraînerait un surcoût de 45 millions, jugé incompatible avec la trajectoire budgétaire des Jeux et porteur d’un « risque majeur d’impasse procédurale et de dérive calendaire ».

    Face à cette impasse, un ultimatum a été fixé à ce lundi. Une présentation technique détaillée doit être soumise à l’ensemble des parties prenantes du comité d’organisation, avec l’objectif d’acter une décision. En filigrane, plane la menace d’une remise en cause pure et simple du pôle niçois. La ville de Lyon s’est déjà portée candidate.

    Initiateur de la candidature alpine, Renaud Muselier(Ren.) ne cache plus son inquiétude. « Après m’être battu pour garantir la parité des épreuves et des médailles avec nos partenaires du nord, je constate que les blocages actuels exposent directement le pôle niçois », alerte le président de la Région Sud, qui appelait vendredi à sortir du blocage.

    Il en va de la crédibilité d’un projet sommé de sortir de l’ornière politique, alors la carte définitive des sites est attendue pour fin juin par le Comité international olympique.