Tag: jeunesse

  • La Région Occitanie lance un plan pour soutenir les associations

    La Région Occitanie lance un plan pour soutenir les associations

    Avec près d’1,4 million de bénévoles, la vie associative pèse lourd dans le quotidien : aide alimentaire, sport, culture, solidarité, animation des villages et des quartiers… Un pilier, mais un pilier qui vacille. Moins de moyens, des besoins qui explosent, une fatigue des équipes, un engagement plus ponctuel : sur le terrain, beaucoup d’associations peinent à recruter et à fidéliser. C’est dans ce contexte que la Région Occitanie déploie « Occitanie bénévole », un dispositif présenté le 10 avril par les élus régionaux Pierre Lacaze et Rachida Lucazeau, aux côtés des Restos du Cœur.

    Relancer l’engagement

    La collectivité rappelle son effort financier et les 421 millions d’euros engagés depuis 2016 en soutien au monde associatif. Et depuis avril 2025, une expérimentation de mécénat de compétences, menée avec les Restos du Cœur, a commencé à tester d’autres formes d’appui que la subvention classique. Mais, reconnaît la Région, l’équation se complique : les contraintes financières s’accumulent et les profils des bénévoles évoluent. Autrement dit, il ne s’agit plus seulement d’aider les structures à tenir, mais aussi de redonner envie et de faciliter l’entrée dans l’engagement, notamment chez les jeunes.

    Première mesure phare : la création d’un portail numérique « Associations et Bénévoles », attendu dès juin. Objectif : centraliser les informations, cartographier les structures et surtout simplifier la mise en relation entre bénévoles et associations. Une réponse concrète à un problème souvent pointé : la difficulté à trouver, rapidement, une mission adaptée près de chez soi.

    La Région entend également travailler sur l’image du bénévolat. À travers le concours photo « Bénévoles, Cœur d’Occitanie », elle souhaite mettre en lumière des parcours inspirants. Dans chaque département, deux prix seront attribués, dont un dédié aux moins de 26 ans, signe d’une volonté claire de toucher la jeunesse. Car l’un des axes centraux du dispositif reste la mobilisation des nouvelles générations. Dès la rentrée 2026, un « défi solidaire » sera déployé dans les lycées et les Écoles de la 2e Chance. L’idée : créer une rencontre directe entre jeunes et associations, et favoriser un premier engagement concret. « S’engager, c’est agir pour les autres et pour son territoire », insiste Rachida Lucazeau, conseillère régionale déléguée à la vie associative. « Nous voulons donner à chacun les moyens de franchir le pas. »

    Point d’orgue de ce plan, un grand événement sera organisé le 4 décembre, à l’occasion de la Journée internationale du bénévolat, notamment à Toulouse et Montpellier. Il mettra à l’honneur les initiatives locales, avec la remise des prix du concours et la restitution du défi solidaire.

  • Mehdi Kessaci : la piste de l’erreur de cible étudiée

    Mehdi Kessaci : la piste de l’erreur de cible étudiée

    Le « crime d’intimidation » annoncé par le procureur puis le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, quelques jours après l’assassinat de Mehdi Kessaci le 13 novembre dernier, le petit frère d’Amine Kessaci, militant écologiste et désormais adjoint au maire de Marseille, n’en serait peut-être pas un…

    Inconnu de la police et de la justice, Mehdi, 20 ans a été abattu par un commando à moto alors devant la pharmacie du rond-point Claudie d’Arcy (4e). Un assassinat qui a provoqué une vague d’indignation dans tout le pays, alors que son demi-frère, Brahim, 22 ans, impliqué dans le narcotrafic, avait été retrouvé fin 2020 carbonisé dans le coffre d’une voiture.

    Le combat continue

    Selon Le Parisien, la piste de l’erreur sur la personne, les tueurs pensant s’en prendre directement à Amine, est désormais sérieusement étudiée. Même si elle demande encore à être vérifiée. Pendant plusieurs jours, des « petites mains », chargées de surveiller les déplacements d’Amine auraient suivi son frère.

    Fin mars, l’enquête avait connu un développement majeur, avec l’interpellation dans la région marseillaise et dans l’Hérault de dix individus, 8 hommes et 2 femmes. Six d’entre eux sont soupçonnés d’avoir fourni aux tueurs l’arme et le véhicule et également d’avoir aidé aux repérages des lieux. D’autres sont suspectés d’avoir détruit la moto indique par ailleurs Le Parisien.

    Mis sous protection depuis août 2025, Amine Kessaci, fondateur de Conscience et adjoint à la jeunesse, à la citoyenneté et à l’engagement, a promis de poursuivre la bataille contre le narcotrafic, dès le lendemain de son élection. Il devrait cette semaine réunir les services de prévention et de délinquance et réaffirme son intention de créer une association des maires qui luttent contre ce fléau au niveau européen, a-t-il indiqué à La Provence. Conscience poursuit aussi son objectif, certains de ses représentants se sont rendus le 20 mars, à Turin, pour participer, aux côtés de familles italiennes frappées par les mafias, à une rencontre européenne dans le cadre d’un programme Erasmus soutenu par la Commission européenne.

  • Le job saisonnier, un revenu indispensable pour les jeunes des Hautes-Alpes

    Le job saisonnier, un revenu indispensable pour les jeunes des Hautes-Alpes

    Ce jeudi, une quarantaine de stands d’entreprises locales jalonnent la salle du Quattro de Gap. Et, parmi les candidats, CV en main, beaucoup ne sont pas majeurs. Aussi, lorsqu’une candidate de 18 ans se présente devant le syndicat de l’hôtellerie et restauration des Hautes-Alpes, sa directrice, Véronique Gauchat, taquine : « 18 ans ? Vous êtes vieille ! » Depuis plusieurs années en effet, elle observe que les candidats se font plus jeunes. « Il y a de plus en plus d’adolescents curieux de découvrir le monde professionnel et d’être plus indépendants, explique-t-elle. D’autre part, les temps sont durs et les parents ne peuvent plus autant aider, alors ils doivent être autonomes par eux-mêmes. »

    Anticiper l’année universitaire

    Parmi les lycéens, la majorité souhaite allier une première expérience valorisante à un revenu qui permet d’envisager plus sereinement la prochaine étape, les études. « Un peu stressée » par cette première rencontre avec le marché de l’emploi, Manon, 16 ans, en 1ère générale à Gap, prépare déjà l’avenir. « Pour mes études, il me faudra partir dans une grande ville, il n’y a pas grand-chose à Gap. Alors si je peux commencer à mettre de côté… »

    Pour les étudiants, le salaire de l’été est crucial pour assurer les dépenses à venir, et surtout le loyer. Laura, 20 ans, de Gap, vient de se réorienter et entamera une formation en bijouterie à Marseille à la rentrée. « J’ai été deux ans à Aix en licence et même en vivant en Crous et en ayant la bourse, la vie y était très chère, explique-t-elle. Même si, à Marseille, c’est un peu plus abordable, il me faudra mettre de côté pour payer mon logement. » D’autant que les loyers augmentent, et même en Crous, où ils ont grimpé de 6% en moyenne en France depuis deux ans. Une hausse, que Paloma, 21 ans, étudiante en psychologie à Aix, venue chercher un job pour soutenir ses études, a ressentie. « Mon 9m2 me coûtait 248 euros l’an passé, il coûte désormais 275 euros par mois », explique-t-elle. Une augmentation qui peut sembler marginale, mais qui est à mettre en perspective avec un coût de la vie étudiante qui aurait augmenté de 4,12% entre 2024 et 2025 et de 32% depuis 2017, selon l’Unef. Autre difficulté, concilier emploi saisonnier et volonté de profiter de l’été, un peu, quand même. « Si possible, j’aimerais éviter le service en restauration, c’est très speed, tu as rarement tes soirées de libre, et les horaires peuvent changer d’un jour sur l’autre… », expose-t-elle.

    En fin d’études, le passage par un emploi saisonnier peut aussi sécuriser le moment de transition vers un travail qui correspond au diplôme obtenu. « Je ne suis pas forcément venue chercher un emploi en lien avec mes études, explique Lolita, 24 ans, qui vient d’achever un master en communication à Lyon. Pour elle, un salaire d’été permettrait d’anticiper plus sereinement une installation dans une grande ville où elle a plus de chances de trouver un emploi pérenne. « Et puis, ça me fait aussi une pause dans mes journées passées sur internet à chercher un travail en lien avec ma formation… ce qui est assez anxiogène », admet-elle. Le secteur saisonnier permet aussi de rester actif tout en mettant de côté, et il demeure l’un des rares secteurs où l’embauche est dynamique, alors que 21,5% des actifs de 15 à 24 ans sont en recherche d’un emploi selon l’Insee.

  • [Entretien] Secours Populaire du Gard : « Ces jeunes peuvent vivre un moment unique »

    [Entretien] Secours Populaire du Gard : « Ces jeunes peuvent vivre un moment unique »

    La Marseillaise : C’est quoi le projet « Famille de Vacances » ?

    Luisa Benbouzid : Le projet Famille de Vacances, c’est un projet de mise en relation de familles ou de particuliers partout en France avec des enfants issus de milieux modestes qui n’ont pas la chance de pouvoir partir en vacances. Ces familles sont issues de tous horizons et parfois ont même déjà des enfants. Par exemple, en 2025, on a eu une famille qui avait déjà 3 enfants qui a accepté de recevoir un enfant du Secours populaire et qui revient encore cette année. En 2025, dans le Gard, nous avons réussi à loger 7 enfants dans 7 familles différentes. Pour 2026, on espère pouvoir en faire autant, voire peut-être même plus. Actuellement, on recherche des familles jusqu’au 8 avril pour finaliser les candidatures et pouvoir entrer en contact avec elles. Cette année, les deux créneaux de dates d’accueil des enfants par les familles sont du 15 au 29 juillet et du 29 juillet au 12 août.

    Qu’est-ce que ça représente ces vacances pour ces enfants ?

    L.B. : L’initiative Famille de Vacances, c’est une réelle échappatoire pour de nombreux jeunes dans le besoin. Une partie de ces enfants n’a jamais vraiment voyagé ou eu l’occasion de partir de chez eux. Pour certains, ils n’ont connu que les barres d’immeubles des grandes villes d’Île-de-France et ne connaissent pas la campagne ou d’autres espaces en France, c’est un dépaysement pour eux. Nous, on le ressent chaque année, à la fin du voyage, on récupère des enfants avec le sourire qui ont pu, grâce à ces familles, avoir un véritable moment de pause dans leur quotidien.

    Ça veut dire quoi devenir une famille d’accueil pour le Secours Populaire ?

    L.B. : Devenir famille d’accueil pour le Secours Populaire, ça veut avant tout dire être ouvert sur les autres. C’est pouvoir partager un moment d’échange unique avec des enfants issus de milieux populaires. Nous, dans le Gard, on reçoit surtout des enfants en provenance d’Île-de-France. Ces jeunes, grâce aux familles accompagnées par le Secours Populaire, peuvent vivre un moment unique et souvent intergénérationnel.

    Propos recueillis par Thomas Bonnel

  • [Grève dans l’éducation nationale] En Vaucluse, plus de 40 fermetures de classes prévues malgré la fronde

    [Grève dans l’éducation nationale] En Vaucluse, plus de 40 fermetures de classes prévues malgré la fronde

    Les dix représentants syndicaux (quatre de FO, quatre de la FSU et deux de l’Unsa) ont voté contre la nouvelle carte scolaire du premier degré proposée par la direction académique de Vaucluse lors du Comité social d’administration (CSA) qui s’est tenu ce jeudi 2 avril, à Avignon.

    « Il y a plus de 40 fermetures confirmées pour l’instant pour entre 18 et 20 ouvertures et aucun poste de remplaçant. Ça va être très compliqué », regrette Olivier Montel, secrétaire départemental Unsa Éducation, à la sortie du rendez-vous, après plus de trois heures de réunion. Il met notamment en avant des « situations complexes avec des fermetures dans de petites écoles rurales ».

    Manifestation de mamans

    Tanguy Langlet, secrétaire départemental du syndicat Snudi 84-FO, abonde : « On a été assez choqués, car le directeur avait dit qu’il n’allait pas revenir sur les fermetures. Au final, il est revenu sur trois situations, mais c’est largement insuffisant. On voit de larges baisses d’effectifs de partout. Cela découle d’un budget de guerre qui laisse de côté l’éducation. »

    Une nouvelle réunion s’est tenue le soir même en préfecture, cette fois en présence de représentants de l’État et des différentes municipalités concernées. Un autre rendez-vous entre syndicats et direction académique autour de la carte scolaire devrait avoir lieu dans les prochaines semaines.

    Dès 9h ce jeudi, un peu moins d’une centaine de personnes s’étaient rassemblées devant la direction académique de Vaucluse pour s’insurger contre les fermetures ou réclamer des ouvertures de classes. Les parents d’élèves, majoritairement des mamans, ont fait entendre leur voix avec des chants en soutien à plusieurs écoles du secteur, comme Saint-Roch ou Mistral à Avignon, ou encore Jean-Moulin à Saint-Saturnin. « On vit très mal cette situation. 30 élèves par classe, ce n’est pas possible, surtout en maternelle où ils apprennent les bases », regrette Samia Mohammed, mère d’une élève en petite section maternelle, à Saint-Roch. « Il y a une deuxième fermeture en deux ans chez nous. On est dans un quartier où la maîtrise du langage est compliquée, donc ces suppressions pénalisent les enfants. On aimerait être en REP+, mais ce n’est pas accepté », abonde une maîtresse de l’établissement. « On a rencontré un représentant de la mairie, lundi, et il a dit qu’il allait voir le directeur académique. Monsieur le maire, où êtes-vous et où sont vos promesses ? », lance une parent d’élève.

    Sur place, les élus d’opposition Mathilde Louvain (LFI) et Oukacha Rtili (LFI) étaient présents. « L’école est le premier service public. En tant qu’élus, il faut être dans le rapport de force contre les fermetures », lance l’ex-tête de liste des Insoumis aux municipales. « Le point essentiel, c’est de former la jeunesse pour avoir de nouvelles générations d’ingénieurs. Mais on augmente dans le même temps le budget pour la guerre », ajoute Oukacha Rtili.

    Un nouveau rassemblement est déjà évoqué par FO pour le mercredi 8 avril à 14h30 devant la préfecture de Vaucluse.

  • Un mois d’animations et de rencontres pour renforcer le vivre-ensemble à Aix

    Un mois d’animations et de rencontres pour renforcer le vivre-ensemble à Aix

    Une classe de primaire vient tout juste d’entrer dans le centre social de l’Horloge, installé dans le quartier du Jas de Bouffan et se dirige vers l’une des salles où sont exposés plusieurs kakémonos : le « Livre géant de la laïcité », exposition animée par des bénévoles de l’Observatoire pour la laïcité en Provence (Olpa).

    Depuis ce lundi 23 mars, le centre social organise sa troisième édition du Mois des Possibles, axé sur ce même thème. Un mois jalonné de différentes rencontres et activités à la fois ouvertes aux scolaires et aux adhérents du centre. L’événement se veut « transversal ». Parmi les grands rendez-vous, une séance de cinéma intergénérationnelle, ce mercredi 25 mars (dès 14h30), une grande journée de vide-greniers et une buvette « d’autofinancement pour les jeunes », le samedi 4 avril (dès 9h30) et un ciné-club le vendredi 17 avril (dès 14h30).

    « Dans le contexte national et encore plus précisément du quartier ou l’on est situé, venir parler de laïcité nous paraissait très pertinent », contextualise Laëtitia Olivero, coordinatrice jeunesse. Les personnels, sont d’abord passés par la case formation donnée par l’Olpa. « Qui nous a permis de comprendre que la laïcité était abordée comme un empêchement à quelque chose, alors qu’elle est surtout un outil de vivre-ensemble, dans le respect des uns et des autres, explique Géraldine Dewilde, directrice du centre social. Nous n’allions pas faire une programmation avec uniquement le prisme de la laïcité, qui est une porte d’entrée. »

    Le centre social, « un équipement de proximité dont la vocation est de permettre et de faciliter le lien social au sens large », souligne Géraldine Dewilde, se propose comme lieu neutre, à l’instar du cercle familial ou scolaire, pour aborder ces sujets-là. « On vient offrir un espace d’échange et de débat qui ne peut pas avoir lieu ailleurs, précise Laëtitia Olivero.Cela permet de faire passer des idées, permet aux participants de s’écouter. Sur cette question de l’ouverture, de la laïcité – qui est un outil d’émancipation, d’ouverture, le choix de ce que l’on croit ou non – avoir un endroit où l’on a le droit de dire ce que l’on pense et le droit d’entendre quelqu’un qui pense différemment, a du sens. »

    Un espace « plus ouvert, ou l’on porte des valeurs qui, on le croit, doivent apporter plus de facilité à faire société », complète Géraldine Dewilde.

    Informations à retrouver sur le site du centre social.

  • Gaby Charroux rassemble et barre la route au RN

    Gaby Charroux rassemble et barre la route au RN

    « Martigues la républicaine a résisté ! », s’exclame Gaby Charroux, dimanche soir à l’hôtel de ville de Martigues, juste avant de partager sa victoire avec ses soutiens venus nombreux. Le maire (PCF) sortant a récolté 44,14% des suffrages au second tour, loin devant le député RN Emmanuel Fouquart (35%) et Jean-Luc Di Maria (20,81%).

    Fraîchement réélu, l’élu communiste n’a cessé de marteler, face à la presse, que cette victoire est avant tout un moment avec « beaucoup d’affection, d’amour et d’enthousiasme », se livrant à de nombreuses accolades et embrassades, avant d’ajouter qu’il s’agit aussi d’une « étape », avant « le travail qui commence maintenant pour porter ensemble notre projet avec la population ».

    Gaby Charroux considère que « Martigues a résisté à la haine, au rejet de l’autre, est restée fidèle à ses valeurs », estimant que « la politique n’est pas promettre, ni jouer sur les peurs ou flatter les plus bas instincts, mais c’est bâtir un projet de société ». Et d’insister : « La politique n’est pas seulement gagner une élection, mais agir concrètement pour que chacun vive mieux (…). Nous respecterons toutes les promesses que nous avons faites. Ce n’est pas un jeu, cela demande de la rigueur et de la compétence. C’est une vision que l’on a et que les Martégaux partagent. »

    Soulagement du monde associatif

    De nombreux acteurs de la vie locale étaient présents, notamment dans le monde associatif. « Nous sommes rassurés pour les gens que l’on aide car nous savons que le soutien de la Ville sera pérennisé », se réjouit Jeanine Incorvaïa, du Secours populaire. Même sentiment pour Francis Fournier, du comité de vigilance postale : « Nous avons gagné deux combats : celui pour la Poste et celui pour la Ville. » Cette dernière les a soutenus dans leur combat pour la Poste de Ferrières.

    Un « grand ouf de soulagement » aussi pour Catherine Lecoq, comédienne et syndicaliste CGT. « C’est un bon signal pour le monde de la culture, nous allons pouvoir continuer à créer du lien, à faire en sorte que les humains se parlent, se reconnaissent, voire s’aiment », développe-t-elle, parlant aussi de « liberté artistique et de parole, d’émancipation, d’ouverture d’esprit » sauvegardés.

    Un autre travail qui commence

    La culture, mais aussi le sport. Clémence Calvin, athlète martégale et championne de demi-fond, estime que « toute l’énergie de Martigues ne pouvait pas se convertir autrement qu’en renouvelant sa confiance à Gaby Charroux ». « Sa réélection préserve le sport et l’inclusion universelle par le sport dans toute la ville, grâce au soutien du secteur social, qui est un vivier de sportifs. C’est la culture sport qui infuse par là », développe l’athlète.

    Cette réélection est, pour beaucoup, une étape avant un autre travail à mener, comme le disait le maire. « En même temps, nous sommes rassurés et inquiets de la progression de l’extrême droite », nuance Daniel Bretonnès, secrétaire général de l’Union locale CGT de Martigues. Un sentiment partagé par Pierre Dharréville, de la direction nationale du PCF, réélu au conseil municipal : « Nous savons qu’il y a beaucoup de travail devant nous », même si « la volonté de poursuivre les politiques de solidarité s’est exprimée ».

    Un nouveau mandat s’ouvre sous le signe du renouvellement avec une nouvelle place accordée à la jeunesse. « C’est parti pour Martigues nouvelle génération ! » se réjouit Najla Er Rachdi, jeune martégale membre de la « team coco », de jeunes militants ayant accompagné le maire dans sa campagne. « Je suis très contente du résultat après tant d’efforts, c’est une bouffée d’air pour Martigues avec tous ces nouveaux projets pour les jeunes », lance-t-elle.

    Gaby Charroux l’assure : « Le projet que nous avons présenté va être mis en application, avec une équipe renouvelée. »

    Le conseil municipal d’installation est programmé vendredi 27 mars, à 17h30.

  • « Sport et partage » rassemble les enfants pour sa journée solidaire

    « Sport et partage » rassemble les enfants pour sa journée solidaire

    Le sport, c’est avant tout du partage. 150 enfants, issus des quartiers prioritaires de la ville, ont participé mercredi au complexe sportif de Fontainieu, dans le 14e arrondissement de Marseille, à la deuxième édition de la journée sportive solidaire, portée par l’association Sport et partage. « Le but de cette journée, c’est vraiment de faire découvrir des sports à des enfants. La plupart découvrent plein de sports qu’ils n’ont jamais pu pratiquer, comme le tennis, le beach-volley, le skateboard. Il faut leur donner envie de bouger, d’être dehors et de s’amuser. C’est surtout aussi de promouvoir le sport plaisir et le sport comme du jeu, pour pouvoir donner envie à un maximum de jeunes de faire une activité sportive », souligne Marie Wattel, présidente de l’organisation. Originaire de Lille, la quadruple champion d’Europe de natation a porté durant cinq saisons les couleurs du CNM, avant de s’exporter l’année passée aux États-Unis.

    Cela ne l’empêche pas de rester présente pour la jeunesse phocéenne, au travers de la structure qu’elle a créée en 2024, durant l’année olympique aux Jeux de Paris. « J’avais à cœur de partager ma passion, de faire aussi quelque chose d’autre que juste nager », raconte-t-elle en se tournant vers Sylvaine Jannez, directrice de la section Bouches-du-Rhône de l’Union sportive de l’enseignement du premier degré (USEP 13), partenaire de l’événement. Cette fédération travaille régulièrement avec les écoles, les comités sportifs et les centres sociaux du quartier. « Le sport permet aux enfants de pouvoir partager un moment de convivialité », estime la déléguée départementale, qui s’est activée durant la pause déjeuner avec ses équipes pour confectionner les kits sportifs. Chaque enfant s’est vu remettre un sac à dos, une gourde, un t-shirt et du matériel sportif, allant de ballons de football à des raquettes de tennis-de-table. « On doit beaucoup à Marie [Wattel], qui a récupéré tous les kits auprès de ses sponsors. Elle a vraiment fait un gros travail », ajoute Sylvaine, pour qui ce genre d’initiatives doit être davantage encouragé.

    « C’est quoi le skeleton ? »

    Les activités ont débuté à 9h30 sous un soleil aussi rayonnant que les sourires des animateurs. « Je tiens beaucoup à ces journées-là et j’espère qu’il y en aura de plus en plus parce que ça permet à ces enfants-là de découvrir du sport, d’apprendre sur le sport et puis surtout de se sortir de leur quotidien qui est, pour certains, pas toujours joyeux », appuie Hugo, engagé dans un service civique auprès du Comité départemental olympique et sportif des Bouches-du-Rhône (CDOS 13). « Ça montre que le sport, ce n’est pas comme certains peuvent le penser, ce n’est pas que de l’argent et du business. C’est avant tout la joie des enfants qui profitent, qui se rassemblent et qui brisent les barrières », poursuit l’animateur en charge d’un « memory », un jeu de mémoire, pour découvrir et connaître les différents sports représentés lors des récents Jeux olympiques et paralympiques d’hiver.

    Si la quasi-intégralité d’entre eux n’ont jamais pratiqué l’une de ces disciplines, les enfants ont facilement reconnu le ski et le hockey sur glace. Mais pour les autres, en revanche, ils ont fait chou blanc. « C’est quoi le skeleton ? », demande Adam du haut de ses neuf ans. « On dirait du toboggan dans la neige », lance Najat, assise juste à côté de lui, sans se douter qu’elle n’était pas si loin de la bonne réponse. « Il faut que les activités soient ludiques, sinon ils décrochent assez vite », constate Hugo, conscient que les plus petits sont obnubilés par les ballons. L’apparition du vent en début d’après-midi a contrecarré certains plans, mais le but principal a été atteint : tous les enfants sont repartis avec le sourire.

  • Le Printemps de Béziers pour un autre avenir

    Le Printemps de Béziers pour un autre avenir

    Béziers tournera-t-elle la page de l’ère Ménard ? Concurrencé sur sa droite par le député RN Julien Gabarron, l’édile d’extrême droite essayera de garder son fauteuil de premier magistrat pour s’offrir un troisième mandat. C’est la première fois que le parti de Marine Le Pen présente un candidat issu de ses rangs face au maire girouette, soutenu par les Républicains au niveau national.

    Mais la gauche ne l’entend pas de cette oreille. « Le Printemps de Béziers », liste d’union de la gauche et des écologistes portée par Thierry Antoine, conseiller d’opposition les Écologistes, veut mettre Robert Ménard en échec, forte de ses propositions sociales et écologistes. Dans une ville où 36% des Biterrois vivent sous le seuil de pauvreté, l’urgence de sortir de la précarité est une des priorités pour le mouvement de gauche. « Nos priorités ne seront pas de faire un colosse de Rhodes, de lancer un gigantesque chantier Béziers antique [des projets pharaoniques souhaités et subventionnés par Robert Ménard, Ndlr] ou de mettre tout dans la communication. Il y aura une réorientation des budgets municipaux vers la vie quotidienne des Biterrois, Béziers est touchée de plein fouet par la pauvreté », souligne Thierry Antoine.

    Surtout, le Printemps de Béziers veut voir sur le long terme. En ce sens, ce dernier a fait du projet Orbiana, pierre angulaire de son programme. « La bataille pour le climat est perdue à court terme. Mais nous devons nous saisir de cette opportunité afin de faire de Béziers la vitrine d’une ville adaptée au changement climatique », poursuit Thierry Antoine. Sur 150 hectares, c’est tout un quartier qui devrait sortir de terres avec des parcs, des entreprises spécialisées dans l’hydrogène, à l’adaptation de la viticulture. « Une partie sera réservée à de l’habitat pour répondre aux problèmes de logement. Beaucoup d’habitations ne sont plus adaptées : l’été, sous les toits, la température peut atteindre 50°C », fait valoir Thierry Antoine.

    Une jeunesse précarisée

    Le logement est également un levier pour faire baisser la précarité sur lequel l’autre liste de gauche emmenée par l’Insoumis David Ocard. « Le logement est la première dépense pour les foyers les plus précaires donc nous voulons une action qui défende un droit au logement digne à des prix abordables. Si cela doit passer par de la réquisition de logements vacants -une possibilité offerte par la loi- nous le ferons », soutient cet enseignant. Aussi, le candidat ambitionne de faire passer en régie publique plusieurs services comme l’eau, le transport ou encore une régie agricole qui fournirait les cantines scolaires afin de faire baisser la facture des usagers et de créer de l’emploi. « Si nous mettons des services en régie publique, il y aura plus d’argent à distribuer car ce serait la fin des dividendes versés à des actionnaires privés », note David Ocard. Ce dernier entend également expérimenter le territoire zéro chômeurs longue durée afin de favoriser l’emploi.

    Remunicipaliser est également au programme du dernier candidat en lice, Thierry Mathieu (SE), conseiller régional de la majorité de Carole Delga mais non soutenue par cette dernière ni par le PS. Ce dernier a par ailleurs déposé plainte contre l’édile pour diffamation et injure publiques. En effet, Thierry Mathieu prévoit de remunicipaliser les Halles de Béziers -privatisées par Robert Ménard- afin de faire baisser les loyers des étaliers, une mesure s’inscrivant dans une démarche plus globale de renforcer les commerces biterrois. Un autre enjeu de cette élection biterroise est à n’en pas douter -et lié à la précarité- l’avenir de la jeunesse. En effet, plus de la moitié des enfants de moins de 11 ans vivent sous le seuil de pauvreté. « Nous accompagnerons les enfants et leur permettre d’avoir accès à des activités culturelles et sportives. Concernant la réussite scolaire, un certain nombre d’associations ont vu leurs subventions baisser. Il faut arriver à les remettre en course », observe David Ocard. Un accompagnement du périscolaire que l’on retrouve également au Printemps de Béziers. « Il faut assurer le service minimum en réalisant la gratuité du soutien scolaire et du périscolaire, des fournitures scolaires, la gratuité de la cantine pour les deux premières tranches d’imposition », soutient Thierry Antoine.

    Assez pour convaincre les électeurs et chasser l’extrême droite de la cité de Riquet ?

  • L’Union pour Arles veut remettre les habitants au cœur des décisions

    L’Union pour Arles veut remettre les habitants au cœur des décisions

    Trop plein dans la salle. Les chaises passent de main en main pour se poser là où il reste de la place. Ce jeudi 12 mars, la liste d’union de la gauche (hors LFI et les Écologistes) de Nicolas Koukas (PCF) est rassembleuse pour son dernier meeting avant le premier tour.

    Le processus citoyen de l’Appel d’Arles, qui a mené à l’Union pour Arles, a su fédérer. L’une de ses instigatrices qui figure sur la liste, Lucile Venet-Leduc, rappelle : « On avait pour but de rassembler toutes les gauches d’Arles comme le Nouveau front populaire lors des législatives de 2024. » Après avoir récolté plus de 500 signatures, le collectif s’est réuni régulièrement « pour travailler sur différents thèmes sous forme d’ateliers ». Le projet politique qui en émane a convaincu neuf partis politiques, qui soutiennent une liste composée de 80% de femmes et d’hommes issus de la société civile.

    Cette méthode a aussi remporté l’adhésion de déçus de Patrick de Carolis (Horizons), à l’instar de Sophie Aspord, son ancienne adjointe déléguée à l’urbanisme, qui explique avoir « choisi l’union plutôt que les arrangements (…) la loyauté plutôt que les trahisons », à travers la candidature de Nicolas Koukas.

    Concertation

    et contribution

    Car « l’autocratie » du maire sortant a laissé des stigmates. Richard Vidal, ancien ingénieur dans l’industrie chimique et pharmaceutique qui deviendra premier adjoint en cas de victoire de l’Union pour Arles, dit s’être « engagé parce que je vois ma ville se dégrader d’année en année : un urbanisme sans direction, chaotique, une voirie déplorable, des caniveaux qui débordent lors d’événements pluvieux, une propreté qui laisse à désirer et surtout ni concertation ni proximité avec la municipalité alors que ce lien est indispensable au bon fonctionnement d’une Ville ».

    Son colistier, Mehdi Herouali, abonde : « De nombreux Arlésiens ont l’impression de ne plus être écoutés et associés aux décisions qui concernent leur quotidien. (…) Une commune ne peut avancer que si ceux qui la représentent restent proches des habitants. » C’est la méthode que promet d’adopter l’équipe de l’Union pour Arles. « Je refuse cette démocratie froide, distante, technocratique », affirme Nicolas Koukas. Concrètement, le candidat souhaite créer une direction municipale dédiée à la démocratie contributive, mettre en place des budgets participatifs dans chaque quartier et chaque village, organiser des conseils municipaux délocalisés, mettre en place le référendum d’initiative citoyenne ou encore créer un observatoire citoyen pour évaluer les engagements municipaux.

    À vingt ans, Maissa Ayad, la benjamine de la liste, assure qu’une frange de la population se sent particulièrement « délaissée » : « Les jeunes. » « On leur a promis des choses qui n’ont jamais vu le jour, poursuit-elle. La jeunesse mérite qu’on lui mette à disposition tous les moyens pour réussir. » Parmi les mesures proposées : la mise en place de Maisons des jeunesses, ouvertes en soirée pour l’étude, la création artistique, les débats et l’accompagnement de projets ; le développement de nouvelles filières supérieures, de formations Bafa gratuites ou encore l’instauration d’une aide au permis de conduire selon les critères sociaux.

    « Une équipe soudée »

    La proximité que porte l’Union pour Arles passe aussi par l’existence de services publics « partout, avec des mairies annexes utiles ». La liste veut renforcer les moyens alloués aux centres sociaux « qui ont beaucoup souffert », mais aussi accroître de la présence humaine « avec des médiateurs et des maisons communes » pour assurer la tranquillité du quotidien.

    Pour assurer la pérennité de ce projet municipal et « avoir une équipe fidèle, soudée, rassemblée », les colistiers ont signé une charte d’engagement. Nicolas Koukas l’annonce : « Cette liste du premier tour, qui s’est construite après tant d’échanges, sera la même que celle du second tour. Parce que lorsqu’on entraîne une équipe on ne la change pas. »