Tag: jeunes

  • La préfète de police lance des assises de la prévention

    La préfète de police lance des assises de la prévention

    « La lutte contre les stupéfiants ne fonctionne que si on a deux jambes, le répressif et la prévention » pose la préfète de police déléguée, Corinne Simon, à la veille du lancement d’assises sur le sujet. « Il se passe plein de choses mais chacun fait ça dans son silo », poursuit-elle. L’idée : « mettre en place un plan départemental de lutte contre l’entrée des jeunes dans la délinquance et le trafic de stupéfiants » en favorisant « l’échange d’informations avec les acteurs qui se trouvent autour de l’enfant, pour anticiper et agir ».

    « On a besoin d’avoir des signaux faibles » détaille la préfète, « un jeune qui a un taux d’absentéisme à l’école, ne va plus à son club de sport, change de copains, en rupture avec ses parents… Tout ça mis bout à bout, ce sont des alertes ». Pas de « grand raout » mais du « pratico-pratique », promet-elle avec une première réunion pour faire « un état des lieux ». Les objectifs seront définis « ensemble ».

    Autour de la table ce vendredi 6 février, 25 coordinateurs des CLSPD (Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance), obligatoire pour toutes les villes de plus de 5 000 habitants, soit 51 dans le département, des représentants de l’Éducation nationale, de la PJJ, de la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), les trois procureurs de la zone, le responsable du centre loisirs jeunes de la police nationale 13 (CLJ), des délégués du préfet pour la politique de la Ville. Dans le cadre d’un appel à projets de la Mildeca, « Limits », deux communes des Bouches-du-Rhône sur les 30 retenues en France, viendront aussi partager leur expérience. Pas d’élus pour cause de municipales, ni d’associations, en période de subventions.

    Une cellule d’appui

    Quand on objecte que ces assises arrivent bien tard, au regard des appels à l’aide des acteurs de terrain, la réponse tombe. « On n’a pas attendu pour faire des actions » balance Jean-Christophe Roux, chef du bureau de la prévention de la délinquance, à la manœuvre avec Pierre Gilardeau, directeur de cabinet adjoint de la préfète. « Chaque année, au Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation, je présente ce que l’on fait avec le CLJ. On est passé de modules de lutte contre l’addiction à un module basé sur la notion de dette [qui fait que] le jeune ne peut plus sortir du réseau, basé aussi sur l’expérience des jeunes ciblés sur des collèges », précise-t-il.

    En « lien avec la Mildeca », précise Pierre Gilardeau, la préfète et son équipe réfléchissent aussi à la création d’une cellule administrative départementale « qui pourrait apporter un appui au travail fait par les communes qui a peut-être ses limites » explique Jean-Christophe Roux, à l’image de la Cepraf, cellule de prévention de la radicalisation et d’accompagnement des familles. Prochaine étape avec une seconde réunion à l’été.

  • Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    « Ils sont à l’image de Martigues, je suis fier de cette équipe renouvelée à 50% » reconnaît le maire de Martigues et candidat Gaby Charroux (PCF) au sortir de son meeting de présentation de liste et du projet de mandat à la salle du grès, ce jeudi soir.

    De nombreux nouveaux profils ont été présentés pour intégrer cette « équipe de rassemblement citoyen, populaire et de gauche fidèle à ses valeurs de justice sociale, d’égalité, de fraternité et de solidarité », selon Gaby Charroux, qui en est la tête de liste. L’accent a été mis sur les thématiques handicap et santé, notamment par André Amoros (SE), retraité de la fonction publique. « Le handicap ne doit jamais être une barrière. Il nous tient particulièrement à cœur d’être une ville inclusive qui accompagne tout le monde », affirme-t-il. Son colistier Marc Beltran (PCF), ancien proviseur du lycée Langevin, le confirme : « Merci d’avoir eu l’audace de mettre un handicapé sur la liste » lance-t-il, car devenu aveugle à cause d’une maladie. « L’inclusion, en parler c’est bien, mettre en pratique c’est mieux », juge-t-il.

    Un centre d’initiation culturelle comme les CIS

    Marc Beltran n’est pas figurant. Ce dernier affirme vouloir « encourager le développement de formations diplômantes pour que les jeunes fassent leurs études dans notre ville », comme dans le cinéma et l’industrie, au-delà de l’ouverture des deux formations de l’IUT Aix-Marseille à la rentrée. Car « l’école est un pilier de l’émancipation », selon le retraité.

    La culture aussi, dans les yeux de la photographe et candidate Caroline Malatrait. « L’art est dangereux car il instruit, dénonce et pousse à penser par soi-même, au travers d’un film qui fait réfléchir ou d’un livre qui aide à comprendre le monde », estime l’artiste. « Nous pensons que la culture n’est pas un luxe réservé à ceux qui ont un compte bancaire, c’est un droit à l’émancipation », et c’est dans ce sens que la candidate indique que « nous faisons un choix pour ce mandat de créer un Centre d’initiation à la culture, sur le modèle des CIS du sport, pour éloigner les barrières sociales de la culture et que nos enfants y trouvent la force de construire leur avenir ».

    Culture et sport font un, dans le cas du Site Picasso. L’athlète Samir Dahmani est dans l’équipe pour « rendre à Martigues ce qu’elle m’a donné » et pour créer « un pôle intergénérationnel à Picasso, passerelle inclusive unique pour le sport la culture et la santé ». Dans l’idée aussi, comme le disait sa colistière Laetitia Barthé, de « lutter contre l’isolement », dans ce cas « en renforçant les accueils des clubs resto et en développant des résidences seniors pour que nos idées gardent l’autonomie et le lien social ».

    Dignité du cadre de vie

    Une grande attention est donnée au cadre de vie. C’est le combat de Gwladys Saucerotte, journaliste, parlant du logement comme de « la première brique de la dignité ». « On n’accepte pas que des familles vivent dans des logements dégradés. On sait taper du poing sur la table et on s’en privera pas », tance la candidate. Dans la lancée, Césaire Bureau du Colombier (PS), cadre de CMA CGM, veut « créer une brigade de sécurité au centre-ville » ainsi que « des lieux refuges pour les femmes victimes de violences ».

    Gaby Charroux, « loin des slogans », inscrit ces propositions dans le cadre « des rencontres et ateliers dans les quartiers » qui ont eu lieu depuis plusieurs mois, affirmant les avoir « écrits avec les Martégaux et non dans un bureau ».

    Et invite au prochain meeting qui se déroulera le 12 mars à 18h à la salle du Grès.

  • Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    « Ils sont à l’image de Martigues, je suis fier de cette équipe renouvelée à 50% » reconnaît le maire de Martigues et candidat Gaby Charroux (PCF) au sortir de son meeting de présentation de liste et du projet de mandat à la salle du grès, ce jeudi soir.

    De nombreux nouveaux profils ont été présentés pour intégrer cette « équipe de rassemblement citoyen, populaire et de gauche fidèle à ses valeurs de justice sociale, d’égalité, de fraternité et de solidarité », selon Gaby Charroux, qui en est la tête de liste. L’accent a été mis sur les thématiques handicap et santé, notamment par André Amoros (SE), retraité de la fonction publique. « Le handicap ne doit jamais être une barrière. Il nous tient particulièrement à cœur d’être une ville inclusive qui accompagne tout le monde », affirme-t-il. Son colistier Marc Beltran (PCF), ancien proviseur du lycée Langevin, le confirme : « Merci d’avoir eu l’audace de mettre un handicapé sur la liste » lance-t-il, car devenu aveugle à cause d’une maladie. « L’inclusion, en parler c’est bien, mettre en pratique c’est mieux », juge-t-il.

    Un centre d’initiation culturelle comme les CIS

    Marc Beltran n’est pas figurant. Ce dernier affirme vouloir « encourager le développement de formations diplômantes pour que les jeunes fassent leurs études dans notre ville », comme dans le cinéma et l’industrie, au-delà de l’ouverture des deux formations de l’IUT Aix-Marseille à la rentrée. Car « l’école est un pilier de l’émancipation », selon le retraité.

    La culture aussi, dans les yeux de la photographe et candidate Caroline Malatrait. « L’art est dangereux car il instruit, dénonce et pousse à penser par soi-même, au travers d’un film qui fait réfléchir ou d’un livre qui aide à comprendre le monde », estime l’artiste. « Nous pensons que la culture n’est pas un luxe réservé à ceux qui ont un compte bancaire, c’est un droit à l’émancipation », et c’est dans ce sens que la candidate indique que « nous faisons un choix pour ce mandat de créer un Centre d’initiation à la culture, sur le modèle des CIS du sport, pour éloigner les barrières sociales de la culture et que nos enfants y trouvent la force de construire leur avenir ».

    Culture et sport font un, dans le cas du Site Picasso. L’athlète Samir Dahmani est dans l’équipe pour « rendre à Martigues ce qu’elle m’a donné » et pour créer « un pôle intergénérationnel à Picasso, passerelle inclusive unique pour le sport la culture et la santé ». Dans l’idée aussi, comme le disait sa colistière Laetitia Barthé, de « lutter contre l’isolement », dans ce cas « en renforçant les accueils des clubs resto et en développant des résidences seniors pour que nos idées gardent l’autonomie et le lien social ».

    Dignité du cadre de vie

    Une grande attention est donnée au cadre de vie. C’est le combat de Gwladys Saucerotte, journaliste, parlant du logement comme de « la première brique de la dignité ». « On n’accepte pas que des familles vivent dans des logements dégradés. On sait taper du poing sur la table et on s’en privera pas », tance la candidate. Dans la lancée, Césaire Bureau du Colombier (PS), cadre de CMA CGM, veut « créer une brigade de sécurité au centre-ville » ainsi que « des lieux refuges pour les femmes victimes de violences ».

    Gaby Charroux, « loin des slogans », inscrit ces propositions dans le cadre « des rencontres et ateliers dans les quartiers » qui ont eu lieu depuis plusieurs mois, affirmant les avoir « écrits avec les Martégaux et non dans un bureau ».

    Et invite au prochain meeting qui se déroulera le 12 mars à 18h à la salle du Grès.

  • [Entretien] Éric Berton : « C’est le rôle de l’université de redonner le goût du vote »

    [Entretien] Éric Berton : « C’est le rôle de l’université de redonner le goût du vote »

    « Droit au but mais aussi droit de vote. » « Dégun le fera à ta place. » « Pour savoir si t’es inscrit sur les listes, c’est tarpin simple. En vrai. » Lancée en novembre, la campagne d’AMU se veut percutante. Où elle endosse un rôle dont on peut se demander s’il relève d’une université. Explications.

    La Marseillaise : Pourquoi avoir lancé cette démarche qui est a priori une première en France ?

    Éric Berton : Aix-Marseille Université (AMU) considère que sa mission ne s’arrête pas aux portes des amphithéâtres. AMU est, et a toujours été, une université socialement engagée. Nous avons fait le choix de lancer une grande campagne de sensibilisation sur l’importance du vote tout en proposant des outils concrets pour accompagner les étudiants dans leurs démarches d’inscription sur les listes électorales.

    Nous estimons que c’est précisément le rôle de l’université de redonner le goût du vote à nos étudiants et de les replacer, ainsi que leurs problématiques, au sein du débat démocratique. L’université est un lieu de savoirs et d’émancipation, elle a également vocation à construire les citoyens de demain. En sensibilisant les étudiants aux fondamentaux de notre démocratie, elle est pleinement dans son rôle.

    La temporalité de cette campagne est très simple : l’échelon municipal est le plus concret, celui qui régit le quotidien. Il nous a semblé naturel de lancer cette campagne à l’aune de cette échéance électorale, parce que cette élection est déterminante pour la jeunesse et donc pour les étudiants d’Aix-Marseille Université. C’est une fierté pour notre université que de mener ce combat pour la démocratie.

    Comment s’articule la campagne ?

    E.B. : Elle a commencé à l’automne, à travers une grande campagne d’affichage, accompagnée d’un site internet explicatif des enjeux liés aux municipales et des démarches pour s’inscrire sur les listes. Nous avons par la suite lancé une grande enquête auprès des étudiants, conjointement avec la Fondation Jean Jaurès et l’Ifop, afin de mieux comprendre leurs engagements, leurs valeurs, et leurs attentes en matière de politiques publiques municipales. Les résultats de cette enquête seront rendus publics dans les prochains jours et feront l’objet d’un affichage sur nos campus et sur les abribus dans nos villes d’Aix et de Marseille.

    Sur la partie sondage Ifop/Fondation Jean Jaurès, ne craignez-vous pas d’être taxé de « parti pris » dans la mesure où cette fondation a été créée par un ancien Premier ministre socialiste ?

    E.B. : Pour garantir l’indépendance de l’enquête, nous avons confié sa réalisation à l’Ifop, institut de référence en études d’opinion, en partenariat avec la Fondation Jean Jaurès, think tank reconnu pour son expertise sur les enjeux de jeunesse. Deux entités reconnues pour le sérieux de leur travail, la rigueur de leurs méthodes et la qualité de leurs enquêtes.

    Sur les débats organisés à partir du 11 février avec les candidats aux municipales, cela va-t-il se faire avec toutes les têtes de liste ? Y compris le RN ? Si oui pourquoi ?

    E.B. : Les invitations à l’attention des candidats ont été envoyées et nous attendons de connaître leur réponse pour communiquer sur le dispositif et le format définitif de ce temps d’échange.

    Avez-vous déjà tiré des enseignements de cette campagne ?

    E.B. : Cette campagne est extrêmement utile, à la fois pour informer les jeunes sur leurs droits et leurs devoirs civiques, évidemment, mais aussi pour mieux comprendre leurs attentes et leurs aspirations.

    Nous avons voulu cette enquête pour que les candidats ne puissent plus ignorer l’état réel de notre jeunesse et qu’ils puissent formuler des propositions en phase avec les besoins exprimés. Nous avions des intuitions sur l’engagement de notre jeunesse. Les premiers résultats dépassent certaines de nos attentes, d’autres risqueront de bousculer un peu certaines idées reçues et des représentations parfois caricaturales. Et c’est tant mieux ! Objectiver, chercher, oser, se dépasser, telle est ma vision de l’université, au service de nos jeunesses.

    Repères

    Des jeunes plus engagés au niveau associatif

    Environ 42% des étudiants d’AMU (Aix-Marseille universités) seraient engagés dans des associations universitaires. Un chiffre à mettre en regard des 72% d’abstention relevés chez les jeunes de 18 à 34 ans, lors des précédentes élections municipales en 2020 selon une estimation de l’institut de sondage Ipsos-Sopra Steria. Un chiffre à replacer aussi dans un contexte d’épidémie de Covid.

    Faire de la jeunesse une priorité au niveau local

    C’est ce que demande dans une longue note publiée en novembre, le conseil d’orientation des politiques de jeunesse, une commission administrative consultative placée auprès du Premier ministre. Parmi les propositions, améliorer le rapport avec la police, garantir l’accès à la culture ou aux sports…

    35%

    des 18-24 ans se disaient intéressés par les municipales en 2020 selon une étude de l’Observatoire du Comportement Électoral des Jeunes, menée par l’Anacej (association nationale citoyenneté enfance jeunesse).

    16

    ans et pouvoir voter… Un droit qui s’inscrit dans la Convention internationale des droits de l’enfant, pour participer à la vie démocratique de leur pays rappelle l’Unicef, pour qui « les jeunes ont une voix ! » Et d’exhorter les pouvoirs publics à abaisser l’âge du vote à 16 ans pour les municipales.

  • Un concours d’éloquence pour que les jeunes apprennent à se faire confiance

    Un concours d’éloquence pour que les jeunes apprennent à se faire confiance

    « Est-ce que le vote des jeunes est pris en compte ? » « Est-ce plus difficile d’être un jeune aujourd’hui qu’avant ? » Autant de questions sur lesquelles une centaine de 13-18 ans, venus des centres sociaux de Miramas, Istres, Marseille, Vitrolles ou Aix, avaient cinq minutes pour réfléchir avant d’argumenter devant un hémicycle. Pour sa 6e édition, le « Lab’oratoire », concours d’éloquence des centres sociaux organisé par le Réseau Jeunesse de l’Union des centres sociaux des Bouches-du-Rhône (UCS 13) a investi ce samedi 31 janvier l’hôtel du Département. L’idée : « donner aux jeunes des atouts mais aussi et surtout les faire se rencontrer et échanger » explique Pascale Baliand, chargée de mission à l’UCS 13. S’il s’agit là d’une compétition, elle se déroule en équipe, tient-elle à ajouter, car c’est aussi le travail en collectif que l’Union veut promouvoir.

    Où l’on découvre des jeunes engagés, solidaires, plein d’idées… Loin des clichés. « Cela sort du discours ambiant sur la jeunesse, surtout celle des quartiers, ça fait du bien », se félicite Joseph Richard-Cochet, délégué départemental de l’UCS 13. Tout le monde a un peu préparé avec l’aide de l’association Eloquentia et le Garage Comedy Club de Marseille dans le cadre d’ateliers.

    Un espace d’expression

    Entre deux phases éliminatoires, on retrouve des ados venus du centre social de la Martine (15e) avec leur coordinateur du service jeunesse, Kader Allem. « C’est difficile de s’exprimer quand on fait partie du sujet » explique Chemsy, 16 ans qui préfère « porter un regard extérieur » pour trouver ses arguments, pas plus effrayée que ça de prendre la parole face à un public. « Elle est à l’aise, plus que moi, alors je trouve les sujets et je les lui donne », raconte sa copine Maïssa. À leurs côtés, Nasser a de l’expérience, lui qui participe pour la deuxième fois à l’événement. « J’ai progressé, dans la posture aussi et on nous donne de bons conseils », estime le jeune homme. Quand Sofia y trouve elle aussi de l’intérêt car « on a le grand oral au bac coefficient 14 », précise-t-elle.

    Pour Kader, le concours leur permet « de se faire confiance en leur donnant les espaces pour s’exprimer et leur montrer qu’ils sont capables ». Il y a aussi le regard des parents, comme Echata et Laetitia, venues soutenir leurs filles, Sana et Melyna, du centre social la Garde (13e). « On les découvre, alors qu’elles sont plutôt timides » commente la première, « nous, on n’a pas eu la chance d’avoir une formation comme ça, c’est super pour leur avenir », ajoute la seconde.

    Beaucoup repartiront avec un trophée, ravis. « Être ados hier c’était chercher sa voie, aujourd’hui c’est de la faire entendre », résume un membre du jury.

  • [Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Un inattendu doublé aixois qui restera dans les annales

    [Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Un inattendu doublé aixois qui restera dans les annales

    Le petit village gaulois a résisté aux envahisseurs. Comme dans les histoires de Goscinny et d’Uderzo, l’Amicale Vélo Club Aix – Dole, seule équipe continentale fédérale du peloton, est parvenue à se faire une place dans la cour des grands, dimanche, en remportant deux prix importants au Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise. Celui du coureur le plus combatif, en la personne du jeune britannique Joseph Brookes (21 ans), et celui du meilleur grimpeur, décerné à Jack Brough (22 ans), également originaire d’Outre-Manche. « On est une petite équipe, entre guillemets, par rapport au peloton du jour, avec des moyens financiers largement inférieurs. Et on réalise un hold-up avec deux garçons extraordinaires qui ont animé la course du début jusqu’à la fin. Et c’est largement mérité », martèle Jean-Daniel Beurnier, président de l’AVC Aix – Dole, aux anges après les prestations de ses jeunes poulains, chaleureusement félicités à l’arrivée par de grands coureurs internationaux.

    Joe et Jack, les frères Dalton

    Ces deux maillots glanés dans cette première manche de la Coupe de France démontrent la qualité de formation du club aixois. « C’était une bonne opportunité pour nous de montrer ce dont on est capables », souligne Jack Brough, qui s’est déjà fait remarquer la saison passée en terminant deuxième du Tour des Deux-Sèvres. « Il fallait juste être patient, attendre le bon timing pour faire un effort maximum », poursuit celui qui termine à la 91e place au classement général, à un peu plus de quatre minutes du leader. Son coéquipier et compatriote Joseph Brookes, dit « Joe », sont arrivés au même moment. « C’était notre première course professionnelle de la saison. Je pense que nous avons fait un très bon travail qui prouve que nous pouvons courir à ce niveau », estime le lauréat de la Roue d’Or-GP Festa del Perdono en septembre dernier. « On n’a pas peur d’être agressifs et de courir à l’avant, de ralentir la cadence quand il le fallait et d’être là-haut avec les professionnels », ajoute Brookes, très fier de lui.

  • Les jeunes communistes marseillais à bloc contre le RN

    Les jeunes communistes marseillais à bloc contre le RN

    « La jeunesse communiste est prête à organiser la riposte contre la droite et le fascisme représenté par Franck Alisio et sa liste du RN », affirme Romane Massip lors des vœux des jeunesses communistes (JC), samedi soir, à Marseille.

    Devant les jeunes militants réunis dans le local du PCF du 3e arrondissement, la secrétaire départementale du Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF 13), candidate du Printemps marseillais aux élections municipales dans les 1er et 7e arrondissements, inscrit l’organisation dans « le soutien à la liste d’union des forces de gauche qu’est le Printemps marseillais, aux côtés du Parti communiste ». Une liste conduite par le maire sortant Benoît Payan (DVG).

    Romane Massip cite, parmi les actions de la majorité sortante en faveur de la jeunesse, le « soutien aux associations de solidarité, des repas offerts au Crous, l’accès aux soins ainsi que l’accès gratuit à la culture et au sport ». Elle considère que c’est « dans cette alliance que se tiennent les espoirs des jeunesses », aux côtés des jeunes socialistes, écologistes, de Place Publique et de Génération.s.

    « Une vision de classe »

    La jeune dirigeante n’est pas la seule candidate issue du mouvement de jeunesse. Chloé Aurin, doctorante marseillaise en astronomie, est également candidate dans le 11e pour la même liste. « C’est un acte militant, mais je ne serai probablement pas élue, confie-t-elle. Les élections font partie du travail politique, mais le militantisme n’existe pas uniquement pendant les élections ». La militante précise toutefois : « Je me bats pour une politique de gauche, les questions de jeunesse sont à traiter, mais non prioritaires sur l’ensemble de la population. »

    Les sujets sont nombreux. Pour Arthur Patou, militant JC et PCF à Aix, « il y a besoin de logements adaptés pour les jeunes, étudiants, diplômés comme travailleurs ». Il cite en exemple « la préemption des logements du centre-ville à Jouques, , destinée à les rénover et à les proposer à loyer modéré aux jeunes », dans un contexte de « turnover majeur prétexte à la mauvaise qualité » du secteur. Comme sa camarade doctorante, Arthur Pacou « porte une vision de classe pour la jeunesse » qu’il estime exclusive à son mouvement.

    Comme mesure phare, Romane Massip défend aussi « une mutuelle municipale orientée vers la jeunesse et les étudiants, l’offre privée étant inaccessible, car trop chère ». Elle conclut : « Le Printemps marseillais est une solution d’avenir. »

  • Espaces « no kids » dans les trains : « Mauvaise idée ! »

    Espaces « no kids » dans les trains : « Mauvaise idée ! »

    La plupart du temps, les plus petits voyagent avec leur mère. Donc c’est encore sur les mères que cela retombe », déplore Anne-Marie Skora, présidente de l’association des usagers de la SNCF dans le Gard et dans les départements limitrophes.

    Depuis le 8 janvier, la SNCF a lancé deux nouvelles classes (Optimum et Optimum Plus) interdites à la réservation pour les enfants de moins de 12 ans. Circulant au départ de Paris, elles se destinent à une clientèle professionnelle à qui la SNCF promet une tranquillité… optimale. Mais depuis quelques jours, cette offre est sous le feu des critiques. Comme de nombreuses associations, celle qui regroupe les usagers du Gard a accueilli la nouvelle avec scepticisme. « Cela crée de la discrimination. Pourquoi vouloir faire des espaces réservés à certaines personnes et en exclure d’autres ? Je pense que c’est l’inverse de ce qu’il faut faire. Dans les trains, les gens se mélangent, et ceux qui sont gênés s’éloignent  », poursuit Anne-Marie Skora, qui juge cette proposition « extravagante  ». « Ces classes ouvrent la porte à tout et à n’importe quoi. Quelle sera la prochaine étape ?  », questionne encore la présidente.

    Si l’UFC-Que-Choisir n’a pas encore officiellement pris la parole, le responsable de l’antenne de Montpellier partage la critique générale. « Si la SNCF offre un service personnalisé à certains types de passagers qui veulent de la tranquillité, qu’elle offre aussi un service personnalisé aux jeunes enfants ! », propose Claude Gaubert. « Des solutions de ce type existent dans d’autres pays… Je pense que la SNCF, trop obnubilée par son chiffre d’affaires, aurait dû réfléchir autrement.  »

    Cette offre s’inscrit dans la tendance plus large du « No kids », qui voit de plus en plus d’espaces et de restaurants interdits aux enfants. Un mouvement qui suggère que le confort des adultes passe forcément par l’absence d’enfant, et que la haute-commissaire à l’Enfance Sarah El Haïri a jugé « choquant » lors d’une intervention sur BFM…

    Via son compte X, la directrice des offres TGV de la SNCF a tenté de relativiser en précisant que ces offres ne représentent « que 8% des trains qui voyagent du lundi au vendredi  ». Mais pas sûr que ça suffise à convaincre l’opinion publique. Question de philosophie sans doute…

  • Le carnaval de tous les records se prépare collectivement à Martigues

    Le carnaval de tous les records se prépare collectivement à Martigues

    Il s’annonce comme le carnaval de tous les records. L’extraordinaire carnaval de Martigues, prévu samedi 7 février, est l’objet de tous les superlatifs depuis l’inauguration – pour le moins loufoque – de son quartier général, fin décembre (voir notre édition du 20/12).

    La devanture de l’espace Simone-Veil donne le ton : « Pas fini, déjà un record », « records imaginaires acceptés » sont inscrits au correcteur blanc sur les vitres, tandis que le logo d’une célèbre marque de pastis a été détourné en « Record ». Le lien avec le carnaval ? La participation populaire à un délire collectif. « L’idée est de ne pas être juste spectateur. Le principe du carnaval est de créer de l’interaction entre les participants, que tout le monde puisse contribuer », explique Santillane Sabouret, à l’organisation et en charge de l’accueil du QG du carnaval, ce mercredi.

    Tout est prévu pour cela. À l’entrée, des formulaires « cerfo » permettent de consigner par écrit les idées de records les plus folles. Un pan de mur leur est dédié, avec en exemple le « vlan la godasse » consistant à établir le record du plus long lancer de chaussure dans un filet de pêche.

    Ce côté absurde assumé attire justement les curieuses. Virginie, sa compagne et leurs trois filles passent la porte du QG, ce mercredi après midi. « Ce sont les inscriptions comiques et le bon accueil, la semaine dernière, qui nous ont fait revenir », confie-t-elle. Les trois écolières sont accueillies par Adrika Badjoudj, experte de la machine à coudre, le temps de réaliser quelques cocardes en feutre.

    Préparation participative

    Elles n’ont jamais participé au carnaval, ni à sa préparation. Mais « ça donne envie » assure la mère des jeunes filles. Adrika Badjoudj, habituée du carnaval depuis 25 ans, guide ces dernières, tout comme le reste du public, pour « aider à réaliser des chapeaux, des masques et des lunettes décorées ».

    Une autre équipe s’affaire cet après-midi. De l’autre côté du local, une structure en bois sur chariot reçoit une parure de roseau des mains de bénévoles de l’association Afrosafari. Juste à côté, un portant est chargé de costumes colorés réalisés avec la costumière de la compagnie Camélopard, partenaire de la Ville.

    Suzanne Belba est de la partie. Elle explique qu’« au carnaval, ces tenues sont faites pour délirer. Mais il y a une histoire derrière ». « Notre message est que nous voulons abolir l’excision. Ces costumes sont portés par les filles quand elles sont excisées, pour faire honneur à leurs parents. Mais on n’a pas besoin d’être excisée pour mettre ça », revendique la bénévole. C’est d’ailleurs pour cette raison que la structure sur chariot porte le record de « la case la plus militante », comme l’indique Mauve, membre de l’organisation.

    Il est encore possible de créer son costume et de préparer son carnaval avant le jour J, le 7 février. Le QG du carnaval accueille le public le lundi, mardi et mercredi de 10h à 13h puis de 14h à 18h, et les vendredis de 11h à 20h, en présence de la compagnie Camélopard.

  • À la Paternelle, l’association Schebba veut l’apaisement

    À la Paternelle, l’association Schebba veut l’apaisement

    « Cela fait 24 ans que nous sommes ici à la Paternelle, on y fait un travail de fond, sur la citoyenneté, nous souhaitons trouver une solution. » Danielle Sautet Vitiello, vice-présidente de l’association Schebba, a tenu à revenir sur la situation concernant le local qu’elle partage avec Jeunes Renaissance à l’entrée de la cité (lire notre édition de ce mercredi). Sa présidente Fadela Hadjadji, dénonçant des difficultés à poursuivre ses animations auprès des habitants faute d’accès à l’électricité notamment.

    Relations tendues

    Si Danielle Sautet Vitiello confirme la volonté de Schebba de quitter les lieux, elle précise avoir revu sa position à la demande de ses adhérentes qui souhaitaient que l’association reste, et avoir tenté de négocier avec le propriétaire du local, le bailleur de la Ville, Marseille Habitat. Mais la « résiliation du bail était actée ».

    Elle évoque des relations tendues avec Fadela. En cause, selon elle, le non-paiement de charges dues dans le cadre de la convention liant les deux structures. Raison pour laquelle Schebba a refusé que le bail passe au nom de Jeunes Renaissance quand Marseille Habitat lui a proposé.

    Assurant être toujours dans une démarche constructive, Danielle Sautet Vitiello se dit à la disposition du bailleur. En attendant, Schebba pourrait réclamer les sommes qu’elle estime dues par Jeunes Renaissance, au prorata du taux d’occupation du local et sur une durée de 3 ans… À noter que, dans le cadre de la rénovation de la cité, le local en question pourrait être déplacé, a expliqué la présidente de Marseille Habitat, Audrey Gatian, se disant néanmoins « confiante » pour trouver une issue.