Tag: jeunes

  • À Aix, un ciné-débat proposé sur le thème des addictions

    À Aix, un ciné-débat proposé sur le thème des addictions

    Le projet s’est construit durant les vacances de février. Pendant cette période, six adolescents âgés de 15 à 18 ans ont participé à trente-cinq heures d’ateliers, au cours desquels est né, sous leur entière direction, un projet audiovisuel alternant micros-trottoirs et diverses productions. Le travail a été réalisé dans le cadre d’une Action citoyenne bénévole (ACB).

    « Ce sont eux qui ont choisi le thème, relate Marie-Julie Peltier, directrice adjointe de l’association Anonymal. Il y a quatre addictions qui ont été choisies pour construire le projet : la puff, le jeu vidéo, les paris sportifs et le narcotrafic, qui n’est pas une addiction en soi, mais une ouverture sera faite sur ce sujet. »

    Valoriser un travail

    Sous la forme d’un plateau débat interactif avec le public « mêlant diffusion des productions réalisées par les jeunes et échanges avec le public », le groupe restituera son travail ce mercredi après-midi, dès 15h30, en salle Méziane du centre social Albert-Camus (cité Corsy, rue des Vignes). La séquence est ouverte à tous. « Ce moment permettra de valoriser leur engagement, leur créativité et leur capacité à s’exprimer sur des enjeux de société qui les concernent directement », indique l’association Anonymal. Si les jeunes animeront eux-mêmes les échanges, le projet a été construit en partenariat avec l’association marseillaise Melting Pot et l’association Project Toi, qui « donne la parole à la jeunesse ».

    Au cours de l’été dernier, un projet similaire a été réalisé sur le thème « Sports de combat vs bagarres », encadré par des éducateurs de l’Addap13 et en partenariat avec le centre social la Provence.

  • Le Toulon Futsal Métropole à la rencontre des jeunes des quartiers

    Le Toulon Futsal Métropole à la rencontre des jeunes des quartiers

    Des terrains de foot au Palais des sports. Mardi, une quarantaine de jeunes footballeurs ont participé à une initiation au futsal, initiative conjointe du Département, du Toulon Métropole Futsal (TFM, D1 Futsal) et de l’AS la Beaucaire dans le cadre d’une mission d’intérêt général. Une occasion pour eux de (re)découvrir ce proche parent du football aux côtés de joueurs de haut niveau, dans la prestigieuse enceinte qu’ils partagent avec le Hyères Toulon Var Basket.

    Pour le TFM, c’est aussi une opportunité de « promouvoir le futsal et le club », explique son chargé de développement Kaïs Dridi. « L’intérêt est de faire découvrir les valeurs du sport, s’intéresser à d’autres disciplines, et développer la cohésion d’équipe, la confiance et de nouvelles compétences. »

    Romain Bouvier, président de l’AS la Beaucaire, y voit aussi « l’occasion de les faire sortir du quartier. Une dizaine d’enfants ne connaissaient pas le TMF. Quand on parle de Toulon on parle rugby. On a une équipe pro en futsal, autant en profiter. Ils découvrent une autre discipline, une autre manière de travailler, avec des joueurs plus expérimentés que nous. »

  • À Aix, un jardin pour mettre les jeunes au travail

    À Aix, un jardin pour mettre les jeunes au travail

    Jardin du Lou Grillet, dans le quartier d’Encagnane, ils sont cinq à avoir empoigné sécateurs, râteaux, pelles et autre matériel de jardinage pour restaurer ce bout de terrain partagé. Depuis lundi, ces ados et jeunes adultes, âgés de 16 à 18 ans, ont intégré un chantier éducatif rémunéré et encadré par les éducateurs de l’association Addap13. Sur une durée de cinq jours, suivant le modèle d’une semaine de 35 heures, le chantier, s’inscrit dans le cadre du dispositif Limit’s (Limiter l’entrée des mineurs dans les réseaux d’économie parallèle) et porté par la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives) et en partenariat avec le centre permanent d’initiative pour l’environnement (CPIE) d’Aix et le Collectif d’habitant des 20 000 lieux. « Le but du chantier, c’est de cibler et repérer des jeunes dans la rue qui sont éloignés des dispositifs de droit commun, recontextualise Nicolas Pierantoni, éducateur spécialisé de l’Addap13. L’objectif : travailler pendant 5 jours sur la réhabilitation du cadre de vie dans le jardin du Lou Grillet sur les espaces vie. »

    En amont, les cinq jeunes qui vivent, pour certains, leur première expérience professionnelle ont rédigé papiers administratifs et signé leur contrat, et cela constitue « une partie du travail », expliquent les éducateurs. Ces derniers effectuent quotidiennement un « travail de rue » pour repérer les profils dits « éloignés » de l’emploi, puis maintenir le lien et un suivi, sur la base d’une libre adhésion des jeunes.

    « Une première fois »

    « Les éducateurs sont des traits d’union dans le quotidien », détaille Stéphane Chenallet, éducateur spécialisé pour l’Addap13. Entre deux échanges, un jeune ayant participé à un précédent chantier s’arrête, salue les équipes. Avec l’argent gagné sur son chantier ? « J’ai acheté une paire de baskets, le reste est allé dans ma tirelire », indique celui-ci qui est aujourd’hui employé au sein d’une cuisine à visée sociale.
    « On arrive à 7h sur le chantier, le temps de faire le trajet… et on commence par ramasser les déchets, on est allés à la déchetterie. Les tâches, ça va. On est là, détaille Jessim 16 ans. Je voulais voir ce que donnait le travail dans les espaces verts. C’est la première fois que je fais un chantier comme ça », précise celui qui a signé, ici, son premier contrat de travail. « On a remis à neuf le terrain. C’est pour ça qu’on fait ça, pour qu’il soit bien vu des habitants du quartier », ajoute Hamza, autre jeune travailleur. « Chaque chantier que j’ai fait, j’ai bien aimé. J’ai déjà repeint le chantier au Calendal, ou on a repeint des murs. J’aime bien, le monde du travail », rapporte de son côté Florian, 17 ans. Le groupe aura l’occasion de restituer officiellement son travail ce jeudi.

  • [Pétanque] 159 joueurs dans les ronds

    [Pétanque] 159 joueurs dans les ronds

    Ce challenge national a été porté sur les fonts baptismaux il y a une quinzaine d’années. Il roule sur 30 étapes. Ce dimanche de Pâques, c’est à Pélissanne que les dirigeants locaux avec à leur tête le président Marie Jean et autour de Claude Barbi et le concours de nombreux bénévoles, ont pu accueillir 159 jeunes joueurs. Des enfants venus des Bouches-du-Rhône, mais aussi des départements environnants : Var, Gard, Vaucluse, Drôme ou encore des deux Alpes Maritimes et Hautes.

    Dans les trois catégories, ils vont se rencontrer par poules sous l’arbitrage d’Éric Chevalier. Le but et l’objectif prioritaire de l’association Educnaute et de permettre aux joueurs de se rencontrer dans le cadre de compétition officielle, tout en mettant en avant des consignes de respect, avec un état d’esprit bien convivial,

    Préparatoire

    au CD du 18 avril

    « Ce qui fut bien le cas. Le comportement de tous fut exemplaire, aussi bien dans le jeu que le vestimentaire », devait faire part Claude Barbi.

    Lequel n’oubliait pas de remercier Patrick Fara le président du Comité des Bouches-du-Rhône dont on sait l’intérêt qu’il porte au secteur jeunes et dont il en fait son cheval de bataille pour le développement de la pétanque et du Jeu Provençal chez les minots. Il remerciait aussi Pascal Bernard, vice-président de l’Association accompagnateur d’équipes vauclusiennes. Quoi qu’il en soit cette 7e étape du challenge Educnaute aura permis aux jeunes de préparer leur respectif championnat départemental. Pour les Bucco-rhodaniens c’est sur ces terrains bien sélectifs qu’ils reviendront le week-end prochain.

    Les résultats

    Benjamins

    Victoire de Tiago Pettini, Jules Coudene, Enzo Bouregdha (B. le pélican) face à Eyden Baudino, Wyatt Buche, Mayven Marsille (B. le pélican)

    Minimes

    Concours A Vainqueur : Anthony Bajolle, Essaie Cortes, Tyron Sbrega (B. Barquaise Fuveau)

    Finalistes : Vincent Llinares, Raphaël Castellano, Jean Navarro (la Batarelle)

    Concours B Vainqueurs : Sunny et Sacha Mearelli, Mathis Mouron (B. Barquaise)

    Cadets

    Concours A Vainqueurs : Antonio Albert, Anthony Vierjon Liam Conti (B. la Batarelle)

    Finalistes : Ilona Leclercq-Prot, Noah Benazet, Nattachai Saranyarat (Non homogène)

    Concours B Vainqueurs : Jordan Lagrene, Laura Preidt, Nathan Barini (Non homogène)

    Juniors

    Concours A Vainqueurs : Fabio Marco, Joseph Torrens, Dylan Rayne-Langlade (B. Barquaise)

    Finalistes : Diego Tarifa, Evan Astier-Giacometti Evan, Louise Masse-Michel (non homogène)

    Concours B Vainqueurs Genesson Corentin, Bagnoli Kylian, Barini Victoria (non homogène)

  • Une pédagogie inspirée de la Légion pour accompagner les jeunes

    Une pédagogie inspirée de la Légion pour accompagner les jeunes

    IRVIN. Initier la Révolution de la Vie par l’Immersion Naturelle… Derrière cet étonnant acronyme pointe une association créée en 2012 en Bretagne, par Patrice Valantin, ancien cadre de Légion étrangère devenu entrepreneur en génie écologique. Confronté dans son activité « au déficit de compétence humaine » de la jeunesse, ce militaire a choisi de développer une pédagogie d’un genre particulier.

    Exigeante, centrée sur l’effort, le collectif et la responsabilité, elle s’inspire notamment de la Légion à travers sa règle d’or de « l’oubli du passé », et des écosystèmes qui veulent que « la vie n’existe que dans la diversité et la relation ». Depuis sa création, 300 jeunes ont été formés par IRVIN qui entend désormais se développer en Provence avec l’ouverture d’un centre à Aubagne.

    Au menu, des parcours immersifs pour les 18 – 30 ans, mêlant stages en pleine nature, vie collective sans téléphone, chantiers pratiques et vie en entreprise. Objectif : restaurer la confiance en soi, développer les compétences humaines et faciliter l’insertion sociale et professionnelle de jeunes en rupture ou en quête de sens.

    Si Patrice Valantin tient à préciser qu’IRVIN n’est « pas une structure d’insertion » préférant faire un « parallèle avec le service militaire », la présence de représentant de NGE, Proman ou la SEM, lors de sa présentation mercredi, montre l’intérêt du monde économique. Même la préfète déléguée à l’égalité des chances avait fait le déplacement.

    La première promotion (une dizaine de jeunes) sera parrainée par la boxeuse Myriam Lamarre, et encadrée par six formateurs. Une seconde promotion est prévue mi-juin. La suivante en septembre.

  • La cuisine thérapeutique pour lutter contre les troubles alimentaires à l’hôpital

    La cuisine thérapeutique pour lutter contre les troubles alimentaires à l’hôpital

    Plaques de cuisson, four, micro-ondes et ustensiles flambant neufs. Nous ne sommes pas dans un restaurant, mais dans la cuisine thérapeutique de l’hôpital de jour adolescents l’Odyssée, composante de l’hôpital George-Sand, qui accueille en son sein l’unité Revam (Réseau varois autour de l’anorexie mentale), destinée aux jeunes de 11 à 25 ans souffrant de troubles anorexiques.

    Cet outil, qui permet de réduire l’angoisse liée à l’alimentation, restaurer l’autonomie et le plaisir sensoriel, renforcer les liens familiaux et favoriser les échanges avec les soignants « a fait ses preuves dans d’autres centres », affirme le Docteur Laurent Pes, du pôle pédopsychiatrie. Il vise à « savoir comment ça se passe dans la tête des jeunes au niveau des repas, et réunir les parents afin de trouver des ressources pour l’alimentation de l’adolescent ».

    Un premier atelier

    la semaine prochaine

    Sont en premier lieu concernés les jeunes « ayant déjà un peu évolué, et étant en capacité de cuisiner », qu’ils soient pris en charge en externe, en hôpital de jour ou en hospitalisation complète. « On voit d’abord avec la famille comment ça se passe niveau repas. Ensuite, l’objectif est de cuisiner quelque chose et de le manger à la fin », détaille le docteur Pes.

    Le premier atelier, encadré par une infirmière et une diététicienne, aura lieu la semaine prochaine. « On rencontre d’abord les jeunes pour réaliser le menu en amont et éviter les surprises et angoisses. Ensuite, on prépare le repas, on le mange, avant un petit temps de parole et un questionnaire individuel », précise Danila Reiss, infirmière, qui ajoute que « d’autres cadres sont prévus plus tard, avec des repas partagés avec une psychologue et les familles. »

  • Vaucluse : un beau succès pour Reporters en Herbe

    Vaucluse : un beau succès pour Reporters en Herbe

    Parmi les dix-huit classes et plus d’une centaine de collégiens ayant participé à cette nouvelle édition du concours journalistique Reporters en Herbe, c’est la classe de 5e option provençal du collège André-Malraux de Mazan qui l’emporte.

    Grâce à un financement du conseil départemental, les élèves auront l’occasion de visiter les studios de France 3 à Marseille afin de découvrir les coulisses de la fabrication d’un journal télévisé. Ont aussi été récompensées des classes du collège Champfleury à Avignon, du collège Jules-Verne au Pontet et un prix coup de cœur pour une classe Ulis du collège Arausio.

  • Un partenariat entre la Flotille de Perfectionnement du Surfacier de Toulon et le collège Yves Montand

    Un partenariat entre la Flotille de Perfectionnement du Surfacier de Toulon et le collège Yves Montand

    Susciter l’engagement. Tel est l’objectif de la convention signée, mercredi, entre la classe défense du collège Yves-Montand de Vinon-sur-Verdon et la Flotille de perfectionnement du surfacier de Toulon (FPS). Une unité créée en 2024 pour l’adaptation des marins à l’emploi sur les bateaux. Celle-ci vise « à améliorer la performance des marins de toutes spécialités (porte avion, frégate, porte-hélicoptères…) », décrit son commandant, le Capitaine de frégate Guillaume Soubirant.

    « Promouvoir la défense » et « apporter du sens »

    Une unité qui s’appuie notamment, face à la vitesse de développement des nouvelles technologies, sur des outils numériques (simulateurs de conduite et propulsion, et de lutte sous la mer), qui « permettent de former quand les bateaux ne sont pas là », explique le capitaine. À son service également, un laboratoire d’innovation (FANLAB), qui agit sur la conception et le déploiement de solutions opérationnelles.

    Ce type de partenariat permet, pour la FPS, de « promouvoir les valeurs de défense, ouvrir notre unité vers l’extérieur et montrer ce qu’on fait, avec un aspect mémoriel, en particulier dans le cadre des 400 ans de la Marine », projette Guillaume Soubirant.

    Des marins de la FPS rendront visite aux collégiens -avant leur rentrée en classe de 3e – en mai. Ces derniers feront le chemin inverse l’an prochain, pour découvrir les métiers de la Marine. « C’est la première classe de défense de l’établissement. C’était un projet auquel on tenait, dans le cadre de notre parcours avenir. Le lien armée-nation est primordial. Vinon est un territoire isolé. Les jeunes ont besoin de sens, ce partenariat va en apporter », se réjouit Agnès Tarquin, principale du collège Yves-Montand.

  • Un chantier éducatif pour découvrir travail et solidarité à Cabriès

    Un chantier éducatif pour découvrir travail et solidarité à Cabriès

    À l’étage de l’entrepôt, deux nouvelles paires de mains s’affairent à trier et étiqueter des jeux de seconde main. Une autre s’attèle au tri de vêtements à l’extrémité du site Emmaüs. Depuis ce mardi, quatre jeunes – dont l’une était malade, ce jour – intégrés à un chantier éducatif rémunéré, encadré par les éducateurs de l’association Addap 13 (qui œuvre pour la protection de l’enfance en prévention spécialisée) participent au quotidien du mouvement solidaire.

    Le lieu, est habitué à accueillir des jeunes, et personnes exclues de façon plus générale. « C’est dans nos gênes, on est ouverts à tous les partenariats », précise Aurélie, co-responsable du site. Derrière l’initiative, l’ambition, par le social, de ramener de jeunes profils vers le chemin de l’emploi ou de la scolarité. Après visite des lieux la veille, suivie d’une rencontre des équipes d’Emmaüs, les postes ont été distribués, et les jeunes, âgés entre 16 et 19 ans, se sont mis au travail. « Pour certains, c’est un premier emploi », précise Wissam Annane, éducateur de l’Addap13.

    Trois jours intensifs

    À l’issue, les jeunes travailleurs toucheront un salaire. Avant d’attaquer le chantier, entourés de leurs éducateurs, ils ont passé une visite médicale et signé un contrat en conditions réelles… Le chantier, n’est qu’une étape sur tout un suivi au long terme, personnalisé. « C’est un outil à l’accompagnement individuel. Ce n’est pas une fin en soi. Un éducateur est d’abord là pour renforcer l’autonomie de son public (…) mais c’est surtout un vecteur de relais », rappelle Michaël Crovasce, chef de service éducatif pour l’Addap13. Pour Yacine, 16 ans et demi, attelé à « trier un puzzle de mille pièces » et pointe la pile de jeux rangés derrière lui, résultat du travail d’une journée, ce chantier permettait « de faire quelque chose, découvrir d’autres métiers, mais surtout vis-à-vis de ma situation… Ça va permettre d’avoir un peu plus d’argent ». Le jeune homme racontera avoir été, pendant plusieurs mois, en situation d’errance. À ses côtés, Mekki, même âge, découvre le milieu de la recyclerie et de la seconde main. Un peu plus loin, Zahra, 19 ans, n’en est pas à sa première expérience, déjà employée comme vendeuse dans le prêt à porter. « Ça me permet de m’occuper, de découvrir, en attendant de reprendre un BTS en septembre. Mais ça reste mon premier chantier avec l’Addap. Je ne savais pas qu’Emmaüs, c’était tout ça, je ne connaissais pas tout cet environnement de communauté, entre les travailleurs, et les clients », détaille la jeune femme. Ce jeudi, le travail sera restitué, sur site.

  • [Grève dans l’éducation nationale] À Marseille, les lycéens en force dans la rue

    [Grève dans l’éducation nationale] À Marseille, les lycéens en force dans la rue

    En lutte depuis près de quatre semaines, les lycéens ont répondu présents à l’appel à la grève nationale lancé le 20 mars par la FSU, l’Unsa Éducation, la CFDT Éducation formation et recherche publiques, la CGT Éduc’action et Sud Éducation. Après avoir participé au blocus de leur lycée – les établissements de Montgrand (6e), Saint-Charles (1er), Nelson-Mandela (12e), Perrier (8e) et de César-Badalccini (7e) étaient bloqués mardi matin -, près de 200 élèves militants se sont rendus à la manifestation. Parti à 11h45 des Réformés (1er), le cortège a rassemblé 800 personnes, selon la préfecture.

    Les revendications ne bougent pas : professeurs, élèves et personnels éducatifs sont tous venus dénoncer les coupes budgétaires annoncées par le gouvernement, impliquant notamment la suppression de 4 000 postes dans l’éducation nationale, à la rentrée 2026. Dans les lycées, c’est d’abord le nombre d’heures d’enseignement qui risque d’être réduit : 22 établissements publics sont concernés dans les Bouches-du-Rhône, dont 11 à Marseille.

    « Dans notre lycée, on devrait perdre 77 heures de cours, s’indigne Joseph, en terminale à Saint-Charles. Plusieurs options de seconde doivent être supprimées, sans doute des heures de soutien, et toutes les heures en demi-groupe qui nous permettent de mieux bosser. » À Montgrand, Camille est tout aussi inquiète : « Comme d’habitude, on nous supprime des heures. Là, ça va être en musique, en théâtre, en langue… On est là pour revendiquer un ras-le-bol général. »

    Marche antimilitariste

    Au milieu des traditionnels chants anticapitalistes, les lycéens n’ont pas manqué d’insister sur leur position antimilitariste. « C’est pas l’éducation qui coûte trop cher, c’est l’armée, c’est la guerre », ont-ils scandé à de nombreuses reprises. Cette revendication se constate aussi sur les tracts revendicatifs des jeunes militants, où sont comparées les évolutions budgétaires de l’Éducation et de la Défense : « De manière continue depuis 2012, le budget par étudiant a baissé de 22%, celui de la défense a augmenté de 60% », lit-on sur le document distribué devant le lycée Perrier.

    « Quand on voit toutes les coupes budgétaires qui se font et tout l’argent que l’armée récupère, avec le déploiement de milliards d’euros, on ne peut que faire le lien. On se bat aussi contre la militarisation et la mise au pas de la jeunesse, insiste Gwendal, membre du Mouvement national lycéen 13. La situation géopolitique nous inquiète, surtout quand on entend des phrases telles que “il faut de la jeunesse pour faire une guerre”, ce qu’un animateur a dit lors de ma journée d’appel. » Une délégation de parents d’élèves, professeurs et d’un représentant lycéen a été reçue à la préfecture. Les jeunes militants projettent de poursuivre les mobilisations, y compris pendant les vacances.