Tag: jeunes

  • Parcoursup : 126 000 candidats en attente

    Parcoursup : 126 000 candidats en attente

    C’est un été compliqué qui s’annonce pour des milliers de lycéens et étudiants en réorientation. La phase principale d’affectation de Parcoursup s’est clôturée samedi 11 juillet, la plateforme recense 126 652 candidats, parmi lesquels 57 024 bacheliers, 46 216 étudiants en réorientation et 23 412 candidats scolarisés à l’étranger, n’ayant pas reçu de proposition positive à l’un de leur vœu formulé. Cela équivaut à près de 15% des demandes, quand 576 749 bacheliers et 152 351 étudiants ont reçu au moins une proposition d’admission. À titre comparatif, le nombre de candidats sans proposition était de 103 582 en 2025. « Comme l’an dernier, ce sont des dizaines de milliers de bacheliers qui ont des réponses négatives à leurs vœux, des dizaines de milliers qui sont affectés dans une filière “par défaut”, parfois loin de chez eux, avec tous les frais et les difficultés que cela engendre… », dénonce dans un communiqué la Fédération nationale de l’enseignement de la culture et de la formation professionnelle Force ouvrière (Fnec FP- FO).

    Huit ans après son instauration, l’outil reste plus que jamais décrié. « La logique de Parcoursup a été faite pour créer une espèce de goulot d’étranglement qui s’inscrit dans la volonté de tri des élèves qu’on a vus à tous les niveaux, jusqu’au collège avec “le choc des savoirs” », fustige Marion Chopinet secrétaire académique du Snes-FSU Aix-Marseille. Dans un communiqué, le ministère de l’Enseignement supérieur pointe un « contexte de croissance forte du nombre de candidats inscrits cette année sur Parcoursup », soit 66 000 supplémentaires, en particulier du nombre de lycéens +10 000 par rapport à 2025 (660 000 lycéens au total) et davantage d’étudiants, 206 000 étudiants en réorientation (soit +23 000 par rapport à 2025).

    Une hausse démographique qui s’accompagne d’une suppression de 10 300 places cette année par rapport à 2025 selon Snesup-FSU. Auxquelles s’ajoutent les 43 000 places en moins par rapport à 2024. « Au lieu de mettre les moyens sur le supérieur et sur l’université pour ouvrir des places à tout le monde, on a pris le prétexte des taux de réorientation ou d’échec en première année pour créer un système de sélection extrêmement difficile. C’est-à-dire que maintenant, même sur un accès à l’université, la place n’est pas acquise », tempête Marion Chopinet.

    « Même à l’université,

    la place n’est pas acquise »

    Dès lors, et pour éviter que les élèves ne subissent le stress de se retrouver sans orientation, les professeurs les incitent à choisir des filières moins sélectives, à défaut de s’orienter vers celles qui leur plaisent… « On est hyper attentifs à ce que les élèves mettent des vœux de sécurité. C’est dans toutes les stratégies expliquées partout qu’on ne fait pas que des vœux sélectifs sur Parcoursup, puisque même les universités s’intègrent là-dedans, mais là aussi, même quand on demande une fac de sciences ou de langue, on n’est pas du tout sûr d’avoir de la place », déplore la syndicaliste. Quelque 5 781 bacheliers et 719 étudiants sans proposition d’admission ont depuis le 1er juillet sollicité l’accompagnement personnalisé des commissions d’accès à l’enseignement supérieur (CAES) pour les aider à trouver une place.

    La phase complémentaire se poursuit sur Parcoursup jusqu’au 10 septembre. Les candidats pourront se tourner d’ici là vers les formations où des places sont encore disponibles. Quelque 83 000 places sont vacantes dans 6 000 formations diversifiées (licences, BTS, BUT, classes préparatoires, écoles, etc.), selon le ministère de l’Enseignement supérieur. Si l’on se fie à la carte interactive des formations disponibles, il reste par exemple des places en prépa au lycée Saint Exupéry à Marseille (15e), ou encore en licence de lettres à l’université d’Avignon, en BTS négociation et digitalisation de la relation client au lycée Dominique-Villars de Gap, en BUT génie biologique parcours agronomie au site de Digne-les-Bains de l’IUT d’Aix-Marseille, ainsi qu’en apprentissage certificat de spécialisation sommellerie au sein du lycée des métiers d’hôtellerie et tourisme Anne-Sophie-Pic à Toulon.

    Explosion de l’enseignement supérieur privé lucratif

    « En parallèle, le gouvernement Macron-Lecornu fait tout pour diriger les jeunes vers des formations payantes… ou bien vers l’armée », fustige la Fnec FP-FO, qui appelle à abroger Parcoursup. Et pour cause : sur les 16 635 formations consultables sur la carte interactive du ministère en charge, 6 646 le sont au sein d’établissements publics, 4 425 vers des structures privées en contrat avec l’État ou d’établissement d’enseignement supérieur consulaire (EESC), quand 5 564 sont exclusivement privés, allant de l’apprentissage rémunéré par l’entreprise à des formations facturées à 9 700 euros l’année ! « Parcoursup, ce n’est pas seulement le stress et la sélection. C’est aussi l’explosion de l’enseignement supérieur privé lucratif. Un marché parallèle s’est développé, financé par la taxe d’apprentissage et par des familles laissées seules face à un algorithme. Les jeunes sont l’avenir du pays, pas une marchandise. », alertait en janvier le sénateur communiste Pierre Ouzoulias.

  • À Istres, les mercredis qui ouvrent les portes des métiers industriels

    À Istres, les mercredis qui ouvrent les portes des métiers industriels

    Dans ce grand hangar de la zone de Trigance, à Istres, se trouvent plusieurs avions et hélicoptères en pièces. Le long des allées, le tableau d’instruments d’un cockpit d’hélicoptère et une transmission de Super Puma, entre plusieurs turbines. Une vraie découverte pour les jeunes participants à la visite du mercredi de l’industrie du 1er juillet, au CFAI. Une nouvelle session a lieu ce mercredi 15 juillet.

    Ici, l’on peut se former au câblage aéronautique, à la carrosserie, à la peinture, au travail sur les matériaux composites, au montage et ajustage, notamment en BTS. Particularité, les candidats à la formation sont présélectionnés par les agentes d’intérim de la filière. « Ça demande énormément de rigueur » précise Sandrine Retif, chargée de mission emploi formation au CFAI et guide de cette visite. « La maintenance d’un avion ou d’un hélicoptère se fait avec des fiches d’intervention très précises sur chaque partie et c’est en anglais », reprend-elle. Deux jeunes sont intéressés, seul bémol, ils sont mineurs. « C’est très difficile car le travail en atelier fait que les entreprises sont réticentes » expose la responsable, « certaines entreprises peuvent accepter une dérogation ».

    Entrer par la petite porte

    La solution est de commencer par la chaudronnerie. Tout un espace est équipé à cet effet, avec des espaces de soudure cloisonnés, des machines d’usinage à commande numérique, ou encore une découpeuse de tôle par jet d’eau ou à plasma. C’est aussi un moyen de retrouver l’aéro plus tard : « Fabriquer une pièce mécanique d’hyper qualité qui doit s’emboîter parfaitement avec une autre se fait beaucoup en aéronautique », indique Sandrine Retif. Le CFAI propose des formations du CAP au diplôme d’ingénieur et permet cette évolution : « Il y a une grosse mobilité entre les métiers », confirme la responsable.

    Axel Corrao est justement venu pour ça. « Je cherchais à changer de métier après 5 ans dans le chauffage pour aller vers la soudure », explique ce Fosséen dans la vingtaine. « J’ai déjà soudé, mais au chalumeau » dit-il en souriant, ce qui n’a rien à voir avec « les ateliers de soudure » dans lesquels il envisage un titre professionnel de soudure, « et pourquoi pas pousser en Bac +2 », conclut-il. Baptiste, lui, souhaite se reconvertir dans la maintenance industrielle après 3 ans de sous-traitance chez ArcelorMittal. « J’ai besoin de maintenir mon salaire, autrement c’est pas possible » explique-t-il, dans le cadre d’un BTS en alternance. Il se voit « évoluer dans l’industrie », qui ne le « faisait pas rêver de base », dans l’idée de devenir agent de maîtrise et de « faire plus de gestion ». Tous sont reçus individuellement pour fixer leur projet en fin de visite.

    Pour le prochain mercredi de l’industrie, l’inscription se fait par mail à orientation@cfaiprovence.com.

  • Le Graal aux minimes de la Boule Batarelloise

    Le Graal aux minimes de la Boule Batarelloise

    La délégation bucco-rhodanienne emmenée par le président Patrick Fara, s’est mise en évidence, on peut le dire dans les trois catégories.

    Partons des plus grands avec ces juniors et les deux équipes reversées dans la Coupe de l’Avenir.

    Gianni Seignouret, Maco Fabio, Tylan Kapfer les champions de ligue d’une part et Joseph Torrens, Enzo Alazay, Dylan Rayne-Langlade les champions départementaux de l’autre.

    Les premiers vont s’incliner en finale face à la Franche-Comté 10 à 13.

    Les seconds seront battus en quart de finale par l’Occitanie 8-13.

    Les cadets de la Boule Aixoise, vice-champions

    Loni Szcztkowski, Mylan Terryn et Ezekiel Cortes déjà champions de Ligue, vont réaliser un parcours digne d’un rouleau compresseur. Dominant tour à tour les représentants de l’Aquitaine et de la Bretagne sur le même score de 13 à 2, infligeant une Fanny à ceux de la Bourgogne en quart, avant de poursuivre en écartant le Centre-Val de Loire
    13 à 5. C’est dans le dernier acte que la machine va connaître une défaillance. « Nous ne sommes pas bien entrés dans la partie, face à ces adversaires que nous connaissons bien, ça nous a été fatal. C’est la loi du sport » nous déclare Loni, tout auréolé avec ses partenaires d’un titre de vice-champions de France.

    Linares, Rigaud, Navaro : champions de France

    Tel un ouragan, les jeunes minimes de la Boule Batarelloise, ont tout emporté sur leur passage. Un trio qui nous a montré que l’on ne baissait jamais les bras. Souvenons-nous en finale du championnat de ligue : largement menés par leurs adversaires, ils vont retourner la situation et prendre le titre.

    Au France ce week-end les protégés d’Anthony Linares – qu’un point de règlement dénoncé un peu tardivement a obligé à prendre du recul et d’être suppléé par Cintia Cantiget, lors des deux dernières parties – Vincent Linares, Clément Rigaud et Jean Navarro vont s’imposer respectivement face à la Normandie (027) 13-0, Occitanie 13-7, Bourgogne
    13-12, La Nouvelle-Aquitaine 13-0. et enfin la Normandie (050) 13-7, après trois succès dans le Swiss.

    Ils réalisent un grand huit, qui les propulse vers le titre de champion de France.

  • Les bacheliers mention « très bien » récompensés par la Région Sud

    Les bacheliers mention « très bien » récompensés par la Région Sud

    « Félicitations à tous, chers bacheliers ! Nous mettons à l’honneur votre travail et votre mention très bien avec notre bourse au mérite de 300 euros ! », indique la Région Sud, présidée par Renaud Muselier, lors de la cérémonie organisée ce jeudi, pour saluer les quelque 3 624 bacheliers de l’Académie d’Aix-Marseille ayant obtenu cette distinction. Crée en 2016, ce dispositif a déjà permis d’accompagner près de 52 000 jeunes pour un montant de plus de 20 millions d’euros. Une mesure qui s’ajoute aux différents dispositifs en faveur des jeunes : gratuité des manuels dans les lycées ; restauration scolaire ; aides au financement des tenues professionnelles ; Pass Zou ! et Pass Santé Jeunes.

  • Trente logements sociaux inaugurés à Cassis

    Trente logements sociaux inaugurés à Cassis

    « Une résidence à taille humaine et de qualité », soulignent les protagonistes. Ce projet
    « illustre notre volonté de préserver l’âme de Cassis et de permettre aux actifs, aux familles et aux jeunes de pouvoir se loger ici ! », a rappelé Danielle Milon. Plus d’une vingtaine de familles cassidaines devaient dès juin amménager dans les logements flambant neuf.

  • La mairie RN de Monteux retire à la MJC 42 000 euros de subventions

    La mairie RN de Monteux retire à la MJC 42 000 euros de subventions

    Après la mairie RN de Carpentras, qui supprime les subventions du Planning familial, c’est au tour de la municipalité de Monteux, également passée RN en mars dernier, de réduire de 90 % celle accordée à la Maison des Jeunes et de la Culture de sa ville.

    Dans un message posté sur ses réseaux sociaux, la structure, qui accueille un peu plus de 500 personnes à travers des activités sportives et des événements divers, explique que cette aide passe de 45 000 euros à 5 000. Elle ajoute que les subventions de fonctionnement et celle du festival des cultures urbaines des vacances d’automne, respectivement de 1 350 et 1 500 euros, sont, elles, supprimées. Et explique prendre acte de cette décision et que le conseil d’administration va se réunir en cette fin de semaine « pour mesurer l’impact sur la vie de l’association ».

    Répartition

    Le maire d’extrême droite, Patrice de Camaret, a justifié, lors du conseil municipal, cette décision en s’appuyant sur les comptes de l’association. Ceux-ci étant, d’après lui, assez fournis. « La collectivité doit soutenir en priorité les associations qui en ont réellement besoin, et non celles qui disposent d’une trésorerie solide », stipule la collectivité. Et assure que cette « décision ne remet pas en cause l’utilité de la MJC ni son travail auprès des Montiliens », mais « traduit une volonté de justice dans la répartition de l’argent public, au bénéfice d’associations qui, elles, ont un besoin réel et immédiat de soutien ».

    Les élus d’opposition ne l’entendent pas de cette oreille. « Il le vend comme une nécessité économique, mais pour moi, c’est idéologique », glisse Michel Mus (DVG). Car, dans le même temps, les subventions aux associations sportives augmentent de 8 %.

  • Fête le Mur célèbre ses 30 ans dans sa ville natale

    Fête le Mur célèbre ses 30 ans dans sa ville natale

    Pour Yannick Noah, le voyage à Aix-en-Provence est une véritable madeleine de Proust.

    Le coup de cœur est né après une demi-finale de Coupe Davis, en 1991. « Tout est parti d’un café partagé avec des potes, d’un rêve qui est finalement devenu réalité » se souvient celui qui, depuis trente ans, donne de son temps pour permettre la découverte du tennis à des gamins qui n’en avaient pas forcément l’idée.

    Celui qui a appris à jouer au tennis avec une planche et des balles en caoutchouc voulait que d’autres, qui comme lui n’étaient pas destinés à pratiquer le tennis, puissent briser les murs. Yannick Noah a pris son bâton de pèlerin. « Il y a un homme qui nous a énormément aidés, c’est Lucien Weygand. J’étais tout penaud quand je l’ai rencontré. Mais lui, il n’a pas hésité pour nous permettre de lancer le mouvement. »

    Retour aux sources

    Ce coup de pouce de celui qui était alors le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône a déclenché une vague qui, partie du Jas de Bouffan, a déferlé sur l’ensemble du territoire, dépassant le cadre de l’Hexagone.

    Trente ans après, c’est un véritable retour aux sources pour un tournoi qui a pris de l’ampleur. Permis à des milliers de gamins de vivre une passion, le tennis. Et pour certains, d’avoir un parcours au plus haut niveau.

    « La pratique du tennis est un vecteur pour des programmes d’éducation et d’insertion », précise Ludovic Bouabanh, membre de l’association Fête le Mur. Installées dans les quartiers prioritaires, les antennes couvrent l’ensemble du territoire, dont 28 sont dans la région provençale et six dans les Bouches-du-Rhône.

    Outre la découverte du tennis, les adhérents, dès l’âge de 9 ans, apprennent les bases du sport. Avec en tête les cinq valeurs qui sont les piliers de l’activité. À savoir respect, égalité, volonté, solidarité et estime de soi.

    Pour les adhérents, il y a la pratique du tennis. Marwa, qui a débuté à huit ans, a accroché dès son premier entraînement. « J’ai fait des rencontres fantastiques, et, si cela reste un loisir pour le moment, j’ai envie de continuer, pourquoi pas poursuivre la compétition. Et puis, il y a Yannick Noah. Il est gentil et très attentif à ce que nous pouvons faire, il nous donne envie de faire mieux. » L’Aixoise, fan de Coco Gauff et Serena Williams, a franchi un palier cette année. « Je suis arrivée en demi-finale, c’est encourageant pour moi », reconnaît-elle.

    Othmane, son pote aixois, a, lui, gagné le tournoi 2026. « C’est ma deuxième fois, en 7 ans de pratique » clame-t-il. Lui qui est venu par curiosité ne jure plus que par sa raquette. Et avoue « avoir trouvé une deuxième famille ».

    De la cité à Roland-Garros

    Le tennis est d’ailleurs une famille, où il n’y a pas que des joueurs. Fête le Mur propose également des formations de juge de ligne, ramasseur de balle et juge-arbitre. « En parlant avec quelqu’un qui était déjà arbitre, j’ai trouvé ça cool et je m’y suis mise » confie Rayhana.

    Si elle débute, Lucas, venu de Stain, entame sa troisième année en tant que juge de ligne. Et savoir que certains qui ont fait sa formation arbitrent désormais sur de grands tournois, comme Roland-Garros ou les Jeux Olympiques renforce sa motivation.

    Quant à Yannick Noah, il contemple le fruit de trente années d’efforts. « Il y a eu une première graine, plantée au Jas de Bouffan. Et voir ce qu’elle a donné est vraiment encourageant ». L’association qu’il a portée sur les fonts baptismaux est devenue un acteur important dans les cités où elle intervient. « Une association répond à un besoin. Son existence révèle aussi que tout n’est pas fait comme il se doit par notre société pour améliorer la qualité de vie des gens » constate-t-il.

  • À Marseille, la veille sociale crée des liens entre jeunes et personnes âgées

    À Marseille, la veille sociale crée des liens entre jeunes et personnes âgées

    « Allô bonjour ! », salue au téléphone Méline, 18 ans, opératrice de veille sociale estivale au Centre communal d’action sociale de Marseille. Cet été, vingt jeunes, dix en juillet et dix en août, passeront des milliers d’appels téléphoniques auprès des seniors marseillais pour les protéger des fortes chaleurs et de la canicule, dans le cadre du renforcement de la veille sociale du Centre. « Quand on appelle la personne, on essaye de créer un lien avec elle. On lui demande si tout se passe bien chez elle, si elle pense bien à s’hydrater », explique l’un d’entre eux. Sans oublier de leur rappeler aussi les bons gestes à adopter en cas de fortes chaleurs. « Ils ont conscience que la canicule dure de plus en plus longtemps et qu’elle est plus fréquente. Ils nous disent souvent qu’ils en souffrent », confie Méline, étudiante en prépa commerciale. Mais les appels ne s’arrêtent pas aux conseils pour faire face à la chaleur. Les opérateurs veillent aussi à ce que les personnes âgées ne soient pas isolées. « Vous avez de la famille qui vient vous rendre visite ? », demande, en ligne, l’un des jeunes à une personne âgée. « Oui, mes enfants et petits-enfants n’habitent pas loin. Je suis bien accompagnée. Pour l’instant, je touche du bois, tout va très bien », se réjouit cette senior.

    Des visites de convivialité

    Dans le cas où une personne âgée est isolée, une visite de convivialité est organisée à son domicile. Les opérateurs se rendent en binôme chez elle. L’occasion de lui donner un kit pour lutter contre la chaleur et, c’est la nouveauté cette année, de la sensibiliser aux écogestes. Mais aussi de lui tenir compagnie le temps d’une heure ou deux. « On essaye de partager un bon moment avec elle, de lui faire plaisir, pour qu’elle ne se sente pas seule », explique l’un des opérateurs. La visite est rythmée de discussions et d’anecdotes. « Ils racontent souvent leur enfance. Ce sont des personnes qui ont eu des vies remplies et extrêmement différentes. Pour les plus joueurs, on leur propose de faire un jeu de cartes », s’enthousiasme Méline. Et parfois, ce sont les personnes âgées elles-mêmes qui proposent une partie de Scrabble. « Derrière chaque appel, derrière chaque visite, il y a une attention portée à une personne. Un échange, un sourire, une présence. Souvent même une intervention qui permet d’éviter que les situations ne se dégradent. C’est cela l’esprit de la veille sociale, être présent avant qu’il ne soit trop tard. Être à l’écoute, aller vers celles et ceux qui en ont le plus besoin. Au CCAS de Marseille, nous sommes convaincus qu’une politique sociale efficace est avant tout une politique de proximité. Une politique qui protège, une politique qui innove, une politique qui ne laisse personne de côté », exprime Karim Touche, président du Centre communal d’action sociale et adjoint au maire de Marseille. À ce jour, 8 000 personnes sont inscrites dans le registre du Centre. Il est aussi possible d’inscrire quelqu’un d’autre que soit. Une initiative qui ne laisse pas indifférents les opérateurs. « Ça fait du bien. On tire des leçons de ces échanges. C’est constructif, pour les personnes âgées, mais aussi pour nous », constate Rafaël, 20 ans, opérateur et étudiant en troisième année en BUT réseau et télécommunication à Luminy. Un sentiment partagé par Méline. « J’aime le côté intergénérationnel. Je l’ai déjà fait l’été dernier. J’ai noué des liens avec certaines personnes. Revenir me permet de reprendre des nouvelles. »

  • Un programme populaire et festif pour la saison estivale à Aubagne

    Un programme populaire et festif pour la saison estivale à Aubagne

    « Il est temps qu’Aubagne retrouve son âme ; les festivités pour tous et toutes permettront de retrouver du vivre ensemble », annonce Gaëlle Rodeville, adjointe au maire d’Aubagne, en charge de la redynamisation du centre-ville, lors de l’annonce du programme de l’été. Pour ranimer le centre-ville, la nouvelle municipalité compte sur des festivités gratuites pour toutes et tous.

    Tous les jeudis soir, jusqu’à fin août, auront lieu les « Places en musique ». « Le but, c’est que des petites formations de musiciens se réapproprient les places », explique Gaëlle Rodeville. Ce projet est porté par le conservatoire avec des musiciens anciens élèves de l’institution. Sera joué du jazz, du blues ou de la musique classique. « On a pris la liberté de retourner sur des places sur lesquelles on avait jamais été ou qui n’étaient plus exploitées », ajoute l’adjointe au maire, en indiquant que, ce jeudi 9 juillet, ce sera du jazz sur la place Pierrette.

    Le deuxième grand fil rouge de l’été, ce sont des concerts gratuits portés par la direction de la culture, l’office de tourisme et la délégation événementielle de la mairie. Cela commence avec Aubagne Symphonique, guidé par Daniel Scaturro, pour un concert nommé « Il était une fois Joe Dassin », le 17 juillet. « Il y aura également des soirées campings avec les DJ Chérie FM et Nostalgie », dit Gaëlle Rodeville en souriant. Le pic de l’été sera le 21 août avec le concert gratuit de Julien Lieb, ancien élève de la Star Academy, qui se produira sur l’esplanade de Gaulle.

    Mise en avant du territoire

    Une journée de célébration pour les 80 ans de la disparition de Thérèse Neveu aura lieu le 11 juillet. Figure emblématique du santon provençal, elle s’inspirait des tenues traditionnelles des Aubagnais pour façonner l’argile. Deux visites guidées gratuites seront organisées sur les lieux importants pour Thérèse Neveu. La journée se conclura par un défilé de danse de groupes provençaux, puis un apéro offert à tous à 19h30 suivi d’un balèti.

    « À Aubagne, on n’a pas la mer, mais on a la terre ; elle a été nourricière avec l’argile », évoque le maire. Son adjointe abonde en mentionnant le savoir-faire historique de la ville dans ce domaine. Le façonnement de l’argile sera représenté par un marché artisanal, regroupant 40 exposants céramistes et santonniers, du 18 juillet au 24 août, sur le cours Foch. Tous les vendredis soir aura également lieu un marché des créateurs avec une trentaine d’exposants.

    L’été sera aussi marqué par deux banquets populaires le 31 juillet et le 14 août, avec au menu une soupe au pistou, en partenariat avec l’association des commerçants de la ville, sur l’esplanade de Gaulle. Il est nécessaire de réserver.

    Une programmation

    pour les enfants

    Pour les plus jeunes aura lieu le Festimôme. « Un événement porté par la ville depuis 25 ans », précise Gaëlle Rodeville. Du 23 au 26 juillet auront lieu des spectacles de cirque, théâtre, danse, musique et plusieurs ateliers pour les enfants. Le pass d’une journée pour les enfants est à 5 euros, et à 10 euros pour 3 jours. Pour les adultes, la journée est à 10 euros et les 3 jours à 20 euros. C’est gratuit pour les enfants de moins de 3 ans.

    La mairie espère qu’ils pourront « aller plus loin dans les propositions à l’avenir », affirme Gaëlle Rodeville.

  • Un Mondial La Marseillaise à couper le souffle !

    Un Mondial La Marseillaise à couper le souffle !

    Comment ne pas s’émerveiller devant un tel événement ? Le Mondial La Marseillaise à pétanque a franchi une nouvelle étape. Où s’arrêtera-t-il ? Une seule explication à ce déferlement humain autour de ce monument de la pétanque : son caractère festif.

    Cette fête est devenue rare dans une société souvent aseptisée. L’amour que lui portent les passionnés est un véritable acte de fidélité. Une fidélité multipliée par 10, 100 ou 1 000 pour ces hommes, femmes et enfants venus de plus de 90 départements, sans autre ambition que d’être présents pour immortaliser cet instant, cette journée, ou davantage si affinités, dans une ambiance nulle autre pareille.

    Ce joyeux et long cortège déferle, tous les ans, à Marseille et son mythique parc Borély. C’est un peu Noël en été pour les participants. Ne nous y trompons pas : certains nourrissent l’ambition d’aller le plus loin possible, de se frotter à un ténor de la discipline afin de « mourir heureux ». Fanny, Alsacienne dont le prénom résonne comme un hymne à la pétanque, confiait il y a quelques jours : « J’ai offert à mes parents ce voyage à Marseille. Ils en rêvaient. Il fallait voir leur joie. » Colette et Olivier participent à leur premier Mondial, comme des centaines d’autres férus de pétanque.

    « Quand la boule roule, l’esprit s’envole »

    La popularité est l’ADN de cette Marseillaise qui n’a aucun équivalent dans le monde. La pétanque y retrouve son esprit jovial et détendu, sous le soleil des longues journées d’été. Comme le dit le dicton : « Quand la boule roule, l’esprit s’envole. »

    Et les ténors, me direz-vous ? Ils sont toujours plus nombreux et toujours plus forts. Une véritable pléiade de champions du monde, d’Europe et de France : Rocher, Robineau, Bonetto, Foyot, Fournié, Suchaud, Grandet, Loy, Chiapello. Cocciolo, Puccinelli, Malbec, « Tyson » Molinas, Durk, Rousseau, Madagascar et on en passe. Seuls manquent à l’appel Rizzi, Fazzino et Quintais. Hatchadourian, victime d’un accident, est absent, tout comme Jean « Moineau » Feltain.

    Tous savent combien la souffrance, l’abnégation et les capacités d’endurance sont indispensables, au-delà de leurs qualités intrinsèques, pour revêtir l’habit de lumière, mercredi.

    « Pour être performant dans une compétition de cette longueur il y a des critères à respecter, comme celui de s’économiser, se reposer entre les parties, boire beaucoup d’eau, marcher le moins possible », nous confiait récemment Jean-Michel Puccinelli, triple vainqueur. C’était la devise des anciens Albert Pisapia (recordman de victoires avec ses sept titres) ou Jean Kokoyan (six victoires). Car oui, le talent seul ne suffit pas.

    Le Mondial, c’est aussi les femmes et le Grand Prix féminin Paprec. Elles ont ouvert le bal ce vendredi et, là aussi, un nouveau record a été établi avec 186 équipes engagées. Quel bond en avant en seulement quelques années ! Chez les jeunes, 195 triplettes ont pris le départ du Trophée Crédit Mutuel des jeunes. L’avenir s’écrit déjà en lettres d’or.

    Le premier jour fait office de tour de chauffe, avec pour ambition d’éviter la sortie de route lors des premières parties. Les pièges peuvent rapidement se refermer sur les grands favoris dans un brouhaha indescriptible, face à des triplettes survoltées par la grandeur de l’événement.

    Le Mondial La Marseillaise à pétanque, c’est aussi une déferlante de pays étrangers, avec 30 nations présentes. Le premier de la classe reste Madagascar, qui a bouleversé la hiérarchie l’année dernière en signant une victoire historique. Les héros de l’île Rouge sont de retour. En ordre dispersé, certes, mais avec la même ambition : décrocher la lune une nouvelle fois. Ils ont ouvert la voie et pourraient faire des émules. De nombreuses nations progressent et parviennent désormais à franchir un, voire deux jours de compétition.

    L’Allemagne championne d’Europe à la surprise générale participe aux Masters. Elle est le chef de file des pays en pleine expansion, avec 34 équipes présentes. Au total, 130 équipes étrangères prendront le départ, dont de nouveaux venus comme le Mexique, la Bulgarie, l’Autriche ou la Slovénie. L’Afrique s’implante de plus en plus, encouragée, encouragée par les succès de ses représentants. Ces pays souhaitent se distinguer dans une compétition où la médiatisation joue un rôle essentiel. Le Togo rejoint ainsi le Sénégal, l’Algérie, le Maroc et Madagascar.

    À l’heure où le monde sportif a les yeux braqués sur un autre Mondial à l’échelle financière pharaonique, le Mondial La Marseillaise poursuit son envol avec une dimension plus humaine, mais un point commun demeure : une notoriété toujours plus grandissante et une ferveur à vous couper le souffle.