Tag: Jean-Pierre Squillari

  • AMP Métropole : la gratuité des transports bientôt sabrée

    AMP Métropole : la gratuité des transports bientôt sabrée

    Cette fois, la gratuité des transports ne devrait pas échapper à la hache des coupes budgétaires. Ce jeudi, c’est depuis son fief salonais que le président (LR) de la Métropole Aix-Marseille, Nicolas Isnard, a annoncé qu’il allait soumettre au vote le 15 octobre la suppression de la gratuité des transports sur l’ensemble du territoire. Pour qu’elle devienne effective « le plus vite possible ».

    « Si nous n’avions pas été pris à la gorge, nous aurions décalé dans le temps cette mise en œuvre », justifie l’édile. Après avoir échoué à une voix près à tailler dans la dotation de solidarité communautaire (DSC) lors du dernier conseil le 10 septembre, le président de l’intercommunalité compte en effet présenter une nouvelle modification du budget à l’hémicycle. « Nous avons obtenu que le préfet ne saisisse pas les magistrats de la chambre régionale des comptes si nous votons un budget à l’équilibre le 15 octobre », explique-t-il. Soit la veille de la date butoir de la saisine. Et d’annoncer que dans cette nouvelle copie, les différents versements aux communes ne seront pas touchés. Il reste donc pour la Métropole à trouver 53 millions d’euros d’ici deux semaines.

    Pour cela, la Métropole va encore sabrer dans son fonctionnement, renégocier des emprunts, repousser des investissements. La présidente (DVG) de la RTM, Samia Ghali, alertait justement mercredi dans La Provence sur les risques qui pèsent sur le tramway de la Belle de Mai si les études ne sont pas lancées d’ici une semaine. « C’est un sujet en discussion qui n’est pas tranché », répond Nicolas Isnard.

    Promesse enterrée

    « Mais à un moment, la Métropole peut enlever tout ce qu’elle veut, on va arriver à l’os, il faut des recettes supplémentaires », défend-il. De quoi motiver l’accélération pour appliquer la nouvelle tarification de la RTM, qui de toute façon devait être votée ce 15 octobre. « Les tarifs de nos transports n’ont pas bougé depuis 2017 », argumente Nicolas Isnard, qui assume « un système plus juste ». Il espère récupérer au moins 3 millions d’euros d’ici la fin de l’année, sans entrer dans les détails des grilles. Tout juste évoque-t-il un tarif minimum « symbolique ». « Il est inacceptable que des populations ne participent pas à un service public qui est rendu », tempête-t-il. De quoi mettre fin à la gratuité étendue par sa prédécesseure Martine Vassal (DVD) en septembre 2025 aux retraités imposables et aux moins de 11 ans. Un coup porté à la promesse de campagne du Printemps marseillais qui promettait des transports gratuits aux moins de 26 ans, qu’assumait Samia Ghali. « Cela va dans le sens de la justice », estime-t-on aussi dans les couloirs de l’hôtel de ville de Marseille, face à cette nouvelle tarification sociale. Mais dans l’entourage du maire, on n’en déplore pas moins « des annonces brutales et inattendues ». « L’avenir d’un service public local ne peut être décidé puis annoncé de cette manière », appuie le groupe de la gauche métropolitaine.

    Le président de la Métropole assume en effet de mettre un coup d’arrêt à dix-sept ans de gratuité des transports pour les 110 000 habitants du pays d’Aubagne et de l’Étoile. « Nous ne pouvions pas avoir dans un même territoire des tarifications différentes », jure-t-il, se défendant de toute sanction politique contre le maire (DVG) d’Aubagne Jean-Pierre Squillari qui avait voté contre les coupes dans la dotation de solidarité. Il ne l’en a pas moins informé, avec le reste de la gauche métropolitaine, que lors d’une réunion organisée à l’issue de sa conférence de presse. Reste qu’il faudra encore du temps, au moins un an, pour faire payer les Aubagnais : aucune installation de paiement n’est pour l’instant déployée sur le réseau.

  • [Exclusif] Le maire d’Aubagne va démissionner de la présidence de la commission des transports

    [Exclusif] Le maire d’Aubagne va démissionner de la présidence de la commission des transports

    Dans un entretien à paraître dans La Marseillaise ce vendredi, le maire (DVG) d’Aubagne Jean-Pierre Squillari annonce qu’il va démissionner de la présidence de la commission des transports de la Métropole. Une décision prise après avoir appris, par voie de presse, que le président (LR) de l’intercommunalité, Nicolas Isnard, allait soumettre au vote le 15 octobre prochain la suppression de la gratuité des transports sur l’ensemble du territoire métropolitain. De quoi mettre fin à dix-sept ans de gratuité pour les 110 000 habitants du pays d’Aubagne.

    « Je ne suis pas un homme de paille, je ne subis pas », tacle le maire d’Aubagne, pour qui le président de la Métropole « a franchi le Rubicon ». La municipalité aubagnaise va étudier « toutes les voies de recours » et compte mobiliser sa population, ainsi que les autres maires concernés, pour défendre cette gratuité.

  • [AMP Métropole] Jean-Pierre Squillari : « Il ne faut pas choisir entre la peste et le choléra »

    [AMP Métropole] Jean-Pierre Squillari : « Il ne faut pas choisir entre la peste et le choléra »

    « J’espère que nous allons reporter ce conseil d’une dizaine de jours, pour que l’on puisse se retourner et faire des propositions », explique-t-il. Après la réunion lundi soir des édiles de la gauche métropolitaine, il refuse lui aussi d’arbitrer des coupes entre les différentes ressources versées aux différentes communes. « Il ne faut pas choisir entre la peste et le choléra », résume-t-il, alertant sur « le piège de la division ». « La priorité étant de défendre mes administrés, je préfère que l’on prenne le temps de réfléchir une dizaine de jours, que l’on puisse convaincre le président et son responsable financier de trouver une troisième voie, de voter ce budget en déséquilibre, explicite-t-il. Je comprends qu’il y a une crainte que le préfet reprenne la main, mais il faut avoir le courage de le faire. » Il reprend ainsi l’exemple du conseil départemental de Gironde : «C’est le préfet et la chambre régionale des comptes qui ont pris leurs responsabilités, il y a eu un lissage et ils ont épongé toutes leurs dettes sur trois ans. »

    Les enjeux sont d’autant plus forts que les problèmes de l’intercommunalité doivent toujours être réglés. « Beaucoup de personnes se plaignent de la Métropole et il va falloir y réfléchir, avec des priorités : la collecte des déchets laisse à désirer », partage l’édile. Surtout, ils sont aggravés par les coupes imposées par le budget arrêté par le préfet au mois de juin, sur les préconisations de la chambre régionale des comptes. « Nous nous posons des questions avec les missions locales, alerte Jean-Pierre Squillari. Je les ai rencontrés à Aubagne, ils se font un sang d’encre, cela risque d’avoir pour conséquence des licenciements, des jeunes que l’on ne prend plus en compte. »

    Cette situation est d’autant plus difficile à accepter que la majorité aubagnaise n’a pas été suffisamment prise en compte dans la construction de cette « Métropole des maires » promise par son nouveau président, Nicolas Isnard. « Dès le premier vote, nous étions partis sur une position bancale, déplore-t-il. On nous a refusé des vice-présidents alors que nous y avions droit : le protocole d’accord, c’est qu’il y en avait pour les quatre premières villes. Nous avons été shuntés, et nous l’avons aussi été dans les différentes commissions. » Alors il tape du poing sur la table : « Aubagne n’est pas satisfaite de la Métropole, Aubagne a été galvaudée, il faut que cela change d’une manière ou d’une autre. »

  • La liste de Jérémy Bacchi pour les sénatoriales dévoilée

    La liste de Jérémy Bacchi pour les sénatoriales dévoilée

    Trois sénateurs sortants, quatre maires, et un large rassemblement politique. C’est par un communiqué de presse ce mercredi après-midi qu’ont été dévoilés les dix noms de la liste d’union de la gauche pour les sénatoriales du 27 septembre prochain dans les Bouches-du-Rhône.

    TITULAIRES

    1. Jérémy Bacchi

    Tête de liste en 2020, le communiste marseillais élu à l’âge de 34 ans, a fait partie des benjamins de la Haute assemblée. Secrétaire départemental du PCF, assistant social de profession, il conduit à nouveau la liste d’union de la gauche s’appuyant sur un travail de proximité avec les élus et le monde du travail du département. Opposé à l’austérité qui enraye le fonctionnement de la Métropole et défenseur de la commune comme échelon primordial de la République, il entend bénéficier du renforcement des progressistes lors des dernières municipales dans les Bouches-du-Rhône. Initiateur de « l’Appel de Marseille », signé par de nombreuses personnalités progressistes pour une réponse globale au fléau du narcotrafic, il s’est aussi investi pour la défense de l’exception culturelle française dans le cinéma.

    2. Marie-Arlette Carlotti

    Ancienne ministre et ancienne députée européenne, la socialiste est sénatrice sortante. À 74 ans, elle sollicite le renouvellement de son mandat. Depuis 2023, elle est la première femme de la Ve République à occuper le poste de questeure au Sénat. Les questeurs gèrent tous les aspects matériels et administratifs de la vie du Sénat et disposent à cet effet, d’un pouvoir financier, réglementaire et de nomination.

    3. Guy Benarroche

    Sénateur écologiste sortant, Guy Benarroche, ancien élu de La Bouilladisse aura notamment à affronter Michelle Blanchard-Svoboda, élue de la même commune et tête de liste insoumise. Rapatrié d’Algérie, professionnellement investit dans la direction d’une entreprise spécialisée dans la vente et la maintenance d’équipements destinés aux bateaux, il est, à 72 ans, vice-président de la commission des Lois du Sénat.

    4. Clara Jaboulay

    L’adjointe au maire de Marseille déléguée à la vie culturelle, à la création artistique et à la nuit marseillaise est la benjamine de la liste conduite par Jérémy Bacchi. Ancienne présidente de l’Union nationale lycéenne (UNL), elle pourrait, à 27 ans, devenir la quatrième sénatrice de gauche du département.

    5. Loïc Gachon

    Le maire socialiste de Vitrolles réélu pour la 4e fois dans cette commune qui a été l’un des symboles de la gestion catastrophique de l’extrême droite retrouvera Fabien Bravi l’adversaire RN qu’il a battu aux dernières municipales en numéro 2 sur la liste de Marie-Pierre Callet (ex-LR, RN). Ancien ingénieur au sein de l’Agence régionale pour l’Environnement a 52 ans.

    6. Hélène Gaillard

    À 52 ans, la maire (DVG) de Gréasque a gagné les municipales dans cette commune de l’ancien bassin minier à la tête d’une équipe diverse en misant notamment sur le développement durable.

    7. Éric Garcin

    Réélu dès le premier tour à plus de 81% des suffrages, le maire (DVG) de Jouques a 62 ans. Il s’est particulièrement investi sur la question sociale dans sa commune de 4500 habitants du nord du Pays d’Aix en participants notamment à l’expérimentation « Territoires zéro chômeur de longue durée ».

    8. Anne Brotot

    L’adjointe au maire de Fontvieille chargée de l’urbanisme est également conseillère communautaire de la Communauté de communes Vallée des Baux-Alpilles. Dans ce village de 3 500 habitants, cette ancienne directrice de l’école d’animation 3D MoPA à Arles accompagne le maire Gérard Garnier, élu depuis 2018.

    SUPPLÉANTS

    1. Jean-Pierre Squillari

    Le maire (DVG) d’Aubagne qui a rendu la commune de 47 000 habitants à la gauche, à la tête d’une équipe d’union soutenue notamment par le PCF, occupe la place de premier suppléant. L’ancien sapeur-pompier, âgé de 74 ans, est un défenseur assumé des services publics.

    2. Nathalie Hetsch

    Femme de conviction, la veuve de l’ex-maire socialiste de Fos-sur-Mer, Jean Hetsch, colistière (DVG) de Remi Esnault lors des dernières municipales est élue d’opposition au maire d’extrême droite de cette commune de 16 000 habitants.

  • La Libération fêtée par tous partout dans la région

    La Libération fêtée par tous partout dans la région

    Vendredi 21 août, Jean-Pierre Squillari (DVG) élu en mai dernier et ses adjoints ont célébré la journée durant les libérateurs. « Le 21 août 1944, un jour historique pour notre ville, l’entrée des forces alliées et des mouvements de Résistance qui mettait fin à l’occupation nazie et rendait à Aubagne sa liberté » relatait la municipalité invitant la population à les rejoindre « pour honorer la mémoire de celles et ceux qui se sont battus pour notre liberté » .

    À Port-de-Bouc, les cérémonies du souvenir se sont tenues samedi 22, Laurent Belsola (PCF) et son équipe ont aussi rappelé à la population de ne « jamais oublier ». Attention le concert du 24 août se tiendra exceptionnellement salle Youri Gagarine en raison de la météo, et le feu d’artifice est reporté au samedi 29 août.

    À Istres, c’est ce dimanche 23 août que Robin Prétot (LR) et son équipe ont tenu à « réparer un oubli » en instituant une journée de la Libération. « C’est un rendez-vous pour honorer celles et ceux qui ont choisi la France, la liberté et l’honneur, mais aussi pour transmettre aux jeunes générations le sens de notre héritage républicain » indique la Ville.

  • Après une nouvelle panne, le maire d’Aubagne interpelle Enedis

    Après une nouvelle panne, le maire d’Aubagne interpelle Enedis

    Déjà au mois de juin puis au mois de juillet dernier l’édile avait demandé des explications face à des coupures de courant répétées. « La situation atteint désormais un niveau d’urgence critique », s’inquiète la municipalité face à des pannes qui ont touché notamment une résidence senior mais aussi l’usine de potabilisation du Pin Vert. En cause, l’enchaînement de vagues de chaleur qui s’ajoutent à un réseau vétuste dépassé par les nouveaux usages et l’urbanisation des dernières années sans mise à niveau proportionnée du réseau, selon la Ville. « Enedis doit maintenant déployer les moyens financiers et techniques à la hauteur des besoins d’Aubagne. Les Aubagnais ont droit à un service public de l’électricité fiable et durable », demande donc Jean-Pierre Squillari en se disant prêt à simplifier les procédures et fournir du foncier, et saluant les salariés mobilisés sur le terrain.

  • La Région Sud débloque in extremis le volet foncier du nouvel hôpital d’Aubagne

    La Région Sud débloque in extremis le volet foncier du nouvel hôpital d’Aubagne

    Soulagement pour les défenseurs du projet du futur hôpital à Aubagne. Il y a une dizaine de jours, l’Agence régionale de santé (ARS) Paca révélait dans les colonnes de La Provence qu’une solution devait être trouvée pour l’achat du foncier, estimé autour de 3 millions d’euros, d’ici l’automne 2026. Faute de quoi le projet risquait de perdre une importante partie de ses financements, compromettant ainsi sa réalisation.

    Ce mercredi, c’est finalement une participation de la Région qui a débloqué la situation. « Nous avions un problème important de sécurisation des financements, avec un terrain qui devait pouvoir être acheté rapidement, a détaillé Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région Sud. Nous avons décidé, dans un premier temps, que la mairie d’Aubagne en paie la moitié et que la Région paie l’autre, pour débloquer la situation au niveau de l’État et du directeur général de l’ARS ». La collectivité s’engage à une avance de 1,5 million d’euros pour compléter le financement du foncier, le reste étant à la charge de la Ville d’Aubagne. « Nous verrons, plus tard, avec un tour de table que nous n’avions plus le temps de faire, pour l’achat complet de ce terrain », poursuit le candidat aux sénatoriales.

    Initialement prévu à la seule charge de la Ville d’Aubagne, le financement de l’acquisition des terrains a connu plusieurs rebondissements ces derniers mois. Le conseil municipal avait, dès le 5 juin, appelé à la construction d’un « front territorial commun » pour défendre le projet du nouvel hôpital, tout en invitant les communes concernées à mettre au pot pour l’acquisition foncière. « Puisque cet hôpital dessert 19 communes, ces [dernières] doivent s’impliquer activement dans le projet, mais aussi dans son cofinancement ! Nous ne pouvons plus être les seuls à porter la charge financière d’équipements dont bénéficie l’ensemble du bassin de vie », avait alors déclaré Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne.

    Les maires en difficulté

    Début juillet, lors d’une réunion sollicitée par Stéphanie Luquet, directrice et représentante légale de l’actuel centre hospitalier de la ville, une demande concrète de participation avait été formulée aux 19 maires concernés. Une perspective accueillie diversement selon les municipalités. Nombre d’entre elles estimaient en effet ne pas être en mesure de contribuer financièrement, leurs budgets étant déjà fortement contraints.

    C’est finalement Véronique Miquelly, maire (LR) d’Auriol, qui a sollicité une réunion rassemblant la Région et les parties prenantes, craignant un abandon du projet. Ce qui a abouti, mercredi, à l’engagement d’1,5 million d’euros de la Région. « Les maires sont d’accord pour participer à l’achat du foncier. Le problème était l’urgence. Pour Auriol, c’était 360 000 euros à trouver en quelques semaines. C’est pour ça que j’ai sollicité le président de Région », a-t-elle souligné. L’avance financière de la Région doit permettre aux communes d’étaler leur participation.

  • La céramique et les santons mis à l’honneur tout l’été à Aubagne

    La céramique et les santons mis à l’honneur tout l’été à Aubagne

    Le cours Maréchal-Foch fourmille de visiteurs. À Aubagne, le traditionnel marché à la céramique et aux santons débute sa saison. Il est organisé en partenariat avec l’association des céramistes et santonniers du Pays d’Aubagne et l’Office de tourisme du Pays d’Aubagne et de l’Étoile. Une inauguration « émouvante », selon Jean-Pierre Squillari (DVG), maire de la ville, qui salue une initiative lancée par l’ancien premier magistrat communiste Edmond Garcin. À ses côtés, Florence Amy, présidente de l’association organisatrice, était présente.

    Neuf exposants peuvent faire découvrir leur savoir-faire et leurs créations. Les arts de la table, de la décoration et des santons sont mis à l’honneur par les artisans présents. Des santons, des assiettes, des vases, des tasses, des pots de beurre ou encore des cigales ornent les étagères.

    Un marché pour les curieux et les habitués

    Parmi les artisans, il y a des habitués. C’est le cas de Marie-Claude, artisane pour la faïencerie Louis Sicard. Cette enseigne a sa place sur le marché depuis le début de son existence, en 1968. La faïencerie est connue pour ses célèbres cigales, créées par Louis Sicard. « Ce marché, c’est une opportunité de se faire connaître, pour que les gens viennent nous voir ensuite au magasin », explique Marie-Claude.

    Cette vitrine est également très importante pour les nouveaux exposants, comme Aurélie, céramiste à Ceyreste. Elle crée surtout des bijoux. C’est la deuxième année consécutive qu’elle vient sur le marché. Elle se dit heureuse d’être ici : « Il faut que je sorte de mon atelier, c’est important d’être au contact de sa clientèle. » Aurélie proposera également un atelier participatif lors des nocturnes du marché : « Les visiteurs pourront décorer leur propre assiette en terre cuite avec de la peinture acrylique, et repartir avec. » Ces nocturnes auront lieu tous les vendredis soir, de 18 à 21 heures.

    « Une ambiance chaleureuse »

    Au milieu des neuf tonnelles qui abritent les œuvres des artisans, des petites tables et chaises sont mises à disposition du public par le bar-tabac Le Week-End. Un village au cœur de la ville. « On vient tous les matins pour boire le café, on habite à côté », dit Hervé, sa tasse à la main. Et de préciser : « Ce que j’aime ici, c’est l’ambiance provençale. » Sa compagne, Françoise, raconte qu’elle vient au marché depuis son enfance. Elle, aussi, est santonnière : « On salue nos collègues, l’ambiance est chaleureuse. »

    Le marché est ouvert tous les jours jusqu’au 23 août, de 10 à 19 heures, et les vendredis soir jusqu’à 21 heures. Entrée libre.

  • Le financement du futur hôpital d’Aubagne en pleine négociation

    Le financement du futur hôpital d’Aubagne en pleine négociation

    Petit à petit, l’hôpital fait son nid. Après la signature de la Déclaration d’utilité publique (DUP) la semaine passée, indispensable pour engager les négociations sur l’acquisition du foncier, le projet de construction d’un hôpital, dans la zone de Gargues à Aubagne, a passé, mercredi, une nouvelle étape. Les maires des 19 communes concernées par l’arrivée potentielle d’un nouvel établissement sur le territoire se sont réunis en fin d’après-midi, à la demande de Stéphanie Luquet, directrice et représentante légale de l’actuel centre hospitalier de la ville. Au menu : état des lieux détaillé du niveau d’avancement du projet et discussions autour de l’achat du terrain. À l’origine prévu à la seule charge d’Aubagne, le maire (DVG) Jean-Pierre Squillari avait invité, début juin, les autres municipalités à mettre au pot. « Puisque cet hôpital dessert 19 communes, ces [dernières] doivent s’impliquer activement dans le projet, mais aussi dans son cofinancement. Nous ne pouvons plus être les seuls à porter la charge financière d’équipements dont bénéficie l’ensemble du bassin de vie », avait-il alors déclaré. Et cette première assemblée des maires semble de bon augure pour ses réclamations : trois communes se sont engagées à participer financièrement et plusieurs promettent d’y réfléchir. Parmi les mairies d’ores et déjà motivées : celle de Gémenos, dirigée par Roland Giberti, maire (DVD) de la ville depuis 2001. « C’est une très bonne nouvelle, très symbolique », s’enthousiasme une source proche de la mairie d’Aubagne. Et de poursuivre : « Il est normal qu’il y ait un temps de réflexion, mais au moins les choses sont présentées de manière officielle et les maires peuvent y voir plus clair. C’est une première approche, le début de quelque chose ».

    Réduire les frais,

    sans brusquer

    Restent les municipalités qui, dès mercredi, ont exposé leurs réticences, ne voyant pas « comment faire un effort dans le cadre de leur budget et des difficultés financières auxquelles sont confrontées les collectivités », est-il rapporté de la réunion. Quoi qu’il en soit, les négociations s’annoncent complexes pour une mairie qui cherche à amoindrir les dépenses tout en ménageant les actuels propriétaires de la zone. « Il faut qu’on parvienne à être au prix le plus bas possible tout en trouvant un accord avec les propriétaires, note la ville d’Aubagne. Parce que s’il n’y a pas d’accord, la DUP pourrait être attaquée en justice, ce qui nous ferait perdre de précieux mois et poserait une incertitude réelle sur le projet. » D’autant que d’autres frais connexes accompagnent l’acquisition du terrain : le déplacement de la ligne à haute tension actuellement en place sur la zone prévue ainsi que la réalisation de réseaux et de routes pour aménager le site l’hôpital. « L’idée est pour nous de travailler sur le financement de ces coûts-là, qu’on aimerait faire porter à d’autres opérateurs, pour réduire la participation des communes au simple achat des lieux », poursuit la municipalité. La mairie d’Aubagne espère régler ces questions de financement avant la fin de l’année, afin que les budgets des communes puissent être votés en conséquence.

  • À Aubagne, un second souffle pour le contrat de ville

    À Aubagne, un second souffle pour le contrat de ville

    Un nouveau contrat pour une nouvelle ville. Le maire d’Aubagne récemment élu, Jean-Pierre Squillari (DVG), s’est félicité, ce mardi 30 juin, de la signature du nouveau Contrat de Ville. Il fait suite à un appel à projets pour 2027, où associations et habitants étaient invités à proposer des actions concrètes pour la ville.

    À Aubagne, le quartier prioritaire de Charrel et ceux « poches de précarité », à la Tourtelle et dans le centre-ville, sont placés au cœur des priorités de la mairie. Un tournant dans la politique de la ville, menée durant deux mandats par l’ancien maire LR, Gérard Gazay. À travers ce nouveau Contrat de Ville, le conseil municipal entend réorienter ses engagements et ses projets en faveur des habitants.

    Le Contrat de Ville est un dispositif de l’État, piloté par la préfète déléguée à l’égalité des chances, Isabelle Épaillard, la Métropole Aix-Marseille-Provence, le Département et la Ville d’Aubagne.

    Les besoins des habitants au cœur du dispositif

    Dans le programme du contrat, certaines subventions ont été réexaminées. Ainsi, 8 000 euros supplémentaires ont été injectés pour les séjours de vacances proposés par la Ville, dans le cadre du projet « Quartiers d’été ». « Davantage de jeunes pourront ainsi partir à Saint-Vincent-les-Forts (Alpes-de-Haute-Provence). C’est une action très attendue par les jeunes aubagnais pour pouvoir sortir de la ville pendant l’été », explique la mairie.

    Le contrat vise également à « réévaluer les finances pour renforcer les actions de certaines associations, notamment Contact Club ». Des structures qui œuvrent notamment pour l’accès au droit des habitants.

    La Ville d’Aubagne souhaite enfin multiplier les animations de proximité grâce aux fêtes de quartier : « Tous les mois, un quartier est mis à l’honneur lors d’un moment festif, avec un repas partagé. » Ces événements sont principalement organisés par les maisons de quartier. La prochaine fête se tiendra le 11 juillet dans le quartier de Charrel.