Tag: investissements

  • Un budget de 718 millions pour lancer le mandat à Montpellier

    Un budget de 718 millions pour lancer le mandat à Montpellier

    Mardi 14 avril, le nouveau conseil municipal de Montpellier a adopté (53 voix, 8 LFI contre, 8 abstentions du groupe Altrad), le premier budget de la mandature. Qualifié par le maire Michaël Delafosse (PS) de « responsable, sérieux et volontariste » en dépit d’un « contexte d’incertitudes » sur les recettes fiscales et du « désengagement progressif de l’État » ajoute Julie Frêche (PS), le budget 2026 de la Ville s’élève à 718 millions d’euros (ME). Malgré l’inflation (2,6% attendus en 2026), le « choix fort » a été fait de ne pas augmenter les taux de la taxe foncière bâtie (52,63%), non bâtie (112,71%) et de la taxe d’habitation (22,49%) sur les résidences secondaires.

    Autre double pari ambitieux : celui des « efforts de gestion sans transiger la qualité des services publics ». Dans une ville à la « solvabilité préservée », « chaque euro dépensé doit être utile », prévient Serge Guiseppin, l’adjoint aux finances. Sous réserves d’ajustements, 240 ME doivent être dépensés en investissement et 396 ME pour le fonctionnement (dont 222 ME en dépenses de personnel).

    Des projets déjà contestés

    Sur les 498 ME affectées aux politiques publiques, l’école (nouveaux groupes scolaires), les crèches et l’alimentaire se taillent la part du lion avec 181 ME. 64ME seront consacrés à l’aménagement (foncier, Zac Montpellier Sud, ravalement des façades…), 53 ME à la sécurité (vidéo-protection, lutte contre les tags…), 44 ME à la solidarité (CCAS, Ehpad, tarifs sociaux dans les cantines…), 38 ME au sport (assos, clubs…) et à la culture (Moco, Pavillon Populaire…) ou encore 32 ME à la transition écologique.

    Parmi les projets emblématiques, figure la future cité de l’alimentation (60 ME) qui en 2028 « produira près du marché gare 16 000 repas bio et locaux pour renforcer notre souveraineté alimentaire », détaille Marie Massart. À l’élu d’opposition LFI Antoine Bertrand qui préférerait « la gratuité des cantines » à la tarification sociale (repas dès 50 centimes), l’écologiste répond. « Ce n’est pas comparable aux transports. Le coût serait élevé (100ME) avec un risque de saturation des cantines ».

    L’écolo Stéphane Jouault a vanté le projet (8,3ME) de la « grande boucle piétonne » du futur « poumon vert » du nord (parc Lunaret, Lavalette, Montmaur) et Serge Guiseppin celui de l’Hôtel des Sécurités (17,8 ME) en devenir à Celleneuve. De quoi agacer Livia Jampy (LFI). « C’est open bar pour le tout répression et des miettes pour répondre à la crise sociale ». Attaque contre laquelle Hervé Martin (PCF) dégainera l’« agence municipale du logement ».

    Pas de quoi convaincre Salim Jahwari (pro-Altrad) qui pointe les 468 ME de dette (et 117 ME d’emprunt) ni Nathalie Oziol (LFI). « Ce budget est la mise en œuvre de la feuille de route austéritaire dictée par le gouvernement ». Caricatural pour l’écolo Manu Reynaud qui, face à ce « macronisme fantasmé », invite LFI à « ne pas se tromper de combat ni d’adversaire à la Présidentielle ».

  • Vingt ambassadeurs invités à découvrir le Grand Port

    Vingt ambassadeurs invités à découvrir le Grand Port

    Une vingtaine d’ambassadeurs étrangers établis en France sont, jeudi et vendredi, de visite à Marseille. Invités dans le cadre du programme AMB-EC0, imaginé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) pour présenter aux représentants diplomatiques l’attractivité des territoires français, ils sont venus découvrir l’écosystème du Grand Port maritime de Marseille (GPMM). « Lidée est de leur montrer, à travers des immersions dans les territoires, qu’il y a de l’excellence française un peu partout, dans différents domaines, fait valoir Damien Loras, directeur de la diplomatie économique du MEAE. On a choisi Marseille pour son économie maritime et portuaire, car la ville est vraiment un centre névralgique dans ce domaine. »

    Au programme de ces deux jours en terres provençales : rencontre avec les acteurs économiques et institutionnels en lien avec le GPMM. « Il est important de retenir que notre ambition n’est pas seulement de montrer, poursuit Damien Loras. Nous voulons que ces gens-là, qui sont le relais de leur pays en France, se fassent un peu le relais de notre pays dans le leur, qu’ils puissent vendre la France à l’étranger. » L’occasion de témoigner d’une France « innovante », pour attirer « des investissements étrangers producteurs d’emplois ». La délégation d’ambassadeur sera accueillie vendredi par Christophe Castaner, président du conseil de surveillance du GPMM et rencontrera dans la foulée ses représentants et des opérateurs portuaires.

  • L’autoroute européenne de l’hydrogène arrive en 2032

    L’autoroute européenne de l’hydrogène arrive en 2032

    Deux millions de tonnes d’hydrogène devraient transiter par le golfe de Fos d’ici à 2032 selon les plans de NaTran (ex GRTGaz), transporteur de gaz indépendant porteur du projet Hyfen, sujet d’une conférence de presse mardi matin à Paris.

    Il s’agit d’un gazoduc d’hydrogène partant de Fos-sur-Mer et passant par la Vallée de la Chimie lyonnaise et la Moselle, où des réserves souterraines auraient été trouvées, dans une idée de « corridor européen interconnecté reliant le Portugal à l’Allemagne » d’après Anthony Mazzenga, directeur du développement de NaTran. Il s’intègre au projet BarMar de gazoduc d’hydrogène sous la Méditerranée reliant Barcelone aux bassins ouest du Grand Port de Marseille, à Fos, et vise principalement à alimenter « la stratégie de décarbonation de l’Allemagne basée sur 50% d’hydrogène » dans son mix énergétique.

    Cinq milliards d’euros

    NaTran vise les gros clients industriels comme l’aciériste allemand SHS. « C’est un des secteurs qui auront besoin de l’hydrogène, avec le raffinage et la production d’engrais », détaille le dirigeant. À La Marseillaise sur le territoire, Anthony Mazzenga parle d’un « ouvrage enterré à faible impact paysager, à bonne acceptabilité du public derrière lequel dépend l’avenir industriel de la zone ». Sans rompre « d’accords de confidentialité », l’industriel précise « travailler avec l’ensemble des acteurs industriels du territoire, dont certains maintiennent leur activité ou se diversifient dans la production d’acier bas carbone ou de e-saf », le carburant de synthèse produit à La Mède par Total, consommateur d’hydrogène.

    Cinq milliards d’euros sont engagés par le groupe dans une « perspective de longue durée et un amortissement sur plusieurs dizaines d’années » présente Anthony Mazzenga, de manière « similaire aux investissements sur les réseaux gaz ou électrique ». Reconnu Projet d’intérêt commun (PIC) par l’Europe, Hyfen est en pleine étape d’études, la décision finale d’investissement étant attendue pour 2029 et la mise en service en 2032. Cette décision dépendra de trois conditions pour NaTran : le marché, le cadre législatif avec la transposition attendue du droit européen sur l’hydrogène, et les garanties publiques. « Nous espérons l’apparition d’un mécanisme de lissage temporel des coûts d’ici 2029 pour investir en confiance et à nos clients de se raccorder à prix compétitif », conclut le représentant de NaTran.

  • Un budget « éloigné du quotidien » selon l’opposition municipale

    Un budget « éloigné du quotidien » selon l’opposition municipale

    L’exposé de l’adjoint délégué au budget Philippe Caizergues est exhaustif à l’heure d’aborder le débat d’orientation budgétaire, lors de ce deuxième conseil municipal de la nouvelle mandature, en la salle Pagnol, lundi soir. Port-Saint-Louis dispose de 19,1 millions d’euros de recettes, dont les trois quarts proviennent de sa fiscalité, qui n’est pas augmentée contrairement aux dépenses qui s’élevaient à 17,6 millions d’euros en 2025. D’un côté le fonctionnement augmenterait de 6,83% par rapport à 2025, de l’autre la prévision de -9,5% de dépenses en énergie, eau et carburants, les fluides, a été réalisée en début d’année avant les conflits internationaux. « On s’attend à une augmentation du carburant pour les véhicules et le chauffage », prévient l’adjoint.

    D’autre part, « l’aggravation » de la contribution de la Ville au Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (Fpic) soulevée par l’adjoint, à hauteur de 57 000 euros, soit 200% en plus depuis 2021.

    Un manque d’ambition ?

    Philippe Caizergues pointe une « situation maîtrisée de l’endettement », avec 4,1 millions d’euros d’en-cours en 2026, soit 0,92% du budget de fonctionnement et une capacité de désendettement de 2,43 ans. « Cela permet d’envisager de nouveaux emprunts pour des investissements structurants » estime l’élu, comme le maintien du soutien aux associations.

    Un rapport « quasi identique aux années antérieures » selon l’opposante Aurélie Grach. « Votre budget se veut prudent et responsable mais reste trop éloigné des réalités du quotidien des habitants en termes de santé, de pouvoir d’achat, de services publics… » tance l’élue, qui préférerait un budget pour « maintenir et faire vivre notre centre médical » ou « faciliter le quotidien et alléger les charges des familles ».

    Le maire Martial Alvarez affirme en réponse qu’il « partage » cette vision, parlant de « la protection de la population comme leitmotiv », et invoquant « la marge laissée par la gestion exceptionnelle des dernières années ». « Le travail sur le foncier économique va permettre de retombées fiscales et nous travaillons à une nouvelle organisation entre élus et administration pour chercher les économies là où il y aura le moins d’impact pour la population », développe le maire, renvoyant les mesures plus précises au prochain conseil municipal, prévu le 27 avril, pour le vote du budget.

  • Un budget « éloigné du quotidien » selon l’opposition municipale

    Un budget « éloigné du quotidien » selon l’opposition municipale

    L’exposé de l’adjoint délégué au budget Philippe Caizergues est exhaustif à l’heure d’aborder le débat d’orientation budgétaire, lors de ce deuxième conseil municipal de la nouvelle mandature, en la salle Pagnol, lundi soir. Port-Saint-Louis dispose de 19,1 millions d’euros de recettes, dont les trois quarts proviennent de sa fiscalité, qui n’est pas augmentée contrairement aux dépenses qui s’élevaient à 17,6 millions d’euros en 2025. D’un côté le fonctionnement augmenterait de 6,83% par rapport à 2025, de l’autre la prévision de -9,5% de dépenses en énergie, eau et carburants, les fluides, a été réalisée en début d’année avant les conflits internationaux. « On s’attend à une augmentation du carburant pour les véhicules et le chauffage », prévient l’adjoint.

    D’autre part, « l’aggravation » de la contribution de la Ville au Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (Fpic) soulevée par l’adjoint, à hauteur de 57 000 euros, soit 200% en plus depuis 2021.

    Un manque d’ambition ?

    Philippe Caizergues pointe une « situation maîtrisée de l’endettement », avec 4,1 millions d’euros d’en-cours en 2026, soit 0,92% du budget de fonctionnement et une capacité de désendettement de 2,43 ans. « Cela permet d’envisager de nouveaux emprunts pour des investissements structurants » estime l’élu, comme le maintien du soutien aux associations.

    Un rapport « quasi identique aux années antérieures » selon l’opposante Aurélie Grach. « Votre budget se veut prudent et responsable mais reste trop éloigné des réalités du quotidien des habitants en termes de santé, de pouvoir d’achat, de services publics… » tance l’élue, qui préférerait un budget pour « maintenir et faire vivre notre centre médical » ou « faciliter le quotidien et alléger les charges des familles ».

    Le maire Martial Alvarez affirme en réponse qu’il « partage » cette vision, parlant de « la protection de la population comme leitmotiv », et invoquant « la marge laissée par la gestion exceptionnelle des dernières années ». « Le travail sur le foncier économique va permettre de retombées fiscales et nous travaillons à une nouvelle organisation entre élus et administration pour chercher les économies là où il y aura le moins d’impact pour la population », développe le maire, renvoyant les mesures plus précises au prochain conseil municipal, prévu le 27 avril, pour le vote du budget.

  • Des bateaux de croisière de plus en plus branchés

    Des bateaux de croisière de plus en plus branchés

    Une « première en France » s’est félicité ce samedi 11 avril le ministre des Transports, Philippe Tabarot, venu sur le Grand Port maritime de Marseille (GPMM) inaugurer le branchement électrique à quai des bateaux de croisière. Déployée dans le cadre du dispositif « Connexion électrique des navires à quai, Escale zéro fumée », cette technologie permet de connecter en simultané trois navires, dont les besoins peuvent atteindre les 16 mégawatts chacun, soit la consommation d’une ville de 13 000 habitants, et de couper les moteurs durant l’escale. De quoi améliorer la qualité de l’air quand le maritime représente « 37% des émissions d’oxyde d’azote » a rappelé en préambule Dominique Robin, directeur de l’association de surveillance de qualité de l’air, AtmoSud.

    Si « la trajectoire baisse depuis 15 ans, de 7 ou 10%, on a besoin d’accélérer », estime-t-il. Se basant sur une étude « récente » de la Ville de Marseille, il indique que « près de 780 personnes décèdent de façon prématurée en lien avec la pollution ». Mais pour Hervé Martel, président du directoire du GPMM, c’est une « étape majeure » qui a été franchie. Mieux, de l’avance a été prise sur la réglementation européenne qui impose que 90% des escales de navires de passagers et de porte-conteneurs utilisent l’électricité à l’horizon 2030.

    200 millions investis

    Et de citer une autre étude, du Pôle mer Méditerranée, selon laquelle le branchement des navires permet de réduire de 80% les émissions d’oxyde de soufre, de 75% les oxydes d’azote, et de 60% les particules fines. Dans un contexte de guerre au Proche et au Moyen-Orient, il s’agit aussi de réduire la facture énergétique, de se détacher des énergies fossiles pour renforcer sa souveraineté dans un secteur stratégique pour l’économie mondiale précise Philippe Tabarot. « L’État a investi plus de 50 millions d’euros, soit près de la moitié des investissements publics de ce projet » de 200 millions d’euros a-t-il détaillé.

    Côté croisiéristes, on se félicite de l’usage de cette électricité « verte » pour « se consacrer à toute la chaîne de valeurs entre le départ et l’arrivée du bateau », résume Jacques Hardelay, président de l’association Marseille-Provence croisière. Et de défendre l’impact économique « important » sur la Ville, « 57 euros par personne et par jour dépensés » par les passagers en transit avance-t-il, et aussi sur les entreprises, entre taxis et avitaillement. Parmi les représentants des collectivités, le président de la Région, Renaud Muselier (Ren.), bombe le torse rappelant sa capacité à aller chercher les financements européens. Plus nuancé, Laurent Lhardit, député PS des Bouches-du-Rhône et conseiller municipal, évoque, au nom du maire de Marseille, la volonté de maîtriser un tourisme que la Ville souhaite « durable » et « bien loin d’une massification qui devra être régulée ». Le nombre de croisiéristes accueillis par le port de Marseille étant passé de 62 000 en 1996 à… 3 millions prévus cette année.

  • Des bateaux de croisière de plus en plus branchés

    Des bateaux de croisière de plus en plus branchés

    Une « première en France » s’est félicité ce samedi 11 avril le ministre des Transports, Philippe Tabarot, venu sur le Grand Port maritime de Marseille (GPMM) inaugurer le branchement électrique à quai des bateaux de croisière. Déployée dans le cadre du dispositif « Connexion électrique des navires à quai, Escale zéro fumée », cette technologie permet de connecter en simultané trois navires, dont les besoins peuvent atteindre les 16 mégawatts chacun, soit la consommation d’une ville de 13 000 habitants, et de couper les moteurs durant l’escale. De quoi améliorer la qualité de l’air quand le maritime représente « 37% des émissions d’oxyde d’azote » a rappelé en préambule Dominique Robin, directeur de l’association de surveillance de qualité de l’air, AtmoSud.

    Si « la trajectoire baisse depuis 15 ans, de 7 ou 10%, on a besoin d’accélérer », estime-t-il. Se basant sur une étude « récente » de la Ville de Marseille, il indique que « près de 780 personnes décèdent de façon prématurée en lien avec la pollution ». Mais pour Hervé Martel, président du directoire du GPMM, c’est une « étape majeure » qui a été franchie. Mieux, de l’avance a été prise sur la réglementation européenne qui impose que 90% des escales de navires de passagers et de porte-conteneurs utilisent l’électricité à l’horizon 2030.

    200 millions investis

    Et de citer une autre étude, du Pôle mer Méditerranée, selon laquelle le branchement des navires permet de réduire de 80% les émissions d’oxyde de soufre, de 75% les oxydes d’azote, et de 60% les particules fines. Dans un contexte de guerre au Proche et au Moyen-Orient, il s’agit aussi de réduire la facture énergétique, de se détacher des énergies fossiles pour renforcer sa souveraineté dans un secteur stratégique pour l’économie mondiale précise Philippe Tabarot. « L’État a investi plus de 50 millions d’euros, soit près de la moitié des investissements publics de ce projet » de 200 millions d’euros a-t-il détaillé.

    Côté croisiéristes, on se félicite de l’usage de cette électricité « verte » pour « se consacrer à toute la chaîne de valeurs entre le départ et l’arrivée du bateau », résume Jacques Hardelay, président de l’association Marseille-Provence croisière. Et de défendre l’impact économique « important » sur la Ville, « 57 euros par personne et par jour dépensés » par les passagers en transit avance-t-il, et aussi sur les entreprises, entre taxis et avitaillement. Parmi les représentants des collectivités, le président de la Région, Renaud Muselier (Ren.), bombe le torse rappelant sa capacité à aller chercher les financements européens. Plus nuancé, Laurent Lhardit, député PS des Bouches-du-Rhône et conseiller municipal, évoque, au nom du maire de Marseille, la volonté de maîtriser un tourisme que la Ville souhaite « durable » et « bien loin d’une massification qui devra être régulée ». Le nombre de croisiéristes accueillis par le port de Marseille étant passé de 62 000 en 1996 à… 3 millions prévus cette année.

  • Action commune de la CGT pour pérenniser Kem One

    Action commune de la CGT pour pérenniser Kem One

    « Aujourd’hui est la première pierre à l’édifice de l’unité des travailleurs de Kem One », lance Yann Beauné, secrétaire général du syndicat CGT Kem One de Fos-sur-Mer, devant l’assistance massée à l’entrée de l’usine chlorochimique, jumelle de celle de Lavéra, également en grève. Cette unité des travailleurs se construit autour de la dénonciation « du véritable jeu financier », selon le syndicaliste, mené par le fonds d’investissement Apollo, son propriétaire. Mais aussi autour d’un appel « à l’état qui doit prendre ses responsabilités » au regard du « maillon stratégique de l’industrie française et européenne » que représente Kem One pour les organisations CGT et pour ses 1 300 salariés.

    Sur le site de Fos-sur-Mer, « 100% des effectifs à la fabrication sont en grève avec arrêt des installations », d’après Michaël De Dios, secrétaire général adjoint du syndicat CGT de l’usine. Il pointe une « valse de dirigeants et une désorganisation depuis 2021 et l’arrivée d’Apollo », tandis que « le projet Elyse patauge et nos conditions de travail se dégradent au fur et à mesure que l’endettement augmente ». « Si nous faisions ce que font Apollo et les fonds spéculatifs dans la vie de tous les jours, on finirait interdit bancaire, mais eux nous endettent jusqu’à la rupture », compare-t-il, en argument de l’appel à l’État.

    « Une guerre financière »

    « C’est une guerre financière », renchérit Yann Beauné, dans son discours devant l’usine de Fos. « D’un côté, certains fonds parient sur notre chute, donc plus Kem One va mal, plus ils gagnent de l’argent, et en face, d’autres fonds ont prêté de l’argent à l’entreprise », détaille le responsable. « Ce n’est pas pour la sauver, mais bien pour être remboursé avant tout le monde, même en cas de chute. Ces mêmes fonds préparent une restructuration financière qui pourrait leur permettre de prendre le contrôle de l’entreprise », analyse-t-il, rappelant que « quand Apollo a racheté Kem One, l’entreprise était saine et rentable ».

    Les revendications sont simples. Comme le liste Michaël de Dios : « Un apport rapide en cash par Apollo, l’effacement pure et simple de la dette qui étrangle notre entreprise, et la mise en place d’un industriel » à la tête de l’entreprise. « Nous voulons un vrai projet industriel d’avenir avec des investissements, une stratégie à long terme et des garanties pour l’emploi », abonde son camarade Yann Beauné.

    Les salariés de Kem One peuvent compter sur un large soutien. À Fos-sur-Mer, étaient présentes les Unions locales CGT de Port-Saint-Louis et de Fos-sur-Mer, l’Union départementale CGT, les Dockers, ainsi que le syndicat de Marcegaglia, qui a connu une période sous Apollo entre 2010 et 2014. Côté politique, la fédération PCF des Bouches-du-Rhône était représentée, tout comme le maire (PCF) de Port-de-Bouc, Laurent Belsola, ainsi que le sénateur (PCF) Jérémy Bacchi. Même mobilisation à Lavéra, avec le syndicat du complexe pétrochimique, l’Union locale CGT de Martigues et le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux.

    Une mobilisation fraternelle au-delà de l’entreprise, remarquée et applaudie par les syndicalistes de Kem One, alors que le spectre d’un démembrement entre différents acteurs plane sur les esprits.

  • Arcelor va relancer le haut-fourneau n°1 en juin

    Arcelor va relancer le haut-fourneau n°1 en juin

    C’est une nouvelle que beaucoup attendaient. ArcelorMittal a annoncé vendredi par communiqué le redémarrage du haut-fourneau numéro 1 du site de Fos-sur-Mer, fixé pour juin 2026, après une série de travaux visant à « prolonger sa durée de vie », selon la direction du site. Une « bonne nouvelle » accueillie par le syndicat CGT de l’entreprise, employeur de 2 500 salariés organiques et missionne 1 200 travailleurs sous-traitants. Le deuxième, en production, poursuivra son fonctionnement.

    La décision de redémarrage de ce haut-fourneau endommagé par un incendie en octobre 2025 a été prise au regard d’une confiance retrouvée dans le marché de l’acier européen et en « considérant que les mesures de défense de l’Union européenne seront mises en œuvre rapidement », d’après la direction de l’usine.

    L’une de ces mesures est le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), règlement européen visant à soumettre les produits importés à un tarif équitable, au regard du carbone émis lors de la production de biens à fort impact carbone entrant en Europe. L’autre est l’ensemble des contingents tarifaires qui limitent l’import sans frais de douane et doublent ces frais lorsque les quotas francs sont dépassés.

    Des recrutements et 60 millions d’euros investis

    Ce plan de relance comprend un volet humain et financier. D’abord, l’entreprise va compléter ses équipes avec des recrutements d’opérateurs et de techniciens de maintenance tels que des électriciens, mécaniciens ou automaticiens. D’autre part, un budget d’investissement dédié est prévu par la direction, « portant ainsi l’enveloppe d’investissements du site de Fos-sur-Mer à 90 millions d’euros » pour l’année 2026 « afin d’accompagner cette montée en puissance du site ».

    ArcelorMittal précise que « dans le même temps, la démarche d’amélioration de la productivité et de la performance se poursuit afin de renforcer la compétitivité du site ». Les études pour la décarbonation ne sont pas remises en question : « Les études d’installation d’un four à arc électrique se poursuivent » conformément à la trajectoire initiée en 2024. Ces sujets ont été présentés au personnel en CSE « dans le cadre du dialogue social », conclut l’entreprise.

    Une avancée « satisfaisante » pour Stéphane Martins de Araujo, secrétaire du syndicat CGT du site de Fos-sur-Mer. Mais insuffisante : « il y a certes des investissements pour les hauts-fourneaux, mais à court terme, entre 3 et 5 ans », considère le syndicaliste. « Quand on veut faire marcher un four pendant 15 à 20 ans il faut entre 120 et 150 millions d’euros. Quid de l’avenir au-delà de 2030 ? De plus le projet de décarbonation n’englobe que 20% de notre capacité de production, ce n’est pas suffisant pour pérenniser notre activité », détaille le responsable.

    Sur le plan humain, « 80 des départements du site vont perdre du personnel par rapport à l’ancienne marche à deux fours », indique Stéphane Martins de Araujo, parlant de 210 emplois en moins. Un manque couplé, selon le syndicaliste, « au recours à l’intérim sur des postes clés avec des risques d’accident qui s’accroissent », considérant qu’« il faut entre 6 mois et un an pour former des agents autonomes, voire plusieurs années pour certains postes de maintenance les plus importants, alors que le redémarrage est prévu dans 3 mois », pointe-t-il. Dans ce contexte, Stéphane Martins de Araujo et la CGT « ne lâcheront pas » sur la nationalisation du groupe, à défaut « de vraies annonces à Fos et Dunkerque à hauteur des besoins d’acier de la France ».

  • [ Elections Municipales ] Les 15 bonnes raisons de voter ce dimanche 15 mars

    [ Elections Municipales ] Les 15 bonnes raisons de voter ce dimanche 15 mars

    15 bonnes raisons d’aller voter ce 15 mars pour le premier tour des élections municipales. De la défense des services publics à la gestion du bâti scolaire en passant par une politique de soutien aux structures associatives et sportives… Les maires ont un impact direct sur le quotidien des administrés avec bien des leviers à leur disposition. Tour d’horizon des enjeux pour ce scrutin qui concerne le premier échelon de la démocratie.

    1.

    Au cœur de la campagne des municipales à Marseille il y a six ans après les effondrements de la rue d’Aubagne, le logement se trouve au croisement de l’action municipale et métropolitaine. De la planification des constructions à la lutte contre le mal logement grâce aux permis de louer instruits par la Métropole ou les arrêtés de mise en sécurité et travaux d’office conduits par les communes, en passant par la signature des permis de construire, la régulation des locations saisonnières ou la conduite de la rénovation urbaine, l’action publique prend de nouvelles formes. Après la mise en place de véritables services municipaux dédiés, la tâche reste immense face à la crise du secteur pour assurer le droit au logement, et à vivre dans un logement digne grâce à la mise en place d’un gendarme municipal du logement proposée à gauche. Y compris pour le parc public, où la différence de traitement entre le bailleur municipal Marseille Habitat et métropolitain Provence Métropole Logement démontre l’importance du choix dans les urnes.

    2.

    Six ans après la pandémie de Covid, la santé occupe une place de plus en plus importante au cœur des politiques municipales. Conséquence, aussi, des reculs de la Sécurité sociale et de la désertification médicale. Ainsi le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux s’est battu pendant des années pour redonner des moyens au centre hospitalier qu’il préside. De nombreuses mairies doivent se battre pour attirer les médecins. La liste de gauche Demain Sisteron propose d’avoir des médecins salariés sans dépassements d’honoraires par exemple. Et de nombreux programmes défendent l’installation de centres de santé. Et s’ajoutent encore les nécessaires politiques de prévention.

    3.

    Pour renforcer le pouvoir d’achat de leurs administrés, les communes disposent de plusieurs leviers directs. Elles peuvent agir sur les tarifs du quotidien en gelant ou en modulant les prix des cantines, des crèches, des activités périscolaires ou des équipements sportifs et culturels. À Avignon, la remunicipalisation de la restauration scolaire orchestrée par la maire sortante (PS), Cécile Helle, a permis une baisse des tarifs : plus de 50% des élèves paient moins d’un euro. Les villes peuvent aussi distribuer des aides en nature, comme des kits de rentrée scolaire lancés en 2023 à Marseille par le Printemps marseillais. La maîtrise du foncier ou la production de logements sociaux permet également de limiter la hausse des loyers. La gestion en régie de services comme l’eau ou l’énergie peut garantir des tarifs stables et protéger les ménages des hausses. Enfin, les mutuelles municipales, proposant des tarifs plus attractifs, sont une autre manière de redonner du pouvoir d’achat.

    4.

    Loin de la dépolitisation affichée dans ce scrutin de proximité, les municipales permettent d’exprimer des visions différentes du service public. Au moment où ferment centres des impôts, bureaux de poste, caisses d’assurance-maladie, des collectivités se sont engagées pour défendre leur maintien comme à Martigues, ou pour assurer l’accès aux droits comme à Marseille avec la mise en place d’un territoire zéro non-recours aux droits. Le service public se décline dans les structures sportives et culturelles, les écoles, les crèches, la sécurité, mais aussi à travers l’accès à l’administration municipale, que ce soit par la dématérialisation des démarches ou surtout l’ouverture de bureaux de proximité. Se pose, enfin, la question d’agents en nombre suffisants et suffisamment formés et rémunérés, sans contrat précaire, pour assurer ce service public.

    5.

    La gestion du bâti des écoles publiques primaires et maternelles relève directement des mairies puisque propriétaires des bâtiments. Elles ont en charge les travaux, la restauration scolaire et sont organisatrices des activités périscolaires… D’où l’importance de la présence de mesures pour la rénovation dans les programmes. Le plan « Marseille en grand » et son pan de rénovation des écoles conduit par le Printemps Marseillais symbolisent la volonté d’action sur le sujet. Même principe pour l’adaptation des bâtiments au changement climatique avec des propositions comme la végétalisation des espaces que l’on retrouve dans le programme de Magali Brunel pour la liste d’union de la gauche à Toulon. Cette dernière propose aussi une « carte scolaire inter-quartiers ». Bien loin de l’uniforme obligatoire proposé par la liste de l’extrême droite à Marseille. Même principe pour la restauration scolaire où certaines listes rivalisent d’idées pour améliorer la qualité des repas des minots : municipalisation du service pour les insoumis marseillais, « cap sur le 100 % bio et local » pour Marc Pena à Aix…

    6.

    Avec près de 900 000 visiteurs dans les musées marseillais en 2025, un record, le pari de l’adjoint à la culture Jean-Marc Coppola (PCF) avec la gratuité des musées est réussi. Preuve que l’action municipale a une incidence directe sur l’offre culturelle locale, outre le soutien via des subventions et autres accompagnements aux acteurs du milieu. Quand le cinéma de Sisteron ferme, la liste d’union de la gauche propose qu’il passe « sous gestion d’intérêt public ». À Avignon, le candidat PS, David Fournier propose justement de « soutenir la culture d’excellence accessible à tous avec la gratuité des musées, le théâtre hors les murs ». La liste insoumise à Marseille vise la création d’une « Maison municipale de la création »… De quoi favoriser, ou pas, l’accès à la culture.

    7.

    Premier échelon de la démocratie locale, les mairies sont, en théorie, les lieux où les citoyens sont les plus proches des décisions. Encore faut-il qu’elles proposent des dispositifs pour qu’ils se fassent entendre tout au long du mandat. De Magali Brunel à Toulon en passant par Marc Pena à Aix, la gauche table sur le duo « plus de concertation et d’association des citoyens aux décisions ». Le Printemps Marseillais peut se targuer de la mise en place des budgets participatifs mais aussi de « l’Assemblée Citoyenne du Futur » durant ce mandat. Quand l’insoumis Sébastien Delogu veut placer le curseur encore plus haut avec une mise en place de « comités populaires » dans moult strates de la politique municipale : comité populaire pour le budget, pour la commande publique…

    8.

    Pour améliorer la sécurité de leurs administrés, les communes disposent de leviers concrets, même si la police nationale reste compétente sur le judiciaire. La police municipale est revendiquée par la quasi-totalité des candidats dans des rôles et proportions différents. Sa présence, à pied, à vélo, à cheval, en voiture ou en bateau, comme c’est désormais le cas à Marseille, permet de prévenir les incivilités, d’apaiser l’espace public et de renforcer le sentiment de tranquillité. Les communes ont aussi la capacité de déployer des dispositifs de vidéoprotection, moins consensuels sur l’échiquier politique, certains à l’extrême droite y voyant faussement la solution miracle quand d’autres à l’inverse la rejettent totalement. À cela s’ajoutent les actions de prévention via les médiateurs de rue, les éducateurs, ou les conseils locaux de sécurité, au contact des habitants. Enfin, avec son pouvoir de police, le maire peut prendre des arrêtés encadrant l’alcoolisation sur la voie publique, les rodéos urbains ou les nuisances nocturnes.

    9.

    Les communes disposent de plusieurs leviers pour soutenir la vie associative, pilier de la cohésion locale malmenée par l’austérité budgétaire imposée par l’État. Le premier est financier : les municipalités attribuent des subventions de fonctionnement ou de projet, permettant aux structures culturelles, sportives ou sociales de déployer leurs activités. Derrière ce levier, le premier enjeu est leur indépendance. Les villes peuvent également mettre à leur disposition salles, gymnases, stades ou bureaux. Les communes apportent aussi une aide logistique dans l’organisation d’événements sur l’espace public. Certaines créent une Maison des associations pour accompagner les bénévoles, proposent des formations et centralisent les démarches. Le soutien se traduit enfin à travers des forums, des appels à projets ou des conventions d’objectifs.

    10.

    Les communes jouent un rôle central dans la politique sportive locale, avec des prérogatives qui en font les premiers acteurs du sport de proximité. Elles ont d’abord la responsabilité de construire, gérer et entretenir la majorité des équipements sportifs du quotidien : gymnases, stades, piscines, city-stades… À Marseille, l’état des piscines abandonné depuis des décennies constitue un frein à l’apprentissage de la natation. Les communes fixent aussi les conditions d’accès, les horaires et les tarifs, pouvant décider de la gratuité ou de tarifications sociales pour favoriser l’accès au sport. Elles soutiennent directement les clubs amateurs associatifs à travers leurs subventions, la mise à disposition de locaux et de matériel. Elles pilotent des activités périscolaires et l’accueil des scolaires dans leurs équipements municipaux.

    11.

    Compétence métropolitaine, les transports en commun du quotidien occupent une place nécessaire dans les programmes. D’autant plus dans les métropoles de la région qui ont un train de retard dans le développement des modes lourds, que ce soit à Toulon ou Marseille, tandis que les retards et la saturation des bus font partie du quotidien dans les quartiers populaires. Ainsi à Toulon la candidate de la gauche Magali Brunel (PS) met sur la table le retour du tramway dans le Port du Levant, d’Ollioules à La Garde. À Marseille, chaque liste y va aussi de ses propositions de tracé au nord, à l’est comme au sud, tant sont nombreux les quartiers qui restent enclavés. Les propositions pour étendre la gratuité d’usage des transports en commun montent également, à Toulon comme à Marseille où droite comme gauche proposent de l’étendre aux moins de 26 ans. Enfin, la question de la voirie reste présente dans le débat public, pour proposer plus de pistes cyclables ou encore trancher sur l’avenir du Boulevard urbain sud à Marseille.

    12.

    Sujet particulièrement sensible à Marseille, la gestion de la propreté, et donc des services de collecte des déchets, est au cœur des débats. Compétence également métropolitaine puisque gérée par la Métropole Aix-Marseille-Provence dans les Bouches-du-Rhône, plusieurs listes dans différentes communes réclament de « récupérer la compétence du ramassage des ordures et des encombrants » comme la maire sortante et candidate à sa succession sur Aix, Sophie Joissains (UDI). Même principe à Martigues où Gaby Charroux a plusieurs fois critiqué la collecte métropolitaine. À Marseille, Benoît Payan table sur un retour en force des cantonniers, tout en laissant la compétence à la Métropole mais en récupérant sa gouvernance… De quoi poser en grand la question de l’enjeu métropolitain liée à ces élections municipales.

    13.

    Les municipalités disposent de leviers décisifs pour agir sur l’environnement : elles maîtrisent l’urbanisme via le PLU, choisissent où l’on construit, combien d’espaces verts sont protégés et comment la ville s’adapte au climat. Elles gèrent la végétalisation, les parcs, les arbres urbains, la lutte contre les îlots de chaleur ou la perméabilisation des sols. Elles agissent aussi sur la mobilité – stationnement, cheminements piétons, réseaux cyclables – et sur la performance énergétique de leurs bâtiments publics. À Marseille, la bataille que se livrent la municipalité de Marseille et la Métropole autour de la poursuite du boulevard urbain sud, est une illustration des clivages droite – gauche. À Avignon, la Ville a déployé un Plan Climat local, une « Charte de l’Arbre » et des opérations de végétalisation participative pour renforcer la biodiversité et impliquer les habitants. Partout, les mairies sont ainsi en première ligne pour adapter les territoires au changement climatique, protéger les ressources et améliorer durablement la qualité de vie.

    14.

    Si l’emploi n’est pas une compétence directe d’une commune, elle dispose de leviers pour agir. D’une part, les maires peuvent soutenir directement, ou pas, les installations d’entreprises sur son territoire ou l’arrivée d’infrastructures nécessaires pour leur développement. C’est tout le débat qui se joue sur la réindustrialisation de l’Étang de Berre dans les Bouches-du-Rhône. D’autre part, les communes peuvent très concrètement jouer sur l’écosystème économique avec des aides aux commerces de proximité, dialogue ou partenariat avec les chambres consulaires ou encore les investissements…

    15.

    Dès le début de sa campagne, le Printemps marseillais avait alerté sur la menace. Le sud-est de la France est en effet en première ligne face aux ambitions de l’extrême droite. À Toulon, malgré la gestion calamiteuse du FN au pouvoir après 1995, la députée Laure Lavelette menace très sérieusement une droite divisée et affaiblie après la peine d’inéligibilité de l’ex-maire Hubert Falco.

    À Marseille, Franck Allisio est donné au coude-à-coude dans les sondages avec le maire (DVG) sortant Benoît Payan, avec un RN qui risque d’être nourri par les reports de voix d’une droite qui dégringole à chaque enquête d’opinion entre affaires et sortie de route fâcheuse.

    Dans les villes moyennes, l’extrême droite nourrit des ambitions autour de l’étang de Berre, pour conserver ses municipalités à Rognac ou Marignane voire s’imposer à Martigues, dans le nord ouest des Bouches-du-Rhône, de Tarascon à Sénas, ainsi que sur le littoral varois où Cogolin et Fréjus sont déjà dans ses mains. Restent aussi les petites communes de Vaucluse, dont cinq sont déjà à l’extrême droite, sans compter Orange et l’inénarrable dynastie des Bompard. Derrière ces conquêtes, des modes de gestion souvent autoritaires qui nourrissent les affaires judiciaires, et des choix qui poussent à diviser la population. Le président du RN Jordan Bardella n’a pas donné d’objectif chiffré de conquêtes, mais il a déjà annoncé qu’elles serviraient de marchepied pour la présidentielle de 2027. Alors derrière ce vote des municipales, c’est un choix de civilisation pour le pays entier qui se dessine.

    Garantir le droit au logement
    Défendre une santé de proximité
    Agir sur le pouvoir d’achat
    Se battre pour les services publics
    Bien gérer les écoles publiques
    Garantir l’accès à la culture
    Favoriser la démocratie locale
    Tranquilliser l’espace public
    Soutenir le monde associatif
    Avoir du sport pour tous
    Développer les transports
    Vivre dans une ville propre
    Protéger l’environnement
    Défendre l’emploi
    Repousser la vague brune