Tag: intempéries

  • Un village bas-alpin détruit par une tempête de grêle

    Un village bas-alpin détruit par une tempête de grêle

    « Ici, c’est Beyrouth ! Il faut que je refasse la toiture, les plafonds sont morts, mon parquet a gonflé » : à Châteauneuf-Val-Saint-Donat, à 10 km de Château-Arnoux-Saint-Auban, les habitants ont été surpris par une tempête de grêle d’une ampleur inédite et ont subi de nombreux dégâts. Plusieurs d’entre eux ont dû être relogés suite à l’effondrement de leur plafond, et de nombreuses voitures ont été endommagées. La salle des fêtes, qui sert aux mariages, aux anniversaires, et, toutes les semaines, à la gymnastique des enfants et à l’atelier tricot des seniors, a été condamnée, son plafond s’étant en partie effondré.

    « On était en route pour l’Espagne, on a dû annuler nos vacances, rentrer en urgence et faire demi-tour à Bordeaux », témoignent Jean-Marc et Marie-Andrée Gubierrez, venus déclarer leur sinistre en mairie. « En 30 ans que j’habite ici, c’est la première fois que je déclare un sinistre comme ça ! », lance Marie-Andrée. Leur voiture achetée il y a seulement un an, leurs gouttières et « toutes les tuiles » de leur maison ont été endommagées. « Nous, encore, on s’estime heureux, c’est rien de grave », relativise le couple de retraités, alors que certaines familles vont devoir attendre plusieurs semaines avant de pouvoir revenir chez elles suite à l’effondrement de leur plafond.

    Des récoltes entières perdues

    Plusieurs agriculteurs ont subi des dégâts, et l’un d’entre eux envisage même de fermer son exploitation suite à la perte de toutes ses récoltes. « C’est le travail de toute une saison qui est détruit, ça met du temps à repartir », regrette le maire de la commune de 536 habitants, Didier Rouit (SE), se demandant si les indemnisations vont couvrir toute la récolte. « Samedi matin, la préfète est venue constater les dégâts. À 10h30, il y avait encore des gros tas de grêle ! », affirme-t-il. « Les anciens nous disent qu’ils n’ont pas vu un orage aussi violent depuis 1985. »

    Thomas Brignals a lui eu le pare-brise, le pare-chocs et une vitre de sa voiture et de son camping-car cassés. « La troisième est assurée au tiers, donc c’est pas la peine », regrette-t-il. Les garagistes, débordés par l’affluence de voitures abîmées par la grêle, ont dû, pour certains, faire appel à des renforts de Manosque.

    Les Alpes-de-Haute-Provence sont à nouveau placées en vigilance jaune orages ce mardi entre 13h et 20h, a annoncé la préfecture lundi. Ces orages pourront être localement forts et à nouveau s’accompagner de chutes de grêle, a indiqué la préfecture, qui appelle à la vigilance.

    Vigilance jaune orages ce mardi entre 13h et 20h. Pour plus d’informations, consulter le site de Météo-France meteofrance.fr ou appeler le 32 50.

  • Trois mois de travaux pour réhabiliter l’anse de Méjean

    Trois mois de travaux pour réhabiliter l’anse de Méjean

    L’anse de Méjean devrait être à nouveau accessible au public le 15 juillet. C’est ce qu’annoncent la Ville de Toulon et la Métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM), qui chapotent ensemble l’opération de sécurisation de la zone, débutée le 27 avril.

    Fermé depuis le 18 février par arrêté municipal, le site a depuis cet automne fait face à plusieurs épisodes météorologiques intenses rendant dangereuse sa fréquentation. Les cumuls de précipitations, inédits depuis 10 ans, couplés aux passages des tempêtes Nils et Pedro, ont saturé les sols, les gorgeant d’eau, et ont fragilisé les falaises de bord de mer. L’anse de Méjean a été particulièrement touchée par ces assauts climatiques, qui ont entraîné sur place des glissements de terrains avec des dégradations importantes sur son à-pic – versant de la falaise – et au niveau de l’extrémité du quai de l’abri côtier. Menés dans le cadre d’une « procédure d’urgence impérieuse » afin de protéger les usagers, les travaux doivent permettre de purger et évacuer les matériaux, de retirer les ouvrages endommagés et de mettre en place des dispositifs permettant de renforcer et de soutenir la falaise. Le montant du chantier s’élève à 715 000 euros. Si, sauf intempéries majeures, le public devrait pouvoir accéder à la majorité de l’anse le 15 juillet, le secteur le plus touché, situé à proximité du petit port, devrait demeurer clôt encore un temps. En cause, d’après le site de la Ville : la nécessité de mener « des études complémentaires spécifiques » afin de « mettre en œuvre des solutions techniques adaptées permettant une sécurisation durable ». Une langue de sable longeant la mer permettra cependant au public de traverser la zone en travaux. Au total, ce sont près de 1 500m ³ de roche et de terre qui se sont décrochées de la falaise lors des différentes intempéries. La Ville invite les usages à « respecter la signalisation et les restrictions en vigueur » afin de « préserver ce lieu emblématique du littoral toulonnais ».

  • Un hiver exceptionnellement pluvieux, bénéfique pour les nappes phréatiques

    Un hiver exceptionnellement pluvieux, bénéfique pour les nappes phréatiques

    Un vrai temps de grenouille ! Voilà bien longtemps que bottes, imperméables et parapluies n’avaient pas été aussi tendance dans la garde-robe hivernale des Héraultais et des Gardois… Ça n’aura échappé à personne : en décembre et janvier, le ciel s’est épanché comme jamais, ou presque.

    Sur ces deux premiers mois d’hiver 2026, « les précipitations représentent quatre fois la normale à Montpellier et 2,7 fois à Nîmes », indique Florence Vaysse, de Météo France. Avec notamment un mois de décembre exceptionnellement pluvieux, « record à l’échelle de chaque département depuis 1960 », souligne la référente territoriale pour l’ex Languedoc-Roussillon. « Les précipitations mensuelles de décembre 2025 représentent 3 à 5 fois la normale dans l’Hérault (5 fois sur la région de Montpellier) et 2 à 3 fois la normale dans le Gard (4 fois le long du Vidourle d’Aigues-Mortes à Villevieille) », précise Florence Vaysse. Le mois de janvier se démarque lui aussi des précipitations moyennes habituellement enregistrées à cette période, mais dans des proportions un peu moindres : 2 à 4 fois la normale dans l’Hérault et 2 à 3 fois la normale dans le Gard.

    Deux épisodes ont été particulièrement remarquables : l’un au mois de décembre, juste avant Noël, du 19 au 23 du 19 au 23 décembre et l’autre un mois plus tard, du 17 au 19 janvier. Décembre et janvier confondus, « cela faisait plus de 45 ans qu’on n’avait pas connu un tel cumul dans l’Hérault (439,7 mm enregistrés à la station de Montpellier-aéroport) et près de 30 ans dans le Gard (239,9 mm à Nîmes-Courbessac) », indique Florence Vaysse.

    Nappes phréatiques :

    « des situations favorables à très favorables »

    Le bilan est d’autant plus marquant dans l’Hérault « que cet hiver très pluvieux succède à 7 hivers secs ». De quoi requinquer les nappes phréatiques, cette période de pluie ayant été répartie dans le temps (les jours de pluie ont été nombreux) et l’intensité des épisodes, limitée. « Lors des épisodes cévenols ou méditerranéens, on peut avoir 100 à 200 mm de pluie dans la journée. Du fait des très fortes intensités, l’eau n’a pas le temps de s’infiltrer dans les sols et les nappes, il y a beaucoup de ruissellement », explique Perrine Fleury, hydrogéologue du BRGM. « Là au contraire, on a les épisodes ont duré plusieurs jours, donc à chaque fois on a eu beaucoup plus de temps pour que ça s’infiltre. La recharge des nappes est donc beaucoup plus efficace que si tout était tombé en une seule journée », détaille l’hydrogéologue.

    « Les niveaux des nappes phréatiques sont partout à la hausse, avec des situations favorables à très favorables à l’échelle de l’Hérault comme du Gard », poursuit-elle. « On est sur les niveaux d’une situation décennale humide, c’est-à-dire que l’on n’observe qu’1 année sur 10. » Les stocks sont donc en train de se reconstituer largement. La préfecture de l’Hérault a d’ailleurs levé, le 5 février, toutes les restrictions relatives aux usages de l’eau dans le département.

    Il faut dire que la saison – automne et hiver – est propice au rechargement des nappes : « Les végétaux consomment beaucoup moins d’eau. Laquelle peut donc s’infiltrer plus facilement dans les sols. » Pour autant, « on va tout de même avoir besoin de précipitations au printemps, puisque les nappes se vidangent : les pluies qui s’infiltrent maintenant vont s’écouler en souterrain, alimenter les cours d’eau pendant les mois à venir. Cela dit, vu le niveau très haut actuellement, même s’il ne pleut pas beaucoup on ne devrait pas être sur des sécheresses comme on a pu les observer ces 2-3 dernières années », estime Perrine Fleury. Pour l’heure l’hiver n’est pas terminé. Météo France prévoit notamment encore un temps perturbé, donc pluvieux, sur la première quinzaine de février. Avec un message de vigilance martelé par Florence Vaysse : « Les épisodes méditerranéens et cévenols sont plus fréquents en automne, mais ils peuvent aussi se produire en hiver et au printemps. Cet hiver 2026 nous le rappelle ! Il faut rester prudent. Dans l’Hérault, on se souvient du drame de Puisserguier le 28 janvier 1996. »

    Amélie Goursaud

  • Rugby : Toulon – Montpellier reporté

    Rugby : Toulon – Montpellier reporté

    Comme le 22 septembre, lors de la venue de La Rochelle, les fortes pluies sur le Var ont entraîné le report du derby entre Toulon et Montpellier. Thomas Chabaras, l’arbitre de la rencontre, a estimé que les conditions n’étaient pas bonnes pour le déroulé du match, qui a été reprogrammé dimanche, à 15h30.

  • Huîtres interdites à la vente : crise sanitaire, crise de confiance

    Huîtres interdites à la vente : crise sanitaire, crise de confiance

    À Thau, la crise est devenue une triste habitude. Fin décembre, un arrêté préfectoral tombe : la récolte et la commercialisation des huîtres, moules et palourdes issues de la lagune sont suspendues. En cause : la présence de norovirus, « après plusieurs cas de toxi-infections alimentaires collectives », précise la préfecture. La contamination serait « très probablement » liée aux fortes pluies de décembre et aux crues exceptionnelles qui ont charrié des eaux usées dans le bassin.

    Des aides nationales

    à court terme

    Sauf que cette décision, prise au cœur des fêtes, frappe une filière déjà fragilisée. 10% de la production nationale, 3 000 emplois directs et indirects : ce territoire vit grâce à la conchyliculture. Ce nouvel arrêt ressemble à une gifle. D’autant que la fermeture concerne les coquillages récoltés après le 19 décembre, et que les rappels produits, les alertes répétées et la médiatisation des « huîtres contaminées » installent la méfiance chez les consommateurs.

    Pour Fabrice Grillon, directeur du Comité régional de conchyliculture de Méditerranée (CRCM), le choc est double : économique et politique. « Nous avons appris que 20 mm de pluie avaient suffi à provoquer des débordements et une contamination au norovirus », explique-t-il. Et d’ajouter : « Il y a une vraie stupéfaction. Comment, en 2026, des réseaux débordent encore ? » Patrice Lafont, président du CRCM, a indiqué avoir déposé plainte lundi 6 janvier pour « mise en danger des consommateurs » et « contamination du milieu », afin que la lumière soit faite sur l’origine de la contamination et pour « obtenir la reconnaissance du préjudice » de cette « fermeture dévastatrice ».

    La réunion de crise en préfecture, tenue le mardi 6 janvier au soir, a au moins permis d’obtenir des premières mesures. Face à la tempête sociale, l’État et les collectivités ont annoncé des aides d’urgence. Parmi elles : exonération des redevances portuaires (environ 120 000 euros), année blanche pour le traitement des déchets conchylicoles (soit 1 million d’euros), étalement des dettes fiscales, possibilité d’extension des prêts garantis par l’État sur quatre ans supplémentaires, remises gracieuses de taxe foncière, réouverture du guichet d’indemnisation lié à la malaïgue, avec barème enfin révisé. Fabrice Grillon salue la rapidité d’action : « Ces aides financières, c’est du concret, et cela va aider les entreprises à encaisser le choc. » Mais il prévient aussitôt : « L’impact ne s’arrêtera pas fin janvier. L’aide financière ne peut suffire au long terme. »

    Car l’essentiel reste sans réponse : comment éviter que cela ne recommence ? Le problème est en effet structurel. Si l’on en croit F. Grillon, les collectivités ont investi contre le risque microbiologique. Pas assez contre le risque virologique. Résultat : à chaque épisode pluvieux, la menace revient. Et derrière les chiffres, il y a des vies : producteurs ruinés, trésoreries à sec, saison gâchée. L’État promet des aides, mais la seule urgence ne peut être financière. Il faut sécuriser la production : revoir les réseaux unitaires, anticiper le pluvial, optimiser la station d’épuration, développer les unités de mise à l’abri. À l’heure où l’on subventionne à coups de milliards l’agro-industrie exportatrice, la filière de Thau demande simplement de pouvoir travailler durablement, sereinement, dignement.

    « Midi Libre » attaqué

    Lundi 5 janvier, une cinquantaine d’ostréiculteurs ont incendié le portail du siège de nos confrères de Midi Libre pour protester contre la couverture de la crise sanitaire. Le SNJ et la Sojomil dénoncent une « tentative d’intimidation » et rappellent que la critique passe par le débat, pas par la violence. F. Grillon souligne le« mal-être » de la filière et se défend d’une attaque contre la presse. Mais rien ne justifie de s’en prendre aux journalistes : la liberté d’informer reste une ligne rouge.

    A.J.

  • Baptême du feu arrosé pour la nouvelle préfète de l’Hérault

    Baptême du feu arrosé pour la nouvelle préfète de l’Hérault

    Pour les représentants de l’État qui changent régulièrement de poste, les prises de fonction sont souvent des marronniers sans grand intérêt. Celle de Chantal Mauchet n’a rien eu d’un parcours de santé. Entre les fortes intempéries et la crise bovine, l’ancienne préfète de l’Ain a connu un baptême du feu mouvementé, lundi 22 décembre.

    Un département en vigilance orange pluie/inondations/orages, des cours d’eau en vigilance rouge, des dizaines de routes barrées, une centaine d’interventions des secours à coordonner, 3 000 foyers privés d’électricité à Montpellier ou Palavas… Sans oublier, en parallèle, la vaccination d’une douzaine d’élevages dans 18 communes avec l’appui de la Chambre d’agriculture et du Sdis. Au lieu des cocktails de bienvenue, les premiers jours de Chantal Mauchet ont été consacrés à gérer les urgences. « Les vaccins sont arrivés et disponibles, cela va aller très vite », a-t-elle promis pour rassurer les éleveurs dont les bovins sont sous la menace de la dermatose nodulaire contagieuse.

    Pour avoir été en contact avec des responsables agricoles, Chantal Mauchet promet de garder un œil attentif sur la conchyliculture qui « pourrait souffrir des pluies abondantes ». Se sachant dans une région viticole, elle assure vouloir mettre en place le plan d’urgence du gouvernement.

    « Ferme »

    sur le narcotrafic

    Nommée en Ariège (2018) puis dans le Tarn-et-Garonne, l’énarque de 61 ans titulaire d’une maîtrise de droit et d’une licence d’ethnologie, devient la première préfète de l’Hérault. « Je suis très honorée. Je tiens à faire vivre l’égalité, l’éducation, la prévention. Je veux déconstruire les stéréotypes, travail dès l’enfance mené par l’Éducation nationale. » À moins de 3 mois des municipales, la représentante de l’État tient aussi à promouvoir la parité. « Parfois les femmes peuvent s’autocensurer sur les compétences, la gestion des temps. Je veux leur apporter une aide, un appui pour être candidates. »

    En ce début 2026, Chantal Mauchet va profiter des cérémonies de vœux pour aller à la rencontre des élus et forces vives. « Je suis pragmatique, j’aime aller sur le terrain. Je joue collectif, j’ai l’habitude de demander l’avis des services et je tiens à bien comprendre mon département pour ne pas prendre de décision hors-sol. »

    Il y a bien des sujets sur lesquels elle veut d’emblée s’affirmer. Le projet décrié de Contournement ouest de Montpellier (COM) va suivre son cours avec les fouilles puis le début des travaux fin 2026 ou début 2027. À l’instar de son prédécesseur François-Xavier Lauch, la nouvelle préfète promet « une grande fermeté contre le narcotrafic ». « Nous allons continuer d’agir sur le terrain contre ces criminels. » Les opérations anti-délinquance (ex-Places nettes) seront poursuivies, ainsi que les fermetures administratives d’épiceries véreuses ou le travail avec les bailleurs sociaux.

    Côté social, certaines manifestations continueront-elles à être interdites à Montpellier ? « Le principe est la liberté de manifester. Il peut y avoir des interdictions au vu du contexte. Le guide reste les risques à l’ordre public. » Enfin, sur le volet laïcité, reste à savoir si Chantal Mauchet sera plus ferme que ses prédécesseurs. Voilà des années que la préfecture n’attaque plus la Ville de Béziers de Robert Ménard qui installe une crèche de Noël dans la mairie. Une violation de la loi de 1905 déjà condamnée 7 fois en justice.

  • La Préfecture veut améliorer la gestion des intempéries

    La Préfecture veut améliorer la gestion des intempéries

    En 2025, le Var n’a pas été épargné par les intempéries. Au total, on recense, au 17 décembre, 61 dispositifs de vigilance jaune pluie-inondation et/ou orages, et 7 de vigilance orange. Un décompte qui s’accentue au rythme du changement climatique, au même titre que l’intensité des événements, « parfois anticipés avec très peu de préavis au vu de l’état de l’art de la météorologie », argumente la Préfecture.

    Car elle en a conscience : les services de l’État n’ont pas été exempts de critiques, notamment concernant la prévention. En premier lieu, pour la gestion de l’épisode pluvieux du 21 septembre, et le maintien du match de rugby entre Toulon et La Rochelle, en dépit de la vigilance orange, ce qui avait mis potentiellement en danger les milliers de spectateurs venus y assister. Dans le même temps, la Préfecture des Bouches-du-Rhône annulait par précaution celui qui devait opposer l’OM au PSG, en Ligue 1 de football. « Les prévisions décrivaient le phénomène comme moins intense que dans les Bouches-du-Rhône et peu stationnaire. Pourtant, des records ont été enregistrés, notamment au Castellet (86,8 mm en une heure) et à Toulon (89,5 mm en une heure) », se justifie la Préfecture du Var, qui indique que « les travaux et les pompages ont été très rapidement engagés », et que 30 communes ont été reconnues en état de catastrophe naturelle.

    La concertation pour apporter des réponses

    Également mentionnés, les deux épisodes des 17 et 22 octobre, qui ont touché Saint-Tropez et Toulon, et qui, « en l’absence de vigilance météo, n’avaient pas pu être signalés à la population ». Afin « d’améliorer la caractérisation des phénomènes (pluviométrie/heure, stationnarité, temporalité) nécessaire à une alerte adaptée et à une prise de décision éclairée », la préfecture a mené des réunions avec les services de l’État (dont Météo-France), les communes, et les représentants du RCT et de la Ligue Nationale de Rugby.

    Ainsi, Météo France veillera désormais à préciser l’intensité des précipitations (notamment en distinguant les cumuls par heure des cumuls globaux) et à signaler les phénomènes stationnaires. Un plan de crise est prévu pour gérer les afflux du stade Mayol, tout comme des exercices impliquant les services de l’État concernés, les forces de l’ordre et les services de sécurité privée. Enfin, « des axes d’amélioration concrets sont d’ores-et-déjà appliqués » concernant les dispositifs d’alerte face à des phénomènes soudains et localisés, comme ceux d’octobre, qui ont mis en lumière les vulnérabilités du territoire en la matière. La question de la bétonisation, notamment mise en cause par certains acteurs dans l’épisode de mai qui avait coûté la vie à deux personnes au Lavandou, n’a en revanche pas été abordée.

  • OM-PSG se jouera ce lundi à 20 heures

    OM-PSG se jouera ce lundi à 20 heures

    En accord avec le ministère de l’Intérieur et la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, la Ligue de Football Professionnel a trouvé une date pour faire jouer le match OM-PSG, annulé ce dimanche 21 septembre. Le règlement prévoit un report au lendemain 15 heures, si les conditions le permettent.

    Dans ce cadre particulier, afin que les supporters marseillais puissent assister à la rencontre, si la LFP a bien choisi le lundi 22 septembre, elle a opté pour un coup d’envoi à 20 heures, comme indiqué dans un communiqué publié sur le réseau X par la LFP.

  • Les agriculteurs se serrent les coudes après les intempéries

    Les agriculteurs se serrent les coudes après les intempéries

    À Orange, dans la plaine Saint-Bardon, en lisière de l’A7, les flux incessants de voitures et poids lourds sont le lot quotidien. Mais les rafales à 139 km/h beaucoup moins. « Je n’avais jamais connu ça », se désole Alexandre Arnoux. Ce producteur de fraises de même pas 30 ans risque de perdre sa production 2026 suite aux intempéries de la nuit de dimanche à lundi. « Pendant deux heures, le vent a balayé la zone et a aplati les serres », décrit le jeune agriculteur, qui a repris l’ancienne exploitation de son père il y a deux ans.

    « Une année, on a eu de la neige qui a écrasé des serres de salades, mais jamais comme ça », abonde Maryse, la maman d’Alexandre, venue, ce mardi matin, « apporter un peu de réconfort ». À savoir du café, en attendant les viennoiseries et pizzas. Car une quinzaine de personnes s’affairent sérieusement depuis le début de la matinée. « Syndicat, famille, amis, rugby… s’il n’y avait pas entraide, je serais déjà mort », remercie Alexandre Arnoux, entre deux directives, avant de remonter sur un tracteur et dégager les amas d’arceaux que les petites mains entassent progressivement, au bout des allées. Une action de solidarité a été lancée par la FDSEA de Vaucluse et les Jeunes agriculteurs (JA). « Ce n’est pas la première fois qu’on se mobilise après de tels épisodes, on fait ce que notre ADN nous dit de faire », décrit sobrement Philippe Bon, à la fois vice-président du syndicat des fraises de Carpentras et de la FDSEA 84.

    Chez Alexandre Arnoux, 1,5 ha de bâches sont inutilisables, ainsi que les arceaux, tous de guingois. « Il faut agir vite car les plants de fraises ne sont pas touchés, mais ils peuvent vite être foutus si on ne les recouvre pas à cause du risque de maladie, surtout s’il n’y a plus de système d’irrigation », décrit l’agriculteur.

    Vers la reconnaissance

    de catastrophe naturelle ?

    Dépité, mais motivé, il va devoir « déconstruire tout ce que l’on vient de monter en un mois et investir 40 000 euros ». Car Alexandre Arnoux venait d’installer de nouvelles serres, épargnées par la tempête et pas encore en culture. « Mais il faudra encore investir, sans aide a priori, car ce sont des serres inassurables, la mairie est en train de voir si la commune peut être classée en état de catastrophe naturelle, j’espère que ça aboutira », se projette-t-il.

    « On va pousser fort pour », assure Philippe Bon, alors que dès lundi, les services de l’État étaient dans le secteur pour constater les premiers dégâts. Ce mardi, on pouvait encore constater quelques stigmates avec des arbres couchés en bord de route ou des panneaux de signalisation renversés.