Tag: inclusion

  • La Semaine Bleue, sept jours pour le bien vieillir

    La Semaine Bleue, sept jours pour le bien vieillir

    Lancée en 1951, la Semaine bleue, qui fête ses 75 ans cette année, est une opération nationale dédiée aux seniors et aux retraités. Elle a pour objectif d’impulser la dynamique du bien vieillir, et de proposer aux aînés des activités diverses et variées, bénéfiques psychologiquement, physiquement et sur le plan de la cohésion sociale. Mais aussi, et surtout, à mettre en lumière leur contribution à la vie économique, sociale et culturelle du pays, quels que soient leur âge ou leur niveau d’autonomie. L’événement entend également porter un autre regard sur le vieillissement, renforcer les liens intergénérationnels et nourrir la solidarité envers les plus fragiles.

    Au sortir d’un été caniculaire qui n’a guère favorisé les sorties, dans un département où plus d’une personne sur quatre est retraitée et où un habitant sur trois aura plus de 60 ans d’ici à 2030, cet événement semble particulièrement idoine. Un aspect démographique qu’il faut « anticiper dès aujourd’hui pour éviter un “mur de la dépendance” », appuie Jean-Louis Masson, le président (LR) du conseil départemental du Var.

    Sport, art, conférences…

    Du 5 au 11 octobre, le Département propose ainsi un très large panel d’activités sur l’ensemble du territoire, qui s’inscrivent dans sa politique en matière d’inclusion sociale des seniors : « Avec un budget de 370 millions d’euros consacré au grand âge et au handicap en 2025, notre ambition est claire : faciliter l’accès aux droits, aux dispositifs d’autonomie et permettre le maintien à domicile, accompagner les proches aidants et favoriser une véritable inclusion sur l’ensemble de notre territoire », appuie Jean-Louis Masson.

    Et il y en aura pour tous les goûts : activités sportives, méditation, art-thérapie, initiation à diverses disciplines créatives et artistiques (guitare, tricot, chant…), ateliers autour de l’alimentation, sensibilisation à certaines pathologies comme la maladie d’Alzheimer, conférences, loto gourmand ou encore escape game. Ces animations sont organisées en partenariat avec de nombreuses associations, le Comité départemental d’éducation pour la santé (Codes) du Var et la Maison départementale des aidants, elles aussi impliquées dans le programme. Plusieurs stands d’information seront également installés sur les marchés communaux afin de renseigner le public sur l’accès aux droits et les dispositifs d’autonomie liés au grand âge et au handicap.

    Enfin, plusieurs moments forts marqueront cette semaine : un forum « Bien vivre sa retraite à Draguignan » (5 octobre), une « Dictée pour tous » à Toulon (8 octobre), et enfin, la Grande randonnée départementale, au Muy, le 11 octobre dès 9h, pour clôturer ce riche programme.

    Informations et programme sur var.fr/la-semaine-bleue

  • Différentes générations réunies autour d’un repas à Marseille

    Différentes générations réunies autour d’un repas à Marseille

    « Moi, ça m’intéresse, car j’aime tout ce qui va de l’avant. » Madame Roche, résidente de La Badiane (Résidence des services seniors Domitys), attend avec impatience les « Dej’aînés ». Pour la Journée mondiale des personnes âgées, 35 lieux marseillais, de Septèmes-les-Vallons à Bonneveine, accueillent un repas mélangeant les générations.

    Enfants comme cadres en entreprise seront de la partie. Plusieurs groupes scolaires participent à l’opération, des restaurants proposeront des menus à un tarif réduit. C’est le cas aussi du Greet hôtel, situé au Prado. Son directeur, Valentin Mezerette, détaille : « Le but n’est pas de faire de l’argent. On propose un menu à 10 euros au lieu de 17,50. Ensuite, un café-théâtre sera mis en place avec du stand-up, car on veut créer des moments de joie ».

    Au sein des 35 lieux, un ambassadeur sera présent à chaque repas afin d’orchestrer correctement le déjeuner pour favoriser le dialogue entre jeunes et aînés. Pour le directeur de La Badiane, Sylvio Primavera, ouvrir les portes de la résidence est une merveilleuse initiative : « On veut notamment prévenir la dépendance et maintenir l’autonomie. On aura des grandes tablées avec un mixage de générations ».

  • Une course à longue haleine pour promouvoir l’inclusion

    Une course à longue haleine pour promouvoir l’inclusion

    Mois de l’inclusion, top départ ! Depuis l’année passée, octobre correspond forcément au mois de l’inclusion par le sport au sein du calendrier des événements marseillais. Une initiative lancée et imaginée par André Gireud, ex-président de la Fédération Française d’Athlétisme, co-créateur du Marseille-Cassis et de tant d’autres choses liées à sa ville et à la course à pied. Le projet regroupe les quatre courses historiques de la cité phocéenne que sont Marseille en rose, l’Algernon, les 5 et 10 kilomètres de la mémoire et donc Marseille-Cassis, feu d’artifice de quatre semaines intenses.

    Chaque course a son week-end et chaque course a ses actions spécifiques. Au sein du cadre idyllique qu’est le Cercle des nageurs, une conférence de presse s’est tenue, lundi matin, pour évoquer les grandes lignes de ce mois de l’inclusion. Bon nombre d’élus étaient présents comme Ludovic Perney pour la Région et Eric Mery, Thierry Santelli pour le Département et Sophie Guérard pour la Ville. Le tout chapeauté par Patrick Montel et Stéphanie Noguès-Besson, présidente du Collectif inclusion par le sport.

    Jean-Michel Leclercq, délégué régional académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (Drajes), ouvrait le rendez-vous avec ces mots : « André est venu me voir pour me parler de son projet et on s’est dit “alors peut-être”. André est persuasif, je ne vous l’apprends pas, et ça s’est lancé. Je souligne l’adhésion de toutes les courses et collectivités locales. C’est un événement dans la continuité de Septembre bouge, qui a ramené beaucoup de monde sur le Vieux-Port. »

    Une poignée de projets liés à ces courses

    Marseille en rose s’apprête à ouvrir le bal, les 3 et 4 octobre. L’initiative phare de cette année sera de permettre à des femmes en rémission d’un cancer du sein d’être au départ. Ces derniers mois, elles ont été accompagnées par Laura Sabiani, chirurgienne à l’hôpital de la Conception, qui leur a permis de reprendre progressivement l’activité physique. Ensuite, l’Algernon occupera la Corniche Kennedy le week-end suivant. « 42 ans que l’on fait de l’inclusion par la course à pied et d’autres actions à travers l’année. L’idée est de gommer toutes les différences au départ, pour qu’il n’y ait plus de personnes valides ou handicapées et que l’on fasse tous un », souligne les organisateurs. Une soixantaine d’animations sont prévues sur les deux jours de l’événement. 8 300 personnes sont attendues au départ.

    L’association Courir pour la mémoire va fêter le 10e anniversaire de ses 5 et 10 km de la mémoire. Cette association « lutte contre les génocides et le négationnisme ». « Nous voulons porter et diffuser ce message de paix. Notre slogan pour 2026 est “toujours debout”, avec l’intention de créer un petit îlot de résistance sur la Corniche », explique Pascal Chamassian. Le parrain de l’édition n’est autre que Youri Djorkaeff, champion du monde 1998 et d’origine arménienne. Enfin, Marseille-Cassis bouclera le mois. Après les dossards verts en 2025, les dossards solidaires entrent en jeu pour 2026. Avec l’appui de quatre associations, l’initiative permettra d’aborder plusieurs sujets clés comme l’environnement et la santé. Ils seront 1 000 liés à ce projet, avec le dessein d’être le double en 2027.

  • [Handicap] Une plateforme pour lever les barrières du sport

    [Handicap] Une plateforme pour lever les barrières du sport

    Pour une personne en situation de handicap, trouver un club sportif adapté peut encore tourner au parcours du combattant : quel club appeler, pour quel handicap, avec quel encadrement ? C’est ce verrou que veut faire sauter ParAccueillant, plateforme gardoise lancée le 9 septembre par le Conseil départemental et les acteurs du mouvement sportif.

    Le principe tient en quelques clics. Discipline, commune, besoins d’accueil : l’outil permet de repérer les structures capables d’accompagner une pratique handisport ou adaptée, puis d’obtenir les coordonnées ou les possibilités d’essai. Derrière l’écran, une réalité très concrète pour les familles. Odette Spica, mère d’un sportif en situation de handicap, se souvient de la difficulté à « trouver des interlocuteurs dans les différents clubs ». La plateforme entend raccourcir cette recherche et rendre visibles des associations peu armées pour communiquer. « Nous, on est fort sur l’eau, pas en informatique », résume Jean-Christophe Gonneaud, du Kayak-Club Terre de Camargue.

    L’outil est co-porté par le Comité départemental olympique et sportif du Gard, les comités départementaux handisport et sport adapté. À son lancement, 52 clubs étaient recensés ; le portail en affiche désormais 68. Parrainée par la pongiste paralympique Flora Vautier et l’ancien capitaine de l’USAM Julien Rebichon, l’initiative veut désormais essaimer.

    Mais ParAccueillant ne prétend pas régler à lui seul tous les obstacles : transport, coût, accessibilité des équipements ou manque d’encadrants restent bien réels. Il peut en revanche ouvrir une porte, mettre en relation et éviter que le premier obstacle soit simplement de ne pas savoir où frapper.

  • Dix places en résidence d’habitat inclusif à la Garde pour des personnes en situation de handicap

    Dix places en résidence d’habitat inclusif à la Garde pour des personnes en situation de handicap

    Solution destinée aux personnes en situation de handicap et/ou âgées, l’habitat inclusif permet à chacun de vivre chez soi en gardant son autonomie, tout en partageant une partie de son quotidien avec ses voisins. Pour autant, le résident y reste maître de ses choix : l’aspect collectif se veut complémentaire, afin de partager, s’entraider et co-construire des projets. Le tout sous l’égide d’un animateur présent pour faciliter le quotidien, avec la possibilité de faire appel à des praticiens de santé et prestataires d’aide à domicile.

    Un nouvel appel à projet lancé

    C’est le principe de la résidence « Choisir d’habiter ensemble à la Garde » et ses dix logements ouverts en juin 2025, pérennisant les anciens appartements de préparation et d’entraînement à l’autonomie (APEA) de La Garde. Elle a été inaugurée vendredi par les collectivités et APF France Handicap, association dédiée à l’inclusion, qui en est gestionnaire. Le projet, financé par le département via le dispositif d’aide à la vie partagée (AVP) – d’un montant maximum de 7 500 euros par an et par habitant, versé aux porteurs de projets pour en financer l’animation et la coordination – fait partie des « 21 habitats ouverts dans 18 communes, bénéficiant à 163 Varois, avec plus de 250.000 euros investis dans sept lieux de vie » précise le président du département, Jean-Louis Masson.

    Une orientation qui va se poursuivre puisqu’un nouvel appel à manifestation d’intérêt pour financer plus de 100 AVP supplémentaires vient d’être lancé, avec l’objectif d’atteindre les 450 et 3 millions d’euros par an à l’horizon 2029-2030.

  • Du sport inclusif pour sensibiliser au handicap

    Du sport inclusif pour sensibiliser au handicap

    Hand fauteuil, pararugby, volley assis… Ces trois sports adaptés aux personnes blessées ou en situation de handicap seront proposés ce samedi à Château-Arnoux, pour la deuxième édition du challenge Invictus Days, organisé par le club de handball, présidé par Matthias Autrique, également marin pompier. « Vu que j’ai cette affinité avec les armées, je me suis dit que ce serait bien de rassembler des militaires blessés, des civils blessés, des valides, parce que le hand-fauteuil n’est pas réservé qu’aux blessés, pour pouvoir se rendre compte que l’activité sportive, c’est pour tout le monde », explique-t-il. L’idée est également de mettre en avant la reconstruction par le sport et de « changer le regard sur le handicap », ajoute le président du club.

    Des militaires, des gendarmes et des marins-pompiers blessés de Marseille participeront notamment au challenge ce samedi. L’année dernière, pour la première édition, 150 personnes avaient participé. Pendant que les équipes tournent entre les trois sports dans le gymnase, un minichallenge sera proposé aux enfants au boulodrome adjacent de 10h à 12h. L’office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) proposera également une exposition sur les militaires blessés et le sport. Jean-Louis Martinez, un écrivain qui écrit sur les blessés militaires, sera aussi sur place. Le club de volley de Sisteron, qui a une licenciée sélectionnée en équipe de France de volley assis, animera ce sport.

    « L’aboutissement, c’est de créer une équipe de hand fauteuil sur Château », lance Matthias Autrique.

  • À Istres, de nouveaux critères pour les subventions sportives

    À Istres, de nouveaux critères pour les subventions sportives

    Septembre signe le retour des élèves à l’école, mais aussi celui des licenciés dans leurs clubs. À Istres, élue par deux fois ville la plus sportive de France, le tissu associatif est riche : environ 85 structures accueillent plus de 16 000 inscrits. Cette rentrée, quatre nouveaux clubs ont vu le jour. Ce week-end, la commune de l’ouest des Bouches-du-Rhône était rythmée par la « Faites du sport ». Mais cette effervescence n’efface pas certaines difficultés.

    Après une année marquée par des élections municipales et un changement de majorité, 2027 sera sous le signe des restrictions budgétaires. « Nous avons désormais à composer avec une situation financière très contrainte, et c’est un euphémisme », a indiqué le maire (LR) Robin Prétot aux dirigeants vendredi soir, lors de la signature de la convention avec l’Office municipal des sports (OMS). « Les incertitudes qui pèsent à la Métropole se cumulent à la situation de la commune, que nous présenterons fin septembre à l’issue de l’audit, et privent aujourd’hui Istres d’un avenir très radieux. » Si des pistes sont étudiées pour obtenir le paiement des attributions de compensation d’ici janvier, « à ce jour, il manque 4,7 millions d’euros dans les caisses de la Ville », révèle l’édile, qui a demandé que 12% d’économies soient réalisées dans tous les services.

    Transparence et équité

    Dans ce cadre, l’enveloppe dédiée aux associations sportives sera vraisemblablement revue à la baisse. « Le sport ne peut pas être traité comme une simple ligne budgétaire, il participe au lien social, à l’animation de la commune, contribue à la santé… affirme néanmoins Robin Prétot. (…) Notre choix n’est pas de promettre tout à tout le monde mais d’organiser une action municipale solide qui parte des besoins réels et qui tienne dans le temps. » C’est dans cet esprit que de nouveaux critères d’attribution des subventions ont été imaginés par l’OMS pour une « politique qui soit à la fois utile, juste et équitable ».

    Le directeur de la structure Arnaud Gebleux détaille : « Il y a un critère financier, qui est le taux de dépendance à la Ville. On a constaté que chez certains clubs, 90% du budget venait de la subvention. Chez d’autres, a contrario, c’était 7 ou 8%. L’idée c’est de lisser ces différences avec des critères partagés et objectifs : le nombre de licenciés, la valorisation des publics jeunes, de la compétition (puisque ça engage des coûts supplémentaires). On encourage aussi la professionnalisation et la formation de l’encadrement des clubs. Puis, il y a toute la dimension inclusion, qui n’était pas valorisée jusqu’ici : ça va du handicap au sport par ordonnance en passant par l’inclusion sur critères sociaux. » La municipalité travaille aussi le sujet des doublons. « On aimerait essayer de rassembler certains clubs pour faire des économies d’échelle et mutualiser les équipements », révèle Robin Prétot.

    Du côté des dirigeants, ces nouveautés dans l’attribution des subventions sont bien accueillies. Lucie et Benjamin, à la tête d’Istres Tennis de table, témoignent : « On trouve que ces critères correspondent aux clubs qui travaillent et valorisent la dynamique du haut niveau comme du sport pour tous. Il y a plus de clarté dans les attendus, de transparence au niveau des attributions, et ça oriente la politique de la ville ce qui peut aider les associations à se structurer et à avoir une ligne directrice. »

    Stéphane Renaud-Bezot est aussi très satisfait de ce travail mené sur les critères : « On les trouve justes, ils reflètent vraiment la vie associative des clubs. Les subventions seront données sur des données tangibles ». Son club Istres sport tennis a beaucoup changé ces 4 dernières années : « On a engagé des profs, étoffé l’équipe pédagogique, fait évoluer notre tournoi international… On pense qu’être accompagnés pour faire évoluer le club est important. Ces critères vont en ce sens-là ».

  • La Fête du sport s’offre le Vieux-Port pour sa seconde édition

    La Fête du sport s’offre le Vieux-Port pour sa seconde édition

    Marseille sera l’un des nombreux hôtes de la 2e édition de la Fête du sport. Cette initiative gouvernementale s’inscrit dans le cadre de Septembre Bouge, le 9e mois de l’année étant celui de l’éducation physique et sportive. Une volonté d’Emmanuel Macron après les Jeux de Paris 2024. Cette Fête du sport se veut « un rendez-vous populaire, fédérateur et inclusif autour du sport et de ses valeurs ». En 2025, l’événement avait regroupé 140 000 personnes à Paris.

    Cette année, la journée souhaite rassembler encore plus et un nouveau temps fort a été instauré : ce sera sur le Vieux-Port, à Marseille. Un village sport-santé sera ouvert de 11h à 19h ce lundi 14 septembre. L’entrée sera gratuite et le programme fournit. De nombreuses démonstrations sont prévues avec des rendez-vous dispatchés par-ci, par-là durant la journée.

    Par ailleurs, deux défis seront mis en place dans l’après-midi, celui de la Bonne Mère et celui du Cercle des Nageurs de Marseille. Quatre duos athlètes-influenceurs s’affronteront sur une montée chronométrée jusqu’à l’édifice surplombant la ville. Du côté du CNM, plusieurs trios se feront face lors d’un relais.

    La liste des sportifs présents sur le village n’est pas encore figée, mais quatre parrains et marraines ont été désignés. L’ex-nageur Camille Lacourt, le journaliste Matthieu Lartot, la médecin et ancienne Miss France Marine Lorphelin ainsi que l’athlète paralympique Zakia Khudadadi.

    Cette Fête du sport se veut fixe, c’est-à-dire qu’elle aura lieu chaque année le 14 septembre, à l’image de la Fête de la musique pour l’arrivée de l’été.

  • Une initiation au longe-côte pour des personnes en situation de handicap

    Une initiation au longe-côte pour des personnes en situation de handicap

    Les corps tartinés de crème solaire, les baskets aux pieds, la casquette vissée sur la tête, et tout le monde est fin prêt. Mardi matin, sous un soleil un peu trop vigoureux pour une fin d’été, 20 personnes en situation de handicap, pensionnaires des structures adaptées du département, ont découvert la randonnée longe-côte, un type de marche qui se réalise en mer, sous les conseils de Daniel Borgeot, président des Randonneurs Hyérois, qui dirige l’activité avec les éducatrices spécialisées.

    Des activités toute l’année

    Après un réveil musculaire sur le sable, l’échauffement se poursuit dans l’eau, avant le début de la randonnée. « Il faut être au bon niveau d’immersion, l’eau entre le nombril et les aisselles, le corps incliné. On pousse avec la jambe arrière, on garde les épaules droites, le bras tourne en demi-cercle pour pénétrer l’eau, un peu comme le crawl », détaille-t-il minutieusement.

    Un peu hésitants au début, les randonneurs en herbe se sentent vite comme des poissons dans l’eau. « Ils ont besoin d’activités sportives, ça régule les troubles du comportement, ça les apaise, c’est un besoin. Il n’y a pas de gagnant, on les félicite, ça génère sentiment de fierté », affirme Sandra Scaletta, éducatrice spécialisée au Foyer d’accueil médicalisé Maurice-Dujardin à Bandol. Une action portée par le Département du Var, en partenariat avec le Comité départemental de randonnée pédestre : « Ça fait suite au mois des possibles, en mars, organisé pour ce type de public. Ça a été un succès, donc le département a prolongé cela sur toute l’année. Il y a eu de la plongée, de l’escalade, il y aura de la course d’orientation, du tir à l’arc, et d’autres activités qui font qu’on n’est pas tributaire des saisons », appuie Claude Olivier, responsable randonnée au service sports de nature du Département.

  • Lycées : la Région poursuit sa quête de l’égalité des chances

    Lycées : la Région poursuit sa quête de l’égalité des chances

    « Protéger plutôt que laisser faire. Investir plutôt que subir. » Même si l’État a une nouvelle fois fait faux bond à la Région Occitanie (un demi-milliard d’euros d’enveloppe en moins), la majorité de Carole Delga (PS) a fait le choix de maintenir l’éducation comme priorité. Et ce afin de « permettre à chaque enfant, quelles que soient ses origines sociales, sa couleur de peau, de pouvoir rêver en grand, choisir son destin », insiste la présidente.

    Pour tendre vers « l’égalité des chances », il faut encore agir en faveur du pouvoir d’achat. Avec 74 millions d’euros (ME) injectés, l’Occitanie conserve, selon Carole Delga, « la rentrée la moins chère de France ». En dépit de difficultés d’approvisionnement et d’un surcoût (9 ME), l’ordinateur portable reste gratuit, de même que les manuels scolaires, les premiers équipements des apprentis et les formations aux premiers secours. L’aide à la licence sportive UNSS est maintenue à 15 euros et celle à la lecture passe de 15 à 20 euros dans les librairies indépendantes. Pour cette rentrée, l’aide à la cantine pour les familles en difficulté augmente même de 20%. Si l’on ajoute l’aide aux vélos (200 euros) pour les boursiers de seconde, les transports scolaires gratuits et la gratuité à l’usage des trains et cars Lio pour les 12-26 ans, on atteint le millier d’euros économisés pour chacun des 231 000 lycéens.

    Plan de prévention contre le protoxyde d’azote

    Contre l’assignation à résidence et le déterminisme social, la Région met aussi les moyens pour « une orientation choisie et non subie ». La plateforme « ID stages », propose à 31 000 jeunes 8 300 offres de stages. Dans les 13 départements, les salons « ID métiers » ont sensibilisé 27 000 collégiens de 4e et 3e. « 70% des jeunes ont découvert un métier dans ces salons », se félicite le vice-président Kamel Chibli. 28 000 jeunes ont été accueillis dans une maison d’orientation mobile.

    Dans le cadre de son grand plan « Occitanie résiliente » qui vise à faire de l’Occitanie la première région à énergie positive d’Europe, la majorité poursuit ses actions de rénovation et sécurisation de ses établissements scolaires. Les travaux pour l’inclusion et la rénovation énergétique avancent bien. « On est quasiment au bout de l’accessibilité de nos bâtiments », confirme K. Chibli, qui évoque une « sécurisation pragmatique, pas dogmatique » à base de tourniquets, d’accès via la carte jeunes et de caméras de vidéosurveillance. 10 ME ont été débloqués pour faire face à la canicule (brasseurs d’air, films anti-UV sur les fenêtres, protection solaire, isolation thermique…). « On n’a pas attendu d’être reçus par le ministre pour agir. »

    Enfin, Carole Delga est déterminée à poursuivre « la lutte contre toutes formes de discrimination ». Désormais, s’ajoute le combat contre le protoxyde d’azote, véritable fléau. Après concertation avec le Rectorat, un grand plan de prévention sera présenté à l’automne. S’ensuivra une campagne de sensibilisation avec un kit d’action pour les maires et les professionnels de l’éducation.

    Un nouveau lycée à Cournonterral

    Ce sera le 11e à sortir de terre depuis 2016 !

    Jeudi 10 septembre sera inauguré, en présence d’Élisabeth Badinter le lycée Élisabeth et Robert Badinter de Cournonterral, à l’ouest de Montpellier. Sur une surface de 17 200 m² et un site de 6ha, ce lycée à énergie positive accueillera 1 400 élèves et 130 agents. Le coût (52 ME) financé par la Région a été gonflé de 6 ME en raison de procédures environnementales. « Ça a été un lourd combat qui nous a retardés 2 ans », souffle Carole Delga.