Tag: inclusion

  • Handicap : un stationnement squatté par les valides à Marseille

    Handicap : un stationnement squatté par les valides à Marseille

    Pas moins de 9 dépanneuses et 20 agents de la police municipale ont été déployés ce mercredi 25 février pour un contrôle des places réservées aux personnes à mobilité réduite dans le centre-ville. Au nombre de 742 recensées à ce jour dans la ville, elles sont bien souvent occupées illégalement déplore Isabelle Laussine (Mad Mars), adjointe au maire en charge des personnes en situation de handicap, à l’inclusion et à l’accessibilité. Plus de la moitié ne sont plus conformes. « Cela peut être simplement un panneau mais c’est à la métropole de le faire et cela dépend de son calendrier », explique l’élue, consciente de l’ampleur du chantier à poursuivre.

    « On se bat au quotidien »

    Sur le trottoir, Ouahid Boustila, fondateur du Handisud Basket et président du collectif du collectif « plus jamais sans nous » assiste à l’opération. Il se déplace en ville « avec ses bras », souvent après s’être garé à la Joliette. Un stationnement prévu pour deux voitures, « où on en retrouve 5 », témoigne-t-il. Résultat, sortir ou rentrer dans son véhicule est impossible. Altercations, pneus crevés, portières abimées, Ouaid ne compte plus les accrochages pour faire respecter la loi. « On se bat au quotidien ! », s’indigne-t-il, dénonçant au passage l’inaccessibilité des transports en commun. « C’est rageant de ne pas avoir le droit d’accéder au métro sans être accompagné, de ne pas avoir accès au nouveau tram parce qu’il y a une barre au milieu, de ne pas pouvoir prendre le bus car la rampe est en panne », raconte-t-il.

    Depuis 2024 le nombre de PV a doublé (de 2 344 à 4 282), les effectifs aussi, explique Céline Lefléfian, directrice de la police municipale qui entend « déclencher une prise de conscience ».

  • Le rugby-fauteuil en démonstration à Gardanne

    Le rugby-fauteuil en démonstration à Gardanne

    Montauban, Toulouse, Dragons catalans, Avignon XIII…

    Durant deux jours, Gardanne a accueilli quelques-unes des meilleures équipes de para-rugby à XIII, déclinaison qui permet aux handicapés de pratiquer aux côtés de valides. « Notre sport propose une mixité totale », détaille Xavier Vasson. En effet, les équipes sont également composées de femmes, qui jouent avec les hommes. « Il n’y a pas de catégories d’âge et il faut trois personnes handicapées dans les cinq sur le terrain », précise le responsable para-rugby de la Ligue Sud de rugby à XIII.

    C’est la première fois que Gardanne accueillait une telle épreuve, qualificative pour la finale de la Coupe de France, prévue en avril à Albi. Deux tournois étaient organisés. Dont celui comptant pour la division Élite dans lequel six formations étaient engagées. Dont celles d’Avignon XIII et Cavaillon pour la Ligue Sud.

    « Notre discipline existe depuis une quinzaine d’années. Et le championnat vient de fêter son dixième anniversaire », poursuit le responsable fédéral. « Le para-rugby est calqué sur les règles du XIII qui sont parfaites pour la pratique inclusive », note Xavier Vasson. Dans le Sud, le Vaucluse et le Var en sont les locomotives. Et dans les Bouches-du-Rhône, deux clubs ont été créés à La Roque d’Anthéron et Saint-Martin-de-Crau.

    Le tournoi Élite de Gardanne a été suivi de près par le staff de l’équipe de France. Dans l’optique de préparer la sélection qui ira à la Coupe du Monde, qui se déroulera prochainement en Australie et dont le XIII de France fait partie des favoris.

  • Premiers pas pour le gymnase inclusif de Saint-Chamand à Avignon

    Premiers pas pour le gymnase inclusif de Saint-Chamand à Avignon

    En avril dernier, la date du 2 avait été retenue pour la visite de chantier du futur gymnase inclusif, sortant de terre à Saint-Chamand, juste à côté du château. Une date faisant écho à la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Dix mois plus tard, ce mercredi 11 février, le calendrier résonne encore d’un symbole pour l’inauguration de la structure, en ce jour de la loi de 2005, censée œuvrer à l’égalité des droits des personnes en situation de handicap. Un lieu qui va connaître ses premières activités ce samedi par un atelier de sensibilisation à l’autisme.

    Autant dire que l’émotion était forte dans les discours, à commencer par Sarah Hirsch, directrice de l’association Le Pas (Loisirs éducatifs et physiques adaptés sports), à l’origine de ce gymnase baptisé Jules-Maillet, du nom d’un ancien adhérent actif décédé il y a un peu plus de deux ans, à 27 ans. « Tu nous manques et tu es dans nos cœurs », adresse la directrice, en regardant Marc, le papa de Jules, qui a très fortement contribué financièrement à la création de ce gymnase. « Ton geste d’une immense générosité a permis de boucler ce projet à un moment où on était sans solution », salue Sarah Hirsch, remerciant aussi « la centaine de contributeurs » et son équipe désormais de 8 salariés.

    Un lieu ouvert à d’autres clubs

    Le projet d’un coût de 780 000 euros a été financé à hauteur de 30% par des fonds publics (Ville, Département, Région, CAF, MSA, Agence nationale du sport) ou privés comme la fondation Orange. « On n’a pas lâché l’affaire sur ce projet au long cours », résume la maire Cécile Helle (PS), rappelant que le sujet est en route depuis 7 ans. « On a été interpellé à raison sur la nécessité de rendre plus inclusive la pratique du sport et réaliser un tel gymnase », note l’édile, là où la municipalité a cédé le terrain pour un bail à construire. Le Pas espère aussi percevoir une subvention de fonctionnement, à ce stade bien indécise selon l’issue des urnes municipales. « À quelques semaines du renouvellement des conseils municipaux, j’adresse un message clair aux candidats, intégrez ces enjeux dans vos projets, l’égalité des chances doit être un pilier et pas un supplément d’âme », appuie Étienne Ferracci, président de la CAF de Vaucluse.

    D’une surface de 240m2, le bâtiment dispose d’un espace gymnase de 80m2 et devrait accueillir quelque 90 personnes régulièrement, dès l’âge de 3 ans et jusqu’à l’âge adulte. « Il a été conçu en suivant les recommandations de la haute autorité de santé et nos expériences de terrain », détaille Sarah Hirsch. Les fenêtres ne sont volontairement pas à hauteur des yeux, plusieurs notes de luminosité existent et le matériel est insonorisé. Mais le site se veut ouvert à tous, des partenariats avec des clubs sportifs classiques sont prévus.

  • Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    « Ils sont à l’image de Martigues, je suis fier de cette équipe renouvelée à 50% » reconnaît le maire de Martigues et candidat Gaby Charroux (PCF) au sortir de son meeting de présentation de liste et du projet de mandat à la salle du grès, ce jeudi soir.

    De nombreux nouveaux profils ont été présentés pour intégrer cette « équipe de rassemblement citoyen, populaire et de gauche fidèle à ses valeurs de justice sociale, d’égalité, de fraternité et de solidarité », selon Gaby Charroux, qui en est la tête de liste. L’accent a été mis sur les thématiques handicap et santé, notamment par André Amoros (SE), retraité de la fonction publique. « Le handicap ne doit jamais être une barrière. Il nous tient particulièrement à cœur d’être une ville inclusive qui accompagne tout le monde », affirme-t-il. Son colistier Marc Beltran (PCF), ancien proviseur du lycée Langevin, le confirme : « Merci d’avoir eu l’audace de mettre un handicapé sur la liste » lance-t-il, car devenu aveugle à cause d’une maladie. « L’inclusion, en parler c’est bien, mettre en pratique c’est mieux », juge-t-il.

    Un centre d’initiation culturelle comme les CIS

    Marc Beltran n’est pas figurant. Ce dernier affirme vouloir « encourager le développement de formations diplômantes pour que les jeunes fassent leurs études dans notre ville », comme dans le cinéma et l’industrie, au-delà de l’ouverture des deux formations de l’IUT Aix-Marseille à la rentrée. Car « l’école est un pilier de l’émancipation », selon le retraité.

    La culture aussi, dans les yeux de la photographe et candidate Caroline Malatrait. « L’art est dangereux car il instruit, dénonce et pousse à penser par soi-même, au travers d’un film qui fait réfléchir ou d’un livre qui aide à comprendre le monde », estime l’artiste. « Nous pensons que la culture n’est pas un luxe réservé à ceux qui ont un compte bancaire, c’est un droit à l’émancipation », et c’est dans ce sens que la candidate indique que « nous faisons un choix pour ce mandat de créer un Centre d’initiation à la culture, sur le modèle des CIS du sport, pour éloigner les barrières sociales de la culture et que nos enfants y trouvent la force de construire leur avenir ».

    Culture et sport font un, dans le cas du Site Picasso. L’athlète Samir Dahmani est dans l’équipe pour « rendre à Martigues ce qu’elle m’a donné » et pour créer « un pôle intergénérationnel à Picasso, passerelle inclusive unique pour le sport la culture et la santé ». Dans l’idée aussi, comme le disait sa colistière Laetitia Barthé, de « lutter contre l’isolement », dans ce cas « en renforçant les accueils des clubs resto et en développant des résidences seniors pour que nos idées gardent l’autonomie et le lien social ».

    Dignité du cadre de vie

    Une grande attention est donnée au cadre de vie. C’est le combat de Gwladys Saucerotte, journaliste, parlant du logement comme de « la première brique de la dignité ». « On n’accepte pas que des familles vivent dans des logements dégradés. On sait taper du poing sur la table et on s’en privera pas », tance la candidate. Dans la lancée, Césaire Bureau du Colombier (PS), cadre de CMA CGM, veut « créer une brigade de sécurité au centre-ville » ainsi que « des lieux refuges pour les femmes victimes de violences ».

    Gaby Charroux, « loin des slogans », inscrit ces propositions dans le cadre « des rencontres et ateliers dans les quartiers » qui ont eu lieu depuis plusieurs mois, affirmant les avoir « écrits avec les Martégaux et non dans un bureau ».

    Et invite au prochain meeting qui se déroulera le 12 mars à 18h à la salle du Grès.

  • Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    « Ils sont à l’image de Martigues, je suis fier de cette équipe renouvelée à 50% » reconnaît le maire de Martigues et candidat Gaby Charroux (PCF) au sortir de son meeting de présentation de liste et du projet de mandat à la salle du grès, ce jeudi soir.

    De nombreux nouveaux profils ont été présentés pour intégrer cette « équipe de rassemblement citoyen, populaire et de gauche fidèle à ses valeurs de justice sociale, d’égalité, de fraternité et de solidarité », selon Gaby Charroux, qui en est la tête de liste. L’accent a été mis sur les thématiques handicap et santé, notamment par André Amoros (SE), retraité de la fonction publique. « Le handicap ne doit jamais être une barrière. Il nous tient particulièrement à cœur d’être une ville inclusive qui accompagne tout le monde », affirme-t-il. Son colistier Marc Beltran (PCF), ancien proviseur du lycée Langevin, le confirme : « Merci d’avoir eu l’audace de mettre un handicapé sur la liste » lance-t-il, car devenu aveugle à cause d’une maladie. « L’inclusion, en parler c’est bien, mettre en pratique c’est mieux », juge-t-il.

    Un centre d’initiation culturelle comme les CIS

    Marc Beltran n’est pas figurant. Ce dernier affirme vouloir « encourager le développement de formations diplômantes pour que les jeunes fassent leurs études dans notre ville », comme dans le cinéma et l’industrie, au-delà de l’ouverture des deux formations de l’IUT Aix-Marseille à la rentrée. Car « l’école est un pilier de l’émancipation », selon le retraité.

    La culture aussi, dans les yeux de la photographe et candidate Caroline Malatrait. « L’art est dangereux car il instruit, dénonce et pousse à penser par soi-même, au travers d’un film qui fait réfléchir ou d’un livre qui aide à comprendre le monde », estime l’artiste. « Nous pensons que la culture n’est pas un luxe réservé à ceux qui ont un compte bancaire, c’est un droit à l’émancipation », et c’est dans ce sens que la candidate indique que « nous faisons un choix pour ce mandat de créer un Centre d’initiation à la culture, sur le modèle des CIS du sport, pour éloigner les barrières sociales de la culture et que nos enfants y trouvent la force de construire leur avenir ».

    Culture et sport font un, dans le cas du Site Picasso. L’athlète Samir Dahmani est dans l’équipe pour « rendre à Martigues ce qu’elle m’a donné » et pour créer « un pôle intergénérationnel à Picasso, passerelle inclusive unique pour le sport la culture et la santé ». Dans l’idée aussi, comme le disait sa colistière Laetitia Barthé, de « lutter contre l’isolement », dans ce cas « en renforçant les accueils des clubs resto et en développant des résidences seniors pour que nos idées gardent l’autonomie et le lien social ».

    Dignité du cadre de vie

    Une grande attention est donnée au cadre de vie. C’est le combat de Gwladys Saucerotte, journaliste, parlant du logement comme de « la première brique de la dignité ». « On n’accepte pas que des familles vivent dans des logements dégradés. On sait taper du poing sur la table et on s’en privera pas », tance la candidate. Dans la lancée, Césaire Bureau du Colombier (PS), cadre de CMA CGM, veut « créer une brigade de sécurité au centre-ville » ainsi que « des lieux refuges pour les femmes victimes de violences ».

    Gaby Charroux, « loin des slogans », inscrit ces propositions dans le cadre « des rencontres et ateliers dans les quartiers » qui ont eu lieu depuis plusieurs mois, affirmant les avoir « écrits avec les Martégaux et non dans un bureau ».

    Et invite au prochain meeting qui se déroulera le 12 mars à 18h à la salle du Grès.

  • Les non-voyants reprennent le volant au Castellet

    Les non-voyants reprennent le volant au Castellet

    Depuis 2022, le Circuit Paul-Ricard ouvre ses portes à l’association « Les non-voyants et leurs drôles de machines » pour relever un défi particulier. Faire conduire des personnes aveugles ? Voici une idée insensée. Devenir « acteur » de son déplacement quand on est dans le noir, un rêve ? Non, une réalité !

    L’association « Les non-voyants et leurs drôles de machines » en partenariat avec les auto-écoles « Yanic » de Vienne (38), « Talabot » de Nîmes (30), « Chabran » de Draguignan (83), ainsi que la direction du Circuit Paul-Ricard ont décidé de relever ce défi.

    Mardi, dès 9h, huit personnes en situation de handicap visuel (dont deux venues spécialement de Belgique) vont se glisser derrière le volant de plusieurs véhicules écoles sur la piste du circuit varois, qui accueille notamment des Grand Prix de Formule 1.

    L’objectif n’est, bien sûr, pas de passer le permis de conduire, mais de permettre à ces non-voyants de partager les sensations occasionnées par la conduite et pouvoir dire « je sais ce que cela fait de conduire ». C’est également l’opportunité pour eux de reprendre confiance en eux et de se sentir intégré. De même, pour les personnes qui ont pu conduire lors de leur vie de voyant, c’est un magnifique retour aux sources, un rappel des sensations.

    C’est le cas de Luc Costermans, bénévole de l’association et organisateur de cette manifestation. Après avoir perdu la vue en 2004, il a décidé de reprendre le volant de sa voiture mais aussi de permettre à d’autres personnes, aveugles comme lui, de vivre cette passion qu’est l’automobile. En 2008, il a ainsi battu le record du monde de vitesse pour une personne non-voyante (308 km/h au volant d’une Lamborghini). Il a surtout mis en place des stages de conduite ouverts aux déficients visuels.

    L’association européenne « Les non-voyants et leurs drôles de machines » est basée dans le sud de la Drôme. Elle s’appuie sur le soutien de nombreux parrains et marraines célèbres (Didier Auriol, Ari Vatanen, Romain Dumas, Daniel Elena, Matthieu Baumel et bien d’autres) et déploie son activité dans toute la France ainsi qu’en Belgique.

  • Du stade vers l’emploi, Busserade sert de vecteur

    Du stade vers l’emploi, Busserade sert de vecteur

    Une parenthèse ensoleillée illumine les abords de la caserne du Muy.

    Comme si elle avait voulu saluer l’initiative de la Délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (Drajes), la météo a dégagé le ciel de la Busserade, pour permettre aux ateliers de l’opération « stade vers l’emploi » de se dérouler au sec.

    Parmi les 85 personnes ayant répondu à l’invitation de la Drajes, France travail, l’Agence nationale du sport, les Entreprises s’engagent et de la Ligue Région Sud d’athlétisme, Axelle et Lila ont montré une belle application dans chacun des exercices proposés.

    « C’est une très bonne initiative, qui nous permet d’aborder de manière différente un entretien d’embauche. C’est cool de l’aborder comme ça », remarque Axelle, après s’être initiée au lancer et au sprint. Pour sa pote Lila, « le contexte est moins stressant qu’un entretien classique. Avec ces exercices, on entrevoit le travail en équipe et apprend à mieux se connaître ».

    La demi-journée de la Busserade a été possible aussi parce que la SCO Sainte-Marguerite a répondu à l’appel, en mettant à disposition des éducateurs et son matériel pour les ateliers d’une initiative « destinée à briser les barrières. Car durant les exercices, personne ne sait qui est qui », explique Philippe Lamblin, précurseur du programme et venu encourager les initiatives dans le Sud.

    Si personne ne sait qui est qui, c’est parce que, mêlés aux demandeurs d’emploi, se retrouvent des employeurs. « Chacun apprend à travailler en équipe autour d’un but sportif commun, sans savoir son rôle. L’employeur peut avoir ainsi une idée concrète des compétences des personnes à ses côtés », détaille Frédéric Caillol.

    Suivi en aval

    Le directeur de l’antenne marseillaise de France Travail indique que « des personnes qui sont sur le stade ce matin peuvent trouver un travail dès la fin de la journée. Et il y aura un suivi en aval, dans les jours et semaines qui suivent ».

    En 2025, 600 rendez-vous de ce type ont été proposés. La Région Sud en a organisé 47 et l’objectif est de passer, dès 2026, à 900 sur l’ensemble de l’hexagone, dont 70 dans le Sud. À chaque manifestation, un club partenaire est associé, qui bénéficie d’une dotation financière. Mardi, c’était la SCO Sainte Marguerite, avec le soutien de la Ligue d’athlétisme.

    « Nous avons ciblé des demandeurs d’emploi des 2e et 3e arrondissements de Marseille, dans un lieu symbolique de leur quartier. Cette dernière journée était l’occasion de donner un éclairage sur la manifestation qui, tout au long de l’année, a été possible grâce au concours de douze fédérations sportives. Et pour nous, c’est un budget de 23 000 euros qui a été consacré », explique-t-on à la Drajes.

    Après les efforts collectifs, les employeurs potentiels ont tombé le masque. Et les participants ont pu passer des échanges sportifs à des discussions plus axées sur les attentes des demandeurs d’emploi et les besoins des chercheurs.

    « Ces initiatives démontrent qu’il y a des capacités à proposer de belles manifestations et à mettre en route une dynamique », confie Isabelle Epaillard. Pour la préfète à l’égalité des chances, venue saluer les participants, « ces initiatives permettent de lever les préjugés, surmonter les timidités. À travers le sport, on se lâche et l’on se révèle dans un univers où le collectif est la force qui compte et permet d’atteindre des objectifs ».

    Depuis son lancement, « stade vers l’emploi a fait ses preuves. Permettant de changer les codes du recrutement. Près de 60% des participants ont trouvé un emploi à l’issue de ces journées », souligne Philippe Lamblin.

  • Montperrin renforce l’inclusion professionnelle

    Montperrin renforce l’inclusion professionnelle

    Au centre hospitalier de Montperrin, une petite centaine de salariés sont intégrés dans divers services de ce lieu de soin psychiatrique. Cela représente 8,21%, soit 2 points de plus que l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés dans les entreprises de plus de 20 salariés (6%).

    L’intégration de ces travailleurs, dont le handicap est dans la plupart des cas invisible, est facilitée par les directives inscrites dans une convention conclue entre le centre hospitalier de Montperrin et le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP).

    Signé pour la première fois en 2021, le contrat pluriannuel a été renouvelé, lundi 24 novembre, dans la Maison des hospitaliers, en présence de la direction du FIPHFP, des équipes du centre hospitalier Montperrin, ainsi que de Marie-Pierre Sicard-Desnuelles et Silvaine Di Caro, élues locales.

    « Nous avons mis en place un certain nombre d’actions, à commencer par un plan de formation pour sensibiliser nos professionnels à l’accueil d’un collègue en situation de handicap, puis une organisation dédiée, puisque deux référents handicaps ont été nommés », liste Gaëlle Dufour, directrice du centre hospitalier.

    Travailler « dignement »

    « Cette nouvelle convention va accentuer cet engagement, avec la mise en œuvre d’un nouveau plan d’action, évalué à 447 000 euros », poursuit-elle. Sont entre autres affichés l’ambition de recruter davantage d’agents en situation de handicap, la poursuite d’aménagements de postes pour favoriser le maintien dans l’emploi, la formation de managers et équipes à l’intégration de personnels handicapés et des travaux visant à l’accessibilité numérique.

    Estelle Bruliard, cadre de santé, a bénéficié de cet accompagnement. « J’ai pu compter sur une équipe de santé réduite, mais qui fonctionnait, qui m’a permis de me poser dans ce moment aigu », rapporte cette salariée de Montperrin. Victime d’un AVC, Jérôme Renaud, témoigne lui aussi de sa « reconstruction » par le biais de ce dispositif. « Les séquelles d’un AVC ne sont pas toujours visibles. Pour travailler dignement, il y a eu un rythme adapté, une réorganisation des tâches, du matériel et des outils régulant la charge cognitive et physique (…) », poursuit cet infirmier.

    « L’enjeu maintenant est plutôt de travailler sur la dimension qualitative de l’accompagnement de ces agents en situation de handicap », précise Marine Neuville, directrice générale du FIPHFP.

  • « Rêve à perte de vue » dans la dernière ligne droite

    « Rêve à perte de vue » dans la dernière ligne droite

    Ce qui, sur le papier, ressemblait à une mission impossible, le duo marseillo-breton est en passe de réussir.

    À savoir boucler une traversée de l’Atlantique, dans le cadre de la Transat du Café l’Or, une des plus exigeantes, alors qu’un des marins souffre de déficience visuelle. Il y a deux ans, la première tentative avait tourné court, à cause d’une rupture de barre. Mais cette fois, c’est bien engagé.

    Certes, le Rêve à perte de vue de Joël Paris et Goulven Marie ne va pas gagner l’épreuve en Class40, dans laquelle l’équipage est en course. Mais le simple fait d’arriver à Fort-de-France constituera la plus belle des victoires.

    Pétole malvenue

    Depuis le départ du Havre, les deux hommes ont dû se battre contre l’adversité. Enchaînant les pannes, les déchirures de voile, ils ont su surmonter les déboires pour franchir les tempêtes et les coups de vent. Passer outre également une pétole malvenue, en plein cœur de l’Atlantique.

    « Si nous sommes là, c’est bien sûr parce que j’y ai cru très longtemps et très fortement » nous a transmis Joël Paris, lors de son dernier point radio. Le Marseillais associe à sa quête ceux qui l’ont aidé. « D’autres y ont cru et ça, moi qui ai le syndrome de l’imposteur, je trouve ça dingue ! ».

    Le bateau est en approche de la Martinique. « Nous avons la vitesse, mais il nous manque l’angle optimal. ». Car, si l’arrivée à Fort-de-France est proche, il reste un dernier challenge à relever. Finir dans les temps. La perte d’un spi n’a pas aidé. Mais le compte à rebours est lancé.

    Pour être classé, Rêve à perte de vue doit franchir la ligne lundi, à 12h temps universel.

    Ce qui, semble encore possible.

  • L’inclusion à l’honneur à l’occasion des Trophées inclusion handicaps Var

    L’inclusion à l’honneur à l’occasion des Trophées inclusion handicaps Var

    À l’occasion de la 29e semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées, Ladapt Méditerranée organise, ce mardi (18h) au Zénith de Toulon, la 1ère édition des Trophées Inclusion Handicaps Var. Objectif : mettre en lumière cinquante initiatives locales en faveur de l’emploi, de la formation et de l’accessibilité. Cette soirée rassemblera plus de 400 participants – entreprises, associations, acteurs publics – autour d’un message fort : l’inclusion comme moteur de changement. Parmi les invités d’honneur, Adda Abdelli, créateur de la série Vestiaires.

    Six catégories récompenseront l’engagement : entreprises privées (PME et grands groupes), employeurs publics, recrutement exemplaire, manager exemplaire et coup de cœur du jury… Les candidatures, closes fin octobre, ont été évaluées selon l’impact concret, l’innovation et la durabilité des actions. Au-delà des trophées, l’événement se veut catalyseur de coopération et vitrine du dynamisme territorial. Le temps d’une soirée, le Var célèbre l’inclusion dans ce qu’elle a de plus essentiel : la reconnaissance et la rencontre.