Tag: incendie

  • À Moustiers-Sainte-Marie, deux hangars et deux caravanes brûlent, le feu sous surveillance

    À Moustiers-Sainte-Marie, deux hangars et deux caravanes brûlent, le feu sous surveillance

    Un « important incendie agricole » débuté lundi soir « sur plusieurs caravanes », près du camping Peyrengues à Moustiers-Sainte-Marie, a « totalement embrasé » deux hangars agricoles, a indiqué le Sdis 04. Le feu, dont l’origine est encore inconnue, s’est rapidement propagé à du matériel agricole et aux hangars de 1 000m² et 200m². Des évacuations et des mises à l’abri ont été réalisées, et quatre personnes ont été prises en charge après avoir inhalé des fumées. Deux d’entre elles ont été transportées vers l’hôpital de Manosque.

    45 sapeurs-pompiers, appuyés par une quinzaine d’engins, étaient mobilisés, lundi soir, afin d’éviter la propagation de l’incendie. Les opérations se sont poursuivies toute la nuit, et le feu était toujours sous surveillance, mardi soir, avec un camion et quatre pompiers sur place, indique le Sdis. « Il s’agit d’une intervention de longue durée, nécessitant le maintien de moyens importants sur les lieux. »

    Une enquête ouverte

    La gendarmerie confirme l’ouverture d’une enquête, les premiers éléments laissant penser à un accident. « L’enquête le confirmera ou pas », indiquent les gendarmes.

    L’une des caravanes parties en fumée était habitée à l’année, indique le maire de la commune, Marc Bondil. « Le feu va encore se consumer pendant deux, trois ou quatre jours », affirme-t-il. L’éleveur propriétaire des hangars agricoles « a perdu tout son foin et des remorques ».

    Le feu s’est déclaré au même moment où la préfecture annonçait l’application du plan sécheresse et le passage en crise sur l’Asse. La situation s’aggrave ainsi pour les 26 communes de la zone d’alerte de l’Asse, qui passe au niveau de crise, le plus élevé. « L’année 2026 continue d’être marquée par une situation météorologique très particulière. Les précipitations, rares ce dernier mois et très irrégulières et localisées, conjuguées à des températures particulièrement élevées responsables d’épisodes de canicule successifs, ont provoqué un assèchement marqué des sols », explique la préfecture. « Le mois de septembre est particulièrement sec et chaud et, d’après les prévisions, aucune pluie n’est attendue dans les prochains jours, avec des températures qui resteront élevées pour une fin septembre », ce qui explique la mise en application de ce plan sécheresse. « Au regard du maintien de températures élevées, des mesures plus restrictives pourraient être prises la semaine prochaine. »

  • Une aide aux communes varoises victimes des incendies

    Une aide aux communes varoises victimes des incendies

    Alors que les aides aux sinistrés des incendies sont encore en cours de déploiement à de multiples niveaux (assurances, associations, CAF…), le Département du Var va apporter sa pierre à l’édifice. Une aide d’un million d’euros a été votée ce mardi, lors de l’assemblée plénière de rentrée du département, à destination des communes touchées par les feux cet été. Françoise Legraien, vice-présidente du Département et présidente du conseil d’administration du Sdis 83, a, à cette occasion, salué la « mobilisation, qui a permis de n’avoir aucune victime et de sauver 850 millions d’euros sur le bâti en forêt ». Sans oublier d’ajouter : « On attend des mesures fortes de l’État. »

    La gestion des risques

    au détriment de l’écologie

    Car la question de ce soutien financier, auquel il faut ajouter une dotation supplémentaire de 1,5 million d’euros accordée au Sdis 83 pour 2027 (et pour lequel Jean-Louis Masson, le président (LR) du Département, demande une refonte du mode de financement), s’est avérée quasiment anecdotique comparée aux revendications de renforcement de la flotte aérienne de lutte incendie, et surtout, d’autonomie pour les territoires dans la gestion des risques incendies. « Notre volonté politique est contrariée par les obligations et interdictions », pointe Jean-Louis Masson. Cela « pour l’entretien des forêts elles-mêmes, avec certaines interdictions de débroussaillement, de ramasser du bois mort, qui est un tapis de combustion considérable ».

    Celui qui fustige si souvent le poids exercé par les normes sur les collectivités veut « pouvoir mettre en place une vraie politique de gestion des forêts » au sein de laquelle la politique incendies serait « prioritaire, y compris sur la protection de l’environnement. Mais il n’y a pas d’antinomie. Protéger nos forêts c’est protéger l’environnement, mais pas forcément textuellement ». Donc pouvoir faire fi des injonctions de l’Office national des forêts et de l’Office national de la biodiversité. « La synthèse serait de mettre la sauvegarde et le respect de l’humain à même hauteur que le respect de l’environnement. On ne peut pas empêcher les agriculteurs de travailler au nom de la protection de certaines espèces », abonde la sénatrice (LR) du Var Françoise Dumont, qui participe à la mission parlementaire sur les feux de forêts, dont l’objectif est d’enrichir le projet de loi de modernisation de la sécurité civile de propositions sur les risques incendies, et dont les conclusions doivent être rendues la semaine prochaine.

    Christine Amrane, vice-présidente du Département et maire de Collobrières, tempère : « Il faut qu’on réapprenne à travailler la forêt. Si on ne saisit pas l’opportunité, on ne pourra pas dire dans quelques années qu’on n’a rien pu faire. » À cet égard, elle met en avant le projet du syndicat mixte du massif des Maures, dont elle est présidente, « pour adapter la forêt varoise au changement climatique. L’État a donné son feu vert. Ce sera un projet pilote sur le territoire des Maures pour ensuite être déployé sur le territoire varois ». Une prise de position qui prend en compte les responsabilités anthropiques liées au changement climatique, et donc à l’accroissement des risques d’incendies, largement occulté des débats.

  • Fibre Excellence : rendez-vous entre l’État et les mandataires ce lundi à Tarascon

    Fibre Excellence : rendez-vous entre l’État et les mandataires ce lundi à Tarascon

    La Dreal et l’Ademe ont fait le tour de l’usine en compagnie d’un huissier. Une société d’échafaudage ainsi qu’une entreprise spécialisée dans le tri des produits chimiques dangereux, partenaires de Fibre Excellence et venues récupérer leur matériel, se sont vu refuser l’accès au site par Realtec, toujours présente sur place ce lundi matin.

    « Une réunion est prévue entre les représentants de l’Etat et les mandataires cet après midi », expliquent les quatre salariés restés à l’intérieur du site, toujours dans l’expectative.

    Les anciens salariés présents sur place poursuivent la surveillance et l’exploitation des installations remises en fonctionnement, à savoir le système de sécurité incendie et la station d’épuration.

    Relire : L’État reprend le contrôle de l’usine Fibre Excellence de Tarascon

  • Rouvrir les garrigues pour la pie-grièche à Lançon-de-Provence

    Rouvrir les garrigues pour la pie-grièche à Lançon-de-Provence

    Cinq espèces de pie-grièche sont présentes dans le pays, et toutes sont en voie de disparition. Au sein de ce cortège, la Pie-grièche méridionale, endémique de la péninsule ibérique et du sud de la France, est menacée d’extinction au niveau mondial. Dans l’Hexagone, sa population est estimée entre 750 et 1 250 couples nicheurs. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui accueille à elle seule plus de la moitié de ces effectifs, « détient une responsabilité majeure dans la conservation de cette espèce », affirme la Ligue de protection des oiseaux PACA (LPO).

    L’association a donc lancé le Programme de restauration écologique des garrigues ouvertes (PREGO), un projet pilote destiné à préserver les habitats favorables à la pie-grièche méridionale et à toute la biodiversité qui lui est associée. Car cette espèce typique des paysages méditerranéens semi-ouverts dépend étroitement des maquis entretenus par le pastoralisme ou par les perturbations naturelles comme les incendies. « Mais avec la déprise agricole débutée dans les années 1970, l’abandon progressif du pâturage a favorisé la fermeture des
    milieux
     », relate la LPO.

    Pâturer pour pérenniser

    François Jeanne, responsable territorial Ouest-Provence de l’association, détaille : « La dynamique naturelle, qu’on observe dans tous les milieux, c’est la colonisation des garrigues et leur emboisement, avec une évolution vers le stade de jeune pinède, puis de forêt. »

    À ce stade du programme, la LPO identifie les secteurs à rouvrir. Concrètement, 132 hectares seront restaurés au cœur de la zone Natura 2 000 des garrigues de Lançon-de-Provence, notamment par girobroyage mécanique, d’ici juin 2029. Des opérations de brûlage dirigé menées par le Service départemental d’incendie et de secours concerneront 12 hectares « qui ne sont pas encore cartographiés », note François Jeanne, qui précise : « On croise ça avec toutes les opérations de Défense des forêts contre l’incendie (DFCI), l’idée c’est de venir en complément. » Car au-delà de leurs bienfaits pour la biodiversité, ces actions renforcent la résilience des écosystèmes face au changement climatique et contribuent à la limitation du risque incendie.

    Le pâturage sur les sites restaurés sera ensuite encouragé afin de maintenir durablement ces milieux ouverts. Le Centre d’études et de réalisations pastorales Alpes Méditerranée (CERPAM), sans être partenaire direct, est associé au programme. « Ils étaient présents à la réunion de lancement et suivent le projet avec intérêt », assure le responsable territorial LPO. « On a une réflexion pour garantir la pérennité des travaux, poursuit-il. Une expérience sur la commune de la Barben montre que lorsqu’on rouvre les milieux, l’écosystème est favorable pour une période de 5 à 7 années après les travaux. Le pâturage freine la fermeture. » Les actions opérationnelles seront réalisées à l’automne ou à l’hiver. « On espère pouvoir entamer les premiers travaux au début de l’an prochain, après avoir obtenu les autorisations environnementales », confie François Jeanne.

  • Fibre Excellence sous protection des salariés

    Fibre Excellence sous protection des salariés

    « Il y a une ouvrière avec nous, qui élève seule ses deux enfants et n’est plus en mesure de payer son loyer », explique Jean-Michel Bulinge, délégué syndical CGT du site à un des administrateurs judiciaires, au téléphone. Ce dernier vient d’annoncer aux salariés qu’ils ne seront pas en mesure de payer leurs indemnités et qu’il leur faudra attendre le 5 octobre pour pouvoir prétendre à leurs droits au chômage.

    Un peu plus tôt dans la matinée, les salariés ont constaté que des ordinateurs étaient chargés dans les conteneurs, devant l’usine. La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, s’est rendue sur le site. Elle a effectué une visite de l’usine avec une délégation de représentants syndicaux CGT et FO ainsi que des médias. Le constat est sans appel : « Là, le débit actuel est de 1,3 m3 par heure », précise Moukhtar Kadadi, technicien électricité, devant les graphiques sur les écrans. La délégation passe en revue les cuves encore pleines de liqueurs, les 18 000 tonnes de bois qui pourrissent dans le parc. « Avec un risque d’incendie énorme, car s’il pleut, les copeaux fermentent et ça devient très inflammable », souligne Nicolas, dont le grand-père, le père et l’oncle ont tous travaillé à l’usine. « Sans compter les 270 licenciements, c’est une catastrophe pour Tarascon et pour toute la région », déplore-t-il.

    Dans les locaux de la maintenance, les placards ont été éventrés et les ordinateurs ont disparu des bureaux. « C’est un véritable scandale, on est sur un cocktail Molotov et rien n’est fait en termes de sécurité. Ce sont des méthodes de voyous, s’indigne Sophie Binet. Notre colère est immense car cette catastrophe environnementale, économique et sociale était annoncée. Le gouvernement n’a rien anticipé. » Sur le site, Marc Pietrosino, secrétaire de l’UD CGT 13, considère : « Avec la ligne ferroviaire et le Rhône, ce site intéresse les groupes de logistique, mais dans ce cas on passe de 270 à 30 salariés. »

    L’usine occupée

    Alors que les six employés de Realtec s’activent à charger les conteneurs, la délégation revient devant les grilles. Sophie Binet s’adresse aux salariés et à leurs soutiens venus de Saint-Gaudens, de la CGT Énergie de Marseille, d’Istres et d’Avignon, leur assurant que le syndicat ne les lâchera pas : « L’État ne peut pas laisser les liquidateurs envoyer l’usine aux ferrailleurs, il faut racheter les actifs. Il y a un avenir industriel pour Tarascon. » Elle précisait, avant de rejoindre Arles : « Le liquidateur leur annonce qu’ils ne seront pas payés en septembre car il n’en a plus les moyens. Ils sont sans salaires, sans chômage. Comment vont-ils payer la rentrée de leurs enfants ? C’est une honte de les traiter comme des kleenex ! »

    « Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? », interroge un des ouvriers. Réunis sur le parking, les syndicats CGT et FO et les salariés font le point. Jean-Michel Bulinge résumait ainsi la situation : « Ils se font du pognon sur notre dos et ne nous paient pas ! Soit on reprend l’outil, soit on laisse faire. » Vers 16h, une quinzaine sont entrés dans l’usine sans intervention de la police. Ils ont remis en sécurité le site alors que les employés de Realtec avaient déclenché l’alarme incendie. Et ils comptent bien le protéger.

  • Le Marché du Soleil est parti en fumée

    Le Marché du Soleil est parti en fumée

    « Ça fait mal au cœur, ce n’est pas possible… ». Le poing serré, Djil Benz, président de l’association des commerçants du Marché du Soleil, contemple le va-et-vient des marins pompiers de Marseille devant ce qu’il reste du bazar emblématique de la cité phocéenne, ce jeudi matin.

    Car 2 300 m2 du Marché du Soleil ont été ravagés par un incendie qui s’est déclaré dans la nuit, aux alentours de 2h20 du matin. « C’est quasiment l’entièreté du marché qui a été détruite », commente Sylvie Odier, procureure adjointe du parquet de Marseille, sur place plus tard dans la matinée. Heureusement, on ne décompte « pas de blessé » ni d’hospitalisation pour les 71 personnes évacuées. L’intervention « rapide » et massive du Bataillon des marins-pompiers de Marseille, avec plus de 30 engins et de 100 militaires présents, a permis d’éviter que le feu ne se propage aux bâtiments adjacents et immeubles d’habitations environnants. Une grande partie des toits du Marché du Soleil s’est d’ailleurs effondrée.

    « Vers 2h20, un homme vêtu de blanc a été aperçu en train d’escalader le Marché. Quelques minutes après, l’incendie s’est déclaré. Attisé par le vent, le feu s’est rapidement propagé mais grâce au travail des marins-pompiers, il a pu être maîtrisé tôt ce matin », explique la procureure adjointe. L’homme en question a été aperçu « par un témoin » et n’a pas été interpellé à l’heure où nous écrivons ces lignes. Reste qu’aux alentours des 10h30, « les opérations de mises en sécurité sont encore en cours » mais le feu est fixé et maîtrisé. « La division de la criminalité territoriale est chargée de l’enquête ouverte en flagrant délit des chefs de destruction par moyen dangereux ». De quoi laisser supposer que c’est bien la piste criminelle pour un « incendie volontaire » qui s’impose du côté des enquêteurs à ce stade.

    Trois jours après la décision de fermeture

    D’autant que le timing interroge puisque la fermeture définitive, de même que la condamnation du gérant, Georges Dahan, et d’une douzaine de personnes ont été prononcées par le tribunal correctionnel de Marseille, seulement 3 jours plus tôt. Le gérant était visé notamment pour des faits de « détention, production, vente de marchandise contrefaisante » et « blanchiment ». Un jugement que les protagonistes de l’affaire contestent, plusieurs appels à l’encontre de cette décision ont été lancés.

    Quoi qu’il en soit, cet incendie laisse tout un quartier en émoi. « Depuis plusieurs mois, nous demandions au gérant de sécuriser réellement le site. Des voyous étaient déjà rentrés par un autre côté pour prendre de la marchandise. Mais personne n’a rien fait. Les magasins étaient encore pleins de marchandises, on n’avait pas eu le temps de tout vider ! », déplore Djil Benz. Aux alentours des 17h, les évacués n’avaient pas pu réintégrer leurs logements et les marins-pompiers étaient encore sur les lieux pour une opération de noyage.

  • Incendie au Marché du Soleil à Marseille

    Incendie au Marché du Soleil à Marseille

    « Le feu sur le marché du Soleil est fixé », annonce Sylvie Odier, procureure adjointe au parquet de Marseille, peu avant 10 h 30. Après le départ de l’incendie aux alentours de 2 h 20 du matin, elle annonce qu’environ 2 300 m² du marché du Soleil « sont détruits », c’est-à-dire « quasiment l’entièreté du marché ».« Un homme vêtu de blanc a été aperçu en train d’escalader le marché. Peu après, l’incendie s’est déclaré. Attisé par le vent, le feu s’est rapidement propagé », développe-t-elle, sur place. D’où l’ouverture d’une enquête « en flagrant délit » avec comme chef d’accusation celui de « destruction par moyen dangereux ». C’est la division de la criminalité territoriale qui est saisie de l’enquête. Les opérations de mise en sécurité sont en cours mais il n’y aurait plus de danger en lien avec l’incendie. « 80 personnes ont été évacuées mais il n’y a pas de blessés à ce stade », précise-t-elle.

  • Premier bilan après l’incendie du Bois Noir

    Premier bilan après l’incendie du Bois Noir

    « La montagne n’est plus épargnée du risque incendie », a déclaré le Colonel Alain Juge, directeur du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) des Hautes-Alpes. Lundi 7 septembre, il organisait, conjointement avec Philippe Bailbé, préfet du département, et Marcel Cannat, président du conseil d’administration du Sdis, une conférence de presse pour évoquer les premiers enseignements tirés de la lutte contre l’incendie du Bois Noir, qui a touché 482 hectares dans le territoire des communes du Pays des écrins cet été.

    Quelques heures avant, l’ensemble des acteurs de la lutte de cet incendie, dont les maires des trois communes concernées, se sont rassemblés pour comprendre les faits et écouter les « colères légitimes » et les interrogations des élus locaux sur la gestion de cet « évènement extrêmement complexe ». Pour contextualiser le déroulé des évènements, Nicolas Roux de Météo France a rappelé les conditions météorologiques exceptionnelles rencontrées par le département. « L’été 2026 est le plus chaud jamais enregistré dans les Hautes-Alpes, a-t-il expliqué, avec 30 à 50% de déficit des précipitations ». Résultat : « Un niveau d’humidité des sols très bas et une végétation particulièrement sensible ». « Avec les brises de vallées en plus, on est dans un contexte qui laisse le feu se développer rapidement », a ajouté Alain Juge.

    « Impossible de chercher le feu »

    La lutte contre l’incendie a été inédite, marquée par un départ de feu « sournois et invisible », provoqué par un impact de foudre le 11 juillet. Les premières fumées ont été détectées le 15. « Il n’y avait aucun signe de feu, mais pourtant il progressait dans les racines », a précisé le directeur du Sdis. Les pompiers ont reçu les premiers appels et ont effectué une reconnaissance. « Mais il était impossible de chercher le feu, assure-t-il. C’est plus qu’un feu de montagne, c’est un feu dans une bande rocheuse de la taille de la Tour Eiffel, 330 mètres. C’est un contexte opérationnel extrêmement difficile ». L’incendie était inaccessible au sol, à cause du terrain très escarpé et des risques de chute de pierres. Après une phase de surveillance jusqu’au 18 juillet, le feu s’est développé et la lutte intensifiée. Jusqu’à 250 pompiers étaient mobilisés par jour. Les premiers moyens aériens ont mis plusieurs jours à arriver, faute de disponibilité. Des habitations et un camping sont évacués au vu des risques de chute de pierres. Le feu a finalement été déclaré éteint le 13 août, soit 33 jours avant son départ. Au total, sept pompiers ont été blessés dans la lutte contre cet incendie, principalement suite à des coups de chaleur. Aucun blessé chez la population et aucune habitation touchée n’a été déploré, et une étude de restauration post-incendie suivie d’un plan d’action va être réalisée, a expliqué Marie-pierre Michaud, cheffe du service Restauration des terrains en montagne de l’Office national des forêts.

    Malgré une « grosse mobilisation et une stratégie de lutte respectée », Alain Juge a évoqué les pistes d’améliorations. « Il faut réfléchir au niveau national : compte tenu du changement climatique, comment fait-on pour travailler avec des feux de plus en plus hauts en altitude et inaccessibles ? Comment projeter du monde sur place et assurer la continuité en eau ? ».

    Comme première réponse, le président du conseil d’administration du Sdis a déclaré réfléchir à du matériel à acheter, notamment pour limiter les risques pour les pompiers.

    Un second retour d’expérience, plus complet, sera établi à la fin de la saison des feux.

  • Une Fête de la Cride solidaire après les incendies

    Une Fête de la Cride solidaire après les incendies

    « La Fête de la Cride, c’est la rentrée des communistes de l’Ouest Var depuis plus de 35 ans. Elle a toujours été un instant de solidarité. Solidarité pour les victimes des incendies, mais aussi pour Cuba, pour Gaza. Notre solidarité n’est pas à géométrie variable. C’est une solidarité du cœur et de la raison », indique Jean-Pierre Meyer, secrétaire de la section PCF Ouest Var et ex-conseiller municipal de Sanary-sur-Mer.

    Il se réjouit de la présence de nombreuses associations « à travers des stands accueillies sans condition, ici à la Cride ».

    Ravi d’avoir vu « plus de 250 personnes prendre part d’une manière ou d’une autre » à cette fête, le communiste se félicite d’un soutien à près de 90% des membres de sa section à la candidature de Fabien Roussel à l’élection présidentielle (lire par ailleurs).

    « L’écologie avec le capitalisme, ça ne fonctionne pas »

    Sur le podium, il est rejoint par Sylvie Vinceneux, secrétaire départementale du PCF. « Le Var a payé un lourd tribut aux incendies de cet été. Plus de 6 000 hectares partis en fumée. 70 habitations touchées, dont une vingtaine complètement détruites. Voilà les conséquences des politiques austéritaires et de la non-anticipation du dérèglement climatique », cingle-t-elle en dénonçant les manques de moyens « financiers, humains et en équipement pour les sapeurs-pompiers ».

    Pour elle, dans un « département obsédé par la sécurité, on voit bien que la première priorité, c’est la sécurité civile ». « Dans les mois à venir, le Parti communiste s’emploiera à faire des propositions pour corriger les suppressions de moyens faits à l’ONF et chez les pompiers et pour mettre en œuvre notre plan climat », annonce-t-elle, convaincue que « même les plus climatosceptiques ont constaté l’impérieuse nécessité de changer de modèle. L’écologie avec le capitalisme, ça ne fonctionne pas ».

    La communiste remet un chèque de 4 500 euros à Olivier Masini, le représentant du Secours populaire. « Dès le départ, nous avons organisé la solidarité avec les victimes des incendies avec le Secours populaire, qui porte avec nous les mêmes valeurs de solidarité. Des centaines de communistes, durant tout l’été, sont allés à la rencontre de la population pour présenter nos propositions, mais aussi pour collecter l’argent de la solidarité », se félicite-t-elle.

    Refusant le fatalisme, Sylvie Vinceneux considère que ces drames « doivent servir à réindustrialiser notre région et notamment le Var, où des projets existent, portés par la CGT de l’Atelier Industriel de l’Aéronautique (AIA) de Cuers-Pierrefeu pour développer sur la base, pour l’entretien et la décarbonation des bombardiers d’eau ».

    Présents avec un stand à la Fête de la Cride, les Amis de La Marseillaise ont relayé auprès des participants l’appel à la souscription pour permettre à notre journal de continuer à jouer son rôle dans un paysage médiatique toujours plus entre les mains des puissances d’argent et de l’extrême droite.

  • À Marseille, le feu du restaurant « Le Barjaquet » est maitrisé

    À Marseille, le feu du restaurant « Le Barjaquet » est maitrisé

    Le restaurant « Le Barjaquet » est situé au rez-de-chaussée d’un bâtiment de 4 étages sur le Cours d’Estienne d’Orves. Il comprend commerces et habitations. « Les 30m2 du restaurant ont été entièrement détruits par les flammes. 8 victimes indemnes (6 impliquées évacuées avant notre arrivée et 2 autres évacuées par nos moyens) », indique les marins-pompiers de Marseille. Une phase de déblaiement et noyage des restes d’incendie est en cours dans le restaurant. Les parties communes du bâtiment sont quant à elles ventilées pour dissiper les fumées.