Tag: Hyères

  • Un nouvel équipement dédié au sport de haut niveau à Hyères

    Un nouvel équipement dédié au sport de haut niveau à Hyères

    L’ancienne salle polyvalente hyéroise un peu décatie est en train d’être complètement rénovée pour répondre aux besoins des clubs sportifs et des standards des compétitions officielles. L’Espace 3000 nouvelle version accueillera notamment le Hyères Toulon Var Basket (HTV), aujourd’hui engagé en ProB.

    « Ce projet marque une étape importante pour le développement du sport de performance à Hyères et pour le rayonnement du territoire », précise la collectivité.

    Un outil structurant pour le basket

    Doté d’installations modernes, fonctionnelles et adaptées à la pratique du sport
    de haut niveau, le nouvel
    équipement va constituer
    « un outil structurant pour
    le basket et, plus largement, pour la dynamique sportive locale
     ».

    Mais au-delà du sport, l’Espace 3000 conservera une vocation événementielle et pourra accueillir également des salons, des grands événements et des manifestations d’envergure, contribuant ainsi à l’animation du territoire tout au long de l’année.

    Pour ne rien gâcher, ce projet s’inscrit également dans une démarche environnementale ambitieuse. La consommation énergétique du bâtiment sera en effet réduite de 73%, grâce notamment à l’installation de 288 m² de panneaux photovoltaïques en ombrières sur le parking. Cette production permettra de couvrir 100% des besoins énergétiques de l’Espace 3000.

    Les travaux, engagés depuis mars 2025 vont se poursuivre selon les prévisions jusqu’au mois de juillet.

    Avec une livraison prévue de cet équipement sportif de référence avant cet été.

  • L’incendie aux urgences de Hyères a fait un mort

    L’incendie aux urgences de Hyères a fait un mort

    Un septuagénaire a perdu la vie suite à un incendie ce lundi dans le box dans lequel il était alors prise en charge aux urgences de l’hôpital de Hyères, son état demandant une surveillance rapprochée.

    Le sinistre rapidement maîtrisé s’est déclaré vers 4h15 du matin alors que 22 patients et 12 personnels étaient présents dans le service. Et malgré l’intervention des équipes sur place le patient est malheureusement décédé.

    Quatre membres du personnel intoxiqués ont été aussitôt pris en charge l’Hôpital national d’instruction des Armées Sainte-Anne à Toulon, où très tôt dans la matinée leur état s’est révélé rassurant.

    Service des urgences fermé

    Suite au sinistre, dix-neuf patients ont été mis en sécurité dans d’autres services de l’établissement hyérois et deux autres patients transférés vers l’hôpital de Draguignan et l’hôpital toulonnais de Sainte Musse. Une cellule de crise a été immédiatement activée et le plan blanc déclenché.

    En attendant un diagnostic complet, la direction informe que le service d’accueil des urgences du centre hospitalier d’Hyères n’est pas en mesure d’accueillir des patients. Il est donc demandé à toutes les personnes qui ont besoin de soins en urgence de contacter le 15 ou de se rendre dans un autre service d’accueil des urgences de la métropole toulonnaise. Les consultations, le bloc opératoire, la maternité, le SMUR et tous les services d’hospitalisation fonctionnent eux normalement. Et aucune déprogrammation n’est prévue.

    « L’établissement adresse ses pensées les plus sincères à la famille et aux proches de la victime et les assure de son entier soutien », déclare la direction. « Une enquête en recherche des causes de la mort est ouverte, notamment pour déterminer les causes de cet incendie », a fait savoir de son côté le procureur de la République de Toulon, Raphaël Balland.

  • Le port d’Hyères fait son cirque !

    Le port d’Hyères fait son cirque !

    Les enfants sont à l’honneur

    Petits et grands y sont invités tout au long du week-end pour plonger dans l’univers à la fois joyeux et poétique du cirque, à travers de nombreux spectacles et animations dédiés majoritairement au monde circassien.

    Un village des enfants est ouvert de 10h30 à 17h avec au programme, pour les petits de 2 à 12 ans, des ateliers découverte des arts du cirque, de la magie, mais aussi un stand de maquillage, des jeux de fête foraine et jeux gonflables ainsi qu’un carrousel.

    Des spectacles de cirque seront également proposés sur les deux jours, à 14h et 15h30, alliant illusions, animations comiques et acrobaties aériennes à couper le souffle, sans oublier la Boum des petits où les minots pourront se défouler sur la piste de danse avec des chorégraphies pensées spécialement pour eux dans une ambiance festive et conviviale de 17h à 18h, chaque jour.

    Un espace dédié au monde maritime

    Enfin, l’un des temps forts du week-end tournera autour des bateaux et de la découverte maritime. Accessible sur les deux jours, cette zone réservée offrira aux familles des démonstrations de maquettes de bateaux et proposera une initiation au pilotage de bateaux radiocommandés. Sans oublier une présentation des divers navires de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), avec l’objectif de sensibiliser le grand public au monde maritime et au sauvetage en mer.

    Samedi et dimanche, de 10h30 à 18h. Entrée et animations gratuites dès 2 ans.

  • Le Préfet du Var dévoile le dispositif de mise à l’abri hivernale

    Le Préfet du Var dévoile le dispositif de mise à l’abri hivernale

    Ces deux dernières semaines, le froid a fait son retour dans le Var. Localement, le mercure est parfois descendu sous les 0°C et quelques flocons sont tombés à très basse altitude, tandis que les reliefs du Haut-Var ont légèrement blanchi. Une première offensive hivernale qui rappelle que le soleil et la chaleur ne sont pas un apanage annuel. Et qui, surtout, marque le début d’une période particulièrement difficile pour les personnes précaires et sans-abri. En France, depuis le début de l’année, 614 d’entre elles sont décédées.

    C’est pourquoi comme chaque année, la préfecture du Var met en place son dispositif de mise à l’abri hivernal. Piloté par la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) sous l’autorité du préfet, avec le soutien des associations de terrain et du Siao 115, celui-ci est en place depuis le 1er novembre.

    Un plan à deux niveaux

    Un dispositif complémentaire aux 955 places d’hébergement d’urgence mises à disposition toute l’année par les services de l’État et les associations, et qui doit permettre « d’offrir un accueil pour toute personne qui demande à être à l’abri en cas de températures ressenties négatives », affirme la préfecture. Deux niveaux d’alerte sont ainsi établis : le niveau 1 pour les températures comprises entre -1°C et -4°C, et le niveau 2 pour les températures inférieures ou égales à -5°C.

    Le niveau 1 implique l’ouverture de deux accueils de nuit (7 places en file active sur l’agglomération de Hyères et 10 places à destination des femmes seules à Toulon), de 5 salles paroissiales et associatives (44 places) en plus des 8 places déjà ouvertes sans condition climatique sur les agglomérations de Hyères et Saint-Raphaël, des huit accueils de jour avec des extensions horaires, mais aussi des mises à l’abri hôtelières complémentaires au sein de 11 établissements partenaires, et la mise en place d’un tiers-lieu alimentaire pour les familles à la rue ou hébergées à l’hôtel. Le niveau 2 consiste en un renforcement de l’alerte, via l’intensification des maraudes effectuées par les équipes mobiles et les bénévoles. Au total, ce dispositif permet d’accueillir 955 personnes par jour.

    Pour encadrer ce dispositif, le Siao-115 du Var mobilise ses équipes sur le terrain et dans les centres d’appels et informe la DDETS du Var en temps réel de l’évolution des demandes. Un médecin est disponible sur Toulon pour coordonner le parcours de soins des personnes vivant à la rue, avec des interventions du Smur dans le cadre de la régulation médicale du centre 15 suite à un signalement au 15, 18 ou 112. Si une personne refuse la mise à l’abri alors qu’elle semble en danger, il appartient aux agents d’user de toute leur persuasion et, en cas d’échec, de prévenir le Service d’aide médicale urgente (Samu) qui activera les moyens de secours adaptés. La préfecture invite à multiplier les dons matériels (vêtements, nourriture, kits d’hygiène…) et pécuniaires auprès des associations, et à appeler le 115 en cas de repérage d’une personne sans-abri en difficulté ou en danger.

  • L’hôpital de Toulon – La Seyne ambassadeur du don d’organes

    L’hôpital de Toulon – La Seyne ambassadeur du don d’organes

    Avec près de 30 prélèvements par an, la Coordination hospitalière des dons d’organes et de tissus du Centre hospitalier intercommunal de Toulon -La Seyne-sur-Mer (Chits), aux côtés des équipes médicales, chirurgicales et soignantes, joue un rôle crucial dans l’organisation des activités de prélèvement d’organes et de tissus en vue de greffes. « La coordination du don d’organes du Chits a été créée en 2000 pour recenser tous les donneurs potentiels d’organes et de tissus, d’accueillir et accompagner les proches, d’organiser les prélèvements, de former les professionnels de santé, d’informer le grand public. Et également, d’être dans un réseau avec d’autres lieux de soins, l’hôpital d’Hyères, l’hôpital Sainte-Anne, l’hôpital de Brignoles et les cliniques », détaille Yann Le Bras, directeur du Chits.

    Une coordination qui a permis, en 2024, 102 prélèvements d’organes et 182 prélèvements de tissus au Chits, qui s’est récemment doté d’une nouvelle salle de prélèvements. « Derrière cela, il y a bien sûr des réalités humaines, mais ces chiffres montrent l’activité et un élément très fort d’engagement des équipes », salue Yann Le Bras. C’est pourquoi le Chits a formalisé son engagement, vendredi, en signant, aux côtés du « Collectif Greffes+ », une charte faisant de l’hôpital un ambassadeur du don d’organes, afin d’intensifier la sensibilisation de l’ensemble de son personnel, des patients et des visiteurs.

    « Devenir ambassadeur du don d’organes est pour nous un élément majeur. C’est participer à un mouvement solidaire national permettant de sauver des milliers de vies chaque année », se félicite Yann Le Bras. Un pas de plus pour un hôpital déjà engagé dans cette démarche depuis 25 ans : « Cela marque l’intensification de l’effort de notre établissement pour sensibiliser l’ensemble de la communauté hospitalière, ainsi que les patients et visiteurs. » « Quelle plus belle chose que de donner la vie, mais quelle plus belle chose aussi que de redonner la vie à des personnes qui sont en attente d’un organe et qui souvent décèdent avant », appuie Dominique Andreotti, pneumologue et adjointe à l’action sociale à la mairie de Toulon.

    2 à 3 décès chaque jour

    en France faute de dons

    Il faut tout de même rappeler que nous sommes tous, de fait, présumés donneurs d’organes par la loi, sauf opposition de notre vivant. Cependant, celle-ci prévoit aussi que les proches des défunts soient systématiquement consultés. Mais bien que plus de 80% des Français y soient favorables, moins d’une personne sur deux en a parlé, si bien que leur volonté ne peut être respectée. Dans un tiers des cas, les proches, dans le doute, s’y opposent, et le prélèvement ne peut avoir lieu. « Peu importe ce qu’on en pense, il faut que chacun interroge autour de soi et se pose la question, petit et grand, car il n’y a pas de minimum d’âge pour le prélèvement d’organes, et on peut prélever jusqu’à 90 ans. Il faut aussi se sentir concerné par la solidarité humaine, avoir envie de donner ce qui ne nous a servi et ne nous servira plus », martèle Odile Desrue médecin coordinateur du don d’organes et de tissus, qui rappelle qu’il y a « 20 000 demandeurs chaque année en France, et ce nombre tend à augmenter petit à petit, car on greffe moins de gens qu’il y en a sur liste d’attente. Chaque jour, deux à trois personnes meurent en attente d’organe. »

    Cependant, la situation s’est légèrement améliorée ces dernières années, même si le chemin reste encore long, passant par l’éducation, mais aussi, certainement, par des décisions législatives : « Le Covid a fait beaucoup de mal à la greffe et au don, mais on remonte petit à petit les chiffres, et on a passé la barre des 6 000 greffes en 2024. On espère continuer à progresser, mais ça ne va pas aussi vite que la demande. 80% des Français sont pour mais le taux de refus est de 36%. En Espagne, où le don a été inscrit dans la citoyenneté, il y a 20% de refus », souligne le docteur Desrue.

  • Un nouveau service oncologie a ouvert ses portes à l’hôpital d’Hyères

    Un nouveau service oncologie a ouvert ses portes à l’hôpital d’Hyères

    Les patients en oncologie hyérois et des communes alentours n’auront plus besoin de faire la route jusqu’à Toulon. Face aux demandes malheureusement croissantes et une capacité de prise en charge qui s’essouffle, un nouveau service a ouvert ses portes au centre hospitalier (CH) de Hyères, en vertu d’un projet commun de coopération territoriale avec le centre hospitalier intercommunal Toulon – La Seyne-sur-Mer, à destination des patients de l’est de la métropole.

    Un lancement réalisé en deux temps puisque les premiers patients – en hospitalisation – ont pu bénéficier de ses services cet été, alors que l’accueil de jour a été mis en place début septembre, occasionnant l’ouverture officielle du service, marquant une étape importante dans l’élargissement de l’offre de soins sur le territoire.

    Doté d’une capacité de dix lits en hospitalisation et de dix lits en hôpital de jour (soit vingt patients quotidiens), il permet d’accueillir jusqu’à trente personnes à la journée. Il réunit trois médecins, ainsi qu’une équipe pluridisciplinaire (infirmiers, aide-soignants, assistante médico-administrative, pharmaciens, psychologue, assistante sociale et diététicienne) sous l’égide du Docteur Philippe Bernard, et est rattaché au pôle Médecine et spécialités Hépato-gastro piloté par le Docteur Amandine Chollet.

    Trois unités de soin

    Avec l’ouverture de ce nouveau service d’oncologie, conformément aux recommandations du Plan national cancer, le patient du CH d’Hyères bénéficie d’une prise en charge personnalisée et proche de son domicile. Le traitement administré est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP). Il est ensuite administré par du personnel formé aux soins oncologiques en unité spécifique et encadré par des soins de support (prise en charge de la douleur, nutritionnelle, psychologique, sociale).

    Le service d’oncologie s’articule autour d’une offre de soins qui se décompose en trois parties. D’abord, les consultations externes réalisées par les deux médecins oncologues. Lors de la consultation initiale, le traitement est explicité au patient, complété par un temps infirmier. Le patient est régulièrement suivi tout au long de son parcours de soins et accompagné en fin de traitement. Ensuite, l’hôpital de jour, situé au rez-de-chaussée, qui s’inscrit dans le prolongement des consultations externes. Il est ouvert du lundi au vendredi de 8h à 18h. Il accueille les patients en ambulatoire pour leurs traitements (chimiothérapies, immunothérapies, thérapies ciblées…). Enfin, l’unité d’hospitalisation, installée depuis l’été au deuxième étage, dédiée à la prise en charge en hospitalisation complète des patients les plus fragiles, notamment en situation de soins palliatifs.

  • [Entretien] Mikael Mergui : « J’ai fait le double 6 miracle pour être au départ de cette Transat »

    [Entretien] Mikael Mergui : « J’ai fait le double 6 miracle pour être au départ de cette Transat »

    La Marseillaise : Vous allez participer pour la 2e fois de votre carrière à cette Transat, renommée Café l’Or. Quel est votre état d’esprit avant de partir vers la Martinique ?

    Mikael Mergui : Je suis très heureux de repartir faire cette Transat qui m’a toujours fait rêver depuis gamin. J’adore les courses en double. On peut pousser les bateaux à 100%. Intellectuellement, c’est vraiment intéressant, parce qu’on n’a pas le bateau en mode « un peu dégradé », comme dans une course solitaire, où l’on ne peut pas toujours être à 100%. Là, on peut toujours être à 110%. On partage des moments forts avec son coéquipier. Il y a quand même une dimension humaine et sportive qui m’a toujours beaucoup intéressé. En Méditerranée, malheureusement, on n’a pas ce genre d’épreuve. On n’a pas de grandes courses transatlantiques en solitaire ou en double. D’avoir la chance de repartir une deuxième fois, je suis super heureux. Dans des conditions où ça n’a pas été évident, le contexte économique et politique fait que ça a été très compliqué de trouver des partenaires. C’est un point important pour nous.

    Comment est née votre passion pour la voile ?

    M.M. : J’ai eu la chance, gamin, de partir en voyage avec mes parents sur un bateau. Je suis né en région parisienne. Mes parents ont construit un bateau de voyage dans la région parisienne. On est descendus par les canaux de Paris jusqu’à Port-Saint-Louis-du-Rhône. Après, on est allés à Toulon pour passer un an là-bas. Mes parents ont fini de préparer le bateau. On habitait à bord, le temps que mon petit frère grandisse un peu avant de partir en voyage. On est tous partis pendant 4 ans en voyage autour de la Méditerranée, des Canaries, des Baléares, on a traversé l’Atlantique, jusqu’au Venezuela. Déjà tout petit, j’avais cette dimension de voile, de bateau, de voyage, d’habiter sur un bateau, qui m’a vraiment marqué, gamin. Après, quand on est rentrés de ce voyage, mes parents m’ont inscrit à l’école de voile au Club de Toulon, au Mourillon. Au début, je n’étais pas ultra-concerné par la régate. Ce que j’aimais, c’était être sur l’eau. J’aimais quand il y avait de la brise, des vagues. J’aimais la sensation de glisse de mon petit optimiste dans les vagues et avec le vent. J’aimais beaucoup ça. L’aspect voyage qu’on peut avoir de par les compétitions, d’aller d’un plan d’eau à un autre, ça me plaisait de découvrir un autre plan d’eau. Ça a commencé à germer tout ça.

    Vous allez partager cette nouvelle aventure avec Kéni Pipérol-Dampied, un jeune skipper guadeloupéen. Comment le tandem s’est formé ?

    M.M. : On était concurrents en 2023 pour la Transat Jacques-Vabre. On avait les mêmes bateaux. On s’était croisés un peu sur les pontons. On avait un peu échangé. Et puis, décembre 2024 et janvier 2025, on s’est un peu parlé au téléphone parce que lui avait envie aussi, comme moi, de faire cette Transat. Il avait cette moitié de budget avec ses partenaires que moi je cherchais. On a passé deux mois à réfléchir comment faire une décoration où nos partenaires respectifs s’y retrouvaient. On a beaucoup bossé, tout le début de l’année. Et puis, 15 jours avant le début de saison, avant la première course en double qu’on voulait faire, ses partenaires ont décidé d’arrêter… On s’est dit que c’était dommage de tout jeter à la poubelle. Et, à 15 jours de la course, tout était en place. Donc, on a fait cette course, la CIC Med Channel Race. Ça s’est bien passé, on a terminé deuxième, derrière un duo ultra-expérimenté. Puis, chacun est un peu reparti de son côté. Et j’ai eu la chance, moi, début juillet, de trouver un co-partenaire, Hirsch, qui a rejoint le projet. Du coup, je me suis dit « je vais rappeler Kéni ». Lui, entre-temps, n’avait pas réussi à trouver d’autres partenaires et à remonter un projet. Début juillet, on a ressorti le bateau de l’eau. On a mis la nouvelle décoration. Et puis, depuis ce moment-là, on s’est tous les deux préparés et entraînés pour cette Transat.

    Qu’est-ce qui a changé dans votre préparation comparé à votre première participation ?

    M.M. : En 2023, j’ai malheureusement dû changer de coéquipier la semaine du départ, parce qu’il s’était blessé. Mais, au-delà de ça, c’est sûr qu’il y a encore plus d’excitation. Il y a quelques mois, on n’était pas sûrs de partir. C’était compliqué. On cherchait plein de solutions. On se dit que c’est une chance incroyable d’être au départ une deuxième fois. C’est comme si on jouait à un jeu de société et qu’on doit absolument faire un double 6. Et, j’ai fait le double 6 miracle pour être au départ de cette Transat !
    Entretien réalisé par Camille Kadoum

  • Clap de fin pour la campagne de sécurité des loisirs nautiques en mer Méditerranée

    Clap de fin pour la campagne de sécurité des loisirs nautiques en mer Méditerranée

    La campagne de sécurité des loisirs nautiques touchant à sa fin, au crépuscule de la saison estivale, l’heure était au bilan pour le Préfet maritime de la Méditerranée, le vice-amiral d’escadre Christophe Lucas, et le directeur du Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de Méditerranée (Cross Med, implanté à la Garde), Aymeric le Masne de Chermont.

    En préambule, le Préfet maritime a tenu à saluer le rôle des bénévoles de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), « qui réalisent quasiment 50% des primo interventions ». Des acteurs primordiaux sur une zone Méditerranée qui couvre 2 000 km de côtes et 115 000 km² de zone de sauvetage, mobilisant 70 moyens nautiques, 30 aériens, 19 sémaphores et 47 stations SNSM. D’autant plus avec une saison « qui commence de plus en plus tôt, au week-end de Pâques, marquée par une densification et une diversification des usages ». Quatre piliers ont structuré cette campagne : « sensibiliser, informer, contrôler et réglementer. »

    Cette saison, le Cross Med et la Préfecture maritime ont recensé 3 536 opérations (+14%), soit 30 événements par jour en moyenne. 8 072 personnes ont été impliquées (+4%), mais les décès, au nombre de 38, sont en baisse (-17%), parmi lesquels 15 liés à la baignade et 6 à la plongée, avec une moyenne d’âge élevée (respectivement 75 et 60 ans). « Ces drames doivent nous pousser à ne pas relâcher la garde », souligne Christophe Lucas.

    La baisse de l’accidentologie (-10%) et de la mortalité (-33%), deux domaines fixés comme prioritaires avant la saison, est donc une satisfaction. Même si cela ne doit pas masquer les efforts à maintenir sur les activités en particulier (+9% d’accidents liés à la baignade), et la nécessité de conserver « un dialogue avec les collectivités et les maires, qui gèrent leurs zones de baignades, et avec les acteurs du milieu nautique », insiste le vice-amiral Lucas.

    La diversification des pratiques, notamment avec l’essor du paddle, a également été marquante : « 99 opérations » ont concerné cette activité, observe Aymeric le Masne de Chermont, qui parle d’un « effet boomerang après une hausse des achats. Les paddles doivent être marqués pour éviter une opération lorsqu’il y en a un à la dérive, alors que le pratiquant a juste égaré sa planche ».

    Le 196, un numéro d’urgence à connaître

    Car ce qui fait encore défaut se résume à « trois facteurs : manque de préparation, inexpérience et comportements irresponsables. Le volet prévention et contrôle doit garantir une meilleure sécurité. Il n’y a pas de bonne pratique sans contrôles », martèle le Préfet maritime. Ainsi, 11 971 contrôles ont été menés (+10%), donnant lieu à 3 928 infractions (+12%), principalement pour trois raisons. « vitesse, mouillage dans des zones interdites et défaut de matériel de sécurité. Il faut partager l’évolution de la réglementation pour permettre une meilleure sécurité. Par exemple, qu’il y ait un deuxième coupe-circuit et un téléphone chargé sur les bateaux », ou « l’obligation de porter un shorty en néoprène pour le jet-ski depuis 2024, ce qui réduit considérablement les dégâts corporels », ajoute Muriel Vergne, médecin urgentiste, responsable médicale du Samu de coordination médicale maritime Méditerranée (SCMM).

    Il en va également de la responsabilité de chacun, en ce qui concerne son propre danger : « On n’a pas le même état physique à 20 ou 80 ans. La durée de vie augmente, les loisirs continuent, donc on a forcément plus d’accidents. Il faut savoir dire non », prévient-elle, relevant tout de même une note positive sur les accidents de plongée : « On est appelé de plus en plus tôt. Certaines douleurs ne se voient pas, il faut être responsable plutôt que se taire pour ne pas inquiéter le groupe. » Dans tous les cas, un seul numéro d’urgence à retenir : « le 196, y compris en club de plongée. Il faut appeler au bon moment, au bon endroit », conclut le médecin.

    Infos et préventions sur l’application Nav&Co.

  • #DisMoiPourquoi: on grandit ?

    #DisMoiPourquoi: on grandit ?

    Lina, 8 ans. En CE2, écoles Les Salins à Hyères

    Comme la plupart des êtres vivants complexes du globe terrestre, animaux comme végétaux, les humains passent par plusieurs étapes au cours de leur vie. De la naissance jusqu’au début de l’âge adulte, notre corps vit une phase de développement de tous nos organes, c’est pendant cette phase que l’on va notamment, grandir en taille. Ces processus de développement sont contrôlés ou influencés par de nombreux facteurs, de plusieurs types. Il existe un contrôle génétique de la taille d’un individu, certains de nos gènes vont déterminer la taille finale de l’adulte ; c’est pourquoi durant l’enfance on pourra prédire, relativement précisément, la taille du futur adulte. Certaines hormones régulent la taille, par exemple, on sait que le nanisme est dû à un déficit en hormone de croissance. Enfin, des facteurs « externes » (comme l’alimentation ou encore des facteurs environnementaux), durant la phase de développement, vont influencer la taille finale d’un individu. »

    Bernard Binetruy, directeur de recherche émérite à l’Inserm.

  • Le Varois Louis Hardouin en lice à l’Eurobasket en Bosnie-Herzégovine

    Le Varois Louis Hardouin en lice à l’Eurobasket en Bosnie-Herzégovine

    Le club d’Hyères bien représenté aux championnats d’Europe de basket-fauteuil, qui se tiennent cette semaine en Bosnie-Herzégovine. Six de leurs joueurs sont concernés, dont le chef de file Louis Hardouin, habitué aux compétitions internationales. À 27 ans, le Francilien est l’un des expérimentés du groupe. Il a évolué à Bordeaux, Meaux puis à Vigo et Wiesbaden. Des expériences à l’étranger qui ont été bénéfiques pour lui : « J’ai pris le meilleur des deux championnats pour l’ajouter à mon jeu et progresser. » S’il a préféré l’aspect collectif de la ligue allemande, le joueur a pu développer son style à travers ces années. Plus petit en taille, Hardouin est à l’aise derrière la ligne à 3 points et joue avec son explosivité pour être dangereux proche du panier.

    Avec l’objectif de se qualifier au Mondial

    Le basket marque sa vie depuis qu’il a dix ans. Atteint d’arthrogrypose depuis la naissance, c’est-à-dire une raideur au niveau des articulations, il a toujours été un fan du sport, avec comme objectif l’équipe de France. Lors de cet Euro, les Bleus visent clairement un top cinq. « Les cinq premières places sont qualificatives pour le Mondial et les deux nations suivantes vont en barrages. Cinquième, c’est à peu près notre place lors des derniers championnats d’Europe », raconte Louis Hardouin.

    Après la déception paralympique à Paris [balayés en quarts de finale par les États-Unis, Ndlr], les Bleus veulent rebondir dans les Balkans. La compétition a bien débuté avec deux succès de suite, mais deux défaites ont mis la France dans l’embarras. Finalement qualifiée lors de la dernière journée, l’équipe de France a bien le top cinq dans le viseur.