Tag: humour

  • Jouer l’amour et le sexe de façon sûre au Théâtre Joliette

    Jouer l’amour et le sexe de façon sûre au Théâtre Joliette

    Je rends le sexe réaliste. Pas réel. Tout est chorégraphié », résume dans sa note d’intention Ben Kidd. Sur un texte écrit par Emilie Pine, et avec son alter ego de la compagnie Dead Centre, Bush Moukarzel, qui en assure la dramaturgie, il met en scène Good sex. Le point de départ de cette création originale qui prend ses quartiers du mardi 24 au vendredi 27 mars au Théâtre Joliette, dans le cadre de la programmation hors les murs du Gymnase : « Deux comédiens et comédiennes qui ne se connaissent pas, reliés par une oreillette à un souffleur qui leur dicte leur texte, jouent une histoire d’amour. » En cette époque où les cas de harcèlement et d’agressions sur les femmes se multiplient aussi sur les planches comme sur les tournages, ce collectif irlandais manie à la fois humour, tendresse et bienveillance.

    Coordinatrice d’intimité

    Chaque soir, en plus des comédiens Emilie Maquest, Nicolas Payet et Josépha Sini, « deux nouveaux interprètes racontent une histoire de désir, de trahison et de solitude. Ils n’ont jamais répété ensemble, ni même lu le scénario. Ils ne savent presque rien et sont étrangers », écrit encore Ben Kidd, au sujet de ces deux acteurs d’un soir qui n’auront pour répétition, quelques heures auparavant, qu’un « atelier avec une coordinatrice d’intimité qui encadre les scènes de sexe simulées, entièrement chorégraphiées pour donner l’illusion, au public ». Dans Good sex, les interprètes « s’embrassent, se touchent avec un désir auquel nous devons croire. Comment faire pour que des gestes naturels dans la vraie vie se répètent sur scène avec la même aisance ? ». Tel est, selon les mentions du programme, la mission dévolue au Dead Centre. Avec un rôle pivot occupé par cette coordinatrice d’intimité qui va « les aider et les guider ». Un métier répandu dans le monde anglosaxon, et beaucoup moins en France, qui devient encore plus nécessaire à l’ère post #Metoo. Good sex illustre ainsi à quel point le sexe simulé à la scène comme à l’écran, « n’est pas toujours une partie de plaisir ».

    Mardi 24, jeudi 26 et vendredi 27 mars à 20h et mercredi 25 mars à 19h. Entre 10 et 24 euros. www.lestheatres.net

  • [Grand entretien] « Les femmes prennent enfin leur place »

    [Grand entretien] « Les femmes prennent enfin leur place »

    La Marseillaise : De quoi parle votre spectacle « En rodage » ?

    Justine Le Pottier : C’est un spectacle qui est venu au fur et à mesure. J’ai commencé à faire des plateaux de quelques minutes en comedy club et un thème se dégageait, celui de raconter des anecdotes et mon parcours d’artiste. Comment j’ai commencé à être comédienne, les cours Florent, mon arrivée à Paris, mais aussi mes galères… jusqu’à la fin du spectacle, sur scène. C’est du stand-up, donc très autobiographique.

    Pourquoi avoir fait le choix
    de raconter votre vie
     ?

    J.L.P. : Je pense qu’il faudrait un psy pour répondre à cette question ! (rires). C’est venu assez naturellement parce que je voulais parler de quelque chose que je connais bien. Et comme mon métier me passionne, il y a beaucoup de choses à raconter.

    Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir comédienne ?

    J.L.P. : J’allais très souvent au cinéma avec ma mère et ça me faisait rêver, j’avais envie d’être dans les films. C’est un univers qui me fascinait et je crois que la meilleure manière d’être, moi aussi, dans les films, c’était tout naturellement de devenir actrice !

    Au-delà d’être actrice, vous avez de nombreuses casquettes. Théâtre, web-séries, séries télé… Comment arrivez-vous à passer d’une casquette à l’autre ?

    J.L.P. : ça reste le même métier, le même milieu, c’est de l’interprétation. Sauf le théâtre, c’est plus compliqué que les tournages, parce que les techniques pour faire porter sa voix, par exemple, sont différentes.

    Le stand-up fait aussi partie de votre vie puisque vous avez ouvert votre propre comedy club, à Paris, et que vous êtes sur scène. Comment est née cette envie ?

    J.L.P. : C’est un milieu qui m’intéressait bien avant que j’ouvre Le Cartel. Un jour, une copine du cours Florent m’a appelée en me disant qu’elle avait un restaurant dont elle ne voulait plus et m’a proposé que l’on ouvre un comedy club ensemble. Au départ, je ne voulais pas, mais en voyant le lieu, j’ai eu un coup de cœur et nous nous sommes lancées dans l’aventure. Aujourd’hui, nous en sommes très fières puisque nous avons à la fois des artistes émergents, mais aussi des humoristes confirmés comme Roman Frayssinet ou Camille Lellouche.

    Vous faites aussi des vidéos sur Instagram qui racontent la vie un peu chaotique d’une comédienne. Sont-elles également inspirées de votre vie ?

    J.L.P. : Totalement. D’ailleurs, ça rejoint un peu le thème général du spectacle et les anecdotes sont complètement réelles ! (rires)

    Dans le spectacle, il y a une question centrale : comment arrive-t-on à se faire une place dans ce milieu. Avez-vous aujourd’hui la réponse ?

    J.L.P. : Selon ma propre expérience, je pense qu’il ne faut pas attendre qu’on nous appelle. C’est assez paradoxal, parce que c’est quand même notre quotidien, attendre que le téléphone sonne et qu’on nous propose des rôles. Mais je pense que c’est important de faire ses propres trucs, d’oser, d’écrire son propre spectacle, faire ses vidéos et se lancer sans avoir peur, même si ce n’est pas facile. Je pense d’ailleurs que c’est commun à pas mal de domaines professionnels.

    Vous jouez le 8 mars à Marseille, une date symbolique, dans le cadre d’une semaine dédiée à l’humour féminin. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

    J.L.P. : Je suis très contente parce que pendant très longtemps, le stand-up n’a été réservé qu’aux hommes. Or maintenant, il y a une émergence des femmes dans ce milieu. Elles prennent enfin leur place et ça fonctionne. C’est une avancée exceptionnelle et je suis ravie que des gens payent pour aller voir ces femmes sur scène.

    Vous notez un progrès dans le milieu mais le stand-up reste-t-il misogyne ou patriarcal ?

    J.L.P. : L’égalité sur les plateaux est de plus en plus présente. Ce n’est pas parfait, mais il y a une évolution. D’ailleurs, je compare souvent ça à l’égalité salariale. Les mentalités et l’humour ont évolué grâce aux femmes avec des sujets intimes et trash sur la sexualité par exemple, dont notre mère à tous est Blanche Gardin, bien que ce ne soit pas mon créneau.

    Est-ce une nécessité pour vous de faire rire les gens dans cette période politique et sociale compliquée ?

    J.L.P. : Je crois oui ! ça me fait du bien à moi d’abord, assez égoïstement, mais ce qui est génial, c’est de pouvoir rire ensemble. Le stand-up, d’ailleurs, est propice à ça parce qu’il y a beaucoup d’échanges avec le public qui, lui, sait parfois être très drôle aussi. Donc arriver à ce niveau de connivence, c’est trop bien.

    Justement, quel regard portez-vous sur la situation politique en France à un mois des municipales ?

    J.L.P. : Ce n’est pas un sujet que j’aborde, je fais juste des blagues sur les gens de gauche versus les gens de droite, mais le climat est vraiment très inquiétant. Je ne suis pas une spécialiste, mais ce que je trouve bien avec l’humour, c’est qu’il fédère, peu importe son bord politique.

  • Festi’femmes ou le rire conjugué au féminin pluriel à Auriol

    Festi’femmes ou le rire conjugué au féminin pluriel à Auriol

    « Je suis dans l’humour depuis trente-six ans », revendique, avec drôlerie, Eliane Zayan. Fondatrice, en 1993, de Quai du rire, à Marseille, elle a créé Festi’femmes, festival accueilli depuis quatre éditions à Auriol. Véronique Miquelly, la maire (DVD) a souligné combien ce rendez-vous avait du sens « dans une commune dirigée par les femmes depuis plus de cinquante ans ».

    Sosie d’Amy Winehouse

    Eliane Zayan, qui dit avoir découvert de jeunes talents comme Nicole Ferroni ou Élodie Poux, a très tôt souhaité, « alors que l’humour au féminin était décrié, le mettre à l’honneur, non pas pour être dans le féminisme, mais le féminin ».

    Festi’femmes accueillera, en deuxième partie, le spectacle Les Imitatueurs. Emma Gattuso et Thibaud Choplin, remarqués en 2022 au festival d’Avignon par Régis Mailhot, s’affrontent dans un show politique, au cours duquel ils imitent une soixantaine de voix. Juste avant, Festi’femmes donnera à découvrir diverses artistes. Charlotte Ferrato, dont Mère et Fils Thérapie a atteint 3 millions de vues sur Instagram ; Z’elle, peintre performeuse ; Emma Gattuso Sandy, « sosie officielle de Amy Winehouse », prêtera sa voix à la chanteuse britannique. Pour Sandy, « Amy était quelqu’un de passionné, libre, hypersensible. Moi, je suis comme ça, une tête brûlée de la passion. J’ai aussi des démons, mais je les exorcise autrement que par la drogue et l’alcool ». Vêtue d’un sweat rouge, Marguerite Gauthier a de la vivacité tant dans la voix que dans ses propos. « Marguerite Gauthier est une amoureuse. Elle aime la vie. C’est quelqu’un que j’aime beaucoup. Elle est sans filtre, comme la cafetière. Elle a créé une méthode pour produire du bonheur à volonté », promet la comédienne. Une excellente raison d’aller à Festi’femmes, non ?

  • [Festival] Du rire et du vin pour réchauffer l’hiver dans l’Hérault

    [Festival] Du rire et du vin pour réchauffer l’hiver dans l’Hérault

    Durant trois week-ends d’affilée, du 30 janvier au 13 février, les Hivernales du rire et du vin sont de retour dans l’arrière-pays héraultais pour une 35e édition. Organisé par la communauté de communes des Avants-Monts, ce festival original marie, comme son nom l’indique, l’humour et la viticulture. Un beau programme pour réchauffer le cœur de l’hiver, « à une période où il y a très peu d’événements sur notre territoire, qui est plutôt touristique donc s’anime davantage aux beaux jours », explique Olivia Losse, responsable du service culturel de la communauté de communes des Avants-Monts.

    Murviel, Roujan et Laurens

    « Sur chaque commune où nous allons, on invite un vigneron qui y est domicilié à venir présenter ses vins. Le spectacle se déroule et à la fin de la représentation, nous organisons un moment convivial avec dégustation et rencontre avec les artistes et les vignerons », détaille Olivia Losse. « Notre but est que tout le monde puisse accéder à la culture, même en ruralité. On n’a pas de salle dédiée sur le territoire, donc on transforme les salles polyvalentes ou les salles des fêtes des différentes communes pour accueillir les spectacles, afin que les habitants s’y sentent comme dans un vrai théâtre. On favorise aussi l’accès à la culture en pratiquant des tarifs accessibles* », poursuit la responsable du service culturel.

    Pour cette édition 2026, quatre spectacles seront proposés dans trois communes différentes. Entre sketch, stand-up, danse et musique, le Montpelliérain Kevin Levy assurera l’ouverture du festival vendredi 30 janvier à Murviel-lès-Béziers avec son premier seul en scène, « Cocu ». « À la fois drôle et authentique, il séduit un public toujours plus large. Dans son spectacle en solo, il retrace la désillusion amoureuse et en profite pour croquer notre époque. »

    Le lendemain, toujours à Murviel-lès-Béziers, c’est « Madame Fraize » qui investira la salle multi-activités. « Clown lunaire à contre-courant des lois de l’humour et des diktats de l’efficacité, Monsieur Fraize est un personnage culte dans l’univers du one man show. Cette fois, il rend hommage à Madame, avec un spectacle délicieusement drôle et absurde. »

    Le week-end suivant, 6 février, cap sur Roujan avec Amor à mort, de la compagnie Boulègue Production. « Un spectacle d’humour noir cathartique, audacieux. Amor à mort, c’est une série de tableaux féroces, drôles, grinçants et résolument transgressifs sur des histoires d’amour. »

    Enfin, en clôture du festival le 13 février, Bernard Mabille, qu’on ne présente plus, se produira à Laurens avec « Loin des cons », « un spectacle incisif et intimiste démontant politiques et société avec humour et liberté. » Le tout en présence, à chaque représentation, des vignerons du territoire invités pour la soirée.

  • Les pêcheurs partagent leurs souvenirs de Nana avant l’hommage à Marseille

    Les pêcheurs partagent leurs souvenirs de Nana avant l’hommage à Marseille

    La Ville de Marseille rend hommage à cette figure populaire en scellant sur le port une plaque commémorative pour saluer le parcours exceptionnel d’une femme dont la vie se confond avec l’histoire du Vieux-Port.

    Marie-Christine fille et femme de pêcheurs, à la vente sur le Vieux-Port depuis 44 ans
    Boris, toujours à la vente au coté de Marie-Christine
    Daniel palangrier, sur le port depuis une dizaine d’années
    Sandrine vend le poisson péché par son fils Kyllian depuis 6 ans.
    Arashf, 38 ans aujourd’hui, sur le port avec sa mère depuis l’âge de 10 ans.

    La recette de l’aïoli du bonheur de Nana par Christian Qui.

  • Aymeric Lompret : « En spectacle, je me permets de faire les blagues que je veux »

    Aymeric Lompret : « En spectacle, je me permets de faire les blagues que je veux »

    La Marseillaise : Vous avez débuté le théâtre au lycée, avant de découvrir le one man show. Comment cette passion est-elle née ?

    Aymeric Lompret : C’est en allant voir Franck Dubosc en one man show. Mon père m’avait emmené le voir au Zénith de Lille, j’avais trouvé ça fou. Le théâtre, je m’y étais seulement inscrit pour séduire une fille. Je faisais partie d’une troupe qui s’appelait « Les Farfadets de Tourcoing ». Et ça a grave marché. J’ai fait mon premier one man show en 2010, sur une scène ouverte, au Moonlight Café de Lille. On faisait un sketch contre une pizza. Si le sketch était bien, on avait droit à toute la pizza. J’ai réussi à l’avoir en six mois.

    Après votre bac, vous avez entamé une prépa HEC (hautes études commerciales), dont on vous a exclu. Vous avez ensuite enchaîné les petits boulots, notamment comme ouvrier à la chaîne. Est-ce là le socle de votre engagement politique ?

    A.L. : Tout à fait, car j’étais apolitique avant cela, sinon, je n’aurais pas fait de prépa HEC. C’est le fait de bosser à l’usine qui m’a fait m’intéresser aux inégalités et aux questions de société. Je n’étais quand même pas syndiqué, car pour ça, il faut avoir plus de 50 ans et une moustache, que je n’avais pas à l’époque.

    Votre début de carrière s’est notamment joué dans le milieu des médias, avec une participation à l’émission « On ne demande qu’à en rire » de 2011 à 2013. douze ans plus tard, quel regard portez-vous sur cette aventure ?

    A.L. : Ça m’a apporté une rigueur de travail, mais c’était hyperstressant, hypercompliqué. Ça m’a fait avancer un peu plus vite, mais le problème, c’est que les sketchs n’étaient pas terribles et sont restés sur internet, donc ça m’a fait baisser en notoriété. Mais je ne regrette pas. Je ne regrette rien sauf mon ex.

    En juin 2024, en soutien à Guillaume Meurice (*), vous quittez « Le grand dimanche soir » sur France Inter. Cela vous attriste-t-il d’avoir dû vous détourner de l’audiovisuel public ?

    A.L. : Oui, c’est hyperdommage qu’on ne soit plus sur le service public, je pense qu’on aurait tous préféré y rester. Mais bon, tel qu’il est maintenant… C’est compliqué. Il y a plein de gens qui continuent d’écouter France Inter par réflexe et par conviction, mais après, on est bien à Nova aussi, et ça marche bien notre petit truc. Heureusement d’ailleurs, sinon, on aurait été un peu dégoûtés de ne plus avoir d’auditeurs, les médias étant aujourd’hui majoritairement à droite.

    Qu’est-ce que ça dit du métier d’humoriste ? Avez-vous la sensation de pouvoir l’exercer comme vous l’entendez ?

    A.L. : Il y a des choses qu’on ne peut plus dire, mais c’est tant mieux. C’est bien qu’on ne puisse plus faire des blagues homophobes, racistes, sexistes. Je pense que l’humour évolue très bien. Je ne sais pas trop si la liberté d’expression est bridée. Peut-être dans les médias, mais en tout cas, en spectacle, je me permets de faire les blagues que je veux.

    Vous êtes aujourd’hui sur Nova, dans l’émission « La Dernière », chaque dimanche, où vous défrayez l’actualité avec engagement et humour. Est-ce pour vous un bastion de liberté d’expression ?

    A.L. : On se censure quand même un peu, car il faut que ce soit drôle, et puis il faut que ce soit un peu intéressant et engagé, un peu politique quoi. C’est la seule contrainte qu’on se pose. De faire rire et de dire des choses.

    Depuis 2023, vous êtes en tournée avec votre spectacle « Yolo », dans lequel vous vous glissez dans la peau d’une personne sans domicile fixe. De quoi traite-t-il ?

    A.L. : J’y joue un sans-abri qui a perdu son chien dans la ville dans laquelle je joue. Il va donc le chercher et traiter de plusieurs sujets comme la solitude, la malbouffe, la montée du fascisme, de la solitude… C’est un spectacle social plus que politique. Je travaille avec la Fondation pour le logement, dont je suis parrain. Le mal logement est un sujet qui m’intéresse, donc c’était très cohérent de parler de ça.

    Au-delà de cette question d’engagement, comment l’idée vous est-elle venue ?

    A.L. : Je l’ai écrit avec Pierre-Emmanuel Barré, je suis arrivé avec cette idée de marginal qui a perdu son chien. Ça marchait bien avec le côté seul en scène, car souvent, ils sont seuls dans la rue. Et puis, c’est un personnage qui n’est pas très éloigné de ce que je peux composer sur les chroniques, où je suis un peu à l’arrache, où je parle de fait, d’abus… C’est un personnage qui me ressemble un peu.

    Comment rend-on drôle une thématique aussi lourde ? Y avait-il l’idée de sortir le public de sa zone de confort ?

    A.L. : Au-delà d’être un sans-abri, le personnage est un marginal. J’ai essayé de faire en sorte que toute la première heure soit rigolote. Mon personnage est en pleine montée, il rigole avec les gens. Ce n’est que lors des dix dernières minutes qu’il commence à bader un peu (sic). On n’a pas voulu faire un sans-abri cliché avec sa canette.

    Guillaume Meurice a été licencié « pour faute grave » par Radio France après avoir réitéré le 28 avril 2024 sur France Inter, une blague du 29 octobre 2023 sur le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qu’il qualifiait de « sorte de nazi mais sans prépuce ».

  • Les centres sociaux en fête ce week-end sur le Vieux-Port

    Les centres sociaux en fête ce week-end sur le Vieux-Port

    « Cela fait depuis mars que l’on travaille pour faire une belle fête pour tous les Marseillais », se félicite Nacer Azzoug, directeur du centre social de la Rouguière. Sur le Vieux-Port, à côté de l’hôtel de ville, les centres sociaux vont investir l’espace pour proposer des animations et présenter à tous les Marseillais leur travail. De 11h30 à 20h30, des repas, spectacles, ateliers et DJ sets seront organisés sur la place Bargemon. Un emplacement stratégique pour Nacer Azzoug : « de la Solidarité à Bonneveine, on se retrouve au milieu et tout le monde se rencontre ».

    Lancé pour la première fois il y a trois ans à l’initiative de la ville de Marseille, cet événement est financé par la Municipalité, mais entièrement organisé par les centres sociaux. Après la ligue de l’enseignement et l’Ifac, c’est l’association Synergie family qui prend cette année en charge l’organisation en travail étroit avec les autres fédérations.

    « L’objectif de cet événement, c’est quand même de valoriser le travail qui est fait, qui est dans l’ombre, explique Joseph Richard-Cocher, délégué départemental de l’Union des centres sociaux. Parce que les centres sociaux ont toujours été au cœur des territoires et sont essentiels dans l’animation des quartiers. » Des villages santé, sport, culture ou encore petite enfance seront présents pour montrer les différentes facettes de ce travail.

    Diversité des activités

    Pour le délégué de l’Union des centres sociaux, la force de ces structures est leur diversité. « Tout le monde connaît les centres sociaux de son quartier, mais ils ne savent pas nécessairement tout ce qu’ils font de la garde d’enfant à l’informatique, en passant par la citoyenneté », insiste-t-il.

    Une soixantaine de centres sociaux seront présents. Un repas partagé « autour du monde » est prévu par les farandoleurs, avec des spécialités thaïlandaises, comoriennes, guyanaises et françaises. Chaque centre a pu inscrire 20 personnes pour participer gratuitement à ce repas « On aurait aimé faire plus mais en termes de logistique ça aurait été compliqué », sourit Nacer Azzoug. Pendant le repas un DJ set est prévu par The Only One Geemoney, ancien animateur en centres sociaux. À 15h30, ce sont d’autres talents issus de ces structures qui seront mis en avant grâce à une scène ouverte. Théâtre, humour, musique, de nombreux numéros d’environ huit minutes chacun vont s’enchaîner, créés par des jeunes qui fréquentent ces maisons pour tous.

    Casser les préjugés

    Pour l’adjoint (RDG) au maire chargé des Centres sociaux, Ahmed Heddadi, cet événement est aussi l’occasion de casser les préjugés qui entourent ces lieux. « Beaucoup pensent qu’ils sont réservés aux personnes précaires ou marginales. Mais ces maisons de quartiers sont pour tous les Marseillais », insiste-t-il. Il rappelle que bien qu’il y en ait plus « dans les quartiers prioritaires de la ville car ce sont des endroits où les populations sont précaires, il y en a dans tous les quartiers de la ville. Ils sont là pour tout le monde ».

    Pour le directeur de Synergie family, Frank Tortel, « c’est une belle journée qui s’annonce festive et conviviale. » Un événement qui prend chaque année un peu plus d’ampleur. Les organisateurs attendent ce samedi entre 3000 et 4000 participants sur le Vieux-Port.

    Plus d’informations sur l’Instagram @fetedesc.s.marseille

  • Tom Baldetti : « La justice et l’égalité c’est dans mes gênes »

    Tom Baldetti : « La justice et l’égalité c’est dans mes gênes »

    Tom Baldetti : Je suis un humoriste originaire de Toulouse installé à Paris depuis 5 ans maintenant, j’y suis en spectacle toutes les semaines et en tournée dans toute la France actuellement.

    Vous avez explosé sur les réseaux avec le personnage de la Sardine, comment est venue l’idée ?

    T.B. : C’est un personnage que je fais à mes amis depuis petit et que j’ai décidé de mettre en scène sur les réseaux sociaux dans l’objectif de remplir ma salle de spectacle. Il s’avère que ce personnage a pris un peu d’ampleur, c’est grâce à lui que le grand public me découvre mais ce n’est pas ce que je suis dans mon entièreté. Il incite les gens à venir me voir en spectacle et c’est là que l’on découvre ce qu’il se passe dans ma tête.

    Quelle est la différence entre la Sardine et Tom Baldetti ?

    T.B. : La Sardine est peut-être une partie de moi qui dit des choses un peu absurdes avec un parler qui lui est propre et notamment l’accent marseillais. Moi je suis quelqu’un de plutôt sensible qui parle de sujets assez personnels avec des anecdotes qui sont quand même faites pour que tout le monde puisse s’identifier, que chacun puisse se repérer dans toutes ces histoires et la Sardine vient agrémenter tout ça de manière un peu… piquante !

    Pourquoi avoir un tel attachement à Marseille et à son accès ?

    T.B. : D’une manière générale je suis très attaché au Sud, bien que je vienne du sud-ouest (rires). Mon père est originaire de Marseille et j’ai toujours aimé la région, l’accent, les gens. Tout ce qui touche à cet endroit de la France. Pour moi c’est un hommage à cette ville et à cette région que j’apprécie tout particulièrement.

    Au-delà de l’accent marseillais vous faites aussi l’accent québécois et russe. C’est une passion l’imitation ?

    T.B. : Disons que ça me fait beaucoup rire donc je le fais et je m’amuse. C’est quelque chose qui me vient de mon père, on faisait ça à longueur de journée quand j’étais petit et ça m’amuse toujours autant donc si ça fait rire, tant mieux !

    Vous avez beaucoup de dates dans le Sud dans le courant de l’année et en 2026, ces dates ont-elles une saveur particulière pour vous ?

    T.B. : Avant même d’être confronté à une certaine notoriété j’aimais particulièrement m’y produire parce que les gens sont beaucoup plus chaleureux dans la vie d’une manière générale et dans les salles de spectacle. Dans les réactions, les rires… Ils sont moins coincés que dans d’autres régions. C’est vrai qu’à Paris ils ont quand même un petit balais dans le cul, pour être le plus franc possible. Les gens sont chauds et c’est aussi pour ça qu’on se met une pression différente.

    Il y en a plus de pression ?

    T.B. : Bien sûr ! Il y en a à chaque fois mais d’autant plus dans cette région parce que le personnage, parce que les réseaux sociaux etc. Ils ont certainement une attente particulière et l’idée c’est d’être à la hauteur de ce qu’ils attendent et jusque-là j’ai l’impression d’avoir fait le travail. Ils sont contents de découvrir vraiment qui je suis au final…

    Justement à quoi on doit s’attendre en venant voir « Tome 1 » ?

    T.B. : C’est un spectacle autobiographique car c’est le premier, c’est de l’humour de situation. C’est une ode à ma famille, mon rapport à la parentalité, mon prisme entre l’âge adulte et l’adolescence parce que je suis adulte selon l’aspect juridique mais dans ma tête je suis loin de l’être et toutes ces anecdotes me racontent.

    Dans l’un de vos sketchs vous vous moquez d’Eric Zemmour et des racistes, quel regard portez-vous sur la montée des extrêmes en France ?

    T.B. : De manière générale je suis contre et pas qu’en France. Je suis pour l’égalité à tous les niveaux, pour la paix et la justice. Je ne pense pas que tout cela soit propice avec la montée des extrêmes qui effectivement montent beaucoup en France. J’essaie de m’engager sur certains de mes sketchs mais c’est quelque chose qui fait partie de moi.

    A contrario, dans l’une de vos chroniques sur France Inter vous parlez de votre grand-mère soixante-huitarde avec beaucoup de tendresse, La France est dans la rue en ce moment pour plus de justice et d’égalité. Qu’en pensez-vous ?

    T.B. : Je soutiens tous ces mouvements, je suis le premier à rejoindre ces manifestations d’ailleurs, c’est ancré en moi. Je sais que je ne suis pas le plus engagé dans ce que je dis et dans ce que je fais mais c’est dans mes gênes, dans ma famille depuis toujours. Je viens d’une famille engagée et militante et moi je suis dans cette lignée-là.

    Une punchline qui reflète bien Marseille et le Sud ?

    T.B. : Je suis empégué ! C’est pas mal ça (rires)