Tag: humour

  • Un colloque dédié à la santé mentale des aînés à Marseille

    Un colloque dédié à la santé mentale des aînés à Marseille

    Les dockers et travailleurs portuaires se penchent sur la santé mentale avec une initiative maison qui se tiendra lundi prochain pour tout un après-midi. « On veut travailler sur la santé mentale et tout ce qu’il y a autour. On va aussi un peu mettre le doigt sur l’abandon des gouvernements de ce secteur », explique Gilbert Natali, responsable de la communication de la section des retraités dockers du port de Marseille et de Fos. Dans le détail, cette initiative se fait « via notre association Ardafi et dans le cadre des discussions que nous avons avec notre caisse de retraite, AG2R ».

    Avec l’objectif d’aborder cette problématique sous l’angle de « l’âge et le grand âge ». « Il y aura des intervenants spécialisés sur la question, l’idée est aussi de donner la parole aux familles et retraités qui parleront de leurs problèmes et difficultés », développe Gilbert Natali. Les anciens dockers pourront aussi compter sur la présence d’assistantes sociales du port pour éclairer leurs lanternes. De quoi évoquer « l’absence d’actions du gouvernement » sur la question mais aussi « faire écho à la santé mentale des jeunes ». Notons aussi qu’il y aura aussi un spectacle de l’humoriste Yohan Desvaux, auteur d’un one man show « T.S » écrit après une tentative de suicide. Lequel sera suivie d’une table ronde puis d’un apéritif dînatoire « comme les dockers savent faire ». Le rendez-vous est fixé au cinéma L’Alhambra 2 rue du Cinéma, dans le 16e arrondissement de Marseille.

    *Inscription obligatoire au : 04.95.05.47.18

  • [Grand entretien] Samuel Bambi : « Certains essaient de déconstruire la France »

    [Grand entretien] Samuel Bambi : « Certains essaient de déconstruire la France »

    La Marseillaise : Pour les personnes qui ne vous connaissent pas encore, qui êtes-vous Samuel Bambi ?

    Samuel Bambi : Je suis comédien, humoriste, j’ai commencé ce métier à l’âge de 17 ans dans le Jamel Comedy Club avec mon ami Younes Depardieu on formait le duo « Younes et Bambi ». Je me suis ensuite lancé dans une carrière solo, j’ai participé à l’émission Clique de Mouloud Achour j’ai lancé mon spectacle Machine ! et en 2026 j’ai gagné la dernière saison de Danse avec les Stars. Je suis donc actuellement le plus grand danseur de 202- (rires).

    Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir humoriste ?

    S.B. : Je ne sais pas ça a toujours été en moi, je crois que c’est parce que j’ai toujours été entouré d’une famille hilarante. J’ai toujours côtoyé des gens drôles que ce soit les amis de mes parents ou mes amis. J’ai été baigné très tôt dans des sketches on avait des DVD ou des cassettes à la maison d’Eli Kakou, Gad el Maleh ou encore Les Inconnus par exemple. Dans ma classe j’étais le petit mec qui faisait rire tout le monde. Finalement, ce n’est qu’une continuité des choses.

    Quels sont les sujets abordés dans votre spectacle « Machine ! »

    S.B. : Machine c’est mon premier spectacle solo. Il faut savoir qu’un premier spectacle c’est toujours une carte de visite de l’artiste, on découvre qui il est, sa façon d’écrire, d’être, ses mimiques et sa façon de penser. J’ai décidé de partir sur un spectacle qui porte ce nom pour parler d’un garçon qui pense pouvoir tout faire et tout réaliser dans la vie mais petit à petit il se rend compte que pas du tout et il se prend un mur en pleine face. Le tout agrémenté de nombreux sujets d’observations, c’est aussi l’occasion pour moi de me raconter, de parler de mon rapport avec ma mère, la technologie et autre. Au début du spectacle par exemple je suis sur mon canapé en train se scroller sur Instagram et je vois la story d’une mannequin qui demande « qui est à Hambourg ? », je décide de lui répondre parce qu’un peu comme tout le monde sur les réseaux sociaux on se sent pousser des ailes. Derrière notre téléphone on commente tout, on parle de tout alors que dans la vraie vie ce n’est pas la même chose ! Moi je peux insulter UBER sur Twitter parce qu’ils m’ont facturé 2 euros de trop mais en vrai je n’ose même pas demander au chauffeur de tourner à gauche (rires)… Donc voilà je vais dire à cette mannequin que j’arrive jusqu’à ce que bien évidemment je me retrouve devant elle. Et pour la suite, il faut venir au spectacle pour savoir ce qu’il se passe.

    Est-ce que vous vous inspirez de la vie, de ce que vous voyez et vivez au quotidien pour écrire ?

    S.B. : Je m’inspire de choses qui me sont arrivées, qu’on me raconte ou que je vois. Je suis accompagné d’un super collègue qui s’appelle Jonathan de Mayo pour écrire et souvent quand on se voit on ne se dit pas « Bon allez on va écrire des blagues » mais on discute beaucoup, on raconte ce qui nous offusque,pas seulement ce qui nous fait rire, ce qui nous fait pleurer aussi et cela peut nous emmener à des situations drôles.

    Au-delà du spectacle, vous incarnez sur les réseaux sociaux des personnages, un peu comme des caricatures ça cartonne d’ailleurs. D’où vous vient cette inspiration-là ?

    S.B. : Je suis très observateur de ce qu’il se passe sur les réseaux et par exemple quand je vois que les gens se sont bien imprégnés d’une tendance je me dis ok maintenant tout le monde l’a en tête donc je peux le faire à ma sauce. Par exemple j’en ai fait une sur un restaurant un peu conceptuel où on ne comprend pas ce qu’on mange et ça nous est déjà arrivé à tous d’aller dans un restaurant où le serveur t’explique pendant une heure ce que tu vas manger alors qu’en vrai on s’en fout ! Je crée aussi des personnages qui n’existent pas comme l’agent de star dans le métro parisien qui a bien marché aussi.

    Vous en parliez plus tôt, vous avez remporté la dernière saison de Danse avec les stars, que vous a apporté cette expérience ?

    S.B. : Danse avec les stars a été la plus grande expérience de ma vie. J’ai beaucoup hésité à le faire parce que je ne savais pas si j’aillais être ridicule ou si c’était ma place en tant qu’humoriste. Comme je vous l’ai dit, mon métier c’est de faire un pas de côté par rapport à ce qu’il se passe dans la société pour en faire des parodies et là, on me demandait d’être premier degré, d’être moi, de montrer mes émotions etc. Et au final j’ai appris plein de choses comme la rigueur, l’abnégation, ne jamais rien lâcher grâce à ma coéquipière Anna Riera. Même si c’était très difficile je suis très heureux d’être allé au bout, d’avoir réussi aussi grâce au dépassement de soi. J’ai eu une formation du métier d’artiste dans sa globalité avec ces danseurs qui se dévouent à leur corps, à leur métier et c’est incroyable. Cette émission m’a aussi permis de réaliser mon rêve d’enfant parce que la danse m’a toujours animée étant un grand fan de Michaël Jackson.

    Votre métier, c’est de faire un pas de côté dans la société. Justement, quel regard portez-vous sur la situation actuelle en France ?

    S.B. : Il est évident que le monde n’est pas simple mais il me semble qu’il ne l’a jamais été quelles que soient les générations. Malheureusement les guerres, la pauvreté… ont toujours existé, aujourd’hui il y a des gens qui essaient de déconstruire la France ou de nous dire tous les jours que ça ne va pas mais je crois qu’on doit essayer de rester optimistes parce que nous avons de la chance de vivre ici.

  • Julien Vinh sera en marssur la scène de l’Opéra de Marseille

    Julien Vinh sera en marssur la scène de l’Opéra de Marseille

    Un an après son show à guichets fermés au Cepac Silo, c’est sur la scène de l’Opéra que Julien Vinh, humoriste marseillais, revient le 13 mars. Un show hautement symbolique pour le monde du stand-up tant ses apparitions sont rares sur la prestigieuse scène du grand théâtre, mais aussi pour le jeune artiste, qui croise l’imposant bâtiment quotidiennement depuis l’enfance. « Je crois que je réalise pas vraiment pour l’instant. Ça va être impressionnant, je pense. C’est un endroit qu’en tant que Marseillais, on connaît très bien, mais sans vraiment connaître. Je passe devant tous les jours, sans voir ce qu’il se passe à l’intérieur », reconnaît-il. Et c’est avec une manifestation, armé avec ses équipes de pancartes revendicatrices – « Tié où depuis le Silo ? », « Ça y est tu vas à Paris tu nous oublies ! »- que la nouvelle a été divulguée, mardi, à sa communauté. « Après le Silo, je voulais pas revenir avec une sale plus petite. Je voulais un truc stylé, retrace-t-il. Ça a pris beaucoup de temps de négocier avec la Mairie, parce que c’est pas une salle de spectacle classique, c’est l’Opéra municipal. Maintenant, je suis content de pouvoir dire : on fait l’Opéra ! ». Julien Vinh interprétera donc son spectacle Couronne, qu’il « joue depuis des années » , mais qui « évolue sans cesse ». « J’raconte un peu ma vie, (…) ma réorientation. C’est le message que je veux faire passer : qu’on peut changer de vie, qu’il faut faire confiance à sa vie », conclut-il.

  • [Grand entretien] Yves Pujol : « La culture ne doit pas être le parent pauvre »

    [Grand entretien] Yves Pujol : « La culture ne doit pas être le parent pauvre »

    La Marseillaise : Vous êtes parrain depuis la première édition de ce festival, en quoi est-ce important ?

    Yves Pujol :

    Le but premier, c’est d’aider à récupérer des sous pour une association qui s’occupe des enfants ou des gens malades, là en l’occurrence l’association UJM Clarté. Ça c’est le premier but. Le deuxième, c’est que cela permet à des artistes de se faire découvrir, pour ceux qui ne sont pas connus dans notre région, et puis à d’autres de pouvoir avoir un petit peu de temps de scène.

    C’est une manière aussi de donner ce qu’on a reçu ? D’aider de jeunes talents, comme les Chevaliers du Fiel ou Patrick Sébastien l’ont fait pour vous ?

    Y.P. : Oui, sauf que la différence cette fois, c’est que les artistes qui vont passer là ne sont pas de jeunes talents. Ce sont des artistes confirmés qui sont de la région.

    Nous ne sommes pas dans l’optique d’un tremplin pour des jeunes. C’est plutôt des artistes confirmés qui viennent faire 20-25 minutes chacun pour la bonne cause. Après, dès que j’ai l’occasion de donner du temps de jeu à des jeunes artistes qui se lancent, je le fais, oui, parce que des gens comme Patrick Sébastien ou les Chevaliers du Fiel l’ont fait pour moi et d’autres l’ont fait pour eux.

    Justement les baisses des dotations mettent en difficulté scènes, théâtres, troupes… Vous portez quel regard sur cette situation ?

    Y.P. : Je ne fais pas trop de politique… Après, je pense que la culture, il ne faut pas la délaisser, quoi qu’il se passe. On a vu avec le Covid, qu’on a été les premiers à s’arrêter et les derniers à reprendre… Ce qui s’explique et ce qui se comprend aussi. Mais la culture c’est ce qui reste quand on n’a plus rien, il ne faut pas qu’elle serve de variable d’ajustement, notamment quand nous sommes dans une crise mondiale, comme lors de la pandémie. Il ne faut pas que ce soit le parent pauvre. C’est trop important.

    Concernant votre chronique, « demande-moi quand tu sais pas » sur France 3 Paca, où en êtes-vous ?

    Y.P. : ça fait maintenant 5 ans et on en est à plus de 250 mots, on va s’approcher des 300 cette année. C’est une belle réussite, c’est une chronique qui plaît bien. On est à près de 60 millions de vues cumulées sur les réseaux sociaux. Les gens dans la rue m’arrêtent en me disant « demande-moi, si tu sais pas ! ». C’est une belle surprise !

    C’est une nécessité de diversifier les supports, de varier les médias aujourd’hui ?

    Y.P. : On continue de tourner avec le groupe Aïoli, j’ai fait du cinéma, du théâtre, du one-man-show… tout ça c’est une grande commode qui appartient à l’artistique. Et dans cette commode-là, il y a plein de tiroirs, le vecteur, le prisme change, mais le but est le même : donner des émotions. C’est quasiment pour moi le même métier.

    On a vu ces dernières années une explosion des propositions de stand-up, de one-man-show, on a même l’impression que le rire est partout. Comment vous positionnez-vous par rapport à ce phénomène ?

    Y.P. : Personnellement, je suis plutôt plus vers la fin que vers le début ! Donc je regarde ça avec un petit peu de recul. Mais c’est vrai que, comme on dit, trop d’humour, tue l’humour. C’est vrai que maintenant on met l’humoriste partout, dans des magazines de santé, à la radio, à la télé, bientôt au JT, ça va arriver… Sauf qu’à moment donné, quand on a trop d’humour, même si c’est bien fait, on passe à côté. On rigole, on sourit, alors qu’il y a dix ans on aurait éclaté de rire. Après c’est la nouvelle forme d’humour des jeunes et c’est tant mieux, parce qu’il faut un renouvellement, créer des styles, donc de ce point de vue là, c’est impeccable.

    Après, il y aura un effet comme à l’époque de la Star Ac’ beaucoup de gens voulaient chanter, puis peu sont restés. Je pense que dans le stand-up, c’est pareil, après le pic que nous sommes en train de connaître, certains qui ont du talent, qui excellent dans leur art vont rester.

    Il y a aussi des différences de formations, vous êtes allé au conservatoire d’art dramatique de Toulon, puis au cours Florent…

    Y.P. : Moi, à mon époque, pour monter sur scène en solo, il fallait être comédien, parce c’est de la comédie. Maintenant, plus besoin de passer par les cours de théâtre ou avoir fait du théâtre pour monter sur scène pour raconter des blagues et faire des vannes, on fait 2-3 vannes, elles marchent, elles marchent pas, c’est pas grave, on passe à autre chose. C’est une façon différente de travailler, dans la tradition du stand-up américain. Et c’est parfait, je trouve ça très bien.

    Mais je pense que la vie va faire que certains vont rester, ceux qui développent des personnages par exemple, comme Jérome Commandeur ou Laura Felpin, et d’autres vont partir…

    Et votre actu ?

    Alors, nous faisons pendant tout l’été, avec Aïoli, une tournée mondiale dans le Var ! Et puis je vais poursuivre avec mon dernier spectacle, Parce que Pujol, avec notamment une date le 31 décembre, au théâtre Colbert, à Toulon.

    Propos recueillis par Sylvain fournier

  • [C’est l’été] Spectacle à Gap

    [C’est l’été] Spectacle à Gap

    Le conteur musicien Abdellatif Targhaoui entraîne le public avec humour dans sa vie rocambolesque.

    De 16h30 à 17h30. Gratuit dès 7 ans.

    Réservations au 04.86.15.31.80

  • Le festival Lol et Lalala trace sa route à Anduze

    Le festival Lol et Lalala trace sa route à Anduze

    En cinq ans, le festival Lol et Lalala est devenu un incontournable de la programmation estivale dans le Gard. Les billets sont d’ailleurs pris d’assaut et le festival qui allie humour et chanson affiche complet depuis plusieurs semaines. Un succès qui rappelle celui de la Radio Nova – à laquelle participe Pierre-Emmanuel Barré et plus occasionnellemen GiedRé – qui enregistre 2,1 millions d’auditeurs quotidiens soit + 137 % en un an. Après le confinement, le couple installé dans les Cévennes avait « envie de créer un événement durable et surtout bien implanté localement, en travaillant avec toutes les personnes du territoire », précise Charlotte Gach, cheffe de projet du festival.

    Avant d’investir Anduze, la 5e édition du festival démarre mercredi 29 juillet à Saint-Jean-du-Gard par le spectacle Opération Brezel. Ensuite, le parc des Cordeliers ouvrira dès 15h pour proposer des animations et des spectacles gratuits tout l’après-midi. Puis la soirée s’ouvrira avec Esteban Rosa, un humoriste originaire d’Anduze, suivi du plateau du comedy club avant de terminer la soirée en musique avec Mambo Chick.

    Vendredi, le Belge déjanté François Bijoux animera la grande scène, avant le plateau humour (avec Doully, Audrey Baldassare, Greg Duth, Jean-Benoît Diallo, Camille Fievez et Babor) qui sera présenté par le duo Pierre-Emmanuel Barré et Aymeric Lompret. Planète Boum Boum clôturera ensuite la soirée en musique. La soirée de samedi sera consacrée uniquement à la musique avec au programme David Lafore, Ditter, Raimundaaaaaa, Supersobre (le groupe de Thomas VDB) et surtout un grand duel aux platines entre Giedré et Aymeric Lompret.

    Avec ce succès grandissant, le festival pourrait ajouter une journée à son programme l’an prochain mais il n’envisage pas d’augmenter sa jauge de 2 000 personnes pour rester dans le parc des Cordeliers d’Anduze et surtout afin de respecter l’engagement écologique qu’il porte depuis sa création.

  • [C’est l’été] Lecture : « Le Journal de Brigitte M. »

    [C’est l’été] Lecture : « Le Journal de Brigitte M. »

    Quant à l’éditeur, il tient à signaler qu’il assume tout, quoi qu’il lui en coûte… même les images, brillamment truquées. Pour ce qui est de la chroniqueuse, elle avoue avoir bien ri. Enfin du délassement, au milieu de tous ces livres qui foutent le cafard, ou qui se reproduisent par calque.

    Éditions Le Rocher, 14,90 euros

  • [C’est l’été] Lecture : « Comment tuer son mari », de Sue Hincenbergs

    [C’est l’été] Lecture : « Comment tuer son mari », de Sue Hincenbergs

    Imaginez aussi deux époux (le mari de l’une n’étant plus de ce monde) qui commencent à être gênants, lorsque leurs chères et tendres apprennent qu’ils ont contracté des assurances-vie. Imaginez enfin un tueur à gages, non encore averti que les messieurs de ces dames risquent fort de lutter pour sauver leur peau. Humour et suspense garantis pour ce « soap » littéraire. Sue Hincenbergs peut se féliciter d’avoir Françoise-Anne Laporte pour traductrice.

    Editions Cherche Midi, 22,90 euros

  • [Disparition] Isabelle Zaragoza nous a quittés

    [Disparition] Isabelle Zaragoza nous a quittés

    L’épouse de notre « expert » pétanque, Robert Zaragoza, avec qui elle avait eu un enfant, Thomas, était âgée de 67 ans. Ces deux compagnons de route de La Marseillaise s’étaient rencontrés à la RTM, où ils travaillaient comme chauffeurs de bus. Délégués syndicaux CGT, en première ligne lors du grand conflit social qui avait secoué la régie en 2005, ils avaient, cette année-là, scellé leur amour en se mariant sur le piquet de grève.

    Jusqu’en 2024, alors trop affaiblie par la maladie, Isabelle avait été une des plumes de la rédaction engagées à Borély pour couvrir Le Mondial. Sa gentillesse, son énergie débordante, son humour et son franc-parler vont nous manquer.

    à sa famille, à Robert, à ses enfants, Elodie, Nathalie, Christophe et Thomas, la rédaction et la direction du journal adressent leurs plus sincères condoléances.

    Les obsèques auront lieu le mercredi 1er juillet à 17h15 au crématorium du cimetière de Saint Pierre au 380 Rue Saint-Pierre, 13005 Marseille
  • Le roman noir prend le parti d’en rire

    Le roman noir prend le parti d’en rire

    « Rira bien qui rira le dernier ! », avertit l’affiche. En ces temps de désordre mondial, le Festival international du roman noir (Firn), porté par la Ville de Frontignan, a décidé de miser sur l’humour. Vache, sarcastique, désopilant, noir, pince-sans-rire… « L’humour sous toutes ses formes est un outil de critique formidable très usité dans le roman noir, qui se caractérise par un regard porté sur la société et une critique sociale », explique Camilla Bailbe, directrice de la culture et du patrimoine de Frontignan la Peyrade.

    C’est donc l’humour qui fera le lien entre les 15 auteurs (8 femmes, 7 hommes) de 6 nationalités différentes (Italie, Maroc, Grande-Bretagne, Belgique, Espagne, France) invités les 29 et 30 mai pour cette 29e édition. Un plateau international, donc, composé de Gianni Biondillo, Manu Causse, Zainab Fasiki, Pascale Ferroul, Koé, Anouk Langaney, Hicham Lasri, Iain Levison, Melvina Mestre, Nadine Monfils, Michèle Pedinielli, Mabrouck Rachedi, Christophe Siebert et David Torres.

    Comme l’an dernier, la manifestation se déroulera à la médiathèque Montaigne et sur la place du Contr’un, juste en face. Les auteurs et autrices, mêlant littérature jeunesse, bande dessinée, science fiction, roman noir, proposeront des séances de dédicace vendredi (9h-19h) et samedi (9h-19h) sur le stand des librairies partenaires.

    Nouveauté cette année, le festival propose, le vendredi matin (9h-12h), une journée professionnelle (mais ouverte également au grand public) dédiée au polar arabe autour de deux figures tutélaires : Driss Chraïbi, créateur de la série de l’inspecteur Ali, dont on commémore en 2026 le centenaire de la naissance et Naguib Mahfouz, prix Nobel de littérature et auteur du premier roman noir moderne en arabe (Le voleur et les chiens), mort il y aura 20 ans. L’occasion d’échanger avec des universitaires et des auteurs de la nouvelle scène marocaine.

    Comme chaque année, des rencontres thématiques seront proposées avec les auteurs, toute la journée du vendredi et du samedi. Par exemple : « Rire de tout, c’est sérieux », avec Manu Causse, « Mourir(e) dans la ville sourde », avec Gianni Biondillo et Michèle Pedinielli, « Le rire du désespoir » avec Iain Levison, « Guignol’s Band » avec Nadine Monfils et Mabrouck Rachedi ou encore « À chacun(e) ses armes », avec Melvina Mestre et David Torres. Des formats de rencontre plus courts et plus conviviaux appelés « apérobook », seront également au rendez-vous : « On se retrouve autour d’un verre pour un échange un peu plus rapide entre un éditeur et un auteur, suivi d’un temps de questions avec le public. »

    Le festival fera aussi la part belle à la lecture à voix haute, avec des performances offertes par les membres de la Brigade d’action livre et lecture engagée (Balle), qui liront des extraits de romans. « On a aussi des auteurs qui se prêtent au jeu, avec par exemple une lecture dessinée [ le retour de l’Inspecteur Ali, par Hicham Lasri et Zainab Fasiki, Ndlr] et une lecture musicale [Karnaval par Christophe Siébert, Ndlr] prévues pendant le festival », précise Camilla Bailbe.

    Deux remises de prix, une brasucade inaugurale, une exposition et un escape game dans les années 50 sont également au programme, sans oublier, le samedi, la traditionnelle « dictée noire » durant laquelle 200 enfants, adolescents, adultes tenteront de déjouer les subtilités orthographiques concoctées par l’autrice Anouk Langaney.

    * Tout le programme sur : www.frontignan.fr/firn-2026