Tag: Hommage

  • Toulon, la résistante, se souvient et poursuit le combat

    Toulon, la résistante, se souvient et poursuit le combat

    Il y a 82 ans, Toulon retrouvait sa liberté après des combats acharnés menés de concert du 20 au 27 août 1944 par les soldats de l’Armée B du général de Lattre de Tassigny
    – dont beaucoup d’Algériens, Marocains, Sénégalais… – et la Résistance qui la première fait le coup de feu au centre-ville et guide l’avancée des troupes. Une insurrection intérieure menée par des hommes et des femmes qui très tôt, comme les créateurs de notre journal, ont choisi de ne pas se coucher et de mener clandestinement la lutte contre le fascisme et l’occupant.

    Une commémoration qui porte ici une valeur hautement pédagogique, le Port du Levant étant toujours le lieu aujourd’hui où on se bat avec force contre l’extrême droite, et cela dans un département presque tout entier acquis au niveau de la représentation nationale au RN. Ici le parti à la flamme a échoué aux législatives, la seule circo du Var à être restée debout, et aux municipales où il se voyait victorieux.

    La maire sans étiquette de Toulon Josée Massi a rappelé vendredi soir place Gabriel Péri que le temps ne doit jamais effacer le souvenir.

    Et de lancer : « Nous nous souvenons des 350 000 soldats, dont 230 000 Français, qui ont débarqué en Provence. De l’armée française du général de Lattre de Tassigny, des divisions blindées, des commandos d’Afrique, des tirailleurs d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne, des goumiers, des tabors, des marsouins […] Nous nous souvenons de la Résistance intérieure, de ces femmes et de ces hommes de l’ombre qui se sont engagés au péril de leur vie et pour refuser le totalitarisme. »

    Un outil pour agir

    La première magistrate a insisté sur le fait que, les derniers témoins disparaissant, et avec eux « la mémoire vive de ce qu’ils ont enduré », il ne suffit pas de commémorer mais de prendre le relais. « Il nous revient, à nous qui restons, de transmettre avec force les dangers, les mécanismes, les renoncements et les lâchetés qui ont laissé prospérer l’inacceptable », martèle-t-elle avec la force de l’engagement. Il s’agit donc aussi tout en rendant justice à ceux qui se sont levés contre la barbarie de « donner aux générations présentes et futures les moyens de reconnaître, à temps, les signes avant-coureurs du pire ». Et faire donc du souvenir « un outil pour agir ».

    Il s’agit donc pour honorer justement nos libérateurs, « de faire notre leur combat » « pour que l’horreur ne revienne pas, pour que le nazisme et toutes les idéologies mortifères, ne puissent plus jamais prospérer. »

    Étant bien entendu que personne ne peut croire lucidement, ajoute-t-elle, que le monde d’aujourd’hui est à l’abri des dérives d’hier. Et de prévenir : « La haine, l’intolérance, les discours de division trouvent encore un terreau fertile, amplifié par les réseaux sociaux où les rumeurs circulent plus vite que les faits. » Un devoir de mémoire qui invite donc à la vigilance et à l’action. Et se définit « par notre capacité à lutter contre les petites et les grandes lâchetés : celles qui banalisent l’injustice, celles qui ferment les yeux, celles qui alimentent les discours de haine ».

    Bref, par l’engagement à protéger les fondements de la République, « car la démocratie n’est jamais acquise : ni dans nos institutions ni dans nos comportements ». Le genre de discours d’un élu de la République responsable dont on peut tous être fiers. Sauf bien sûr ceux qui se seraient sentis visés comme incarnation de la menace, leurs prédécesseurs n’ayant pas choisi, eux, de se situer du bon côté de l’Histoire. L’année dernière, ils s’en étaient plaints en conseil municipal.

    Josée Massi reçoit la médaille de bronze de la Sécurité intérieure

    À l’occasion de la cérémonie de célébration du 82e anniversaire de la libération du Port du Levant, la maire sans étiquette de Toulon Josée a reçu par le préfet du Var Simon Babre la Médaille de bronze de la Sécurité intérieure – avec agrafe « 80e anniversaire du Débarquement » – « récompensant son investissement personnel dans la transmission de la mémoire ». Une distinction honorifique qui vient saluer les services particulièrement honorables rendus à la sécurité du pays.

  • Le Grand JT des territoires du 29 août

    Le Grand JT des territoires du 29 août

    Sommaire :

    “Bouvard Disparu”

    Exclusif : La toute dernière apparition à la télé de Philippe Bouvard. C’est a Cyril Viguier qu’il avait confié ses derniers secrets. Regardez-le !

  • Hommage à Mala Kriegel assassinée par les nazis

    Hommage à Mala Kriegel assassinée par les nazis

    Alors que la Libération de Marseille a commencé, que nos fondateurs ont pris d’assaut le siège du journal collaborationniste Le Petit Marseillais et que La Marseillaise paraît au grand jour depuis le 24 août, le destin de Mala Kriegel bascule boulevard Oddo dans le 15e arrondissement de Marseille alors qu’elle n’a pas encore 32 ans.

    Accompagnée de trois autres résistants, elle diffuse notre journal. Leur voiture ornée d’un drapeau tricolore est stoppée par une patrouille nazie en embuscade. Ils sont tirés du véhicule, plaqués au mur, traités de terroristes. Un coup de sifflet. Ils sont laissés pour morts.

    Tombée au sol, Mala Kriegel est très grièvement blessée. Elle touche ses blessures, perd beaucoup de sang, comprend qu’elle va mourir. Pour lui éviter de répéter son geste, les camarades qui lui portent secours lui couvrent le corps d’exemplaires de La Marseillaise.

    Une héroïne

    Première femme du résistant Maurice Kriegel-Valrimont, Mala Kriegel vivait à Marseille avec le résistant communiste allemand, Hermann Burkhardt.

    Elle était née Mala Ehrlischster le 15 septembre 1912 à Varsovie, en Pologne. Juive, communiste, résistante, elle était tout ce que les nazis haïssaient. Elle était une héroïne, notre sœur en humanité, elle est notre honneur.

  • Hommage à Didier Brissot,« militant infatigable » à Martigues

    Hommage à Didier Brissot,« militant infatigable » à Martigues

    Il était un « militant infatigable », « discret, fraternel et chaleureux », affirme Laetitia Sabatier, secrétaire générale de la section PCF de Martigues. Ce jeudi avaient lieu les obsèques de Didier Brissot. L’agent du service Espace enfance et famille de la Ville s’est éteint vendredi 21 août à l’âge de 59 ans.

    Longtemps compagnon de route, Didier Brissot avait fait le choix de rejoindre le Parti communiste français en 2020. Élu à la direction de section en 2023, puis comme trésorier et membre du conseil départemental à l’occasion du 40e congrès en début d’année, il aura été, durant toutes ces années, un artisan précieux qui « laisse un vide immense ».

    Le service public

    chevillé au corps

    « C’était vraiment quelqu’un d’humain, sensible, gentil, travailleur comme j’ai jamais connu, souligne Laetitia Sabatier. Il habitait à côté de la section donc il était tout le temps là. Il était la définition du militantisme. » Chaque dimanche, au marché, Didier Brissot diffusait L’Humanité Dimanche et La Marseillaise. Notre journal, auquel il était particulièrement attaché, lui rend hommage et était représenté par le président de son conseil de surveillance Marc Poggiale lors de la cérémonie. Mais Didier Brissot portait aussi le service public chevillé au corps, affirme sa responsable Virginie Piazzolla. « Il portait les valeurs de solidarité, de fraternité, d’égalité et de justice, cette certitude que l’humain et le collectif doivent toujours primer. (…) Derrière sa discrétion se cachait un homme de convictions et de cœur. » Un homme qui ne sera pas oublié, en témoignent les centaines de personnes venues lui rendre un dernier hommage à l’église de Saint-Genest, à Jonquières.

  • [C’est l’été] Bouquet final de la tournée d’été de La Marseillaise au parc Font Obscur

    [C’est l’été] Bouquet final de la tournée d’été de La Marseillaise au parc Font Obscur

    Le public pourra danser une dernière fois lors de l’ultime concert de la tournée d’été de La Marseillaise, ce vendredi 28 août, dès 20h15, au parc Font Obscur, dans le 14e arrondissement.

    La soirée débutera avec le groupe Sabotaaaage. Originaires du Sud de la France, ils font des mashups de grands tubes français et internationaux.

    Get The Beatles Back, composé de quatre musiciens et chanteurs, rendra hommage pendant deux heures au fameux groupe britannique en faisant revivre au public la révolutionnaire épopée musicale des Beatles. Ils interpréteront les grands standards des quatre garçons de Liverpool, en passant de « Yesterday » à « Help! ».

    Les événements de

    La Marseillaise continuent

    La soirée sera clôturée par DJ Bobzilla à partir de 23h20. Le DJ, habitué de la tournée d’été La Marseillaise, « s’adapte à ce que les gens aiment ». « S’ils passent une bonne soirée, je le vois à leurs sourires, je les vois danser et c’est ce qui me fait plaisir », nous confiait-il.

    La tournée d’été se termine mais les événements ne s’arrêtent pas pour autant. La Marseillaise retrouvera son public lors de la 5e édition de La Marseillaise Breaking Cup. Dès le 7 septembre, il sera possible de venir voir les danseurs s’affronter.

  • Olivier Galzi s’inquiète du contexte belliqueux

    Olivier Galzi s’inquiète du contexte belliqueux

    Jour de fête et de souvenir, ce mardi à Avignon. Une journée consacrée au 82e anniversaire de la Libération de la Ville. Pour l’occasion, un grand défilé et exposition de véhicules d’époque et reconstitution de costumes d’Alliés ont animé les rues pour faire revivre l’ambiance de 1944 qui mettait fin à deux ans d’occupation. « En voyant cette reconstitution depuis mon bureau de maire, qui avait déjà ce rôle en 1944, cela reste une immense joie que d’imaginer cette Libération », confie Olivier Galzi, à l’issue d’un hommage rendu dans le péristyle de l’Hôtel de ville.

    Le maire (DVD) participait en tant que tel pour la première fois à cette cérémonie. Avant de grimper dans une Jeep et défiler, il apprécie « cette réunion de générations qui permet de perpétuer le souvenir, avec des jeunes ou une Avignonnaise, là aujourd’hui et qui était présente place de l’Horloge le jour de la Libération ».

    La « vieille histoire » proche de se répéter ?

    Mais Olivier Galzi n’y voit pas un passé lointain à jamais oublié. « Cette journée n’est pas seulement un souvenir mais aussi une projection sur l’avenir en particulier dans l’époque actuelle, met-il en garde. Ce qu’il se passe avec la Russie en Ukraine démontre que la vieille histoire n’est pas forcément une histoire qui ne se répéterait jamais, sans parler des totalitarismes et des différents fascismes. »

    Dans ce contexte belliqueux, alimenté aussi par le chef de l’État et le gouvernement à coups de renfort budgétaire pour le ministère des Armées ou tentative de résurrection du service militaire, le maire y voit « une forme d’inquiétude, quand on voit les mots, les menaces, et que l’on aime l’histoire, il y a un certain nombre d’ingrédients réunis pour une grande division qui débouche sur la violence ». Olivier Galzi, à son « niveau de maire », plaide « pour un devoir de cohésion et d’unité quelle que soit notre vision politique ». Du moins sur ce genre de cérémonie, « moment où quoi qu’il arrive on peut se réunir entre Avignonnais ». Chose souvent moins favorable lorsqu’il s’agit de politique municipale.

  • Journée d’hommage aux tirailleurs sénégalais

    Journée d’hommage aux tirailleurs sénégalais

    C’est au cœur du jardin africain, dans le parc du 26e centenaire, que la Ville de Marseille a célébré la Journée des tirailleurs. Cette commémoration fixée le 23 août au Sénégal, rend hommage aux tirailleurs sénégalais. Ces soldats d’Afrique subsaharienne qui ont combattu pour la France dans les guerres mondiales et coloniales. « Quand je pense aux tirailleurs sénégalais je pense tout à la fois à l’héroïsme du chemin des Dames, à la blessure non cicatrisée de Thiaroye, aux recrutements polémiques, au massacre de Chasselay mais aussi à Blaise Diagne ou à Samory Touré », relate Joël Broquet, président du Partenariat Eurafricain.

    Au total, quelque 350 000 tirailleurs sénégalais ont combattu sous le drapeau français lors des deux guerres mondiales et 60 000 sont morts au front. « Beaucoup furent enrôlés de force, arrachés à leurs villages, à leurs familles, pour un continent qu’ils ne connaissaient pas, projetés dans une guerre, que bien souvent, ils ne comprenaient pas », rappelle Hassan Guenfici, adjoint au maire de Marseille, en charge de l’éducation populaire. La cérémonie se déroule devant la seule plaque de Provence qui rend hommage à ces combattants. « Ce n’est pas un simple monument, c’est une promesse faite aux générations futures, que le sacrifice de nos aînés ne sera jamais réduit au silence », martèle Serigne Falilou Diouf, consul général du Sénégal à Marseille devant les élus et membres de la diaspora.

    « Faire vivre aujourd’hui la mémoire des tirailleurs sénégalais (…) c’est permettre aux nouvelles générations de comprendre que la liberté dont nous avons hérité fut conquise par des femmes et des hommes venus d’horizons très différents », conclut Romain Delmon, secrétaire général de la préfecture des Bouches-du-Rhône.

  • Marseille commémore la liberté le 30 août

    Marseille commémore la liberté le 30 août

    Le rendez-vous est donné place du Colonel Eddon, le dimanche 30 août à partir de 9h devant la réplique du char Jeanne-d’Arc détruit au combat le 25 août 1944. Associations, dignitaires et autorités se réuniront pour rendre les honneurs aux courageux libérateurs de Marseille et à leur diversité. Ce char symbolise les sacrifices des régiments de tirailleurs algériens, des tabors marocains et des forces de la Résistance. Ces combattants souvent anonymes morts pour la France en 1944.

    La Libération de Marseille est initiée par une insurrection de la Résistance, et grâce aux efforts conjugués des soldats alliés arrivant aux abords de Marseille, sept jours de terribles combats permettront de libérer la ville des Allemands. Les soldats survivants poursuivront ensuite par le Jura puis l’Alsace, contribuant ainsi à la libération du pays.

    La Ville de Marseille rend hommage chaque année à ses libérateurs sans qui rien n’aurait été possible. Et rappelle que « commémorer c’est se souvenir mais c’est aussi et surtout rappeler l’histoire. Le 28 août 1944, Marseille était libérée ! Marseillaises, Marseillais, Françaises, Français, souvenons-nous !» Et de conclure : « Nous sommes libres parce qu’ils étaient là, épris de cette liberté si chèrement acquise. Cette dette de sang nous oblige à commémorer aujourd’hui ces valeureux tombés pour Marseille. Ce devoir de mémoire s’impose à nous plus que jamais. Ce passé nous parle ».

    Cérémonie de recueillement devant le Char Jeanne d’Arc – place du Colonel Eddon, (7e) – Le 30 août à partir de 9h.

  • La Libération fêtée par tous partout dans la région

    La Libération fêtée par tous partout dans la région

    Vendredi 21 août, Jean-Pierre Squillari (DVG) élu en mai dernier et ses adjoints ont célébré la journée durant les libérateurs. « Le 21 août 1944, un jour historique pour notre ville, l’entrée des forces alliées et des mouvements de Résistance qui mettait fin à l’occupation nazie et rendait à Aubagne sa liberté » relatait la municipalité invitant la population à les rejoindre « pour honorer la mémoire de celles et ceux qui se sont battus pour notre liberté » .

    À Port-de-Bouc, les cérémonies du souvenir se sont tenues samedi 22, Laurent Belsola (PCF) et son équipe ont aussi rappelé à la population de ne « jamais oublier ». Attention le concert du 24 août se tiendra exceptionnellement salle Youri Gagarine en raison de la météo, et le feu d’artifice est reporté au samedi 29 août.

    À Istres, c’est ce dimanche 23 août que Robin Prétot (LR) et son équipe ont tenu à « réparer un oubli » en instituant une journée de la Libération. « C’est un rendez-vous pour honorer celles et ceux qui ont choisi la France, la liberté et l’honneur, mais aussi pour transmettre aux jeunes générations le sens de notre héritage républicain » indique la Ville.

  • Veillée pour la Palestine à Marseille

    Veillée pour la Palestine à Marseille

    Ces Palestiniens étaient réfugiés dans le camp de Tall el-Zaatar à Beyrouth au Liban. Après plus de cinquante jours de siège, le camp est pris d’assaut et, suite aux massacres, a été complètement rasé.

    Le portrait de Barghouti

    Un demi-siècle après cette tuerie de masse, les Palestiniens subissent aujourd’hui l’oppression et l’arbitraire du gouvernement israélien. Samedi soir, après une manifestation partie de la Porte d’Aix, une veillée s’est tenue sous l’ombrière au Vieux-Port.

    Exigences principales : la fin du génocide des Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie occupée, la levée du blocus et un cessez-le-feu permanent. Le portrait de Marwan Barghouti, responsable palestinien emprisonné depuis 2022 dans les geôles d’Israël, était accroché sous l’ombrière. Il symbolise l’espoir d’un règlement politique à cette guerre ignoble avec la création d’un État palestinien souverain, comme le stipule le droit international.

    F.V.