Tag: Hommage

  • Rassemblement contre la lesbophobie lundi

    Rassemblement contre la lesbophobie lundi

    La Pride Marseille a appelé à un rassemblement
    en hommage à Caroline Grandjean-Paccoud, directrice qui s’est suicidée le jour de la rentrée scolaire, lundi à 18h au pied de la préfecture. Mariée à une femme, la professeure subissait depuis des mois un harcèlement lesbophobe dans le cadre de son travail. Une souffrance que sa hiérarchie n’a pas « comprise » d’après son épouse. « Elle [Caroline Grandjean-Paccoud, Ndlr] a alerté l’Éducation nationale et porté plainte. Elle n’a pas été écoutée », s’indigne la Pride Marseille dans son communiqué. « Nous nous rassemblerons pour honorer sa mémoire, dénoncer l’indifférence institutionnelle et exiger que l’état assume enfin sa responsabilité : accompagner et agir contre la lesbophobie et toutes les violences LGBTIphobes », poursuit le collectif. Un appel à réagir relayé notamment par la FSU-SNUipp 13. Dans une publication mise en ligne le jour du drame, le syndicat national rappelait que « les LGBTQIAphobies comme toutes les discriminations, le harcèlement, la haine de l’autre n’ont pas leur place à l’école comme dans l’ensemble de la société ». Et Aurélie Gagnier, porte-parole du FSU-Snuipp au niveau national, d’ajouter : « Ce cas tragique montre des problématiques systémiques liées à la santé et la sécurité des personnels et relatif aux suicides dans l’enseignement. »

    Une enquête administrative sur le décès de Caroline Grandjean-Paccoud a été diligentée par le ministère de l’Éducation.

  • 20 ans d’un fabuleux plaidoyer pour les arts du monde arabe

    20 ans d’un fabuleux plaidoyer pour les arts du monde arabe

    Voilà 20 ans, cette année, que le festival Arabesques, porté par l’association Uni’sons, implantée au cœur du quartier populaire de la Paillade, invite à une immersion dans les arts du monde arabe, célébrés dans toute leur diversité. La musique, bien sûr, de la pure scène traditionnelle à la scène contemporaine, mais aussi le théâtre, les contes, la danse ou encore l’humour… Un véritable plaidoyer, porteur « de toutes les valeurs autour de la transmission, du rassemblement, de la coexistence pacifique. Montrer que c’est possible, que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise », résume Habib Dechraoui.

    « Quand on a créé Arabesques, le but était de travailler pour les gens qui sont le plus éloignés de la culture. Car je reste persuadé que ce sont eux qui en ont le plus besoin », confie le directeur de ce festival qui reste très peu cher comparé aux manifestations du même acabit. Tout le travail de médiation, de lien opéré par Uni’sons durant toutes ces années a porté ses fruits. « Je pense que nous sommes le festival le plus mixte en termes de public », assure Haboib Dechraoui. La médina éphémère d’Arabesques, cœur battant du festival niché sous les pins du domaine d’O, « est à l’image de la société actuelle. Un public mixte, jeune, âgé, familial… Ça, ça se travaille, ça se monte avec des convictions », insiste-t-il.

    Oum Khaltoum et Rachid Taha

    Cette 20e édition « sera marquée par la gratitude, la transmission et l’audace ». La gratitude envers ces artistes fidèles, amis du festival : Dhafer Youssef, l’Orchestre national de Barbès, Natacha Atlas, Hervé Koubi, Orange Blossom, Le Comte de Bouderbala, Jihad Darwiche, Labess…

    La transmission, elle, prendra la forme de deux hommages. Le premier sera dédié à Oum Kalthoum, « la plus grande icône de la musique arabe », dont 2025 marque les 50 ans de la disparition. Pas moins de cinq rendez-vous lui seront consacrés, notamment en ouverture du festival le 9 septembre à l’opéra Comédie, avec la chanteuse tunisienne Dorsaf Hamdani et le lendemain, 10 septembre au même endroit, à travers cette fois un spectacle dansé. À noter également, le 20 septembre au théâtre Jean-Claude Carrière, l’hommage du groupe Love and Revenge, qui présentera un projet autour de Oum Khaltoum.

    L’autre grande figure mise à l’honneur est Rachid Taha, « le défricheur, le transgressif, le rockeur made in Casbah ». Un grand concert-création lui est consacré (13 septembre, amphi d’O), qui réunira son ami rockeur Rodolphe Burger et le « Couscous clan », comme Rachid Taha aimait à appeler ses musiciens (Justin Adams, Sofiane Saidi, Yousra Mansour, Hakim Hamadouche, Franck Mantegari, Kenzi Bourras…)

    Après un focus Palestine l’an dernier, Arabesques a choisi, cette année, de mettre en lumière l’effervescence de la scène artistique marocaine, en partenariat avec la fondation Hiba. « Pas moins de 10 groupes marocains figurent dans la programmation », indique Habib Dechraoui. La nouvelle scène y est bien représentée, à découvrir notamment lors de la soirée Arabesques Sound System organisée le 11 septembre sur le toit du Corum. Najat Aâtabou, diva de la musique chaâbi marocaine, donnera un concert exceptionnel pour les 20 ans d‘Arabesques le 14 septembre à l’amphithéâtre d’O. À ne pas manquer non plus, toujours dans ce focus Maroc, le cabaret des Cheikhats (14 septembre, théâtre Jean-Claude Carrière), « des hommes en robe, maquillés comme des divas, qui revisitent le répertoire de ces femmes libres mais marginalisées, qui dénoncent les injustices et offrent l’ivresse des chants et des danses du patrimoine populaire marocain. Un hommage plein d’aplomb, qui brise des tabous toujours vivaces. »

    Cette édition anniversaire sera également l’occasion de découvrir en avant-première plusieurs nouveaux albums : celui du maître du oud, vocaliste et compositeur Dhafer Youssef (19 septembre, amphithéâtre d’O) ; celui de la chanteuse égypto-anglaise Natacha Atlas, qu’elle présentera à l’issue d’une résidence d’une semaine au domaine d‘O (12 septembre théâtre JC Carrière) ; celui du chanteur Labess, qui propose, avec son groupe aux origines multiples, une sorte de gypsy-chaâbi (21 septembre théâtre JC Carrière) ; enfin celui de l’Orchestre national de Barbès, qui fête cette année ses 30 ans et se produira en clôture du festival (21 septembre, amphi d’O). En tout, une bonne centaine d’artistes sont attendus pour célébrer, à rebours des cloisonnements, le lien, le partage, la diversité.

  • Le Festival de Quatuors à cordes fête ses 50 ans

    Le Festival de Quatuors à cordes fête ses 50 ans

    Au total, 13 concerts, 46 interprètes et 10 prestigieux quatuors venus d’Italie, de France et d’Autriche, se succèdent en Vaucluse pour marquer cet anniversaire. Avec la thématique « Remonter le temps de 50 ans en 50 ans », les spectateurs voyagent de 2025 jusqu’aux origines du quatuor à cordes, né en 1775, en passant par Mozart, Beethoven, Brahms, Ravel et bien d’autres.

    Pour ouvrir ce deuxième et dernier week-end, le Quatuor Van Kuijk, déjà salué sur les plus grandes scènes internationales, interprétera Mozart et Mendelsshohn ce samedi 23 au soir, à l’abbaye Silvacane de la Roque d’Anthéron.

    Dimanche, l’église Saint-Sébastien de Goult accueille le Quatuor Métamorphoses, avec l’intensité spirituelle des Sept dernières paroles du Christ en croix de Haydn. Le Festival s’achèvera le 31 août à Cabrières d’Avignon où le Quatuor Diotima proposera un programme audacieux, allant de la compositrice contemporaine Misato Mochizuki à Ravel. Entre ces dates, les formations Modigliani et Hernani viendront, elles aussi, rappeler la richesse de la musique de chambre, un genre qui n’a cessé de se réinventer au fil des siècles. La première semaine de concerts a été un succès, selon, Isabelle Roz, chargée de la communication du festival. « Cela s’est très bien passé. On a eu de beaux concerts. Pour cette deuxième semaine, on a encore des lieux et des quatuors à découvrir. » confie-t-elle.

    Création contemporaine

    Depuis 10 ans, le Festival reste fidèle à sa mission de création contemporaine. Cette année, c’est au tour de Corentin Apparailly d’être mis en lumière avec une création pour piano et cordes, rendant hommage aux musiciens du Titanic et à leur ultime morceau joué dans la nuit du naufrage : « Nearer, My God, to Thee ».

    Le 29 août, à l’église Saint-Vincent de Cabrières d’Avignon, le Festival saluera la mémoire du compositeur Bruno Ducol, disparu en janvier 2024 avec un quatuor vocal composé de Laura Holm, Jonas Vitaud, Matthieu Marie et Arnaud Lassus. Ils interpréteront les créations de Bruno Ducol aux côtés de Debussy, Schubert ou encore Liszt.