Tag: Hockey-sur-glace

  • Les Spartiates de Marseille dos au mur avant le match 4

    Les Spartiates de Marseille dos au mur avant le match 4

    Après les deux victoires des Boxers de Bordeaux sur leur glace (3-2 t.a.b et 3-0), les Spartiates de Marseille se devaient de réagir, mardi soir, pour leur retour à domicile, à l’occasion du troisième match des quarts de finale de play-offs. Mais les hockeyeurs phocéens ont une nouvelle fois trouvé le chemin de la défaite (3-4 a.p.), permettant ainsi aux Girondins de mener trois à zéro dans cette série.

    Les protégés de Luc Tardif ont pourtant été entreprenants dès les premières minutes de jeu, où ils n’ont pas hésité à multiplier les offensives face à la cage de bordelaise. Cet état d’esprit conquérant a rapidement porté ses fruits, avec l’ouverture du score du défenseur et assistant-capitaine Fabien Bourgeois (1-0, 6’).

    Malgré une égalisation girondine (1-1, 11’), les hockeyeurs marseillais ont repris l’avantage grâce à un sublime tir de loin signé par l’attaquant tchèque Jan Dufek (2-1, 17’).

    Galvanisés par le soutien de leurs supporters, les Spartiates ont été freinés dans leur dynamique à cause d’une longue interruption de 40 minutes avant de débuter le deuxième tiers-temps : un trou s’est formé dans la glace et a dû être comblé. Fait qui s’est d’ailleurs reproduit en plein milieu de la deuxième période, suspendant la rencontre pendant près de 50 minutes.

    Selon les techniciens de l’enceinte, la surfaceuse était mal réglée depuis le début de la journée. Suite à un problème électronique, trois centimètres de glace ont été raclés, au lieu d’un demi centimètre, ce qui a fragilisé la glace par endroit.

    Ces longues pauses n’ont toutefois pas empêché un beau spectacle de se produire par la suite. Passant à côté de leur premier power-play (phase de supériorité numérique), les Spartiates se sont retrouvés quelques minutes plus tard en situation d’infériorité numérique et ont vu les Boxers égaliser (2-2, 30’).

    Mais ce n’était sans compter sur le défenseur tricolore Yohan Coulaud, qui a permis aux Marseillais de reprendre le dessus au tableau d’affichage (3-2, 32’). Les Spartiates se sont de nouveau retrouvés en supériorité numérique à la fin du deuxième tiers-temps, mais toujours sans succès. Un point qu’ils devront rectifier dès ce mercredi pour le quatrième match de la série. Les Bordelais, portés par l’efficacité offensive de Mathieu Pompei, ont recollé au score deux minutes avant la fin de la deuxième période (3-3, 39’).

    Malgré deux power-play dans le dernier tiers-temps, les hockeyeurs phocéens n’ont pas réussi à faire la différence dans le temps réglementaire. Les prolongations ont été de très courte durée : en 18 secondes, Tommy Giroud a planté le but décisif. Pour la plus grande joie des Boxers et la plus grande tristesse des courageux spectateurs qui sont restés jusqu’au bout de la désillusion.

    Camille Kadoum

    ————————————————————————————

    MARSEILLE 3
    BORDEAUX 4
    3e match des quarts de finale de play-offs – Ligue Magnus
    Tiers-temps : 2-1, 1-1, 0-0
    Au Palais Omnisports Marseille Grand-Est (4 545 spectateurs)
    Arbitres : MM. Cregut et Herrault

    Buts pour Marseille : Bourgeois (5’18, ass. Colotti), Dufek (16’40, ass. Coulaud et Bourgeois), Coulaud (31’01, ass. Cantagallo et Asten)

    Buts pour Bordeaux : Pompei (10’35, ass. Boscq et Ouellet Beaudry ; 38’02, ass. Boscq), Morin (29’38, ass. Giroux), Giroud (60’18, ass. Lamarche)

    MARSEILLE : Kasik, Gourdin – Coulaud, Ruusu, Corvez, Cantagallo, Bourgeois (ass), Lindgren – Wong, Gonnard, Joubert, Asten, Colotti (cap), Dair, Dufek (ass), Welsh, Da Costa, Valtonen. Entraîneur : Luc Tardif

    BORDEAUX : Papillon, Dubeau – Boscq, Tournier, Pageau, Kindl, Lamarche, Ouellet Beaudry – Guidoux, Guillaume (ass), Tomasino, Pompei (ass), Poudrier (cap), Ragot, Puffer, Bruche, Giroux, Rambelo, Morin, Farnier. Entraîneur : Olivier Dimet

  • Les Spartiates de Marseille veulent se racheter devant leurs supporters

    Les Spartiates de Marseille veulent se racheter devant leurs supporters

    L’heure a sonné pour les hockeyeurs marseillais. Menés deux à zéro dans leur série des quarts de finale de play-offs face aux Boxers de Bordeaux, ils vont devoir profiter du double retour à la maison pour réduire l’écart au tableau d’affichage. Et ainsi aller de l’avant après les deux désillusions sur la glace girondine. « Le premier match a été serré sur le plan du score, parce qu’on a été solidaires défensivement et que Libor (Kasik, le gardien) a fait un match excellent, mais on a été dominés dans pas mal de parties du jeu, mais pas parce qu’on a été un peu approximatifs avec le palet », déplore Luc Tardif, l’entraîneur des Spartiates de Marseille, conscient que ses protégés n’ont passé que huit minutes en zone offensive, « ce qui est très faible », contre vingt-quatre minutes pour les Boxers de Bordeaux. Cela ne les a pas empêchés d’inscrire deux buts, sur des situations de power-play (supériorité numérique), pour aller en prolongations (défaite aux tirs au but).

    Avantage maison

    « Au bout du compte, on aurait pu aller chercher cette victoire », martèle le technicien marseillais, frustré d’être passé à côté d’une superbe opportunité dès le premier match de la série. Malgré un score plus lourd dans le deuxième match (3-0), les Spartiates ont montré plus de solidité dans tous les aspects. « On retourne à la maison avec des certitudes défensives, mais il va falloir qu’on fasse mieux offensivement à 5 contre 5 », lance Tardif, qui compte sur le soutien du public marseillais pour faire la différence.

  • Les Spartiates de Marseille débutentleurs play-offs sur la glace de Bordeaux

    Les Spartiates de Marseille débutentleurs play-offs sur la glace de Bordeaux

    Bordeaux – Marseille, comme on se retrouve ! Pour la troisième fois de leur histoire, les Spartiates se sont qualifiés en play-offs de Ligue Magnus, qui opposent les huit meilleures équipes de la saison régulière. Et pour la troisième fois, ils joueront Bordeaux au premier tour. Les Marseillais ont été éliminés lors des deux précédentes séries et comptent bien bouleverser les choses, ce vendredi soir, sur le glaçon bordelais. En 2024, les Phocéens sont passés à quatre minutes de franchir un tour, mais Bordeaux avait égalisé avant de l’emporter en prolongation.

    En phase finale, les deux formations se sont donc affrontées à treize reprises. Huit matches ont tourné en faveur des Boxers et cinq pour les Spartiates. Lors de ces différentes confrontations, les hommes de Luc Tardif Jr ne se sont imposés qu’une seule fois dans leur Palais omnisports, pourtant souvent entièrement acquis à leur cause. C’était il y a deux ans jour pour jour, lors d’un succès 3-1. Depuis, ils restent sur une série de quatre défaites à domicile.

    Trois buts par match encaissés cette saison

    La différence de buts est d’ailleurs nettement en faveur des Girondins. 13 matches, 37 buts marqués et 23 encaissés. Près de trois buts par rencontre concédés sur les deux séries, soit exactement le ratio des Spartiates, cette année, lors de la saison régulière. Il faudra sans doute resserrer les rangs pour espérer enfin dépasser ce premier tour des play-offs version 2025-2026. Les premiers éléments de réponse arriveront dans les prochaines 24 heures, avec deux face-à-face Bordeaux-Marseille, avant un retour dans les Bouches-du-Rhône, la semaine prochaine.

  • [Entretien] Quentin Papillon : « Une rivalité s’est installée entre nous et les Spartiates  »

    [Entretien] Quentin Papillon : « Une rivalité s’est installée entre nous et les Spartiates  »

    Troisième saison en Ligue Magnus, troisième qualification pour les play-offs et troisième confrontation de suite face aux Boxers de Bordeaux pour les Spartiates de Marseille. Défaits à chaque campagne, les hockeyeurs phocéens comptent bien prendre leur revanche face au portier bordelais, Quentin Papillon.

    La Marseillaise : Malgré un début de saison compliqué, vous terminez quatrièmes du championnat. Quel bilan tirez-vous de cette saison régulière ?

    Quentin Papillon : On a été happés par une spirale négative au début, mais on a trouvé un peu plus de régularité par la suite. Je pense que nos premières défaites, face à de grosses équipes du championnat, ont installé du doute dans la tête de nos joueurs. Heureusement, ça ne nous a pas empêchés de bien nous classer et d’avoir l’avantage du terrain pour les quarts de finale.

    Vous allez affronter les Spartiates pour la troisième fois d’affilée en quarts de finale des play-offs. Est-ce un avantage à vos yeux ?

    Q.P. : On connaît bien les Spartiates, mais c’est une équipe qui a toujours modifié son effectif. Il reste quelques joueurs de la première saison, mais ils sont assez minoritaires. Aujourd’hui, une rivalité s’est installée entre nous et les Spartiates. C’est ce qui va donner une saveur particulière à ce 3e quart de finale de suite.

    Vous les avez battus à trois reprises en quatre confrontations cette saison. Quel est, selon vous, le point fort de cette équipe marseillaise ?

    Q.P. : Ils sont capables d’avoir un gros impact physique et possèdent un power-play (séquence en supériorité numérique) assez efficace. Il va falloir que l’on se montre disciplinés et qu’on fasse attention à ne pas prendre trop de pénalités.

    Plus de 5 000 spectateurs seront attendus dans les tribunes du Palais Omnisports Marseille Grand-Est pour les matches 3 et 4. Est-ce que cet engouement vous impressionne ?

    Q.P. : C’est vrai qu’il y a toujours une grosse ambiance quand on débarque à Marseille, même si pour nous, il y a forcément un peu plus d’animosité. Mais ça reste très plaisant, beaucoup plus plaisant que de jouer dans une patinoire à moitié vide.

    Programme des quarts de finale :

    Match 1 – Vendredi 13 mars, à Bordeaux

    Match 2 – Samedi 14 mars, à Bordeaux

    Match 3 – Mardi 17 mars, à Marseille

    Match 4 – Mercredi 18 mars, à Marseille

    Match 5 (si nécessaire) – Samedi 21 mars, à Bordeaux

    Match 6 (si nécessaire) – Lundi 23 mars, à Marseille

    Match 7 (si nécessaire) – Mercredi 25 mars, à Bordeaux

  • Un dernier match à la maison pour les Spartiates avant d’attaquer les play-off

    Un dernier match à la maison pour les Spartiates avant d’attaquer les play-off

    Dernière ligne droite pour les Spartiates. Les hockeyeurs marseillais n’ont plus que deux journées à disputer avant de se diriger vers les play-off, où ils ont déjà acquis leur ticket depuis plusieurs semaines.

    Pour cet avant-dernier match de la saison régulière, le dernier au Temple, ils défient les Rapaces de Gap, bons derniers de Ligue Magnus et condamnés à jouer les play-out en compagnie de Chamonix Mont-Blanc, Anglet et Cergy-Pontoise. Un adversaire à ne pas prendre à la légère selon Luc Tardif : « Pour avoir vu leur dernier match face à Briançon, on va devoir faire un gros match pour l’emporter », prévient l’entraîneur marseillais, persuadé que les Gapençais, qui se sont inclinés en prolongations, « n’ont pas démérité » et ont même « vraiment dominé » leurs adversaires avec 50 tirs à 20.

    Avantage convoité

    Les Spartiates pourront compter sur le retour de suspension de Fabien Colotti, mais déplorent toujours cinq blessés : Micke-Max Asten, Emil Tavernier, Tyler Wong, Albin Lindgren et Noa Nsonsa-Kitala.

    « L’équipe est un peu décimée, mais l’état d’esprit est excellent », assure Luc Tardif, qui devra affronter « une grosse équipe », peu importent les scénarios en cette fin de saison. « On va essayer d’aller chercher cette quatrième place », lance le technicien phocéen, conscient que l’avantage du terrain est « absolument important ». Mais cela dépendra en grande partie des prestations de Bordeaux, leur probable futur adversaire au premier tour des play-off.

  • S’initier aux sports d’hiver au village sportif de l’hôtel du Département

    S’initier aux sports d’hiver au village sportif de l’hôtel du Département

    Les chutes étaient nombreuses. Les jeunes collégiens des Bouches-du-Rhône ont pu tester le ski et différentes disciplines des sports d’hiver à l’occasion de la tournée « Provence Terre de Sports ». Le village sportif, hébergé à l’Hôtel du département, se tient jusqu’à vendredi.

    Bobsleigh, patinoire, curling, biathlon…

    « Un clin d’œil aux Jeux olympiques » de Milano-Cortina, décrit Martine Vassal, la présidente (DVD) du département et candidate à la mairie de Marseille. Dans le grand hall de l’Hôtel du département, chaque stand abrite un sport. Les animateurs accompagnent les jeunes dans ces activités organisées, pour certaines avec des simulateurs.

    Snowboard, bobsleigh, patinoire, curling, biathlon, handisport, e-sport et réalité virtuelle, ou encore « le ski, le hockey sur glace », testés par cette famille d’Isère en vacances. Les enfants ont leur préféré « la luge ! ». Pour la première fois, ils ont pu tester ces sports. « Une super initiative », estime leur mère Julie. « Nous on vient d’Isère, là où il y a les stations de ski, mais on n’a pas ça. Donc on se dit que ce serait bien d’en organiser dans notre département », lance-t-elle, avant de se diriger vers la patinoire à la demande de sa fille « Maman, je veux faire du patin à glace ! ».

    L’édition d’hiver « est inédite pour le département », rappelle les organisateurs de l’événement, et c’est aussi l’occasion de « réunir les générations à travers le sport ». Enfants, parents, personnes âgées, ces animations se destinent à tous. Cette semaine, 500 personnes sont attendues chaque jour. Un lieu convoité par les collèges et centres de loisir, mêlant activités sportives et éducation. L’objectif premier est de « faire connaître », insiste Martine Vassal, « et de permettre aux jeunes de découvrir des sports qui ne connaissent pas particulièrement et des disciplines qui n’auraient pas l’habitude de pratiquer ».

    À visée pédagogique

    Un objectif partagé par Adrien, éducateur familial au sein de SOS Villages d’Enfants, bénévole au stand de la Fédération française de Hockey sur glace. Ayant un enfant au club de hockey des Spartiates, il trouve le projet « génial ». Le bénévole appelle à la participation des écoles primaires, car « pour le hockey, c’est mieux de débuter étant petit ». Adrien perçoit ce village comme une réelle opportunité d’attirer les jeunes vers une carrière sportive. Les visiteurs pourront rencontrer les joueurs de hockey sur glace des Spartiates de Marseille ce vendredi 13 février à 14h30. La semaine prochaine, la tournée « Provence Terre de Sports » poursuivra son chemin dans le département. La présidente des Bouches-du-Rhônes détaille : « Ce village de sport va sillonner les communes qui le souhaitent pour faire connaître les épreuves olympiques. »

  • [Entretien] Enzo Cantagallo, hockeyeur de Marseille : « Il y a de la pression ! »

    [Entretien] Enzo Cantagallo, hockeyeur de Marseille : « Il y a de la pression ! »

    La Marseillaise : Que ressentez-vous à l’idée de représenter la France, en hockey sur glace, pour ces JO ?

    Enzo Cantagallo : C’est beaucoup de fierté. Je suis très fier de représenter notre pays sur la plus grande des scènes. Mes collègues des Spartiates étaient contents pour moi et m’ont félicité ! Il y a de la pression, c’est une très grosse compétition avec de gros adversaires, mais la fierté de représenter mon pays dans le sport que je fais depuis tout petit passe devant. On a tous fait beaucoup de chemin dans l’équipe pour en arriver là.

    Comment se déroule votre arrivée au village olympique ?

    E.C. : On est arrivé sur place, à Milan, lundi en fin de journée, au village olympique. On prend nos marques, c’est bien qu’on y soit un peu avant le début. Il y a l’effervescence des Jeux, on en prend un peu plein la vue, entre le village, les autres athlètes, les installations et la patinoire. On a eu une semaine pour se mettre dans le bain et s’acclimater. Tout le monde avance dans la même direction dans l’équipe, j’ai vraiment hâte du début. Pour l’instant, on a commencé les premiers entraînements.

    Ces entraînements justement, sont-ils particulièrement intenses ?

    E.C. : On s’est entraîné le matin, ces derniers jours. Après un bon échauffement, on monte sur la glace pendant une heure, puis on retourne au village pour des meetings techniques avec le staff et des séances en salle de musculation. Ils nous donnent aussi un peu temps pour visiter le village et profiter ! Le hockey sur glace, c’est très intense. En match, on reste sur la glace 45 secondes avant chaque changement et on tourne sur trois périodes de 20 minutes. Pas plus de 45 secondes parce qu’après on est trop fatigué. Il faut de la force pour exister dans les duels. C’est pour ça qu’on travaille particulièrement nos adducteurs, hanches et épaules pour les contacts.

    Votre premier match est programmé mercredi, contre la Suisse. Comment appréhendez-vous ce rendez-vous et les suivants ?

    E.C. : Les trois équipes qu’on va jouer, Suisse, République tchèque et Canada, sont vraiment de très grosses nations. La Suisse et la République tchèque se sont rencontrées en finale des championnats du monde récemment. Le Canada, c’est l’une, si ce n’est la meilleure nation du monde, avec quelques-uns des meilleurs joueurs de la planète. Il y aura beaucoup d’adversité, ça va être quelque chose !

    Ces JO sont-ils aussi un moyen de mettre davantage en lumière votre sport ?

    E.C. : On a un rôle à jouer pour médiatiser le hockey sur glace en France. Le sport est en plein développement et on voit de plus en plus de monde dans les patinoires. D’ailleurs, c’est la première fois que l’équipe de France féminine est présente, et nous, les hommes, notre dernière participation remonte à 2002. C’est à nous de se servir de cet événement pour bien représenter le hockey français et amener de la médiatisation en France par nos performances notamment. On est sur une bonne lancée parce qu’il y a aussi, en 2028, les championnats du monde puis les JO 2030 organisés en France.

  • Les Spartiates encaissent un quatre à la suite contre Rouen

    Les Spartiates encaissent un quatre à la suite contre Rouen

    La réception des Dragons de Rouen n’est jamais un jour comme les autres pour les Spartiates de Marseille et leurs supporters. Considérée comme l’une des meilleures équipes françaises, avec les Brûleurs de Loups de Grenoble, la formation normande a débarqué dans la cité phocéenne avec le statut d’épouvantail.

    « On n’a toujours pas digéré les trois énormes défaites face à eux cette saison », martèle Antoine, un Toulonnais qui a chopé « le virus Spartiates ». Il n’a pas encore manqué un seul match à domicile de ses nouveaux héros cette saison. « C’est encore une jeune équipe, faut créer quelque chose sur le long terme. C’est déjà beau ce qu’ils ont réussi sur ces trois saisons », souligne-t-il, parfois frustré parce que les Marseillais n’ont pas encore « l’étoffe d’une grosse équipe ». Surtout face aux grosses cylindrées du championnat. « On va se prendre une tôle », annonce Mathieu, abonné depuis le début de la saison après avoir découvert par hasard qu’il y avait un club de hockey sur glace évoluant au plus haut niveau national. Sa prédiction s’est avérée plutôt juste : les pensionnaires rouennais ont rapidement ouvert le score, même si les protégés de Luc Tardif ont tout de même montré du répondant lors du premier tiers-temps.

    Patience pour les play-offs

    Les Dragons, plus expérimentés, ont repris confiance en deuxième période, malgré une défense solide des Spartiates, parfois dangereux offensivement face à la cage normande, bien gardée par un Macmillan Carruth plutôt serein. « On y croit toujours, mais ça s’annonce difficile », lance Amandine, dévastée lorsque ses « chouchous » ont subi trois buts supplémentaires qui ont propulsé les Rouennais vers la victoire. Impatiente de voir les hockeyeurs marseillais en play-offs, elle devra patienter encore un peu avant de pouvoir fêter leur qualification officielle.

    MARSEILLE  0

    ROUEN 5

    36e journée – Ligue Magnus

    Tiers-temps : 0-1, 0-1, 0-3

    Palais omnisports de Marseille (4 919 spectateurs)

    Arbitres : MM. Martin et Laboulais

    Buts : Yeo (13’), Regush (38’, 51’), Simonsen (42’), Lafrance (50’) pour Rouen

    Pénalités : Welsh (14’), Coulaud (23’), Lindgren (26’), Dufek (40’), Joubert (49’) pour Marseille ; Nesa (17’), Chakiachvili (25’), Holway (29’), Yeo (40’) pour Rouen

    MARSEILLE : Kasik, Gourdin – Coulaud, Corvez, Cantagallo, Bourgeois (A), Lindgren, Petersson – Gonnard, Joubert, Asten, Bouvet, Colotti (C), Dair, Dufek (A), Welsh, Valtonen, Stromberg, Nsonsa Kitala.

    Entraîneur : Luc Tardif

    ROUEN : Mugnier, Carruth – Holway, Roy, Schmitt, Yeo (A), Bouramman, Chakiachvili (A) – Nesa, Lavoie, Colomban, Perret, Lafrance, Rech, Simonsen, Lamperier (C), Tessier, Gresock, Vigners, Regush.

    Entraîneur : Csaba Szeleky

  • [Entretien] Luc Tardif : « On a resserré l’écart entre le Top 4 et le reste de la Ligue »

    [Entretien] Luc Tardif : « On a resserré l’écart entre le Top 4 et le reste de la Ligue »

    La Marseillaise : Vous êtes cinquièmes du championnat (20 victoires et 15 défaites), après avoir passé les trois quarts de la saison régulière. Êtes-vous satisfait du rendement global de votre équipe jusqu’ici ?

    Luc Tardif : En termes de points, on est déjà bien au-dessus, en avance, par rapport aux années précédentes. L’objectif, c’était vraiment d’être proche du top 4. On l’est encore, même s’il y a un petit écart quand même qui s’est créé ces derniers matches avec Bordeaux. L’idée, c’était, jusqu’à la fin de l’année, d’essayer de pouvoir accrocher le Top 4. Donc, on est encore dans les clous sur ce point-là. C’est positif. Après, en termes de contenu de match, ça a manqué de constance cette année. Il y a des matches contre des équipes du Top 4 où on n’a pas été assez compétitifs. On va dire que c’est cet aspect-là qui me dérange un peu. Même si on a fait, par exemple, de grosses victoires contre Grenoble, je trouve que contre Bordeaux, contre Rouen, contre Angers, on n’a pas eu la compétitivité souhaitée en début d’année. Je dirais que je suis satisfait sur le plan comptable. Mais, je pense qu’on n’est pas encore à notre plein potentiel. Je pense qu’on est capable de faire mieux.

    Votre effectif a récemment été bouleversé avec trois départs de joueurs majeurs (Myllymaa, Lavoie et Thompson) et autant d’arrivées soudaines (Wong, Asten et Valtonen). Comment faites-vous pour gérer deux saisons en une ?

    L.T. : En début de saison, on avait des joueurs avec des qualités offensives. Des qualités vraiment intéressantes, comme Alexandre Lavoie ou Brad Thompson. Mais ça ne fitait pas sur d’autres aspects du jeu. J’ai une certaine exigence sur l’intensité, sur le grid, sur la partie défensive. Ce sont, pour moi, des éléments essentiels pour pouvoir performer et aller chercher des titres. Ça ne fitait pas. Ce n’est pas la question de savoir si ce n’étaient pas de bons joueurs. Bien sûr que c’étaient de bons joueurs et de bons professionnels. Je n’ai rien à leur reprocher, mais ça ne fitait pas avec ce que nous, on voulait faire. L’ajustement de l’équipe a été fait dans ce sens-là. Sur les 4-5 derniers matches, j’adore l’état d’esprit de l’équipe. On aura peut-être moins de talent que les équipes du top 4. Ce qu’on veut, c’est essayer d’avoir plus de grid, plus d’intensité, plus de vitesse. Essayer d’être plus compétitif.

    Le Top 4 est d’ores et déjà qualifié pour les playoffs. Ça devrait être bientôt votre tour…

    L.T. : Je n’ai pas fait des comptes par rapport à ça. Il ne nous faut pas grand-chose pour être qualifié pour les playoffs. De toute façon, notre objectif, c’était ça. Évidemment, on avait en tête de se placer le mieux possible. Pourquoi pas essayer d’accrocher un Top 4 pour avoir l’avantage de la glace. Ce que je trouve positif, c’est qu’on a toujours été dans le groupe pour ce Top 4. On l’est toujours encore, même s’il y a un petit écart qui s’est créé avec Bordeaux. On l’est quand même toujours encore. Ça, c’est une grosse différence par rapport à l’année dernière et l’année d’avant. L’année d’avant, il y avait un gros écart entre le Top 4 et le reste. Là, on l’a resserré. Ça, c’est positif. Je pense que ça vient d’une plus grande constance dans nos résultats, notamment dans les équipes qui se sont placées derrière nous. Comme je disais, la déception pour moi, c’est qu’on n’a pas été assez compétitifs dans les matchs, dans les confrontations directes face à ces équipes du top 4, excepté Grenoble, où la balance est positive. Le reste, la balance est négative. Mais on est encore dans le coup.

  • Les Spartiates affrontent des Ducs en grande forme

    Les Spartiates affrontent des Ducs en grande forme

    Le défi est loin d’être impossible à relever, mais il s’annonce particulièrement de taille. Les Spartiates de Marseille, cinquièmes de Ligue Magnus, s’apprêtent à défier les Ducs d’Angers, troisièmes du championnat, ce mercredi (à 19h), à l’occasion de la 34e journée. Invaincus sur leurs cinq dernières rencontres de Magnus, les Angevins ont connu leur dernière défaite dans cette compétition le 23 décembre, face aux Brûleurs de Loups de Grenoble. « C’est un bon match test avec les play-offs qui se dessinent devant nous », soutient Fabien Colotti, capitaine de la formation phocéenne, conscient que cette équipe angevine peut être un futur adversaire à la suite de la saison régulière. Cette saison, les Marseillais n’ont toujours pas réussi à s’imposer face à eux, malgré trois tentatives où le score s’est révélé serré à chaque fois, dont une confrontation qui s’est prolongé jusqu’aux tirs au but. « C’est justement une source de motivation à nos yeux », glisse l’attaquant international français âgé de 29 ans, persuadé que des « systèmes bien appliqués » et des « efforts collectivement soutenus » peuvent leur offrir leur 20e victoire de la saison. Les Spartiates, qui restent sur une défaite sur la glace des rapaces de Gap, affichent de très bons résultats à domicile. Ils ont notamment été victorieux à six reprises sur leurs neuf dernières journées dans leur Temple.

    Qualification pour les play-offs dans le viseur

    Entre temps, Luc Tardif, l’entraîneur marseillais, a vu trois de ses protégés faire leur valise : le Finlandais Kalle Myllymaa et les Canadiens Alexandre Lavoie et Brett Thompson, casque d’or du groupe phocéen. Avec son demi-frère Jonathan Zwikel, directeur général des Spartiates, ils se sont employés à palier ces départs, avec le recrutement des Finlandais Micke-Max Asten et Julius Valtonen. Avec ces nouveaux éléments, les Marseillais envisagent et visent la qualification pour les play-offs. Elle pourrait arriver plus vite que prévue.

    34e journée de Ligue Magnus

    À 19h, au Palais omnisports
    de Marseille.