Tag: Hockey-sur-glace

  • Sasha Djigaouri a fait un pacte avec les Diables rouges

    Sasha Djigaouri a fait un pacte avec les Diables rouges

    Il va revenir là où tout a commencé pour lui. Sasha Djigaouri (23 ans), défenseur des Diables rouges de Briançon, sera présent sur la glace du Palais omnisports de Marseille, ce mercredi (20h15), pour y affronter ses anciens coéquipiers des Spartiates, lors de la sixième journée de Ligue Magnus. « J’ai hâte de revoir tout le monde, j’en garde de super souvenirs », confie celui qui a porté le maillot phocéen entre 2023 et 2025. « C’est le premier club de Magnus a m’avoir donné du temps de jeu », souligne-t-il avec beaucoup de reconnaissance, malgré une fin d’aventure dans la cité phocéenne qui n’a pas été à la hauteur de ses attentes.

    « Je comprends que j’avais moins de temps de jeu en tant que jeune. Surtout au moment où le club a pris plus d’ampleur et où de meilleurs joueurs sont arrivés », analyse Djigaouri, conscient qu’il devait voguer vers de nouveaux horizons s’il voulait davantage s’exprimer sur la glace. « Il valait mieux que je parte pour avoir du temps de jeu ailleurs, plutôt que de rester à Marseille pour être le septième défenseur du groupe. »

    Au lendemain des play-offs, Sasha Djigaouri a reçu un appel de Pierre Bergeron, l’entraîneur des Diables rouges de Briançon. « Il m’a directement dit qu’il me voulait pour la saison 2025-2026 », souligne le défenseur, qui avait déjà évolué sous ses ordres à Chambéry, trois saisons plus tôt. « Il voulait me donner la confiance que Marseille ne m’a pas donnée lors de la fin d’aventure avec eux. Il voulait vraiment que je me développe à Briançon. Je savais que c’était le bon choix pour moi », poursuit le natif de Saint-Martin-d’Hères (commune limitrophe de Grenoble), persuadé « qu’avoir du temps de jeu en match vaut tout l’or du monde ».

    Au sein de la cité Vauban, Sasha Djigaouri évolue désormais avec Aurélien Chausserie-Laprée, un autre ancien pensionnaire des Spartiates. « C’est quelqu’un qui est très dévoué au hockey. Il apporte beaucoup dans un groupe, grâce à son très bon esprit d’équipe et son leadership », loue son coéquipier au sein de la même paire défensive. Il fait d’ailleurs parti de ceux qui l’ont convaincu de porter le maillot rouge et blanc.

    « Quand je jouais contre lui, je voyais qu’il était installé à Briançon et qu’il avait du temps de jeu. Il m’a rassuré sur le fait de signer à Briançon, c’est un défenseur solide. On échange beaucoup et j’aime jouer avec lui. Il a été un bon repère quand je suis arrivé », note Djigaouri, qui attend désormais de vivre sa première victoire avec les Diables rouges.

  • Les Spartiates face au défi niçois

    Les Spartiates face au défi niçois

    Les Spartiates de Marseille ne quittent plus la compétition. Un cinquième match en deux semaines se profile avec ce court déplacement dans l’antre des Aigles de Nice. La patinoire Jean-Bouin, en plein cœur de la cité azuréenne, accueille ce choc de la Méditerranée, comptant pour la 5e journée de Synergie Ligue Magnus. Chez leur voisin niçois, les Marseillais comptent bien poursuivre leur dynamique positive. Trois victoires satisfaisantes, une seule défaite, mais sur la glace de l’un des favoris au titre national en fin de saison : les Dragons de Rouen. Hormis ce faux pas en Normandie, les hommes de Luc Tardif ont parfaitement géré leurs confrontations contre Anglet, Gap et Cergy-Pontoise.

    Appliqués, les Spartiates ont construit leurs victoires lors de chaque tiers-temps. De l’assurance devant leur public, avec un Pomge toujours aussi plein, et une solidité affichée lors du voyage en terres gapençaises.

    Une équipe centrée sur elle-même

    Du staff aux joueurs, tous étaient heureux de la préparation estivale. Une montée en puissance physique, technique et des hockeyeurs prêts pour l’entame du championnat. Le fait de se centrer sur eux-mêmes, sans se soucier trop du jeu des adversaires, fonctionne à merveille sur ces 15 premiers jours de compétition.

    Nice ne jouera, vendredi, que son troisième match de la saison, alors que Marseille entrera sur la glace pour la 5e fois. La dynamique ou la fraîcheur ? Rendez-vous, ce vendredi soir, pour connaître le vainqueur.

    5e journée de Ligue Magnus

    À 20h30 à la patinoire Jean-Bouin

  • Les Spartiates face au défi Cergy

    Les Spartiates face au défi Cergy

    Les Spartiates retrouvent leur glace après deux déplacements. Marseille accueille, ce mardi (20h30), Cergy-Pontoise pour le compte de la 4e journée de Ligue Magnus. Un adversaire qui compte actuellement le même nombre de points que les Provençaux. Les joueurs de Luc Tardif ont bien géré leur début de saison avec deux succès contre Anglet et Gap avant un revers à Rouen, mastodonte du championnat. « On a bien commencé la première semaine avec ces deux victoires. On a mis en place des choses durant la présaison et ça commence à être appliqué en match », rapporte le défenseur Enzo Catangallo.

    À Rouen, le début de match s’est « très mal passé » avant un sursaut, insuffisant pour l’emporter face aux Dragons (1-4). Comme souvent en hockey sur glace, les effectifs sont bouleversés d’une année sur l’autre. Une donnée qui rend l’analyse adverse plus complexe, surtout sur un début de saison. « Nous savons que Cergy a changé une bonne partie de leur équipe. Elle est rajeunie et va vite sur la glace », explique Enzo Catangallo. Mais les Marseillais préfèrent se concentrer sur eux, avant de penser à leurs opposants. « Nous restons plutôt focus sur nous, sur la façon dont on veut gérer le match. Peu importe l’adversaire, on essaie de jouer notre jeu. » Face à une formation prolifique (16 buts marqués en 3 matches), les Spartiates auront fort à faire, devant leur public.

    4e journée de Ligue Magnus

    À 20h30 au Pomge

    Marseille : Kasik – Petersson, Lindgren, Ruusu, Catangallo, Coulaud, Bourgeois – Dufek, Thompson, Lavoie, Colotti, Stromberg, Joubert, Dair, Myllymaa, Welsh

    Cergy : Richard, Ylönen – Coulombe, Melin, Palocsik, Müller, Shalei – Petit, Gustafsson, Perrenoud, Philip, Lee, Stella

  • Les Spartiates à Gap, histoire d’une amitié et d’une rivalité

    Les Spartiates à Gap, histoire d’une amitié et d’une rivalité

    Les Spartiates se déplacent chez un vieil ami. Pour leur premier voyage de la saison, les Marseillais se dirigent, ce mardi, vers Gap pour affronter les Rapaces (20h30). Forts de leur victoire inaugurale, vendredi, face à Anglet, les hommes de Luc Tardif veulent confirmer dans les Hautes-Alpes. Une équipe que connaît bien le capitaine phocéen Fabien Colotti, ancien joueur gapençais : « Nous les avons affrontés deux fois en préparation (une victoire et une défaite, après prolongation). Il faudra dicter le jeu, se mettre à leur intensité sur les patins car ils patinent forts. On sait qu’on est plus talentueux avec le palet, il faut maintenant le montrer. »

    En bons amis

    Gap et Marseille, c’est aussi l’histoire de deux clubs qui ont lié un partenariat pour continuer leur développement et celui de leurs joueurs. En 2019, les Spartiates deviennent club affilié des Rapaces avec, au centre de cet accord, les « licences bleues ». Concrètement, des jeunes de moins de 21 ans en manque de minutes pouvaient être prêtés à Marseille, alors en D1 (la deuxième division française). Inversement, si les Haut-Alpins étaient en pénurie dans leur effectif, ils pouvaient piocher dans celui des Marseillais, toujours avec cette limite d’âge. Quelque chose qui se fait beaucoup dans le hockey français.

    Fabien Colotti se souvient d’une anecdote à ce sujet : « Lorsque j’étais joueur à Gap, Paul Joubert jouait en 3e ou 4e ligne avec nous. Il avait été prêté à Marseille et a été l’un des artisans de leur titre de champion de D1, en 2021. » Le partenariat a été brisé en 2023 à cause de la montée en Ligue Magnus des Marseillais, mais Gap a porté le casque des Spartiates à l’occasion de deux finales de Coupe de France (perdues contre Angers puis Grenoble).

    Deux équipes qui se connaissent et qui se donnent rendez-vous ce mardi soir pour une nouvelle joute sur glace, à l’Alp’Arena de Gap.

  • Les Spartiates entrent dans l’Arène contre Anglet

    Les Spartiates entrent dans l’Arène contre Anglet

    Ils seront près de 5 000 pour assister à l’ouverture de la saison de Ligue Magnus. Au Palais omnisports, Les Spartiates reçoivent Anglet pour démarrer le championnat version 2025-2026. Marseille a vécu une intersaison intense avec un gros renouvellement d’effectif et une préparation courte, mais sans se ménager.

    « Nous finissons sur une dernière note intéressante avec cette victoire en amical contre Gap. Ce nouveau groupe est très bien, tous les changements ont été effectués pour améliorer le niveau de l’équipe », observe Fabien Bourgeois, défenseur et assistant capitaine. Au club depuis une décennie, le coach Luc Tardif s’est montré heureux de voir une amélioration du niveau de son groupe, durant la préparation. De bon augure pour cette entame de championnat. « On a progressé de semaine en semaine sur notre jeu avec le palet. Sous pression, lors du match contre Gap, on a été efficace », note l’entraîneur principal.

    Anglet arrive dans le chaudron marseillais avec un effectif également chamboulé. L’inconnue est encore grande sur leur niveau, mais Luc Tardif confie : « on a qu’une seule envie, c’est que ça commence ». Les fans locaux également.

    1ère journée de Ligue Magnus

    Coup d’envoi à 20h15 au Palais omnisports.

    Marseille : Kasik, Gourdin – Joubert, Strömberg, Dufek, Lindgren, Colotti, Bourgeois, Coulaud, Tavernier, Petersson.

    Anglet : Caron, Fleuret – Duerr, Faure, Esipov, Jalonen, Fremond – Jevpalovs, Polodyan, Munoz, Baron, Kazarine, Rousseau, Khovanov, Polcs, Quattrone

  • Les Spartiates mettent leurs cerveaux au service de la science

    Les Spartiates mettent leurs cerveaux au service de la science

    Habitués aux chocs, qu’ils soient contre la rambarde ou au contact de leurs adversaires, les hockeyeurs constituent des sujets idéaux pour une recherche dédiée aux traumatismes crâniens, plus communément appelés « commotions cérébrales », dans le monde sportif.

    Le service de neurochirurgie de l’hôpital de la Timone, dirigé par le Pr Henri Dufour, collabore depuis cet été avec les Spartiates de Marseille, dans le cadre de l’étude Crash (« Concussion Research And Screening in Hockey », que l’on peut traduire par Recherche et dépistage des commotions cérébrales au hockey). L’objectif est de « pouvoir étudier et comprendre les mécanismes de blessure et de récupération […] dans l’idée d’appliquer, ensuite, nos observations, nos recherches à la population générale », souligne Alizée Pann, neuropsychologue et coordinatrice de l’étude.

    « La question des traumatismes crâniens légers est un sujet qui nous préoccupe, car c’est une pandémie silencieuse. Le nombre de patients annuels qui ne vont pas être pris en charge sur le plan médical est considérable, parce qu’il n’y a pas de symptômes visibles », insiste-t-elle.

    Batterie de tests

    « En conséquence, on ne consulte pas ou on va juste aux urgences, où l’on fait face à des examens de base qui sont globalement normaux et rassurants, puis on rentre chez soi. Pourtant, les symptômes sont gênants dans la vie quotidienne et peuvent créer une forme de handicap invisible. »

    Les hockeyeurs marseillais ont déjà réalisé la première phase de l’étude Crash, qui consiste en un état des lieux, avant la saison, au travers d’une batterie de tests : une IRM cérébrale 7 Tesla, qui a pour objectif de « détecter les anomalies microstructurelles qui seraient non visibles avec des techniques classiques comme une IRM 1.5. ou un scanner », un bilan neurologique et neuropsychologique complet, un OCT (tomographie par cohérence optique), « un examen d’imagerie qui permet d’observer les différents composants de l’œil, de visualiser la forme et l’épaisseur des cellules de la rétine et du nerf optique qui achemine l’information visuelle vers le cerveau », et une évaluation neurovisuelle sur une tablette tactile.

    Suite à cette journée passée à l’hôpital, le service de neurochirurgie va pouvoir passer à la deuxième phase. « Pendant la saison, s’il y a une suspicion de choc ou un choc avéré, on viendra réexplorer l’athlète avec tous ces examens à nouveau, dans un délai extrêmement raccourci, pour voir toute la cascade neurophysiologique liée à la commotion cérébrale », détaille la clinicienne et chercheuse marseillaise. Son équipe observera de nouveau les hockeyeurs à la fin de la saison, en reproduisant à l’identique la phase une et en observant les effets d’une saison complète, et donc de chocs potentiels à haute intensité et fréquence, sur le fonctionnement neurologique et neuropsychologique.

    Entre-temps, le service de neurochirurgie analysera les enregistrements vidéo de chaque match à domicile pour identifier les contacts susceptibles d’avoir provoqué une commotion. « Je touche du bois, mais j’ai la chance de ne pas en avoir subi beaucoup, glisse Fabien Bourgeois, défenseur et assistant-capitaine des Spartiates de Marseille. « Je pense que notre collaboration avec la Timone est indispensable. C’est primordial dans notre sport. Les commotions cérébrales sont devenues de vrais fléaux, avec des séquelles parfois terribles. J’ai connu un joueur qui ne pouvait même plus écouter ses enfants pleurer à la maison », témoigne l’international français.

    À ce jour, il n’existe aucun traitement spécifique contre les commotions cérébrales. « Si on peut trouver un moyen objectif et rationnel de soutenir la récupération naturelle et spontanée, ce serait une belle avancée », note Alizée Pann, consciente du potentiel décisif de l’étude.