Tag: Handicap

  • Le répit de Notre-Dame, un lieu de restauration inclusif et solidaire

    Le répit de Notre-Dame, un lieu de restauration inclusif et solidaire

    « Le lieu est magnifique, ça fait plaisir de travailler là », s’enthousiasme Théo, 24 ans, en situation de handicap sensoriel et employé du répit de Notre-Dame (7e). Cette entreprise adaptée accueille, au sein de son équipe de 9 personnes, 6 employés en situation de handicap. Dans les pentes de Notre-Dame de la Garde et face à la mer Méditerranée, le répit de Notre-Dame fait partie d’un projet plus vaste de tiers-lieu inclusif, porté par l’association IRSAM.

    Née il y a 165 ans à Marseille, la structure œuvre en faveur de l’inclusion des personnes en situation de handicap sensoriel. « La mission principale est l’accompagnement de ces personnes, faire en sorte qu’elles soient, à terme, autonomes », explique Marion De Bovis, chargée de communication pour l’association. Depuis, son champ d’action s’est élargi et s’est développé vers de nouveaux territoires et de nouveaux handicaps. Avec plus d’une quarantaine d’établissements d’accueil, l’ouverture de ce tiers-lieu marque une nouvelle étape pour l’IRSAM.

    Au-delà de l’entreprise adaptée qui se développe autour de trois activités (café-restaurant, privatisation du lieu pour séminaires et associations et épicerie locale et solidaire), le lieu accueille aussi un espace d’habitat inclusif, la Villa Saint-Louis. « Tous s’engagent à faire vivre ce projet de vie partagée et inclusive » ajoute Marion De Bovis : une charte en cours de rédaction va être signée par les 13 locataires des logements du bâtiment, dont 4 sont en situation de handicap sensoriel.

    Un lieu tourné

    vers le handicap

    Le répit de Notre-Dame est une entreprise destinée aussi bien aux touristes qu’aux Marseillais du quartier, mais c’est avant tout un lieu tourné vers le handicap sensoriel, pensé au service de l’association et des personnes en situation de handicap et non l’inverse.
    « Venir ici, c’est contribuer à l’inclusion de ces personnes au sein de la vie sociale, contribuer à rendre visible et à changer le regard sur le handicap », fait valoir Julie Giraud, qui pilote le projet. En 2019, la congrégation des Sœurs de Marie Immaculée a légué le bâtiment à la structure, Julie Giraud construit le projet du tiers-lieu dans la démarche de mettre en avant le bâtiment et l’association : « On avait envie de créer un lieu ouvert sur l’extérieur, un lieu qui soit beau, où l’on peut se rencontrer et qui montre que les personnes en situation de handicap sont en capacité de travailler ».

    Ouvert au public depuis le 26 juin, le lieu se fait connaître et conquiert le cœur des clients. « On a eu que des retours positifs, tant sur la cuisine que sur le lieu et le fond du projet », se félicite Edouard Brame, responsable du lieu. Ouvert du mardi au samedi, de 10h à 20h, le répit propose des offres petit-déjeuner, déjeuner, goûter et apéro tapas, accueillant les consommateurs tout au long de la journée. Il propose une cuisine simple, avec des produits locaux et des pâtisseries faites maison. L’épicerie locale et solidaire propose elle aussi des produits du terroir, majoritairement issus d’ESAT (établissement et service d’accompagnement par le travail).

    Dans un cadre idéal, avec une vue prenante sur Marseille et le chant des cigales, Pierre-Laurent, autre employé en situation de handicap, accoste même les passants : « Viens dans la clim ! », invite-t-il à se rafraîchir. L’atmosphère du lieu est chaleureuse : « Il y a une très bonne ambiance dans l’équipe. Edouard est très sympa, les collègues de travail aussi », applaudit Théo.

    Une inauguration officielle aura lieu le 22 septembre, et l’association ouvrira les portes de ses bâtiments pour les journées du patrimoine le samedi 18 septembre.

  • [C’est l’été] Quand les plages marseillaises s’adaptent au handicap

    [C’est l’été] Quand les plages marseillaises s’adaptent au handicap

    « Tu étales la crème solaire sur tes jambes, Yanis ? » Casquette sur la tête et sac à dos, un groupe de sept jeunes de l’IME Les Fauvettes, à Vitrolles, s’est rendu ce matin-là sur la plage des Corbières, dans le 16e arrondissement de Marseille. Âgés de 14 à 25 ans, ils présentent tous un handicap physique ou mental. Une sortie à la plage pas comme les autres, rendue possible grâce au dispositif « À nous la mer ! ».

    « On s’adapte à eux »

    Mis en place par la Ville de Marseille durant les mois de juin, juillet et août, ce dispositif permet aux personnes en situation de handicap « d’accéder à la mer en douceur », explique Yasmine, l’une des éducatrices du groupe. Pour en bénéficier, aucune inscription n’est nécessaire, même s’il est recommandé de signaler sa venue au préalable.

    Pour encadrer, quatre saisonniers sont présents, dont une kinésithérapeute. Tous ont suivi une formation spécifique. « On s’assure que les personnes à mobilité réduite (PMR) trouvent une place de parking, puis on aide pour la mise à l’eau », explique Youcef, responsable depuis 3 ans.

    Au programme ce matin : baignade dans la Méditerranée avec les éducateurs, les pieds dans l’eau ou jusqu’aux épaules selon les envies. Pour faciliter l’accès à la mer, trois fauteuils roulants amphibies sont mis à disposition. « Une fois la baignade finie, les personnes peuvent se reposer sur un transat adapté », précise Brianna, une des saisonnières.

    Succès du dispositif

    L’initiative est en plein essor, avec « 1 200 personnes bénéficiaires l’été dernier, et 56% d’augmentation de fréquentation en juin », selon Sophie Guérard, adjointe déléguée aux personnes en situation de handicap, à l’inclusion et l’accessibilité. Un succès à nuancer d’après Céline, éducatrice : « Il faudrait un endroit spécifique pour se changer et des douches adaptées, là, on va devoir utiliser les douches communes. » Avant de conclure : « Ça nous aide quand même beaucoup. C’est important d’avoir ce genre de moments festifs, ça montre que ces jeunes font aussi partie du monde. »

  • Le handicap et l’inclusion au programme de mercredi

    Le handicap et l’inclusion au programme de mercredi

    L’allée à droite direction le château Borély s’est rapidement remplie ce mardi après-midi. La 5e et dernière manche qualificative du Handi Mondial a débuté. 16 équipes étaient au départ pour compléter la liste de départ de la phase finale, qui se tient mercredi matin. Une compétition coordonnée par l’AJC Marseille, spécialiste de l’inclusion du handicap en milieu ordinaire. « Chaque triplette doit compter au moins une personne en situation de handicap et une valide », explique Eyvann Morival, le responsable sport-santé de l’association.

    Parmi les principaux engagés, une formation ukrainienne. Roman, Orest, Andrii et Ivan viennent du centre de réhabilitation de Lviv, dans l’Ouest. Ils étaient militaires depuis l’invasion russe et ont été amputés de membres supérieur ou inférieur. C’est par l’intermédiaire de Mykola Dudyuk, membre de la fédération nationale et ex-joueur pro, qu’ils ont découvert la discipline. « Je me suis présenté à eux pour les aider dans leur vie et dans leur réhabilitation, tout en s’adaptant à leur handicap », raconte-t-il. Une délégation était déjà présente l’année dernière, la fédération ayant même été récompensée du trophée de la Boule d’or.

    L’Olympique de Marseille a aussi engagé une triplette par l’intermédiaire de son équipe amputés. Le capitaine Jérôme Raffetto et l’attaquant Romain Abellan étaient associés à leur entraîneur des gardiens, Thierry Fara. Ce dernier est le fils de Patrick, président du Comité bouliste 13, qui a donc invité ce trio à tenter sa chance. « On voulait aussi être solidaire de l’événement. C’est une belle initiative d’avoir créé ça. C’est beau pour l’inclusion, ça nous fait plaisir d’être ici », décrit Romain, vainqueur de sa première partie de l’après-midi. 32 équipes participent ce mercredi au Handi Mondial, avec une finale prévue à 14h sur le stade d’honneur.

  • Recycler pour aider, l’ambition de l’association Ramh

    Recycler pour aider, l’ambition de l’association Ramh

    Depuis une demi-décennie, l’association Relais d’aides matérielles aux handicapés (Ramh) prend part au Mondial La Marseillaise pour mener à bien sa mission : récolter les déchets, les recycler et verser les bénéfices aux personnes en situation de handicap. « Il y a 22 ans, quand j’ai créé l’association, nous avons démarré par le recyclage de bouchons ou couvercles en plastique, retrace Jean-Philippe Jaen, président de la structure. Aujourd’hui, nous avons élargi à tous les types de bouchons : plastique, métal, liège, couvercles de pots de confiture… On recycle aussi les radiographies médicales, les cartouches d’encre, et même l’informatique, que l’on réadapte ». Le principe : revendre les objets récupérés et utiliser les gains pour aider « toute personne non valide, c’est-à-dire handicapée par sa santé dans son quotidien, qu’il s’agisse d’un handicap moteur, d’une maladie mentale ou autre », détaille le président. Et le format des aides proposées est très variable : certaines sont « spécifiques », comme celle fournie chaque année à l’Institut Paoli-Calmettes, centre de traitement du cancer à Marseille (9e), ou plus ponctuelles, proposées à des particuliers. « À titre d’exemple, nous avons récemment aidé un couple de jeunes parents en fauteuil roulant à financer un lit adapté pour qu’ils puissent s’occuper de leur nourrisson », détaille Jean-Philippe Jaen.

    L’occasion d’une grande récolte

    Au départ, seulement présente pour le Mondial des femmes, l’association a depuis deux à trois ans élargi son niveau d’implication pour devenir « presque sponso » de l’AJCM, structure à l’origine de l’organisation du Handi Mondial à Pétanque. « On finance une grande partie des tee-shirts », détaille le président.

    Les six jours d’événement sont aussi bien sûr l’occasion de récolter de quoi recycler. Lundi après-midi, Ramh en était à 120kg de bouchons.

  • Un lundi d’initiation tourné vers le handicap

    Un lundi d’initiation tourné vers le handicap

    Palalalala, je t’ai battu ! Ça va, pas trop dur d’être nul ? », s’exclame, railleur, le cadet du petit groupe venu du centre Saint-Raphaël (14e), foyer de vie pour personnes atteintes de handicaps mentaux, pour participer à une initiation pétanque en marge du Mondial. « Trop concentré » pour répondre à nos questions, le jeune homme a été invité, comme ses cinq autres camarades, par le Département des Bouches-du-Rhône pour prendre part à une matinée conviviale autour des boules. Avec eux, six résidents du foyer Exister, installé à Peypin, ont eux aussi été conviés.

    Pour les coacher lundi matin : « Mimi » des Amis de Saint-Julien et Yannick, tous deux éducateurs en école de pétanque. Trois épreuves leur sont présentées : le point, le tir, et la boule « [Philippe] Quintais », joueur de pétanque cinq fois vainqueur du Mondial. « Sans doute l’épreuve qui repose le plus sur la chance », note Mimi. Le principe ? Parvenir à coincer sa boule dans l’un des trous creusés sur une planche à l’effigie du mythique joueur. « Ils sont bon public, partout où on les emmène ils se régalent, à partir du moment où ils arrivent motivés », glisse Arnaud Farin, éducateur spécialisé à Exister, ravi de l’enthousiasme que suscite l’activité.

  • Un carreau du cœur pour Handident

    Un carreau du cœur pour Handident

    Créée le 11 mai 2005, sa mission est de faciliter l’accès aux soins dentaires pour les personnes handicapées ainsi que les personnes âgées dépendantes. Dotée de moyens variés afin de répondre aux difficultés des patients, l’association met l’accent sur une prise en charge complète. D’après Christine Khoudry, Directrice médicale d’Handident Paca, ce n’est pas le cas de chaque branche. « Chaque Handident est indépendant. On dépend d’une association qui s’appelle SOSS (Santé Orale et Soins Spécifiques) mais on est vraiment indépendant. » Une particularité démarque l’« entité » en charge de la région du sud-est de la France, « on est les seuls au niveau national répondant à la demande de A à Z. C’est-à-dire on prend en charge le patient pour faire le diagnostic, le plan de traitement et on réalise les soins. »

    Une méthode particulière

    Pour agir, plusieurs services sont en place comme le DERAC (Dispositif Expert Régional d’Appui à la Coordination) recevant les appels des patients et permettant leur orientation vers un chirurgien-dentiste. Sur le terrain, des cabinets dentaires mobiles, ainsi que des interventions au sein d’EHPAD, sont réalisés afin d’« aller vers les patients ». « Tout est mobile », nous explique Christine Khoudry. « On a des véhicules pour chaque secteur, dédiés aux soins. Il y a tout dedans. On installe et désinstalle à chaque fois à l’aide du technicien sur place de l’établissement, en présence de l’assistante dentaire et du chauffeur du véhicule. »

    Pour cette unité mobile, un bus, au départ de cette initiative mobile en 2010, ainsi que trois autres véhicules sont répartis sur l’ensemble du territoire afin de répondre aux exigences. En développement avec une antenne fixe ouverte en mars et 3 630 personnes soignées en 2025, Handident Paca pourra compter sur la visibilité du Mondial afin de partager le savoir-faire de son service au grand public.

  • Les syndicats dénoncent une école inclusive à l’abandon

    Les syndicats dénoncent une école inclusive à l’abandon

    À Marseille, la FSU, la CGT Éducation 13, SUD Éducation et la FCPE ont organisé une conférence de presse commune, vendredi à la Bourse du travail, pour dénoncer le fait de ne pas avoir été invités à la 5e Conférence nationale du handicap (CNH). Ce rendez-vous, prévu le 25 juin sous la présidence du chef de l’État, a finalement été reporté, sans nouvelle date. Créée par la loi de 2005, cette conférence fixe pourtant, tous les trois ans, les grandes orientations de la politique du handicap, y compris à l’école.

    Pour les syndicats, ne pas être invités est « inacceptable », puisqu’il s’agit de « ne pas convier les personnels de l’éducation qui tiennent à bout de bras l’école inclusive au quotidien ». Vingt ans après la loi de 2005, le constat reste sévère : la Cour des comptes pointait déjà, en septembre 2024, un manque de formation des enseignants et des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), qui revendiquent un statut de fonctionnaire et une gestion plus humaine. Dans les Bouches-du-Rhône, les syndicats dénoncent des réseaux d’aides spécialisées (Rased) à bout de souffle et le manque de dispositifs spécialisés, notamment d’Unités localisées pour l’inclusion scolaire (Ulis). Selon Élodie Boussarie, enseignante spécialisée et militante à SUD Éducation, une quarantaine de postes d’enseignants auraient disparu dans le département, dont dix gelés à Marseille. À l’échelle nationale, elle évoque « 50 000 enfants qui étaient sans solution pour aller à l’école à la rentrée 2025 ».

    Des moyens humains insuffisants

    Côté AESH, Laurence Casandri, qui accompagne des élèves en Ulis à Port-de-Bouc, décrit un métier précaire : « La majorité d’entre nous gagnent entre 900 et 1 000 euros. » Elle évoque aussi une charge de travail épuisante, qui a fortement augmenté et pousse beaucoup d’entre eux à démissionner : « Avec un même contrat de 24 heures, on peut aujourd’hui suivre dix à quinze élèves, contre deux ou trois à ses débuts en 2009, faute d’assez de personnel. »

    Les syndicats critiquent aussi les Pôles d’appui à la scolarité (PAS) qui, selon eux, récupèrent des postes déjà existants au lieu de créer de nouveaux moyens. Ils demandent notamment moins d’élèves par classe, un véritable plan de formation pour les enseignants spécialisés, un statut pour les AESH et un renforcement de l’intervention du médico-social directement au sein des établissements scolaires.

    Sur le terrain, ce manque de moyens se traduit par des enfants qui peinent à suivre un enseignement correct. C’est le cas de Nils, 7 ans, atteint de troubles du spectre autistique et de TDAH. Sa mère, Sandra Manitch, raconte deux années de maintien en maternelle à l’école Château Saint-Cyr, à Marseille, puis un refus d’intégration en Ulis faute de place, sans aucune explication. Sa notification de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) prévoit pourtant 12 heures d’accompagnement AESH par semaine. Résultat : à la rentrée, en CP, Nils sera déscolarisé à mi-temps, faute de moyens suffisants pour l’accompagner toute la journée. « C’est la débrouille pour les directrices, pour les maîtresses, pour les parents, pour les enfants. Tout le monde doit se débrouiller tout seul », confie-t-elle.

    Les syndicats appellent désormais à une mobilisation commune pour faire entendre la voix des personnels et des familles, notamment lors de la prochaine CNH.

  • Handicap : une maison d’enfants fermée suite à des « dysfonctionnements »

    Handicap : une maison d’enfants fermée suite à des « dysfonctionnements »

    Sur l’arrêté pris vendredi 19 juin, les services de la solidarité s’alarment de « formes de maltraitances constatées sur les mineurs accueillis ». Depuis le lundi 22 juin, le lieu de vie et d’accueil de la Maison des plus petits situé dans le quartier de Malpassé (13e) a dû fermer ses portes sur ordre du conseil départemental. Suite à un contrôle organisé au mois de janvier, la collectivité reprochait à l’association qui y accueillait jusqu’à 7 enfants placés en situation de handicap, « plusieurs dysfonctionnements importants, en termes de gestion, de recrutement et de transparence » et des risques « sur la santé, la sécurité ainsi que le bien-être physique et moral des mineurs accueillis ». Sans faits de maltraitance constatés cependant.

    Pour le directeur de l’association Emmanuel Masson qui a déposé un recours gracieux, il s’agit d’une décision « extrêmement brutale, en décalage avec ce que l’on a vécu ». Pour toute maltraitance, une directrice adjointe aurait fait mine de mordre un jeune qui l’avait mordu à la piscine, et il leur était reproché d’avoir laissé un enfant malade seul pendant que sa chambre était nettoyée. Un salarié travaillait également sans vérification de ses antécédents. « Nous demandons systématiquement l’attestation d’honorabilité, comme nous ne l’avons pas reçue, nous avons procédé immédiatement à son licenciement », indique le responsable. « Les médecins chargés du suivi ne comprenaient pas, les référents se sont regroupés pour manifester leur désaccord avec le Département », assure-t-il. Lequel avait déjà temporairement fermé la structure en 2023 face à sa « totale désorganisation ».

  • Un Carreau du cœur pour la Maison Dacor

    Un Carreau du cœur pour la Maison Dacor

    Cette association qui lutte depuis 2014 contre l’isolement des personnes en situation de handicap a ouvert en janvier 2025 la Maison Dacor, lieu d’accueil à Aubagne. Elle répartit ses initiatives en « trois types d’actions », comme nous l’explique Jean-Marc Elbhar, président de l’association : « à Aubagne, nous organisons des activités culturelles, sportives, bien-être, mais aussi de la vidéo et du montage ». Des activités « particulièrement appréciées » par le public. On peut également retrouver des « ateliers de comédie musicale » ayant pour objectif la préparation de « grands spectacles » dont le prochain est prévu pour en avril 2027. Enfin, tous les mois sont organisées des soirées « boom », avec notamment un DJ autiste présent pour l’occasion.

    Un impact attendu

    Cet espace recherche le lien entre ses membres et l’épanouissement de chacun. Une grande aide espérée dans ce but par le Mondial comme nous le révèle le président : « On a été extrêmement touché d’être invité. On va présenter notre spectacle, notre association, on s’est organisé pour avoir toujours du monde au parc. Évidemment, ça va nous donner de la visibilité, de la lisibilité, c’est pour nous quelque chose qui tombe du ciel ». Ce dernier compte bien saisir la chance de profiter de la médiatisation du concours.

    « Réseaux sociaux, conférence de presse, dossier de presse » sont mobilisés pour les événements, et particulièrement dirigés vers les entreprises et les centres sociaux, représentant plus de 30% du public aux spectacles. « Toujours à la recherche d’une tête d’affiche », Jean-Marc Elbhar avait réussi à toucher Jean-Jacques Goldman qui aurait parrainé il y a quatre ans la ligne « Regarde-moi » et accordé la diffusion de sa célèbre musique « Envole-moi ». Le président de la Maison Dacor s’attriste tout de même de la difficulté de toucher des « personnalités » avec parfois un manque de « réseau » face aux producteurs ou agents des célébrités. En attente d’un retour d’Arthus qui aurait été touché par l’association et la proximité de ses idées avec son film, l’espoir est de mise pour rencontrer de potentielles icônes au sein de La Marseillaise.