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  • À la Valentine, les automobilistes sont réceptifs

    À la Valentine, les automobilistes sont réceptifs

    Il est 6h30 du matin ce mercredi. Sur le rond-point du Lieutenant-Colonel Piollet qui mène à l’A50, ils sont une trentaine à ralentir la circulation et à tracter pour faire connaître le mouvement du 10 septembre aux automobilistes. Les profils sont variés : retraités, enseignantes, libraires ou personnes au RSA, tous ont fait le déplacement pour montrer leur ras-le-bol face à la politique actuelle.

    « On se fait traiter n’importe comment par le gouvernement. On travaille comme des acharnés et ils ne veulent même pas nous aider. On est en colère », s’indigne une salariée de la mairie de Marseille. Jean-Marc, photographe, ne mâche pas non plus ses mots contre le gouvernement : « la classe dirigeante est une bourgeoisie boulimique. Plus ils ont d’argent, plus ils en veulent. Et ils continuent à aller chercher l’argent chez les plus pauvres, pendant que les grandes fortunes n’ont jamais fait autant de bénéfices. »

    Un barrage filtrant est plutôt bien accueilli par les automobilistes, dont beaucoup récupèrent le tract et manifestent leur soutien. Certains poids lourds s’arrêtent même pour bloquer la circulation et klaxonner au rythme du chant des militants : « Macron démission ». Un accueil qui s’explique facilement selon l’un des manifestants sur place : « les gens sont super réceptifs. Quand on leur parle de la vie chère, tout le monde se reconnaît ».

    Après quelques heures au rond-point du Lieutenant-Colonel Piollet, le groupe se déplace pour tracter au rond-point d’entrée de l’A50, puis celui devant le centre commercial de la Valentine.

    Une action sans violence tout de même encadrée par la police. Dès le début du barrage, une quinzaine d’agents étaient présents avec casque et bouclier anti-émeute. « Au moins, ils sont bloqués ici et ils ne sont pas dans le centre », plaisante une participante. à partir de 11h30, l’effectif policier diminue, mais ils commencent à menacer de verbaliser les automobilistes qui s’arrêtent trop longtemps pour échanger avec les manifestants. « C’est un moyen pour eux de décourager les gens de faire grève ou de manifester. Un des automobilistes s’est pris une contravention de 640 euros pour entrave à la circulation », se désole l’un des grévistes.

    Vers 12h30, le groupe a décidé, en votant à mains levées, d’aller prêter main-forte au blocus de l’entreprise de vente d’armes Eurolink. Certains sont allés rejoindre les cortèges aux Réformés.

  • Ateliers, débats et concerts au So Good festival

    Ateliers, débats et concerts au So Good festival

    « Un événement pour celles et ceux qui ont envie d’agir, sans toujours savoir par où commencer. » C’est la promesse du So Good Maif Festival qui revient pour sa 3e édition à Friche la Belle de Mai à Marseille (3e) les 11 et 12 septembre. Imaginé à Marseille par le journal indépendant So Good et la mutuelle Maif, il avait déjà rassemblé 8 000 personnes l’année dernière.

    Podcast, jeux, spectacles et concerts… Le festival veut allier engagements et festivités. Après la journée du jeudi dédiée aux professionnels, le festival ouvre ses portes au grand public vendredi à partir de 14h. Entre gestion des mégots de cigarettes, bénéfices de la réparation et roue pour déconstruire les clichés, les sujets abordés seront divers. Un parcours pour les jeunes a aussi été mis en place. Surnommé « Passe-Muraille », il a été créé avec des associations des quartiers prioritaires de la ville pour offrir l’accès au festival à 300 jeunes et leur proposer des ateliers. Un moyen de « permettre à ces jeunes-là, de se sentir inclus dans le projet que sont la Friche et ce festival », explique le président du festival Hamid Hassani.

    Une journée de réflexion et de débat qui continue sur le rooftop de la Friche avec un one man show de l’humoriste Hakim Jemili, pour redonner l’envie d’agir avec le rire. Le spectacle sera suivi d’une soirée de concerts, avec notamment Terrenoire, Noga Erez, Nous étions une armée ou encore le rappeur marseillais Missan, « des artistes engagés avec une visibilité sur le territoire », précise le président.

    Le succès du festival, né à Marseille il y a trois ans, lui a permis de s’exporter à Lyon et à Nantes pour la première fois cette année. Les dernières places pour participer à la journée ou à la soirée du vendredi sont encore disponibles sur le site du festival.

  • À Marseille, une matinée de visite pour explorer l’Estaque sous un autre regard

    À Marseille, une matinée de visite pour explorer l’Estaque sous un autre regard

    Comme son nom l’indique si bien, l’association Marseille Autrement invite à explorer l’Estaque (16e) sous un regard différent. Mercredi 26 août, de 9h15 à 13h, sur inscription obligatoire, jusqu’à 18 visiteurs pourront découvrir l’histoire populaire du quartier marseillais. « Il n’y a pas que des belles villas, des bastides, il y a tout un habitat populaire, ouvrier que l’on souhaite valoriser au cours de cette balade et notamment les fameuses courées de l’Estaque, qui sont constituées de petites maisons autour d’un espace collectif, une sorte de bout de rue collectif », explique Marianne Ruelle, présidente de l’association.

    Les visiteurs se retrouvent à l’embarcadère du Vieux-Port pour débuter leur périple en bateau navette jusqu’à l’ancien village de pêcheurs.

    « Véritable faconde marseillaise »

    Yvon Tapias, retraité passionné par sa ville, accueille les curieux et étanche, dès le pont du bateau, leur soif de savoir sur la cité phocéenne. « Il a connu des choses qui n’existent plus maintenant, donc il ponctue ses balades d’anecdotes d’un Marseillais depuis 65 ans, s’émerveille-t-elle. Il a une véritable faconde marseillaise ».

    À l’Estaque, le petit groupe arpente les rues étroites, gravit les escaliers, observe les villas et s’étonne devant une tour au style médiéval édifiée dans un jardin, au XIXe siècle. Surtout, la découverte du ruisseau des Riaux représente une étape indispensable pour la présidente de l’association. « Il est important pour nous de montrer le ruisseau des Riaux, qui est un cours d’eau qu’on oublie. Quand il fait sec, il ne coule pas du tout et s’il y a un épisode méditerranéen, il peut couler très fort », justifie Marianne Ruelle.

    L’association entend parler de sa ville dans tous ses aspects : « Le populaire, le riche, les anciennes mines, la botanique, les risques d’effondrements ou d’inondations… Tout ce qu’il faut, c’est être pédagogue », affirme-t-elle.

    10€ par personne. Inscription obligatoire sur marseille-autrement.fr