Tag: groupe

  • La Fondation SNCF fête ses 30 ans

    La Fondation SNCF fête ses 30 ans

    « Tout a commencé avec l’engagement des salariés. » Pour le 30e anniversaire de la Fondation SNCF, Laetitia Gourbeille, déléguée générale de la Fondation, n’a pas manqué de saluer le travail des petites mains de l’entreprise historique du rail français. Un travail en faveur du monde associatif qui dure depuis 30 ans au travers de la Fondation. Et qui a été mis en avant lors d’une matinée d’échanges et de présentation des associations partenaires de la Fondation, au Campus Biaggi dans le 3e arrondissement de Marseille, ce jeudi.

    « On fait le pont entre une entreprise d’utilité publique et le monde associatif depuis 30 ans », martèle la déléguée générale. « En région Paca, ces 5 dernières années, l’accompagnement des associations était de l’ordre de 120 000 euros par an. Et 70 salariés ont porté des projets », explique Delphine Couzi, coordinatrice régionale du groupe SNCF. De quoi mettre en avant « l’entreprise avec des valeurs autour de la solidarité, de l’inclusion, de la création de lien dans les territoires » qu’est la SNCF. Et surtout, les projets réalisés par les associations soutenues par la fondation, à l’image de Sourire à la vie, qui aide à la pratique sportive d’enfants et adolescents atteints de cancer et qui a une base à l’Estaque.

  • Le Parquet veut taper au portefeuille des trafiquants

    Le Parquet veut taper au portefeuille des trafiquants

    Mettre à mal le patrimoine des délinquants… Sans être nouvelle, la méthode a été mise en avant par le Parquet de Marseille ce mardi 18 novembre à l’occasion de la présentation des résultats de l’opération « Regain » au Palais Monthyon (6e). Une allusion à Giono précise Jean-Yves Lourgouilloux, procureur adjoint, mais aussi dans cette idée de « regagner de l’argent ».

    L’idée : mettre autour de la table magistrats et différents services de police, des douanes et de la gendarmerie pour choisir des dossiers de potentielles saisies et les résoudre en un temps donné. Concrètement, 12 affaires ont été sélectionnées pour l’opération Regain menée du 3 au 12 novembre. Les résultats sont… saisissants. Avec 7,9 millions d’euros récupérés, soit « 20% environ de ce que l’on fait sur une année » se félicite Jean-Yves Lourgouilloux, rappelant le bilan de 2024 : 3 461 biens saisis pour 2 235 affaires et 43,7 millions d’euros saisis pour 39 confisqués. « Entre 2020 et 2024, c’est une augmentation de 43% des saisies et de 87% des confiscations », ajoute le magistrat, estimant que « l’argent, c’est ce qui permet à la machine de fonctionner, d’assécher les trafics car ce sont des entreprises certes illégales ».

    Plus d’un million en liquide

    Et de détailler les affaires : abus de faiblesse au moyen de détournements de chèques au préjudice d’une victime de 81 ans, fraude aux énergies renouvelables se chiffrant à 3 millions d’euros, escroquerie par deux infirmières de la caisse primaire d’assurance maladie pour 160 000 euros et ces sacs de liquide retrouvés dans un « cafoutche » précise Laurène Capelle, cheffe du service interdépartemental de la police aux frontières 13. Soit 1,6 million d’euros tout de même, chez un garagiste marseillais embauchant illégalement 4 personnes sans autorisation de séjour sur le territoire national…

    Pour le procureur adjoint, sans changer de doctrine, « il faut inverser le mode de pensée », en systématisant « l’enquête patrimoniale pour déposséder les délinquants ». Outre cette opération ponctuelle qui pourrait être reproduite, il s’agit de « créer des synergies ». Un groupe d’évaluation et de suivi des avoirs criminels a spécialement été créé au parquet en mai 2025 en ce sens. Enquêteurs et magistrats ont été spécialement formés avec des séminaires et des actions « engagées pour traiter les scellés avec un circuit plus efficace ».

  • [Exclusif] Les contrats d’Eurolinks avec Israël jugés à Marseille

    [Exclusif] Les contrats d’Eurolinks avec Israël jugés à Marseille

    Le fabricant marseillais de maillons pour munition, Eurolinks, est assigné depuis la semaine dernière en justice à Marseille par l’association des Juristes pour le respect du droit international (Jurdi). Cette équipe de juristes chevronnés soulève la nullité du contrat de livraison passé avec deux entreprises israéliennes d’armement, IMI Systems, filiale du groupe de défense israélienne Elbit systems, prestataire du ministère de la Défense de l’État hébreu, en raison des violations du droit international et du risque génocidaire dans sa réponse aux attaques terroristes du Hamas du 7 octobre 2023.

    « Au regard de l’ampleur et le schéma des attaques menées par les forces israéliennes en violation du droit international pénal et du droit international humanitaire, il existe un risque extrêmement élevé que des composants, et au surplus des armes, livrés à des sociétés liées par une relation commerciale avec l’État d’Israël, soient utilisés en violation du droit international », dénonce l’assignation consultée par La Marseillaise qui cible la société Eurolinks installée dans la ZAC de Château-Gombert (13e).

    Jurdi plaidera directement au fond à l’audience fixée au 23 mars 2026 devant le tribunal judiciaire de Marseille. Ces juristes considèrent que les contrats passés par Eurolinks avec ces sociétés israéliennes sont « contraires à l’ordre public français » et demanderont au juge de constater la faute civile de la société et de prononcer l’annulation des contrats, sous astreinte de 50 000 euros par infraction constatée. « On ne peut fournir des armes à un État alors qu’il est en train de commettre des crimes internationaux. C’est évidemment contraire à l’ordre public français. Nous rappelons qu’il y a eu plus de 68 000 morts et 172 000 blessés dans la bande de Gaza » explique à La Marseillaise le magistrat Ghislain Poissonnier, vice-président chargé du contentieux stratégique à Jurdi.

    « L’ordre public français n’accepte pas des contrats qui portent atteinte à la dignité et à la vie humaine, à la santé publique, à la sécurité des êtres humains. On veut transposer cette idée reconnue en général par la jurisprudence aux fournitures d’armes d’un pays qui commet des crimes internationaux », ajoute le juriste interrogé lundi. « Nous irons si besoin en appel et éventuellement devant la Cour de cassation et la Cour européenne des Droits de l’homme, car on ne peut pas à la fois signer des traités internationaux disant qu’on va lutter contre le génocide et livrer des armes à un État qui est soupçonné de commettre des crimes internationaux. »

    La Ligue des Droits de l’homme a été la première à porter plainte en juin mais au pénal avec constitution de partie civile devant le tribunal de Paris contre ses sociétés qu’elle accuse de complicité de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, de crime de génocide dans ce qui serait une « politique intentionnelle de destruction de la société palestinienne » selon les mots de deux ONG israéliennes et alors que la Cour internationale de justice estime depuis janvier 2024 qu’il existe un « risque plausible de génocide ».

    Ces assignations font suite aux enquêtes des médias Disclose et Marsactu qui ont révélé l’expédition le 23 octobre 2023 par la société Eurolinks d’au moins 800 kg de maillons pour armes automatiques à destination d’Israël, puis l’escale d’un cargo israélien le 5 juin dernier à Fos-sur-Mer. Les dockers de Fos avaient alors bloqué les opérations destinées à embarquer en secret 14 tonnes des composants essentiels aux fusils-mitrailleurs de l’armée israélienne et fabriqués dans l’usine de Château Gombert.

    Contactée pour réagir, Eurolinks n’a pas donné suite.

  • À Martigues, un tiers-lieu géré par et pour les personnes en souffrance psychique

    À Martigues, un tiers-lieu géré par et pour les personnes en souffrance psychique

    « Ici, les gens qui ont des problèmes psy sont accueillis par des gens qui en ont aussi », lance le président du Groupe d’entraide mutuelle de Martigues (GEM), Julien Dupré, à l’occasion des portes ouvertes, jeudi après-midi, de ce tiers-lieu autogéré, situé quai Kléber.

    L’objectif ? « Sortir les personnes handicapées ou malades au niveau psychologique de l’isolement, les ouvrir à l’extérieur, à la vie sociale, amener à l’autonomie en préservant le libre choix d’activité en fonction de ses capacités », résume-t-il.

    Cet adhérent qui franchit le pas de la porte en est un exemple. Fabien Burgio sort un jean neuf de son sac, tout juste venu du magasin, sous les félicitations de ses pairs. « Je vais voir mon beau-père demain, alors je me présente bien, c’est important », détaille-t-il. « Tout à l’heure, il était stressé, mais il y est arrivé », se réjouit le trésorier, Karim Daineche. Fabien Burgio confie avoir « du mal à sortir, à prendre le bus à cause de la foule et du regard des gens ». « Mais ça me fait du bien de venir ici depuis trois semaines, reconnaît-il. ça me permet de voir des gens qui me correspondent, avec qui je peux discuter », avec moins de difficulté.

    Principe de pair-aidance

    La particularité du GEM est de fonctionner selon le principe de la « pair-aidance », comme l’indique Julien Dupré. Un prisme militant assumé par le président, lui-même schizophrène : « Certains pensent qu’il n’y a rien à faire pour les personnes handicapées, que les malades mentaux ne sont que des bouches à médicaments. Nous, on pense que la vie sociale est nécessaire et qu’il faut donner aux gens le pouvoir et les outils pour se réaliser. »

    Des outils comme ceux dont dispose le GEM. Dans une salle dédiée, le trésorier a disposé une borne d’arcade et deux ordinateurs. « Chacun dispose de son dossier, il y a aussi un raccourci au site Coursinfo, pour apprendre à utiliser un ordinateur », détaille Karim Daineche.

    Parmi les activités du GEM, un atelier théâtre, un groupe de parole et des ateliers antigaspi en partenariat avec le Secours populaire de Martigues. Plus encore, « on a déjà fait de la plongée sous-marine, du paddle », rappelle le président, sans oublier le camping à La Couronne, l’an passé. « Au printemps prochain, on vise le Vaucluse », indique le trésorier.

    Mais une difficulté subsiste. Sonia Suez, coordinatrice, regrette ne pas disposer de véhicule. « On finit par tourner en rond, après 7 ans d’existence. On n’accueille pas des enfants, on ne peut pas forcer les gens à faire quelque chose, ni juste prendre des cafés. Nos subventions nous obligent à un résultat », mais ne suffisent plus à passer ce cap. Une demande a été adressée en ce sens à l’ARS, tutelle de l’association.

  • Les opérateurs de croisières s’intéressent au terroir local

    Les opérateurs de croisières s’intéressent au terroir local

    Un champ d’aubergines de toutes les couleurs, un couple de buses qui chantent et le maraîcher bio Christophe Lopez qui explique la démarche de la ferme Aïoli Caganis, dont il est l’un des associés. Une scène pittoresque pour les représentantes de plusieurs sociétés de croisières en visite, ce jeudi à Martigues, en quête d’expérience client.

    L’idée du petit groupe en visite est de se mettre à la place d’une quinzaine de clients en escale. L’odeur forte du basilic, le piquant du piment sucette goûté à la pointe du couteau et l’agneau fourré à la tapenade du chef Julien Gauchet, restaurateur de la ferme, sont autant d’arguments de vente. Les histoires aussi. « On garde les troncs des artichauts après récolte car on s’est aperçu que les coccinelles creusent et hibernent à l’intérieur » raconte Christophe Lopez, expliquant aussi la présence de kiwis, vignes et jasmin qui « dans 7 ans feront de l’ombre naturelle pour les autres plantes ».

    Clientèle internationale

    La représentante de Provence Tourisme rappelle que « la clientèle croisiériste est particulière, majoritairement senior et à la recherche d’expérience haut de gamme. Les opérateurs s’engagent de plus en plus dans cet aspect découverte locale ». Comme l’illustre Maria Binder de la compagnie Uniworld, « il est intéressant de connaître les environs dans l’intérêt de nos clients », venant à 80% des États-Unis.

    Pour Aïoli Caganis, ouverte depuis 2022, « c’est la première fois qu’on accueille à l’international », relève Christophe Lopez, « mais ça représente du travail en plus pour nous ». Patricia Nowinska de Lueftner Cruises estime que « s’il y a plus de visites, il y a plus de ventes, c’est une opportunité de développement » pour la ferme. Mais « il faut garder cette authenticité », nuance Magali Payer de CroisiEurope, déjà présent sur Martigues.

    Les retombées pourraient être de l’ordre de « 150 euros par personne et par jour » pour Jean-Jacques Micoud, directeur de l’office de tourisme de Martigues. « Les croisières se développent au sud d’Avignon, et Martigues est au bout. Nous allons gagner en visibilité grâce aux opérateurs et ancrer l’idée que Martigues est aussi une ville touristique », promet le directeur.

  • L’OM retente l’expérience du stage de cohésion à Rome

    L’OM retente l’expérience du stage de cohésion à Rome

    Le premier essai s’est avéré concluant, pourquoi pas le deuxième également ? Les Olympiens de Roberto De Zerbi vont prendre part à un stage de cohésion à Rome, dès la semaine prochaine, comme ils ont pu le faire au mois d’avril 2025, afin de « consolider les liens naissants et les automatismes déjà existants dans l’effectif ».

    « Après le succès du stage de cohésion à Rome la saison dernière, le club a décidé de renouveler l’expérience. L’équipe repart dans la capitale italienne pour quelques jours de travail collectif à partir de lundi prochain, mêlant entraînements, ateliers en groupe et moments de vie. Ce stage s’inscrit pleinement dans la philosophie des dirigeants et de l’entraîneur qui voient dans ces rassemblements l’occasion idéale de souder le vestiaire et d’intégrer les nouveaux arrivants », a écrit le club phocéen au travers d’un communiqué, ce samedi 20 septembre au soir, dans l’espoir que ce deuxième stage aura un effet aussi bénéfique que le précédent.

    L’OM avait remporté trois de ses quatre dernières journées de la saison après ces quelques jours passés hors de Marseille, à commencer par un succès face à Brest (4-1), avant d’enchaîner par un match nul à Lille (1-1) et deux victoires sur Le Havre (3-1) et Rennes (4-2). Ce qui a permis aux Olympiens de retrouver la Ligue des champions cette saison.

  • Production à l’arrêt à l’usine de chimie Arkema de Saint-Menet

    Production à l’arrêt à l’usine de chimie Arkema de Saint-Menet

    Le jour s’est levé. Du site de l’usine clos, on n’aperçoit que des bâtiments, et une structure métallique complexe éclairée par des néons. Ici, le géant de la chimie Arkema produit du monomère, matière première servant à la fabrication des plastiques de haute qualité. 300 salariés travaillent dans l’usine, dont plus de 130 à la production, en horaires décalés.

    « Qu’est-ce qu’on mange ce midi ? », blague Nico, au volant de sa voiture. Depuis l’installation du piquet de grève à 6h du matin, Rémi Thuaire, délégué syndical CGT Arkema, arrête un instant chaque automobiliste qui pénètre sur le site, et l’incite à « venir boire un café et montrer son mécontentement par la grève ». Il embraye : « Cette journée va au-delà de la lutte syndicale. Il faut un changement politique et sociétal. » Il évoque « des dirigeants politiques complètement déconnectés de la réalité, qui n’écoutent pas la volonté du peuple sortie des urnes ». Il insiste : « Mais surtout, le problème, c’est le partage des richesses. Il faut aller chercher l’argent là où il est, plus chez les travailleurs, c’est fini, on paie déjà assez. »

    « On travaille pour payer »

    Quentin, 26 ans, opérateur chimie acquiesce : « On a un salaire pour payer l’électricité, le manger, la vie de tous les jours, et une fois que tout ça est payé, on survit jusqu’à la fin du mois. Le salaire ici est correct, mais l’État prend trop. On travaille pour payer. » Wilfrid Gautier, 44 ans, ouvrier en production, ajoute : « On n’est pas à plaindre ici, sauf que la part du gâteau pour les travailleurs est très maigre. » Rémi Thuaire rappelle qu’Arkema, 13 sites et environ 7 000 salariés en France, groupe largement bénéficiaire, touche une partie de la manne de 211 milliards d’aide aux entreprises donnés par l’État sans conditions. « Moi citoyen, qui paie des impôts en France, je ne suis pas là pour gaver les actionnaires », proteste-t-il.

  • À la Valentine, les automobilistes sont réceptifs

    À la Valentine, les automobilistes sont réceptifs

    Il est 6h30 du matin ce mercredi. Sur le rond-point du Lieutenant-Colonel Piollet qui mène à l’A50, ils sont une trentaine à ralentir la circulation et à tracter pour faire connaître le mouvement du 10 septembre aux automobilistes. Les profils sont variés : retraités, enseignantes, libraires ou personnes au RSA, tous ont fait le déplacement pour montrer leur ras-le-bol face à la politique actuelle.

    « On se fait traiter n’importe comment par le gouvernement. On travaille comme des acharnés et ils ne veulent même pas nous aider. On est en colère », s’indigne une salariée de la mairie de Marseille. Jean-Marc, photographe, ne mâche pas non plus ses mots contre le gouvernement : « la classe dirigeante est une bourgeoisie boulimique. Plus ils ont d’argent, plus ils en veulent. Et ils continuent à aller chercher l’argent chez les plus pauvres, pendant que les grandes fortunes n’ont jamais fait autant de bénéfices. »

    Un barrage filtrant est plutôt bien accueilli par les automobilistes, dont beaucoup récupèrent le tract et manifestent leur soutien. Certains poids lourds s’arrêtent même pour bloquer la circulation et klaxonner au rythme du chant des militants : « Macron démission ». Un accueil qui s’explique facilement selon l’un des manifestants sur place : « les gens sont super réceptifs. Quand on leur parle de la vie chère, tout le monde se reconnaît ».

    Après quelques heures au rond-point du Lieutenant-Colonel Piollet, le groupe se déplace pour tracter au rond-point d’entrée de l’A50, puis celui devant le centre commercial de la Valentine.

    Une action sans violence tout de même encadrée par la police. Dès le début du barrage, une quinzaine d’agents étaient présents avec casque et bouclier anti-émeute. « Au moins, ils sont bloqués ici et ils ne sont pas dans le centre », plaisante une participante. à partir de 11h30, l’effectif policier diminue, mais ils commencent à menacer de verbaliser les automobilistes qui s’arrêtent trop longtemps pour échanger avec les manifestants. « C’est un moyen pour eux de décourager les gens de faire grève ou de manifester. Un des automobilistes s’est pris une contravention de 640 euros pour entrave à la circulation », se désole l’un des grévistes.

    Vers 12h30, le groupe a décidé, en votant à mains levées, d’aller prêter main-forte au blocus de l’entreprise de vente d’armes Eurolink. Certains sont allés rejoindre les cortèges aux Réformés.

  • Ateliers, débats et concerts au So Good festival

    Ateliers, débats et concerts au So Good festival

    « Un événement pour celles et ceux qui ont envie d’agir, sans toujours savoir par où commencer. » C’est la promesse du So Good Maif Festival qui revient pour sa 3e édition à Friche la Belle de Mai à Marseille (3e) les 11 et 12 septembre. Imaginé à Marseille par le journal indépendant So Good et la mutuelle Maif, il avait déjà rassemblé 8 000 personnes l’année dernière.

    Podcast, jeux, spectacles et concerts… Le festival veut allier engagements et festivités. Après la journée du jeudi dédiée aux professionnels, le festival ouvre ses portes au grand public vendredi à partir de 14h. Entre gestion des mégots de cigarettes, bénéfices de la réparation et roue pour déconstruire les clichés, les sujets abordés seront divers. Un parcours pour les jeunes a aussi été mis en place. Surnommé « Passe-Muraille », il a été créé avec des associations des quartiers prioritaires de la ville pour offrir l’accès au festival à 300 jeunes et leur proposer des ateliers. Un moyen de « permettre à ces jeunes-là, de se sentir inclus dans le projet que sont la Friche et ce festival », explique le président du festival Hamid Hassani.

    Une journée de réflexion et de débat qui continue sur le rooftop de la Friche avec un one man show de l’humoriste Hakim Jemili, pour redonner l’envie d’agir avec le rire. Le spectacle sera suivi d’une soirée de concerts, avec notamment Terrenoire, Noga Erez, Nous étions une armée ou encore le rappeur marseillais Missan, « des artistes engagés avec une visibilité sur le territoire », précise le président.

    Le succès du festival, né à Marseille il y a trois ans, lui a permis de s’exporter à Lyon et à Nantes pour la première fois cette année. Les dernières places pour participer à la journée ou à la soirée du vendredi sont encore disponibles sur le site du festival.

  • À Marseille, une matinée de visite pour explorer l’Estaque sous un autre regard

    À Marseille, une matinée de visite pour explorer l’Estaque sous un autre regard

    Comme son nom l’indique si bien, l’association Marseille Autrement invite à explorer l’Estaque (16e) sous un regard différent. Mercredi 26 août, de 9h15 à 13h, sur inscription obligatoire, jusqu’à 18 visiteurs pourront découvrir l’histoire populaire du quartier marseillais. « Il n’y a pas que des belles villas, des bastides, il y a tout un habitat populaire, ouvrier que l’on souhaite valoriser au cours de cette balade et notamment les fameuses courées de l’Estaque, qui sont constituées de petites maisons autour d’un espace collectif, une sorte de bout de rue collectif », explique Marianne Ruelle, présidente de l’association.

    Les visiteurs se retrouvent à l’embarcadère du Vieux-Port pour débuter leur périple en bateau navette jusqu’à l’ancien village de pêcheurs.

    « Véritable faconde marseillaise »

    Yvon Tapias, retraité passionné par sa ville, accueille les curieux et étanche, dès le pont du bateau, leur soif de savoir sur la cité phocéenne. « Il a connu des choses qui n’existent plus maintenant, donc il ponctue ses balades d’anecdotes d’un Marseillais depuis 65 ans, s’émerveille-t-elle. Il a une véritable faconde marseillaise ».

    À l’Estaque, le petit groupe arpente les rues étroites, gravit les escaliers, observe les villas et s’étonne devant une tour au style médiéval édifiée dans un jardin, au XIXe siècle. Surtout, la découverte du ruisseau des Riaux représente une étape indispensable pour la présidente de l’association. « Il est important pour nous de montrer le ruisseau des Riaux, qui est un cours d’eau qu’on oublie. Quand il fait sec, il ne coule pas du tout et s’il y a un épisode méditerranéen, il peut couler très fort », justifie Marianne Ruelle.

    L’association entend parler de sa ville dans tous ses aspects : « Le populaire, le riche, les anciennes mines, la botanique, les risques d’effondrements ou d’inondations… Tout ce qu’il faut, c’est être pédagogue », affirme-t-elle.

    10€ par personne. Inscription obligatoire sur marseille-autrement.fr